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Étampes en lieux
et places
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Frédéric Gatineau, archiprêtre d’Étampes et secrétaire de notre association, a fait paraître en 2003 un ouvrage qui fait désormais référence en matière de toponymie étampoise. Il en a offert généreusement le texte corrigé au Corpus Étampois, au bénéfice de tous. Chacun peut adresser ses remarques, corrections ou additions à l’auteur, Frédéric Gatineau, fregat65@hotmail.co. Nous espérons que tout le monde s’en fera un devoir. En attendant, achetez l’original avant qu’il ne soit épuisé, en vente dans toutes les bonnes librairies! B.G.
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Préface
du maire d’Étampes
Depuis la parution, en 1881, du maître-ouvrage de Léon Marquis, consacré aux «Rues d’Étampes et à ses monuments», aucun travail exhaustif sur la toponymie et la topographie étampoise, n’avait été livré au public par un de nos chers érudits. C’est désormais chose faite, grâce au talent du père Frédéric Gatineau, archiprêtre de la collégiale Notre-Dame, et infatigable arpenteur de notre mémoire collective, déjà auteur d’un remarquable et remarqué livret sur les cimetières et monuments funéraires de notre ville. Sous sa plume, ressurgissent avec allégresse, des ombres du passé que l’on croyait à tort et à tout jamais vouées à l’oubli. Les ténèbres s’illuminent soudain et l’histoire s’anime, restituant pour notre plus grand plaisir, la mémoire des champs et des chemins, des fermes et des auberges, des lieux-dits et des non-dits. Désormais, pour comprendre les mots, pour connaître les noms propres et les noms communs qui ont forgé l’identité d’Étampes, le «Gatineau» sera notre Littré de chevet. |
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Étampes, c’est une grosse tour entrevue
à droite dans le crépuscule au-dessus des toits d’une longue rue… Victor Hugo, lettre du 22 août 1834 A ma mère qui m’a donné le jour dans
cette bonne ville d’Étampes.
A mon père qui m’a éveillé à la poésie des mots. Aux Étampois d’hier et d’aujourd’hui, puisque l’éternité nous relie. Avant-Propos.
J’aime Étampes. J’y ai des milliers de souvenirs, des souvenirs forts, ceux de l’enfance. Étampes a le goût du jus de raisin que me donnait ma mère pour me consoler d’avoir trop marché. Étampes, c’est le bruit des pas sur les planches vermoulues de la vieille passerelle au-dessus du chemin de fer. Étampes et ces interminables trajets en car scolaire, quand on passait dans l’avenue de Dourdan les immeubles me faisaient penser aux tristes poissons panés de la cantine. Étampes de ma jeunesse, c’est la musique, les rifs des guitare électrique dans la Salle des Fêtes. Étampes c’est l’église Saint Gilles, déserte et son odeur de bois et de pierre fraîche. Étampes c’est le vent glacé qui s’engouffre sous la marquise de la Gare au passage des rapides. Étampes c’est aussi les sons assourdis dans l’escalier du nouvel hôpital, l’écho de la porte qui résonna plus sourd encore ce jour-là, quand le médecin m’a annoncé que mon père allait mourir. Étampes est une ville assez particulière. C’est un peu la banlieue et un peu la province. Elle brille comme un petit astre redouté pour la région alentour mais elle reste si dépendante du soleil parisien tout proche. Quand on venait de mon village, Étampes s’annonçait bruyamment avec les pavés de la route de Pithiviers. Mais que sont devenus ces panneaux émaillés qui signalaient l’entrée dans «Étampes, petite ville d’Art»? La sous-préfecture est une belle petite ville. Objectivement nous «avons» un des patrimoines les plus concentrés, les plus variés et les plus riches d’Ile de France. Eglises, belles demeures, tableaux, sculptures…en matière de sites et d’objets classés, Étampes dépasse de loin toutes les autres communes de l’Essonne. Mais Étampes n’est pas un bijou préservé dans un écrin soyeux. L’urbanisation est disparate, il est difficile de trouver 50 mètres de trottoirs homogènes. Son aspect s’améliore sans doute, mais il reste encore beaucoup de façades lépreuses et de vitrines désespérément fermées. Étampes est belle tout de même. La ville n’a ni la beauté digne des vieilles dames distinguées, ni la beauté insolente de la jeunesse, Étampes jouit de la beauté du temps qui passe. Depuis quatre ans je ne suis plus seulement de passage dans la petite ville. Je suis devenu étampois. Étampes n’est plus seulement un réservoir à souvenir, Étampes est devenu mon espace de rencontres. Les rues, les places évoquent désormais la vie des gens, ces étampois de toutes sortes que j’essaie de servir et avec qui, je dois bien le reconnaître, je me sens très heureux. Ceux qu’on voit naître et ceux qui se marient, ceux qu’on accompagne, ceux qu’on enterre. Ceux qui semble très heureux et ceux que le malheur ne semble pas quitter. Ceux que je ne ferai que croiser et ceux dont je commence à appréhender le mystère. J’aime à Étampes la variété extrême de la population qui y vit. Dans les assemblées du dimanche le paysan qui peut s’enorgueillir de dix générations d’ancêtres étampois y côtoie le congolais qui débarque. Tous les deux vivent à Étampes, pour un mois, un an, ou peut être, une vie. Chacun s’approprie et nomme la ville à sa façon. Car c’est le propre de l’humain que de nommer l’espace où il habite. Je me suis toujours intéressé aux noms et particulièrement aux noms de lieux. Quand j’étais petit j’entendais mon père dire qu’il allait labourer à la Côte Rouge, ou au Bois à Lapin et ça me fascinait. J’aime les noms, il nous révèle l’épaisseur du temps. Ce petit guide se présente sous la forme d’un dictionnaire. Tout y est mélangé, le temps et l’espace: voies actuelles et noms disparus, les pavillons de Barthélemy Durand et les anciennes auberges, l’impasse moyenâgeuse et le petit lotissement, la ferme, le hameau et la cité HLM, le cinéma et le lieu-dit perdu dans la plaine. Au hasard de l’ordre alphabétique se succèdent des mots de l’ancien français, des noms d’écrivains célèbres ou ceux de bienfaiteurs locaux complètement oubliés. Cet inventaire, parfois saugrenue, vous amusera un peu j’espère. C’est peut être ça, la curieuse poésie de la vie. Frédéric Gatineau décembre
2002
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Avertissement
(2 pages à venir)
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Sources
Aux Archives Nationales (AN) (AN F 14 8447) Plan Trudaine vers 1750. (AN MC) Archives Nationales, Minutier central. Un fichier concernant les actes des communes de l’actuelle Essonne est consultable aux Archives départementales de l’Essonne. Aux Archives départementales de l’Essonne (ADE) Les archives consultables à Chamarande sont particulièrement riches en documents concernant les anciennes seigneuries du Bourgneuf à Saint-Pierre, mais aussi celle de Valnay et de la commanderie du Chesnay (série E). La série S révèle des trésors concernant les cours d’eau, lavoirs, moulins, ponts, etc. On trouve dans les archives récentes quantité de renseignements concernant les dommages de guerre, la reconstruction ou les lotissements (série W). (ADE 5 MI 11) Microfilms des Fiches d’inventaires établies par Dominique Hervier, Monique Chatenet et Julia Fritsch. (ADE E 3802) Plan daté de 1648. (ADE E sup. 803) Traité des noms et surnoms des rues de la ville et des faubourgs d’Étampes (opuscule manuscrit de 1731). (ADE pl. DD) Plan Duprat Dauphin 1945. (ADE tch) Terrier des Chartreux de Saint-Pierre d’Étampes. (ADE 1 01 D) Nomenclature des rues rédigée à l’occasion de la pose des plaques en 1827. (ADE L109) «Il faut changer la dénomination des places, rues qui rappellent le pouvoir de l’aristocratie, le fanatisme et la féodalité» (an II). Aux Archives municipales d’Étampes (AM) (AM tv) Terrier de Valnay (16e s.) (AM Reg SM) Registre paroissial de Saint-Martin (AM 1) 8 registres d’impôts non cotés, datés de 1759 à 1789. Très intéressants documents qui présentent, rue par rue, l’ensemble des propriétés de l’époque. (AM 1 O 1 D) Dossier sur les nouvelles plaques de rues (1851). (AM série J) Dossier des établissements dangereux. (AM 2) Deux grands registres de plans non datés, postérieur à l’établissement des chemins de fers. (AM dcm) Délibérations du Conseil Municipal. Le dépouillement complet des registres de délibérations (de 1800 à nos jours) a permis d’établir avec précision la date des changements d’appellation des voies. Ils donnent par ailleurs quantité de détails sur l’évolution des équipements de la ville. Les feuilles du cadastre de 1827 sont conservées aux Services techniques de la Ville. Les matrices sont conservées aux Archives municipales. A signaler également une série de plans datés de 1815 établis pour les besoins de l’alignement. Ces plans, plus précis encore que le cadastre de 1827, nous révèlent un état ancien du bâti. Aux Archives diocésaines d’Évry (A dioc) (A dioc 1) Registre des biens de Notre-Dame (1605) (A dioc 2) Registre des biens de Notre-Dame (1673) (A dioc rfnd) Registre du conseil de fabrique de Notre-Dame. (A dioc 3) Déclaration pour messieurs de N.-D. d’Étampes de toutes les maisons et lieux qu’ils tiennent en censive… (1644) (A dioc 4) Registre des inventaires des titres et papiers de l’œuvre et fabrique de Saint-Basile (de 1588 à 1762). (A dioc 5) Censier de la fabrique Notre-Dame (1593). Aux Archives départementales des Yvelines (ADY 1Q 182) Vente révolutionnaire (congrégation Notre-Dame). (ADY 5Q2) Répertoire des ventes du district d’Étampes. (ADY 1Q353) Répertoire des ventes du district d’Étampes de 1790 à l’an V. (ADY 1Q 311) Plan du château du Bourgneuf. Autres archives privées. (fpj) Fiches établies par Paul Jousset. (apFJ) Archives privées, François Jousset. (P 2) Plan établi par le Corps Royal des Officiers Géographes (vers 1820). Ce document privé a été exposé dans le hall des Archives départementales à Chamarande en 2002. Ouvrages imprimés (BF) Basile Fleureau, Les Antiquités de la ville et du duché d’Estampes (1683). (CB) Claudine Billot, Étampes. Collection «Atlas historique des villes de France» (1989). (CF) Claire Fondet, Dialectologie de l’Essonne et de ses environs immédiats, thèse présentée devant l’université de Dijon en 1977, librairie Honoré Champion (1980). (CND) Cartulaire de Notre-Dame d’Étampes, par l’abbé Alliot. (CP) Cahiers du Patrimoine. Étampes, un canton entre Beauce et Hurepoix (1998). (de Wever) Ormoy-la-Rivière, un village du pays d’Étampes. (Dupieux) Les Institutions du pays d’Étampes (1931). (f d m c) Texte de la fondation de la messe au comte cité par Basile Fleureau (p. 317). (FG) Francis Gutton, L’ordre de Santiago, Lethielleux (1972). (lm) Léon Marquis, Les rues d’Étampes et ses monuments (1881). (mel) Les noms de lieux en Eure-et-Loir. 10 volumes publiés par la société Historique d’Eure-et-Loir. (MN) Mannier, Commanderie du grand prieuré de France. (PB) Paul Bailly, Toponymie en Seine-et-Marne, édition Amateis (1989). (Peek) Peek, Inventaire des mégalithes d’Île-de-France. (Dujardin) Estampes Mythologiques (1904) (Ce curieux ouvrage propose des étymologies farfelues dont il est difficile de tenir compte. En revanche il témoigne d’une réelle connaissance du terrain et des appellations populaires). Étampes-Histoire, Étampes en Révolution (1989). Étampes-Histoire, Le Pays d’Étampes au 19e siècle (1991). Étampes-Histoire, Travail des hommes, images de la ville (1994). Étampes-Histoire, Étampes, l’album du souvenir (1997). Huguet (E.), Dictionnaire de la langue française du XVIe siècle, Paris, Champion-Didier, 1925-1967. Godefroy (F.), Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes, Paris, 1881-1902, 10 volumes. Site internet des Amis du Château Royal d’Étampes: www.château-royal.com/ [N.B.: site disparu en 2004, en partie relayé part le site http://www.stampae.org (B.G.)] Périodiques
(bm) Bulletin municipal puis Étampes info. (adg) Annales du Gâtinais. Bulletin de la Société Historique et archéologique de l’Essonne et du Hurepoix. Le Pli, Le Républicain, Le Parisien (édition de l’Essonne). L’article sur le nom d’Étampes s’inspire largement de l’article de Bernard Jeanson paru dans le Courrier d’Île-de-France n°1 d’avril 1966. |
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| ABANDON (rue de l’) Nom donné pendant la période révolutionnaire aux actuelles rues du Sablon et Sadi-Carnot. Ce nom est sans doute une allusion au curieux nom de «rue Sans-Pain» donné à une partie de cette voie au 18e siècle. |
| ABATTOIRS Situé au n° 52, avenue de Paris, l’abattoir d’Étampes a été achevé en 1863 sur le site de l’ancien couvent des Capucins. Il est dû aux architectes Alphonse Adam et Pierre Magne. On dit qu’il aurait été en partie édifié avec les pierres de la ferme de la Grange Saint-Père (LM). Des générations d’animaux y seront abattues jusqu’à sa fermeture définitive en 1977. En 2002, on termine la réalisation sur ce site du Domaine des Capucins. L’édifice central (ancienne salle d’abattage) est surmonté d’un grand lanternon. La porte centrale est décorée d’une clef à tête de bovin. Derrière le bâtiment principal était le brûloir, au fond à gauche le dépôt de cuir. Les grands bâtiments qui ferment le clos au nord et au sud étaient occupés par les étables. Les deux pavillons de part et d’autre de l’entrée étaient réservés au logement du personnel. Face à l’entrée se trouvait le bureau d’octroi. Il existait dans une dépendance une fabrique de glace «Pantin» en 1934. |
| ABBESSES DE VILLIERS (hôtel
des) L’abbaye «Notre-Dame de Villiers aux Nonnains» était située près de Montmirault sur l’actuelle commune de Cerny. Fondée en 1220, elle possédait beaucoup de biens dans la région. Cette maison d’Étampes en faisait partie. Cet hôtel est cité dans un acte de 1394 (B F). |
| ABONDANCE (rue de l’) Nom donné pendant la période révolutionnaire à l’ancienne rue du Pain. Elle est citée en l’an II (ADY 1Q353). Pour l’idéal révolutionnaire, le pain ne pouvait être qu’abondant! Hélas, Étampes connaîtra durant cette période les troubles de la subsistance et les émeutes sur les marchés... |
| ABREUVOIR (rue de l’) Cette petite impasse disparue qui débouchait sur la rue de la Pirouette figure sur le plan de 1827. Il reste un petit renfoncement entre les nos 10 et 12 de la rue de la Pirouette. Cette voie desservait un lieu aménagé sur la Chalouette pour faire boire les animaux, ainsi qu’un petit bassin visible sur le plan de 1827. |
| ABREUVOIR (rue de l’) Nom donné à la partie de la rue du Pont d’Anjouan qui débouchait sur la rive droite de la Rivière d’Étampes sur le plan de 1827. L’abreuvoir en question était situé près du pont. |
| ABREUVOIR (rue de l’) Une autre rue du même nom est citée à Saint-Pierre, sans doute près du moulin du Bourgneuf (ADY 1Q353). |
| ABREUVOIR (ruelle de) Cette voie disparue débouchait sur la rue Saint-Martin face à la rue du Pont-Martine. Elle est aussi appelée ruelle des Mathurins en 1790 (AM 1G2) et passage des Mathurins sur le plan de 1827. Elle a été détruite à la reconstruction de la nouvelle école Saint-Martin filles (Hélène-Boucher). Elle figure encore au plan de 1946. Les abreuvoirs sont des lieux aménagés pour faire boire les animaux. Cette ancienne voie menait bien à un abreuvoir sur la Louette près du moulin Chamois. |
| ABREUVOIR (ruelle de l’) Petite voie citée en 1790, incluse aujourd’hui dans la partie nord de l’actuelle place du Port (AM 1G2). Cette voie desservait l’abreuvoir sur la Rivière d’Étampes près du Moulin du Port. |
| ABREUVOIR DE LA MANIVELLE (ruelle
de) Cette petite voie en impasse et sa dénomination figurent déjà au plan de 1827. Au bout, on trouvait le gué de la Manivelle (celui-ci figure sur le plan de 1844). L’abreuvoir était situé près du gué sur la Rivière d’Étampes. [PV H6] |
| ABREUVOIR DES CORDELIERS (rue de
l’) Cette petite voie et sa dénomination figurent déjà au plan de 1827. Elle est aussi dénommée rue de l’Abreuvoir-Saint-Gilles sur un plan de 1854 (ADE 7S201). Au bout de la rue était situé ledit abreuvoir sur la Rivière d’Étampes. Cette ruelle jouxtait l’ancien couvent des Cordeliers. Au n° 5, ancien moulin dit Moulin Rabourdin du nom de son propriétaire. [PV H6] |
| ABREUVOIR DU MOUTON (rue de l’) Cette voie est dénommée rue du Port-Saint-Gilles sur le plan de 1827. Le nom de «mouton» n’est pas d’abord une référence à la présence de ces animaux au marché Saint-Gilles, mais plutôt à l’ancienne Auberge du Mouton située rue des Cordeliers. Cette rue a bénéficié de grands travaux lors de l’établissement du Marché-Franc en 1866. L’abreuvoir, aménagé sur la rivière d’Étampes, est toujours visible près du pont. Ce pont a été élargi en 1868 et reconstruit en 1908 (ADE 7S38). Au n° 2, grande maison avec joli décor du 19e siècle. [PV H6] |
| ABREUVOIR SAINT-GILLES (rue de
l’) Nom donné à la rue de l’Abreuvoir des Cordeliers sur un plan de 1854 (ADE 7S201). |
| ACACIAS (les) Ce nom a été donné à l’un des pavillons de l’Etablissement Public de Santé Barthélémy-Durand. Il y a effectivement des acacias à proximité. |
| ACACIAS (les) Cette petite résidence pavillonnaire située au 14 rue de la Croix-de-Vernailles a été construite dans les années 1970. Il y a effectivement des acacias à proximité. Ce lotissement est desservi par une voie restée sans nom. |
| A DUPRÉ (sente à) Ce chemin du cadastre a donné son nom au lieu-dit la Sente à Dupré. [C 52] |
| AÉRODROME DE VILLESAUVAGE Nom donné à la première école de pilotage fondée par Louis Blériot en avril 1910 sur les champs des lieux-dits les Longues Raies et le Paron. Elle fonctionne jusqu’en 1912 puis quittera les lieux pour s’établir à Buc. En 1915 s’installe sur les lieux l’aérodrome de l’école militaire belge. Vers 1930, le terrain sert d’annexe à l’aérodrome de Mondésir pour l’école de pilotage militaire. On y installe une section d’autogire de 1936 à 1937. NB l’aerodrome d’Étampes Mondésir n’est pas traité dans cet ouvrage car il est situé sur le territoire de la commune de Guillerval. |
| AÉRODROME DE LA BEAUCE En 1909, les frères Farman ouvrent l’aérodrome de la Beauce sur les champs des lieux-dits les Grès et les Pièces de l’Arche. Il y a au départ trois hangars et une buvette. Trois autres hangars seront construits et, en mars 1910, une école de pilotage est ouverte sur le terrain qu’on appellera par la suite «Étampes-Aviation». Cet aérodrome fut le théâtre de quelques records. Le 18 décembre 1910, Henri Farman bat le record de durée de vol en tenant en l’air un peu plus de huit heures. Le 30 décembre 1910, le record de distance est battu par le français Maurice Tabuteau qui couvre 525 km à bord d’un Farman. Le 5 août 1911, le capitaine Félix bat le record d’altitude en partant de ce terrain. Un nouveau record d’altitude y est établi par Gouguenheim le 8 février 1912 (752 m). L’aérodrome devient militaire en 1915. Il prend le nom d’Aérodrome de la Beauce en 1933 (ADE 4 M 36). Après 1967, il ne reste sur le site que la station d’émission de Villesauvage. |
| AÉRODROME DE LA ROUTE DE DOURDAN Cet autre terrain d’aviation fut établi vers 1910 au lieu-dit les Nosolles pour l’école d’aviation Tellier. Il fut ensuite occupé par l’école Deperdussin à partir de 1912. |
| AIGLE D’OR (l’) Cette ancienne auberge citée au 19e siècle était située vers le 111 rue Saint-Jacques (fpm). Le créateur de l’enseigne avait-il quelques nostalgies impériales? On sait que, lors de passages de troupes, des personnalités de l’Empire ont séjourné à Étampes: le maréchal Kellermann en 1809, le général Grouchy et le général Suchet la même année. |
| AIRES (les) Lieu-dit non identifié cité au 16e siècle (ADE E3835). Ce toponyme n’apparaît plus par la suite. Ce nom peut désigner un terrain vague, inculte (mEL). |
| ALAIN (rue) Un des anciens noms de la rue Évezard cité en 1731 (E sup. 803). Ce nom vient sûrement d’un propriétaire notable qui habitait la rue à l’époque. |
| ALHAMBRA (cinéma)
Ancienne salle de cinéma située au 33 rue des Cordeliers. Elle est citée dès 1931. La dernière séance eut lieu vers 1965. Alhambra, de l’arabe «al-hamra», signifie «la rouge». C’est le nom de l’ancienne cité de gouvernement des princes arabes de Grenade. On avait donné à beaucoup de salles de spectacle ce nom évocateur de luxe. |
| ALIZÉS (allée des) Nom donné en 1999 à l’une des voies restées sans nom desservant le bâtiment C de la résidence du Murger de la Bataille sur le plateau de Guinette. L’alizé est un vent régulier soufflant sur l’Atlantique et le Pacifique. Tous ces noms de vents ont été donnés en référence au nouveau groupe scolaire de Guinette dénommé Éric-Tabarly. [PV F4] |
| ALLENDE Salvador (rue) Nom donné en 1980 à la nouvelle voie créée par l’élargissement de l’ancienne rue de la Gare-Saint-Martin. Salvador Allende fut élu président de la République du Chili en 1970. Il se suicida le 11 septembre 1973 lors du coup d’état militaire dirigé par le général Pinochet. Il fut une des figures emblématiques de la lutte des militants de gauche contre les régimes réputés fascistes. [PV E6] Au n° 2, Hôtel des Impôts. |
| ALOUETTES (rue des) Cette voie était dénommée ruelle du Hameau-de-Bretagne en 1829 et ce jusqu’en 1970. Les alouettes sont les oiseaux compagnons des laboureurs. [PV L9] |
| ALOUETTES (les) Champtier cité en 1549 (AM tv) aussi appelé les Mellites en 1773 (ADE H dépôt 1 B62). Ce nom ne sera plus retenu par la suite. |
| ALPHA (pavillon) Ce curieux nom a été donné à l’un des pavillons de l’Etablissement Public de Santé Barthélémy-Durand. La première lettre de l’alphabet grec peut évoquer en physique le nom d’un certain type de rayonnement. Alpha peut aussi faire référence au système de classification des humains décrit dans «le Meilleur des Mondes», les «alphas» étant l’élite de la société imaginée par Aldous Huxley. |
| ALUN (rue de l’) La «rue de Lalleu» est citée en 1553 (AD 3778). On trouve «rue de Lalun» sur un plan du Bourgneuf en 1736. Sur le plan d’alignement de 1833, cette voie est dénommée grande rue du Faubourg-Saint-Pierre. Ce nom de rue de l’Alun désigne aussi l’actuelle rue de l’Avaloir sur un plan du Bourgneuf datant du 18e siècle. Ce nom pourrait rappeler le souvenir d’une ancienne alunière. L’alun est un des sels utilisés en tannerie et teinturerie, activités très pratiquées à Étampes jusqu’au début du 20e siècle. Mais peut-être faudrait-il voir dans la vieille forme «alleu» une référence au «Franc alleu», terre de pleine propriété, affranchie de toutes obligations (à l’opposé du fief)? Une explication plus farfelue donnée par un certain Dumont (dans l’éphémère commission du vieil Étampes en 1943) prétend «qu’à l’origine la rue s’appelait “rue de la Lune”, mais que par manque de place sur la plaque le graveur a écrit rue de l’Alun»... N’importe quoi! Au coin de la rue de l’Avaloir, ancien presbytère Saint-Pierre jusqu’en 1779. Dans une des maisons de la rue était installé l’un des bureaux d’octroi créés en 1930. [PV K8] |
| AMANDIER (l’) Champtier cité en 1512 situé «au-dessus du Larry de Brières» (ADE E3913). Ce toponyme ne sera plus retenu par la suite. Les amandes n’ayant jamais été une production locale, ce nom pourrait faire référence à la vieille pratique de l’amendement des sols. |
| ANCIENNE COMÉDIE (place de l’) Place créée vers 1827 à partir du carrefour du Pont-Doré, de la placette devant l’Hôtel Saint-Yon et de l’ancienne rue du Mesnil-Girault (à l’est). Elle sera encore agrandie vers 1846. La création de cette place entraînera aussi la démolition de l’Hôtel du Grand et du Petit Mesnil-Girault pour la relier à l’ancienne rue des Oisons (ADE 3O 165). Cette place est dénommée place Royale en 1830 puis place Dauphine jusqu’en 1848. Son nom actuel lui vient de l’ancienne salle de spectacle qui était située dans une dépendance de l’auberge du Coq en Pâte, détruite en 1841 car trop exiguë et dangereuse. Au n° 2, maison avec porte en pierre moulurée. Au n° 16, maison natale de Rose Chéri (la plaque est sur la façade de la rue Sainte-Croix). Il s’agit en fait de la maison où étaient logés les acteurs de cet ancien théâtre. [PV J7] |
| ANCIENNE COMÉDIE (rue de l’) Un des anciens noms de l’actuelle rue Paul-Hugo tout près de la place. |
| ANCIENNE LAITERIE (ruelle de l’) Ce nom désignait la ruelle privée, au sud de l’ancien Abattoir, qui débouche sur la sente des Capucins. Elle est aussi dénommée ruelle du Gué de Saint-Jacques-de-l’Épée en 1894. Cette voie desservait effectivement une ancienne laiterie. |
| ANNE DE PISSELEU (hôtel d’) Cette belle maison est située au 16 rue Sainte-Croix. Auparavant, elle est désignée comme hôtel Audren au 16e siècle et comme hôtel du Plateau au 18e siècle. En 1712, elle appartient aux Duris de Vigny, en 1770 à J. Hochereau des Grèves qui fut maire d’Étampes. La maison a subi une grosse restauration au 19e siècle. Achetée par la commune en 1962, elle a été à nouveau restaurée de 1966 à 1970. Les façades, toitures, escalier à vis et porte sculptée de la salle du rez-de-chaussée du corps de logis ont été classés comme monuments historiques en 1982. L’hôtel comprend une curieuse tourelle en poivrière avec toiture en forme de cloche. Cette tourelle en briques est décorée d’une petite lucarne de pierre ouvragée. En arrière, une tourelle d’escalier octogonale hors-œuvre est percée de deux portes d’accès. L’accès primitif à la cour se faisait par la rue Sainte-Croix. Il reste une partie du pilastre droit de l’ancienne porte cochère (décoré de cannelures, il semble dater du 16e siècle). Dans la cour, la façade principale est percée d’une porte décorée de putti guerrier, de putti dansant et au-dessus un Christ ressuscité. La porte en bois est récente, elle est décorée de médaillons représentant François 1er et Anne de Pisseleu. La fenêtre du rez-de-chaussée porte la date 1538 au milieu d’un décor de masques et d’instruments de musique. Les encadrements des deux fenêtres du 1er étage sont également richement décorés de frises de putti et de masques. Les meneaux de pierre sont récents, tout comme le riche décor des lucarnes supérieures (création du sculpteur Mainporte, 1970). La façade comprend également deux grands médaillons représentant François 1er en empereur romain (création du 20e siècle) et Anne de Pisseleu en Cléopâtre avec son aspic. L’aile en retour (les anciens communs) a été reconstruite au 18e siècle, mais la façade conserve une petite porte du 16e siècle joliment décorée d’un buste de roi. La façade Est et sa fenêtre ont été très restaurées en 1970. A l’intérieur, la maison a conservé une cheminée ornementale ainsi qu’une porte Renaissance dont le linteau richement décoré comprend un enfant triton et un portrait d’enfant. L’hôtel comprend aussi des caves remarquables. L’attribution orale de cet hôtel à Anne de Pisseleu est confirmée par un ouvrage de M. de Montrond en 1837. Il est certain que la première duchesse d’Étampes n’a elle-même jamais possédé l’édifice. Anne de Pisseleu (1508-1580), favorite de François Ier à partir de 1528, fut mariée par lui en 1534 à Jean de Brosse duc de Penthièvre. François Ier leur offre alors le comté d’Étampes (qui deviendra duché en 1537). Anne devient donc la première duchesse d’Étampes. Clément Marot, pour marquer l’événement, compose un poème tout à la gloire d’Étampes et de sa nouvelle duchesse (voir Étampes). Afin de l’éloigner de son conjoint, le roi nomme de Brosse gouverneur du Bourbonnais et, en 1542, gouverneur de Bretagne. Réputée pour sa beauté et son intelligence, femme de grande culture, «la plus savante des belles et la plus belle des savantes» avait une grande influence sur le roi. Anne de Pisseleu rencontre une rivalité en la personne de Diane de Poitiers, maîtresse d’Henri II, alors dauphin. Tout sépare ces deux femmes. Si Diane de Poitiers est opposée aux idées luthériennes, Anne de Pisseleu est plus tolérante. Anne de Pisseleu souhaite éliminer Diane, qu’elle juge dangereuse. A la mort de François Ier en 1547, elle sera exilée en Bretagne. Le duché d’Étampes passera alors à sa rivale Diane de Poitiers. Les salles de l’Hotel dit d’anne de Pisseleu abritent des expositions artistiques, le service municipal de tourisme ainsi que le service culturel. |
| ANSE (rue de l’) Cette toute petite voie est désignée simplement comme «ruelle allant au carrefour» en 1790 (AM 1G2). Le nom d’anse pourrait avoir été donné en fonction de la position de cette petite voie située juste au-dessus de la rue du Petit-Panier. Anse signifie aussi oreille en argot médiéval. Par altération, elle est désignée comme «rue de Lance» sur le plan de 1815. [PV J6] Au n° 2, vieille porte à l’entourage de pierre. |
| ANTIOCHE Ce champtier situé près de Villeneuve-Monfaucon est cité en 1577 (ADE E3913). Ce nom ne sera plus retenu par la suite. Au 16e siècle, l’expression «royaume en Antioche» désigne des biens imaginaires. Ce nom pourrait suggérer une possession qui a promis plus qu’elle n’a tenu. |
| ANTIQUES (sente des) Ce chemin est cité dès 1827 comme «nouvellement nommé» car «il traverse d’antiques carrières abandonnées» (ADE 3O158). [C 140] |
| AQUILONS (rue des) Nom donné en 1999 à l’une des voies restées sans nom desservant la résidence du Murger de la Bataille sur le plateau de Guinette. Ces noms de vents ont été donnés en référence au nouveau groupe scolaire dénommé Éric-Tabarly. Les peintures de style «graph» sur les bâtiments C et D ont été réalisées en 1999 par des jeunes du quartier encadrés par les professionnels de l’association Fétigra. Ils représentent des sportifs en action. [PV F4] |
| ARBOUVILLE Nom d’une censive dépendant de la seigneurie du Bourgneuf consistant en diverses «maisons situées rue du Perray». Elle figure sur un plan du 18e siècle (AD E3845). Ce nom est-il celui du premier détenteur de la censive? Une famille d’Arbouville était seigneur de Buno au 16e siècle. Il est aussi question d’un Gillet d’Arbouville en 1368 (f d m C). |
| ARBRES DE LA LIBERTÉ C’est sur la place Saint-Gilles qu’ont été plantés les deux arbres «révolutionnaires» en 1793 et en 1848. Un nouvel arbre de la Liberté a été planté dans l’avenue de la Libération en mars 1989 à l’occasion du bicentenaire de la Révolution. |
| ARCHE DE NOÉ (l’) Nom d’une ancienne auberge située au n° 49 de l’actuelle rue de la République et citée en 1773 (AM 1G1). On prétend que c’est là que logèrent les ouvriers qui travaillèrent au chantier de Notre-Dame! Cette maison conserve des parties du 16e siècle. On y trouve une tourelle d’escalier polygonale et une niche à dais qui abrite une vierge en pierre Renaissance. Une inscription au-dessous dit que «l’original de cette image est un chef-d’œuvre si parfait que l’ouvrier qui l’a fait s’est renfermé dans son ouvrage. 1733». Cette phrase énigmatique est-elle une allusion (un peu orgueilleuse) au savoir-faire de l’artiste ou plutôt une confession d’émerveillement devant le mystère de l’Incarnation? Cette statue a remplacé en 1733 une statue d’homme représentant Noé qui devait être l’enseigne originale (Abeille d’Étampes, 25-12-1847). La niche est ornée de marguerites. Ce décor est trop répandu pour y voir une allusion à Marguerite d’Angoulême, sœur de François 1er. Dans un angle de la même maison, on voit une figure d’ange sculptée sur un culot. |
| ARCHE (ru de l’) Un des bras du Juineteau, sans doute ainsi dénommé à cause d’un pont à belle arche qui le traversait. On appelait communément «arche» un pont d’une seule portée. |
| ARCHEPEAU (rue) Rue non identifiée citée en 1731 (E sup. 803). Elle était située dans la paroisse Saint-Martin. Est-ce une déformation locale du nom Charpeau? |
| ARCHERS (rue des) Voie dénommée ainsi en 1969 en souvenir de l’ancien Hôtel de l’Arquebuse, siège de la compagnie des archers d’Étampes. Cette voie est une partie de l’ancienne Promenade du Port. [PV J6] On y voit dans une maison les vestiges de l’ancienne chapelle du Grand Cimetière. La «moyenne surface» ED a été aménagée dans l’ancien Casino. |
| ARDENNES (chemin d’) Cette voie citée en 1791 (AM 1G2) menait vers Ardennes. Ce joli hameau situé sur le plateau de Saint-Hilaire est un ancien fief des Célestins de Marcoussis cité dès 1248. Ce nom d’Ardennes pourrait venir du gaulois «ard» qui signifie hauteur. [C 421] |
| ARDOISE (l’) Cette grande maison située au 4 rue du Petit-Saint-Mars était aussi appelée la ferme de la Belle-Ardoise. Ce nom doit venir de la couverture en ardoise sur les bâtiments qui contrastait sans doute avec les petites tuiles environnantes des masures du Petit Saint-Mars. |
| ARQUEBUSE (hôtel de l’) Situé au niveau de l’actuelle rue des Archers, le nouvel hôtel de l’Arquebuse a été bâti en 1772. Le bâtiment précédent était situé non loin. L’arquebuse était une arme à feu qui, peu à peu, a supplanté l’arc et l’arbalète. La compagnie des arbalétriers d’Étampes est citée dès 1179, mais c’est en 1549 qu’est établie la Compagnie d’arquebuse royale. Au 18e siècle, son cri était «les Sables» ou «les écrevisses». La Compagnie d’arquebuse d’Étampes était une des plus importantes du Royaume à la veille de la Révolution. En 1786, il est dit que: «La compagnie de l’arquebuse vient de faire bâtir un bâtiment près le Jeu de Paume» (AM I). La première fête de la rosière en 1790 se termina par un bal à «l’Arquebuse» (lm). Cette tradition de salle des fêtes perdura par la suite car sur l’emplacement de cet hôtel s’établit au 19e siècle le café-salle de bal «la Rotonde», puis la salle du Casino. |
| ARTISANAT (rue de l’) Cette voie située dans la zone industrielle a été dénommée ainsi, sans doute pour honorer la «première entreprise de France». [PV L2] |
| ASILE (passage de l’) Venelle qui débouche sur un pont de la Louette près de l’asile Saint-Martin (actuellement site de l’école Hélène-Boucher) et de l’abreuvoir. Ce nom figure sur un plan de 1851 (ADE 7S38). L’expression «salle d’asile» désignait, au 19e siècle, une école maternelle. |
| ASSAS (allée d’) Nicolas, chevalier d’Assas (1733-1760), était capitaine du prestigieux Régiment d’Auvergne. Il tomba héroïquement à la bataille de Cloestercamp. Tout le lotissement de la résidence du Pont Saint-Jean est cerné par les noms de héros qui n’ont, hélas pour beaucoup, rien à voir avec l’histoire d’Étampes. [PV H5] |
| ATLANTIQUE (avenue de l’) Nom donné en 1999 à l’une des rues restées sans nom desservant la résidence du Murger de la Bataille sur le plateau de Guinette. Ce nom a été donné en référence au nouveau groupe scolaire dénommé Éric-Tabarly. Tant de fois le grand navigateur a traversé le grand Océan! [PV F4] |
| AUBERGE DU SAUVAGE (venelle de
l’) Cette petite voie aujourd’hui disparue est citée en 1599. Elle était située près du n° 6 rue du Cloître-Notre-Dame, et fut par la suite incluse dans le clos du presbytère Notre-Dame. Elle desservait, bien sûr, l’Auberge du Sauvage. |
| AU BON COING Le nom de cet ancien débit de boissons est cité par Marquis, en 1881, comme récemment disparu. L’établissement était situé au coin des actuelles rues Saint-Antoine et Cyrille-Brossard (anciennement rue du Collège, puis rue des Barnabites, puis Petite-Rue-Saint-Antoine). Claude Parrain signale par ailleurs qu’il a lui-même connu un débit de boisson homonyme, Au Bon Coin, celui-là à l’angle de la rue de la Juiverie et de la rue Sainte-Croix. |
| AUBRAC Lucie (allée) Cette petite voie située près du groupe scolaire Éric-Tabarly fut inaugurée en présence de la résistante en 2001. |
| AUDEMARD Pierre (rue) Nouvelle voie du Petit Saint-Mars dénommée en 1965. Pierre Audemard, radio-électricien, tenait un magasin rue de la République et fut maire-adjoint d’Étampes pendant l’Occupation. Il organisa le réseau de résistance «Ceux de la Libération» avec Louis Moreau. Arrêté en juin 1943 après le parachutage de la Montagne, il est déporté à Buchenwald. Il meurt à Mathausen en 1945, le jour même de la libération du camp. Sa tombe est au cimetière de Roinville-sous-Dourdan. [PV E7] |
| AU-DESSUS DE VILLENEUVE Lieu-dit du cadastre, en grande partie boisé, aujourd’hui compris dans l’enceinte de l’hôpital Barthélémy-Durand (voir Villeneuve-Montfaucon). [LD 14] |
| AU-DESSUS DES MITRESSES Ce lieu-dit du cadastre de 1827 n’a pas été retenu dans le cadastre actuel (voir les Mitresses). [ALD 365] |
| AU-DESSUS DES ROCHES Lieu-dit du cadastre en partie boisé (voir les Roches). [LD 122] |
| AU DESSUS DU BOIS Toponyme du cadastre de 1827 qui n’a pas été retenu dans l’actuel cadastre. Le bois en question est celui des Bois-Blancs. [ALD 304] |
| AUDITOIRE SAINT-PIERRE Aussi appelée «auditoire du Bourgneuf», cette maison était située au 18 rue de l’Avaloir ou bien au 45 rue Sadi-Carnot (d’après C B). Cette dernière maison comprend toujours une porte piétonnière cintrée en pierre. Les auditeurs du Roi étaient des personnels de justice qui, sous l’Ancien Régime, recevaient les accords des parties et menaient les enquêtes. |
| AUDREN (hôtel) Nom ancien de l’hôtel dit Anne de Pisseleu. Ce nom vient d’un des prévost d’Étampes Simon ou Guillaume Audren qui en étaient propriétaire entre 1512 et 1538 et qui l’ont, semble-t-il, fait construire. |
| AUGUSTINES (allée des) Nom donné en 1974 pour la voie qui dessert ce lotissement créé en 1968. Les sœurs Augustines de l’Hôtel-Dieu de Paris possèdent la maison voisine de Gérofosse depuis 1862, mais la congrégation est présente à l’Hôtel-Dieu d’Étampes dès le 17e siècle. [PV J9] |
| AULNOIS BRULÉS (les) Champtier cité en 1785 vers la Prairie Saint-Martin (ADE 136J16). Ce genre de toponyme peut évoquer le souvenir d’un incendie ou plutôt d’un défrichement. L’aulne est une essence d’arbre utilisée jadis comme bois de chauffage ou encore pour la fabrication des sabots. |
| AUMÔNERIE
DES BRETONS Le premier établissement de ce nom est cité en 1085 comme «maison-Dieu du Vieil Étampes». Il était situé au bord d’une grande voie de pèlerinage pour venir en aide aux pauvres voyageurs. Au 13e siècle, ce petit hôpital laissa sa place au couvent des Mathurins pour s’installer à l’emplacement de ce que l’on appellera plus tard l’Hôpital Saint-Antoine. Le nom de «bretons» trouverait son origine de ce que l’établissement passe pour avoir logé les bretons qui passaient pour aller aux pèlerinages de Jérusalem, de Saint-Jacques ou de Rome. Plus certainement, ce nom pourrait être un indice d’une immigration bretonne au moyen âge. |
| AUTHON (chemin d’) Ce chemin conduisait au village d’Authon-la-Plaine qui était dénommé Authon-en-Beauce jusqu’en 1847. |
| AUTOMNE (allée d’) Nom donné à l’allée sud de la promenade du Port sur un plan de l’an IV (AM 1 O 168). Qu’elle devait être jolie la promenade bordée d’arbres à la chute des feuilles! |
| AVALOIR (rue de l’) On trouve les formes suivantes: rue «de la Valloyere» en 1580 (AD E3771), «de Lavalloy» sur le plan de 1648, «de Lavalouer» au 18e siècle. Cette voie est dénommée aussi comme rue de l’Alun sur un autre plan du Bourgneuf au 18e siècle, et rue du Faubourg-du-Levant pendant la Révolution. Un avaloir est une pêcherie en vieux français mais la rue n’est bordée par aucune rivière. Ce mot désigne aussi la courroie qui passe sur les fesses du cheval (CF). On appelait aussi «pierre d’avaloir» la pierre qui permettait de monter et descendre de cheval. Enfin, avaloir peut aussi signifier «descente». Ce nom pourrait venir simplement de la déclivité de la rue vers le Port. [PV K8] Dans cette rue était l’ancienne ferme du Prieuré Saint-Pierre. Au n° 18, ancien Auditoire cité au 18e siècle. A l’angle de la rue de l’Alun, un plan du Bourgneuf (18e siècle) nous apprend qu’on y voyait les «restes des ruines d’un ancien presbytère compris dans le domaine». |
| AVEUGLES
(rue des) Cette rue est citée dès 1605 (Adioc.reg ND). Elle est citée comme petite rue des Aveugles en 1791 (AM 1G2). Un puits est cité dans la rue en 1821. Pourquoi ce nom? On peut imaginer que ce lieu fût possédé comme biens de fondations par une communauté hébergeant des aveugles, mais on n’en trouve pas trace... «Aveuglement» est aussi un terme couramment usité pour indiquer une fermeture, un manque de vue; en l’occurrence, peut-être, du fait de la présence des murs des fortifications du faubourg Saint-Pierre. Au 18e siècle, une maison située rue des Aveugles appartenait à la commanderie Saint-Jean de Latran. [PV J8] |
| AVOCAT (l’) Ce lieu est aussi dénommé «Preneux» en 1461 (ADE 52 H 6). Ce toponyme disparu était sûrement situé près de l’actuel Gué de l’Avocat. |
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| BADRAN (rue) Cette rue est citée dès 1731 (ADE E sup. 803). Badre en vieux français signifie farine délayée dans l’eau. Ce nom pourrait donc être lié à l’activité minotière du lieu. Le pont pavé sur la Chalouette pourrait dater du 18e siècle. [PV D6] Au n° 2 bis se trouvait le presbytère Saint-Martin au début du 20e siècle. Au n° 3, cette grange, aujourd’hui propriété privée, a été achetée par la ville comme remise des pompiers en 1919. Au n° 3 bis, ancienne laiterie Bocquet citée en 1940 (journal paroissial, 1940). Un lavoir est cité en 1875 au coin de la rue des Moulins. |
| BADRAN INFÉRIEUR (moulin) Situé au n° 5 de la rue Badran, ce moulin est cité dès 1768 (AM 1). Il aurait été établi au cours du 18e siècle. Il est désigné comme moulin Martin au début du 20e siècle. Un détachement de l’école d’aviation s’y installe en 1914, le site prend alors le nom de Quartier Princeveaux. Puis le moulin sert de logement pour les prisonniers de guerre allemands, de fin 1915 à 1919 (AM dcm). |
| BADRAN SUPÉRIEUR (moulin) Situé au n° 7 de la rue Badran, il est aussi appelé moulin Caroline au 19e siècle (LM). Dans un acte de 1760, il est qualifié «moulin à papier». Le moulin a été déclassé en 1938 (ADE 7S49). Il reste l’emplacement et l’axe de la grande roue. |
| BAILDAR (moulin) Le moulin «Beldard» est cité en 1790 (AM 1G2). Il aurait été établi au cours du 18e siècle. Il est aussi appelé moulin Charpentier au 19e siècle (LM). Ce moulin disparu était situé à l’emplacement du n° 9 de la rue Badran. Il a servi de logement pour les soldats en garnison en 1915 (AM dcm). |
| BAINS DOUCHES Il y eut plusieurs établissements de bains publics à Étampes. Des bains figurent sur le plan sur le Juineteau dès 1826 (ADE 7S51). L’établissement est encore cité en 1838 (ADE 7 S 26). Il en existait aussi près de l’Usine à Gaz dès la fin du 19e siècle. Des bains-douches sont aussi cités sur la place Saint-Gilles en 1905. Toujours en 1905, voit le jour un nouveau projet de bains et de piscine aux Portereaux. Il sera vite abandonné. Enfin, les bains-douches municipaux seront établis dans la piscine du Pont Saint-Jean en 1930. |
| BALBIANO sous Lieutenant (rue du) Roger Firmin Balbiano est l’un des deux aviateurs français dont l’appareil a été abattu le 16 juin 1940 au-dessus du Rougemont. Il appartenait au groupe aérien 502 basé à Amiens. Il avait 37 ans en 1940. [PV H4] |
| BANNIÈRE (la) Lieu-dit du cadastre. Ce terme peut désigner un lieu humide («baignieres») mais ce n’est pas le cas pour cette portion de plaine au Sud-Est de Lhumery. Bannière signifierait plutôt: lieu soumis au ban (banal) ou appartenant à l’officier des bans seigneuriaux (mEL). [LD 189] |
| BARAGINE (sente de la) Ce chemin figure au cadastre de 1827. La «rue Baragine» est citée en 1684 (ADEtch). On trouve aussi «rue Baraquine» citée en 1704 (AD E 3813) et «sente de la Baraquine» en 1869 (ADE 3O168). «Les Barragines» est un lieu-dit de la commune de Morigny-Champigny proche de Saint-Pierre. Ce chemin qui part d’Étampes y menait. Le nom de baragine pourrait indiquer un chemin coupé par un barrage (peut-être l’octroi entre Morigny et Étampes) ou bien il pourrait venir du mot barrocher qui signifie amasser. [C 418] |
| BARDEAU (le) Ce champtier est cité en 1657 sous diverses formes: «Bardeau», «Barbie» ou «Barbion». Il était situé «près les fossés de la porte Saint-Martin» (ADE E3913). Ce nom n’a pas été retenu par la suite. Ce mot tiré du gaulois «bard» peut indiquer un lieu argileux (m.EL). Un vestige de fossé, jadis sans doute rempli d’eau, subsiste à cet endroit près de la rue du Filoir. |
| BARGAULT (le) Champtier cité en 1655 mais non situé (ADE E3772). Ce nom n’apparaît plus par la suite. Il pourrait venir de barguigner, commercer. Le «bargault» pourrait donc être une terre issue d’un marchandage. |
| BARNABITES (rue des) Un des anciens noms de l’actuelle rue Cyrille-Brossard (ADE 2O509). Cette voie longe le mur Est de l’ancien couvent de la rue Saint-Antoine. Les Barnabites sont des religieux de l’ordre des clercs de Saint-Paul. Leur nom vient de ce que leurs fondateurs s’assemblèrent à l’origine dans l’église Saint-Barnabé de Milan. Une communauté de Barnabites s’installe à Étampes rue Saint-Antoine, en 1629, dans la maison à tourelle à l’angle de la rue Magne (le premier Collège). Très vite, on leur donne la maison de l’ancien hôpital Saint-Antoine. Pendant la période révolutionnaire, une partie des locaux de l’ancien couvent va servir d’Hôtel de Ville. Sur un plan de l’an VI figure la mairie avec le bureau du maire. |
| BARNABITES (impasse des) Ancien nom de l’impasse des Pavillons qui débouche sur le mur ouest de l’ancien couvent. |
| BARON (le) Cet ancien hôtel était situé à l’angle de la rue de la Juiverie et de la rue Sainte-Croix. C’est ici, ainsi qu’à l’hôtel de Danjouan, que fut logée l’infante Marie Thérèse et sa suite le 21 février 1745 (lm). Le nom de cet hôtel pourrait venir d’un certain Pierre Baron, médecin, seigneur de Lhumery, qui fut maire d’Étampes en 1630. Il est surtout connu comme l’auteur d’un poème en latin intitulé «la prise d’Étampes» daté de 1657. |
| BARRE (porte de la) Ancien nom de la porte Saint-Martin ou porte de la Bastille (BF). La porte était située à l’entrée de la rue d’Enfer. «Barre» signifie limite ou lieu de péage en vieux français; il s’agissait effectivement de la matérialisation de la limite entre la ville d’Étampes et son faubourg Saint-Martin. Barré peut aussi signifier fortifié. De fait, c’était la porte la plus fortifiée de la ville et elle fut le lieu de terribles combats en 1652. On sait que pour redresser le coude par où passait la route de Paris Orléans à cette endroit la municipalité en 1769 «fit combler les fossés et demolir une partie du mur des remparts qui descendait aux Portereaux». La porte fut finalement démolie en 1772 car elle menaçait ruine (lm) |
| BARRE (la) Ce fief, aussi appelé fief du Vivier, était situé vers l’actuelle place du Filoir, c’est-à-dire tout proche de la porte de la Barre. Il est cité parmi les possessions des Célestins de Marcoussis en 1407. |
| BARRÉE (sente) Ce chemin cité en 1869 était situé au faubourg Évezard (ADE 3O168). La signification est claire, il s’agit d’un chemin dont on a barré l’accès à un certain niveau. |
| BARRICADES (les) Cité dès le 17e siècle (AD E3835), ce lieu-dit du plan de 1827 n’a plus été retenu dans l’actuel cadastre. Ce lieu est aussi dénommé l’Isle de Gallardon sur un plan de 1770 (AD E 3847). «Barricades» signifie fosses ou fondrières en ancien français. Ce lieu coincé entre les bras du Juineteau était fortement marécageux. [ALD 314] |
| BARRICADES (maison des) Cette maison est citée dans un document de 1790 dans la rue du Perray (AM 1G2). Elle tenait son nom du lieu-dit qu’elle jouxtait. |
| BARRICADES (moulin des) Cet ancien nom du moulin Bas-Canal est cité en 1827 (ADE 7S51). |
| BARRICADES (rue des) Cette voie n’existe pas au cadastre de 1827, mais sur le plan d’alignement de 1833 on trouve à peu près à son emplacement le passage des Cains. La voie a été créée pour desservir le lotissement terminé en 1925 (AM dcm). Le nom n’a aucun rapport avec d’éventuelles émeutes mais vient du nom de l’ancien lieu-dit qu’elle traverse. [PV IJ8] Au n° 10, cette petite maison entièrement en briques, dans le style des maisons du Nord, était un ancien atelier de menuiserie. |
| BARRIÈRE DE PARIS Elle est aussi appelée Barrière des Capucins (AM 2). On appelait «barrière», les portes d’octroi. Celle-ci était située dans l’avenue de Paris, au droit des anciens Abattoirs. |
| BARRILLET (le) Maison citée en 1605 située rue Évezard vers l’ancien rempart (Adioc 1). On appelait «barillet» un fabriquant de tonneau. Ce mot pourrait aussi être un dérivé de «berlier», le cresson sauvage. Il pourrait enfin évoquer la quantité de la redevance perçue, le barillet étant une ancienne mesure contenant environ 72 litres (m.EL). |
| BARRILLET (moulin) Ce moulin disparu figure sur un plan de 1830 sur le ru de Galardon (ADE 7S36). Il tenait son nom du sieur Barillet qui l’établit sans autorisation vers 1807. La «motte» du moulin figure encore sur un plan de 1835 (ADE 7S54). |
| BAS-CANAL (le) Ce bras artificiel du Juineteau (canal bas) a disparu sous la déviation de la nationale 20. Il était situé au niveau du lieu-dit le Milieu de la Prairie. |
| BAS-CANAL (moulin du) Ce moulin était plus souvent appelé moulin de la Fosse Gombier au début du 19e siècle ou bien moulin des Barricades. Ce nom vient du ruisseau du Bas-Canal. Le moulin fut établi par Gouvet en 1826. Cet ancien moulin à blé fut transformé vers 1875 en usine de couvertures jusqu’en 1879. Le moulin cessa son activité à la fin du 19e siècle. A côté, ou dans cet ancien moulin, on trouvait une fabrique d’eau de javel en 1869 (ADE 2 P 88). Au début du 20e siècle, le bâtiment sert de séchoir à laine. Le bâtiment subsiste mais tombe en ruine. Dans une délibération du conseil municipal de 1899, il est question du «moulin de Bacchanal»... De Bas-Canal à Bacchanale, il n’y avait qu’un pas. Un jeu de mot associait donc ce pauvre moulin aux fêtes en l’honneur de Bacchus. |
| BAS-CANAL (chemin du) Ce chemin longe au Sud la grande déviation de la nationale 20 qui a tué le petit ruisseau du «Bas-Canal». [PV HJ8] |
| BASCULE (la) Ce pont-bascule pour peser les voitures en transit en vue de l’octroi, est cité en 1844. Il était situé avenue de Paris, à la Pointe. |
| BAS DE BEAUREGARD Champtier cité en 1790 (AM 1G2) (voir Beauregard). |
| BAS DE LA VALLEE COLLIN Lieu-dit du cadastre (voir Vallée-Collin). [LD 24] |
| BAS DES CAPUCINS (le) Lieu-dit du cadastre (voir Capucins). [LD 23] |
| BAS DES FIEFS (les) Lieu-dit du plan de 1827, qui n’a plus été retenu dans l’actuel cadastre (voir Fiefs). |
| BAS DES FIEFS (chemin du) Ce chemin est cité dans la nomenclature de 1905. Il longe la voie ferrée Étampes-Beaune-la-Rolande. [PV D89] |
| BAS DU GIBET (le) Lieu-dit du cadastre (voir Gibet). [LD 15] |
| BAS DU LARRIS (le) Lieu-dit du cadastre, en grande partie boisé (voir Larris). [LD 8] |
| BAS GRENETS (les) Lieu-dit du cadastre en partie boisé (voir Grenets). On y a fait des trouvailles de silex taillé du paléolithique supérieur ainsi que des céramiques. [LD 134] |
| BAS MERISIERS (les) Lieu-dit du cadastre (voir Merisiers). [LD 202] |
| BAS ROUGEMONT (le) Champtier cité en 1790 (AM 1G2) (voir Rougemont). |
| BASE DE LOISIRS Les 70 hectares de la Base de loisirs ont été aménagés sur les lieux-dits suivants: La Fosse Gombier, Entre la Juine et le Juineteau, la Prairie de Vauroux, les Groux de Vauroux, les Bois de Vauroux et la Prairie du Petit Saint-Mars. Les premiers projets d’aménagement de cette zone humide en Base de Loisirs apparaissent dans les délibérations du conseil municipal à partir de 1966. L’acquisition des terrains commence en 1967. Les 5 hectares d’étangs artificiels seront mis en eau à partir de 1970. C’était une façon radicale de valoriser le marais d’Étampes. Au milieu du premier plan d’eau se trouve l’Ile du Moulin. La base a été inaugurée officiellement en juillet 1977. Le deuxième plan d’eau a été creusé en 1983. L’immense toiture du restaurant évoque celle d’une pagode. Le mur d’escalade est une sculpture d’Ipousteguy créée en 1990. La piscine à vagues a été inaugurée en juin 1993 (architecte Brinon). Non loin se dresse le pseudo mégalithe de grès en forme de babouin. Cette roche a été mise à jour au cours des travaux de terrassement. |
| BASSE COUR DE NOTRE-DAME (la) Ce lieu cité en 1383 était probablement situé dans l’enceinte du cloître Notre-Dame (CND). Le terme de «Basse Cour» désigne habituellement les cours intérieures réservées aux usages courants dans les lieux seigneuriaux. |
| BASSE DE LA FOULERIE (rue) Ancien nom de l’actuelle rue Paul-Doumer. Une foulerie est un atelier où l’on travaille les draps. La rue bordée par la Rivière d’Étampes était un quartier de mégissiers et drapiers. Une tannerie y est citée dès 1605 (Adioc.1). On compte dix mégisseries dans cette rue sur le plan de 1845. |
| BASSES COUTURES (les) Ce nom de lieu-dit est cité en 1775 (AM 1G2), il figure encore au plan de 1827 (voir Coutures). [ALD 397] |
| BASSES COUTURES (sente des) Ce chemin est cité en 1889 (ADE 3O158), il traverse en partie le lieu-dit les Coutures. [C 141] |
| BASSE DES GROISONNERIES (rue) Ancien nom de l’actuelle rue Brunard. Ce nom témoigne d’une ancienne activité artisanale. Le «Groizon» désignait la pierre blanche réduite en poudre dont on se servait pour préparer les parchemins. |
| BASSES GARCES (les) Lieu-dit du cadastre. Garces signifie jeunes filles en vieux français, alors pourquoi ce nom dans ce terroir? [LD 105] |
| BASSE GLAZE Ce champtier situé près du Rougemont est cité en 1790 (AM 1G2). «Glaze» est une déformation de Glaises (voir les Glazes). |
| BASSES MALHEUVRES (les) Ce lieu-dit du cadastre de 1827 n’a plus été retenu dans l’actuel cadastre. Le champtier et la sente des «Basses Malouvres» sont cités en 1790 (AM 1G2) (voir Malhouvres). [ALD 356] |
| BASSES MARES (les) Lieu-dit du cadastre de 1827 qui n’a pas été retenu dans l’actuel cadastre. Il est cité dès 1781 comme nom alternatif au champtier des Rosières (AD 81 H 10). Il reste deux mares non loin de cet endroit à l’entrée du hameau du Chesnay. [ALD 307] |
| BASSES MÉLITES (les) Lieu-dit du cadastre, en partie boisé (voir Mélites). [LD 106] |
| BASTILLE (place de la) Ce nom évoque le souvenir d’une fortification disparue à la porte Saint-Martin. La porte elle-même était réputée pour être la plus fortifiée de la ville. Un bastion est de fait cité ici en 1605 (Adioc 1). [PV G6] La pharmacie et sa jolie devanture ancienne est citée en 1940 comme pharmacie «franco-anglaise et de l’aviation». C’était assurément un double gage de modernité pour l’époque (ADE 840W2). |
| BATTES (les)
Lieu-dit du cadastre, «Bastes» est cité en 1610 (AD E 3786). On trouve aussi la forme «les Batres» au plan d’intendance de 1785. «Battes» signifie bois défrichés (abattus) en vieux français. Ce lieu pentu est en effet bien déboisé en comparaison des bois qui le bordent aux lieux-dits les Roches et Chalouettes (mEL). En parler local, on disait aussi d’une terre qu’elle était «battante» quand elle se montrait argileuse mais d’un bon rapport. [LD 222] |
| BATTES (sente des) Ce chemin figure déjà sur un plan du 18e siècle (AD E3845). Il dessert le lieu-dit du même nom. [C 49] |
| BAUBION Nom d’un champtier non identifié, cité en 1593 (A dioc 5). Ce mot signifie «bègue» en vieux français. Il pourrait donc s’agir d’une caractéristique du propriétaire ou de l’exploitant. |
| BAUDET (sente) Cette voie est citée dans une délibération de 1894. Il s’agit sans doute de l’actuelle partie nord de la sente des Capucins. Baudet était le nom du propriétaire. |
| BAUGIN (rue) Cette rue, rendue sombre par les grands murs noirs de l’ancien Hôpital, est désignée comme rue de la Feusterie au 18e siècle, rue de l’Hospice ou rue de l’Hôtel-Dieu jusqu’en 1877. Pierre-François Baugin est l’un des bienfaiteurs de l’hospice. Il est l’auteur d’un legs en 1829 qui permit, entre autres, la construction de l’hospice des vieillards c’est-à-dire «le bâtiment blanc» de l’ancien Hôtel-Dieu. Un pont couvert enjambe la petite rue, il relie les deux parties de l’ancien Hôtel-Dieu. Cette galerie date du 19e siècle, mais un premier pont fut établi ici dès 1757. [PV J6] Au n° 12, maison ancienne avec porte de pierre en arc de cercle, au profil élégant. |
| BAVILLON (le) Cette maison est citée en 1605 dans la rue Évezard (Adioc1). Il pourrait s’agir d’une déformation de pavillon. |
| BAYARD (rue) Pierre du Terrail seigneur de Bayard (1475-1524), le chevalier «sans peur et sans reproche», a combattu sous Charles VIII, Louis XII et François 1er. Grand vainqueur de Marignan, il sera mortellement blessé à Romagnano neuf ans plus tard. Tout le lotissement de la résidence du Pont Saint-Jean est cerné par des noms de héros qui n’ont, hélas, souvent rien à voir avec l’histoire d’Étampes. [PV H5] |
| BAZOCHE Cette maison du 4 rue des Cordeliers figure sur le «plan d’Étampes au 18e» restitué par Léon Marquis. La «basoche» désigne habituellement un lieu de justice. |
| BEAU Gaston (place) Le parking de stationnement régional (PSR) a été créé en 1995 sur l’emplacement de la cour de la gare de marchandises. Cet espace a été dénommé ainsi en 200I. Gaston Beau (1904-1994) était sous-chef de la gare d’Étampes. Il se distingua par des actes de résistance. Dès 1940, il hisse le drapeau national sur la gare le 14 juillet. En août 1944, Gaston Beau parvient à communiquer l’emplacement exact des batteries allemandes aux Américains, basés à Monnerville. Ces précieux renseignements évitent un bombardement massif de la ville d’Étampes. |
| BEAUCE (allée de la) Voie nouvelle dénommée ainsi en 1978. Faut-il rappeler qu’Étampes est effectivement située à l’extrême nord-ouest de cette région naturelle qu’on appelle Beauce? [PV H3] |
| BEAUCE (rue de) Nom donné à la rue de la Juiverie de 1940 à 1944, pour supprimer le nom de «Juiverie». Ce nom collait certainement mieux à l’idéologie du «retour à la terre» prônée par le Maréchal Pétain et la «Révolution Nationale». Le premier «statut des juifs» est promulgué par le gouvernement de Vichy dès le 3 octobre 1940. |
| BEAUCERAIE (la) Cet établissement spécialisé pour adultes polyhandicapés est situé au 8-10 rue des Epinants. |
| BEAUREGARD (rue de) Nom donné à l’actuelle rue du Renard en 1605 (A dioc.1). Cette petite rue, coincée dans la ville médiévale, n’a jamais bénéficié d’un beau panorama. «Beau regard» pourrait bien être plutôt une déformation de Beau Renard. |
| BEAUREGARD (sente de) Ce chemin est cité en 1827 comme «nouvellement dénommé» (ADE 3O158). Il dessert le lieu-dit du même nom. |
| BEAUREGARD (rue) Cette voie s’appelait chemin des Postes jusqu’en 1989. Le nom actuel vient du lieu-dit situé non loin. [PV DE7] |
| BEAUREGARDS (les) Lieu-dit du cadastre. Ce nom peut être une référence au beau point de vue sur Étampes que l’on admire depuis cette extrémité nord-est de la colline du Rougemont. [LD 151] |
| BEAUVOIR Simone de (école) Cette école maternelle a été construite et dénommée en 1987 (architecte Arnaud). Simone de Beauvoir venait de disparaître l’année précédente. Il est assez surprenant que son nom ait été donné à une école maternelle, Simone de Beauvoir s’étant si souvent défendue contre l’instinct du même nom... Le bâtiment est couvert d’un immense toit de tuiles mécaniques qui, de loin, ressemble à une grande tente. |
| BEAUX CHÊNES (résidence
des) Ces immeubles modernes sont situés au n° 69 avenue de Paris. Il n’y a plus de chênes à proximité. |
| BEC (rue du) Ancien nom d’une rue dont on sait, par un document de 1741 (ADE E sup. 803), qu’elle débouchait sur l’actuelle rue Magne. Le mot de bec, jadis synonyme de pointe, pourrait faire référence à l’angle formé par un croisement de rues. Il pourrait par conséquent s’agir de la rue de la Vigne. |
| BECASSINE la (rivière) Nom d’un bras de rivière appelé aussi fossés de la Procession sur un plan de bornage de 1866. Les bécasses devaient être fréquentes jadis dans le marais d’Étampes. |
| BÉDEGOND Le hameau «Beddagon» est cité dès 1104, «apud Bedegon» est cité en 1317 (CND). «La chapelle de Badegon» en 1548 (AN MC). Ce nom pourrait venir du «bedegard» qui est une sorte de plante (voir Saint-Jacques de Bézégond). |
| BÉGUINES (les) Une maison dite «les Béguines», rue de la Foulerie, est citée dans un acte de 1567 (AN MC). Les Béguines étaient des religieuses qui vivaient en couvent sans avoir prononcé de vœux. Cette communauté est citée par Basile Fleureau mais elle n’est déjà plus qu’un souvenir à son époque. |
| BÉGUINES (carrefour des) Cet ancien nom de l’actuelle rue de la Manivelle est cité en 1731 (ADE E sup). 803). La maison précédente devait être située non loin. |
| BEL-AIR
Lieu-dit du cadastre en partie boisé. Il tient son nom d’un hameau disparu. Ce hameau est cité au moins dès le 18e siècle. Une auberge à Bel-Air (le long de l’ancienne nationale 20) est citée en 1827 (ADE 3O158). Une usine de fonderie de suif est citée à Bel-Air en 1855 (ADE 5 M 15). La dernière ferme sera démolie en 1876 (lm). Les lieux-dits «Bel Air» sont généralement situés sur des lieux en hauteur où l’on bénéficie d’un bon air, c’est bien le cas ici. Certains prétendent que ce toponyme trahit un ancien lieu de culte dédié à Belenos. [LD 143] |
| BEL AIR (passage de) Ce passage sous la voie ferrée est situé près de l’emplacement du hameau disparu. Créé en 1841 pour le passage des eaux pluviales, il fut agrandi en 1842 pour le passage des piétons et des animaux. Il existe toujours. |
| BEL APORT «Balaport» est cité en 1577 (ADE E3913). Ce champtier figure sur un plan du 18e siècle (AD E3845). Il était situé près de Heurtebise. Ce terme pourrait laisser entendre qu’il s’agit d’une terre dont l’achat ou l’héritage s’est révélé d’un bon rapport. |
| BÉLIARD Édouard (rue) Édouard Beliard (1832-1912) fut maire d’Étampes de 1892 à 1900, période pendant laquelle il se montre assez violemment anticlérical. Il s’adonne aussi à la peinture. Sa tombe est au cimetière Saint-Gilles. La rue est dénommée rue de Mazeaux ou des Groisonneries sur le plan 18e siècle (AD E3845). Une délibération de 1913 émet le souhait que le nom de Beliard devait être donné à l’une des voies nouvelles projetées dans le futur quartier de Guinette. Ce projet de quartier dans la ville haute restera dans les cartons, c’est donc la rue du Flacon qui fut choisie en 1923 pour honorer l’ancien maire. [PV I6] Au n° 1 ter, emplacement de l’ancienne Auberge des Rois. Au n° 17, petite maison 19e siècle avec un joli décor malheureusement dégradé. Au n° 21, cette grande maison ancienne figure sur le plan de 1827. |
| BELLE ARDOISE (la) Lieu-dit du cadastre. La ferme de l’Ardoise est appelée Belle Ardoise sur le plan de 1827. [LD 99] |
| BELLE AVOINE (la) Lieu-dit du cadastre de 1827 qui ne sera pas retenu dans le cadastre actuel. Ce toponyme semble indiquer un champ qui rapporte bien. L’avoine était une céréale jadis très employée pour l’alimentation des chevaux. [ALD 387] |
| BELLE BORNE (sente de la) Cité en 1869 (ADE 3O158), ce chemin, aujourd’hui disparu, était situé entre la Nationale 20 et le lieu-dit Les Pointes. Les bornes étaient des éléments très importants du paysage rural. La borne en question devait être particulièrement repérable dans cette plaine. Le terme de borne peut désigner aussi un mégalithe. |
| BELLE CROIX (la) Lieu-dit du cadastre de 1827 qui ne sera pas retenu dans le cadastre actuel. Il ne faut pas le confondre avec les Belles-Croix à Saint-Martin. Ce lieu est cité dès 1593 (AD 3782). La croix en question figure au plan d’intendance de 1785 sur la route de Pithiviers. [ALD 392] |
| BELLE IMAGE (la) Ancienne auberge située au 14 rue Aristide-Briand. L’enseigne de la maison devait être particulièrement jolie. «Image» en ancien français est aussi synonyme de statue. |
| BELLE HOTESSE (la) Nom d’une des neuf sections territoriales (au nord-est du faubourg Saint-Pierre) établies pour la contribution foncière pendant la Révolution (AM 1G2). Ce nom ne figure nulle part ailleurs. Serait-il lié à un souvenir personnel de l’agent arpenteur? |
| BELLEMÈRE (moulin) Nom donné au moulin de Vauroux, du nom du sieur Bellemere, meunier à l’origine de la construction de ce moulin en 1817. |
| BELLES CROIX (rue des) La rue des Belles-Croix est citée dès 1786. Elle était parfois dénommée rue des Croix ou simplement route d’Orléans en 1790 (AM 1G2). Ancienne portion de la route de Paris à Orléans puis tronçon de l’ancienne nationale 20, cette rue dans le prolongement de la rue Saint-Jacques a vu, entre autres voyageurs, le passage des pèlerins vers Saint-Jacques de Compostelle. A partir des années 1930 et jusqu’à l’ouverture de la déviation de la nationale 20 en 1961, cette longue rue verra aussi passer un flot croissant de véhicules. La traversée d’Étampes était devenue un cauchemar pour les automobilistes comme pour les riverains. Ce nom de Belles-Croix vient des trois croix qui étaient plantées au début de la côte. Elles étaient sans doute un bon repère pour les voyageurs de la route Paris-Orléans. [PV BC6] Au n° 2, fabrique de lampes et tournage sur cuivre Thibault fondée en 1831 (AD 5 M 15), puis imprimerie «la Semeuse» à la fin du 19e siècle. Au n° 16, cette maison était un des quatre bureaux d’octroi supprimés en 1930. Vers le n° 13, ancienne auberge du Sauvage. Vers le n° 31, ancienne auberge la Sentine. Au n° 59, ancien dépôt de combustible des Établissements Coureau. Il est cité dès 1934. L’ancienne station-service est, elle aussi, un souvenir de l’ancien tracé de la nationale 20. Sur les hauteurs de la rue, des pièces d’artillerie furent installées par les Allemands en 1944. |
| BELLES CROIX (les) Il existait une ferme des Belles-Croix (citée au 18e siècle) et l’auberge des Belles-Croix est citée en 1773 (AM1). Cette dernière a disparu vers 1800. Elles étaient situées au bas de la rue du même nom. Les éboulements de la colline toute proche sont des phénomènes récurents. Il en est question de «deux morts étouffés par l’ecroulement d’une sablonière vis à vis des Belles Croix» dans un acte de 1704, en 1741 un ouvrier de 20 ans mort sous le sable de la sablonnière de la Porte d’Orléans» et encore en 1747 un mort décédé «par un accident arrivé à la sablonière des Belles Croix» (BMS) |
| BELLES CROIX (sente des) Cette petite voie est la portion subsistante d’un petit chemin interrompu par la déviation de la nationale 20. [PV C6] |
| BELLES FEUILLES (les) Lieu-dit du cadastre. Ce champtier est cité dès 1646 (ADE 52 H 6). Il est aussi appelé Haut-Grenet en 1763 (ADE H dépôt 1 B62). Ce nom pourrait être une allusion à des bois de hautes futaies aujourd’hui totalement disparus de l’horizon sur cette portion de plaine beauceronne. [LD 166] |
| BELLES FEUILLES (chemin des) Ce chemin est cité en 1791 (AM 1G2). Il est aussi appelé chemin des Grenets en 1889 (ADE 3O158). [C 423] |
| BELLEVUE (sentier de) Situé entre Beauregard et le Rougemont, ce chemin est cité en 1869 (ADE 3O158). Le terme Bellevue n’est pas usurpé, on a depuis ces collines un beau panorama sur la ville d’Étampes. |
| BELLEVUE (château de) Cette maison, bâtie par M. Bourgeois vers 1840, était située vers l’actuel Clos de Bellevue (lm). Une tuilerie est établie près du site en 1845. On a effectivement depuis cette pente un beau panorama sur la ville. |
| BELLEVUE Cette maison figure sur le plan Trudaine de 1745, à peu près au-dessus du Pont de Pierre. On avait également sur ce versant sud un beau panorama sur la ville d’Étampes. |
| BÉNÉDICTION DE JACOB (la) Cette auberge, citée au 18e siècle, était située vers le 13 ou 15 rue Saint-Martin. Elle disparut vers 1840. L’enseigne de cette auberge devait représenter l’épisode biblique où Jacob ravit la bénédiction de son père Isaac à son frère aîné Esaü. Peut-être y servait-on de bons plats de lentilles? |
| BERCHÈRE (moulin) Autre nom du moulin de l’Ile Maubelle. Berchère est le nom du meunier qui établit ce moulin en 1792 (ADE 7S43). |
| BERCHÈRE (boulevard) On trouve cette voie dénommée rue des Remparts en 1844 et promenade des Prés en 1888. La rue borde les anciens murs des fortifications de la ville, il en reste quelques vestiges. Narcisse Berchère, peintre graveur et lithographe, est né à Étampes (au moulin de l’Ile Maubelle) en 1819, d’une famille de meuniers. Il a peint les rues de sa ville natale. En 1849 et 1850, il fait son «voyage en Orient». A cette occasion, il se lie d’amitié avec Bartholdi, de Lesseps et Fromentin. Il est mort en 1891. Le musée d’Étampes conserve un certain nombre de ses œuvres ainsi qu’un portrait de Berchère par Gustave Moreau. [PV HI7] A l’angle de la rue Magne, ancienne «Salle Duclos» du nom du propriétaire de cet ancien entrepôt de laine qui servait aussi de salle des fêtes. Au n° 26, centre d’accueil Étincelle et ancienne salle paroissiale et patronage de la paroisse Notre-Dame. A l’angle est du parking, on remarque une jolie gloriette en bois de forme carrée. Sur l’emplacement du parking était l’ancienne scierie Berthelot. Face au Square du 19 Mars 1962, les lavoirs existent depuis le 19e siècle. |
| BERGERIES (les) Lieu-dit du cadastre en partie boisé. «La Bergerie» est un champtier cité en 1791 (AM 1G2). Ce nom évoque, bien sûr, un lieu destiné aux moutons, mais ce terme peut aussi désigner les bords (les berges) d’une rivière, en l’occurrence ici la Chalouette. [LD 142] |
| BERGERIES (les) Ce lotissement créé en 1990 est desservi par la rue de Corteuse. Il porte le nom du lieu-dit sur lequel il est implanté. |
| BERGERIE (allée de la) Cette voie nouvelle crée au niveau du n°23 boulevard de Montfaucon a reçu son nom en 2003. Sa dénomination a été suggéré par les résidents. |
| BESSON Paul (centre) Ce centre fut créé en 1974 aux Quatre-Chemins comme centre d’hébergement et de réadaptation sociale de l’association «Revivre». Paul Besson, ancien «inspecteur de la population», fut un des artisans de cette réalisation. Lors de travaux de fondation, on découvrit des salles souterraines (peut-être s’agissait-il simplement de caves) qu’on a très vite interprétées comme étant les souterrains venant du Temple. L’établissement devint Centre d’Aide par le Travail vers 1990. |
| BIDAULT (porte) Autre nom donné à la porte Évezard cité en 1731 (ADE E sup. 803). On sait qu’un certain François Bidault, notaire royal, demeurait près de la porte. |
| BIZET Pierre, sergent-chef (rue
du) Pierre Eugène Victor Bizet est l’un des deux aviateurs dont l’avion fut abattu le 16 juin 1940 au-dessus du Rougemont. Il appartenait au groupe aérien 502 basé à Amiens. [PV H4] |
| BLANC (chemin) Le «chemin blanc» apparaît comme titre d’une aquarelle de Berchère, datée des années 1860, conservée au Musée d’Étampes. Il s’agit d’un des chemins qui dessert le bois de Bouraine qui dessert une carrière de sable blanc. |
| BLANCHES (les)
Lieu-dit du cadastre cité dès 1622 (ADE 3788). Ce nom pourrait venir de la présence de pierres calcaires. [LD 220] |
| BLANCHES (sentes des) Ce chemin est cité dès 1827. Il dessert le lieu-dit du même nom (ADE 3O158). [C 50] |
| BLANCHISSERIE la (pont de) Ce ponceau sur la Rivière d’Étampes, situé dans la sente des Capucins, débouchait sur l’ancienne blanchisserie située à 100 m en aval du moulin du Port (ADE 7S37). En 1850, le pont de la Blanchisserie est cité comme «à réparer». Une source, située près de là, est citée en 1838 (ADE 7 S 26). |
| BLÉRIOT Louis (lycée) Le lycée professionnel a été ouvert et dénommé en 1975. L’établissement a été agrandi en 1985. Louis Blériot (1872-1936) est bien lié à l’histoire d’Étampes puisqu’il s’entraîna sur l’aérodrome de Villesauvage en 1910, quelques semaines avant la traversée de la Manche. |
| BLÉS (allée des) Voie nouvelle dénommée ainsi en 1982. Le blé est la céréale de loin la plus cultivée sur le territoire agricole d’Étampes. [PV GH3] |
| BLOIS (chemin de) Ce chemin est cité dès 1791 (AM 1G2) et il apparaît au cadastre de 1827. Une portion de ce «chemin de Blois» correspond à la route goudronnée qui conduit à Lhumery et qui se poursuit en chemin de terre jusqu’à Pussay. Blois est située à plus de 120 km d’Étampes, c’est dire si l’ancienne capitale du «comté de Blois» était une référence pour notre région beauceronne. [C 376] |
| BOINVILLE (chemin de) Le nom de ce chemin n’apparaît qu’en 1791 (AM 1G2). Boinville est un hameau de la commune de Chalo-Saint-Mars. Il semble que ce chemin ait disparu car aucun chemin ne dessert plus directement Boinville depuis Étampes. Le toponyme «Boinville» signifierait simplement «la villa (le domaine) de Bodo». |
| BOIS (impasse
aux) Cette petite impasse dans le cœur médiéval d’Étampes est citée simplement comme «Cul de sac» en 1731 (ADE E sup. 803), puis «cul de sac au Bois» dès 1773 (AM 1). Sur un document de 1790 (AM 1G2), l’appellation «Cul de sac du marché au Bois» donne la clé de cette dénomination. Cette portion du marché Notre-Dame était donc réservée au commerce du bois. [PV J6] Au n° 7, cette maison comporte un vestige de porche en pierre en arc de cercle. |
| BOIS AU RENARD Nom du bois situé au sud-est de la ferme de Bois-Renaud sur la carte IGN. Renard est un dérivé du nom de famille Renaud. A l’extrémité sud du bois au Renard (près de la ferme de Bois-Renaud), on trouve la stèle où figure l’inscription «à la mémoire de Marcel Debeuer, pilote, mort en service commandé à l’âge de 22 ans en juin 1913». Ce petit monument commémore un accident survenu suite à un décollage raté depuis le terrain d’aviation de Mondésir tout proche. |
| BOIS BLANCS (les) Lieu-dit du cadastre de 1827 qui n’a pas été retenu dans l’actuel cadastre. Ce champtier est cité dès 1748 (ADE 8 I H5) comme nom alternatif au champtier des Trembles. «Bois blanc» en vieux français est l’expression qui désigne tout arbuste qui ne porte pas de fruits. [ALD 303] |
| BOIS BLOND «Bois Bellon» est cité dès 1512 (ADE E3913). Ce champtier figure aussi sur un plan du 18e siècle (ADE E3845) près des Larris. A l’automne, tous les bois prennent de jolies teintes blondes. |
| BOIS BOUILLOTS Le friche du Bois Bouillots figure sur un plan du 18e siècle vers Saint-Pierre (ADE 3845). Le nom de bouillots semble être une déformation de bouleau. |
| BOIS BOURDON
Lieu-dit du cadastre effectivement boisé. Ce champtier est cité dès 1791 (AM 1G2). «Bourdon» pourrait être une petite borde, terme qui désigne une exploitation située à l’écart de l’agglomération. Bourdon pourrait être aussi le nom du propriétaire. La Zone Industrielle du Bois-Bourdon a été aménagée en 1995. [LD 212] |
| BOIS BRÛLÉ
Lieu-dit du cadastre. Ce toponyme peut être le souvenir des défrichements médiévaux. Ce terroir en pointe délimité par les limites des communes de Boissy-la-Rivière, de La Forêt-Sainte-Croix et de la D63 est de nos jours encore complètement déboisé. [LD 242] |
| BOIS DE BOURAINE Ce nom (non officiel) désigne une partie des bois situés sur la colline de Vauroux. Charles Bouraine fut maire d’Étampes de 1800 à 1805, et propriétaire du château de Vauroux jusqu’en 1858. |
| BOIS DE GUIGNONVILLE (chemin du) Ce chemin est cité dès 1827 (ADE 3O158). Ce nom conserve le souvenir d’un bois complètement disparu situé près du hameau de Guignonville. [C 163] |
| BOIS DE GUINETTE Ce bois a été planté et aménagé entre 1831 et 1855 par Auguste Grandmaison sur l’emplacement du site de l’ancien château royal. C’est aussi à cette époque que l’on a construit le pavillon de gardien toujours en place au bas de la tour. Ce bois demeure un lieu de promenade bien agréable. |
| BOIS DE LA POTERIE (sente du) Ce chemin est cité en 1869 (ADE 3O168). Il menait vers Villeneuve-Montfaucon. Ce nom de poterie pourrait laisser entendre qu’il y avait là sinon un atelier de poterie, du moins un lieu d’où l’on tirait la terre pour faire des pots. |
| BOIS DES AMOUREUX (le) Nom populaire donné au cours du 20e siècle au bosquet, en partie disparu, situé au lieu-dit les Hautes-Garces. Ce bois était sans doute un lieu de rencontre. |
| BOIS DES VIOLETTES BLANCHES Nom populaire donné aux bois situés sur la colline du Mont Moulé. On y trouvait de précieuses violettes. |
| BOIS DE VALNAY (le) Ce lieu-dit du cadastre cité dès 1791 (AM 1G2) est effectivement boisé (voir Valnay). [LD 133] On y a fait des trouvailles de silex taillé du paléolithique supérieur. |
| BOIS DE VAUROUX Lieu-dit du cadastre. C’est, entre autres, sur ce lieu-dit que l’on a créé la Base de Loisirs (voir Vauroux). [C 87] |
| BOIS DE VAUROUX (sente du) Ce chemin est cité dès 1827 (ADE 3O15) (voir Vauroux). [C 93] |
| BOIS DE VILLESAUVAGE (le) Lieu-dit du cadastre de 1827 non retenu dans le cadastre actuel. Le bois existe toujours au nord-est de la ferme des Grains d’Or (voir Villesauvage). [ALD 383] |
| BOIS DE VINCENNES (le) Auberge située à peu près à l’emplacement du n° 102 rue Saint-Jacques (ADE H dépôt 1). Elle est citée dès 1741. L’enseigne de cette auberge représentait sans doute Saint Louis rendant la justice sous le chêne de Vincennes. |
| BOIS DU VERGER (le) Lieu-dit du cadastre, effectivement en grande partie boisé. Le «Bois Duverger» est cité dès 1791 (AM 1G2). Le verger est un terrain planté d’arbres fruitiers, c’est aussi le nom d’une mesure agraire. Mais il s’agit sans doute ici du nom d’un ancien propriétaire dénommé Duverger. [LD 7] |
| BOIS GALLON Lieu-dit du cadastre en partie boisé. Bois Gallon était un petit hameau disparu qui dépendait de la paroisse Saint-Pierre. On le trouve cité dès 1170. C’était au départ le site d’un ermitage dépendant de l’abbaye du Jard. Près du bois, on trouve quelques bornes anciennes gravées de la lettre E. Le terme de «gallon» peut évoquer une mesure servant aux grains. Il pourrait aussi venir de la racine gauloise «gal» qui désigne un champ maigre, couvert de cailloux ou encore de l’ancien français «galt» qui signifie bois. «Le Bois du Bois» serait une tautologie possible pour désigner une aire de défrichement médiéval. [LD 162] |
| BOIS GALLON (sente du) Ce chemin est cité dès 1869 (ADE 3O168). [C 424] |
| BOIS GALLON (ruisseau) Ce petit ruisseau disparu était jadis d’une certaine importance puisque les actes de décès de la paroisse de Puiselet-le-Marais font état d’une noyade en 1709. On voit encore sous la route D 63, à la hauteur de Bois-Gallon, un joli ponceau de pierre prévu pour faire passer les vestiges du ruisseau. |
| BOIS
MERCIER (ferme et lieu-dit) Le «fief de Bois Mercier au pays de Beausse», aussi appelé la Petite Ballemoy, est cité dans un acte du 17e siècle (AN MC). La métairie de Bois-Mercier est citée dès 1658 (ADE E3858). Des bâtiments anciens, il ne reste aujourd’hui que la partie Est de la ferme avec une très belle double-porte charretière et piétonnière. Les anciens bâtiments d’habitation ont été démolis il y a une trentaine d’années. Cette ferme dépendait du domaine du Bourgneuf depuis le 18e siècle et ce jusqu’à la Révolution (ADY 1Q353). Il n’y a plus de bois autour de la ferme. Peut-être cette dernière était-elle précisément, à l’origine, le siège de la colonie du défrichement médiéval du site. Bois-Mercier est également le nom d’un lieu-dit du cadastre. L’archéologie aérienne a découvert un double enclos quadrangulaire près de la ferme en 1989. [LD 254] |
| BOIS MERCIER (chemin de) Ce chemin est cité dès 1869 (ADE 3O168). [C 255] |
| BOIS MORAN Un acte du 16e siècle parle d’un laboureur de la paroisse Saint-Pierre demeurant au «Bois-Moran» (AN MC). Cette ferme non identifiée n’est plus citée par la suite. |
| BOIS NEUFS (les) Ce lieu-dit du cadastre au nord-est de Lhumery est effectivement boisé. Le champtier des Bois-Neufs est cité dès 1791 (AM 1G2). Ce nom laisse supposer un reboisement après défrichement. [LD 168] |
| BOIS RENAUD (ferme) «Bois-Regnault» est cité dès 1331. Cette ferme dépendait de la paroisse Saint-Martin. Elle appartenait aux Célestins de Marcoussis jusqu’à la Révolution (ADY 1Q 408). On trouve dans la cour des bornes aux armes des Célestins qui proviennent des champs alentour. Le portail principal a disparu. Reste la porte piétonnière redécouverte récemment. De la ferme ancienne subsiste aussi un curieux pigeonnier carré inclus dans des bâtiments postérieurs. On voit encore les trous de boulins. Ce pigeonnier est assez semblable à celui de la ferme de Boutervilliers. Le petit bâtiment situé au sud-est de la ferme figure au plan de 1827 et déjà sur un plan du 18e siècle (AN SO III n° 373), il abrite un puits. Le nom de Bois-Renaud s’explique par la présence d’un petit bois dit le Bois du Renard, vestige des grandes forêts essartées à la période médiévale. Renaud est un nom de famille courant depuis le moyen âge. |
| BOIS RENAUD (chemin de) Ce chemin est cité dès 1790 (AM 1G2). Il est bordé de vieux arbres et de murgers de pierres. C’est un des plus jolis chemins qui soit. [C 425] |
| BOIS SABLON Ce champtier non identifié est cité en 1791 (AM 1G2). Ce bois devait sans doute abriter l’une des nombreuses carrières de sable d’Étampes. |
| BOISSY LE SEC (ancien chemin de) Ce chemin qui fait limite avec la commune de Brières-les-Scellés et passe devant la ferme de la Maison Lange, est cité en 1869 (ADE 3O168). Il est appelé «ancien chemin» par rapport au nouveau chemin de Boissy (l’actuelle Départementale 201) qui passe par le Chesnay. Boissy-le-Sec est une commune du canton d’Étampes. «Bussiacum Siccum» est cité dès 1216. Boissy signifie simplement «endroit boisé», tandis que le qualificatif «sec» fait certainement référence à la vallée sèche creusée par un bras disparu de la Renarde. [C 426] |
| BON CONSEIL (rue) Nom donné à la rue Mauconseil pendant la période révolutionnaire (ADE L 109). Cette dénomination témoigne d’une certaine volonté «d’inversion positive des valeurs» propre à l’idéologie révolutionnaire. |
| BON LABOUREUR (le) Cette enseigne bucolique était située dans l’ancienne rue de la Boucherie. Une des 22 premières bornes-fontaines de la ville y est installée en 1881 (AM dcm). |
| BONNE LIVRE (la) Lieu-dit du cadastre. «Livre» signifie: étendue de terre capable de rapporter au propriétaire une rente d’une livre. Une Bonne Livre est donc simplement une bonne terre. [LD 259] |
| BONNE LIVRE (chemin de) Ce chemin cité en 1869 (ADE 3O168) est aussi dénommé chemin des Courts Réages. Il dessert le lieu-dit du même nom. [C 263] |
| BONNETERIE (rue de la) Rue non identifiée citée en l’an IV (AM 1G5). Il y avait certainement en ce lieu une fabrique de bonnets. |
| BONNET DE LA LIBERTÉ
Ce nom fut donné en 1793 au couvent des Barnabites rue Saint-Antoine. C’est dans cette maison devenue commune que l’on a déposé une des pierres issues de la démolition de la Bastille symboliquement distribuées aux différentes villes de France. Sur cette pierre était placé le bonnet phrygien symbole de la «liberté gagnée» (lm). |
| BONNETS ROUGES (rue des)
Nom donné à la rue Saint-Martin pendant la période révolutionnaire. Le bonnet phrygien est un des attributs du sans culotte «militant». |
| BONNEVAUX (avenue de) Cette avenue est citée dès 1867. Elle partait jadis du Pont de Pierre et a été interrompue par l’aménagement de la Base de Loisirs. Outre l’actuelle avenue, l’ancien tronçon sud subsiste entre les tennis. Elle porte le nom d’Auguste Jean-Baptiste de Poilloüe comte de Bonnevaux, mort en 1863, bienfaiteur de la ville qui avait une propriété à cet endroit (à peu près à l’emplacement du centre commercial Carrefour). M. de Bonnevaux a cédé quelques terres à la ville pour établir l’avenue. Les Bonnevaux possédaient le château du Petit Saint-Mars dès le 18e siècle. [PV H7] Louis de Poilloue chevallier seignuer de Bonnevaux en partie. Cité en 1721. (BMS SM) Ce lieu est très fréquenté depuis le début du 20e siècle. On y trouvait la première salle Bonnevaux, le jardin Guettard et, aujourd’hui, la Maison des Sports et de la jeunesse et la salle des fêtes Jean-Lurçat. Le pont de la déviation fut construit en 1960 pour faire passer la nationale 20. L’échangeur a été créé en 1981 pour desservir la Base de Loisirs. |
| BONNEVAUX (salle) Située dans l’avenue du même nom, cette ancienne salle de manège fut aménagée en salle des fêtes à la fin du 19e siècle. Elle sera achetée en 1902 par la municipalité. Dès 1890, Monsieur Richou, sculpteur, avait offert à la ville une de ses œuvres pour la placer dans la salle (AM dcm). Cette salle a été démolie vers 1930. |
| BONNEVAUX (pont de) Ce ponceau sur le Juineteau a été créé en 1876, il est aujourd’hui inclus dans la Base de Loisirs. |
| BONNEVAUX (sente de) Ce chemin est cité dans une délibération de 1864. On le voit déboucher au pont de Pierre sur un plan de 1877 (ADE7S38). La sente a partiellement disparu avec l’aménagement de la Base de Loisirs. |
| BONS ENFANTS (les) Cette hostellerie est citée en 1745. Elle était située dans l’actuelle rue Simonneau. Ce type d’enseigne peut évoquer la légende des Quatre Fils Aymon. L’enseigne des Quatre Fils était d’ailleurs située dans la même rue (AM 1). |
| BONTÉ (moulin)
Un des noms donné au moulin de Saclas. Nicolas Bonté, meunier, le construit en 1768 sur un terrain acheté aux héritiers d’Anjouan (ADE 7S38). Les bâtiments sont toujours visibles rue de Saclas. Il a été très joliment aménagé en logements dans les années 1980. |
| BONVILLIERS (chemin de) Ce chemin est cité en 1869 (ADE 3O168). Bonvilliers est un hameau de la commune de Morigny-Champigny. «Bonum Villare» est cité dès 1242. La signification est claire et flatteuse: le bon domaine. |
| BORA (square du) Nom donné en 1999 à l’une des voies restées sans nom qui dessert les bâtiments E et F de la résidence du Murger de la Bataille sur le plateau de Guinette. Le Bora est un vent du Nord-Est froid et violent qui souffle sur l’Adriatique. Tous ces noms de vents ont été donnés en référence au nouveau groupe scolaire de Guinette dénommé Éric-Tabarly. [PV FG4] |
| BORDEAU (le) Le nom de ce champtier apparaît en 1468 (voir Grands Bourdeaux) (CND). |
| BORDES (les) Ce nom de champtier est cité en 1512 (ADE E3913). Il était situé près de Villeneuve-Montfaucon. Ce terme désigne généralement un ancien établissement détaché, en frontière territoriale de paroisse. C’est bien le cas ici (mEL). Plus généralement, «borde» peut désigner une petite maison, sans mur de clôture (PB). |
| BORDE SOISY (la) Ce lieu non identifié était situé dans la paroisse Saint-Martin. Il est cité en 1601 (AD 71 H 13). |
| BORNE (chemin de la) Chemin situé vers Villesauvage cité en 1790 (AM 1G2). Peut-être s’agit-il du même chemin que celui dit de la Belle Borne situé non loin? Le terme de borne peut évoquer une simple borne (éventuellement une ancienne borne milliaire le long de l’ancienne voie romaine), mais aussi un ancien mégalithe disparu. |
| BORNE (la) Lieu-dit du cadastre en partie boisé. Ce nom peut évoquer une simple borne mais aussi un ancien mégalithe. Y aurait-il un rapport avec le menhir de Pierrefitte tout proche? Sur le site ont été exploitées quelques carrières de grès dont il reste d’impressionnants vestiges. [LD 124] |
| BORNE FERÉE (chemin de la) Nom donné au chemin de l’Epine Ronde sur un plan du 18e siècle (ADE E 3845). Le champtier de la «Borne farrée» est cité en 1673, mais il semble être situé sur le territoire de l’actuelle commune d’Ormoy-la-Rivière (Adioc 2). La Borne Farrée figure sur un plan du 18e siècle à l’angle du «vieux chemin de Saint-Cyr» à la limite d’Ormoy. Il s’agirait de la borne plantée par les habitants d’Ormoy pour rappeler l’abolition du servage. Elle comportait une croix gravée sur deux faces (de Wever). «Foare» en vieux français signifie «paille longue». |
| BOSQUETS (rue des) Nom donné en 1974 à la voie créée pour desservir le lotissement de la Croix Milcent. [PV D4] |
| BOSSELEUSES (les) Lieu-dit du cadastre de 1827 non retenu dans l’actuel cadastre. Le terme «bosseleuse» n’est pas usurpé car le lieu est en effet assez vallonné. On y trouve d’anciennes carrières et les champs sont très pierreux. [ALD 396] |
| BOUCHER Hélène (école) L’ancienne école Saint-Martin filles a été entièrement reconstruite en 1965 et dénommée Hélène-Boucher la même année. L’aviatrice aux sept records mondiaux est née en 1908, elle est morte en pleine gloire durant un vol d’entraînement. Elle avait 26 ans. Son courage et ses performances font d’elle un modèle pour la promotion féminine. On trouve une plaque commémorative de l’inauguration du côté de la rue de la Porte-Brûlée. Les nouveaux bâtiments de l’école datent de la rénovation de 1995. |
| BOUCHERIE (la) Avant l’année 1186, existaient trois boucheries dans la ville: une à Saint-Pierre, une deuxième à Saint-Gilles, une troisième à Saint-Martin. A cette date fut établie par le roi Philippe-Auguste la «Grande Boucherie d’Étampes». Cette halle des maîtres-bouchers était située au moyen âge place du Marché Notre-Dame côté rue Sainte-Croix, et non pas près de l’hôtel Saint-Yon comme cela a été longtemps affirmé. Au 1er étage se tenait le tribunal (dup). Pour faire de la place au marché, la boucherie fut reconstruite en 1772 à l’angle de la rue Léauté et de la place de l’Ancienne-Comédie. Cette dernière halle des bouchers fut démolie en 1828 (cp). |
| BOUCHERIE (carrefour de la) Cette placette citée en 1638 était située près de la place Notre-Dame, par conséquent non loin de l’emplacement de la grande Boucherie. |
| BOUCHERIE (rue de la) La «grande rue de la Boucherie» est citée dès 1603 (AD E 3783). Il s’agit de l’ancien nom de la section de l’actuelle rue de la République située entre la Juine et la rue Sadi-Carnot. Il ne semble pas qu’il s’agisse d’une référence à la grande Boucherie, un peu trop éloignée, mais plutôt de l’ancienne boucherie du quartier Saint-Pierre (lm). A l’angle de la rue des Aveugles et de la rue de la République subsiste une ancienne plaque de rue indiquant «rue de la boucherie». |
| BOUCHERIE (ruelle de la)
Ancien nom donné parfois à la ruelle disparue appelée aussi ruelle du Petit Mesnil-Girault (lm). Ce nom s’explique par la présence, à proximité, de la Boucherie reconstruite en 1772. |
| BOUDINE (la) Ce champtier est cité en 1622 (ADE E3788), ce nom ne sera plus retenu par la suite. Dujardin le situe à Saint-Pierre. Ce nom pourrait désigner la propriété d’un dénommé Boudin. Boudine par ailleurs signifie nombril en vieux français. Ce champ était-il le centre du monde? |
| BOUGRE (le) Lieu-dit situé à Saint-Martin et cité en 1635 (AD 58 H 1). Ce nom ne sera plus retenu par la suite. Le mot bougre désigne habituellement un homme livré à la débauche. Il peut s’agir aussi d’un adjectif qui signifie simplement rabougri, abîmé. On peut donc imaginer que cette terre ait été un temps saccagée ou bien avoir été la propriété d’un débauché. |
| BOUILLET LA FONTAINE (le) Maison située près des murailles «entre la porte Évezard et Saint-Pierre». Elle est citée en 1731 (ADE E sup. 803). Peut-être est-ce la même que la maison dite la Fontaine? Ce nom de bouillet pourrait évoquer une fontaine bouillante. |
| BOUILLON Jo (stade) Nom donné au stade du Filoir apres sa renovation en 2003. Jo Bouillon employé à la SNCF est entré en resistance recruté par Louis Moreau. Sportif de haut niveau il a remporté un grand nombre de titres en athlétisme et ce jusqu’à un âge très avancé. Il est mort fin 2003. |
| BOUILLOUX-LAFONT
(avenue) Cette voie fut construite en 1912 pour le lotissement créé par Marcel Bouilloux-Lafont sur le site de l’ancienne maison de la Congrégation, elle-même établie sur l’ancien site du couvent des Cordeliers. La rue est déjà dénommée ainsi en 1916 pour honorer non pas Marcel Bouilloux-Lafont, mais son père Pierre qui fut banquier et notaire à La Ferté-Alais. L’ensemble des rues du quartier de la Congrégation a été intégré à la voirie communale. [PV G6] Marcel Bouilloux-Lafont est né en 1871 à Angoulême. Il fit ses études au collège d’Étampes puis à Paris. Plus tard, il prend la tête de la banque familiale. Il est élu maire d’Étampes en 1912. Il a beaucoup d’ambitions pour sa ville mais ses projets seront entravés par la guerre. En 1915, le maréchal Foch l’envoie en mission au Brésil, il sera désormais de plus en plus absent d’Étampes. En 1927, il fonde la Compagnie Générale Aéropostale et sera le grand promoteur français de l’aviation commerciale. Il participe lui-même au vol de reconnaissance dans les Andes auprès de Mermoz. Il reste maire d’Étampes jusqu’en 1929 et conseiller général de 1919 à 1932. Hélas, la conjoncture du début des années 1930 est difficile. Ruiné, il meurt à Rio en 1944 dans un grand dénuement. Sa tombe est au cimetière Saint-Gilles. Au n° 2, dernier presbytère de la paroisse Saint-Gilles. Au n° 4, ancien bâtiment de la Congrégation. Au n° 14, maison 20e siècle avec décor de céramique. Sur la Rivière d’Étampes, la rambarde du pont est d’un joli style 1910. |
| BOULAS Jacques (rue) Nom donné en 2001 à la rue qui longe au nord l’église Saint-Martin. Cette rue très ancienne était curieusement restée sans nom jusque-là. Jacques Boulas était un cycliste professionnel qui a habité le quartier. [PV D6] |
| BOULEAUX (les) Nom donné au foyer de post-cure dépendant de l’hôpital Barthélémy-Durand, situé boulevard de Montfaucon. |
| BOULINGRE (moulin) Un des noms du moulin à Peaux sur un plan de 1858 (AD 5 M15). Boulingre est certainement le nom d’un des propriétaires au 19e siècle. |
| BOURGEOIS
Docteur (allée du) Partie du chemin Saint-Jean et du chemin des Meuniers dénommée ainsi en 1974. A l’ouest du chemin figure un four à chaux sur le plan de 1827. Le docteur Justin Bourgeois (1806-1892), médecin dévoué pendant l’épidémie de choléra, fut, en 1843, le premier médecin des cheminots d’Étampes. Il est aussi l’auteur de quelques recherches historiques sur Étampes, en particulier celles sur le Port en 1860. Sa tombe est au cimetière Notre-Dame ancien. Non loin de la voie qui porte désormais son nom, le docteur Bourgeois avait bâti vers 1840 la maison de Bellevue. [PV G5] |
| BOURGEOIS Docteur (résidence
du) Ce lotissement a été créé en 2003. Il est desservi par l’allée des Lilas. |
| BOURGNEUF (château) Un «Hugo de Bourgonovo» est cité dans le cartulaire de Saint-Martin-des-Champs dès 1108, mais s’agit-il du même Bourgneuf? La seigneurie du «Bourgneuf Saint Père» est citée en 1517 dans un document de l’abbaye de Fleury. «Bourg-neuf», la signification est claire. C’est sans doute par rapport à l’église Saint-Pierre et son prieuré (attestés depuis le 7e siècle) que ce quartier et son château furent dénommés «neufs». Le domaine du Bourgneuf va se constituer lentement par adjonction des seigneuries avoisinantes. Le manoir «du Bourgneuf, en deux corps de logis» est mentionné en 1530. Il est encore décrit en 1580 et semble avoir encore évolué «grand corps de logis clos de mur» (ADE E 3771). Le château fut rebâti entre 1630 et 1655 pour Benigne Le Ragois. En 1752, le château se présente comme un corps de logis de 11 travées, la travée centrale étant en légère saillie, et de deux pavillons. Les actes parlent de l’auditoire du bailli, d’une douve à poissons (au 17e siècle). Au 17e siècle, le parc était aménagé à la française avec fontaine et bassin, ainsi qu’une salle de spectacle et un puits. Les actuelles rue de Valory et l’avenue du Bourgneuf reprennent le tracé des anciennes allées du Parc. Une glacière dans le parc était bordée par la rue de l’Avaloir. Le domaine comprenait une chapelle près de la rue Torse et un colombier toujours visible dans l’impasse du même nom. Ce colombier carré doit dater du début du 17e siècle, il est aujourd’hui transformé en maison d’habitation. Il y avait aussi une orangerie citée en 1791 (AM 1G2). Depuis le 18e siècle, l’entrée principale du château se faisait au niveau du 231 rue de la République. A la Révolution, la ferme est préservée mais le château fut vendu et complètement détruit à partir de 1800. Ces bouleversements entraînent un considérable remodelage du quartier. Le mur de clôture Nord-Ouest et sa pointe restent visibles dans la rue de l’Alun. En 1821, le propriétaire du site Jousset-Vallot établit un four à plâtre dans les dépendances (AM série J). |
| BOURGNEUF (rue du) La rue est citée en 1580 (AD E3771). Sur le plan de 1833, il s’agit de l’actuel passage du moulin du Bourgneuf. |
| BOURGNEUF (avenue du) Le début de l’actuelle avenue, côté rue de la République, figure déjà sur un plan du Bourgneuf du 18e siècle. Elle est alors simplement appelée «ruelle». Cette même section est dénommée rue Torse sur un plan de 1833. L’avenue actuelle correspond au tracé d’une des anciennes allées du parc du château disparu. La voie fut prolongée dans l’enceinte de l’ancien château au cours de l’aménagement du lotissement à partir de 1926. Elle fut dénommée avenue du Docteur-Camus vers 1933 (c’est-à-dire de son vivant et sous son mandat!), puis rebaptisée avenue du Bourgneuf en 1940. Il existait un puits au carrefour du Bourgneuf en 1833, c’est-à-dire certainement face au débouché de l’actuelle rue de la République. Une fête du quartier Saint-Pierre se tenait dans le terrain vague à l’emplacement de l’école Kergomard jusque dans les années 60. [PV K8] |
| BOURGNEUF (moulin du) Situé passage du moulin du Bourgneuf, ce moulin est attesté dès 1532. Il faisait alors partie du domaine du Bourgneuf. Il était à l’origine situé sur la rive droite de la Juine. En 1750, un plan montre qu’il enjambe toute la rivière. C’était un des plus gros moulins de la région. En 1812, il comporte deux roues et l’on parle de grand et petit moulin. Le bâtiment actuel date du 19e siècle. Il est assez imposant et s’élève sur six niveaux dont trois étages de combles. Les baies sont encadrées de briques. Le moulin cessera de moudre au début du 20e siècle. Il devient manufacture de chaussures (avant 1930), puis fabrique de savon et de cycles pour enfants (le Paticycle). Il est aussi appelé Moulin du Pont aux Lièvres, ou Moulin Gueraz au 19e siècle mais plus souvent Moulin de Saint-Pierre. |
| BOURGNEUF (école maternelle
du) Ancien nom de l’école Pauline-Kergomard, créée en 1965. Le premier projet d’école maternelle à cet emplacement remonte à 1935. Les plans de cette première école jamais construite sont conservés aux Archives municipales. |
| BOURNEUF Un document de 1731 cite «Bourneuf» dans la paroisse Saint-Martin. S’agit-il d’une erreur ou d’un autre «bourg-neuf» dont on a perdu la trace par la suite (ADE E sup. 803)? Dujardin parle, lui aussi, d’un Bourgneuf à Saint-Martin, il semble l’identifier au domaine de Bressault. |
| BOURG SAINT PERE (rue) Autre nom de l’ancienne rue Saint-Mathurin. Elle est citée en 1731 (ADE E sup. 803). Cette rue non identifiée était située dans la paroisse Saint-Martin. Saint Père est habituellement une déformation de Saint Pierre, aussi cette dénomination à cet endroit reste sans explication. |
| BOUTEILLE (la) Champtier cité en 1655 (ADE E3772) dont on n’a plus de trace par la suite. Ces terres devaient être plantées en vignes. |
| BOUTEILLE (la) Maison au faubourg Évezard près des Capucins, démolie en 1609. Elle semble avoir servi de logement pour les pèlerins. La «bouteille» était sans doute une enseigne fort-à-propos pour une auberge. |
| BOUTEILLE (la) Ancienne auberge du même nom, située rue de la Juiverie et citée en 1511 (ADE5Mi 11). |
| BOUTEILLE (la) Autre auberge du même nom, située rue Simonneau et citée en 1511 (ADE5Mi 11). |
| BOUTERVILLIERS (chemin de) On sait qu’une partie de ce chemin a été déclassée par suite de la construction de la nouvelle route de Chartres (actuelle nationale 191) vers 1848 (AM dcm). Le nom de Boutervilliers, petite commune du canton d’Étampes, est cité dès 1192. [C 209] |
| BOUVILLE (hôtel de) Cette propriété de l’abbaye de Villiers est citée en 1543. Elle est aussi appelée le Grand-Couvent. Elle n’est malheureusement pas localisée. L’abbaye de Villiers-la-Joie était un couvent de sœurs trappistes, situé près de Montmirault sur l’actuelle commune de Cerny. Fondée en 1220, elle possédait beaucoup de biens dans la région, en particulier à Bouville, commune de l’actuel canton d’Étampes. Peut-être faut-il identifier cette maison à l’Hôtel des Abbesses de Villiers vu plus haut. |
| BOUZONVILLE (rue de) Nom donné à la rue des Cordeliers pendant la période révolutionnaire pour supprimer la référence à cette ancienne maison religieuse. Toutefois, ce nom reste énigmatique. |
| BRABAN (moulin) Moulin sur la Chalouette situé au n° 7 rue Braban. Ce moulin a été établi au 18e siècle. Angiboust en a été le premier meunier en 1757, il a par la suite racheté le moulin vers 1770. Il est appelé moulin Breban sur un plan du 18e siècle (AM 6 FI 11). Ce nom reste énigmatique. Dujardin le fait dériver de «barre à ban», allusion au barrage, mais peut-on lui faire confiance en matière de toponymie? Ce nom de Braban n’a en tout cas rien à voir avec le brabant de charrue, car ce terme n’arrive dans la langue française qu’en 1812. |
| BRABAN (rue) Cette rue est dénommée rue Saint-Nicolas sur un plan du 18e siècle (AM 6 FI 11). [PV D6] Au n° 7, ateliers des Motos Dresh, avant guerre. |
| BRANLEUX
(moulins) Deux moulins Branleux sont cités en 1113 comme faisant partie du domaine royal. Selon Basile Fleureau, en 1147, les deux moulins près de la porte Saint-Jean appartiennent aux chanoines réguliers de Saint-Victor de Paris. Ils ont été reconstruits au début du 19e siècle. Le mot «Branleux», en vieux français, peut signifier péage pour bateau mais la Louette est difficilement navigable à cet endroit. Dujardin laisse entendre que ce nom viendrait du caractère chancelant du pont Laballot que ces deux moulins jouxtaient. |
| BRANLEUX DU HAUT (moulin)
Moulin sur la Louette situé au n° 14 rue Saint-Martin. Il est cité dès 1773 (A dioc 2). Ce moulin est aussi appelé Moulin Hérissez au 19e siècle ou Moulin Boulingre en 1858, ou encore Moulin Bisson du nom de son dernier propriétaire, ou enfin simplement Moulin d’En Haut. Reconstruit en 1809 (lm), le moulin fut motorisé en 1934. A cette occasion, le moulin fut béni par l’abbé Quintin curé de Saint-Martin. Ce fut le dernier moulin en service à Étampes. Les bâtiments ont été transformés en logement en 1970 sous le nom de résidence le Molière. Un plan de 1822 laisse voir un abreuvoir en amont près du moulin (AD 3O 165). |
| BRANLEUX DU BAS (moulin)
Moulin sur la Louette situé au n° 7 rue Saint-Martin. Ce moulin est cité en 1768. Dans un document de 1771, il appartient aux fermiers généraux du duc d’Orléans qui le louent à Nicolas Bonté. En 1825, c’est un des deux premiers moulins d’Étampes à être équipé à «l’anglaise». On le trouve dénommé Moulin Chedeville au 19e siècle ou simplement «moulin d’En Bas». La roue subsiste sur la façade nord. En 1921, la Société française de boulonnerie et visserie «le Tenax» occupe les lieux. |
| BRAS D’OR (le) Cette ancienne auberge était située vers le 5-7 place de l’Hôtel-de-Ville près de l’ancienne collégiale Sainte-Croix. Elle est citée au 18e siècle. L’enseigne devait représenter un bras doré, motif que l’on retrouve en héraldique. |
| BRASSERIE Une brasserie Mathiot est citée en 1875 près du moulin d’En Haut (ADE 7S203). |
| BRECHEMIER Aussi dit les Trois Maisons, ce lieu non identifié de la paroisse Saint-Martin est cité comme habité dans un acte de 1775. Brechemier est probablement un patronyme. |
| BRESSAULT Champtier dans lequel le Chapitre de Notre-Dame possédait un pré jusqu’à la Révolution (ADY 1Q353). Le champtier de Bressaux (ou «Breceaux») est cité en 1790 (AM 1G2). Bressault peut désigner une sorte de pâtisserie en vieux français. Ce pourrait être aussi une déformation de «Berceau» qui signifiait bergerie. |
| BRESSAULT (rue de) Cette rue est citée dès 1731sous la forme «rue Berceau» (ADE E sup. 803). Cette voie est aussi appelée rue Buslou dans le même document. [PV F7] Dans la rue, on trouve la nouvelle résidence du Pont-Martine. Au n° 2, villa Bressault ancien moulin de l’Hospice. Le pont pour la déviation de la nationale 20 date de 1960. |
| BRESSAULT (chemin de) La sente de «Breceaux» est citée dès 1827 (ADE 3O158), le chemin existe toujours. [PV F7] |
| BRESSAULT (manoir) La demeure appartenait en 1575 à Jean Guibour, valet de chambre du roi. La grande maison «sise à Bressault» est citée en 1656 (CP). Une maison appelée «Bresseau» est encore citée en 1766 «close de fossés et de haies près le moulin de l’Hôtel-Dieu» (fPJ). Cette même maison dénommée «Breçaut» figure sur un plan du 18e siècle. (AD E3845). Sur un plan de 1888 (ADE 7S37), Bressault désigne encore une maison au sud du moulin de l’Hospice. Dujardin semble l’identifier au Clos Saint-Antoine ou Bourneuf. Il restait du domaine de Bressault une porte Renaissance (16e siècle) dite «la porte Bressault». C’était une réplique de la porte dite du Grand Ferrare au château de Fontainebleau dessinée par Serlio en 1544. Elle figure encore parmi les «curiosités à voir» sur le plan réalisé par le Syndicat d’initiative d’Étampes de 1938. Elle était située rue de la Digue, à peu près en face du lavoir en ruine. Démontée en 1962 lors de la construction de la résidence de la Digue, elle séjourna quelques temps au cimetière Notre-Dame ancien. Il est prévu de la remonter non loin des Portereaux. Il existait aussi dans la même rue de la Digue une autre belle porte du domaine en plein cintre. |
| BRESSAULT (moulin) Ce nom semble être donné au moulin à partir de 1854. C’est l’autre nom du Moulin de l’Hospice ou moulin de Verrières, devenu Villa Bressault quand il fut transformé en logements en 1935. |
| BRETAGNE (hameau) Une tradition rapportée par Fleureau veut que ce hameau s’appelle ainsi en raison des soldats du duc de Bretagne qui étaient à Paris en 1465 et qui auraient séjourné en ce lieu. On sait aussi que la région reçut des immigrants bretons et normands après les ravages de la Guerre de 100 ans (CP). Peut-être faut-il par ailleurs reconnaître ici la même étymologie que pour «bretonnerie», à savoir un endroit marécageux rempli de broussailles. Le hameau de Bretagne est aussi le nom d’un lieu dit-du cadastre. [LD34] |
| BRETAGNE (rue de) On trouve cet ancien nom de la rue du Hameau-de-Bretagne au 18e siècle ainsi que sur le plan de 1833. Une «métairie de la Bretonnerie» est citée en 1570 à Saint-Pierre (AD 3777). Le «champtier de la Bretagne» est cité en 1618 (AD E 3787). |
| BRETON(S) Voir Aumonerie des Bretons, Haut Breton, Haye Breton, Orme aux Bretons. |
| BRETONNERIE (rue de la) Cette rue est citée dès 1549 (AM tv). Elle longeait l’ancien rempart du faubourg Saint-Martin. Ce nom vient de l’ancienne «aumônerie des bretons» (Elemonisa brittorum) dont les bâtiments furent donnés en 1209 aux Mathurins, et sur la laquelle ils bâtirent leur couvent. Maxime Legrand signale une borne ornée de la Croix des Trinitaires à l’angle de la rue de la Digue. Elle aurait été déplacée à l’entrée de la «propriété de M. Guilloteau» (AG). Un puits est cité au coin de la rue Saint-Martin en 1899. [PV E6] |
| BRETONNERIE (allée de la) Cette voie dessert le lotissement de la Bretonnerie créé en 1975. [PV E6] |
| BRIAND Aristide (rue) Cette voie s’appelait rue de l’Hôtel-de-Ville jusqu’en 1932, rue Doré sur le plan de 1825, rue Saint-Antoine au 18e siècle ou encore rue du Carrefour Doré. [PV I6] Aristide Briand fut 11 fois président du Conseil et 15 fois ministre des Affaires étrangères. Partisan de la politique de réconciliation avec l’Allemagne, il fut l’un des animateurs de la SDN et reçut le prix Nobel de la Paix en 1926. Le conseil municipal d’Étampes a choisi de donner son nom à une rue dès sa mort en 1932. Au n° 9, immeuble de la Poste. Au n° 11, maison avec belle façade 19e siècle. Au n° 17, maison en partie 17e siècle. Au n° 8, la maison comprend une intéressante tourelle d’escalier. Une porte murée de l’escalier remonte sans doute à la fin du 15e ou au début du 16e siècle. Le reste du bâtiment ne parait pas antérieur au 18e siècle Au n° 10, cette jolie maison du 19e siècle au décor de briques et pierres abrite la librairie-papeterie Flizot depuis le début du 20e siècle. L’ancienne devanture reste en place et l’intérieur de la boutique avec son vieux plancher est un endroit plein de charme. Au n° 16, à l’angle de la maison, on remarque un chapiteau ancien. |
| BRIE (allée de la) Voie nouvelle du plateau de Guinette dénommée ainsi en 1978. La Brie est une des régions naturelles du département de l’Essonne. [PV H3] |
| BRIÈRES LES SCELLÉS (route de) Brières-les-Scellés est une commune limitrophe d’Étampes. L’orthographe du nom du village a été longue à fixer. On trouve les formes successives: Brueriee les Scelles en 1210 (pouillé de Chartres), Brueres les Scelles en 1250, Bruerie les Scélés en 1274, (pouillé de Chartres), Petrus de Brueriis est cité vers 1300 parmi les titulaires des fiefs de la prévôté d’Étampes, Bruières les Scellés en 1310 (cartulaire de ND d’Étampes), Bruerie Sigillate en 1351 (pouillé de Chartres), Breverie Sigillata au 15e siècle (pouillé de Chartres), Bryere Lesselé (15e siècle), Bruyères Lesselle en 1481 (lettre patente de Louis XI), Brières en Beauce en 1585, Brieres les Scelles en 1617, Brieres en 1700 (plan des environs de Paris), Brières en 1711, Brière en 1725 (carte dressée par B Jaillot), Brière en 1782 (carte de Dezauche), Bryeres les Sellés sur une carte du 18e siècle, Bruyeres les Scellés en 1754 (carte de la seigneurie), Brières les Scellées en 1757 (carte de Cassini), Bruireres les Scelles au 18e siècle (carte), Brière le Scellée au 18e siècle (carte reconstituée par Guyot), Brières-les-Scellés en 1792 (carte du département de la Seine-et-Oise). Brières tiendrait son origine du latin brucaria, dérivé du gaulois brucus: la bruyère. Brières serait donc une déformation de bruyère, laquelle ne manque pas sur les coteaux calcaires. En toponymie, le terme «lès» (avec accent) est un dérivé du latin latus près de (voir par exemple Saint-Germain-lès-Arpajon ou Saint-Germain-lès-Corbeil). Ce n’est pas le cas pour Brières-les-Scellés. L’article «les» définit simplement le déterminatif Scellés. Quant au déterminatif «les scellés», il viendrait du latin celare qui signifie cacher. Le village étant comme scellé, c’est-à-dire caché entre les coteaux boisés. Le village est effectivement cerné par trois coteaux boisés. On retrouverait cette même étymologie «celé-caché» dans Vaucelas hameau de la commune voisine d’Étréchy: Vallis Celata, le val caché. Une autre étymologie fait dériver «scellés» du latin sigillum qui signifie figurine, statuette, sceau ou encore cachet. Mais pourquoi Bruyères «les Statuettes»? Peut-être en raison d’anciennes trouvailles de figurines de divinités païennes mais ce genre de découvertes n’était guère valorisé au cours du Moyen-Âge. Enfin Ricolfis propose de voir en «scellé» une forme altérée de Solico, c’est-à-dire le saule. On sait que ces arbres aiment l’humidité. Brières n’est arrosé par aucun cours d’eau mais sans doute n’en a-t-il pas été toujours ainsi. La vallée, aujourd’hui sèche, d’Heurtebise était certainement arrosée, auquel cas «Bruyères les Saules» serait un parfait résumé de la topographie brioline: un plateau, des coteaux boisés et une cuvette, vallée sèche diverticule de la Juine. La route de Brières-les-Scellés fait limite avec la commune de Morigny, elle dessert la zone industrielle. [PV M2 N3] La Société Industrielle des Abattoirs Parisiens (SIDAP) s’est installée sur le site en 1931, mais un équarrissage existe à cet emplacement au moins depuis 1845. La route de Brières passe devant quelques friches industrielles peu engageantes. L’ancienne plate-forme de transit des ordures est à l’abandon depuis 1989. L’ancienne usine de produits en béton Deromedi est abandonnée depuis 1997. Le pont de Villeneuve-Montfaucon fait passer la route sous la ligne SNCF de Paris à Hendaye. |
| BRISE CHAÎNE (rue) Nom donné à l’actuelle rue Emile-Léauté pendant la période révolutionnaire (ADE L109). La rue s’appelait jusqu’alors rue du Puits-de-la-Chaîne. «Brise chaîne» est donc une appellation de «réaction libertaire». |
| BROSSARD Cyrille (rue) Cette voie est dénommée Petite-Rue-Saint-Antoine jusqu’en 1886, mais aussi rue des Barnabites sur le plan de 1844, rue du Collège sur le plan de 1825, rue des Groisonneries sur le plan des Barnabites à l’époque révolutionnaire, et auparavant encore Petite-Rue-Saint-Antoine. Louis Cyrille Brossard, né à Étampes en 1818, est un des bienfaiteurs de la ville. On donne son nom à la petite rue qu’il habitait en 1886, l’année même où est accepté son legs. [PV I6] |
| BROUARDE (gué de la)
Un «Gué de la Brouarde» est cité dès 1532 (AD 3776). Ce gué sur la Juine était situé près de Vauroux. Ce nom pourrait venir de «brouage» qui signifie marécage en vieux français. |
| BROUY (chemin de) Ce chemin dont il subsiste quelques tronçons, est cité dès le 17e siècle (bf). Il passe près de la Grange Saint-Père et de Guignonville. Il menait à Brouy, charmant village qui fait aujourd’hui partie du canton de Méréville. Cette terre était jadis seigneurie du Chapitre de la cathédrale de Sens. Au carrefour du chemin de Brouy avec le chemin des Granges, on trouvait l’ancien Moulin à Vent. [C 427] |
| BRÛLÉE
(porte) Autre nom de la Porte de Paris qui barrait la rue Saint-Martin au droit de la rue de la Porte-Brûlée. Le nom de porte «brûlée» laisserait entendre qu’elle fut incendiée lors d’un siège. |
| BRUNARD (rue) Cette voie se dénommait rue Basse-des-Groisonneries jusqu’en 1900. Si cette rue est aujourd’hui séparée en deux sections de part et d’autre de l’avenue de la Libération, c’est bien parce qu’un certain nombre de maisons (en partie endommagées par le bombardement de juin 1944) ont été démolies dans les années 1960 pour permettre le percement de l’avenue. [PV HI6] Alphonse Philippe Auguste Brunard (1813-888) fut maire d’Étampes de 1870 à 1878. C’est donc lui qui dut faire face (fort courageusement, semble-t-il) à l’occupation prussienne. On raconte qu’à l’arrivée des premiers cavaliers prussiens à Étampes en septembre 1870, le maire aurait saisi au collet un officier et résisté à la menace. Impressionnés, les cavaliers seraient repartis, se contentant d’un logement pour la nuit et de vivres pour le soir. Plus tard, le fil du télégraphe électrique fut coupé par quelques résistants. Les occupants imposent alors une amende de 40 000 francs. Brunard refuse. Le magistrat, mis en joue par un réquisitionnaire prussien, exigeant de la municipalité une somme d’argent par trop arbitraire, le prit au collet en lui déclarant qu’il ne lui répondrait que lorsqu’il aurait abaissé son arme. Il est aussitôt emmené comme otage à Orléans, il négocie et ramène l’amende à 20.000 francs. La maison d’Alphonse Brunard se situait au n° 94. Une plaque rappelant l’attitude de Brunard pendant la guerre de 1870 y fut apposée en 1901: «Ici habitait Brunard Alphonse, maire pendant l’invasion allemande en 1870-1871. Il a fait preuve d’une énergie remarquable. La ville d’Étampes reconnaissante». En 1914, son petit-fils l’a fait enlever... craignant une nouvelle invasion allemande avant la bataille de la Marne. Mais la plaque est toujours en place. Le moulin à vapeur (dit Moulin Brunard) créé par Brunard en 1867 était situé vers l’angle de la rue Plisson (ADE 2 P 88). Au n° 135, maison avec vieil enduit ocre et contrevents pittoresques ornés de petites lunes. La partie ouest de la rue est plus étroite et ne manque pas de charme avec sa forme légèrement courbe. Une partie de la rue a souffert des bombardements de 1944, en particulier les anciens studios de photo Rameau. |
| BRUYÈRES (les) Lieu-dit du cadastre situé sur le versant boisé au sud de la vallée de la Chalouette. Ce toponyme indique, sans équivoque, la prolifération locale de ces plantes qui abondent sur les terres incultes. [LD 114] |
| BRUYÈRES (rue de) «Chemin pavé ou l’on va de la dite église Saint-Basile au chastel d’Étampes, nommé anciennement rue de Bruyère», dit un texte de 1459 (ADE E3926). Il s’agit donc de l’ancien nom de la rue du Château. La pente de Guinette qu’elle grimpait et les fossés du château auxquels elle conduisait devaient abonder en bruyères. |
| BUCHARE (moulin) Nom d’un moulin cité vers 1830 près de Darnatal (ADE 7S36). Il s’agit sans doute du nom du propriétaire. |
| BUREAU (pont) Sur un plan de 1853, date à laquelle il a été reconstruit, ce pont figure près d’un lavoir sur la rivière d’Étampes au droit de l’actuelle ruelle au Loup. Bureau est sans doute le nom du propriétaire. |
| BUSLOU (rue) Un des noms donnés à l’actuelle rue Bressault en 1731 (ADE E sup. 803). Il existe un lieu-dit Busloup dans la commune de D’Huison-Longueville. Ce mot est peut-être un dérivé du mot «bal» qui signifie hauteur (PB). |
| BUTET (le) Lieu-dit cité en 1770, situé entre le moulin à Tan et le pont de Chauffour (ADE H dépôt 1 B62). Ce nom ne sera pas retenu par la suite. Il n’y a pas à proprement parler de butte à cet endroit, aussi peut-être faut-il reconnaître là un dérivé de «buria» qui signifie cabane de pierres? |
| BUTTE (la) Lieu-dit du cadastre cité dès 1791 (AM 1G2). La plaine présente bien en ce lieu une éminence qui culmine à 151 mètres! [LD 187] |
| BUTTE CORDIÈRE (la) Lieu-dit du cadastre, en grande partie boisé, cité dès 1794 (ADE 1Q12). On trouve dans cet endroit boisé une carrière de sable. «Cordière» doit sans doute venir simplement du patronyme Cordier, à moins qu’il ne faille reconnaître la racine «cord» qui signifie hauteur en pré indo-européen (PB). [LD 2] |
| BUTTE CORDIÈRE (sente de
la) Ce chemin, qui dessert le lieu-dit précédent, est cité en 1869 (ADE 3O168). [C 428] |
| BUTTE CORDIÈRE (rue de la)
Cette voie nouvelle de la ZAC du Bois Bourdon fut dénommée en référence au même lieu-dit situé non loin de là. [PV H2] |
| BUTTE LABATTE (la) Lieu-dit du cadastre de 1827 aujourd’hui entièrement bâti. Le nom de «butte» semble inapproprié au lieu, car le dénivelé est plutôt faible à cet endroit. Labatte peut désigner un nom propre (la butte à Labatte), à moins qu’il faille reconnaître le mot «Battes» qui signifie bois défriché en vieux français. [ALD 336] |
| BUTTE LABATTE (rue de la) Voie nouvelle dénommée ainsi en 1982, en référence au site de l’ancien lieu-dit qu’elle traverse. [PV G4] |
| BUTTE SURGET (la) Lieu-dit du cadastre en partie boisé. Il figure sur un plan de 1779 sous la forme «Butte à Surget» (AN N III SO 225). En 1820, on trouve «la Butte à Surger» (P2). Le mot «surget» signifie garde de nuit, ou guet en vieux français. Ce lieu était-il un lieu propre à la surveillance? Surget pourrait être, plus simplement, le nom du propriétaire. [LD 125] |
| BUTTES (les) Lieu-dit du cadastre en partie boisé. La «Butte de Valnay» est citée dès 1748 (ADE 8 I H 5). Ce toponyme fait référence au dénivellement de la vallée de la Chalouette. [LD 127] |
| BUVAL Lieu-dit situé dans l’actuelle rue du Sablon où se trouvait l’Hôtel-Dieu de Buval. Ce lieu, sur les franges de la paroisse Saint-Pierre, était sans doute un lieu où l’on élevait (ou bien où l’on abattait) les bœufs. La «rue de Buval» est citée en 1605 (A dioc 1). |
| BUVAT André (école)
Située au 20 rue Saint-Martin, cette école correspond au site de l’ancienne école Saint-Martin garçons. Les bâtiments datent de 1950. André Buvat est le nom d’un instituteur né en 1919. Il est mort aux combats du Mont-Cassin, en Italie, en 1944. Son nom a été donné à l’école en tant qu’ancien élève de l’école, mort pour la France. |
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| CABANE À PIERROT (la) Ce nom de lieu ne figure pas au cadastre mais on le voit sur la carte IGN. Ce nom apparaît au cours du 19e siècle. Le lieu est parfois appelé Maison à Pierrot. Une maison seule est mentionnée (sans être nommée) à cet endroit en 1827 (ADE 3O158). Sur un plan de 1820 elle est dénommée Maison Duverger (P2). Il pourrait s’agir du dernier vestige de l’ancien hameau de la Croix de Champdoux (aussi appelé la Folie). Il y avait en ce lieu un abri de cantonnier au 19e siècle. Qui est ce Pierrot en question? Il pourrait s’agir de Pierrot le Noble, cité en 1383. |
| CACHOTS (ruelle des) Ancien nom de la rue de la Prison (lm). |
| CAINS (passage des) Cette ruelle était située à peu près à l’emplacement de la rue des Barricades sur un plan d’alignement de 1833. |
| CALLEY docteur (pavillon du) Nom donné, en 1980, au bâtiment des anciens communs du château du Petit Saint-Mars aménagé en salle de formation. Le docteur Jacques Calley fut l’un des artisans de la construction de l’hôpital sur ce site. Il fut aussi conseiller général du canton d’Étampes de 1956 à 1976. |
| CAMEL (le) Cet ancien Hôtel est situé au 10 rue Louis-Moreau. Au moyen âge, le tiers de la maison appartenait aux religieuses de Maubuisson. Cette maison à tourelle a été construite vers 1511 pour Guillaume Camel, procureur du roi. La tourelle de briques date du 16e siècle. La façade sur cour et l’escalier datent du milieu du 18e siècle. Les ailes sont antérieurs à 1824 (vraisemblablement du 1er quart du 19e siècle). La façade sur rue a été remaniée au milieu du 19e siècle. |
| CAMP MILITAIRE Ce nom figure sur le plan de 1945 au Marché-Franc (ADE pl. DD). Il s’agit des baraquements construits par les troupes allemandes d’occupation, réinvestis par les troupes américaines en 1944 puis par les troupes françaises en 1945. |
| CAMUS Docteur (rue du) Nom donné à l’avenue du Bourgneuf du vivant et sous le mandat du maire Lucien Camus en 1933 «selon le vœu des habitants» (AM dcm). Lucien Camus, médecin, devint maire d’Étampes en 1929 et député du Front populaire en 1936. Il a été destitué en référence au décret du 26 septembre 1939: «en temps de guerre, le maire peut être, pour des motifs d’ordre public ou d’intérêt général, suspendu jusqu’à la cessation des hostilités par décision prise sur la proposition du ministre de l’Intérieur». Dès novembre 1939, les habitants de cette rue s’inquiètent d’habiter dans une rue portant le nom d’un maire destitué (l’Abeille). La voie redeviendra donc avenue du Bourgneuf en 1940. Le docteur Camus mourra à Étampes en 1947, sa tombe est au cimetière Notre-Dame nouveau. |
| CAMUS Docteur (rue du) Cette voie nouvelle du Clos Moreux a été dénommée ainsi vers 1982 pour réhabiliter la mémoire du député Front Populaire (voir supra). [PV H3] |
| CANAL (moulin du) Autre nom du moulin de Vauroux cité en 1829 (ADE 7S51). Il y avait bien un canal dérivé de la Juine près du moulin. |
| CAPUCINES (les) Le Domaine des Capucines est un lotissement créé dans les années 1970. Il est situé non loin de la sente des Capucins mais de l’autre côté de la Rivière d’Étampes. Ce nom ne vient pas des jolies fleurs annuelles dont on aime à croquer les boutons, mais d’une féminisation (un peu abusive) du lieu-dit les Capucins. |
| CAPUCINS (les) Ce lieu-dit du cadastre figure déjà sur le plan Trudaine de 1750 (AN F 14 844). Ce nom désigne le faubourg Évezard au 18e siècle. Les Capucins sont une branche de l’Ordre des franciscains fondée en 1528. Le couvent des frères Capucins s’est installé à Étampes en 1580 dans l’ancienne commanderie Saint-Jacques de l’Épée. Les religieux aménageront le nouveau couvent et reconstruiront, entre autres, la chapelle et le cloître. La maison sera vendue comme bien national à la période révolutionnaire. Jusqu’à la Révolution, il y avait aussi dans ce faubourg des Capucins une maison appartenant au Chapitre Sainte-Croix d’Étampes (ADY 1Q353). [LD 26] |
| CAPUCINS (barrière des) Aussi dite barrière de Paris. Cette barrière à bestiaux pour l’octroi était située avenue de Paris, au droit de l’ancien abattoir. Elle a été reconstruite en 1836. |
| CAPUCINS (porte des) Cette porte fictive (puisqu’elle n’ouvrait pas sur les remparts de la ville) était située près du couvent des Capucins et devait permettre la perception de l’octroi (lm). |
| CAPUCINS (résidence des) Cette résidence HLM située au 82 boulevard Saint-Michel, a été construite dans les années 1960. |
| CAPUCINS (les) Nom donné à la résidence aménagée depuis 2000 dans les anciens abattoirs (architecte Dormann). |
| CAPUCINS (sente des) Cette petite voie, pleine de charme, serpente entre la Rivière d’Étampes et un vieux mur. Elle est un vestige du chemin de halage qui desservait l’ancien Port (PV KL6). La partie nord semble être désignée comme sente Baudet en 1894. La partie qui longe les anciens abattoirs est dénommée chemin de Vaudouleurs sur un plan des abattoirs en 1910. Elle a été aménagée en 1931 pour correspondre avec l’avenue des Champins à Morigny. Elle desservait aussi l’ancienne laiterie Molumat. Il existait un «gué des Capucins» en 1821 (ADE 7S37); à sa place, on a établi un pont. Ce pont et l’abreuvoir des Capucins ont été refaits en 1832 (ADE 7S37). |
| CARDINAL LEMOINE Ce champtier figure sur un plan du 18e siècle près du Poirier Pinon (ADE E3846). Dans le texte de la fondation de la messe d’Étampes (1368), il est question de «40 arpents tenus des Cardinaux Lemoine». Il pourrait s’agir d’une ancienne possession du collège du Cardinal Lemoine, fondé à Paris en 1302 par Jean Lemoine, légat du pape en France auprès de Philippe Le Bel. Cet établissement parisien sera fermé en 1790. |
| CARMET Jean (espace) Située au 1 rue des Noyers-Patins, la maison de quartier de Guinette a été inaugurée en octobre 1984 (architecte Arnaud). Elle a été dénommée espace Jean Carmet en 1994, l’année même de la mort de l’artiste. Jean Carmet est cet acteur français qui incarna si souvent le personnage du Français moyen. A l’intérieur, on trouve une salle baptisée Melina-Mercouri, et une autre salle Binet. La salle Cousteau a été dénommée en 1997. Derrière la salle, on trouve un square décoré d’une rangée d’arcades qui pourrait évoquer un cloître. |
| CARNEAUX (les) Le grand Hôtel des Carneaux était situé à l’emplacement du 2 ter rue Louis-Moreau. Le «Grand hôtel des Creneaulx» est cité en 1500, les «Carreaux» en 1637. Il était aussi appelé hôtel du Petit Paris au 17e siècle, ou encore du Puits-Paris. La maison servira d’ auberge de 1715 à 1820. L’ édifice a été surélévé en 1901 La porte cochère porte le millésime 1741 à la clef. Ce nom de Carneaux vient du vieux français «carnel» qui signifie créneaux. Cette maison située près des anciens remparts devait porter quelques traces de fortifications. |
| CARNOT Sadi (rue) Cette voie est dénommée rue du Sablon en 1607 (AD E 3784), «rue Haulte appelée du Sablon» sur le plan de 1648 (ADE E3802) et parfois Grande rue Saint-Pierre. Sur un plan de l’époque révolutionnaire, elle est appelée rue du Puits-Blanc. Elle a été dénommée Sadi-Carnot en 1894. Sadi Carnot, président de la République à partir de 1890, fut assassiné par l’anarchiste Caserio lors de l’exposition de Lyon, en 1894. Il n’est pas étranger à la région d’Étampes puisque sa famille possédait (et possède toujours) le château de Presles à Cerny. Cet élément motiva la décision du conseil municipal pour donner son nom à une rue d’Étampes quelques semaines seulement après sa mort. [PV K8/9] Il existait un puits au carrefour près du cimetière dit «le puits Blanc» en 1833. Il fut supprimé en 1857, car il gênait la circulation. Un autre puits existait à peu près au débouché de l’actuelle rue de Valory en 1833. Une des 22 premières bornes-fontaines est installée dans la rue en 1881. Au n° 4, cette maison reconstruite au début du 19e siècle comporte une très belle cave médiévale et une clef de voûte à rosace. Au n° 22, ancien presbytère Saint-Pierre et actuelle maison et atelier du peintre Philippe Lejeune. Au n° 50, maison qui semble avoir été l’ancien octroi. Au n° 13, ancienne auberge des Quatre-Chemins. Au n° 45, maison avec porte piétonnière cintrée en pierre. Il s’agit peut-être de l’ancien auditoire royal. |
| CAROLINE (moulin) Un des noms usités au 19e siècle pour désigner le moulin Badran. Caroline est certainement le nom du meunier ou celui de sa dame? |
| CARQUEAUX Lieu non identifié cité dans un acte de 1660 (bcge). Peut-être est-ce une déformation des Cerceaux? En parler beauceron, on appelle «carquesiau» un moustique. Ce nom pourrait évoquer un lieu marécageux, envahi de moustiques. |
| CARRÉ DE L’AVOCAT
(le) Nom donné à la pièce d’eau creusée en 2001 sur son terrain par M. Michel Benezech au lieu-dit Entre-Deux-Eaux. Cette petite pièce d’eau rectangulaire comprend une île en son centre. Elle est située non loin du Gué et du Pont de l’Avocat. |
| CARRÉE (sente)
Aussi appelée Sente des Prés du Port, elle est citée en 1827 (ADE 3O158). Les deux virages à 90° qui la caractérisent lui auront certainement valu son surnom. |
| CARREFOUR Le nom de cette enseigne commerciale n’est certes pas un toponyme officiel. Toutefois, ce lieu, de loin le plus fréquenté de la ville avec la gare, est un repère capital pour les Étampois contemporains. Carrefour est le temple de la consommation locale. Le projet de centre commercial à Bonnevaux remonte à 1973, mais ce magasin Carrefour ne sera inauguré qu’en 1983 au terme d’une très longue polémique opposant riverains, consommateurs potentiels, élus locaux, directeurs d’enseignes et commerçants locaux. La particularité de cette grande surface est en effet d’être située à deux pas du centre-ville. Carrefour est devenu le centre d’attraction pour la jeunesse de la ville, ceci explique sans doute le succès de sa dénomination en verlan: «carrouf». |
| CARREFOUR (rue du) Rue non identifiée citée en 1731 dans la paroisse Saint-Pierre (ADE E sup. 803). Le carrefour en question pourrait être: soit le carrefour face à l’ancienne église Saint-Pierre, soit le carrefour de la route de Pithiviers avec l’actuelle rue Rose-Chéri. |
| CARREFOUR DE L’ALOUETTE Champtier cité parmi les possessions des Dames de la Congrégation en 1775. Peut-être faut-il le mettre en relation avec le lieu dit l’Alouette ou celui des Carrefours? |
| CARREFOUR DE L’ÉGLISE SAINTE-CROIX (rue du) Cette rue citée en 1644 doit correspondre à la partie Est de l’actuelle place de l’Hôtel-de-Ville (A dioc 3). |
| CARREFOUR DE L’ÉGLISE SAINT-BASILE
(rue du) Cette rue, citée en 1644, doit correspondre à la partie haute de l’actuelle rue Sainte-Croix (A dioc 3). |
| CARREFOUR DORÉ (rue du) Un des anciens noms donnés à l’actuelle rue Aristide-Briand. Le carrefour en question était situé face à l’Hôtel de Ville. |
| CARREFOURS (les) Lieu-dit au cadastre de 1827 qui n’a pas été retenu par la suite. Les «carrefours» est l’abrégé du champtier appelé «le carrefour Galant» (voir Vert-Gallant) aussi dit «la Folie» en 1790 (ADY 1Q 408). Il s’agit du carrefour des chemins de Saint-Hilaire à Brières et du chemin d’Étampes à Boissy-le-Sec. Ces chemins de terre, aujourd’hui très peu fréquentés, étaient d’une certaine importance à l’époque. [ALD 329] |
| CARRIER (allée du) Nom donné en 1991 à l’une des voies nouvelles d’un lotissement au Petit Saint-Mars. Compte tenu de la présence dans le quartier d’un rémouleur, toutes les voies de ce lotissement d’Orly-Parc ont été désignées par un nom d’ancien métier. Les carriers ont effectivement exercé leur activité tout près dans les carrières du Rougemont. [PV D8] |
| CARRIÈRE DE
BRIHORY Lieu-dit non identifié cité en 1577 (ADE E3913). Le mot de Brihory pourrait être un composé à partir du mot «Bri» qui signifie passage d’eau (PB). |
| CARRIÈRES (les)
Lieu-dit cité dès 1512 (ADE E3913). Ces «carrières du chemin de Bois-Renaud» sont explicitement citées en 1791 (AM 1G2). Il en reste quelques vestiges. On y voit un vieux passage piétonnier sous la ligne de chemin de fer. Il y avait aussi en ce lieu une maison de gardien pour le sémaphore du chemin de fer sur un plan de 1933. [LD 144] |
| CARRIÈRES (les)
Autre champtier du même nom situé à Saint-Lazare. Il est cité en 1626 (A dioc 4) et en l’an II (ADY 1Q353). La grande carrière de sable existe toujours. |
| CARRIÈRES (sente
des) Ce chemin près du Gibet est cité en 1827 (ADE 3O158). Il menait à l’ancien Télégraphe ainsi qu’à la carrière de Saint-Lazare. |
| CARRIÈRES DE
BEAUREGARD (chemin des) Cette voie sans issue mène à la carrière de sable au lieu-dit Beauregard. Dans la carrière de Beauregard, on fit des trouvailles de fossiles: bois, cerfs, oursins et coquillages. [C 149] |
| CASERNE Un document de 1791 nous apprend qu’une caserne a été bâtie avec les vestiges du grand clocher de plomb de la collégiale Notre-Dame, récemment démoli. Où était-elle établie? (ADE 4mi 11). |
| CASERNE DES POMPIERS Jusqu’en 1952, le local des pompiers occupe une partie de l’actuel collège Guettard, rue Saint-Antoine. A cette date, il est transféré dans une caserne neuve sur la Promenade des Prés. On l’appelait couramment la caserne du Marché-Franc. Le bâtiment a été entièrement remanié en 1988-89 avec une spectaculaire façade de verre (architecte Dominique Vayne). |
| CASINO (le) Situé dans l’actuelle rue des Archers, ce café-salle de bal s’était établi sur l’emplacement de l’ancien hôtel de l’Arquebuse. Le Casino est cité dès 1905. Il sera aussi le premier cinéma d’Étampes. On y projettera des films dès 1910. En 1915, il servira de logement pour les soldats. Ce fut le haut-lieu de la fête étampoise jusqu’à sa destruction par les troupes allemandes en retraite en août 1944. Pendant la guerre, il hébergeait une partie des classes de l’école du Centre occupée. Il fut rebâti vers 1951. Le bâtiment est aujourd’hui transformé en magasin. Le mât qui portait l’oriflamme du casino est toujours visible à l’angle de l’immeuble. |
| CASTEL MATHO (le) Cette curieuse bâtisse est situé au n° 18 rue Saint-Martin. La famille Bloch est propriétaire du site dès 1887, mais la maison a été bâtie par André Bloch (1886-1931) dans les années 1920. Le B métallique qui figure sur les cheminées est l’initiale de Bloch. La maison est signée de l’architecte Louis Brachet. «Matho» était le surnom de madame André Bloch (née Marie Piffault). La propriété s’étendait au départ jusqu’à la rue du Moulin-à-Peaux. Une passerelle sur la Louette avait été établie dès 1887 (ADE 7S51). La maison sera occupée par les Allemands puis par les Américains de septembre 1944 à novembre 1945. Après la guerre, elle abritera le service des impôts jusqu’à son acquisition par la commune en 1982 pour y établir divers services. Au fond du parc, on voit une fontaine octogonale avec groupe sculpté (années 1930). |
| CAYENNE (la) Située au n° 160 rue Saint-Jacques, cette auberge, aussi appelée «la Mère des Compagnons», était la maison des ouvriers Compagnons du devoir du tour de France de passage à Étampes. En référence au bagne, le terme de Cayenne évoque, avec une pointe d’humour noir, un lieu de labeur. La «mère» est une institution chez les Compagnons. Seule femme admise dans cette confrérie masculine, elle jouait le rôle de confidente et de mère pour ces hommes jeunes, loin de leur foyer. |
| CÈDRES (les) Nom donné à l’un des pavillons du centre hospitalier Barthélémy-Durand. Il fut mis en service en 1971. |
| CÉLESTINS DE MARCOUSSIS Le couvent des Célestins de Marcoussis fut fondé en 1406 par Jean de Montagu. Il possédait de nombreux biens dans la région. A Étampes est citée, en 1731, une maison avec chapelle située dans la paroisse Saint-Martin (ADE E sup. 803). En 1790, à l’occasion de la vente de leurs biens, un autre bâtiment est cité près de la porte Saint-Fiacre (ADY 5Q2), une autre maison composée de trois boutiques au marché Saint-Gilles, la maison du Coq (ADY 1Q 408), ainsi que les fermes de Villesauvage, de Bois Renaud et du Pavillon de Lhumery. |
| CÉLESTINS (sente des) Voie non identifiée qui jouxtait sans doute la maison précédemment citée dans le quartier Saint-Martin. Elle est mentionnée en 1768 (AM 1). |
| CENTIME (chemin de la) Voie non identifiée mentionnée en 1893. Il existait une auberge de la Sentine aux Belles-Croix. Un centime peut désigner une sorte de magistrat municipal. A cette entrée de ville, on n’était pas très loin de l’ancien octroi. |
| CENTRE (sente du) Cette voie figure déjà au plan de 1827. Elle dessert les jardins du Petit Saint-Mars. [PV E8] |
| CENTRE (école du) Ancien nom de l’école Louis-Moreau, dite École mutuelle en 1899. Cette école a été occupée par les troupes allemandes de 1940 à 1944. Environ 150 jeunes des «jeunesses hitlériennes» y périront lors du bombardement de juin 1944. De 1940 à 1946, les classes sont dispersées en partie dans l’ancien immeuble du cercle, place du Théâtre (actuelle imprimerie La Familiale) en partie au Casino. A partir de 1946, l’école du Centre fut provisoirement établie dans l’immeuble Bourdeau rue Paul-Doumer. Cet immeuble était situé à l’emplacement de l’actuelle place Noël-Hamouy. Il fut détruit au cours des travaux de percement de l’avenue de la Libération. L’école quittera enfin les locaux provisoires pour retrouver son ancien site et des bâtiments neufs en 1965. L’école du Centre prendra le nom de Louis-Moreau en 1966. |
| CERAL (moulin) Nom donné au moulin Darnatal entre les deux guerres parce qu’on y fabriquait du flocon d’avoine de la marque Ceral Oats. Les bâtiments furent par la suite transformés en logements. |
| CERCEAU (le) Lieu-dit du cadastre en partie boisé cité dès 1490 (ADE H dépôt 1B). On trouve aussi les Cerjeaux en 1512 (ADE E3913). Ce lieu tire son nom de l’ancienne ferme du même nom. [LD 165] |
| CERCEAUX (les) Ferme aujourd’hui disparue, jadis située au Sud-Ouest de Saint-Martin, et citée dès 1683 (BF). Son emplacement est figuré sur un plan de 1769 «place ou estoit la ferme» (ADE H dépôt 1). Ce lieu fut témoin de la capitulation des Suisses battus par le duc de Guise à Auneau en 1587. Ils y firent serment de s’en retourner tranquillement dans leur pays. Le nom de cerceaux peut faire référence à la présence ou à la fabrication de cercles de tonneaux en ce lieu, à moins qu’il n’évoque simplement la forme du terroir. [ALD 404] |
| CERISIERS (les) Ce lieu-dit, situé près de Valnay, ne figure pas au cadastre. La «Serizaille» est citée en 1791 (AM 1G2). Sur un plan de 1871, on y voit une carrière de sable et de moellons (ADE 136J16). Les arbres à cerises devaient y être abondants. |
| CERFS (impasse aux) Cette petite voie était jadis appelée rue du Petit Cerf. Au fond de cette pittoresque impasse pavée, on trouve la grande maison qui fut l’ancien presbytère Notre-Dame jusqu’en 1905. Ce nom pourrait venir de l’enseigne d’une auberge disparue «le Petit Cerf» par opposition à l’hôtel du Grand Cerf. [PV J6] |
| CHALO SAINT MARS (chemin de) Le vieux chemin de Chalo cité en 1827 (ADE 3O158) passait par le Four Blanc, c’est donc notre départementale 21. L’ancien chemin latéral de Chalo, cité en 1892, doit correspondre au chemin qui passe légèrement au sud. Sur un plan de Valnay daté de 1806 figure un «chemin d’Étampes à Saint-Mars par haut» (ADE 136J16). Quant au village de Chalo, il est cité dès 1170. Saint Mars est un abrégé de Saint Médard. |
| CHALO SAINT MARS (route de) Le pont, qui fait passer la route sous la ligne SNCF «Paris à Hendaye», date de 1843. Il fut élargi en 1903 et encore modernisé depuis. |
| CHALO SAINT-MARS (maison) Située au n° 22, rue des Cordeliers, cette maison ancienne est dite «maison de Chalo Saint Mars». On y voit un vestige de la partie supérieure d’une porte style 16e siècle. |
| CHALOU (chemin de) Ce chemin est cité en 1791 (AM 1G2). Chalou est une ancienne paroisse qui fut réunie à celle de Moulineux pour former, depuis la Révolution, la commune de Chalou-Moulineux. Il doit s’agir du chemin qui rejoint Chalou via Lhumery. [C 428] |
| CHALOUETTE (la) La «rivière de Chalou» est citée en 1605 (Adioc1). La Chalouette, avec ses quinze kilomètres de longueur, prend sa source à la fontaine Sainte-Apolline à Chalou-Moulineux. Vers 1015, Constance, la femme de Robert le Pieux, fait détourner le lit de la rivière pour inonder les fossés de la ville et arroser les jardins du palais. Elle devient alors la «Rivière d’Étampes». Le petit cours d’eau connut des crues dévastatrices en 1513, 1626, 1635, février 1753, 1840 et 1841. Ce joli nom de Chalouette pourrait venir de «kal», racine pré-indo-européenne désignant la pierre. Le pont construit en 1905 fait passer la ligne Étampes-Beaune-la-Rolande au-dessus de la rivière. |
| CHALOUETTE (square de la) Cette voie nouvelle a été dénommée en 1974. La petite rivière passe non loin. Elle dessert des immeubles récents à l’Ouche. |
| CHALOUETTES (les) Lieu-dit du cadastre cité dès 1690 (AD E 3810). Une partie de ces terres appartenait à la fabrique Notre-Dame jusqu’à la Révolution (ADY 1Q353). Ce lieu, situé sur le versant sud-ouest de la colline du Mont Moulé, est très éloigné de la rivière du même nom. Il pourrait pourtant avoir la même étymologie car les cailloux ne manquent pas sur ces anciennes terres à vigne. [LD 43] |
| CHAMOIS (moulin) Le nom de ce moulin est cité dès 1629 (ADE 52 H 6). Le bâtiment situé à l’emplacement de l’actuel 28 rue Saint-Martin a été démoli vers 1962. Il est parfois dénommé moulin de La Ferté, moulin Erambert, et plus souvent moulin à Peaux. En 1911, l’almanach annonce ici une fabrique de caoutchouc. Sur ce même site s’est installée la Porcelainerie dans les années 1920. Il reste le déversoir et l’abreuvoir de l’ancien moulin. |
| CHAMPBOURSIER Ce nom de champtier non identifié est cité en 1790 (AM 1G2). Ce nom pourrait évoquer une plante commune à nos régions appelée communément «bourse à pasteur.» |
| CHAMPDOUX Un certain Richard de «Chiendoux» est cité en 1233 (CND). La ferme de Champdoux formait une petite enclave relevant de la paroisse Saint-Martin, au milieu du terroir de Notre-Dame. Elle appartenait pourtant au Chapitre de Notre-Dame d’Étampes jusqu’ en 1791. Alliot l’identifie au Canisculus dont il est question dans la charte du cartulaire de Notre-Dame en 1046, «Vicus dicitur canisculus» mais cette identification est contestée (CND). On trouve la forme «Chandou» en 1785. Ce nom pourrait venir de «champs de Dieu», nom parfois donné aux cimetières. On évoque alors la bataille de 604... Champ doux pourrait aussi signifier simplement: terres faciles à cultiver. [Selon un article de Bernard Gineste dnas le Cahier n°6 d'Étampes-Histoire (2003), Canisculus signifiait «Cul de Chien», Cul signifiant «écart» et les Chien étant une famille étampoise du 11e siècle dont un membre fut abbé de Saint-Martin; ce toponyme étant ensuite devenu un nom de terre, il aurait été alors adouci en «Dos de Chien», Chen Dous]. Les bâtiments forment un quadrilatère typique des fermes beauceronnes. Les bâtiments de la partie Est ainsi que la maison d’habitation ont été considérablement modifiés depuis le plan du cadastre de 1827. Il existait une grande porte charretière à l’entrée, elle est aujourd’hui démolie. Il existe trois mares à proximité de la ferme: la plus grande, au bord du chemin de Saint-Hilaire; la deuxième, plus près de la ferme, est pratiquement asséchée; enfin, un bosquet tout près de l’entrée abrite un troisième trou d’eau. Le naturaliste Guettard signale, au 18e siècle, derrière la ferme de Champdoux des «endroits humides et stériles». Les mares étaient sans doute alors plus étendues. |
| CHAMPDOUX (avenue de) La route bordée d’arbres qui mène à Champdoux était ainsi dénommée au 19e siècle (Lm). |
| CHAMPIGNONNIERES (les) Situées au lieu-dit Saint-Symphorien, les champignonnières sont d’anciennes carrières souterraines dans lesquelles on a cultivé le champignon au 19e siècle. Elles ont été utilisées comme abri pour la défense passive en 1940. Il s’agit d’un des sites franciliens les plus importants pour les chauves-souris. Six espèces différentes y ont été observées entre 1988 et 1994, dont trois sont des espèces rares: le grand Murin, le Vespertilion à oreilles échancrées et le Vespertilion de Bechstein. |
| CHAMPINS (pont des) Ce pont créé en 1961 est situé à la limite de Morigny et d’Étampes. «Les Champins» est un lieu-dit de la commune de Morigny. Ce nom pourrait venir du pré-celtique «cam» qui signifie arrondi (PB). |
| CHAMPS D’ASILE (sente des) Ce chemin cité en 1869 (ADE 3O168) était situé vers les Capucins. Ce nom doit évoquer l’ancien Grand Cimetière. |
| CHAMP DE L’UNION Nom donné à la place de l’Ouche pendant la période révolutionnaire. Quand la patrie menacée à l’extérieur était aussi divisée à l’intérieur il fallait, quoi qu’il arrive, affirmer l’Union. |
| CHAMP DE MARS (le) Cette auberge était située vers le 108 rue Saint-Martin. Elle disparut vers 1874 (fpm). Ce nom, qui évoque la Rome antique, fut rendu populaire à partir de 1765 lorsque la grande esplanade parisienne du même nom devint champ de manœuvres puis lieu de fête sous la Révolution. |
| CHAMP DES MORTS (le) Ce champtier situé au dessus de Saint-Martin est cité dès 1683 (BF). Ce nom viendrait de la présence supposée des sépultures de la bataille mythique de 604. |
| CHANDELEURS (les) Le nom de ce champtier disparu est cité dès 1748 près du Chesnay (ADE 8 I H 5). On trouve aussi la forme «les Chandeliers» en 1781 (ADE 81 H 10). La «chandeleur» est la dénomination populaire de la fête de la Présentation de l’Enfant-Jésus au Temple, fête durant laquelle on fait une procession à la lueur de chandelles. Cette date du 2 février était un repère pour le paiement de certains baux. On imagine donc bien que ce nom ait pu désigner une terre. |
| CHANDELIER (rue du) Cette rue figure sur un plan du 16e siècle, derrière le couvent des Barnabites, à l’angle de l’actuelle rue Dom-Fleureau (ADE série G). Cette rue était sans doute bordée par quelque échoppe de marchand de chandelles à moins que ce nom ne vienne tout simplement d’une enseigne. |
| CHANTS DES OISEAUX (les) Ancienne auberge située vers le 17-19 rue Louis-Moreau et citée en 1527 (ADE5Mi 11). On imagine une enseigne bien colorée. |
| CHANTALOU René (square) Voie nouvelle dénommée en 1974. René Chantalou est né en 1927 près de cette rue. Engagé d’abord dans la Résistance, il part à la Libération avec le corps d’armée commandé par le général Koenig. Il est mort au combat à Lielsheim (Allemagne) en avril 1945, il avait 18 ans. [PV D5] Le lotissement actuel est construit sur le site de la porcherie Chartier qui existait en 1924. |
| CHANTELOUP Champtier situé près de Valnay cité en 1549 (AM tv). Dans un document de 1601, on trouve la forme «Chantalou» (ADE 71H13). Ce nom pourrait désigner l’endroit ou chantait le loup... ou bien les alouettes. |
| CHANTELOUP (pont de) Ainsi se nomme le joli pont de pierres situé au bout du chemin latéral de la Louette à Valnay. Il est cité en 1889 (ADE 3O158). Ce nom vient du lieu-dit précédent. |
| CHANTELOUP (passage) Cette voie non identifiée est citée en 1891. Elle était probablement liée au lieu-dit du même nom. |
| CHANTEREINE (moulin) Autre nom donné au moulin de la Trinité cité par Basile Fleureau en 1683. Le même Fleureau refuse d’interpréter ce nom comme une trace de la donation du moulin à l’aumônerie des Bretons par la reine Brunehaut. Le nom de Chantereine désigne habituellement un lieu ou chantent les grenouilles. Les batraciens n’ont jamais manqué sur ces bords de la Juine. |
| CHANTRERIE NOTRE-DAME (la) Il a existé deux chantreries successives dans le cloître Notre-Dame. La première (citée dès 1599) était située près de l’ancien presbytère Notre-Dame. Après avoir été intégrée dans l’enclos de l’ancien Hôtel-Dieu, elle a été démolie. La nouvelle chantrerie occupait depuis 1697 une maison située à l’angle nord-ouest du cloître, à peu près à l’emplacement du pavillon blanc de l’ancien hôpital construit en 1834. «L’ancienne et la nouvelle Chantrerie» ont coexisté puisqu’elles sont toutes-deux citées en 1763 (ADE H dépôt 1 B62). Le terme de Chantrerie semble désigner non seulement la maison occupée par les choristes de la collégiale mais aussi la maison du chantre. Après la disparition du titre d’abbé de Notre-Dame en 1210, le chantre était le plus grand dignitaire du chapitre. |
| CHAPE (ruelle à) Ou ruelle «à la Chape». Cette rue citée en 1791 (AM 1G2) était située près de la rue de l’Alun. Le mot «chape» signifie vêtement ou manteau en ancien français. Y aurait-il eu quelque tailleur dans cette ruelle? |
| CHAPEAU ROUGE (le) Cet hôtel cité en 1768 (AM 1) était situé à l’emplacement du n° 53-55 rue Saint-Jacques. Des fours gallo-romains ont été découverts sur le site. Ce nom vient encore d’une enseigne. «Donner le chapeau rouge» signifiera plus tard décapiter! |
| CHAPELLE (sente de la) Ruelle située au hameau du Chesnay. Cette voie restée sans nom fut baptisée en 1995 en souvenir de la chapelle Saint-Caprais qui dépendait de la commanderie des Hospitaliers de Chalou. Le gros du bâtiment de cette chapelle subsiste, c’est la maison située au n° 3 de ladite ruelle. |
| CHAPELLE DU PETIT SAINT-MARS (sente
de la) Cette voie en impasse est citée dès 1869 (ADE 3O158). Ce nom fait, bien sûr, référence à l’ancienne chapelle Saint-Médard du Petit Saint-Mars aujourd’hui disparue. En 1106, cette chapelle dépendait du couvent des religieuses de Saint-Cyr. Elle devint par la suite chapelle de secours pour la paroisse Saint-Martin. Vendue comme bien national à la Révolution, elle sera finalement détruite vers 1848. [PV D8/E7] |
| CHAPITRE (moulin du) Autre nom du petit moulin Notre-Dame cité en 1792 (ADE 7S43). On appelle chapitre l’assemblée des chanoines. Le chapitre de la collégiale Notre-Dame, fondé dès 1025, possédait nombre de biens à Étampes dont ce moulin aujourd’hui disparu. |
| CHAPITRE NOTRE-DAME (maisons du) Deux maisons, propriétés du chapitre de la collégiale Notre-Dame d’Étampes, sont citées au 18e siècle. Elles étaient situées dans le cloître Notre-Dame et furent incluses dans l’ancien Hôpital au cours des agrandissements du 19e siècle. Ces maisons sont donc aujourd’hui disparues. |
| CHAPITRE SAINTE-CROIX (maison du) Cette propriété du chapitre de l’ancienne collégiale Sainte-Croix d’Étampes est citée au 18e siècle. Il s’agissait d’une des maisons situées dans le cloître Notre-Dame qui furent incluses dans l’enclos de l’ancien Hôpital au cours des agrandissements du 19e siècle. |
| CHARBONNIÈRE (la) Champtier cité en 1791 (AM 1G2) dont le nom ne sera plus retenu par la suite. Il était situé vers le Chesnay. Ce terme pourrait rappeler le souvenir d’une petite industrie de charbon de bois. |
| CHARBONNIERS (chemin des) Le nom de ce chemin est cité dès 1748 (ADE 8 I H 5). Il figure sur un plan de 1779 (AN N III SO 225) et encore en 1827. Il desservait le lieu-dit précédent. Les fabricants de charbon de bois devaient certainement l’emprunter pour livrer leur produit. [C 332] |
| CHARIOT (le) Hôtellerie citée en 1605 (A dioc 1). Elle était située au coin de rue de la Porte-Dorée et de la rue Saint-Jacques. Cette enseigne rappelait l’incessant charroi de l’ancienne grande route Paris-Orléans qui fit longtemps la fortune de la ville. |
| CHARIOT D’OR (le) Cette auberge citée en 1775 (AM 1) était située au n° 125 rue de la République. Les vestiges de la dernière enseigne en mosaïque qui illustrait ce nom ont tristement disparu en 2002. Il reste dans la cour les vestiges du Cinéma Le Royal. |
| CHARIOT D’OR (le ru du) Un des bras du Juineteau qui longe l’ancienne auberge du même nom (ADE 7 S36). |
| CHARPEAUX Le hameau est cité dès 1669 (BMS SM). Il est aussi cité par Fleureau. On sait qu’une ferme de Charpeaux a été détruite en 1842 par l’établissement du tracé du chemin de fer (lm). Selon Léon Marquis, ce nom viendrait d’un terrain «écharpé comme par un tremblement de terre»! Mais «charper» en vieux français signifie simplement carder, activité possible sur ces bords de la Chalouette. |
| CHARPEAUX (rue de) Sur un plan de 1850, la partie ouest de la rue est dénommée «petite rue de Charpeaux», la partie nord grande sente de Valnay (AM2). Le lavoir de Charpeaux est construit en 1878, l’abreuvoir est cité en 1894. La partie sud de la voie bordait le mur des fortifications du faubourg Saint-Martin. [PV C6] |
| CHARPEAUX (sente de) Il s’agit de l’ancienne «petite rue de Charpeaux» citée en 1842. Elle s’appelait auparavant Grande sente de Valnay. Elle ne va plus à Valnay depuis la construction du chemin de fer. [PV C6] |
| CHARPEAUX (ponts de) Il faut distinguer l’immense viaduc du chemin de fer construit sur la Chalouette en 1841 du pont piétonnier situé au chemin du Gué de Charpeaux. En 1841, ce dernier est établi en bois. En 1845, les grands travaux du chemin de fer ont dû le mettre à mal car il faut le réparer (ADE 7S38) et encore en 1850. Finalement, la passerelle sera reconstruite en 1876 et encore une fois en 1896 (AM O 1). |
| CHARPENTIER Théodore (avenue)
Cette voie était dénommée promenade des Prés jusqu’en 1900. Théodore Charpentier fut maire d’Étampes à trois reprises: une première fois de 1848 à 1852, puis de 1860 à 1870, et enfin de 1882 à 1884. [PV F7/G6] Une section très agréable de cette voie est bordée au nord par les restes des anciens murs des fortifications de la ville, dont les Portereaux. Dans les murs, près de la Tour du Loup, on remarque quelques meurtrières. Non loin de là, on reconnaît le reste du vieux mur et l’arcade du pont qui séparait les anciennes propriétés des dames de la Congrégation du couvent des Cordeliers. Le lavoir communal date des années 1880, il a été restauré en 1995. |
| CHARPENTIER (square) Ce square au bord de la rivière a été créé en 1983 après les réaménagements des berges. |
| CHARPENTIER (moulin) Autre nom donné au moulin Baildar au 19e siècle. Charpentier est le nom du propriétaire à l’époque. |
| CHARRONNERIE (rue) Rue citée en 1316 dans un acte où il est question de la grande Boucherie. Cette voie devait être située vers la place Notre-Dame. Un charron y tenait certainement une échoppe. |
| CHARRUE (la) Cette maison citée en 1657 était située à l’emplacement du 24 rue Louis-Moreau. Elle appartenait aux Dames de la Congrégation. On imagine bien l’enseigne aratoire (ADE E3913). |
| CHASLIN (pavillon) Nom donné à l’un des pavillons de l’Établissement Public de Santé Barthélémy-Durand. Philippe Chaslin (1857-1923) était médecin-chef aliéniste à Bicêtre puis à la Salpêtrière. |
| CHASSE (la) Ancienne auberge citée dès 1605 (Adioc1), située au 36-38 rue du Haut-Pavé. En 1773, la même maison est dénommée «Chasse royale» (AM1). Sur le plan de 1827, cette maison comporte une grande cour carrée bordée de bâtiments. Ceux-ci existent toujours en partie. Presque en face se trouvait une autre enseigne cynégétique: le Lièvre. |
| CHASSE (rue de la) Ancien nom de la section de la rue du Cloître-Notre-Dame située au sud de la collégiale. Ici rien à voir avec le massacre du gibier. Ce nom venait de la châsse des Corps-Saints conservée à Notre-Dame, et objet de grande vénération pendant des siècles jusqu’à sa destruction pendant la période révolutionnaire. |
| CHASSEURS (carrefour des) Nom, non officiel, mais très usité pour désigner le carrefour de l’avenue de Coquerive avec la rue Sadi-Carnot. Ce nom vient, bien sûr, du café du même nom. |
| CHASTILLON Ce chantier non situé est cité en 1368 (f d m C). Il est encore cité en 1583 sous la forme «Chantillon» (ADE 5Mi11). Habituellement, ce mot désigne un petit lieu fortifié. |
| CHÂTEAU ROYAL C’est ainsi qu’il faudrait appeler le site du grand château qui s’étendait autour de l’actuelle tour dite de Guinette. On trouve toutefois l’expression «château de Guinette» dès 1638 (ADE E3913). Au 18e siècle, le plan Trudaine mentionne simplement «le Château». Le nom de «Castellum Stampis « (château d’Étampes), relevé sur le monnayage de Raoul, atteste la présence d’un château dès le 10e siècle mais certainement pas à cet emplacement. Le château est bâti sur une butte naturelle pour surveiller le carrefour des deux anciennes voies reliant Paris à Orléans d’une part, et Sens à Chartres d’autre part. Louis VII en serait donc le commanditaire. La «chapelle Saint-Laurent dans la tour» est citée dès 1185. Le château était pourvu de quatre enceintes. La plus proche est une enceinte carrée flanquée de quatre tours rondes (il reste les vestiges d’une de ces tourelles). Un pont ou une passerelle reliait alors le donjon au sommet de cette «chemise», ce qui en sécurisait l’accès. Une deuxième enceinte carrée, également flanquée de tourelles d’angle, fut ajoutée par la suite. Une dernière enceinte aux lignes brisées adaptée aux déclivités du terrain comprenait deux tours. Une évaluation de 1543 nous donne une idée précise de l’ensemble des bâtiments. Le château est alors entouré de «fossés à fond de cuve». En entrant par la porte donnant sur la ville au sud-est de l’édifice, «on découvre d’abord un gros pavillon dans l’œuvre, qui lui servait de porte et d’entrée, puis trois grands corps de logis, la chapelle Saint-Laurent (à peu près à l’emplacement de l’actuelle maison du gardien), plusieurs bâtiments «pour le service et la commodité du lieu», une belle galerie «ayant ses vues sur la ville» et une plate-forme qui servait de batterie pour la défense du château. En 1194, Philippe-Auguste fait emprisonner dans le donjon le comte de Leicester qu’il avait fait prisonnier en Normandie. Le même roi utilisa aussi la tour pour enfermer son épouse Ingeburge du Danemark qui, pour de mystérieuses raisons, avait eu le malheur de lui déplaire. Répudiée au lendemain de ses noces, elle restera à Étampes de 1200 à janvier 1213. En 1165, c’est au château d’Étampes que Louis VII aurait appris la naissance de son fils Philippe-Auguste, l’enfant du miracle. Le château est représenté sur une des miniatures des très Riches Heures du Duc de Berry. Il sert de décor à la scène du mois d’août: «la chasse au faucon». Y figurent sans doute la duchesse Bonne et son époux Charles d’Orléans, sur la jument blanche le duc de Berry, Jean 1er duc d’Alençon et Marie de Bretagne son épouse, près du fauconnier Jean Malet de Graville. Conçu pour défendre la ville, notre château connut les tourments des guerres qui ont ravagé l’Ile-de-France. En 1411, le duc de Guyenne, allié aux Bourguignons, s’attaque au château. On raconte que les dames qui s’étaient réfugiées au donjon raillaient leurs assaillants en montrant leurs voiles. Finalement, le chevalier Louis de Boisredon, capitaine du château, se rend et obtient une grâce momentanée. En 1417, le château est repris par le roi. En juillet 1465, après la bataille de Montlhéry, il est repris, sans coup férir, par Charles le Téméraire et les Bourguignons. Le «défenseur du château», Robinet de Ruth, sera châtié par Louis XI et emprisonné. Après la guerre de 100 ans, le château est restauré. En 1513, il accueille Louis XII et Anne de Bretagne. Trois ans plus tard, c’est Claude de France qui loge dans la vieille forteresse. Pendant les guerres de religions, le château passe plusieurs fois d’un parti à l’autre. Durant l’assaut de 1562, le château tient bon. En octobre 1567, le château est conquis par les troupes huguenotes du comte de Montgomery. Le comte de La Motte, seigneur de Bonnelles, chargé de le défendre, ne peut résister à l’assaut. Montgomery laisse une compagnie d’arquebusiers «pour tenir en sujétion tout le voisinage». On consolide encore les fortifications en février 1568. En 1589, à l’occasion des troubles de la Ligue, le château d’Étampes est à nouveau assiégé par le capitaine de Rome, gouverneur de Paris. Le roi Henri IV s’en empare définitivement en novembre. Après ce dernier siège, et à la demande des habitants d’Étampes, Henri IV permet de démanteler le château, cause de tant de misères. Une charge explosive est placée près du pilier central de la Tour, les voûtes s’écroulent. En 1652, pendant le siège de la Fronde, les ruines du donjon serviront encore de tour de guet. Le maréchal de Turenne, à la tête des troupes royales, fera tirer quelques coups de canon mais les murs de la vieille tour sont encore solides. Par la suite, le château sombre vers sa ruine totale. Toutefois, en 1718, un document nous apprend que la chapelle Saint-Laurent est toujours desservie. Vers 1735, on détruit encore un nombre considérable de vestiges. La tour est transformée en colombier par le comte Poilloüe de Saint Mars à la fin du 18e siècle. La plupart des boulins s’écrouleront en 1830. Les traces blanchâtres sur le pourtour extérieur sont les vestiges de cet aménagement. En juillet 1772, le chanoine Desforges se lance du haut de la tour dans une sorte de gondole d’osier qui pèse 8 livres en espérant voler..., la foule est en bas. Propulsé par un canon, l’abbé volant se jette dans le vide. Il s’écrase bien vite. Le pauvre chanoine ne sera que blessé. Pendant la Révolution, le château est vendu, la tour est utilisée comme carrière de pierres et les derniers bâtiments sont rasés. Ce qui reste de la tour est alors abandonné jusqu’à la Restauration. Rentré en possession de son bien, le duc d’Orléans revend la tour en 1821. La Ville, qui fait l’acquisition du terrain en 1859, revendique alors la propriété du monument. Le 7 juillet 1830, au pied des ruines de l’ancien château, se déroule une grande revue de la garde nationale pour Ferdinand-Philippe d’Orléans. Des fouilles sauvages sont pratiquées par Grandmaison en 1832. En 1841, la construction du chemin de fer entraîne la destruction des derniers vestiges du bastion et, surtout, les voies isolent définitivement le château de la vieille ville. En 1860, on retrouve lors de fouilles les traces de l’explosif de 1589. Le donjon est classé monument historique en 1862. Le site connaîtra encore quelques fouilles en 1876. On fit en particulier quelques trouvailles dans un puits, dont un canon Henri II. En 1896, on découvre une salle souterraine voûtée. Endommagée par le bombardement de juin 1944, la tour subira de gros travaux de restauration de 1967 à 1971. De ce château, il reste aujourd’hui un pan de mur de la chemise carrée entourant le donjon, au sud-ouest les vestiges d’une tour semi-circulaire, une cave et, bien sûr, l’immense ruine du donjon que l’on appelle communément «Tour de Guinette» ou parfois tour du Roi. C’est, semble-t-il, le donjon de ce château qui a inspiré les armes de la ville. Une tour figure déjà sur un sceau de la prévoté d’Étampes daté de 1331. |
| CHÂTEAU (porte du) Cette porte des fortifications était située au bout de la rue du Château un peu au nord de la gare actuelle. Elle est citée en 1512 (ADE E3913) mais elle est évidemment beaucoup plus ancienne. Sur un plan du 18e siècle (AD E 3846) figurent les croquis de la «porte du château abattue» et celui de la «nouvelle porte» établie en contrebas. On sait en effet que les deux tours de l’ancienne porte ont été remplacées vers 1770 par deux piliers ornés de lions, d’où l’autre surnom de porte des Lions donné à cette nouvelle porte du château. |
| CHÂTEAU (rue du) Ce nom vient, bien sûr, du château royal situé tout proche jusqu’à ce que l’arrivée du chemin de fer ne l’isole du reste de la ville. Cette rue est citée telle quelle dès 1512 (ADE E3913). Elle est simplement appelée «rue qui monte au château» sur un plan du 18e siècle (AD E 3846). Elle est aussi désignée parfois comme rue de la Bruyère. Pendant la période révolutionnaire, elle sera appelée rue de Dourdan. [PV I/J6] La construction du chemin de fer va amener beaucoup de bouleversements dans cette zone. La rue va être amputée dans sa partie nord et considérablement élargie en 1842. C’est au cours de ces travaux qu’on prétend avoir découvert des souterrains (liés au château) dont il resterait quelques vestiges. Sur l’emplacement du n° 4, ancien presbytère Saint-Basile avant la Révolution. En 1791, la maison sert de lieu de réunion habituel au comité révolutionnaire étampois. Au n° 6, ancienne école des frères des écoles chrétiennes. Au n° 8, grande maison en pierre meulière de la fin du 19e siècle. Ce matériau qui n’est pas du tout local est rarement employé à Étampes. Au n° 8 bis, ancienne auberge du Chemin de Fer. C’est parce qu’il vivait dans cette rue que Marc-Antoine Geoffroy (frère d’Etienne Geoffroy-Saint-Hilaire) prit le nom de Geoffroy-Château. Né à Étampes en 1774, il participa comme militaire à l’expédition d’Egypte. Il fut chef du bataillon du génie et mourra à Augsbourg. |
| CHÂTEAU D’EAU DES GROS MOREUX
Les tours des chateaux d’eau ont été construites pour surélever les réservoirs d’eau et permettre ainsi la distribution dans le réseau. En 1963 fut établi le château d’eau des Gros Moreux à Guinette. Ce dernier a été repeint aux armes de la ville en 2001. |
| CHÂTEAU D’EAU DE L’HÔPITAL
BARTHELEMY-DURAND En 1963 fut construit le château d’eau de l’hôpital Barthélémy-Durand pour desservir le centre psychiatrique, véritable ville dans la ville. |
| CHÂTEAU D’EAU DE SAINT-PIERRE Le réservoir que l’on trouve sur les pentes de Saint-Symphorien alimentait le quartier Saint-Pierre. Aujourd’hui désaffecté il semble avoir été construit vers les années 1910. |
| CHÂTEAU D’EAU DU CHESNAY Le château d’eau du hameau du Chesnay presentait le profil classique des chateaux d’eau beaucerons. Il a été démoli en 1979. |
| CHÂTEAU D’EAU DE VILLESAUVAGE
Ce réservoir en béton semble dater des années 1930. Il est toujours en service. |
| CHÂTEAU D’EAU DU PARON
On trouve encore un dernier château d’eau sur le territoire étampois près de la nationale 20, au lieu dit le Paron. Il devait desservir l’ancienne base aérienne de Mondésir. |
| CHÂTEAU D’EAU DE SAINT-PIERRE
Le réservoir que l’on trouve sur les pentes de Saint-Symphorien alimentait le quartier Saint-Pierre. Aujourd’hui désaffecté il semble avoir été construit vers les années 1910. |
| CHÂTEAU D’EAU DU CHESNAY Le château d’eau du hameau du Chesnay présentait le profil classique des châteaux d’eau beaucerons. Il a été démoli en 1979. |
| CHÂTEAU D’EAU DE VILLESAUVAGE Ce réservoir en béton semble dater des années 1930. Il est toujours en service. |
| CHÂTEAU D’EAU DU PARON On trouve encore un dernier château d’eau sur le territoire etmpois pres de la nationale 20, au lieu dit le Paron. Il devait desservir l’ancienne base aérienne de Mondésir. |
| CHÂTEAU FRILEUX Maison citée au 18e siècle au faubourg Évezard. Ce nom indique qu’il peut s’agir d’un endroit réputé frais, exposé au nord, mais «friez» en vieux français peut signifier aussi terres en friche (PB). |
| CHÂTEAU GAILLARD Maison située place du marché Saint-Gilles. Elle est citée en 1768 (AM 1). |
| CHÂTEAU TROMPETTE Cette maison avec enseigne située à un angle de la place Saint-Gilles est citée en 1758 (fpm). Le «château Trompette» était le nom donné à la principale forteresse de la ville de Bordeaux aujourd’hui disparue. Ce nom donné à une auberge d’Étampes aurait-il été importé par quelques Bordelais de passage? |
| CHATS (carrefour aux) Cité dès le 16e siècle (AN R4 1129), ce lieu est dénommé «carrefour du Puits au Chat» dans un document de 1812 et «carrefour de la ruelle au Chat» sur le plan de 1815. Il y avait là un puits qui fut comblé en 1891, et c’est encore là qu’on installe une des 22 premières bornes-fontaines en 1881. Dans une des maisons de la petite rue fut établie une école de filles tenue par les sœurs de la providence de Portieux de 1854 à 1858 (AM I R 3). Ce nom de Chat pourrait venir d’une enseigne ou bien de «chas» qui signifie passage étroit, à moins qu’il soit une allusion malicieuse aux chanoines tout proches. [PV J6] |
| CHATS (impasse aux) Cette toute petite voie pavée fort pittoresque est citée simplement comme «cul de sac» en 1731 (ADE E sup. 803). Elle est certainement un vestige des ruelles médiévales qui desservaient le Donjon. Le mot de chat est d’ailleurs parfois à entendre au sens de château (mEL). [PV J6] Au n° 3, maison pittoresque. |
| CHATS (sente aux) On trouve ce chemin au cadastre de 1827. Il était situé entre Charpeaux et Mortemer. Il a disparu suite à la construction du chemin de fer. [C 349] |
| CHAUFFOUR Lieu-dit du cadastre et faubourg d’Étampes. Le nom de «chaufour» est habituellement lié à l’établissement d’un four à chaux. Au 16e siècle, le lieu-dit était appelé la Ridelle (A dioc 5). [LD 111] |
| CHAUFFOUR (rue de) Cette rue importante du quartier Saint-Martin desservait le hameau du même nom. Elle est citée dès 1605 (PV D5/6) (A dioc 1). Au n° 5, petite maison ancienne avec sa courette. La maison du n° 17 était l’ancien Octroi de Chauffour. Il y a peu, une ancienne plaque de mendicité était encore visible sur la façade. Joli petit pont voûté sur la Louette. Dans une des maisons de la rue fut établie une école tenue par les sœurs de la Providence. Elle sera transférée rue Saint-Martin en 1862 (AM 1 R). Le viaduc fait passer la rue sous la ligne SNCF «Paris à Hendaye», il date de 1841 et a été élargi une première fois en 1903. Le pont de l’ancienne ligne de chemin de fer Étampes-Auneau qui enjambait la rue datait de 1893. Il a été coupé après la désaffectation de la ligne en 1969. On en voit quelques vestiges. Sur un plan de 1879 figure le bureau d’octroi de Chauffour (ADE 7S40). Il sera supprimé en 1930. |
| CHAUFFOUR (moulin de) Situé au 18 rue de Chauffour, ce moulin est cité dès 1474 (lm) et encore en 1593 (A dioc 5). Au milieu du 18e siecle le moulin était composé de deux corps de bâtiment parallèles, le long de la rivière. Un conflit opposant la veuve Aubin, propriétaire du moulin, et le citoyen Drot, acquéreur du moulin de l’Ouche à propos de la hauteur de chute, ira jusqu’au conseil d’Etat en 1806 (ADE 7S51). Le corps en L du batiment actuel a été reconstruit sur la rivière entre 1847 et 1849, c’est l’imposant bâtiment toujours visible avec sa façade décorée à l’italienne. L’ancien corps de bâtiment face au moulin n’a été démoli qu’après 1890. La petite annexe devant le moulin date des années 1930. |
| CHAUFFOUR (pont de) Il faut distinguer l’immense viaduc du chemin de fer construit sur la Louette en 1841 et le pont qui fait traverser la rue de Chauffour sur la Louette. Marquis rapporte la trouvaille de bois pétrifié à proximité du pont de Chauffour sans doute lors de sa construction. |
| CHAUFFOUR (porte de) Il s’agit d’une des trois portes de fortifications du faubourg Saint-Martin. Elle était située près du moulin de Chauffour. On la trouve citée en 1593 (A dioc 5). |
| CHAUMIÈRE (la) Cette maison située au n° 200-202 rue de la République est citée en 1773 (fpm). Telle qu’elle se présente aujourd’hui, c’est une maison ancienne très pittoresque. La porte charretière presente un arc de passage anse de panier typique du 17e siecle. L’escalier semble de la meme époque du 17e siècle mais les ouvertures ont été manifestement remaniées au 20e siècle. A l’étage, une cheminée du 16e siècle présente un décor de Christ portant sa Croix sur le tableau central et des motifs géométriques: sur l’entablement du manteau et sur la hotte. |
| CHAUSSON (rue du) Autre nom donné à la rue Sainte-Croix, rapporté par Dujardin. |
| CHEDEVILLE (moulin) Autre nom du moulin Branleux d’En Bas, du nom d’un de ses anciens propriétaires. |
| CHEF DE SAINT DENIS (le) Cette maison située au 134 rue Saint-Jacques (CP) est citée dès 1403 et encore en 1773 (AM 1). L’enseigne de l’auberge devait représenter l’épisode très populaire du martyr de Saint Denis lequel, exécuté à Paris vers 250, porta sa tête (son chef) jusqu’au site de l’actuelle basilique de Saint-Denis. |
| CHEMEAU Lieu-dit non identifié cité en 1618 (AD E 3787). En vieux français, ce mot peut désigner l’aîné des frères cohéritiers. Par extension, on peut penser que le bien ait pris le surnom de l’héritier. |
| CHEMIN DE BOUTERVILLIERS (le) Lieu-dit du cadastre effectivement traversé par ledit chemin. [LD 209] |
| CHEMIN DE CHARTRES Ce champtier est cité en 1791, il ne sera pas retenu par la suite (AM 1G2). Il était bien évidemment situé près de l’ancienne voie qui mène vers Chartres, à savoir à peu près le tracé de l’actuelle nationale 191. Faut-il rappeler qu’Étampes était situé au croisement des axes Sens-Chartres et Paris-Orléans. |
| CHEMIN DE FER Six lignes de chemin de fer ont existé à Étampes, certaines très éphémères. Une seule, la plus ancienne, subsiste. 1) La ligne Paris-Orléans est inaugurée le 2 mai 1843 en présence du duc de Nemours et avec la bénédiction de Mgr Fayet. Le premier projet remontait à 1831 en concurrence avec deux autres projets (Versailles-Rambouillet-Tours d’une part, Corbeil-Malesherbes d’autre part). Pour traverser Étampes, on étudia deux projets: l’un par l’Est en 1838 (via les marais d’Ormoy), l’autre par l’Ouest. La rampe de Lhumery fut, avant que le rail n’atteigne les régions de montagne, la pente la plus raide du chemin de fer français. Pour la surmonter, il a fallu déplacer 1,5 million de tonnes de terre. A partir de 1851, on établit une ligne télégraphique le long de la ligne. Le quadruplement des voies date de 1903 et l’électrification de 1926. Sur la commune d’Étampes existent un certain nombre d’ouvrages d’art créés pour cette ligne: un pont sur la route de Brières, un pont sur la rue Jean-Etienne-Guettard, un pont sur la rue de l’Egalité, un pont sur l’avenue du 8-Mai-1945, un pont à la rue du Pont Saint-Jean, deux grands viaducs rue de Chauffour et route de Chalo-Saint-Mars et un ponceau au chemin de Guillerval. On trouve aussi le long de la ligne plusieurs postes d’aiguillage. Il existe enfin un embranchement privé qui est relié à cette ligne. Il dessert le site de Faurecia et traverse le lieu-dit Villeneuve dans la zone industrielle. 2) La ligne Étampes-Bourges (ou Étampes-Beaune-la-Rolande) fut inaugurée en février 1905. C’est pour cette ligne que fut créée la gare de Saint-Martin d’Étampes. La ligne fonctionnera jusqu’en 1969 mais la section d’Étampes à Saint-Martin fut intégrée au réseau RER. La petite gare de Saint-Martin devient alors un des terminus de la ligne C. Les voies subsistent, ainsi que les ouvrages d’art: un tunnel d’une centaine de mètres au nord-est du cimetière Saint-Gilles, un pont sur la Louette, un autre sur la rue Saint-Martin, un grand pont enjambe à la fois la rue de la Digue, la Chalouette et le chemin du Pont-Percé, un autre enjambe la Nationale 20. Un autre pont passe sur la rue Reverseleux. Enfin un ponceau passe au dessus d’un petit chemin aux Roches de Vauvert. Il reste deux anciennes maisons de gardes-barrières pour cette ligne: l’une sur le boulevard Pasteur, l’autre à la voie Romaine. 3) La petite ligne du «Chemin de fer de Grande Banlieue» Étampes-Saint-Martin a fonctionné seulement de 1912 à 1915. Ce tramway urbain roulait le long de l’ancienne nationale 20, c’est-à-dire le long des rues Saint-Jacques et Saint-Martin. Elle partait de la gare du Jeu de Paume et desservait quatre arrêts: à l’ancienne sous-préfecture, à la place Saint-Gilles, au carrefour de la rue de Saclas et devant la gare de Saint-Martin. 4) La ligne du «Chemin de fer de Grande Banlieue» Arpajon-Étampes est inaugurée en novembre 1911. Elle fonctionnera jusqu’en novembre 1948. A Étampes, elle desservait la gare de Morigny Saint-Michel avant de s’achever à la gare du Jeu de Paume. 5) La ligne du «Chemin de fer de Grande Banlieue» Étampes-Maisse est inaugurée le 20 octobre 1912. Elle fonctionnera jusqu’en 1948. Elle partait de la gare du Jeu de Paume et desservait la gare de Bretagne non loin du cimetière Saint-Pierre nouveau. Il reste comme vestiges, deux grands tronçons du remblais au lieu dit les Roches ainsi que le pont de Quatre-Mètres. 6) La ligne Étampes-Auneau fonctionna à partir de 1893. Le trafic voyageurs cessa dès 1939 et le trafic marchandises en 1969. Le pont qui surplombait la rue de Chauffour a été coupé, il en reste des vestiges. Le site de la voie est occupé par l’actuelle piste cyclable. Il existe encore une ancienne maison de garde-barrière à Vaujouan. Depuis l’essor du chemin de fer, d’autres projets ont vu le jour qui devaient passer à Étampes. Le dernier en date, la ligne du TGV Auvergne, dévoilé en 1995, devait aborder l’extrême ouest du territoire de la commune. |
| CHEMIN DE FER (auberge du) Ancienne auberge située non loin de la gare, dans la maison du n° 8 bis rue du Château. |
| CHEMIN DE FER (place du) Un des anciens noms de l’actuelle place du Général-Leclerc (lm). |
| CHEMIN D’EN-HAUT (le) Lieu-dit du cadastre. «Chemin Haut» et «Chemin Bas» sont des champtiers cités en 1791 (AM 1G2). Ce «chemin d’En Haut» semble être le chemin (malheureusement interrompu) qui allait d’Étampes à Moulineux. [LD 167] |
| CHEMIN DES MAURES (le) Ce lieu-dit du cadastre doit son nom au chemin qui le dessert en partant de Pierreffitte jusqu’à Boissy-le-Sec. Il a été abusivement transcrit en «chemin des Morts» sur la carte IGN (voir les Maures). [LD 197] |
| CHEMIN NEUF (le) Lieu-dit du cadastre en partie boisé. Difficile d’estimer quel est le chemin «neuf» en question car le réseau est assez dense dans cette zone. [LD 227] |
| CHEMIN D’ORMOY LA RIVIÈRE (sente
du) Portion subsistante de l’ancien «chemin d’Ormoy» cité en 1863. La curieuse redondance: «sente du chemin» s’explique du fait que ce petit chemin conduisait à la route d’Ormoy. [PV D9/E8] |
| CHÊNE VERT (le) Cette auberge était située aux nos 105 et 107 rue Saint-Jacques. L’enseigne devait représenter quelques feuilles de chêne de belle couleur. |
| CHENU Laurent (rue) Toute petite rue du lotissement créé par Bouilloux-Lafont vers 1910. La rue ainsi dénommée figure déjà sur un plan de la Malterie daté de 1921, mais sa dénomination n’a pas fait l’objet d’une délibération officielle du Conseil municipal. Cette voie occupe à peu près l’emplacement du grand bâtiment qui bordait le cloître de la Congrégation, rebâti au 19e siècle sur le site de l’ancien couvent des Cordeliers. Louis Laurent Chenu fut maire d’Étampes de 1884 à 1890. Elu sous l’étiquette «républicain libéral» contre Beliard, il s’est montré assez réactionnaire et favorable aux cléricaux. [PV G6] |
| CHESNAY (le) Ce hameau formait une petite enclave relevant de la paroisse Saint-Martin au milieu du territoire de Notre-Dame. Ce toponyme est clairement une référence à un bois de chêne originel. La ferme située la plus au nord était une des annexes de la Commanderie des hospitaliers de Saint-Jean de Malte. Cette annexe comportait un manoir cité en 1374 (selon Mannier), une chapelle, une grange champartresse citée en 1781 (ADE 81 H 10). Ce même manoir est désigné comme «maison de campagne» en 1775 (AM1) puis «maison bourgeoise avec jardin et chapelle» en 1791 (AM 1G2). L’actuel bois du Chesnay en était le parc. Une des fermes comprenait une porte charretière sur laquelle on voyait un chapiteau en 1748 (ADE 8 I H 5). On trouve au hameau deux puits couverts coniques. A l’entrée du hameau, deux mares reliées par un fossé en 1887. La ligne du «Chemin de fer de Grande Banlieue» Arpajon-Étampes passait au hameau avec une halte facultative. Un château d’eau en béton a été détruit en 1979. Plus curieuse est l’existence de l’Asarum europaeum L. dans notre pays. Cette plante est localisée dans quelques points très disséminés du bassin de Paris. Or, le botaniste étampois Descurain a recueilli dans le bois du Chesnay et les bois de Boutervilliers une plante rare aux «fleurs purpurines, épanouies presqu’au ras du sol» dénommée Asarum europaeum. Le chemin qui relie le Chesnay à l’actuelle nationale 191 fut construit en 1869. |
| CHEVAL BARDÉ (le) Auberge située à Saint-Pierre et citée en 1616 (fpm). Bardé signifie harnaché. L’enseigne devait représenter un beau cheval caparaçonné. Dujardin situe une auberge du même nom dans la rue Damoise, non loin du puits Bardé. |
| CHEVAL BLANC (le) Cette auberge citée en 1775 (AM 1) était située vers le n° 138-140 rue de la République. L’enseigne de cette maison peut évoquer «Bayard» le cheval blanc magique que l’on trouve dans la légende des Quatre fils Aymon. Dans le folklore d’Ile-de-France on ne manquait pas de faire un vœu en voyant passer un cheval blanc. |
| CHEVAL BLANC (ruisseau) Ce bras du Juineteau (aujourd’hui presque totalement recouvert) est cité en 1836 (ADE 7S38). Il tire son nom de l’auberge du même nom qu’il bordait. |
| CHEVAL BLANC (le) Autre maison du même nom située à Saint-Martin, citée en 1762 (fpm). |
| CHEVAL ROUGE (le) Sur une carte postale du début du siècle, on trouve le nom de cette enseigne au-dessus de la boutique de l’actuel n° 19 place Notre-Dame. Elle existait déjà au 19e siècle (lm). L’enseigne est facile à imaginer. |
| CHEVAL ROUGE (le) Maison achetée en 1650 par les Dames de la Congrégation pour l’agrandissement de leur couvent (ADE série G). Cette maison était donc située à l’ouest de la place Saint-Gilles. L’enseigne devait représenter un cheval roux. |
| CHEVALIER (le) Ancienne auberge située dans l’ancienne rue de la Boucherie et citée au 19e siècle (ADE5Mi 11). L’enseigne est facile à imaginer. |
| CHEVALIER DE L’ÉPÉE
(rue du) Cette rue est citée vers 1730. Son nom vient de la proximité de l’ancien hôpital de la commanderie de l’ordre espagnol de «Saint-Jacques de l’Épée». La rue s’appelait aussi rue des Moricaux (lm) et rue du Petit Gentilly sur le plan de 1815. [PV K6] |
| CHEVREAUX (les) Lieu-dit du cadastre. «Chevreaux» peut signifier chèvres ou bien chevreuils en vieux français. Ni le gibier ni les chèvres ne devaient manquer sur ces pentes situées au nord de Chauffour. [LD 108] |
| CHEVRIER (ruelle) Raymond Chevrier était le transporteur propriétaire (et donc riverain) de l’ancienne ferme du Port du Salut. Cette voie est dénommée ruelle du Port du Salut sur le plan de 1815. Elle est bordée à gauche par un vieux mur plein de charme et à droite par les bâtiments de la ferme du Port du Salut. [PV L6] |
| CIMETIÈRE (rue du) Cette rue longe la jolie place de l’église Saint-Martin sur laquelle était établi le cimetière de la paroisse jusqu’à sa désaffection en 1821. Sur la plan de 1827 figure un pâté de maisons, aujourd’hui disparu face à l’ancien moulin Badran. [PV D6] |
| CIMETIÈRE (rue du) Ancien nom du chemin du Télégraphe jusqu’en 1984. Le cimetière en question était celui de Notre-Dame. |
| CIMETIÈRE (sente du) Cette voie citée en 1869 (ADE 3O168) ne dessert aujourd’hui que l’atelier du marbrier. [PV J5] |
| CIMETIÈRE DES BARNABITES
Ce cimetière réservé aux tombes des religieux était situé dans l’enceinte du couvent des Barnabites (site de l’actuel collège Guettard). |
| CIMETIÈRE
DES BRETONS Basile Fleureau rapporte que, dans une pièce de terre, située derrière l’ancienne église Saint-Pierre, furent enterrés les morts des troupes alliées à Charles le Téméraire séjournant à Étampes après la bataille de Montlhéry, parmi lesquels des «Bretons». Un champ est encore dénommé ainsi en 1790. |
| CIMETIÈRE DES CAPUCINS
Les religieux Capucins possédaient leur propre cimetière, il est encore cité en 1759. |
| CIMETIÈRE DES CHAPELAINS
Ce cimetière, réservé au collège des chanoines et aux chapelains, est cité en 1543 «dans le cloître de Notre-Dame». Il occupait en fait une partie de la première cour de l’ancien Hôtel-Dieu. |
| CIMETIÈRE DU VIVIER Ce cimetière disparu était situé à l’emplacement de l’actuelle place du Vivier, soit le long des murs de fortifications. Il est aussi appelé «cimetière Saint-Jean» ou encore «cimetière du Haut-Pavé» en 1773. C’était l’ancien cimetière pour la paroisse Saint-Gilles avant la Révolution. En 1793 (AM 5 P), il est question d’un cimetière commun au paroisse Saint-Gilles et Saint-Martin et il semble bien qu’il s’agisse du cimetière du Vivier. Ce vieux cimetière sera remplacé par le cimetière Saint-Martin nouveau (à partir de 1842), et par le cimetière Saint-Gilles nouveau (à partir de 1820). On cesse d’y faire des sépultures à partir de 1821. La place sera réaménagée peu après. Il semble qu’on puisse l’identifier au cimetiere di de la Porte Saint Martin dont il est question dans la délibération du conseil municipal du 5 nivose an II. Il était alors décidé «pour la salubrité de l’air» qu’il fallait «le supprimer… le fermer par une porte et désigner un emplacement propre à le remplacer et que provisoirement les inhumations seront faites au seul cimetiere de la ci devant église Saint Martin». |
| CIMETIÈRE (GRAND) Selon Amette le grand cimetière demeura commun aux deux paroisses Notre-Dame et Saint-Basile apres la division des deux paroisses en 1226. Il était situé au départ devant l’ancienne chapelle Saint-Jacques de Bedegond. Il existe encore en 1790, mais sera vite remplacé par le cimetière Notre-Dame (aujourd’hui appelé «ancien»). Ce grand cimetière comprenait une chapelle dont il reste les vestiges dans une maison de la rue des Archers. Toujours selon Amette il était deservi au départ par deux chapelles qui correspondait sans doute aux deux paroisses. Elles furent unies à la collation du chapitre de Notre-Dame. |
| CIMETIÈRE NOTRE-DAME ANCIEN Un document de 1790 «propose de transferer le cimetiere de cette commune sur une petite eminence vis à vis de son emplacement actuel» (ADE L135). Ainsi naîtra le cimetière de la Vallée-Collin pour remplacer l’ancien Grand Cimetière du Jeu-de-Paume. En l’an XIII, il est cité comme cimetière «commun à Saint-Basile et Notre-Dame». Il connut plusieurs agrandissements successifs en 1819 et 1836. Avec l’arrivée du chemin de fer en 1841, la partie est est supprimée. Il est alors agrandi vers l’ouest successivement en 1852 et 1872. Ce cimetière très pittoresque présente de beaux exemples de l’art funéraire du 19e siècle. On y trouve en particulier un grand nombre de chapelles funéraires de tous styles. A remarquer en particulier: 1) Le carré des sœurs Augustines de l’Hôtel-Dieu domine les hauteurs du cimetière. Trente-quatre noms sont gravés sur les plaques. Les dates d’inhumation s’étalent de 1860 à 1959. Les religieuses desservaient l’ancien hôpital ainsi que la maison Saint-Joseph de Gérofosse. 2) La tombe de l’enfant Rémi-Jules Labbé est surmontée d’un monument en forme d’obélisque couronné d’une croix (vers 1860). 3) Sous les arbres se cachent les tombes de la famille Fourgeau (1890). Il semble qu’il s’agisse de l’architecte qui mena la restauration de l’église Saint-Martin. 4) Tombe de Pierre Forest sur laquelle sont mentionnés ses états de service militaire: brigadier en 1828, sous-officier en 1832, gendarme en 1832, décoré de la médaille militaire en 1859. Il est décédé en 1885 à l’âge de 78 ans. A côté, on trouve la tombe de son épouse. 5) Une petite plaque de pierre signale la sépulture de soldats allemands de la guerre de 1870. 6) Tombe des familles Allien-Lecesne-Percher. L’imprimeur Lecesne est établi dès 1793. L’imprimerie située rue de la Plâtrerie imprimera l’Abeille d’Étampes de 1841 à 1944. Auguste Allien était également imprimeur. 7) Monument aux morts de la guerre de 1870. 8) Sous les arbres, une douce lumière éclaire la grande tombe de la famille Angiboust (sépulture de 1858 à 1874). Les Angiboust étaient meuniers. 9) Les tombes de la famille Roc et Viandon (vers 1858), présentent un décor végétal assez original. Y sont sculptées des feuilles de vigne (symbole de fécondité), de lierre (symbole d’éternité), de liseron (symbole de persévérance), ainsi que des palmes (symbole de récompense). Les frontons sont ornés de sabliers bordés d’ailes de chauve-souris, allégories macabres du temps qui passe. Malheureusement, un des deux frontons est à terre. 10) Tombes de la famille Bourgeois (voir allée du Docteur Bourgeois). 11) Grande chapelle double des familles Durand et David. Le décor est très simple. Le lierre qui envahit doucement les murs rajoute au charme de l’édifice. Cette concession date de 1869. 12) Chapelle des familles Becet-Duclos-Robert. Le décor très simple comprend une couronne mortuaire et quelques trilobes sans doute évocateurs de la Sainte-Trinité. La première inhumation date de 1896. 13) Tombe sur laquelle figure une plaque à la mémoire de Charles-Marie Duclos, sous-lieutenant au 131e d’infanterie, mort au champ d’honneur le 17 février 1915 à la cote 263 (Argonne). 14) Chapelle des familles Edmond Duclos dans le style plus sobre des années 1930. La première inhumation date de 1934. 15) Monument funéraire de la famille Lavigne (1858). Il comprend une assez grande colonne tronquée et cannelée. La colonne tronquée, symbole de vie brusquement interrompue, est généralement vue comme un signe maçonnique. 16) Chapelle des familles Bergerat-Lespinasse-Foucault (vers 1880). 17) Tombe de la famille Blavet sur laquelle figure la plaque à la mémoire du commandant Henri Blavet, mort au champ d’honneur, le 15 novembre 1914 et inhumé au cimetière militaire de Marlotte (Meuse). 18) Tombe des familles Quisfis et Bouland sur laquelle figure la plaque à la mémoire de René Quisfis, timonier breveté, mort pour la France dans le torpillage du Salambo le 19 avril 1918 à 20 ans. 19) Entre les deux tombes de la familles Couturier et Givargue se dresse un curieux monument en forme de colonne cannelée et torsadée. Pour certains, la colonne peut être la représentation ascensionnelle de la découverte de soi. 20) Chapelle des familles Servant-Pinault (19e). La porte en fer présente un décor de sablier ailé. 21) Sépulture de la famille Thomas (1898). Ce curieux monument est en forme de cercueil posé sur un catafalque. 22) La sépulture des trois enfants Ravault est une stèle triple, émouvante de simplicité (1878 et 1880). 23) La tombe de l’épouse du pharmacien Costel (1870) est surmontée d’une curieuse colonne très simple. 24) La tombe de Théodore Rousseau est une belle stèle décorée de feuilles de chêne et lierre. 25) Tombes du comte et de la comtesse de Poilloüe de Bonnevaux. Il est mentionné que la comtesse n’a pas survécu à la mort de ses enfants et qu’elle est décédée en 1821. Le comte est décédé en 1863. La famille Bonnevaux possédait le château du Petit Saint-Mars dès le 18e siècle. Les Poilloüe de Bonnevaux furent, entre autres, à l’origine de l’école des frères de la Doctrine Chrétienne située rue du Château. 26) Tombe de Marc-Antoine Hamouy (1770-1846). Sur la stèle figure un curieux mélange de symboles: une croix entourée de cinq larmes et, dessous, un serpent se mord la queue (symbole du cycle de l’éternel retour) entouré de trois larmes. 27) Tombe de Jean-Gilles Boivin-Chevallier. Il fut maire d’Étampes de 1826 à 1842. Il est décédé en février 1842 à 77 ans. La tombe ne présente pas de signes religieux comme un certain nombre d’autres tombes de «notables» de ce cimetière. 28) Tombe de Pierre-Louis-Marie de Tullières et de son épouse. L’inscription mentionne qu’il fut chevalier, ancien capitaine du régiment de la couronne, chevalier de Saint-Louis, de Saint-Lazare et de Notre-Dame du Mont-Carmel. Il est décédé le 2 juin 1845 à 92 ans. On sait par ailleurs qu’il fut maire d’Étampes de 1816 à 1826. L’inscription latine «Transerunt Benefaciendo» signifie «ils ont passé en faisant le bien». 29) Tombe de l’abbé Alexis Buffet (1797-1876). Curé de Saint-Basile pendant près de 50 ans, il a été le grand artisan de la restauration de cette église. Le grand tapis du chœur de Saint-Basile porte ses initiales. Dans le bas coté sud, la chapelle Saint-Alexis, érigée par ses soins pour honorer son saint patron, comporte un autre petit monument érigé à la mémoire de ce curé zélé. 30) Tombe de Jules Delanoue, ancien curé de Notre-Dame, décédé le 22 juillet 1880 à l’âge de 62 ans. La pierre tombale est décorée d’une étole. 31) Cette croix centrale daterait de 1523. Elle proviendrait de l’ancien «grand cimetière» de Bedegond et aurait été remontée ici à l’établissement du cimetière. Les bras sont étonnement courts. Le socle de pierre semble lui aussi ancien. 32) Imposante chapelle des familles Gerosme et Chevallier (familles de meuniers). Les premières inhumations datent de 1853. La porte en fonte est richement décorée de sablier ailé. De part et d’autre de la porte sont sculptées de fines amphores. 33) Colonne funéraire à la mémoire du musicien Joseph Kilka, né à Bikossec en Bohème, décédé à Étampes en 1864. Sur le socle figure un décor de lyre. 34) Sépultures des familles Venard-Barré. Les Venard étaient notaires à Étampes. La tombe de Frédéric Barré (1820-1885) est richement décorée de symboles représentant les arts (palette de peintre, lettres grecques, lyre...). Une épitaphe complète l’ensemble: «Il aimait son prochain, les arts, la France et Dieu». 35) La colonne torse du monument funéraire du docteur Alexandre Thermidor Vinache (mort en 1836 à 41 ans) honore celui qui s’est dévoué pendant l’épidémie de choléra en 1832. 36) Les tombes de Pierre Magne (1789-1871) et de son épouse Marie-Louise Sophie (1786-1865) sont particulièrement délaissées sous le tablier métallique de la voie de chemin de fer. Magne fut pourtant architecte de la ville d’Étampes (il construisit l’ancienne sous-préfecture, la prison cellulaire, l’asile de vieillards à l’hospice). C’est à lui qu’est dédiée la rue Magne. 37) Au sol, à demi enfouie, gît une colonne tronquée. C’est l’ancien monument funéraire de la famille Vinache. 38) Chapelle funéraire des familles Petit-Delaune (vers 1860). On retrouve le décor de sablier ailé sur la porte en fonte et sur le fronton. 39) La tombe d’Henriette Sevestre est une colonne surmontée d’une urne funéraire. 40) Sépultures des familles Hamouy-Bechu. On retrouve le symbole du serpent qui se mord la queue déjà vu sur une autre tombe Hamouy. 41) Tombe de Lucien-Eugène Charpentier, sous-lieutenant du 157e RI, mort pour la France à Uskub (Serbie) à l’âge de 22 ans le 8 octobre 1918. 42) Sépulture pittoresque des familles Denizet-Clément. 43) Tombe de Félix Henry Giacomotti (1828-1909). D’origine italienne, il acquiert la nationalité française à l’âge de 21 ans. Prix de Rome en 1854, il commence une carrière de peintre de portraits, d’histoire et de genre, et expose pour la première fois au Salon de 1859. Ayant épousé une étampoise, il a séjourné à diverses reprises à Étampes et y a peint plusieurs portraits de personnalités locales. Sa veuve repose à ses côté. La tombe était jadis décorée d’un médaillon en bronze dû à Carpeaux. Il a été retiré et, semble-t-il, placé dans un musée en Normandie ou à Grenoble. 44) Grande tombe de la famille Pommeret des Varennes. Albin Pommeret des Varennes fut maire d’Étampes de 1844 à 1848 et de 1855 à 1860. En 1944, son descendant a fait don de la maison du 11 rue Louis-Moreau (actuelle résidence du sous-préfet) aux sœurs de Bon Secours. 45) Sépulture de la famille Gresland (les Gresland ont été meuniers au moulin de la Pirouette). La première sépulture date de 1853. Le monument assez abîmé est surmonté d’un décor d’urne funéraire joliment drapée. 46) Sépultures des sœurs de la Congrégation de la Sainte-Enfance. Huit religieuses y ont été inhumées de 1886 à 1922. Le pensionnat de la Sainte-Enfance a été établi en 1846. Il était situé face à l’actuelle Institution Jeanne d’Arc. Expulsées par les lois anti-congréganistes, les sœurs ont dû quitter Étampes en 1903. 47) Le monument érigé à la mémoire de l’abbé Petigny, curé de Notre-Dame et fondateur de l’orphelinat, date de 1856. Sur ce monument, aujourd’hui difficilement déchiffrable, on lisait «Tibi derelictus est pauper orphano tu eris adjuter» («A toi le pauvre se confie, de l’orphelin tu es le secours», Psaume 9). Ici repose le corps de Louis Prosper Petigny, chanoine honoraire de Versailles, curé de la paroisse Notre-Dame d’Étampes, décédé le 21 juillet 1856. Le conseil municipal, les paroissiens et sa famille lui ont érigé ce monument témoignage de profonde vénération, de gratitude et de regrets. «Requiescat in Pace.» |
| CIMETIÈRE NOTRE-DAME MEDIÉVAL
Un cimetière entourait l’église Notre-Dame au Nord. Il sera transféré au faubourg Saint-Jacques (hors les murs) dès le 13e siècle pour permettre l’établissement et l’extension de l’Hôtel-Dieu et des maisons canoniales. Les ossements de ce cimetière auraient alors été transférés dans la grande salle souterraine située sous l’actuelle sacristie et dénommée ossuaire. |
| CIMETIÈRE NOTRE-DAME NOUVEAU L’ancien cimetière Notre-Dame étant saturé, «Notre-Dame nouveau», a été établi en 1876. La croix fut érigée et bénie l’année de l’ouverture. Le plan du cimetière présente curieusement la forme d’un cercueil. Parmi les sépultures du cimetière, on remarque: 1) Sépulture de la famille Camus, dont Lucien Camus qui fut maire d’Étampes de 1929 à 1939 et député de Seine-et-Oise en 1936. 2) Plaque à la mémoire de Marcel Leduc mort pour la France à Coroy (Aisne) le 15 juin 1918 à 21 ans. 3) Tombes de Emile Dalisson (1894-1915), mort pour la France au Bois-Leprêtre et de son frère Raoul Dalisson (1895-1916) mort pour la France à Verdun. 4) Dans la sépulture de la famille Delisle est inhumée Marie-Anne Peltereau (1744-1829), veuve de Guillaume Simonneau maire d’Étampes, «mort pour la Loi», place Saint-Gilles en 1792. 5) Chapelle funéraire de la famille Caillet en briques peintes. 6) Tombe d’Amable Théophile Lheureux, curé archiprêtre de Notre-Dame décédé en 1889 à 65 ans. 7) Tombe d’Adrien Desdouet, prêtre habitué (c’est-à-dire en retraite) à Saint-Basile, décédé pieusement en 1904 à 75 ans. La stèle présente un décore de calice, ciboire, blé et raisin (symboles de l’eucharistie), ainsi que les symboles de la foi (la Croix), de l’espérance (l’ancre) et de la charité (le cœur). Sur la pierre tombale figure une étole. 8) Inscription à la mémoire de Marcel Morin, zouave mort pour la France en avril 1915 à 19 ans. 9) Inscription à la mémoire d’Alfred Berthier, mort au champ d’honneur à Meharicourt (Somme) en juillet 1916 à 32 ans. 10) Inscription à la mémoire de Georges Delair, mort au champ d’honneur à Soupir (Aisne) en mars 1917 à 23 ans. 11) Sur la tombe de Paul Babault (décédé en 1885) figure un bas-relief original: deux mains se rejoignent en signe d’amitié fidèle. 12) Inscription à la mémoire de Georges Alphonse Masson, dominicain, mort pour la France en 1914. 13) Sépulture des défunts de la famille Duclos, parmi lesquels Marcel Duclos (1886-1956) chevalier de la légion d’honneur, croix de guerre 1914-1918, conseiller général du canton d’Étampes de 1931 à 1937. 14) Elégante chapelle de la famille Marchand-Sintier (1883). Les angles sont ornés de colonnes cannelées de forme carrée. Le décor de branches d’olivier symbolise la paix. 15) Chapelle de la famille Poulin-Jeanniard (1908). 16) Tombe d’Amédée Pitault, colonel aviateur, commandant de la 1re escadre de chasse, tué accidentellement en 1938. Son nom a été donné par la suite à l’un des quartiers de la base aérienne de Mondésir. 17) Inscription à la mémoire de Pierre Blanchet, mort pour la France le 11 juin 1940 à l’âge de 28 ans. 18) Inscription à la mémoire de Parfait Jacob, mort pour la France en 1940. 19) Sépulture de la famille Haury. Christian, Denise, Suzanne et Charles Haury ont tous été tués au cours du bombardement aérien d’Étampes le 10 juin 1944. On a dénommé Charles-Haury la piscine construite à Bonnevaux. 20) Inscription à la mémoire de Lucien Gillot, spahi algérien mort pour la France le 24 mai 1940 à Verdun à 20 ans. 21) Tombe de la famille Dallier-Mauge-Nolleau disparue dans le bombardement d’Étampes du 10 juin 1944. C’est madame Dallier qui a offert le monument construit sur les pentes de Guinette ainsi que la statue dite «la Liberté» que l’on trouve désormais dans le square de la Libération, en mémoire de toutes les victimes civiles des bombardements d’Étampes. 22) Tombe de la famille Veret. Eugène Veret fut le donateur de la fontaine Veret place Saint-Gilles, en 1903. 23) Sépulture de la famille Bigault de Fouchere. On voit les armes et la devise de la famille «Deus mihi scopus», Dieu est mon but. 24) La chapelle funéraire de la famille Berrua (1915) est richement décorée de colonnes de marbre rose. 25) La chapelle de la famille Jules Rebiffé, en pierre blanche, semble être l’une des plus récentes. 26) La tombe richement ornée de Louis Marie Follet, curé de Saint-Basile de 1876 à 1894, est en forme de pyramide. Au revers sont gravées ses ultimes paroles. 27) Inscription à la mémoire de Henri Dalby, mort pour la France en août 1915 à 39 ans. 28) Tombe de Celina Vautier (1895-1953), épouse de Louis Moreau mort en déportation à Buchenwald en 1944, héros de la résistance locale. 29) Sépulture de quelques prêtres dont deux curés de Notre-Dame (l’abbé Holtz et Maurice Lévi). 30) La croix centrale a été érigée en 1880. Au centre les lettres I H S sont les initiales de la formule Jésus Hominum Salvator (Jesus sauveur des hommes). 31) Inscription à la mémoire de Raymond Viau, mort pour la France en 1916 à 22 ans à Rambecourt (Meuse). La partie nord du cimetière est occupée par le carré militaire où sont ensevelis 111 corps de soldats des guerres 1914-1918 et 1939-1945. Parmi elles, on remarque deux tombes de soldats belges et une stèle à la mémoire des soldats musulmans (leurs noms sont placés sous le croissant) et indochinois (leurs noms sont placés sous la roue bouddhique). Parmi les tombes de soldats celle de Jacques Rohaut, résistant mort en déportation à Schwerin le 13 mai 1945 à l’âge de 22 ans. L’ensemble de ce carré militaire a été entièrement réaménagé en 1996. |
| CIMETIÈRE SAINT-BASILE ANCIEN
La partie ouest du «nouveau cimetière» établi à la Vallée-Collin vers 1790 était réservée à la paroisse Saint-Basile. Malheureusement pour lui, ce «cimetière Saint-Basile» était situé trop près du chemin de fer. Il sera successivement amputé par l’extension des voies en 1903, par l’établissement d’un tablier métallique en 1910, et par la construction de gros contreforts en 1924. |
| CIMETIÈRE SAINT-BASILE MEDIEVAL Le premier cimetière de la paroisse Saint-Basile était situé près de l’église, au nord de l’actuelle place Romanet. |
| CIMETIÈRE
SAINT-BASILE NOUVEAU Le cimetière, aujourd’hui simplement dénommé Notre-Dame Nouveau, comprenait lui aussi une partie réservée aux habitants de la paroisse Saint-Basile. Il s’agit de la partie ouest, le long de la rue de l’Egalité. On parle encore du «cimetière Saint-Basile en 1919». |
| CIMETIÈRE
SAINT-GILLES ANCIEN Il est question d’un cimetière situé «près de l’église vers les piliers Saint-Gilles» et on demande sa suppression en l’an II. Le citoyen Pailhes, entrepreneur de bâtiment, construit à cette époque un bâtiment sur l’emplacement du cimetière «afin de le défanatiser». Il semble donc avoir coexisté avec le cimetière du Vivier jusqu’à la fin du 18e siècle. |
| CIMETIÈRE SAINT-GILLES NOUVEAU
L’actuel cimetière Saint-Gilles (en fait situé sur le territoire de la paroisse Saint-Martin) a été établi en 1820. Il s’étendait au départ plus au Nord mais l’établissement du chemin de fer en 1841, l’a fait s’étendre dans la partie sud. Ce cimetière bien rempli comprend lui aussi quelques sépultures remarquables parmi lesquelles: 1) Haute sépulture de la famille Rabourdin (1871). 2) Chapelle funéraire de la famille Bouilloux-Lafont. La première inhumation date de 1915. A l’intérieur, un vitrail est dédié à la Vierge Marie. Y est enterré Marcel Bouilloux-Lafont (voir avenue Bouilloux-Lafont). 3) Tombe de J.B. Le Courioux (1838-1925), fondateur de la société des pompiers d’Étampes. La stèle est une colonne tronquée. 4) Tombe d’Henri Jouanny, mort pour la France en 1940. 5) Sépulture de la famille Allain. Sur la tombe figure l’inscription «A la mémoire de Pierre Guillon mort pour la France à Gorcy (Meurthe-et-Moselle) en 1914 à 22 ans». 6) Vieille tombe de la famille Roques en forme de pyramide. Parmi les inscriptions, on relève: Louis Alfred Roques mort en 1820 à 19 ans. 7) Grande sépulture de la famille Imbault. Marie Renée Rosalie Imbault est morte en 1856. 8) La croix centrale du cimetière est en ciment. Elle était jadis en pierre. 9) Tombe de Dominique Chartier, curé de Saint-Gilles, mort en 1847. 10) Tombe de C. Salichon (1895-1971), curé de Saint-Gilles de 1956 à 1968. 11) La sépulture Boivin-Imbault se présente sous la forme originale de quatre obélisques. Les inhumations datent de 1855 à 1877. Les épitaphes sont particulièrement édifiantes. 12) Tombe de la famille Latte dont René, Mariette et Jean, tous trois morts au bombardement de juin 1944. 13) Tombe de Pascal Hippolyte Lamare, mort en 1848. L’inscription est un bel exemple de gravure ancienne. 14) Tombe de Grégoire Venard-Duverger (1766-1847) qui fut, sous l’ancien Régime, chanoine du chapitre Notre-Dame d’Étampes. 15) Sépulture de la famille Michault-Delestre. Inscription à la mémoire d’Henri Michault, mort en 1915 à Saint-Vaast, à 27 ans. 16) La tombe de Céline Pajot morte en 1918 est une simple croix de |