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| Rue de la Boucherie. — Fait suite à
celle du Perray. Elle doit être très-ancienne, car son nom lui
vient vaisemblalement de l’une des trois boucheries qui existaient en l’année
1186 à Saint-Pierre, Saint-Gilles et Saint-Martin, lorsque fut établie
par Philippe-Auguste la grande boucherie de Notre-Dame (2). |
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(2) Fleureau, p. 134.
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À
droite, près du pont sur la Juine, est l’ancien moulin du Bourgneuf
ou de Saint-Pierre, qui appartenait en 1788 à Charles-Jean-Marie de
Valory, colonel au 2e régiment de Bourbon-infanterie, gouverneur et
grand bailli des ville, bailliage et duché d’Étampes.
I1 existait en 1552,
peut-être longtemps auparavant, et était un moulin à blé.
Il fut vendu comme bien national, le 16 prairial
an IV, à Claude Béchu, meunier, moyennant 108,925 fr.
Le moulin est appelé aussi Pont-aux-Lièvres
ou moulin Guerraz, du nom de l’un des derniers meuniers.
A côté et joignant ce moulin, était
au XVIe siecle «l’hostel de Pierre Testard, où pendait puur enseigne
l’image de Saint-Martin,» et en face «l’escorcherie à Damien
Fizelier, boucher (3).»
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(3) Archives départementales,
fonds Valory.
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Dans
la rue de la Boucherie, anciennement Grande-Rue-de-la-Boucherie, [p.186] autrefois des Boucheries,
et pendant la Révolution rue des Piques. il y a trois auberges.
A droite, au n°25, celle de la Chaumière,
tenue par M. Breton, et la seule d’Étampes où l’on joue encore
à l’ancien jeu d’esses;
Au n°16, celle de la Herse*, tenue par Mme Dabier;
A gauche, au n°3, l’auberge de M. Chevallier.
Au n°25, on voyait encore, il y a peu d’années,
l’auberge à l’enseigne du Bon-Laboureur.
Anciennement, il y avait encore les auberges du
Cheval-Blanc, de Saint-Christophe et de la Coignée
(1).
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* Encore ansi dénommée vers 1912, sur
la carte postale ci-dessus, à gauche (B.G.)
(1) Étampes en 1616. V. Abeille
du 20 juin 1874.
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Rue du Moulin-Fouleret. — A gauche de la rue
de l’Alun et allant à la rivière. Ainsi nommée à
cause d’un moulin Fouleret ou Folleret, d’ancienneté
«assis sur la Juisne au-dessous du Pont-aux-Lièvres (2),»
et en face de cette rue, moulin qui ne doit pas être confondu avec un
autre du même nom qui était à Gérofosse.
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(2) Archives départementales, fonds Valory.
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Rue de Coquerive. — A gauche de la rue de la
Boucherie, un peu avant le pont sur la Juine. Elle devient bientôt un
chemin longeant la rive gauche de la Juine et aboutissant au moulin des Fontaines
et à l’avenue de Coquerive.
Le 3 mai 1795, les sieurs Dupré et Berchère
voulurent établir un moulin dans cette rue, entre ceux de Saint-Pierre
et des Fontaines mais ils n’obtinrent pas cette autorisation, «attendu
que Dupré n’est propriétaire que d’une seule berge (3).
Rue de l’Alun. — A gauche de la rue de la Boucherie
et menant à la rue de l’Avaloir. Peut-être existait-il autrefois
dans cette rue une alunière, ou fabrique d’alun, substance
entrant dans la composition de la terre à foulon, car le travail de
la laine a toujours été l’une des principales industries du
pays.
Dans la rue de l’Alun était le presbytère
de Saint-Pierre.
A droite on rencontre la rue Torse, formant l’équerre
et rejoignant [p.187] la rue de
la Boucherie, En 1736, le marquis de Valory fut autorise par le Prince de
Conti à fermer les deux bouts de cette petite rue (1).
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(3) Manuscrit des moulins. — V. la note 94. [Voici cette
note bibliographique n°94 (p.386): Mémoire pour le citoyen
Claude Dupré, imprimeur, et Louise Blanchet Desmolière, son
épouse, contre le nommé Berchère, cy-devant membre du
comité révolutionnaire, existant au 9 thermidor an II. — Indiqué
dans le manuscrit des moulins. (B.G.)]
(1) Archives départementales, fonds Valory.
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Rue de l’Avaloir. — A l’extrémité
et à droite de celle de l’Alun. Elle conduit à l’antique cimetière
Saint-Pierre, où l’on enterre encore aujourd’hui les habitants de ce
quartier.
L’endroit appelé le Prieuré,
est sur l’emplacement de l’ancienne ferme du Prieuré-Saint-Pierre,
dans lequel il y avait anciennement vingt-quatre religieux. Cette ferme appartenait
encore en 1793 aux Chartreux d’Orléans, prieurs de Saint-Pierre, qui
avaient droit de justice haute, moyenne et basse sur le faubourg.
Une veuve Bredet était receveuse du prieuré
d’Etampes au XVIIe siècle.
Une partie du cimetière Saint-Pierre, appelé
cimetière des Bretons, contenant un demi-quartier le vignes près
l’église, et qui appartenait à la fabrique Saint-Pierre, fut
vendue comme bien national, le 2 janvier 1792, à Jacques Thibault,
chaufournier, pour 105 fr. (2).
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(2) Archives départementales. — V. la note H. [Cliquez
ici]
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Il y avait dans cette rue, auprès du Prieuré,
un bâtiment «de quatre perches qui servait d’audience ou d’auditoire
au bailli, et appartenait à la Révolution à l’émigré
Charles-Jean-Marie de Valory.» Ce bâtiment fut vendu, le 8 prairial
an II, à Louis-François Besnard, moyennant 1,265 fr. (3).
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(3) Archives
departementales.
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La
rue de l’Avaloir, autrefois de Lavallouer, plus tard la Grande-rue-du-Faubourg-Saint-Pierre,
devint sous la Révolution la rue du Faubourg-du-Levant (4).
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(4) Archives
communales.
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Au
nombre des monuments religieux d’Etampes qui ont disparu sous la terreur est
l’église Saint-Pierre, la plus ancienne d’Étampes après
Saint-Martin.
D’après Fleureau, «l’an 644, un saint
homme nommé Leodeboldus, abbé de la célèbre abbaye
Saint-Aignan d’Orléans, fit construire à Fleury-sur-Loire une
église et un monastère….. où il [p.188] assembla plusieurs religieux…
et pour leur donner de quoy subsister il leur laissa de grands biens en divers
lieux, et entre autres tout ce qu’il avait acquis à Étampes
d’une nommée Albune, tant terre que prez.... C’est ce qui donna occasion,
dans la suite, aux religieux de ce nouveau monastère de venir à
Étampes pour y fonder une église sous le nom du même
prince des apôtres, et y bâtir un monastère, où
depuis ils envoyèrent douze religieux sous la conduite et direction
d’un prieur nommé Pierre d’Étampes, pour y établir la
conventualité, qui a duré un temps fort considérable;
et quand elle y a cessé il y avait ordinairement vingt-quatre religieux
de résidence dans ce monastère....»
Le monastère, d’après le même
auteur, aurait été détruit vers la fin de la seconde
race de nos rois (Xe siècle), mais l’église a subsisté;
on en voit encore les traces dans la partie nord-est du cimetière actuel
de Saint-Pierre. |
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Une
personne âgée, la veuve Charrier, nous a dit que son père
avait été marguillier à cette église; elle y a
rendu le pain bénit dans son enfance. D’après elle, il y avait
une belle flèche, deux rangs de piliers, une grande porte principale
et une porte latérale donnant sur le cimetière.
La vente des matériaux de l’église
et l’agrandissement du cimetière eurent lieu le 29 prairial an V (1).
Elle fut démolie en 1804, au mépris
d’un mémoire imprimé en 1791, présenté à
l’administration du district pour la conservation de cette église par
un grand nombre d’habitants de la paroisse, et l’abbé Perrier, leur
curé, député à l’Assemblée nationale (2).
Le clocher contenait quatre grosses
cloches et une petite, et dans l’église il y avait quarante-neuf bancs
(3).
Le revenu du prieuré,
qui dépendait de l’abbaye de Fleury-sur-Loire, était de 2,000
livres, et celui de la paroisse Saint-Pierre de 1,000 livres en 1618 (4).
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(1) Manuscrit
de l’Hôtel-de-Ville.
(2) V. la note 54. [Voici
cette note bibliographie n°54 (p.382): Mémoire présenté
à MM. les administrateurs du district et à MM. les officiers
municipaux de la ville d’Étampes par les habitants de Saint-Pierre
de la même ville, pour la conservation de leur paroisse. — Paris, imp.
de Vezard et Le Normand, 1791, in-8 de 8 p. (B.G.)]
(3) Note I. Inventaire de l’église
en 1790. [Cliquez ici]
(4) Pouillé de Sens.
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La
ferme dudit prieuré, avec ses dépendances, comprenant [p.189] 121 arpents, qui appartenaient
à la Révolution aux Chartreux d’Orléans, furent vendues
le 12 avril 1791, moyennant 86,600 fr., à Jean-Marie de Valory, colonel
du fer régiment d’état-major
infanterie.
Par suite de folle enchère, ces biens furent
revendus le 2 thermidor an III à Valentin Métivet, pour 702,100
fr. (1), et par suite de cette nouvelle enchère ils furent revendus
le 8 pluviôse an V à Louis-Nicolas Pia, moyennant 42,475 fr.,
prix réduit plus tard à 56,538 fr. (2). |
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(1) Archives départementales.
Le prix de vente est relaté dans les procès-verbaux de la Convention.
(2) Archives départementales. — V.
la note H. [Cliquez ici]
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Chemin du Moulin-des-Fontaines.
— Au bout et à gauche de la rue de l’Alun. Classé autrefois
sous le nom de rue qui conduisait à la belle avenue de Coquerive,
c’est plutôt une impasse qu’un chemin ou une rue, car cette voie dessert
exclusivement le moulin dit des Fontaines, construit l’an VIII par
Guettard fils, à 1,000 mètres au-dessous du moulin de Saint-Pierre
(3).
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|
(3) Manuscrit des moulins.
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| Rue du
Sablon. — A droite et à gauche, au bout de la rue de la
Boucherie. Aboutissait également à l’église et s’appelait
autrefois la Grande-Rue-de-Saint-Pierre, car du temps de Fleureau (4), «les
Pères chartreux d’Orléans, en qualité de prieurs de Saint-Pierre,
avaient justice haute, moyenne et basse, exercée par un prévôt,
dans le fauxbourg, le long de la grande rue, depuis l’église jusques
au carrefour où est un horme et une table de grais.»
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(4) Fleureau, p. 33.
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C’est
sans doute à cause de la proximité d’un coteau sablonneux que
cette rue a pris le nom de Sablon. Le sable fin ou sablon d’Étampes,
l’un des anciens cris de Paris, faisait du reste dans le pays l’objet d’un
grand commerce.
A l’un des bouts de cette rue est une petite place
où se tient la fête annuelle du faubourg, c’est-à-dire
la Saint-Pierre, et en face de cette place, au n°49, est l’auberge des
Quatre-Chemins. A [p.190]
l’autre bout de la rue du Sablon, à gauche,
est un grand terrain clos de murs appelé le Bourgneuf. C’est
tout ce qui reste du parc et du château du Bourgneuf, qui était
au XVIe siècle la résidence de Roger, conseiller du roi au XVIIe,
de la famille de Cœurs, seigneurs de Bourgneuf, de la mayrerie Saint-Père
et autres lieux (1).
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(1) Archives
départementales, fonds valory. — V. aussi l’inscription d’une ancienne
cloche de Saint-Basile, dont il sera question ci-après.
|
La
famille de Valory l’habita au XVIIIe siècle. Louis-Guy-Henri, marquis
de Valory, né en 1692, mort en 1774, gouverneur des citadelles de
Lille et de Rue, grand bailli d’épée de la ville d’Étampes,
y recevait les plus grands écrivains du temps, et notamment Voltaire,
qui y reçut un jour un soufflet d’une servante nommée Trinité.
Il y avait une chapelle dont la bénédiction fut faite le 8 février
1711 par Claude Voizot, doyen de Sainte-Croix d’Etampes (2).
|
|
(2) Archives
départementales, inventaire sommaire.
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On
jouait souvent la comédie à ce château, et c’est là
que logèrent, dit-on, en 1792 les quatre-vingts dragons envoyés
par le gouvernement pour rétablir l’ordre dans la ville.
Charles-Jean-Marie de Valory, colonel au 2e régiment
de Bourbon-infanterie, grand bailli d’épée de la ville d’Étampes
sous le règne de Louis XVI, était de la même famille.
Il dut émigrer en 1795, car il était suspect comme noble et
comme parent de François-Florent de Valory, garde du corps qui faisait
partie de l’escorte du roi au voyage de Varennes. Tous ses biens furent
saisis, puis vendus comme biens nationaux. Une saisie opérée
par Couturier, le 5 décembre 1795, fit sortir du Bourgneuf une caisse
renfermant 290 marcs d’argenterie (3).
|
|
(3) Proces-verbal
de la Convention.
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On
vendit au profit du domaine, de l’an II à l’an VIII, sept maisons,
terres et biens en dépendant situés faubourg Saint-Pierre.
L’un des jardins, clos de murs, s’appelait l’Ouche-aux Barons (4).
|
|
(4) Archives
départementales. — V. les notes J [Cliquez ici],
K [Cliquez ici].
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Le
Bourgneuf, qui était le bien le plus important, fut vendu avec les
bâtiments, le jardin et le parc, le 7 prairial an VIII, à Jean
Prax, moyennant 750,500 fr. (5). [p.191]
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|
(5) Archives
départementales.
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Il
fut acheté en 1821 par Jean-Joseph Laveissière, marchand de
métaux à Paris, et le 3 octobre 1823 & par Jean-Louis Blavet,
quincaillier, le père de notre président actuel de la Société
d’horticulture, qui le possède actuellement (1).
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(1) Documents particuliers.
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Les
Valory descendent d’une illustre famille sénatoriale de Florence,
dont plusieurs membres s’établirent en France et à Venise dès
le XIVe siècle, et produisirent beaucoup d’hommes de génie,
généraux, diplomates, poètes, écrivains. Leurs
armes étaient «d’or à un arbre de sinople au chef de gueules.»
Plusieurs descendants subsistent encore avec distinction;
deux d’entre eux sont devenus princes italiens (2).
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(2) Biographie
Michaud.
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En
face le château était l’ancien presbytère de Saint-Pierre,
qui servit plus tard de lieu de réunion aux francs-maçons. Le
sceau de la loge de l’Amitié, qui est au musée d’Étampes,
vient sans doute de cet endroit (3). Le presbytère fut vendu le 6 brumaire
an V à François Leroux, moyennant 5,400 fr. (4).
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(3) Manuscrit de la bibliothèque
d’Étampes.
(4) Archives départementales.
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Rue de Gérofosse. —
Fait suite à la rue du Sablon. C’est la route viable du moulin de
Gérofosse, autrefois de Girofosse. Plus anciennement,
c’était le moulin Fouleret, appartenant aux Barnabites.
Ce moulin étant tombé en ruines lors
de la suppression des Barnabites, en 1795, «Hugo Gaudon, propriétaire
d’un grand jardin à Girofosse, le long de la Juine, demanda
l’autorisation de construire un moulin entre le portereau de Vauroux et le
moulin de Saint-Pierre, à l’endroit où il y avait jadis une
usine dont la vanne et le glacis subsistent encore (17 fructidor an IV)…..
Vu une déclaration de feu Crosnier, homme de loi demeurant à
Étampes, section du nord, procureur au bailliage… chargé d’affaires
de la maison des Barnabites, déclaration du 17 prairial an III, demandant
le rétablissement du moulin Fouleret, bâti sur leur propriété
de Girofosse, faubourg Saint-Pierre, exposant la situation des revenus
de la maison insuffisante, à moins de secours de la maison [p.192] de Paris, propriétaire
du fief de Girofosse et du moulin Fouleret... laquelle répondit
que pour le moment elle ne le pouvait, mais prendrait le mémoire de
Crosnier en considération... Le bien étant national, et le procès-verbal
d’ajudication, d’après les lois, tenant lieu de titres à l’acquéreur....
huit propriétaires consentant à la reconstruction de ce moulin
et trois seulement s’y opposant... le rapport de l’ingénieur des ponts
et chaussées conclut à la réédification du moulin
Fouleret.» (1er vendémiaire an II) (1). Les vignerons avaient
autrefois dans cette rue des pressoirs «à pressurer vins (2).»
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(1) Manuscrit des moulins.
(2) Archives départementales.
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C’est
à Gérofosse qu’on a établi, il y a environ vingt-cinq
ans, une maison de retraite pour les vieillards des deux sexes, maintenant
pour dames seulement, desservie par les Augustines de l’Hôtel-Dieu.
A la fin du dernier siècle, un nommé
Bellemère demanda l’autorisation de construire un moulin sur sa propriété,
au Gué-du-Crochet, près le pont de pierre; mais sa demande fut
repoussée parce qu’il ne pouvait jouir que de 50 centimètres
de chute (3).
|
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(3) Manuscrit
des moulins.
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Rue Sans-Pain. — A gauche, au bout de la rue
du Sablon et menant aux routes d’Étampes à Malesherbes et à
Pithiviers. II y avait à gauche, dans cette rue, le petit hôpital
de Buval ou de Buzenval, qui existait du XIVe au XVIIe siècle, et dont
les biens ont été attribués à l’Hôtel-Dieu
d’Étampes (4). Le revenu de l’hôpital Buval était de 4,000
livres en 1648.
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(4) Bonvoisin, Notice sur les saints martyrs Can, Cantien et Cantianille,
1866, in-12. — Fleureau, p.28.
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A
droite de la rue Sans-Pain, il y avait autrefois le hameau de Montanchau,
qui se réduit aujourd’hui à une seule maison inhabitée
au milieu des champs. Le nom de ce hameau lui vient sans doute de la chaux
que l’on tire en grande quantité de la colline. Non loin de là,
en 1870, il y avait une carrière de chaux hydraulique.
La rue Sans-Pain s’appelait au XVIIe siècle
rue de l’Hôtel-Dieu-de-Buval (5).
[p.193]
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(5)
Archives départementales.
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Ruelle Saint-Symphorien. — Petite ruelle à
droite de la rue du Sablon, et qui menait autrefois à la chapelle et
à la fontaine Saint-Symphorien. La fontaine existe toujours,
mais la chapelle fut détruite après avoir été
vendue, comme bien national venant de la fabrique Saint-Pierre, à Jean-Élie-François
Menault, le 2 janvier 1795, moyennant 1,145 fr. (1).
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(1) Archives départementales.
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Anciens remparts Saint-Pierre. — Ancienne rue
aujourd’hui déclassée, car c’est à peine un sentier situé
au-dessus de la rue du Sablon. Nous en parlons pour mémoire, car son
nom suffit à justifier l’existence en ce lieu de remparts qui devaient
ceindre le faubourg Saint-Pierre jusqu’à la rivière. Ces murs
existaient, d’après le plan cadastral de 1825, depuis la rue Sablon
jusqu’à la ruelle Saint-Symphorien.
Il y avait encore dans le faubourg Saint-Pierre
les rues du Fillouer et aux Ourches, vers la Mayrerie ou carrefour
de l’Église. |
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Plans du quartier Saint-Pierre, le premier aux XVII et XVIIIe
siècle, le second vers 1881, par Léon Marquis (1881)
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ANNEXE 1
Notes justificatives H, I, J et
K
relatives au quartier Saint-Pierre
(extrait de la section “Notes justificatives”, pp. 404-405)
[VENTE DE LA FERME DU PRIEURÉ EN 1795]
H. — Pièce imprimée et manuscrite
(affiche): «Département de Seine-et-Oise. District d’Étampes.
Vente de domaines nationaux. La première enchère aura lieu le
13 messidor an III*, l’adjudication définitive
le 13 thermidor suivant**. La ferme dite du ci-devant
prieuré de Saint-Pierre, située en la commune d’Étampes,
faubourg du Levant, section du nord, consistant en une maison à loger,
colombier, grange ci-devant champarteresse, autre grange, écurie, bergerie,
étable, jardin. Le tout enclos de murs et contigu à la ci-devant
église et au cimetière de Saint- Pierre. Un petit jardin près
de l’ancien auditoire, pièce de courtil et trois pièces de
terre: la première de 36 arpents, tenant au chemin les Morts; — la
deuxième de 36 arpents, tenant au chemin de Brouy; — la troisième
de 8 arpents, tenant aux mêmes, dans laquelle est un reste de mazure
appelée Vieille-Grange-Saint-Père et l’emplacement devant la
ferme... Le tout dépendant des ci-devant chartreux d’Orléans,
et dont Chartes-Jean-Marie Valory s’est rendu adjudicataire le 12 avril 1791,
moyennant 86,6000 liv. — En conséquence, la vente se fera sur la folle
enchère dudit émigré. Signé Carqueville, Gudin,
Dergny, Gabaille, Nasson, Hénin, Crosnier.» — A Étampes,
chez Dupré, imp., in-fol. plano. (Archives départementales.)
|
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* Le 13 Messidor An III correspond au 1 Juillet 1795
(B.G.).
** Le 13 Thermidor An III correspond au 31 Juillet 1795
(B.G.).
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[INVENTAIRE DU MOBILIER DE L’ÉGLISE
EN 1790]
I. — Inventaire du mobilier, titres et papiers de l’église Saint-Pierre,
fait le 27 octobre 1790 par Thomas Petit, maire, assisté du procureur
de la commune et du secrétaire greffier. «Le maître-autel
en bois, un rétable en bois, un lutrin et deux siéges, 6 chandeliers
moyens, 14 petits, 3 croix, 2 lampes, une croix de procession, une cuve pour
faire l’eau bénite, un bénitier, 5 bassins à faire les
questes, un autre plus grand servant au cierge pascal, le tout en cuivre;
2 confessionnaux, une chaire à précher, 2 bancs d’œuvre, 49
bancs, 4 tapis, 4 grosses cloches et une petite dans le clocher. Ornements:
25 chapes, 5 chazubles, 4 chapelles garnies de tableaux et rétables.
Argenterie: 2 calices dont un d’argent, un soleil de vermeil, une boîte
d’argent, 2 ciboires dont un de vermeil, 3 vases d’argent pour les saintes
huiles et une petite coupe aussi d’argent pour porter le bon Dieu à
la campagne, une tasse à quester, une croix processionnale et son bâton.
Étain: une fontaine, un plat, une paire le burettes. Livres: un graduel,
un antifonier pour le lutrin, 2 missels, 3 processionnaux, [p.405] 4 livres pour l’office des
morts, un épistolaire, un rituel, un cérémonial de Sens.
—3 soutanes noires, 4 rouges, une robe de bedeau, un habit de suisse, 7 cameaux,
4 surplis, 2 rochets, 11 aubes, 12 nappes d’autel, etc…» (Suit la nomenclature
des papiers et titres de rente, dont un de la maison le M. La Ragois, seigneur
du Bourgneuf, suivant acte de Me Delambon notaire, le 4 mai 1631). Montant
net des revenus 1,136 livres. Signé: Perier, curé; Perier, secr.
greffier; Houllier; Petit, maire; Goupy, procureur de la commune. (Archives
départementales).
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[LES SEIGNEURIES DU BOURGNEUF ET DE LA
MAIRERIE EN 1580]
J. — J. Le 26 février 1580, les seigneuries
du Bourgneuf et Mairerye, sises faubourg Saint-Pierre, consistant: «le
Bourgneuf, en un grand corps de logis… un courtil assis près ledit
lieu, tenant d’une part à la rue aux Ourches, autrement appelée
la rue du Filloure; un moulin à bled appelé moulin du Bourgneuf,
avec les autres saulx des moulins situez sur ladite rivière depuis
le quay du Crochet jusqu’au lieu appelé le moulin des Grais…; la seigneurie
de Mairerye consiste en une place estant joignant le prieuré de l’église
Saint-Pierre, contenant un arpent environ, où il y avait un logis,
tenant d’une part audit prieuré, d’autre part à la rue de l’Avallouer,
d’un bout sur les marais et d’autre bout sur le cimetière de ladite
église...» (Archives départementales, inv. somm.)
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[DESCRIPTION DU FIEF DU BOURGNEUF AU XVIIIe
SIÈCLE]
K. — Aveu et dénombrement du fief de
Bourgneuf au XVIIIe siècle. « Le château et lieu seigneurial
consiste en un château couvert d’ardoises, vestibule, grand escalier
en icelui; à gauche, un grand salon au bout duquel est un appartement
composé d’une chambre, cabinet et garde-robe, un autre appartentement
y joignant, un autre en aile composé de plusieurs chambres basses et
hautes; à droite dudit vestibule, un salon à manger an bout
duquel est un cabinet et une garde-robe, à la suite une chambre, un
cabinet servant de bibliothèque, et un bâtiment en aile consistant
en une cuisine, grand commun et office; au premier, un grand corridor communiquant
à plusieurs chambres et cabinets, grenier sur le tout; au midy dudit
bâtiment, un jardin contenant un quartier, et au nord la basse-cour,
écurie, vacherie et bûcher. Tout ce que dessus compris entre
les rues Pavée, Torse et du Sablon, contenant un demi arpent environ...
Un moulin faisant de bled farine, faubourg Saint-Pierre, sur la Juine, avec
le sault dudit moulin et tes bâtiments en dépendant, consistant
en une maison ayant deux chambres basses, deux hautes, et petit jardin à
côté le long de la rue des Prés. Et le droit de pesche
en la rivière de Juisne depuis les écluses de Vauroux jusqu’au
lieu appelé la Teste-à-l’Abbé, paroisse Saint-Germain.»
(Archives départementales.)
Dans l’inventaire fait en 1768, après le
décès d’Henriette Le Camus, à la requête de son
mari, Guy-Louis-Henry de Valory, ministre plénipotentiaire à
Berlin, on voit que la bibliothèque du Bourgneuf contenait 1,900 volumes,
et les archives 95 articles. |
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ANNEXE 2
Bois-Mercier, Bretagne, Gérofosse
et Guignonville
hameaux relevant de l’ancienne paroisse Saint-Pierre
(extrait de la section “Hameaux, routes collines et rivières”, pp.
204 et 206-207)
Bois-Mercier. — Bois-Mercier.
Hameau ancien situé à 5,5000 mètres à l’est de
la ville, et un peu à droite de la route de Malesherbes. Autrefois
il y avait une justice auprès de ce hameau, qui était de la
paroisse Saint-Pierre. La ferme de Bois-Mercier est très-ancienne;
elle appartenait à la Révolution à l’émigré
Casimir-Louis Valory et fut vendue le 14 floréal an II, avec 129 arpents
de terre, au sieur Gillotin, moyennant 90,000 fr. (2)
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(2) Archives départementales.
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Bretagne (la). — Hameau
ancien situé à l’extrémité du faubourg Saint-Pierre,
à gauche de la rue de l’Avaloir, et à 1,500 mètres à
l’est de la ville. Il est ainsi nommé à cause des soldats du
duc de Bretagne qui étaient campés en ce lieu en 1465. [...] [p.205]
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Gérofosse. — Hameau situé à
1,300 m sud-est, et comprenant la rue, le moulin et l’asile de ce nom.
A côté est Montanchau, dont
le nom veut dire sans doute mont fait de chaux*; c’était autrefois une maison habitée
par le père Lajoie et servant aujourd’hui de grange.
Si l’on gravit
la colline en suivant le chemin entre les routes de Malesherbes et Pithiviers,
on trouve à droite, à 5 kilomètres d’Étampes,
deux piliers, vestiges d’une ancienne ferme de cette commune, et à
gauche un creux dans un creux dans un champ indiquant l’emplacement de la
Grange-Saint-Père, pillée à la fin
du dernier siècle par la bande d’Orgères et démolie en
1827.
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* Erreur patente de Marquis, car ce nom
vient du nom de personne Anchaud, comme je l’ai démontré
dans le cahier d’Étampes-Histoire n°7 (2006), p. 121 (B.G.).
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Le
5 avril 1797, les brigands, avant à leur tète le Rouge d’Anneau,
se transportent à cette ferme habitée par la veuve Lemaire,
son frère Etienne Bélier, ses deux fils, ses deux filles et
deux serviteurs.
Après avoir assassiné le sieur Étienne
Bélier, ils brûlent les pieds de la fermière, car ces
misérables font partie de la bande redoutable des Chauffeurs.
Ils essaient ensuite de violer l’une des filles de la fermière; son
autre frère, Claude Bélier, qui était à la ferme
à l’occasion du décès de leur mère, reçoit
dans le dos un coup de sabre du Rouge d’Auneau. La dame Bétier
mère, morte depuis la veille, n’est pas à l’abri de la fureur
de ces scélérats, car l’un deux, Charles de Paris, plonge
trois fois son sabre dans le corps de cette femme, qui fut ainsi assassinée
après sa mort.
Au bout d’au moins trois heures que dura cette
scène de meurtre et de brigandage, les voleurs partirent, emmenant
avec eux les chevaux de la ferme chargés d’effets de toute espèce
(2).
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(2) Coudray-Maunier,
Histoire de la bande d’Orgères, Chartres, 1858,
in-12.
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A
ce récit, nous pouvons ajouter le suivant, grâce à l’heureuse
mémoire d’un contemporain qui a connu l’un des témoins de [p.207] l’action: en entrant dans
la ferme, les brigands prétextèrent qu’ ils venaient de la
part des administrateurs du district de Corbeil
Pour voir s’il n’y avait pas le personnes suspectes cachées dans
la maison. Les frères Bélier, tous deux très-forts et
très-courageux, se dirent entre eux: «S’il ne sont que trois
ou quatre, nous en aurons bien raison;» mais malheureusement les voleurs
étaient au nombre de onze.
D’après les registres de l’état-civil
d’Étampes, le 17 germinal an V, Claude Bélier a déclaré
que la veille, à la ferme des Granges Saint-Père, hameau d’Etampes,
était décédée Marie Huteau, veuve de Nicolas Bélier,
âgée de soixante-treize ans, native d’Audeville (Loiret). Ledit
jour Savinien Chambon, de la commune d’Orveau, a déclaré que
le même était décédé à ladite ferme
Etienne Bélier, d’Engenville, commune d’Audeville, âgé
de quarante ans.
La ferme des Granges et 52 arpents appartenant
au chapitre Notre-Dame furent vendus, le 7 avril 1791, à Antoine-Louis
Coustard Villiers, ancien administrateur des domaines, moyennant 46,300 fr.
(1)
Les pierres
provenant de la démolition de la Grange Saint-Père servirent
en 1863 pour les constructions de l’Abattoir. Cette ferme était de
la paroisse Saint-Pierre.
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(1) Archives départementales.
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Guignonville. — Ce hameau, situé à
6,300 mètres à l’est d’Étampes, à côté
de Bois-Mercier, renfermait autrefois un ancien château et dépendait
de la paroisse Saint-Pierre.
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Ci-contre,
le faubourg Saint-Pierre, à peine ébauché sur la très
mauvaise gravure de Tassin, vers 1630. Rien n’y est fiable, et l’artiste n’a
pas travaillé d’après nature (B.G.)
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