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Ancienneté d’Estampes les
Vieilles.
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| La saisie des textes anciens est une tâche fastidieuse et méritoire. Merci de ne pas décourager ceux qui s’y attellent en les pillant sans les citer. |
PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE III.
Ancienneté d’Estampes les Vieilles.
LE Bourg de saint
Martin n’est pas appellé Estampes les Vieilles seulement en comparaison
d’Estampes les Nouvelles, mais aussi parce qu’il est ancien, & que
sous la premiere & la seconde race de nos Roys il n’y avoit point d’autre
lieu qui fust nommé Estampes. Le Pere Briet de la Compagnie de Jesus,
au premier Livre des paralelles [sic]
de la vieille & de la nouvelle Geographie, dit
qu’Estampes estoit anciennement nommé Salioclita. Si cela
estoit veritable, l’antiquité d’Estampes seroit évidente,
parce qu’il est fait mention de Salioclita, dans l’Itineraire de
l’Empereur Antonin, & dans les Notices de l’Empire. Mais avec tout
le respect que je dois à un homme de si grande Doctrine, je diray
qu’Estampes n’a point eu d’autre nom Latin que Stampæ, &
que Salioclita signifie plûtost le Bourg de Saclas, situé
à deux lieuës d’Estampes sur la riviere de Juisne, en
montant vers sa source. Le rapport de ces deux noms le fait voir suffisamment.
Les vestiges d’un chemin que l’on dit communément avoir esté
fait par les Romains, que l’on voit auprés de ce lieu, y donnent
de la probabilité: & la distance de Saclas à Chastres
d’environ six lieuës, où il y avoient une station militaire
des Romains, comme il est remarqué dans l’Histoire de Corbeil, &
dans la Vie de saint Yon. Car l’Auteur de cette Histoire remarque qu’au
temps de l’expedition de l’Empereur Adrien
[p.5] en la grande Bretagne, les soldats Romains qui séjournoient
à Chastres martiriserent ce saint sur la montagne, où est
bastie l’Eglise qui porte aujourd’hui son nom.
Je tire ma seconde preuve de l’antiquité d’Estampes de ce que dans l’Eglise Metropolitaine de Sens il y a un Archidiacre qui porte le titre d’Archidiacre d’Estampes. Il est vray que l’on ne trouve rien dans les Archives de l’Eglise de Sens qui nous fasse connoistre la premiere Institution des Archidiaconez, parce qu’elles ont esté bruslées plusieurs fois. Une entr’autres par le feu du Ciel, comme il est rapporté dans la Cronique de saint Marian d’Auxerre: mais l’ancienne tradition de Sens porte que les Archidiaconez ont commencé aussi-tost que l’Eglise Catholique a commencé à s’établir en cette ville-là, qui reconnoist pour son Apostre le grand Savinien, disciple de saint [p.6] Pierre. Et les Histoires remarquent que ce Saint arriva à Sens, & commença à y prescher l’Evangile environ l’an 46. de nostre salut.
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Éditions Réédition en fac-similé: Dom Basile FLEUREAU, Les Antiquitez de la ville, et du Duché d’Estampes avec l’histoire de l’abbaye de Morigny et plusieurs remarques considerables, qui regardent l’Histoire generale de France [23 cm sur 16; XIV+622+VIII p. (N.B: les pages 121-128 sont numérotées par erreur 127-134); réédition en fac-similé reliée], Marseille, Lafittes reprints, 1997. Réédition numérique en ligne (en cours depuis 2001): Bernard GINESTE [éd.], «Dom Fleureau: Les Antiquitez d’Estampes (1668)», in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/index-fleureau.html, 2001-2005. Jean de LA
BARRE (prévôt de Corbeil), Les Antiquitez de la ville, comté
et chatelenie de Corbeil, de la recherche de Me Jean de La Barre [in-4°;
280 p.; pièces liminaires; table], Paris, N. et J. de La Coste, 1647.
Philippus BRIETUS [Philippe BRIET, jésuite, 1601-1667], Parallela geographiæ veteris et novæ [3 vol. in-4° (25 cm); en latin: «Parallèles de l’ancienne et de la nouvelle géographie»; cartes], Parisiis [Paris], Sumptibus Sebastiani Cramoisy et Gabrielis Cramoisy [Sébastien & Gabriel Cramoisy], 1648-1649. Voir aussi:
A. DUFOUR, «Notes sur Jehan de la Barre, prévôt de Corbeil (1607-1624)», in Conférence des Sociétés savantes, littéraires et artistiques de Seine et Oise. Quatrième réunion [264 p.], Étampes, Flizot, 1909 [dont une réédition numérique en mode image par la BNF, 1995, en ligne sur son site Gallica en 2004, http://gallica.bnf.fr/document?O=N066434], pp. 94-96. Proposez-nous des notes, des commentaires, des références bibliographiques et des liens internet, pour faire de cette page un outil de travail et de recherche utile à tous. Les Antiquitez de Fleureau resteront longtemps encore une œuvre de référence pour l’historiographie étampoise. |
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