CORPUS DES ÉTABLISSEMENTS ÉTAMPOIS
 
Claude Pététin, Bernard Gineste et Thierry Boudin
L’auberge du Coq-en-Pâte à Étampes
compilation
   
Le Coq en Pâte vers 1915 (carte-photo de la collection de Claude Pététin)
Le Coq en Pâte vers 1915 (carte-photo de la collection de Claude Pététin)

     Claude Pététin, collectionneur tourangeau, après avoir acquis cette splendide carte-photo, est d’abord parvenu par de minutieuses recherches à en identifier le sujet. Il nous en a ensuite immédiatement et généreusement communiqué un scan, pour que nous la fassions connaître à tous, enrichie de ce que nous aurons pu trouver au sujet de cet établissement. Thierry Boudin a depuis repéré d’intéressantes réclames de cette auberges en date de 1927. Avis à tous ceux qui possèderaient des documents sur cet établissement: devenez co-éditeurs de cette page!
B. G., 1ère édition (16 décembre 2011)

Le verso de la carte est d'un type bien attesté vers 1915
Le verso de la carte est d’un type bien attesté vers 1915

REQUÊTES DU CORPUS
     Nous serions très reconnaissants à toute personne qui pourrait nous communiquer:
   
 — Tout renseignement, document, ou souvenir personnel sur le Coq-en-Pâte.
     — Toute autre photo ancienne ou récente de cet établissement.
     — Toutes références bibliographiques ou archivistiques sur cette auberge puis restaurant.

L'auberge et la salle du Coq-en-Pâte vers 1815 (plan des Archives municipales)
L’auberge (au n°4), et la salle du Coq-en-Pâte vers 1815 (plan des Archives municipales)

L'auberge et la salle du Coq-en-Pâte vers 1825 (plan du cadastre)
L’auberge (n°1449) et la salle du Coq-en-Pâte (n°1450) vers 1825 (plan du cadastre)

Réclame du 25 juin 1923 dans l'Abeille d'Etampes
Réclame parue le 25 juin 1927 dans l’Abeille d’Etampes

Réclame parue de juillet à août 1927 dans l'Abeille d'Etampes
Réclame parue de juillet à octobre 1927 dans l’Abeille d’Etampes

Réclame parue dans l'Abeille d'Etampes le 24 septembre 1927
Réclame parue dans l’Abeille d’Etampes le 24 septembre 1927


Claude Pététin, Bernard Gineste et Thierry Boudin
L’auberge du Coq-en-Pâte à Étampes

Renseignements disponibles

Le Coq-en-Pâte vers 1950 (carte-photo de la collection de Claude Pététin)
Le Coq-en-Pâte vers 1915 (carte-photo de la collection de Claude Pététin)

     La découverte par Claude Pététin de cette jolie carte-photo représentant le restaurant du Coq-en-Pâte est l’occasion d’ouvrir une page sur cette auberge dont l’histoire a été longue, et qui a notamment abrité pendant près d’un demi-siècle la principale salle de spectacle d’Étampes, période déjà brillamment étudiée par François Cavaignac et Romuald Féret, dont nous extrairons ultérieurement les renseignements et références archivistiques relatifs à cet établissement pendant la période où il eut pour annexe la salle de théâtre appelée la salle du Coq-en-Pâte.
Bernard Gineste, 16 décembre 2011

Date
Renseignements
Sources
1773
Mention de cette auberge.
Gatineau 2003, p. 41, alléguant, aux Archives municipales d’Étampes, “huit registres d’impôts non cotés datés de 1759 à 1789.
De 1792 environ à 1844.
L’auberge sert de salle de spectacle.
Gatineau 2003, p. 41, alléguant les registres de délibérations municipales conservés aux Archives municipales d’Étampes.
1824
Le 27 octobre, naissance au n°4 de la future Rose Chéri, fille de deux artistes dramatiques de passage à Étampes: Du mercredi vingt sept octobre mil huit cents vingt quatre, trois heures de relevée. — Acte de naissance de Rose Marie Cizos, du sexe féminin, née ce jour à huit heures du matin chez ses père et mère, fille en légitime mariage de sieur Jean Baptiste Cizos, artiste dramatique, âgé de vingt deux ans, et de dame [raturé: Juliette] Sophie [raturé: Gar] Juliette Garcin son épouse, âgée de vingt deux ans, domiciliés à Chartres, département d’Eure et Loir, de présent à Etampes chez le sieur ?Hogau?, carrefour Pont Doré N°4. — Les temoins ont été les sieurs Thomas Cizos, artiste dramatique, âgé de soixante quatre ans, grand père paternel de l’enfant, et Jean Joseph Benoist Garcin, artiste musicien, âgé de cinquante sept ans, grand père maternel de l’enfant, domiciliés en la dite ville de Chartres.  Sur la représentation de l’enfant, et sur la déclaration du père d’icelui, qui a ainsi que les témoins signé avec nous maire, après lecture faite.  [Signé:] J. B. Cizos Cizos père Fortin ?? — Garcin — Tullières.”
Registre d’état civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste, 2011).
1836
Le recensement de 1836 trouve au n°4 du carrefour du Pont-Doré: Jean-Louis Chesnain, cabarettier, 58 ans Flore Dallier, sa femme, 45 ans Félix Chesnain, leur fils, 21 ans Eugénie Chesnain, leur fille, 10 ans.
Recensement de 1836, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisi par Bernard Gineste, 2011).
1841
Le recensement de 1841 trouve au n°4 du carrefour du Pont-Doré: Jean-Louis Chesnin, aubergiste, 63 ans Flore Dallier, sa femme, 47 ans Eugénie Chesnain, leur fille, 15 ans.
Recensement de 1841, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisi par Bernard Gineste, 2011).
1846
Le recensement de 1846 trouve au n°4 du carrefour du Pont-Doré: Louis Narcisse Fromentin, propriétaire, 70 ans Catherine Geneviève Grangue, apparemment sa femme, 77 ans Christophe Elisabeth [sic] Grangue, rentière, veuve, 68 ans Alexandrine Charlotte Grangue, célibataire, 63 ans Clémence Alexandre [sic] Fauvet, cuisinière, 52 ans”. Recensement de 1846, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisi par Bernard Gineste, 2011).
1847
Destruction de la salle de spectacle du Coq-en-Pâte, mais l’auberge elle-même subsiste.
Gatineau 2003, p. 41.
1851
Le recensement de 1851 trouve au n°4 du carrefour du Pont-Doré: François Guilloteau, aubergiste, 30 ans Rosalie Imbault, sa femme, 30 ans Athanase Guilloteau, leur fils, 7 ans Marie Renard, domestique, célibataire, 26 ans Mathias Phaff, cuisinier, célibataire, 19 ans Léon Phaff, cuisinier, célibataire, 13 ans Victor Cuissard, 11 ans.
Recensement de 1851, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisi par Bernard Gineste, 2011).
1856
Le recensement de 1856 trouve au n°4 du carrefour du Pont-Doré: François Guilloteau, aubergiste, chef de ménage, 35 ans Rosalie Imbault, femme Guilloteau, sa femme, 35 ans Lucien Athanase Guilloteau, leur fils, 12 ans  Victor Cuissard, cousin du chef de ménage, 16 ans.
Recensement de 1856, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisi par Bernard Gineste, 2011).
1861
Le recensement de 1861 trouve au n°4 du carrefour du Pont-Doré: Rosalie Imbault veuve Guilloteau, aubergiste, 40 ans Victor Cuissard, mégissier, célibataire, 20 ans Alexandrine Mazure, domestique, célibataire, 21 ans.
Recensement de 1861, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisi par Bernard Gineste, 2011).
1866
Le recensement de 1866 trouve au n°4 du carrefour du Pont-Doré: Rosalie Imbault, aubergiste, 46 ans Louis Athanase Guilloteau, célibataire, 23 ans Louise Juteau, domestique, 25 ans  Estelle Chanalle, 15 ans.
Recensement de 1866, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisi par Bernard Gineste, 2011).
1872
Le recensement de 1872 trouve au n°4 du carrefour du Pont-Doré: Rosalie Imbault, rentière, 51 ans Louis Athanase Guilloteau, aubergiste, 28 ans Louise Juteau, domestique, 25 ans  Estelle Chanalle, 15 ans.
Recensement de 1872, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisi par Bernard Gineste, 2011).
1876
Le recensement de 1876 trouve huit personnes au n°4 du carrefour du Pont-Doré: Rosalie Imbault, rentière, 56 ans Louis Athanase Guilloteau, aubergiste, 33 ans Joséphine Latourte, sa femme, 31 ans Louis Joseph Guilloteau, 9 ans Pierre Guilloteau, 6 ans Etienne Bouillon, garçon d’écurie , 61 ans, né hors [de Seine-et-Oise] Esther Denis, domestique, 23 ans, née hors [de Seine-et-Oise], Victorine Contrepoids, domestique, 17 ans, née hors [de Seine-et-Oise].
Recensement de 1876, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisi par Bernard Gineste, 2011).
1877
Le 26 février 1877, un poète improvisateur invité à Étampes, Cholet, compose ces vers lors d’une séance qui se déroule à l’hôtel de ville:
Quand l’ouvrier, lassé d’un pénible voyage,
Viendra te demander un abri pour le soir,
Auberge, ouvre-toi vite, et qu’il trouve en partage
Un bon lit pour dormir: le sommeil rend l’espoir.

Ton enseigne lui plaît, ô vaillant Coq-en-Pâte,
Car toujours il trouve chez toi de bons repas;
Et près du voyageur on s’empresse, on se hâte.
Que d’hôtels plus brillants qui ne te valent pas!

Partant le lendemain, il reprendra sa route.
Coq-en-Pâte, il dira tes charmes, tes bienfaits,
Répétant: L’ouvrier qui travaille et qui doute
Trouve ici le repos et d’agréables mets.

Prospère bien longtemps, vieille auberge d’Étampes!
Passe de père en fils à la postérité!
Active tes fourneaux, et fais briller tes lampes,
Pour qu’on trouve toujours même hospitalité!

Le poète ici-bas ressemble à l’hirondelle,
Par hasard, sous ton toit s’il s’abritait, rêveur,
Qu’il puisse avec plaisir y reposer son aile.
Comme l’oiseau, son chant annonce le bonheur.
Cholet, improvisation du 26 février 1877 in Abeille d’Étampes, cité par Marquis 1881, pp.166-167.
1881
A partir de 1881, les recensements donnent aussi les noms des pensionnaires, ce qui nous donne un jour intéressant sur le monde ouvrier qui séjourne ou transite par cet établissement, au n°4 du carrefour du Pont-Doré: 4 membres du personnel de l’auberge et jusqu’à 29 ouvriers pensionnaires de différentes professions: Rosalie Imbault veuve Guilloteau, aubergiste, 61 ans Joseph [sic] Latourte, aubergiste, 36 ans Amandine Haury, domestique, 15 ans Caroline Lecoq, domestique, 26 ans Pierre Pilon, fumiste, 34 ans Georges Mornan, scieur de bois, 35 ans André Camiso, 39 ans, découpeur, italien Constant Leclerc, couvreur, 31 ans Armand Foucaut, couvreur, 30 ans Claude Banzen, bourrelier, 29 ans Alexandre Losmeau, maçon Marie Bourgen, employée au chemin de fer, 24 ans Joseph Elie, typographe, 28 ans Pierre Rivet, mégissier, 51 ans Léopold Ragot, tailleur de pierres, 39 ans Louis Joseph carrière, employé de poste, 17 ans Auguste Joupet, fumiste, 19 ans, de passage Louis Ernest Lefebvre, maçon, 18 ans Auguste Galet, scieur de long, 46 ans Albert Louis Deshayes, employé au chemin de fer, 33 ans Jean Louis Gorce, mégissier, 19 ans François Deuzet, mégissier, 30 ans Paul Fraire, mégissier, 37 ans Auguste Hervet, journalier, chef de famille, 45 ans Marguerite Marchant, sa femme, 50 ans Clémentine Hervet, couturière, leur fille, 19 ans Emile Hervet, mécanicien, leur fils, 17 ans Alphonse Hervet, journalier, leur fils, 15 ans Jules Sylvain Sauget, scieur de long, chef de famille, 40 ans Pélagie Julie Lamoisson, sa femme, 36 ans Catherine Sauget, couturière, leur fille, 19 ans Thoué [?] Auclair, mégissier, chef de famille, 45 ans Joséphine Séjourné, journalière, sa femme, 44 ans”.
Recensement de 1881, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisi par Bernard Gineste, 2011).
1881
Présentation du secteur par Léon Marquis en 1881 dans son ouvrage Les Rues d’Étampes, en deux passages: 1) Carrefour du Pont-Doré. A l’extrémité de la rue Sainte-Croix, et en face du Pont-Doré, sur la rivière Chalouette. Il y a là une ancienne auberge à l’enseigne du Coq-en-Pâte, où pend un tableau représentant un coq sortant d’un pâté. En parlant d’une personne qui est bien soignée, on dit qu’elle est comme un coq en pâte, et il faut croire que l’aubergiste qui lui a donné ce nom veut qu’il en soit ainsi de ses clients. Au commencement de ce siècle, le théâtre d’Étampes était dans une espèce de grange dépendant de cette auberge. On l’appelait la salle du Coq-en-Pâte. Elle ne servait plus à cette destination depuis longtemps, quand elle fut rouverte le 19 juin 1839 par les acteurs-amateurs: Baron, Bruère, Chaudé, Chevillard, Dellile et Sergent (1) [(1) Abeille d’Étampes de 1839. Rose Chéri, par Mirecourt.] A cette époque on appelait cette petite place carrefour du Coq-en-Pâte. Voici sur cette auberge quelques vers qui ont été improvisés dans une séance à l’Hôtel-de-Ville, le 26 février 1877, par M. Cholet, poète improvisateur: Quand l’ouvrier, lassé d’un pénible voyage, / Viendra te demander un abri pour le soir, / Auberge, ouvre-toi vite, et qu’il trouve en partage / Un bon lit pour dormir: le sommeil rend l’espoir. // Ton enseigne lui plaît, ô vaillant Coq-en-Pâte, / Car toujours il trouve chez toi de bons repas; / Et près du voyageur on s’empresse, on se hâte. / Que d’hôtels plus brillants qui ne te valent pas! // Partant le lendemain, il reprendra sa route. / Coq-en-Pâte, il dira tes charmes, tes bienfaits, / Répétant: L’ouvrier qui travaille et qui doute / Trouve ici le repos et d’agréables mets. // Prospère bien longtemps, vieille auberge d’Étampes! / Passe de père en fils à la postérité! / Active tes fourneaux, et fais briller tes lampes, / Pour qu’on trouve toujours même hospitalité![p.167] // Le poète ici-bas ressemble à l’hirondelle, / Par hasard, sous ton toit s’il s’abritait, rêveur, / Qu’il puisse avec plaisir y reposer son aile. / Comme l’oiseau, son chant annonce le bonheur. (1) [(1) Abeille du 3 mars 1877] (pp.166-167); 2) “Rue de l’Ancienne-Comédie. Va de la place du Marché-Notre-Dame à la place Dauphine. Son nom lui vient de l’ancienne Comédie ou théâtre d’Étampes, qui était situé derrière l’auberge du Coq-enPâte. Jean-Baptiste Cizos y jouait en octobre 1824, lorsque naquit sa fille, qui devint une actrice célèbre connue plus tard sous le nom de Rose Chéri. La rue de l’Ancienne-Comédie d’appelait encore en 1840 rue du Petit-Marché, parce que s’y tenait alors un marché; anciennement elle s’appelait rue Dauphine, et plus anciennement encore rue des Oisons. Au coin de cette rue et de celle du Petit-Mesnil-Girault était une auberge du Lion-d’Or, détruite en 1830. On voit maintenant un boucher sur son emplacement. — Place Dauphine. Au bas et à gauche de la rue Sainte-Croix. On y remarque d’abord l’ancienne auberge à l’enseigne du Coq-en-Pâte, dont nous avons déjà parlé. En bas de cette auberge est l’hôtel Saint-Yon, etc.” (p. 174).
Léon Marquis, Les rues d’Étampes et ses monuments, Étampes, Brières, 1881, pp. 166-167 & 174.
1886
En 1886 au n°4 du carrefour du Pont-Doré: Rosalie Guilloteau, sans profession, chef [de famille], 66 ans  Joséphine Guilloteau, cabaretière, chef [de famille], 40 ans  Antoinette Chevallier, domestique, 26 ans  Juliette Boivin, domestique, 16 ans  Louis Guilloteau, enfant, 18 ans, plus plus dix-huit pensionnaires, à savoir: Jean Baptiste Parladère, charpentier, 20 ans Michel Laclautre, maçon, 23 ans  Octave Guilbert, tailleur de pierres, 28 ans  Alexandre Laclautre, maçon, 26 ans Maxime Bréchu, couvreur, 29 ans Marc Fédon, charpentier, 49 ans Maurice Léon Ramoudenc, mégissier, 36 ans Pierre Rivet, mégissier, 57 ans Jean Leblond, maçon, 16 ans Jean Girard, maçon, 22 Urbain Cabane, menuisier, 23 ans Albert Deshayes, employé chemin de fer, 37 ans Léon Huguet, peintre, 26 ans Louis Médard, charpentier, 46 ans René Bardin, charpentier, 20 ans François Neveu, ébéniste, 37 ans Michel Laclautre, maçon, 42 ans Pacifico Paccé, rémouleur, autrichien, 46 ans”.
Recensement de 1886, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisi par Bernard Gineste, 2011).
1891
En 1891, au n°4 : Joséphine Latourte veuve Guilloteau, aubergiste, chef [de famille], 45 ans  Rosalie Imbault veuve Latourte, sans profession, grand-mère, 70 ans  Antoinette Chevallier, domestique, 30 ans  Eugénie Delanoue, domestique, 18 ans, plus plus dix-huit pensionnaires, à savoir: Pacifico Pacé, repasseur, autrichien, 51 ans Jean Marie Vigne, typographe, 39 ans François Bichet, paveur, 39 ans Jean Baptiste Legros, mégissier, 30 ans Antoine Auclair, charpentier, 49 ans Jules Legrand, voyageur, 30 ans Jules Elie Jaffeux, menuisier, 18 ans Jules Fauré, tailleur, 27 ans Gilbert Fauve, paveur, 29 ans”. Recensement de 1891, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisi par Bernard Gineste, 2011).
1894
Tableau synoptique hebdomadaire des ventes de fonds de commerce et d’industries. Paris et départements. Ce tableau n’a rien de légal. Il est purement officieux. Localités: (...) Etampes (...) — Vendeurs: (...) Vve Guilloteau (...) Acheteurs: (...) Jollet (...) Désignation des fonds ou industries changeant de propriétaires: (...) Auberge (...).
L’Avenir commercial 9/393 (17 juin 1894), p. 64 (dont réédition numérique par la BNF mise en ligne sur son site Gallica, ici), repéré et signalé par Claude Petitin (2011)
1895
Le 26 janvier 1895, naissance à Etampes de Henriette Maria, fille de « Henri Jollet, aubergiste, âgé de trente ans, domicilié en cette ville carrefour du Pont Doré numéro quatre » et « de Marie Amélie Joguet son épouse, sans profession, âgée de vingt-un ans ». Les témoins sont le charcutier Henri Adrien Gaurat, et le rémouleur Autrichien Pacificio Pacé, 52 ans, pensionnaire déjà longtemps du n°4.

1896
le recensement de 1896 compte notre établissement comme constituant le n°33 de la rue Sainte-Croix (numéro que porte aujourd’hui le bâtiment en question), bien qu’il semble toujours constituer en réalité le n°4 du carrefour du Pont-Doré: Henri Jollet, restaurateur, patron, chef [de famille], 32 ans Marie Joguet, son épouse, 22 Antoine Vergne, domestique, 52 ans  Germain Buchot, domestique, 18 ans, puis suivent neuf pensionnaires, à savoir: Victor Bourgris, journalier, 35 ans Léon Hocheron, journalier, 22 ans Pacifico Pace, rémouleur, autrichien, 56 ans Louis Malicot, machiniste, 22 ans Emile Cheron, tailleur René Fleury, employé, 29 ans Pierre Baubar, maçon, 45 ans Félix Miaur, maçon, 34 ans Paul Daubon, maçon, 15 ans”.
Recensement de 1896, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisi par Bernard Gineste, 2011).
1897
“Derrière nous, voici la vieille auberge du Coq-en-Pâte, jadis indiquée par une curieuse enseigne représentant un coq sortant d’un pâté. L’enseigne est reléguée au musée, caprice du sort; quant à l’hôtellerie, elle fait toujours face à l’hôtel Saint-Yon. Étampes pittoresque. Guide du promeneur dans la ville et l’arrondissement. La ville [208 p.], Étampes, Humbert-Droz & Brière, 1897, p. 139. Selon Sylvain Duchêne, responsable du Musée intercommunal, contacté en 2012, il n’y aurait aucune trace actuellement de cette enseigne au Musée, ni même dans ses inventaires. Il s’agit donc peut-être d’une simple erreur matérielle de Legrand (?).
1898
Aubergistes, logeurs: (...) Jollet, carrefour du Pont-Doré (Au Coq-en-Pâte) (...).
Lecesne-Allien, «Commerce et industrie d’Étampes» in ID., Annuaire de la ville d’Étampes pour 1898, p. 120 (en ligne ici)).
1898
Mention dans une chronique historique en vers: “Dans ces quatrains rimés trop à la hâte, / Quoi!… j’oubliais l’hôtel du Grand-Courrier, / Le Cheval-Rouge et le vieux Coq-en-Pâte / Où l’on était certain de bien dîner. // Vous n’êtes plus, maisons hospitalières, / Des joyeux jours et des gais lendemains.
Clovis Pierre, Étampes à travers les siècles. Une chronique rimée [22,5 cm sur 13,5; 39 p.], Étampes, L. Humbert-Droz, 1898, p. 29, vers 437-440 (réédition numérique ici).
1901
Le recensement de 1906 trouve sept foyers au n°4 du carrefour du Pont-Doré: “ (1) Henri Jollet, aubergiste, patron, chef [de famille], 37 ans Marie Joguet, sans profession, son épouse, 27 Henriette Jollet, leur fille, 6 ans Albert Joguet, beau-frère, domestique, 16 ans Marie Perrin, domestique employée par Jollet, 17 ans Fanny Torset, domestique employée par Jollet, 14 ans Pauline Fredet, domestique employée par Jollet, 15 ans (2) Arthur Cousin, charpentier employé par Champignon, chef [de famille], 51 ans (3) François Lanotte, serrurier, cher [de famille], 43 ans  (4) Albert Chauvet, tapissier, chef [de famille], 59 ans (5) Pacifico Pace, remouleur, autrichien, 61 ans (6) Ernest Louheux, employé par la compagnie Orléans [compagnie ferroviaire] (7) Isaac Jollet, peintre employé par Delaveau, 16 ans Auguste Chantala, mécanicien, 20 ans.
Recensement de 1901, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisi par Bernard Gineste, 2011).
1906
Le recensement de 1906 trouve au n°4 du carrefour du Pont-Doré: Henri Jollet, aubergiste, patron, chef [de famille], né en 1864 à Gièvres [Loir-et-Cher]  Marie Joguet, hôtelière, patronne, son épouse, née en 1854 à Seur [Loir-et-Cher]  Henriette Jollet, sans profession, leur fille, née en 1895 à Etampes  Olga Jollet, leur fille, née en 1900 à Etampes, plus sept pensionnaires, à savoir: Ernest Pasquier, journalier, né en 1877 à Morogues (Cher)  Pacifique Paci, remouleur de nationalité autrichienne, née à Sontezino  Eugène Bollard, peintre, né en 1882 à Aubigny  Louis Amireau, journalier, né à Essonnes en 1872  Paul Gérondeau, charpentier, né à Meung en 1866  Alfred Vallade, livreur, né à Crisenoy en 1865  Jean Henry Lebœuf, sculpteur sur bois, né à Paris en 1851.
Recensement de 1906, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisi par Bernard Gineste, 2011).
Vers 1915 (?)
Carte photo figurant la devanture du Restaurant du Coq-en-Pâte”, au numéro 4”, tenu par H(enri) Jollet s(uccesseu)r”, appelé aussi anc(ien)ne m(ai)son G[uilloteau]”. Posent devant l’établissement quatorze personnes, dont un cycliste, un homme en blouse blanche, deux en tabliers, et une seule femme accompagnée de trois enfants dont une seule fille. Il s’agit sans nul doute pour une part du personnel de du restaurant, et pour l’autre soit de pensionnaires ou bien de simples habitués. Sept casquettes dénotent un milieu typiquement ouvrier. Carte photo de la collection de Claude Pététin, développée sur un papier photographique R. Guilleminot, Bœspflug et Cie (type de papier dont l’utilisation est bien attestée à Étampes vers 1915).
1927
Le 25 juin, réclame dans l’Abeille d’Étampese à l’occasion de la Foire commerciale d’Étampes: Dans la Maison de Rose-Chéri.  La Foire est maintenant ouverte. De tous côtés, de nombreux visiteurs arrivent dans notre vieille cité étampoise. beaucoup d’entre eux ont l’intention d’y faire un long séjour et de profiter de leur passage dans notre ville, si hospitalière, pour en visiter les curiosité.  Après avoir admiré nos vieux monuments historiques, véritables chefs-d’oeuvres artistiques et après une visite de l’Exposition, il faudra songer à trouver un bon gîte pour se restaurer et passer la nuit.  Il existe pour ceux qui aiment le calme et qui veulent fuir les palaces onéreux une vieille auberge renommée, très confortable, c’est l’Hôtel du Coq-en-Pâte, 33, rue Sainte-Croix, rendue célèbre par la naissance de la grande comédienne Rosé Chéri, dont on a l’an dernier dans notre ville fêté si dignement l’anniversaire. On trouvera dans cet hôtel le plus aimable accueil, la meilleure chère et la meilleure cave de la ville, dans un cadre charmant... et si vous le désirez, sans augmentation de prix vous aurez le droit de passer la nuit dans la chambre fameuse qui vit naître la jolie comédienne: peu de choses a changé dans cet hôtel, depuis cette date mémorable dans le monde théâtral. La chambre de Rose Chéri est restée intacte avec son vieux lit de fer, sa vieille commode en chêne toute vermoulue et ses chaises de paille. Quelques transformations modernes ont été apportées cependant dans le reste de l’établissement pour le plus grand agrément de la clientèle. Si vous êtes embarrassé sur le choix d’un bon hôtel, c’est là qu’il faut descendre, le meilleur accueil vous sera réservé par M. et Mme Cany, les nouveaux propriétaires de cette vieille auberge étampoise.
Abeille d’Etampes 116/26 (samedi 25 juin 1927), p. 3 (signalée par Thierry Boudin en 2012; dont scan ci-dessus)
1927
De juillet à octobre, réclame régulière dans l’Abeille d’Étampes: Hôtel du Coq-en-Pâte, 33, rue Sainte-Croix, Etampes (S.-et-O.), téléph. 297  On mange bien, on boit bien  Prix spéciaux pour les pensionnaires  Garage  Box”.
Réclame parue de juillet à octobre 1927 dans l’Abeille d’Etampes (signalée par Thierry Boudin en 2012; dont scan ci-dessus)
1927
Le 24 septembre, réclame dans l’Abeille d’Étampes à l’occasion de la fête Saint-Michel: Au Coq-en-Pâte   P. Cany On mange bien, on boit bien. Spécialité de Pâtés d’Alouette  Service par Petites Tables Casse-croûte à toute heure Téléph. 297 Écuries, Garages A l’occasion de la Saint-Michel, la Maison restera ouverte toute la nuit..
Abeille d’Etampes 116/39 (samedi 24 septembre 1927), p. 3 (signalée par Thierry Boudin en 2012; dont scan ci-dessus)
1930
Le 14 octobre, vente: Vente de fonds de commerce Restaurant du Coq-en-Pâte Par acte sous seings privés, en date à Etampes, le quatorze octobre mil neuf cent trente, enregistré à Etampes le dix-huit octobre mil neuf cent trente, folio 22, numéro 7, Monsieur Pierre Cany, hôtelier-restaurant, et Madame Henriette-Camille-Marie Richard, son épouse, demeurant ensemble à Etampes, 33 rue Sainte-Croix, ont vendu: A Monsieur Hugues Josse, comptable, demeurant à Morigny. Le fonds de commerce d’ Hôtel-Restaurant, connu sous le nom «d’Hôtel-Restaurant du Coq-en-Pâte», rue Saint-Croix, numéro 33, à Etampes, moyennant prix et conditions arrêtées par les parties. Entrées en jouissance fixée au quinze octobre mil neuf cent trente. Les oppositions s’il y a lieu, seront reçues à Morigny, au domicile de Monsieur Josse, dans les dix jours de la seconde insertion. Pour première insertion. (signé): Josse.
Abeille d’Étampes 119/43 (25 octobre 1930), p. 2 (texte repéré et saisi par Claude Pététin, 2011)
1958
Mention par l’abbé Guibourgé de cette auberge dans sa présentation générale de la ville: “Rue de la Juiverie: Traversons la petite place [de l’Ancienne-Comédie], nous passons à droite devant l’Hôtel du Coq-en-pâte. C’est là que naquit le 27 octobre 1824, la grande comédienne Rose Chéri, ainsi qu’en témoigne une plaque sur le mur de la maison. Prenons à gauche, la rue de la Juiverie.
Guibourgé 1958, p. 28.
1967
Découverte au Coq-en-Pâte.
Article de La Gazette 316 (30 mai 1967), article non encore consulté.

Le Coq en Pâte vers 1915 (carte-photo de la collection de Claude Pététin)
Le Coq en Pâte vers 1910 (carte-photo de la collection de Claude Pététin)





     Chacun est appelé à contribuer à cette enquête, les petits ruisseaux faisant les grandes rivières.

B.G., 11 décembre 2011.


Toute critique, correction ou contribution sera la bienvenue. Any criticism or contribution welcome.
Contributeurs pour cette page

2011 Claude Pététin
Carte-photo des environs de 1915 et premières recherches (puis trouvaille de l’annonce de 1930).
2011
Bernard Gineste
Nouvelles recherches et mise en page.
2012
Thierry Boudin
Repérage et signalement de trois réclames de 1927

et vous?



BIBLIOGRAPHIE PROVISOIRE

Édition

     Claude PÉTÉTIN, Bernard GINESTE et Thierry BOUDIN [éd.], «L’auberge du Coq en Pâte à Étampes (compilation)», in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/cee-aubergeducoqenpate.html, depuis 2011.

Autres sources

     Léon MARQUIS, Les rues d’Étampes et ses monuments, Étampes, Brière, 1881, pp. 166-167 & 174.

     Léon GUIBOURGÉ, Étampes, ville royale [20 cm; 253 p.], Étampes, chez l’auteur (imprimerie de la Semeuse), 1957 [Réédition en fac-similé: Péronnas, Éditions de la Tour Gile, 1997], p. 28.
     Édition électronique: Bernard GINESTE [éd.], «Léon Guibourgé: Visite d’ensemble de la ville d’Étampes (1957)», in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/che-20-guibourge1957etampes200visite.html, 2004.

     Romuald FÉRET, «Pas de liberté pour le théâtre», in Muriel GENTHON, Arlette AUDUC & alii, La République confisquée. 1848 en Essonne: actes du colloque de Crosne, 21 et 22 novembre 1998 [294 p.], Creaphis éditions, 1999, pp. 97-110, spécialement pp. 98 & 106-108.

     Frédéric GATINEAU,
«Coq en Pâte (le)»«Rose-Chéri (rue)» & «Sainte-Croix (rue)», in ID., Étampes en lieux et places, Étampes, A travers champs, 2003, pp. 41, 111 & 119.

     
François CAVAIGNAC, La culture théâtrale à Étampes au XIXe siècle [263 p.], Paris,  L’Harmattan, 2007.

     Romuald FÉRET, Théâtre et pouvoir au 19e siècle [359 p.], Paris, L’Harmattan, 2009, spécialement pp. 165, 230, 271, 273, 278-279, 286

Références d’archives

     Archives Municipales d’Étampes, Registres d’impôts non côtés datant de 1759 à 1789 (références données par GATINEAU 2003 p. 41).


Autres auberges d’Étampes

     COLLECTIF, «Les auberges d’Étampes (compilation)», in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/cee-aubergesdetampes.html, depuis 2011.

 
 
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Explicit
 
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