CORPUS DES ÉTABLISSEMENTS ÉTAMPOIS
 
Josette Barberot, Bernard Gineste & Bernard Métivier
Gustave Nabot, fabricant d’automobiles étampois
1868-1961 
 
Carte postale publicitaire Rameau
Gustave Nabot constructeur automobile à Étampes, vers 1914

     Cette page a pour ambition de compiler tout ce que nous pourrons trouver ou qu’on voudra bien nous communiquer sur ce remarquable industriel étampois. Nous faisons appel ici à tous ses descendants qui possèderaient des renseignements, des documents ou des photographies, pour élever à sa mémoire ce monument virtuel.

Bernard Gineste
Première édition, 26 mars 2012  

Josette Barberot, Bernard Gineste & Bernard Métivier
Gustave Nabot, fabricant d’automobiles étampois
1868-1961



Portrait de Gustave Nabot
Portrait de Gustave Nabot
Portrait de Marie Bardon épouse Nabot
Portrait de Marie Bardon
 


30 mai 1868. Naissance de Gustave Nabot

     Du samedi 30 mai mil huit cent soixante huit, une heure de relevée.

     Acte de naissance de Gustave Nabot du sexe masculin né hier à neuf heures du soir chez ses père et mère; fils de Félix Nabot journalier, âgé de vingt deux ans et de Louise Adélaïde Launay, son épouse âgée de vingt un ans, domiciliés dans cette ville rue Basse de la Foulerie numéro vingt cinq.

      Les témoins ont été le sieur Désiré Nabot journalier, âgé de vingt cinq ans du côté paternel de l’enfant, Hilaire Fournier [mot non déchiffré], âgé de quarante cinq ans, domiciliés dans cette ville.

     Sur la présentation de l’enfant et sur la déclaration du père d’icelui qui a ainsi que les témoins, signé avec nous F. Frédéric Barré adjoint spécialement désigné par le Maire d’Etampes, après lecture faite.

[Siigné:]  F. Nabot        Nabot        Fournier        Fréd Barré

     [En marge:] N° 68. Nabot Gustave décédé le 12 novembre 1961 à Varennes sur Loire (Maine et Loire) le 1 mars 1962 [signé:] M. L.
Registre d’état civil d’Étampes (saisie de Bernard Métivier, 2012)


   
1881. Le père de Gustave Nabot au moulin Baildar

Le recensement de 1881 trouve au n°9 de la rue Badran: “Félix Nabot, garde moulin, chef [de famille], 36 ans Louise Launay, femme, 35 ans Gustave Nabot, fils, 13 ans Théodore Nabot, fils, 7 ans Hélène Nabot, fille, 2 ans”.
Recensement de 1881, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard Gineste 2011).

     
1891. Gustave Nabot chez son père au moulin Badran, mécanicien

Le recensement de 1891 trouve au n°5 de la rue Badran le garde moulin qui résidait en 1881 au n°9, c’est-à-dire au moulin Baildar: “Félix Nabot, garde moulin, chef [de famille], 45 ans Louise Launay, épouse, sans profession, 44 ans Gustave Nabot, fils, mécanicien, 22 ans Théodore Nabot, fils, bijoutier, 16 ans Hélène Nabot, enfant, 11 ans”. 
Recensement de 1891, réédition numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard Gineste 2011).


   
10 octobre 1892. Mariage de Gustave Nabot

     L’an mil huit cent quatre vingt douze, le lundi dix octobre à onze heures du matin pardevant nous Edouard Joseph Béliard maire des la ville d’Étampes, officier de l’état-civil de ladite ville, département de Seine et Oise, officier d’académie, ont comparus Gustave Nabot, mécanicien âgé de vingt quatre ans demeurant en cette ville rue Badran numéro cinq avec ses père et mère et y étant né* le vingt neuf mai mil huit cent soixante huit, fils majeur de Félix Nabot, garde moulin âgé de quarante sept ans et de Louise Adélaïde Launay, son épouse, sans profession âgée de quarante cinq ans tous deux demeurant à Etampes rue et numéro susdits ici présents et consentants au mariage de leur fils
Registre d’état civil d’Étampes (saisie de Bernard Métivier, 2012)

* Ce qui signifie seulement: né à Etampes (où il est né au n°25 de la rue Basse de la Foulerie).
     Et la demoiselle Marie Bardon sans profession âgée de vingt et un ans demeurant à Etampes rue des Moulins numéro premier avec ses père et mère, et y étant née le six juin mil huit cent soixante-onze, fille majeure de Jules Phocas Bardon cultivateur âgé de quarante sept ans et de Augustine Elie son épouse sans profession âgée de quarante cinq ans demeurant ensemble à Etampes rue et numéro susdits ici présents et consentants au mariage au mariage de leur fille.

      Lesquels nous ont présenté leurs actes de naissance, les actes de publication du présent mariage faits en cette mairie les deux dimanches vingt cinq septembre et deux octobre de la présente année sans opposition et un certificat délivré à la date de ce jour par maître Dardanne notaire à Etampes comme substituant maître Masson aussi notaire à Etampes qui en a la minute, constatant que les futurs époux ont fait un contrat de mariage devant lui le dit jour. Et après avoir visé ces pièces pour être annexées, sauf les actes de naissance des futurs, nous en avons donné lecture aux parties comparantes assistées des quatre témoins ci-après nommés et qualifiés ainsi que du chapitre six du titre du mariage sur les droits et devoirs respectifs des époux. Ensuite nous avons reçu la déclaration de Gustave Nabot qu’il prend pour son épouse la demoiselle Marie Bardon et celle de la demoiselle Marie Bardon qu’elle prend pour son époux Gustave Nabot. En conséquence nous avons déclaré au nom de la loi que Gustave Nabot et Marie Bardon sont unis par le mariage.

     Tout ce que dessus fait publiquement à Etampes, en l’hôtel de la mairie les dits jour mois et an en présence de Désiré Nabot journalier âgé de cinquante ans, oncle de l’époux, Florentin Leblanc, mégissier âgé de quarante deux ans, aussi oncle de l’époux, demeurant tous deux en cette ville, Edouard Paris cantonnier âgé de quarante deux ans, oncle de l’épouse, demeurant à Etampes et de Cyrille Bardon, maçon âgé de cinquante six ans, oncle de l’épouse, demeurant à Autruy (Loiret) qui ont signé avec les époux, le père de l’époux, les père et mère de l’épouse et nous, Maire sus-nommé. Après lecture faite la mère de l’époux a déclaré ne le savoir

G. Nabot     M. Bardon     J. Bardon     F. Nabot     E. Paris
A. Elie     Leblanc     D. Nabot     C. Bardon     E. Béliard
Sinature de Gustave Nabot en 1892
Signature de Gustave Nabot en 1892
   
Novembre 1903. Gustave Nabot remporte un concours du Petit-Parisien


Concours du Petit Parisien en 1903

1) Récit du Petit Parisien

M. GUSTAVE NABOT
(De notre envoyé spécial)
Le Petit Parisien 9886 (dimanche 22 novembre 1903) (ici) (saisie de Bernard Gineste, 2012)
Etampes, 21 novembre.

     Le Petit Parisien vient de faire ici un heureux qui mérite assurément tout son bonheur, père de famille, pourvu de cinq enfants, laborieux, même a l’excès, aimé pour son courage et estimé de tous. Quand j’arrivai chez M. Gustave Nabot, en porteur allègre de la bonne nouvelle, j’eus tout de suite l’impression que le troisième prix du grand concours était allé chez d’humbles et braves gens dignes en tous points de cette aubaine.

     M. Nabot est mécanicien, fabricant modeste de bicyclettes; il ne possède que depuis peu son certificat de chauffeur, et sa petite industrie lui permet de faire vivre les siens sans recourir à l’aide de personne.

     Il est son maître pour employer l’expression coutumière, et il travaille depuis des années en obstiné, en acharné.

     Il me fallut une grande demi-heure pour découvrir, dans la rue Basse-d’Etampes, à la tombée de la nuit, la petite boutique claire emplie de bicyclettes et de rouleaux de pneumatiques. Toute la famille était réunie dans l’arrière-magasin où le dîner était servi. J’en eus à peine franchi le seuil que les cinq enfants, tous blonds, l’aînée, une jolie fillette de douze ans m’entourèrent et que l’excellente Mme Nabot s’enquit aimablement du but de ma visite.

     Madame, votre mari a gagné le chalet du Petit Parisien.

     Sans plus écouter, la digne femme bondit Gustave Gustave! Nous avons gagné le chalet. Pas de blague, hein?

     Et le père apparut, me toisa, demanda des preuves. Je lui fournis celles de mon identité tout en observant mon lauréat. Engoncé dans sa blouse de toile, rendu haletant par l’émotion, il ne disait mot, mais ses sourcils tout noirs, sa moustache farouche et sa barbe noire et blanche par moitié remuaient fébrilement, il ne pouvait y croire.

     Mais Mme Nabot lui sourit avec tant de joie simple et j’avais moi-même l’air si convaincu qu’à la fin il me tendit sa loyale main d’ouvrier et me dit « Merci au Petit Parisien, monsieur. Il apporte le bonheur dans cette maison où je peine depuis si longtemps, où je suis né il y a trente-cinq ans. Merci pour mes enfants, mes cinq diables que voici.

     Je demande alors à cet homme heureux Dans quelles conditions avez-vous concouru?

     En fabriquant un cylindre à fond de bois tourné, de la capacité de la bouteille, en comptant les grains un par un, pendant trois nuits, sacrebleu Si j’en avais compté quelques-uns de plus j’aurais les 25,000 fr.

     Mais, voyons, Gustave, dit Mme Nabot, tu n’es pas encore content?

     Oh! si, je n’ai jamais eu tant de bonheur

     Je n’avais plus qu’à prendre congé de l’heureuse famille, ce que je fis, non sans recevoir mille bénédictions.

     A demain, à Paris, au Petit parisien, me cria le mécanicien en guise d’adieu.

     J’irai encore vous dire merci avant d’aller voir la grande bleue avec mes petits, dans mon beau chalet.
Portrait photographique de Gustave Nabot en 1903



NOTRE CONCOURS
LES PRINCIPAUX LAURÉATS

M. Gustave Nabot, 22, rue Basse, à Etampes (Seine-et-Oise), le gagnant du chalet qui va être construit à Franceville-Plage, est venu nous rendre visite hier.

Il nous a apporté sa photographie, mais notre atelier de photogravure était fermé le dimanche, il ne nous sera possible de publier le portrait de M. Nabot que demain.

Le Petit Parisien 9887 (lundi 23 novembre 1903)

M. GUSTAVE NABOT

     Lorsqu’il est venu nous rendre visite, dimanche, M. Gustave Nabot, le gagnant du chalet, qui va être construit à Franceville-Plage, nous a demandé s’il ne serait pas possible de le faire édifier autre part. A notre grand regret, nous lui avons répondu non.

     Disons à ce propos que tous les prix seront délivrés ou expédiés tels qu’ils ont été annoncés dans le Petit Parisien, sans qu’aucun des Iaurénts puisse, par exemple, en exiger le montant en espèces.

     Nous ne nous occupons point non plus des échanges que certains lauréats désireraient faire entre eux.

     Cependant, nous tiendrons compte, dans la mesure du possible, de l’agrément personnel des trente concurrents qui ont gagné des voyages sur les six grande réseaux des Chemins de fer français.

     Ainsi qu’on peut le voir sur la reproduction de sa photographie, M. Gustave Nabot a la moustache bicolore, blanche à droite et noire à gauche cette particularité donne à sa physionomie une expression très curieuse. 

Le Petit Parisien  9888 (mardi 24 novembre 1903)
   
2) Mention dans l’Abeille d’Étampes du 28 novembre 1903

Étampes. — La Fortune n’est pas toujours aveugle. Nombreux sont ceux de nos concitoyens qui ont pâli sur le problème de la bouteille remplie de grains de blé; un seul, à Étampes, paraît avoir trouvé la solution exacte, c’est M. Nabot, mécanicien, rue Basse, père d’une nombreuse famille, qui a obtenu le 3e prix consistant en un magnifique chalet d’une valeur de 12 000 fr., qui sera édifié au bord de la mer, à Franceville-Plage, près Cabourg (Calvados).

La bouteille contenait en effet 39.588 grains de blé du poids de 1 kil. 904, et la solution donnée par M. Nabot était 39.588 grains de blé pesant 1 kil. 865.


   
Janvier 1904. Opération promotionnelle sur les bicyclettes Nabot

Abeille d'Etampes du 2 janvier 1904 (scan des AD91)
Abeille d’Etampes du 2 janvier 1904 (scan des AD91)

Cycles et automobiles
Gustave Nabot
Mécanicien breveté
25, rue Basse-de-la-Foulerie, Étampes (S.-et-O.)

     M. Gustave Nabot a l’honneur d’informer sa nombreuse clientèle que du 1er janvier au 29 février 1904, il mettra en vente 50 bicyclettes de sa marque à titre de réclame, au prix de 145 francs ayant la même garantie que par le passé.

     Tout acheteur d’une bicyclette Nabot dans le courant de l’année 1904, participera à une tombola dont voici la liste des prix:
1er prix. — Une bicyclette de luxe roue libre et frein, valeur 300 francs
2e prix. — Une voiture remorque en rotin, valeur 180 francs
3e prix. — Un moyeu roue libre et frein, valeur 50 francs
4e prix. — Une corne gros modèle, valeur 14 francs
5e prix. — Une lanterne à bougie de luxe, valeur 9 francs
6e prix. — Une corne modèle moyen, valeur 7 francs
7e prix. — Une lanterne à huile, valeur 5 francs
L’Abeille d’Etampes 2 janvier 1904 (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier, mars 2012)
   
Vers 1904 (?). Réclames rimaillées manuscrites


Réclames rimaillées manuscrites
    Scans communiqués par Josette Barberot [Ces réclames rimaillées sans doute par Nabot lui-même, me paraissent dater d’après leurs allusions, de l’année 1905 environ (B.G., 2012)]



          A travers Etampes


La saison du Cycle, en ce jour, se réveille
Nabot nous annonce que ce n’est pas fini
Car pour tous ses clients, il veut faire merveille
Puisque l’on continue à s’adresser chez lui.
Nous y trouverons des machines remarquables
Construites avec soin, accessoires variés,
Ses réparations seront irréprochables
Et les pneumatiques, à prix très modérés.


Réclames rimaillées manuscrites


          V. L. C. N.

          C’est l’ébrégé d’un cri
          Assez fréquent par ici

     C’est: «Vive les Cycles Nabot.»  Dame! sans mensonge
     C’est encore à cette maison que l’on songe
Quand on veut sur commande,  et commodément
Une machine qui coûte peu, mais qui plaise carrément.


          Un Abonné du Vélo
     au Constructeur d’Etampes


Réclames rimaillées manuscrites
          Entre vélocemens

     Que dire de ce vélo? sa qualité? 
parfaite

     Son prix? 
très modéré, des plus avantageux
     Ses effets, son roulement? 
réponse: merveilleux
     Décidément Nabot a sa renommée faite.

          Un client satisfait




          Voilà les vacances

     Tu vas me ruiner, Léontine
     Pour te payer un tricycle sans défaut
     Non, non, répondit la gamine
     Car nous irons chez Gustave Nabot!

          Un papa reconnaissant

     

Réclames rimaillées manuscrites


          Le règne de l’affiche

     Tout le monde connaît les Affiches Gaillard
     Menier, Petit Journal, bicyclettes diverses,
     Nabot, Mécanicien, pouvait-il être en retard
     Dans tous les pays que sa marque traverse?

          L’Agence X...
     au Constructeur bien connu d’Etampes



Réclames rimaillées manuscrites
          Ici le cliché

     Nabot est son nom, loyauté: sa devise
     Appréciez de chez lui, sa bonne marchandise
     Il peut bien, chaque jour, satisfaire les clients
    Qui cherchent les derniers perfectionnements
     Et ceux qui prétendraient qu’on vend plus cher qu’ailleurs
     Vous pouvez leur dire qu’ils sont de rudes farceurs.

          L’Echo de la Renommée



          Il fallait s’y attendre!

     Plus en vogue que jamais, depuis deux ans bientôt
     facilement vainqueur de toute concurrence,
     25, rue de la Foulerie, la Maison G. Nabot
     A son droit bien acquis, au brevet d’excellence!
     Et ses cycles en tous genres, ses réparations
     Sont livrées, de confiance, aux meilleurs conditions

          G. Mitout [?Lecture incertaine?]
Réclames rimaillées manuscrites


     C’est la saison

Si vous voulez une bicyclette qui vous plaise
Je vous conseille d’aller chez Gustave Nabot
Construisant par lui-même, n’en déplaise,
Il livre ses machines, comme il vous les faut.
Et les prix modérés de la rue de la Foulerie
Attireront toujours une clientèle choisie!

          Allez-y-voir


   
Août 1904. Le père de Gustave Nabot reçoit la médaille du travail
 
Médaille d’honneur du travail

     A l’occasion de la fête nationale, des médailles ont été accordées aux ouvriers ou employés dont les noms suivent:
     Nabot (Félix), garde moulin, dans la maison Marchon à Etampes.
     Brière (Jacques-Clément), journalier dans la maison Duchon à Chalo Saint Mard.
     Périer (Léonard), ouvrier dans la maison Fourgeau, à Saint-Sulpice de-Favières.
     Ulrich (Emile), contremaître à la compagnie parisienne du gaz, à Angerville.

L’Abeille d’Etampes, 13 août 1904 (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier, mars 2012)
   
Août 1905. Médaille d’argent pour une voiture à pédales de Gustave Nabot

Etampes. — Nous avons parlé déjà de la part prise au concours de jouets du Petit-Palais, à Paris, par notre concitoyen M. Nabot; nous sommes heureux d’annoncer qu’il vient d’obtenir à cette exposition-concours une médaille d’argent pour ses bicyclettes et automobiles d’enfants d’un nouveau et très ingénieux modèle. Tous nos compliments à ce modeste industriel.
L’Abeille d’Etampes 28 octobre 1905 (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier, mars 2012)
 
Vers 1906. Gustave Nabot et sa famille devant son garage promenade des Prés

La famille et le garage Nabot vers 1906 promenade des Prés  
La famille et le garage Nabot vers 1906 promenade des Prés

     On voit ici la famille de Gustave Nabot devant son garage promenade des Prés, vers 1906: Gustave Nabot, son épouse Marie Bardon et leurs six enfants d’alors: Marguerite, Edmond, Germaine, Maurice, Jean et Pierre. Jeanne, mère de Josette Barberot, n’était pas encore née.
Photographie datée des environs de 1906 (scan communiqué par Josette Barberot avec le commentaire ci-joint).
 
20 juillet 1907. Ouverture d’un garage automobile promenade des Prés

Cycles et automobiles
Gustave Nabot
Mécanicien breveté, promenade des Prés, Étampes (Seine-et-Oise)
Ouverture d’un garage automobile.

     M. Nabot a l’honneur d’informer sa clientèle et le public que l’on trouvera dans son garage, des voitures de première marque neuves et d’occasion à des prix très avantageux, ainsi que les accessoires s’y rattachant, et notamment un stock de pneus marque «Le Gaulois» des établissements Bergougnan & Cie, à Clermont-Ferrand.

     Réparations de voitures de toutes marques.
     Actuellement: belles occasions de voitures De Dion (Moteurs de 8 et 9 chevaux), de 4 et 5 places.

Bicyclettes.
     Ne pas oublier que les bicyclettes Nabot sont entièrement construites dans ses ateliers et vendues au prix de gros et garanties pendant plusieurs années.
     Bicyclette d’enfant depuis 40 francs.

L’Abeille d’Etampes 20 et 27 juillet 1907 (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier, mars 2012)
 
Juillet 1909. Deux fils de Gustave Nabot gagnent à Étampes une course de lenteur

La Kermesse de dimanche.
     […]
     Puis la course de lenteur, à bicyclette: deux tout jeunes artistes ont vraiment émerveillé le public, ce sont les jeunes Nabot: 1er Maurice, 2e Edmond, fils de l’heureux gagnant du Petit Parisien, bon travailleur et ingénieux industriel. Le public a applaudi au sang-froid et à la hardiesse de ces deux enfants.
     […]

L’Abeille d’Etampes n°31 (31 juillet 1909) (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier, 2012)
 
Vers 1909: les fils Nabot

L'atelier Nabot
Les fils Nabot balayant l'atelier paternel
Les fils Nabot promouvant les cycles Nabot
L’atelier Nabot
Les fils Nabot balayant l’atelier paternel
Les fils Nabot promouvant les cycles Nabot

On espère pouvoir donner ultérieurement de bons scans de ces médiocres reproductions.
Avril 1910. Réclame pour les bicyclettes Nabot

Réclame de Gustave Nabot (Abeille d'Etampes du 30 avril 1910)
Réclame de Gustave Nabot
(Abeille d’Etampes du 30 avril 1910)


Maison Nabot
Promenade des Prés, Étampes
Pour les débuts de la saison.

     La course de classement du C. S. E. disputée dimanche dernier sur le parcours Étampes-Etréchy et retour a été gagnée par Sergent et Moreau ensemble.

     Tous deux montaient pour la première fois des bicyclettes Nabot !!! Concluez !!!

     Nota. — Malgré leur prix de 120 fr., les bicyclettes Nabot sont garanties 2 ans sur facture.

L’Abeille d’Etampes 30 avril 1910 (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier, mars 2012)
   
Juin 1910. L’anti-brise Nabot
 
     Etampes. — Ingénieux appareils. — On nous signale, à l’usage des possesseurs d’automobiles, un ingénieux perfectionnement apporté aux pare-brises par notre compatriote, l’excellent constructeur Nabot: on pourrait l’appeler le pare-brise universel, l’inventeur le dénomme l’anti-brise Nabot.
Cet appareil est construit de façon à se monter très facilement sur toutes les voitures et sans qu’il soit nécessaire d’indiquer préalablement aucune mesure, puisqu’il est extensible dans tous les sens et permet au chauffeur de faire varier la glace sans descendre et sans arrêter.

     Plus ingénieux encore et non moins indispensable est l’anti-vol Nabot. L’inventeur veut dire qu’avec le petit robinet qu’il a imaginé, les cambrioleurs d’auto ne pourront plus jouer la « fille de l’air » et disparaître sans promesse de retour sur l’automobile laissée seule un instant sur la voie publique, comme ils le font journellement. Le curieux petit appareil est à combinaison, ni plus ni moins qu’un coffre Fichet, mais beaucoup plus simple: deux petits disques le commandent marqués de chiffres. Un léger tour des deux disques et l’arrivée d’essence est supprimée. — Plus d’allumage. — De retour à sa machine, le chauffeur rétablit la combinaison des chiffres, qu’il connaît seul et qu’il peut changer à volonté, et voilà l’arrivée d’essence rétablie. Notez que ce petit appareil coûte la modique somme de 30 francs et se fixe très facilement.

     Dites que M. Nabot n’a pas rendu un vrai service aux propriétaires d’automobiles !...

L’Abeille d’Etampes 25 juin 1910 (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier, mars 2012)
   
15 octobre 1910. L’anti-brise Nabot, médaille de vermeil au concours Lépine
 
Réclame de Gustave Nabot (Abeille d'Etampes du 15 octobre 1910)
Réclame de Gustave Nabot (Abeille d’Etampes du 15 octobre 1910)

Etampes. — Nous donnions dernièrement dans l’Abeille la description de deux ingénieux appareils, l’anti-vol et l’anti-brise, inventés par le constructeur étampois M. Nabot. Dès que ces inventions leur ont été signalées, de nombreux propriétaires d’automobiles se sont empressés de munir leurs machines de ces indispensables appareils; nous apprenons qu’au dernier concours Lépine l’anti-vol Nabot a obtenu l’une des plus hautes récompenses consistant en une médaille de vermeil.
L’Abeille d’Etampes 15 octobre 1910 (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier, mars 2012)

15 octobre 1910. Réclame du garage Nabot
 
Garage Nabot
Mécanicien breveté S.G.D.G.
Promenade des Prés, Etampes

     Outillage moderne
     Automobiles Peugeot, Renault, De Dion, Delahaye, etc., accessoires, pièces de rechange, stock de pneumatiques. — Réparation de voitures de toutes marques. — Prix sans concurrence et travail garanti.
     Anti-vol Nabot 30 fr., anti-brise Nabot 95 fr.

L’Abeille d’Etampes 15 octobre 1910 (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier, mars 2012)
   
Juillet 1912. Déménagement du garage Nabot au 146 rue Saint-Jacques

Déménagement du garage Nabot (Abeille d'Etampes du 20 juillet 1912)
Déménagement du garage Nabot (Abeille d’Etampes du 20 juillet 1912)

Automobiles

     M. Nabot informe sa nombreuse clientèle qu’à partir du 1er août, sa maison sera transférée 146, rue Saint-Jacques.
     Ouverture d’un grand garage moderne avec box.
     Location de box et entretien de voitures au mois et à l’année.
     Accessoires et pièces de rechange pour voitures de toutes marques.
     Fabrication et usinage de pièces sur modèle ou sur dessin.

L’Abeille d’Etampes 20 juillet 1912 (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier, mars 2012)
   
1913. Réclame dans lAlmanach dÉtampes
 
Réclame pour Gustave Nabot dans l'Almanach d'Etampes de 1913
Almanach d’Étampes pour 1913 (scanné par Bernard Métivier, 2015)
   
Mai 1913. Le père de Gustave Nabot toujours au moulin Braban
 
     […]
     Au Moulin Braban, nous trouvons chez M. Nabot une dizaine d’ouvriers employés à faire des pièces pour réparations de chambres à air d’automobiles et des rondelles de caoutchouc pour le bouchage des bouteilles de bierre [sic]. Cette petite usine travaille activement.
     […]

L’Abeille d’Etampes 17 mai 1913 (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier, mars 2012)
   
Non daté. Garage Nabot rue Saint-Jacques

Carte postale Rameau n°621 (non datée)
Carte postale Eugène Rameau n°621 (non datée)
Scan communiqué par Jean-Michel Rousseau


Merci à toute personne qui possèderait un autre exemplaire de cette carte ayant circulé de nous communiquer la date de cette circulation.


1914. Gustave Nabot fabricant d’automobiles

Carte postale publicitaire Rameau


Voitures G. N.
4 cylindres
Moteur Chapuis-Dornier
Magnéto Bosch
Carburateur Zénith
Gustave Nabot, constructeur
146, rue Saint-Jacques, 146
Etampes (S.-et-O.)
Photo E. Rameau, Etampes
Torpédo 2 places, 8 chevaux, 65X110, toute équipée: 4.900 fr.
Torpédo 4 places, 11 chevaux, 70X120, toute équipée: 5.900 fr.
Torpédo 6 places, 16 chevaux, 75X130, toute équipée: 7.900 fr.

 
Carte postale publicitaire Eugène Rameau, vers 1914 (scan communiqué par Josette Barberot).
 
1915. Gustave Nabot élargit la gamme des modèles de ses automobiles

Carte postale publicitaire Rameau


Voitures G. N.
4 cylindres
Motuer Chapuis-Dornier
Magnéto Bosch
Carburatuer Zénith
Gustave Nabot, constructeur
146, rue Saint-Jacques, 146
Etampes (S.-et-O.)
Photo E. Rameau, Etampes
Torpédo 2 places, 7 chevaux, 60X110, toute équipée: 4.000 fr.
Torpédo 4 places, 8 chevaux, 65X115, toute équipée: 4.900 fr.
Torpédo 4 places, 11 chevaux, 70X120, toute équipée: 5.900 fr.
Torpédo 4 places, 12 chevaux, 75X130, toute équipée: 6.500 fr.
Torpédo 6 places, 16 chevaux, 85X132, toute équipée: 8.300 fr.
 
Carte postale publicitaire Eugène Rameau, corrigée manuellement en 1915 (détenue par un autre descendant de Gustave Nabot).
 
10 mai 1915. Edmond Nabot, fils de Gustave, sur le front

Carte postale publicitaire Rameau

Edmon Nabot
169e regiment d’infanterie
11e compagnie
Hôpital de la Miséricorde
Toul (M.-et-M.)
Lundi 10 mai 1915

ADRESSE
Jean-Jacques Rolland
169e regiment d’infanterie
11e compagnie
secteur postal 84
CORRESPONDANCE
Un bonjour de
E. Nabot
[Illisible] en DEPOT
17 MAI 1915
169e d’infanterie

Le destinataire n’a pu être rejoint

RETOUR A L’ENVOYEUR

 
Verso de la même carte postale (détenue par un autre descendant de Gustave Nabot).
 
27 octobre 1915. Déclaration de détention de tours à métaux
 
République Française
Ministère de la Guerre
Sous-secrétariat d’État de l’artillerie et des munitions

Déclaration obligatoire des tours à métaux
Loi du 27 septembre 1915

     Art. 1er. — Est obligatoire la déclaration à l’autorité militaire des machines suivantes: tours à métaux de tous systèmes; presses hydrauliques ou autres; marteaux-pilons (d’un poids supérieur à 2 tonnes). Sont exemptées de la déclaration, celles de ces machines qui se trouvent dans un établissement de l’État.

     Art. 2. — Cette déclaration est à la charge de la personne qui détient l’une de ces machines, à quelque titre que ce soit, fût-ce à titre de location, de gage, de dépôt ou de séquestre, et même si les propriétaires ou détenteurs des machines ne sont pas présents, à la charge des propriétaires, séquestres ou gardien des locaux où elles se trouvent; ces derniers seront toutefois admis, en cas de poursuite par application de l’article 4, à prouver qu’ils ne connaissent pas l’existence des dites machines dans leurs locaux.

     Art. 3. — Cette déclaration devra être faite à la Mairie du lieu (à Paris et à Lyon, aux mairies des arrondissements), dans les dix jours de la publication du Décret prévu à l’article 5 ci-après, sur formules qui seront mises dans chaque Mairie à la disposition des personnes à qui incombe la déclaration. Il sera délivré un récépissé de cette déclaration.

     Art. — Toute personne assujettie à la déclaration qui ne se serait conformée aux prescriptions de la présente loi sera passible d’une amende de cinquante à mille francs (50 à 1.000 fr.).
Celle qui aura fait sciemment une fausse déclaration sera frappée d’une amende de cinquante à deux mille francs (50 à 2.000 fr.).

     Nom et raison sociale de l’établissement: constructions automobiles et réparations
     (Indiquer la nature de l’industrie habituellement exercée)

     Situé à: Étampes Département de S et O, Rue Saint Jacques n° 146
     Pour les maisons possédant plusieurs établissements distincts, remplir un questionnaire par établissement.

     Nom du déclarant: Gustave Nabot
     Qualité du déclarant:
     (Propriétaire, directeur, gérant, gardien, séquestre, etc.)

A: Etampes, le: 27 octobre 1915
Signature du Déclarant: G. Nabot
Archives municipales d’Étampes (repéré et saisi par Bernard Métivier)
   
1917. Gustave Nabot concessionnaire des tracteurs étatsuniens Globe

Tracteur Globe en vente au garage de Gustave Nabot (Abeille d'Etampes, 11 août 1917)
Abeille du 21 avril 1917


Le tracteur Globe

     Je ne connaissais ce tracteur que par un bref prospectus, mais je ne l’avais jamais vu et, pour cette raison, j’en ajournais la description jusqu’à plus amples informations.

     Or, ayant appris, par une circulaire émanant de la Société Globe, que des essais devaient être faits avec ce tracteur, à Blanc-Mesnil, localité distante d’une quarantaine de kilomètres de Paris, sur la ligne du Nord, je m’y rendis, pour y recueillir des indications que je livre aujourd’hui à l’appréciation des cultivateurs.

     Le tracteur Globe à des airs de parenté avec le «Bull». 
châssis à 3 roues dont 2 dans la raie  mais il en diffère par ses deux roues arrières qui sont motrices.

     Le châssis, en acier coulé, triangulaire, est supporté à l’avant par une roue directrice, montée dans le plan de la roue arrière droite et roulant comme celle-ci dans le fond de la raie.

     Le moteur est horizontal, à deux cylindres opposés ayant 135 d’alésage et 180 de course, tournant au régime de 720 tours par minute. Il attaque des engrenages logés ainsi que le différentiel, dans un carter à bain d’huile, engrenages permettant une marche avant à 4k,500 environ et une marche arrière par déplacement d’un seul levier.

     Le volant du moteur porte un embrayage par frein, constitués par deux sabots, commandés par un ensemble mécanique relié à un deuxième levier.

     L’arbre du différentiel agit par deux pignons à galets engrenant à l’intérieur de deux couronnes fixées sur les roues motrices.

     Quel est le sort réservé à ces engrenages (dont le graissage me paraît impossible), je l’ignore et ne veux tirer d’un simple examen aucune conclusion. En fait nous nous trouvons ici en présence de deux paires d’engrenages qui se partagent l’effort moteur et qui soumis pour cette raison à des pressions moins importantes, peuvent avoir proportionnellement une durée plus longue qu’un engrenage simple: la pratique dira dans quelle mesure ce raisonnement est exact. Ce point faible, commun à tous les tracteurs pourvus d’engrenages, peut d’ailleurs être amélioré par l’emploi de pièces de rechange peu coûteuses; tel est le cas pour le Globe, les grandes couronnes étant estimées 124 fr. les deux, et les 32 galets constituant les pignons étant cotées 1 fr. 25 l’un.

     Les jantes des roues motrices ont 0m 30 de large et sont garnies de crampons coniques. Chaque roue porte un frein commandé par une pédale indépendante. Ce dispositif permet, en bloquant l’une des roues, de tourner sur place grâce au différentiel. Mais il doit permettre encore, à mon avis, de combattre à l’occasion les velléités d’indépendance que donne aux roues motrice le différentiel, et qui se traduisent en certains cas par ce qu’on pourrait définir «la théorie du moindre effort». En effet lorsque deux roues motrices roulent sur un terrain de résistance très inégale, la roue qui rencontre la moindre adhérence (passage boueux ou sableux) peut tourner seule, sur place, creuser la terre et préparer une fosse pour le tracteur. J’ai vu ce fait se produire l’année dernière, lors d’essais officiels, sur deux tracteurs de marques différentes.

     Dans ces conditions, les freins indépendants donnent évidemment la possibilité de bloquer la roue folle, et de reporter tout l’effort sur l’autre roue, permettant ainsi de sortir, avec honneur, d’un mauvais pas. Evidemment le différentiel est soumis, dans ce cas, à une dure épreuve.

     Dans un autre tracteur américain il me souvient avoir constaté un dispositif permettant aussi ce bloquage [sic] momentané de la roue folle, en vue du même résultat, dans les mêmes cas extrêmes.
Le refroidissement du tracteur Globe est assuré par un radiateur soufflé fixé à l’avant et par une pompe centrifuge.

     L’allumage par magnéto haute tension et bougies a une particularité avantageuse qui favorise beaucoup le lancement du moteur. Lorsqu’on actionne la manivelle de mise en marche, la magnéto participe d’abord au mouvement, puis se trouve momentanément calée pendant un demi-tour environ jusqu’à ce que, le demi-tour accompli, elle rattrape brutalement sous l’effet d’un ressort, le temps perdu, produisant à ce moment, une étincelle très chaude qui favorise l’allumage.

     Le graissage est constitué par une rampe de pointeaux compte-gouttes bien visibles, alimentés par une pompe et un réservoir à huile.

     La magnéto et la pompe à huile sont commandées par les deux extrémités d’un même arbre, portant en plus un régulateur centrifuge, agissant sur l’admission d’un carburateur Claudel. Le tracteur Globe a une puissance à la poulie motrice de 18 H-P, et a un rendement de 10 H-P à la barre d’attelage. Il est catalogué actuellement 11.300 francs.

     La charrue trisocs que j’ai vue à Blanc-Mesnil diffère un peu des modèles déjà décrits par son mode de relevage, constitué par un frein cône logé dans le moyeu de la roue gauche.

     Ce frein, commandé par une corde, détermine le bloquage [sic] de la roue sur l’essieu coudé qui la porte et produit le soulèvement de la charrue par rotation de cet essieu, exactement comme dans les déchaumeuses ou les scarificateurs, à cette différence près qu’il est automatique.

Coulpier,
Professeur d’agriculture.
L’Abeille d’Étampes et le Réveil d’Étampes 3/147 (21 avril 1917), p. 4 (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier)
 
Tracteur Globe en vente au garage de Gustave Nabot (Abeille d'Etampes, 11 août 1917)
Abeille du 21 avril 1917


Tracteur Globe en vente au garage de Gustave Nabot (Abeille d'Etampes, 11 août 1917)
Réclame du 11 août 1917

     Faites vos labours avec le Tracteur Globe. Tire dur - consomme peu. Tourne sur place aussi facilement qu’à droite ou à gauche.

     Stock de tracteurs Globe et de pièces détachées chez M. Gustave Nabot, constructeur-mécanicien, 146 rue Saint-Jacques, Etampes (S.-et-O.) Agent dépositaire du tracteur Globe”.

L’Abeille d’Étampes et le Réveil d’Étampes 3/163 (11 août 1917), p. 4 (signalé par Josette Barberot et saisi par B.G.)


Garage Nabot rue Saint-Jacques
Cliché non daté: Gustave Nabot et ses fils Edmond et Jean devant un tracteur Globe.
1919. Série de réclames dans l’Abeille d’Étampes

février 1919


 Automobiles André Citroën 
Démarrage et éclairage électriques
Agence exclusive: G Nabot, 146 rue Saint-Jacques, Étampes
     Commandes reçues immédiatement et livrables à partir du 25 avril dans l’ordre d’inscription  Se presser le nombre est limité.
Prix de 7.250 à 9.800 Fr. selon les carrosseries.
     Catalogues et renseignements sur demande.
L’Abeille d’Etampes et Le Réveil d’Etampes (8 février 1919), (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier)


avril-mai 1919

     Anciennes maisons Girardin, Prévoteau et Quentin et Etablissements Gautreau, de Dourdan, réunis

G. Nabot, Succr
146, rue Saint-Jacques, à Etampes.

     M. G. Nabot, mécanicien à Etampes, a l’honneur d’informer la clientèle qu’il vient de prendre à son compte l’entreprise de ventes et construction de machines agricoles; réparations; installations d’usines; représentation des marques Mac Cormick, Wood, Bull, Agricultural, etc., qu’exploitaient les maisons Girardin, Prévoteau, Quentin et Gautreau.

     Etabli depuis 20 ans à Etampes et s’étant toujours occupé de mécanique, M. Nabot pense que la clientèle voudra bien de l’honorer de la confiance qu’elle a témoignée à ses prédécesseurs.

     Disposant d’un personnel nouveau au courant de la machine agricole, dont un premier de la maison Mac Cormick, M. Nabot invite MM. Les cultivateurs a lui confier dès maintenant la révision de leur matériel, et sur la demande des clients il se rendra à domicile.
L’Abeille d’Etampes (26 avril 1919 et 3 mai 1919), (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier)
Illustration de la réclame du 3 mai
Illustration de la réclame du 3 mai (recyclage d'une gravure passe-partout)

23 août 1919

Les automobiles et camions
Berliet
sont représentés à Etampes, au Grand Garage Moderne, G. Nabot, 146, rue Saint-Jacques.

     Cette marque fabrique une voiture touriste, Torpedo 5 places, livrée complète, avec roue de secours, démarrage et éclairage électriques, compteur kilométrique, à un prix inconnu jusqu’à ce jour.
      Les commandes sont acceptées en ce moment et la livraison sera faite selon l’ordre d’inscription.
     M. Nabot se tient à la disposition pour tous renseignements concernant ces voitures et camions.
L’Abeille d’Etampes (23 août 1919), (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier)


30 août 1919

     La première voiture française construite en grande série
La 10 HP André Citroën
     L’automobile longtemps attendue par ceux qui voient dans l’automobile un instrument de travail en même temps qu’une distraction. En elle, une note d’élégance discrète s’allie à de solides qualités de confort et d’économie. C’est la voiture idéale du médecin, de l’avocat, de l’homme d’affaires.
Eclairage et démarrage électriques
     Le châssis est livré complètement équipé et carrossé, avec cinq roues amovibles Michelin (dont une de rechange).
Agent: G. Nabot, 146, rue Saint-Jacques, Étampes.
     Une voiture est à la disposition des acheteurs qui voudraient en faire l’essai.
L’Abeille d’Etampes (30 août 1919), (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier)


11 octobre 1919

Tracteurs agricoles Austin

     M. G. Nabot, 146, rue Saint-Jacques, à Étampes, informe sa clientèle qu’il vient de prendre la représentation des
Tracteurs Austin.
     Il se tient à la disposition des clients pour tous renseignements concernant ce tracteur.
L’Abeille d’Etampes (11 octobre 1919), (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier)




21 mai 1921


Voitures Automobiles à vendre

     Une G.N. torpedo,  placesLa première voiture française construite en grande série.
     Une Darrac 12 HP torpedo, 4 places.
     Deux De Dion mono, 4 places.
     Une Lion-Peugeot mono, 2 et 4 places.
     Un camion neuf Berliet, 5 tonnes.

     Garage NABOT, 146, rue St-Jacques

L’Abeille d’Etampes (21 mai 1921), (signalé par Josette Barberot et saisi par BG)


Non daté. Garage Nabot rue Saint-Jacques

Garage Nabot rue Saint-Jacques

Cliché non daté, d’origine inconnue.
4 avril 1921. Gustave Nabot marie sa fille Germaine

Publication de mariage

     Entre: Pierre-Charles Duez, mécanicien, domicilié à Lorris (Loiret), résidant à Etampes, rue d’Enfer, 4, et Germaine Nabot, sans profession, domiciliée à Etampes, rue Saint-Jacques, 146.
L’Abeille d’Etampes du 5 mars 1921 (signalé et saisi par Bernard Métivier)


Carnet de mariage

    Dans notre rue Saint-Jacques qui fut sillonnée pendant la guerre par tant de transports automobiles, circulait lundi matin [4 avril 1921] un convoi de magnifiques Citroën dans lesquelles avait pris place un convoi de mariage. M. Nabot, le constructeur étampois bien connu, mariait en effet, ce jour-là, l’un de ses enfants, Mlle Germaine Nabot avec M. Pierre Duez, de Lorris (Loiret), et c’étaient les jeunes gens de la noce qui conduisaient eux-mêmes les voitures. Ce fut un spectacle très moderne qui nous laisse loin du temps où les couples s’en allaient en file de la mairie à l’église, tandis qu’en tête le violon et le cornet à piston jouaient l’air de défilé traditionnel. La noce n’en fut pas moins joyeuse et cet exemple sera sans doute imité.
L’Abeille d’Etampes du 9 avril 1921 (signalé et saisi par Bernard Métivier)
 
Avril-mai 1922. Incident de facturation tardive

1) 4 avril 1922

     Session de février
     Séance du 4 avril 1922
     L’an mil neuf cent vingt deux, le mardi 4 avril, à quatorze heures, le Conseil municipal dûment convoqué, s’est réuni sous la présidence de Monsieur Auguste Lescuyer, premier adjoint faisant fonction de Maire en l’absence de ce dernier. [...]
     Camionnage automobile. Facture Nabot
     Monsieur le Président expose à l’assemblée que Monsieur Gustave Nabot, mécanicien à Etampes, 146, rue Saint-Jacques, vient seulement de remettre sa facture s’élevant à 3 639f 80 ctmes représentant des réparations effectuées aux camions de la ville et des voyages faits pour le service de ravitaillement municipal en 1918, 1919 et 1920.
     Monsieur Léauté déclare tardive la production de cette facture et qu’il n’existe aujourd’hui aucun moyen de la contrôler.
     Il estime qu’on devrait offrir, à Monsieur Nabot, tout au plus une somme de mille francs.
     Le Conseil, après en avoir délibéré, charge son Président de faire des offres transactionnelles à Monsieur Nabot. [...]
Registre des délibérations du Conseil municipal, 4 avril 1922 (signalé et saisi par Bernard Métivier)
2) 30 mai 1922

     Session de mai
     Séance du 30 mai 1922
     L’an mil neuf cent vingt-deux, le trente mai, à quatorze heures, le Conseil dûment convoqué, s’est réuni sous la présidence de Monsieur Auguste Lescuyer, premier adjoint, faisant fonction de maire en l’absence de ce dernier.
     Étaient présents MM. Léauté, 2e adjoint, Gauché, Berthelot, Hervé, Duclos, Lanceleux, Richou, Gagneux, Durocher, Fugère, Charon, Lacheny, Delton, Randon, Block, Quillout, David et Grenet.
     Absent excusé: M. Bouilloux-Lafont, Maire.
     Absent non excusé: M. Imbault.
     M. Marcel Duclos est désigné comme secrétaire pour la session et déclare accepter. [...] [p.234]
     Camionnage automobile
     Monsieur le Président rappelle à l’assemblée que Monsieur Gustave Nabot, mécanicien à Etampes, 146, rue Saint-Jacques, a présenté tardivement à la municipalité sa facture s’élevant à 3 639 frs 80 et représentant des réparations effectuées aux camions automobiles de la ville et des voyages faits pour le service du ravitaillement municipal en 1918, 1919 et 1920; cette facture fut soumise, dans sa séance du 6 décembre dernier au Conseil municipal qui refusa d’en autoriser le paiement et demanda à son Président de faire des offres transactionnelles [p. 235] à Monsieur Nabot.
Monsieur le Président donne, ensuite, lecture de la lettre suivante qu’il a reçue de M. Nabot.
     Monsieur Lescuyer
     Adjoint au Maire de la ville d’Etampes
     Étampes, le 27 mai 1922
     Monsieur,
     Je lis, sur les journaux locaux, que la question de paiement de ma facture sera discutée à la prochaine séance du Conseil municipal, qui aura lieu mardi prochain.
     Votre lettre du premier mai m’est bien parvenue et, au préalable, je voudrais m’expliquer sur certains points.
     Vous insistez sur la production tardive de ma facture; permettez moi de vous faire remarquer, qu’il vous a été adressé un relevé le 4 mai 1918, des travaux effectués dans le courant de l’année 1917 (demeuré impayé). Cette production tardive vous empêchant dites-vous «toute vérification utile».
     Monsieur Boucher, le gérant de la coopérative municipale, peut vous témoigner mes voyages à Paris, pour transports de viande.
     C’est Monsieur Jousset, architecte de la ville, qui m’a commandé tous les travaux effectués sur votre camion.
     Un ouvrier travaillant actuellement chez Monsieur Gauché, un autre chez Monsieur Valette, pourront vous rendre compte des travaux effectués.
     Maintenant j’ai parmi les conseillers municipaux, de nombreux clients qui pourront vous donner des renseignements sur ma façon d’agir et de travailler.
     Je vous serais reconnaissant de bien vouloir donner lecture de ma lettre au Conseil municipal avant toute discussion.
     Veuillez croire, Monsieur, à mes meilleurs sentiments.
     Signé: Nabot

     Monsieur Léauté déclare que c’est un mauvais procédé d’attendre deux ou trois ans pour présenter une facture; car on se trouve dans l’incapacité d’exercer aucun contrôle; néanmoins il propose au Conseil d’autoriser le paiement.
     Monsieur le Président ajoute que, d’ailleurs, une somme de 3 317 frs 01 sera reportée au budget additionnel de l’exercice courant comme reste à payer des exercices précédents pour «camionnage automobile». [p.236]
     Le Conseil après en avoir délibéré, et à l’unanimité
     Autorise Monsieur le Maire, à payer à Monsieur Gustave Nabot le montant de sa facture, soit 3 639 f, 80; dit que cette somme sera mandatée jusqu’à concurrence de 3 317f, 01 sur le crédit «Camionnage automobile», qui va être reporté au budget additionnel de l’exercice courant, et que le surplus, soit 322f, 79, sera pris sur les fonds libres dudit exercice.
     Et prie, Monsieur le Préfet, de vouloir bien, en la circonstance, accorder dispense de marché et d’adjudication.
     [En marge: Vu et approuvé. Versailles, le 24 juin 1922. P. le Préfet de S. et Oise, le conseiller de Préfecture délégué. Signé: illisible] [...]
 Registre des délibérations du Conseil municipal, 30 mai 1922, pp.234-236 (signalé et saisi par Bernard Métivier)


   
Juillet 1927. Gustave Nabot honoré par la Municipalité d’Étampes
(Textes restant à saisir)

1) Délibérations du conseil municipal, séance du 31 mai 1927

     L’an mil neuf cent vingt sept, le trente et un mai, à quatorze heures, le Conseil Municipal dûment convoqué, s’est réuni sous la présidence de Monsieur Auguste Lescuyer, premier adjoint au Maire d’Etampes, faisant fonction de Maire en son absence. […]

Attribution du prix fondé par la ville pour honorer le travail

     Monsieur le Président fait connaître que la commission des legs, réunie le 23 mai dernier, a estimé que les candidats qui s’étaient présentés ne remplissaient pas les conditions pour bénéficier des prix de chacun 1000 f. fondés par le Conseil Municipal dans sa séance du huit mars dernier et à remettre «à l’occasion de la foire-exposition, à un homme et à une femme qui se seront faits remarquer par leur travail et leur persistance dans l’effort».

     La commission a émis l’avis que ces prix doivent être accordés à des personnes qui, par leur travail, leur persévérance dans l’effort, se sont élevés et ont amélioré leur situation et celle de leur famille: elle propose donc au Conseil de choisir lui-même les bénéficiaires en dehors des candidats qui se sont présentés.

     Monsieur le Président rappelle que c’est M. Léauté, 2e adjoint, qui a fait la proposition d’une belle inspiration de fonder les deux prix en question: mais il reconnait que l’attribution en est des plus délicate en ce sens qu’il s’agit d’honorer des personnes qui, par leur travail, leur ténacité ont pu améliorer leur situation: ces personnes jouissant maintenant d’une certaine situation, ne se présenteront pas pour toucher un prix en argent.

     Monsieur le Président demande donc aux membres de l’Assemblée de s’inspirer du texte pour qu’une décision définitive soit prise au cours de la prochaine séance. […]

Délibérations du Conseil Municipal. Séance ordinaire du 31 mai 1927 (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier)


2) Délibérations du conseil municipal, séance du 14 juin 1927

     L’an mil neuf cent vingt sept, le quatorze juin à quatorze heures, le Conseil Municipal dûment convoqué, s’est réuni sous la présidence de monsieur Auguste Lescuyer, premier adjoint au Maire d’Etampes, faisant fonction de Maire en son absence.
     Etaient présents: MM. Léauté, Gauché, Charon, adjoints, Duclos, Berthelot, Bloch, Gagneux […]

Attribution des prix fondés par la ville pour honorer le travail

     Le Conseil, après en avoir délibéré et à l’unanimité,
     Voulant honorer la persévérance dans l’effort et la volonté de s’élever manifestées par des actes qui ont permis d’atteindre le résultat recherché.
     Décide d’accorder les prix fondés par le Conseil Municipal et à décerner au cours de la foire-exposition

     1er à Monsieur Gustave Nabot, demeurant à Etampes, rue Saint Jacques, n° 146;
     2e et à Madame veuve Billarand, demeurant à Etampes, carrefour aux Chats, n° 1.

     Dit que le montant de ces prix, soit mille francs chacun, sera mandaté aux intéressés sur le crédit inscrit au budget additionnel de l’exercice courant: article 30 «Prix offerts par la ville pour honorer le travail». […]
Délibérations du Conseil Municipal. Session de mai. Séance du 14 juin 1927  (signalé par Josette Barberot et saisi par Bernard Métivier)


3) Réveil d’Étampes (9 juillet 1927) avec photo de sa famille [source indisponible].

4) Abeille d’Étampes  /27 (2 juillet 1927): La journée de dimanche, la récompense du travail
[source indisponible].

Juillet 1927. Gustave Nabot, sponsor sportif à Étampes


Sports — Tir — Gymnastique
     […]
Club Athlétique d’Étampes

     Prix Nabot. — Remerciements. — Au nom du bureau du C. A. E. je tiens à remercier toutes les personnes qui se dévouèrent, sans compter à l’organisation du prix Nabot. Les bonnes volontés sont tellement rares au club qu’il est bon que les noms des rares membres dévoués soient connus du public. Toujours sur la brèche, ils ne sont pas toujours suffisament [sic] aidés dans leur tâche et il m’a été pénible de constater que bien peu de personnes se sont occupées des préparatifs de l’arrivée      […]
     Cela étant dit pour que certains en fassent leur profit, remercions les rares membres dévoués du club MM. Têtedoux, Théo, Valette, Coupreau, André Charpentier, consul de l’U. V. F. qui assurèrent la distribution des dossards, MM. Bonnin président du C. A. E., Derancourt, Nabot qui prêtèrent des voitures pour suivre la course, M. Audebine qui aidé de M. Guérin secrétaire-trésorier du V. C. Sannois-Oisien, de quelques personnes de bonnes volonté [sic] qui modestes ont préféré garder l’anonymat, posèrent au dernier moment la banderolle [sic] «Arrivée» […].

     Je tiens à remercier tout particulièrement le personnel de la maison Nabot qui se mit à la disposition des organisateurs, ainsi que les généreux donateurs de prix MM. Nabot, Renard bijoutier, Lefèvre (hôtel du duc d’Orléans), Richebracque (café place Saint Gilles), Lavigne (hôtel de la Bastille), Cabannes (hôtel de la Renaissance), Brière (libraire), la maison Wolber, Girard Fred, le journal la « Victoire », etc., etc… […]
L’Abeille d’Étampes, supplément du samedi 16 juillet 1927 (signalé et saisi par Bernard Métivier)

 
Carte grise d'une voiture de Gustave Nabot (1927)
Carte grise d’une voiture Nabot (1927)
7 septembre 1927. Carte grise d’une voiture Gustave Nabot

Le préfet de Seine-et-Oise
vu le décret du 12 décembre 1922
,
certifie avoir reçu une déclaration en date du 7 septembre 1927
par laquelle Guérin ???
domicilié aux Emondants
déclare être propriétaire du véhicule à moteur mécanique défini comme suit:

Nom du constructeur: Nabot
Indication du type: G N F S(ér)ie C
N° d’ordre dans la série du type: 2
Genre du véhicule: V(oitu)re
Puissance: Douze HP 12

Ladite déclaration a été enregistrée à la préfecture sous le n°98-978 à Versailles le 7 septembre 1927

Le Préfet,
Pour le Préfet
Le Chef de division
[Signature illisible]

Arrondissement de Paris
N° d’immatriculation: 37 99 Y

Tampon: Préfecture de Seine-et-Oise

 
1952. Les 83 ans de Gustave Nabot, et ses souvenirs

Manège d'avion construit par Gustave Nabot
Manège d’avions construit par Gustave Nabot

Manège construit par Gustave Nabot
Manège construit par Gustave Nabot à l’âge de 83 ans



Journal et numéro à identifier (texte saisi par Bernard Métivier et Josette Barberot)
     A 83 ans M. Gustave Nabot, a construit de toutes pièces un manège dans la cour du «Relais du pont de Montsoreau»

     Trois des petits-enfants de l’octogénaire essaient sous ses yeux le manège de voiturettes qu’il vient de construire entièrement de ses mains.

     Si Walt Disney se proposait de nous raconter l’histoire d’un vieux mécanicien aux doigts magiques, il serait bien avisé de prendre pour modèle M. Gustave Nabot…

     Ce vieillard de 83 ans, qui vit en compagnie de ses enfants au Relais du Pont de Montsoreau, est en effet, la personnification pittoresque et sympathique de la passion du bricolage. Un béret basque posé de côté sur la tête, un bleu de travail sous la veste duquel pend — on ne sait pourquoi — un bout de bretelle, le brave homme a le regard tendre et amusé de ceux qui se sont penchés toute leur vie sur les choses qu’ils aimaient.

     C’est dans la cour arrière du «Relais» que nous l’avons rencontré, bricolant comme à son ordinaire… Cela va de soi.

     Le manège d’avions construit naguère par M. Nabol [sic] et que vous avez vu maintes fois dans les assemblées de notre région.

En 1883, le jeune Gustave s’était construit une bicyclette.

     «Je suis né en 1868, nous dit M. Nabot. La mécanique n’en était pas encore au point de perfectionnement où elle est arrivée. A 15 ans, je me construisit [sic], pourtant, ma première bicyclette. Ou, plutôt ce qu’on nommait le bicycle. Une très grande roue, une très petite, chaussée de pneus en caoutchouc pleins.

     «Tenez regardez cette photo, elle date de 1883.» Elle apparaît aussi vieille France que l’imposante machine. Une telle   realisation constitua sans doute  la première victoire de Mr Nabot sur la matiere dure et résistante qu’il faut tailler, tordre  assouplir, creuser. Installé mecanicien à Étampes, notre interlocuteur fut dans cette ville un des tout premiers usagers du vélocipede tel que nous le comprenons aujourd’hui sous l’épithète abregée de vélo.

     Il devait aller  désormais de victoire en victoire. A 83 ans sa mémoire hélas lui fait défaut. Le souvenir de deux grands succès suffirait à lui réchauffer le cœur.


Brillant lauréat du concours Lépine pour une voiture à pédales

     Avant 1914 il remporta une médaille de vermeil au concours Lépine pour une voiture à pédales. Une première délibération du jury lui avait accordé la médaille d’or mais il y eut changement de dernière heure. Et peut être injustice.

     En 1927, lors de la foire exposition d’Étampes, le conseil municipal de la cité lui atttribua le prix d’honneur  constituant le numéro un du palmares de cette manifestation. Et Mr Nabot nous présente l’exemplaire de notre confrère l’Abeille d’Étampes* où se trouve consigné le discours de Mr Lescuyer, adjoint au maire.

     * Numéro manquant dans la collection mise en ligne par les Archives départementales de l’Essonne.

     «Vous avez été et vous êtes encore un bon travailleur, déclarait celui-ci.  L’ouvrier mécanicien de la prime jeunesse est devenu à force de travail, de ténacité, d’intelligence, un patron. Vous avez sur votre route rencontré des passages  difficiles, à certains moments vous avez pu penser qu’il eût été préferable pour vous, si vous n’aviez eu en vue qu’une vie exempte de soucis, de rester l’ouvrier accomplissant consciencieusement mais sans responsabilité sa journée à l’atelier. Mais vous avez perseveré dans l’effort. Les difficultés se sont aplanies. Vous êtes arrivé par une  juste récompense de vos qualités à une situation enviable.»

Tournent, tournent les chevaux de bois

     «C’est peu de temps après cette grande journée, précise M Nabot, que je me suis installé sur les bords de Loire.
     «J’ai d’abord monté un poste à essence au «relais» qui ne faisait pas encore café, puis un autre poste et un atelier de réparations de vélos à Montsoreau. J’avais alors 75 ans
     «Aujourd’hui comme vous le voyez, je ne m’occupe plus que de manèges.»

     Ces derniers mots réclament une explication. Vous avez tous vu, dans les assemblées de la région, un manège d’avions portant la marque Gustave Nabot.

     C’était entièrement l’œuvre  de notre mécanicien qui l’a maintenant remisé pour quelques jours, en attendant de le remettre  en marche.

     L’octogénaire, par contre, a lancé dimanche dernier, à la fête de Va
rennes, un nouveau manège enfantin.

     Sur un plancher circulaire, tournent cinq voiturettes à pédales, que précèdent autant de chevaux de bois. Les chevaux ne sont là que pour la forme. La traction est assurée par les enfants eux-mêmes, actionnant les pédales au roulement extrêmement sensible. Un seul enfant assis dans une voiturette peut faire tourner l’ensemble du manège.

L’ingénieux octogénaire fabrique ses outils lui-même.

     Voilà donc la dernière réalisation de M. Nabot, tout entière de sa main puisqu’il fabriqua jusqu’aux roues et même jusqu’aux outils spéciaux nécessaires à son travail. «D’un bout de ferraille, il réussit à faire un burin, un ciseau ou autres, nous confie son gendre, M. Fournier, qui nous a conduit au milieu d’un atelier fort encombré ou, selon l’expression populaire, une souris se casserait les pattes.
     «Le croirez-vous, mon beau-père n’a jamais un instant d’hésitation. Parmi ces milliers d’objets, il découvre instantanément celui dont il a besoin. A cet égard, la précision de sa mémoire tient du prodige…»

Sept enfants et une vingtaine de petits-enfants tous dans la mécanique.

     «Si vous voulez une idée complète de l’homme, faites connaissance de sa famille ». Je ne sais plus qui a dit cela, mais en ce qui concerne M. Nabot, le proverbe n’est pas menteur.

     Ses quatre fils sont respectivement représentant de la maison Simca, à Cannes; mécanicien, à Saclas (Seine-et-Oise); mécanicien à Milly (Seine-et-Oise), et garagiste à Montsoreau.

     Ses trois filles ont épousé, l’une un mécanicien, l’autre un électricien, celle enfin qui nous accueillit aimablement au «Relais», épousa M. Fournier qui verse dans nos verres un délicieux Saumur, mais qui peut également remplir votre réservoir et même, je le parierais, vous dépanner, le cas échéant.

     Aussi bon père de famille, que génial bricoleur, le grand-père doit avoir, à présent, une vingtaine de petits-enfants.

     Chapitre «manège», ils sont un tantinet blasés, mais gageons que la plupart d’entre eux se passionnent pour le mécano.


   

12 novembre 1961. Décès de Gustave Nabot

N° 68. Nabot Gustave décédé le 12 novembre 1961 à Varennes sur Loire (Maine et Loire). Le 1 mars 1962 [signé:] M. L.
Registre d’État civil, mention marginale à l’acte de naissance de Gustave Nabot (saisie Bernard Métivier).
   
2012. Reste du manège de Gustave Nabot, adapté à l’usage d’un de ses descendants

Reste du manère fabriqué par Gustave Nabot


BIBLIOGRAPHIE PROVISOIRE

Édition
     Josette BARBEROT, Bernard GINESTE et Bernard MÉTIVIER (et qui voudra), «Gustave Nabot, constructeur d’automobiles étampois (compilation)», in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/cee-gustavenabot.html, depuis 2012.

Autres sources

     Richard NABOT, «Gustave Nabot» [page généalogique], in GeneaNet, http://gw4.geneanet.org/nbt?lang=fr;pz=richard;nz=nabot;ocz=1;p=gustave;n=nabot;oc=8, en ligne en 2012.

Appel à contribution
       
     Nous faisons appel ici à tous les Étampois pour regrouper d’autres documents intéressant l’histoire de l’entreprise et de la carrière de Gustave Nabot, ainsi que de tous les établissements privés et publics du pays étampois à travers les âges. Nous donnons la liste de cette compilation, qui veut garder la mémoire de toutes les entreprises étampoises, ne serait-ce que sous la forme de modestes documents, dans la page «Corpus des établissements étampois», in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/index-cee.html, 2007.
 
 
Toute critique, correction ou contribution sera la bienvenue. Any criticism or contribution welcome.
   
Explicit
 
SommaireNouveautésBeaux-ArtsHistoireLittératureTextes latinsMoyen Age NumismatiqueLiensRemerciementsAssociationNous écrire - Mail