CORPUS HISTORIQUE ÉTAMPOIS
 
 
Frédéric Gatineau
Étampes en lieux et places
2003
 
 
Etampes en lieux et places, 2003 (couverture dessinée par Ader)
    Frédéric Gatineau, archiprêtre d’Étampes et secrétaire de notre association, a fait paraître en 2003 un ouvrage qui fait désormais référence en matière de toponymie étampoise. Il en a offert généreusement le texte corrigé au Corpus Étampois, au bénéfice de tous.

    Chacun peut adresser ses remarques, corrections ou additions à l’auteur, Frédéric Gatineau, fregat65@hotmail.co
. Nous espérons que tout le monde sen fera un devoir. En attendant, achetez loriginal avant quil ne soit épuisé, en vente dans toutes les bonnes librairies!
B.G.
 
Préface
Avant-Propos
Avertissement
Sources
 
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z

Frédéric Gatineau

Étampes en Lieux et Places
Toponymie de la ville et de la commune d’Étampes.



Édition A Travers Champs
Membre de l’Association des Auteurs Autoédités


2003

Préface du maire d’Étampes
 

     Depuis la parution, en 1881, du maître-ouvrage de Léon Marquis, consacré aux «Rues d’Étampes et à ses monuments», aucun travail exhaustif sur la toponymie et la topographie étampoise, n’avait été livré au public par un de nos chers érudits.

     C’est désormais chose faite, grâce au talent du père Frédéric Gatineau, archiprêtre de la collégiale Notre-Dame, et infatigable arpenteur de notre mémoire collective, déjà auteur d’un remarquable et remarqué livret sur les cimetières et monuments funéraires de notre ville.

     Sous sa plume, ressurgissent avec allégresse, des ombres du passé que l’on croyait à tort et à tout jamais vouées à l’oubli. Les ténèbres s’illuminent soudain et l’histoire s’anime, restituant pour notre plus grand plaisir, la mémoire des champs et des chemins, des fermes et des auberges, des lieux-dits et des non-dits.

     Désormais, pour comprendre les mots, pour connaître les noms propres et les noms communs qui ont forgé l’identité d’Étampes, le «Gatineau» sera notre Littré de chevet.


Étampes, c’est une grosse tour entrevue
à droite dans le crépuscule
au-dessus des toits d’une longue rue…

Victor Hugo, lettre du 22 août 1834


A ma mère qui m’a donné le jour dans cette bonne ville d’Étampes.
A mon père qui m’a éveillé à la poésie des mots.
Aux Étampois d’hier et d’aujourd’hui, puisque l’éternité nous relie.


Avant-Propos.

     J’aime Étampes. J’y ai des milliers de souvenirs, des souvenirs forts, ceux de l’enfance. Étampes a le goût du jus de raisin que me donnait ma mère pour me consoler d’avoir trop marché. Étampes, c’est le bruit des pas sur les planches vermoulues de la vieille passerelle au-dessus du chemin de fer. Étampes et ces interminables trajets en car scolaire, quand on  passait dans l’avenue de Dourdan les immeubles me faisaient penser aux tristes poissons panés de la cantine. Étampes de ma jeunesse, c’est la musique, les rifs des guitare électrique dans la Salle des Fêtes. Étampes c’est l’église Saint Gilles, déserte et son odeur de bois et de pierre fraîche. Étampes c’est le vent glacé qui s’engouffre sous la marquise de la Gare au passage des rapides. Étampes c’est aussi les sons assourdis dans l’escalier du nouvel hôpital, l’écho de la porte qui résonna plus sourd encore ce jour-là, quand le médecin m’a annoncé que mon père allait mourir.

     Étampes est une ville assez particulière. C’est un peu la banlieue et un peu la province. Elle brille comme un petit astre redouté pour la région alentour mais elle reste si dépendante du soleil parisien tout proche.

     Quand on venait de mon village, Étampes s’annonçait bruyamment avec les pavés de la route de Pithiviers. Mais que sont devenus ces panneaux émaillés qui signalaient l’entrée dans «Étampes, petite ville d’Art»?
     La sous-préfecture est une belle petite ville. Objectivement nous «avons» un des patrimoines les plus concentrés, les plus variés et les plus riches d’Ile de France. Eglises, belles demeures, tableaux, sculptures…en matière de sites et d’objets classés, Étampes dépasse de loin toutes les autres communes de l’Essonne. Mais Étampes n’est pas un bijou  préservé dans un écrin soyeux. L’urbanisation est disparate, il est difficile de trouver 50 mètres de trottoirs homogènes. Son aspect s’améliore sans doute, mais il reste encore beaucoup de façades lépreuses et de vitrines désespérément fermées. Étampes est belle tout de même. La ville n’a ni la beauté digne des vieilles dames distinguées, ni la beauté insolente de la jeunesse, Étampes jouit de la beauté du temps qui passe.
     Depuis quatre ans je ne suis plus seulement de passage dans la petite ville. Je suis devenu étampois. Étampes n’est plus seulement un réservoir à souvenir, Étampes est devenu mon espace de rencontres.
     Les rues, les places évoquent désormais la vie des gens, ces étampois de toutes sortes que j’essaie de servir et avec qui, je dois bien le reconnaître, je me sens très heureux. Ceux qu’on voit naître et ceux qui se marient, ceux qu’on accompagne, ceux qu’on enterre. Ceux qui semble très heureux et ceux que le malheur ne semble pas quitter. Ceux que je ne ferai que croiser et ceux dont je commence à appréhender le mystère.
     J’aime à Étampes la variété extrême de la population qui y vit. Dans les assemblées du dimanche le paysan qui peut s’enorgueillir de dix générations d’ancêtres étampois y côtoie le congolais qui débarque. Tous les deux vivent à Étampes, pour un mois, un an, ou peut être, une vie. Chacun s’approprie et nomme la ville à sa façon. Car c’est le propre de l’humain que de nommer l’espace où il habite.
     Je me suis toujours intéressé aux noms et particulièrement aux noms de lieux. Quand j’étais petit j’entendais mon père dire qu’il allait labourer à la Côte Rouge, ou au Bois à Lapin et ça me fascinait. J’aime les noms, il nous révèle l’épaisseur du temps.
     Ce petit guide se présente sous la forme d’un dictionnaire. Tout y est mélangé, le temps et l’espace: voies actuelles et noms disparus, les pavillons de Barthélemy Durand et les anciennes auberges, l’impasse moyenâgeuse et le petit lotissement, la ferme, le hameau et la cité HLM, le cinéma et le lieu-dit perdu dans la plaine. Au hasard de l’ordre alphabétique se succèdent des mots de l’ancien français, des noms d’écrivains célèbres ou ceux de bienfaiteurs locaux complètement oubliés. Cet inventaire, parfois saugrenue, vous amusera un peu j’espère. C’est peut être ça, la curieuse poésie de la vie.

Frédéric Gatineau décembre 2002

Avertissement

(2 pages à venir)


Sources


Aux Archives Nationales (AN)

     (AN F 14 8447) Plan Trudaine vers 1750.

     (AN MC) Archives Nationales, Minutier central. Un fichier concernant les actes des communes de l’actuelle Essonne est consultable aux Archives départementales de l’Essonne.

Aux Archives départementales de l’Essonne (ADE)

     Les archives consultables à Chamarande sont particulièrement riches en documents concernant les anciennes seigneuries du Bourgneuf à Saint-Pierre, mais aussi celle de Valnay et de la commanderie du Chesnay (série E). La série S révèle des trésors concernant les cours d’eau, lavoirs, moulins, ponts, etc. On trouve dans les archives récentes quantité de renseignements concernant les dommages de guerre, la reconstruction ou les lotissements (série W).

     (ADE 5 MI 11) Microfilms des Fiches d’inventaires établies par Dominique Hervier, Monique Chatenet et Julia Fritsch.

     (ADE E 3802) Plan daté de 1648.

     (ADE E sup. 803) Traité des noms et surnoms des rues de la ville et des faubourgs d’Étampes (opuscule manuscrit de 1731).

     (ADE pl. DD) Plan Duprat Dauphin 1945.

     (ADE tch) Terrier des Chartreux de Saint-Pierre d’Étampes.

     (ADE 1 01 D) Nomenclature des rues rédigée à l’occasion de la pose des plaques en 1827.

     (ADE L109) «Il faut changer la dénomination des places, rues qui rappellent le pouvoir de l’aristocratie, le fanatisme et la féodalité» (an II).

Aux Archives municipales d’Étampes (AM)

     (AM tv) Terrier de Valnay (16e s.)

     (AM Reg SM) Registre paroissial de Saint-Martin

     (AM 1) 8 registres d’impôts non cotés, datés de 1759 à 1789. Très intéressants documents qui présentent, rue par rue, l’ensemble des propriétés de l’époque.

     (AM 1 O 1 D) Dossier sur les nouvelles plaques de rues (1851).

     (AM série J) Dossier des établissements dangereux.

     (AM 2) Deux grands registres de plans non datés, postérieur à l’établissement des chemins de fers.

     (AM dcm) Délibérations du Conseil Municipal. Le dépouillement complet des registres de délibérations (de 1800 à nos jours) a permis d’établir avec précision la date des changements d’appellation des voies. Ils donnent par ailleurs quantité de détails sur l’évolution des équipements de la ville.
     Les feuilles du cadastre de 1827 sont conservées aux Services techniques de la Ville. Les matrices sont conservées aux Archives municipales.
     A signaler également une série de plans datés de 1815 établis pour les besoins de l’alignement. Ces plans, plus précis encore que le cadastre de 1827, nous révèlent un état ancien du bâti.

Aux Archives diocésaines d’Évry (A dioc)

     (A dioc 1) Registre des biens de Notre-Dame (1605)

     (A dioc 2) Registre des biens de Notre-Dame (1673)

     (A dioc rfnd) Registre du conseil de fabrique de Notre-Dame.

     (A dioc 3) Déclaration pour messieurs de N.-D. d’Étampes de toutes les maisons et lieux qu’ils tiennent en censive… (1644)

     (A dioc 4) Registre des inventaires des titres et papiers de l’œuvre et fabrique de Saint-Basile (de 1588 à 1762).

     (A dioc 5) Censier de la fabrique Notre-Dame (1593).

Aux Archives départementales des Yvelines

     (ADY 1Q 182) Vente révolutionnaire (congrégation Notre-Dame).

     (ADY 5Q2) Répertoire des ventes du district d’Étampes.

     (ADY 1Q353) Répertoire des ventes du district d’Étampes de 1790 à l’an V.

     (ADY 1Q 311) Plan du château du Bourgneuf.

Autres archives privées.

     (fpj) Fiches établies par Paul Jousset.

     (apFJ) Archives privées, François Jousset.

     (P 2) Plan établi par le Corps Royal des Officiers Géographes (vers 1820). Ce document privé a été exposé dans le hall des Archives départementales à Chamarande en 2002.

Ouvrages imprimés

     (BF) Basile Fleureau, Les Antiquités de la ville et du duché d’Estampes (1683).

     (CB) Claudine Billot, Étampes. Collection «Atlas historique des villes de France» (1989).

     (CF) Claire Fondet, Dialectologie de l’Essonne et de ses environs immédiats, thèse présentée devant l’université de Dijon en 1977, librairie Honoré Champion (1980).

     (CND) Cartulaire de Notre-Dame d’Étampes, par l’abbé Alliot.

     (CP) Cahiers du Patrimoine. Étampes, un canton entre Beauce et Hurepoix (1998).

     (de Wever) Ormoy-la-Rivière, un village du pays d’Étampes.

     (Dupieux) Les Institutions du pays d’Étampes (1931).

     (f d m c) Texte de la fondation de la messe au comte cité par Basile Fleureau (p. 317).

     (FG) Francis Gutton, L’ordre de Santiago, Lethielleux (1972).

     (lm) Léon Marquis, Les rues d’Étampes et ses monuments (1881).

     (mel) Les noms de lieux en Eure-et-Loir. 10 volumes publiés par la société Historique d’Eure-et-Loir.

     (MN) Mannier, Commanderie du grand prieuré de France.

     (PB) Paul Bailly, Toponymie en Seine-et-Marne, édition Amateis (1989).

     (Peek) Peek, Inventaire des mégalithes d’Île-de-France.

     (Dujardin) Estampes Mythologiques (1904) (Ce curieux ouvrage propose des étymologies  farfelues dont il est difficile de tenir compte. En revanche il témoigne d’une réelle connaissance du terrain et des appellations populaires).

     Étampes-Histoire, Étampes en Révolution (1989).

     Étampes-Histoire, Le Pays d’Étampes au 19e siècle (1991).

     Étampes-Histoire, Travail des hommes, images de la ville (1994).

     Étampes-Histoire, Étampes, l’album du souvenir (1997).

     Huguet (E.), Dictionnaire de la langue française du XVIe siècle, Paris, Champion-Didier, 1925-1967.

     Godefroy (F.), Dictionnaire de l’ancienne langue française et de tous ses dialectes, Paris, 1881-1902, 10 volumes.

     Site internet des Amis du Château Royal d’Étampes: www.château-royal.com/ [N.B.: site disparu en 2004, en partie relayé part le site http://www.stampae.org (B.G.)]

Périodiques

     (bm) Bulletin municipal puis Étampes info.

     (adg) Annales du Gâtinais.

     Bulletin de la Société Historique et archéologique de l’Essonne et du Hurepoix.

     Le Pli, Le Républicain, Le Parisien (édition de l’Essonne).

     L’article sur le nom d’Étampes s’inspire largement de l’article de Bernard Jeanson paru dans le Courrier d’Île-de-France n°1 d’avril 1966.

Toute critique, toute correction ou toute information seront les bienvenues.
 
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
 
ABANDON (rue de l’)
     Nom donné pendant la période révolutionnaire aux actuelles rues du Sablon et Sadi-Carnot. Ce nom est sans doute une allusion au curieux nom de «rue Sans-Pain» donné à une partie de cette voie au 18e siècle.
ABATTOIRS
     Situé au n° 52, avenue de Paris, l’abattoir d’Étampes a été achevé en 1863 sur le site de l’ancien couvent des Capucins. Il est dû aux architectes Alphonse Adam et Pierre Magne. On dit qu’il aurait été en partie édifié avec les pierres de la ferme de la Grange Saint-Père (LM). Des générations d’animaux y seront abattues jusqu’à sa fermeture définitive en 1977. En 2002, on termine la réalisation sur ce site du Domaine des Capucins.
     L’édifice central (ancienne salle d’abattage) est surmonté d’un grand lanternon. La porte centrale est décorée d’une clef à tête de bovin. Derrière le bâtiment principal était le brûloir, au fond à gauche le dépôt de cuir. Les grands bâtiments qui ferment le clos au nord et au sud étaient occupés par les étables. Les deux pavillons de part et d’autre de l’entrée étaient réservés au logement du personnel. Face à l’entrée se trouvait le bureau d’octroi. Il existait dans une dépendance une fabrique de glace «Pantin» en 1934.
ABBESSES DE VILLIERS (hôtel des)
     L’abbaye «Notre-Dame de Villiers aux Nonnains» était située près de Montmirault sur l’actuelle commune de Cerny. Fondée en 1220, elle possédait beaucoup de biens dans la région. Cette maison d’Étampes en faisait partie. Cet hôtel est cité dans un acte de 1394 (B F).
ABONDANCE (rue de l’)
     Nom donné pendant la période révolutionnaire à l’ancienne rue du Pain. Elle est citée en l’an II (ADY 1Q353). Pour l’idéal révolutionnaire, le pain ne pouvait être qu’abondant! Hélas, Étampes connaîtra durant cette période les troubles de la subsistance et les émeutes sur les marchés...
ABREUVOIR (rue de l’)
     Cette petite impasse disparue qui débouchait sur la rue de la Pirouette figure sur le plan de 1827. Il reste un petit renfoncement entre les nos 10 et 12 de la rue de la Pirouette. Cette voie desservait un lieu aménagé sur la Chalouette pour faire boire les animaux, ainsi qu’un petit bassin visible sur le plan de 1827.
ABREUVOIR (rue de l’)
     Nom donné à la partie de la rue du Pont d’Anjouan qui débouchait sur la rive droite de la Rivière d’Étampes sur le plan de 1827. L’abreuvoir en question était situé près du pont.
ABREUVOIR (rue de l’)
     Une autre rue du même nom est citée à Saint-Pierre, sans doute près du moulin du Bourgneuf (ADY 1Q353).
ABREUVOIR (ruelle de)
     Cette voie disparue débouchait sur la rue Saint-Martin face à la rue du Pont-Martine. Elle est aussi appelée ruelle des Mathurins en 1790 (AM 1G2) et passage des Mathurins sur le plan de 1827. Elle a été détruite à la reconstruction de la nouvelle école Saint-Martin filles (Hélène-Boucher). Elle figure encore au plan de 1946. Les abreuvoirs sont des lieux aménagés pour faire boire les animaux. Cette ancienne voie menait bien à un abreuvoir sur la Louette près du moulin Chamois.
ABREUVOIR (ruelle de l’)
     Petite voie citée en 1790, incluse aujourd’hui dans la partie nord de l’actuelle place du Port (AM 1G2). Cette voie desservait l’abreuvoir sur la Rivière d’Étampes près du Moulin du Port.
ABREUVOIR DE LA MANIVELLE (ruelle de)
     Cette petite voie en impasse et sa dénomination figurent déjà au plan de 1827. Au bout, on trouvait le gué de la Manivelle (celui-ci figure sur le plan de 1844). L’abreuvoir était situé près du gué sur la Rivière d’Étampes. [PV H6]
ABREUVOIR DES CORDELIERS (rue de l’)
     Cette petite voie et sa dénomination figurent déjà au plan de 1827. Elle est aussi dénommée rue de l’Abreuvoir-Saint-Gilles sur un plan de 1854 (ADE 7S201). Au bout de la rue était situé ledit abreuvoir sur la Rivière d’Étampes. Cette ruelle jouxtait l’ancien couvent des Cordeliers.
     Au n° 5, ancien moulin dit Moulin Rabourdin du nom de son propriétaire. [PV H6]
ABREUVOIR DU MOUTON (rue de l’)
     Cette voie est dénommée rue du Port-Saint-Gilles sur le plan de 1827. Le nom de «mouton» n’est pas d’abord une référence à la présence de ces animaux au marché Saint-Gilles, mais plutôt à l’ancienne Auberge du Mouton située rue des Cordeliers. Cette rue a bénéficié de grands travaux lors de l’établissement du Marché-Franc en 1866. L’abreuvoir, aménagé sur la rivière d’Étampes, est toujours visible près du pont. Ce pont a été élargi en 1868 et reconstruit en 1908 (ADE 7S38).
     Au n° 2, grande maison avec joli décor du 19e siècle. [PV H6]
ABREUVOIR SAINT-GILLES (rue de l’)
     Nom donné à la rue de l’Abreuvoir des Cordeliers sur un plan de 1854 (ADE 7S201).
ACACIAS (les)
     Ce nom a été donné à l’un des pavillons de l’Etablissement Public de Santé Barthélémy-Durand. Il y a effectivement des acacias à proximité.
ACACIAS (les)
     Cette petite résidence pavillonnaire située au 14 rue de la Croix-de-Vernailles a été construite dans les années 1970. Il y a effectivement des acacias à proximité. Ce lotissement est desservi par une voie restée sans nom.
A DUPRÉ (sente à)
     Ce chemin du cadastre a donné son nom au lieu-dit la Sente à Dupré. [C 52]
AÉRODROME DE VILLESAUVAGE
     Nom donné à la première école de pilotage fondée par Louis Blériot en avril 1910 sur les champs des lieux-dits les Longues Raies et le Paron. Elle fonctionne jusqu’en 1912 puis quittera les lieux pour s’établir à Buc. En 1915 s’installe sur les lieux l’aérodrome de l’école militaire belge. Vers 1930, le terrain sert d’annexe à l’aérodrome de Mondésir pour l’école de pilotage militaire. On y installe une section d’autogire de 1936 à 1937.
NB l’aerodrome d’Étampes Mondésir n’est pas traité dans cet ouvrage car il est situé sur le territoire de la commune de Guillerval.
AÉRODROME DE LA BEAUCE
     En 1909, les frères Farman ouvrent l’aérodrome de la Beauce sur les champs des lieux-dits les Grès et les Pièces de l’Arche. Il y a au départ trois hangars et une buvette. Trois autres hangars seront construits et, en mars 1910, une école de pilotage est ouverte sur le terrain qu’on appellera par la suite «Étampes-Aviation». Cet aérodrome fut le théâtre de quelques records. Le 18 décembre 1910, Henri Farman bat le record de durée de vol en tenant en l’air un peu plus de huit heures. Le 30 décembre 1910, le record de distance est battu par le français Maurice Tabuteau qui couvre 525 km à bord d’un Farman. Le 5 août 1911, le capitaine Félix bat le record d’altitude en partant de ce terrain. Un nouveau record d’altitude y est établi par Gouguenheim le 8 février 1912 (752 m). L’aérodrome devient militaire en 1915. Il prend le nom d’Aérodrome de la Beauce en 1933 (ADE 4 M 36). Après 1967, il ne reste sur le site que la station d’émission de Villesauvage.
AÉRODROME DE LA ROUTE DE DOURDAN
     Cet autre terrain d’aviation fut établi vers 1910 au lieu-dit les Nosolles pour l’école d’aviation Tellier. Il fut ensuite occupé par l’école Deperdussin à partir de 1912.
AIGLE D’OR (l’)
     Cette ancienne auberge citée au 19e siècle était située vers le 111 rue Saint-Jacques (fpm). Le créateur de l’enseigne avait-il quelques nostalgies impériales? On sait que, lors de passages de troupes, des personnalités de l’Empire ont séjourné à Étampes: le maréchal Kellermann en 1809, le général Grouchy et le général Suchet la même année.
AIRES (les)
     Lieu-dit non identifié cité au 16e siècle (ADE E3835). Ce toponyme n’apparaît plus par la suite. Ce nom peut désigner un terrain vague, inculte (mEL).
ALAIN (rue)
     Un des anciens noms de la rue Évezard cité en 1731 (E sup. 803). Ce nom vient sûrement d’un propriétaire notable qui habitait la rue à l’époque.
ALHAMBRA (cinéma)
     Ancienne salle de cinéma située au 33 rue des Cordeliers. Elle est citée dès 1931. La dernière séance eut lieu vers 1965. Alhambra, de l’arabe «al-hamra», signifie «la rouge». C’est le nom de l’ancienne cité de gouvernement des princes arabes de Grenade. On avait donné à beaucoup de salles de spectacle ce nom évocateur de luxe.
ALIZÉS (allée des)
     Nom donné en 1999 à l’une des voies restées sans nom desservant le bâtiment C de la résidence du Murger de la Bataille sur le plateau de Guinette. L’alizé est un vent régulier soufflant sur l’Atlantique et le Pacifique. Tous ces noms de vents ont été donnés en référence au nouveau groupe scolaire de Guinette dénommé Éric-Tabarly. [PV F4]
ALLENDE Salvador (rue)
     Nom donné en 1980 à la nouvelle voie créée par l’élargissement de l’ancienne rue de la Gare-Saint-Martin.
     Salvador Allende fut élu président de la République du Chili en 1970. Il se suicida le 11 septembre 1973 lors du coup d’état militaire dirigé par le général Pinochet. Il fut une des figures emblématiques de la lutte des militants de gauche contre les régimes réputés fascistes. [PV E6]
     Au n° 2, Hôtel des Impôts.
ALOUETTES (rue des)
     Cette voie était dénommée ruelle du Hameau-de-Bretagne en 1829 et ce jusqu’en 1970.
     Les alouettes sont les oiseaux compagnons des laboureurs. [PV L9]
ALOUETTES (les)
     Champtier cité en 1549 (AM tv) aussi appelé les Mellites en 1773 (ADE H dépôt 1 B62).
     Ce nom ne sera plus retenu par la suite.
ALPHA (pavillon)
     Ce curieux nom a été donné à l’un des pavillons de l’Etablissement Public de Santé Barthélémy-Durand. La première lettre de l’alphabet grec peut évoquer en physique le nom d’un certain type de rayonnement. Alpha peut aussi faire référence au système de classification des humains décrit dans «le Meilleur des Mondes», les «alphas» étant l’élite de la société imaginée par Aldous Huxley.
ALUN (rue de l’)
     La «rue de Lalleu» est citée en 1553 (AD 3778). On trouve «rue de Lalun» sur un plan du Bourgneuf en 1736. Sur le plan d’alignement de 1833, cette voie est dénommée grande rue du Faubourg-Saint-Pierre. Ce nom de rue de l’Alun désigne aussi l’actuelle rue de l’Avaloir sur un plan du Bourgneuf datant du 18e siècle.
     Ce nom pourrait rappeler le souvenir d’une ancienne alunière. L’alun est un des sels utilisés en tannerie et teinturerie, activités très pratiquées à Étampes jusqu’au début du 20e siècle. Mais peut-être faudrait-il voir dans la vieille forme «alleu» une référence au «Franc alleu», terre de pleine propriété, affranchie de toutes obligations (à l’opposé du fief)? Une explication plus farfelue donnée par un certain Dumont (dans l’éphémère commission du vieil Étampes en 1943) prétend «qu’à l’origine la rue s’appelait “rue de la Lune”, mais que par manque de place sur la plaque le graveur a écrit rue de l’Alun»... N’importe quoi!
     Au coin de la rue de l’Avaloir, ancien presbytère Saint-Pierre jusqu’en 1779.
     Dans une des maisons de la rue était installé l’un des bureaux d’octroi créés en 1930. [PV K8]
AMANDIER (l’)
     Champtier cité en 1512 situé «au-dessus du Larry de Brières» (ADE E3913). Ce toponyme ne sera plus retenu par la suite. Les amandes n’ayant jamais été une production locale, ce nom pourrait faire référence à la vieille pratique de l’amendement des sols.
ANCIENNE COMÉDIE (place de l’)
     Place créée vers 1827 à partir du carrefour du Pont-Doré, de la placette devant l’Hôtel Saint-Yon et de l’ancienne rue du Mesnil-Girault (à l’est). Elle sera encore agrandie vers 1846. La création de cette place entraînera aussi la démolition de l’Hôtel du Grand et du Petit Mesnil-Girault pour la relier à l’ancienne rue des Oisons (ADE 3O 165). Cette place est dénommée place Royale en 1830 puis place Dauphine jusqu’en 1848. Son nom actuel lui vient de l’ancienne salle de spectacle qui était située dans une dépendance de l’auberge du Coq en Pâte, détruite en 1841 car trop exiguë et dangereuse.
     Au n° 2, maison avec porte en pierre moulurée.
     Au n° 16, maison natale de Rose Chéri (la plaque est sur la façade de la rue Sainte-Croix). Il s’agit en fait de la maison où étaient logés les acteurs de cet ancien théâtre. [PV J7]
ANCIENNE COMÉDIE (rue de l’)
     Un des anciens noms de l’actuelle rue Paul-Hugo tout près de la place.
ANCIENNE LAITERIE (ruelle de l’)
     Ce nom désignait la ruelle privée, au sud de l’ancien Abattoir, qui débouche sur la sente des Capucins. Elle est aussi dénommée ruelle du Gué de Saint-Jacques-de-l’Épée en 1894.
     Cette voie desservait effectivement une ancienne laiterie.
ANNE DE PISSELEU (hôtel d’)
     Cette belle maison est située au 16 rue Sainte-Croix. Auparavant, elle est désignée comme hôtel Audren au 16e siècle et comme hôtel du Plateau au 18e siècle. En 1712, elle appartient aux Duris de Vigny, en 1770 à J. Hochereau des Grèves qui fut maire d’Étampes.
     La maison a subi une grosse restauration au 19e siècle. Achetée par la commune en 1962, elle a été à nouveau restaurée de 1966 à 1970. Les façades, toitures, escalier à vis et porte sculptée de la salle du rez-de-chaussée du corps de logis ont été classés comme monuments historiques en 1982.
     L’hôtel comprend une curieuse tourelle en poivrière avec toiture en forme de cloche. Cette tourelle en briques est décorée d’une petite lucarne de pierre ouvragée. En arrière, une tourelle d’escalier octogonale hors-œuvre est percée de deux portes d’accès.
     L’accès primitif à la cour se faisait par la rue Sainte-Croix. Il reste une partie du pilastre droit de l’ancienne porte cochère (décoré de cannelures, il semble dater du 16e siècle). Dans la cour, la façade principale est percée d’une porte décorée de putti guerrier, de putti dansant et au-dessus un Christ ressuscité. La porte en bois est récente, elle est décorée de médaillons représentant François 1er et Anne de Pisseleu. La fenêtre du rez-de-chaussée porte la date 1538 au milieu d’un décor de masques et d’instruments de musique. Les encadrements des deux fenêtres du 1er étage sont également richement décorés de frises de putti et de masques. Les meneaux de pierre sont récents, tout comme le riche décor des lucarnes supérieures (création du sculpteur Mainporte, 1970). La façade comprend également deux grands médaillons représentant François 1er en empereur romain (création du 20e siècle) et Anne de Pisseleu en Cléopâtre avec son aspic. L’aile en retour (les anciens communs) a été reconstruite au 18e siècle, mais la façade conserve une petite porte du 16e siècle joliment décorée d’un buste de roi. La façade Est et sa fenêtre ont été très restaurées en 1970.
     A l’intérieur, la maison a conservé une cheminée ornementale ainsi qu’une porte Renaissance dont le linteau richement décoré comprend un enfant triton et un portrait d’enfant. L’hôtel comprend aussi des caves remarquables.
     L’attribution orale de cet hôtel à Anne de Pisseleu est confirmée par un ouvrage de M. de Montrond en 1837. Il est certain que la première duchesse d’Étampes n’a elle-même jamais possédé l’édifice. Anne de Pisseleu (1508-1580), favorite de François Ier à partir de 1528, fut mariée par lui en 1534 à Jean de Brosse duc de Penthièvre. François Ier leur offre alors le comté d’Étampes (qui deviendra duché en 1537). Anne devient donc la première duchesse d’Étampes. Clément Marot, pour marquer l’événement, compose un poème tout à la gloire d’Étampes et de sa nouvelle duchesse  (voir Étampes).
     Afin de l’éloigner de son conjoint, le roi nomme de Brosse gouverneur du Bourbonnais et, en 1542, gouverneur de Bretagne. Réputée pour sa beauté et son intelligence, femme de grande culture, «la plus savante des belles et la plus belle des savantes» avait une grande influence sur le roi.
Anne de Pisseleu rencontre une rivalité en la personne de Diane de Poitiers, maîtresse d’Henri II, alors dauphin. Tout sépare ces deux femmes. Si Diane de Poitiers est opposée aux idées luthériennes, Anne de Pisseleu est plus tolérante. Anne de Pisseleu souhaite éliminer Diane, qu’elle juge dangereuse. A la mort de François Ier en 1547, elle sera exilée en Bretagne. Le duché d’Étampes passera alors à sa rivale Diane de Poitiers.
     Les salles de l’Hotel dit d’anne de Pisseleu abritent des expositions artistiques, le service municipal de tourisme ainsi que le service culturel.
ANSE (rue de l’)
     Cette toute petite voie est désignée simplement comme «ruelle allant au carrefour» en 1790 (AM 1G2). Le nom d’anse pourrait avoir été donné en fonction de la position de cette petite voie située juste au-dessus de la rue du Petit-Panier. Anse signifie aussi oreille en argot médiéval. Par altération, elle est désignée comme «rue de Lance» sur le plan de 1815. [PV J6]
     Au n° 2, vieille porte à l’entourage de pierre.
ANTIOCHE
     Ce champtier situé près de Villeneuve-Monfaucon est cité en 1577 (ADE E3913). Ce nom ne sera plus retenu par la suite. Au 16e siècle, l’expression «royaume en Antioche» désigne des biens imaginaires. Ce nom pourrait suggérer une possession qui a promis plus qu’elle n’a tenu.
ANTIQUES (sente des)
     Ce chemin est cité dès 1827 comme «nouvellement nommé» car «il traverse d’antiques carrières abandonnées» (ADE 3O158). [C 140]
AQUILONS (rue des)
     Nom donné en 1999 à l’une des voies restées sans nom desservant la résidence du Murger de la Bataille sur le plateau de Guinette. Ces noms de vents ont été donnés en référence au nouveau groupe scolaire dénommé Éric-Tabarly. Les peintures de style «graph» sur les bâtiments C et D ont été réalisées en 1999 par des jeunes du quartier encadrés par les professionnels de l’association Fétigra. Ils représentent des sportifs en action. [PV F4]
ARBOUVILLE
     Nom d’une censive dépendant de la seigneurie du Bourgneuf consistant en diverses «maisons situées rue du Perray». Elle figure sur un plan du 18e siècle (AD E3845). Ce nom est-il celui du premier détenteur de la censive? Une famille d’Arbouville était seigneur de Buno au 16e siècle. Il est aussi question d’un Gillet d’Arbouville en 1368 (f d m C).
ARBRES DE LA LIBERTÉ
     C’est sur la place Saint-Gilles qu’ont été plantés les deux arbres «révolutionnaires» en 1793 et en 1848.
     Un nouvel arbre de la Liberté a été planté dans l’avenue de la Libération en mars 1989 à l’occasion du bicentenaire de la Révolution.
ARCHE DE NOÉ (l’)
     Nom d’une ancienne auberge située au n° 49 de l’actuelle rue de la République et citée en 1773 (AM 1G1).
     On prétend que c’est là que logèrent les ouvriers qui travaillèrent au chantier de Notre-Dame! Cette maison conserve des parties du 16e siècle. On y trouve une tourelle d’escalier polygonale et une niche à dais qui abrite une vierge en pierre Renaissance. Une inscription au-dessous dit que «l’original de cette image est un chef-d’œuvre si parfait que l’ouvrier qui l’a fait s’est renfermé dans son ouvrage. 1733». Cette phrase énigmatique est-elle une allusion (un peu orgueilleuse) au savoir-faire de l’artiste ou plutôt une confession d’émerveillement devant le mystère de l’Incarnation? Cette statue a remplacé en 1733 une statue d’homme représentant Noé qui devait être l’enseigne originale (Abeille d’Étampes, 25-12-1847). La niche est ornée de marguerites. Ce décor est trop répandu pour y voir une allusion à Marguerite d’Angoulême, sœur de François 1er. Dans un angle de la même maison, on voit une figure d’ange sculptée sur un culot.
ARCHE (ru de l’)
     Un des bras du Juineteau, sans doute ainsi dénommé à cause d’un pont à belle arche qui le traversait. On appelait communément «arche» un pont d’une seule portée.
ARCHEPEAU (rue)
     Rue non identifiée citée en 1731 (E sup. 803). Elle était située dans la paroisse Saint-Martin.
     Est-ce une déformation locale du nom Charpeau?
ARCHERS (rue des)
     Voie dénommée ainsi en 1969 en souvenir de l’ancien Hôtel de l’Arquebuse, siège de la compagnie des archers d’Étampes. Cette voie est une partie de l’ancienne Promenade du Port. [PV J6]
     On y voit dans une maison les vestiges de l’ancienne chapelle du Grand Cimetière.
     La «moyenne surface» ED a été aménagée dans l’ancien Casino.
ARDENNES (chemin d’)
     Cette voie citée en 1791 (AM 1G2) menait vers Ardennes. Ce joli hameau situé sur le plateau de Saint-Hilaire est un ancien fief des Célestins de Marcoussis cité dès 1248. Ce nom d’Ardennes pourrait venir du gaulois «ard» qui signifie hauteur. [C 421]
ARDOISE (l’)
     Cette grande maison située au 4 rue du Petit-Saint-Mars était aussi appelée la ferme de la Belle-Ardoise.
     Ce nom doit venir de la couverture en ardoise sur les bâtiments qui contrastait sans doute avec les petites tuiles environnantes des masures du Petit Saint-Mars.
ARQUEBUSE (hôtel de l’)
     Situé au niveau de l’actuelle rue des Archers, le nouvel hôtel de l’Arquebuse a été bâti en 1772. Le bâtiment précédent était situé non loin.
     L’arquebuse était une arme à feu qui, peu à peu, a supplanté l’arc et l’arbalète. La compagnie des arbalétriers d’Étampes est citée dès 1179, mais c’est en 1549 qu’est établie la Compagnie d’arquebuse royale. Au 18e siècle, son cri était «les Sables» ou «les écrevisses». La Compagnie d’arquebuse d’Étampes était une des plus importantes du Royaume à la veille de la Révolution. En 1786, il est dit que: «La compagnie de l’arquebuse vient de faire bâtir un bâtiment près le Jeu de Paume» (AM I). La première fête de la rosière en 1790 se termina par un bal à «l’Arquebuse» (lm). Cette tradition de salle des fêtes perdura par la suite car sur l’emplacement de cet hôtel s’établit au 19e siècle le café-salle de bal «la Rotonde», puis la salle du Casino.
ARTISANAT (rue de l’)
     Cette voie située dans la zone industrielle a été dénommée ainsi, sans doute pour honorer la «première entreprise de France». [PV L2]
ASILE (passage de l’)
     Venelle qui débouche sur un pont de la Louette près de l’asile Saint-Martin (actuellement site de l’école Hélène-Boucher) et de l’abreuvoir. Ce nom figure sur un plan de 1851 (ADE 7S38). L’expression «salle d’asile» désignait, au 19e siècle, une école maternelle.
ASSAS (allée d’)
     Nicolas, chevalier d’Assas (1733-1760), était capitaine du prestigieux Régiment d’Auvergne. Il tomba héroïquement à la bataille de Cloestercamp. Tout le lotissement de la résidence du Pont Saint-Jean est cerné par les noms de héros qui n’ont, hélas pour beaucoup, rien à voir avec l’histoire d’Étampes. [PV H5]
ATLANTIQUE (avenue de l’)
     Nom donné en 1999 à l’une des rues restées sans nom desservant la résidence du Murger de la Bataille sur le plateau de Guinette. Ce nom a été donné en référence au nouveau groupe scolaire dénommé Éric-Tabarly. Tant de fois le grand navigateur a traversé le grand Océan! [PV F4]
AUBERGE DU SAUVAGE (venelle de l’)
     Cette petite voie aujourd’hui disparue est citée en 1599. Elle était située près du n° 6 rue du Cloître-Notre-Dame, et fut par la suite incluse dans le clos du presbytère Notre-Dame. Elle desservait, bien sûr, l’Auberge du Sauvage.
AU BON COING
     Le nom de cet ancien débit de boissons est cité par Marquis, en 1881, comme récemment disparu. L’établissement était situé au coin des actuelles rues Saint-Antoine et Cyrille-Brossard (anciennement rue du Collège, puis rue des Barnabites, puis Petite-Rue-Saint-Antoine). Claude Parrain signale par ailleurs qu
il a lui-même connu un débit de boisson homonyme, Au Bon Coin, celui-là à langle de la rue de la Juiverie et de la rue Sainte-Croix.
AUBRAC Lucie (allée)
     Cette petite voie située près du groupe scolaire Éric-Tabarly fut inaugurée en présence de la résistante en 2001.
AUDEMARD Pierre (rue)
     Nouvelle voie du Petit Saint-Mars dénommée en 1965. Pierre Audemard, radio-électricien, tenait un magasin rue de la République et fut maire-adjoint d’Étampes pendant l’Occupation. Il organisa le réseau de résistance «Ceux de la Libération» avec Louis Moreau. Arrêté en juin 1943 après le parachutage de la Montagne, il est déporté à Buchenwald. Il meurt à Mathausen en 1945, le jour même de la libération du camp. Sa tombe est au cimetière de Roinville-sous-Dourdan. [PV E7]
AU-DESSUS DE VILLENEUVE
     Lieu-dit du cadastre, en grande partie boisé, aujourd’hui compris dans l’enceinte de l’hôpital Barthélémy-Durand (voir Villeneuve-Montfaucon). [LD 14]
AU-DESSUS DES MITRESSES
     Ce lieu-dit du cadastre de 1827 n’a pas été retenu dans le cadastre actuel (voir les Mitresses). [ALD 365]
AU-DESSUS DES ROCHES
     Lieu-dit du cadastre en partie boisé (voir les Roches). [LD 122]
AU DESSUS DU BOIS
     Toponyme du cadastre de 1827 qui n’a pas été retenu dans l’actuel cadastre.
     Le bois en question est celui des Bois-Blancs. [ALD 304]
AUDITOIRE SAINT-PIERRE
     Aussi appelée «auditoire du Bourgneuf», cette maison était située au 18 rue de l’Avaloir ou bien au 45 rue Sadi-Carnot (d’après C B). Cette dernière maison comprend toujours une porte piétonnière cintrée en pierre. Les auditeurs du Roi étaient des personnels de justice qui, sous l’Ancien Régime, recevaient les accords des parties et menaient les enquêtes.
AUDREN (hôtel)
     Nom ancien de l’hôtel dit Anne de Pisseleu. Ce nom vient d’un des prévost d’Étampes Simon ou Guillaume Audren qui en étaient propriétaire entre 1512 et 1538 et qui l’ont, semble-t-il, fait construire.
AUGUSTINES (allée des)
     Nom donné en 1974 pour la voie qui dessert ce lotissement créé en 1968. Les sœurs Augustines de l’Hôtel-Dieu de Paris possèdent la maison voisine de Gérofosse depuis 1862, mais la congrégation est présente à l’Hôtel-Dieu d’Étampes dès le 17e siècle. [PV J9]
AULNOIS BRULÉS (les)
     Champtier cité en 1785 vers la Prairie Saint-Martin (ADE 136J16). Ce genre de toponyme peut évoquer le souvenir d’un incendie ou plutôt d’un défrichement. L’aulne est une essence d’arbre utilisée jadis comme bois de chauffage ou encore pour la fabrication des sabots.
AUMÔNERIE DES BRETONS
     Le premier établissement de ce nom est cité en 1085 comme «maison-Dieu du Vieil Étampes». Il était situé au bord d’une grande voie de pèlerinage pour venir en aide aux pauvres voyageurs. Au 13e siècle, ce petit hôpital laissa sa place au couvent des Mathurins pour s’installer à l’emplacement de ce que l’on appellera plus tard l’Hôpital Saint-Antoine. Le nom de «bretons» trouverait son origine de ce que l’établissement passe pour avoir logé les bretons qui passaient pour aller aux pèlerinages de Jérusalem, de Saint-Jacques ou de Rome. Plus certainement, ce nom pourrait être un indice d’une immigration bretonne au moyen âge.
AUTHON (chemin d’)
     Ce chemin conduisait au village d’Authon-la-Plaine qui était dénommé Authon-en-Beauce jusqu’en 1847.
AUTOMNE (allée d’)
     Nom donné à l’allée sud de la promenade du Port sur un plan de l’an IV (AM 1 O 168).
     Qu’elle devait être jolie la promenade bordée d’arbres à la chute des feuilles!
AVALOIR (rue de l’)
     On trouve les formes suivantes: rue «de la Valloyere» en 1580 (AD E3771), «de Lavalloy» sur le plan de 1648, «de Lavalouer» au 18e siècle. Cette voie est dénommée aussi comme rue de l’Alun sur un autre plan du Bourgneuf au 18e siècle, et rue du Faubourg-du-Levant pendant la Révolution.
Un avaloir est une pêcherie en vieux français mais la rue n’est bordée par aucune rivière. Ce mot désigne aussi la courroie qui passe sur les fesses du cheval (CF). On appelait aussi «pierre d’avaloir» la pierre qui permettait de monter et descendre de cheval. Enfin, avaloir peut aussi signifier «descente». Ce nom pourrait venir simplement de la déclivité de la rue vers le Port. [PV K8]
     Dans cette rue était l’ancienne ferme du Prieuré Saint-Pierre.
     Au n° 18, ancien Auditoire cité au 18e siècle.
     A l’angle de la rue de l’Alun, un plan du Bourgneuf (18e siècle) nous apprend qu’on y voyait les «restes des ruines d’un ancien presbytère compris dans le domaine».
AVEUGLES (rue des)
     Cette rue est citée dès 1605 (Adioc.reg ND). Elle est citée comme petite rue des Aveugles en 1791 (AM 1G2).
     Un puits est cité dans la rue en 1821. Pourquoi ce nom? On peut imaginer que ce lieu fût possédé comme biens de fondations par une communauté hébergeant des aveugles, mais on n’en trouve pas trace... «Aveuglement» est aussi un terme couramment usité pour indiquer une fermeture, un manque de vue; en l’occurrence, peut-être, du fait de la présence des murs des fortifications du faubourg Saint-Pierre.
     Au 18e siècle, une maison située rue des Aveugles appartenait à la commanderie Saint-Jean de Latran. [PV J8]
AVOCAT (l’)
     Ce lieu est aussi dénommé «Preneux» en 1461 (ADE 52 H 6).
     Ce toponyme disparu était sûrement situé près de l’actuel Gué de l’Avocat.
     
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
 
BADRAN (rue)
     Cette rue est citée dès 1731 (ADE E sup. 803). Badre en vieux français signifie farine délayée dans l’eau. Ce nom pourrait donc être lié à l’activité minotière du lieu. Le pont pavé sur la Chalouette pourrait dater du 18e siècle. [PV D6]
     Au n° 2 bis se trouvait le presbytère Saint-Martin au début du 20e siècle.
     Au n° 3, cette grange, aujourd’hui propriété privée, a été achetée par la ville comme remise des pompiers en 1919.
     Au n° 3 bis, ancienne laiterie Bocquet citée en 1940 (journal paroissial, 1940).
     Un lavoir est cité en 1875 au coin de la rue des Moulins.
BADRAN INFÉRIEUR (moulin)
     Situé au n° 5 de la rue Badran, ce moulin est cité dès 1768 (AM 1). Il aurait été établi au cours du 18e siècle.
     Il est désigné comme moulin Martin au début du 20e siècle. Un détachement de l’école d’aviation s’y installe en 1914, le site prend alors le nom de Quartier Princeveaux. Puis le moulin sert de logement pour les prisonniers de guerre allemands, de fin 1915 à 1919 (AM dcm).
BADRAN SUPÉRIEUR (moulin)
     Situé au n° 7 de la rue Badran, il est aussi appelé moulin Caroline au 19e siècle (LM). Dans un acte de 1760, il est qualifié «moulin à papier». Le moulin a été déclassé en 1938 (ADE 7S49). Il reste l’emplacement et l’axe de la grande roue.
BAILDAR (moulin)
     Le moulin «Beldard» est cité en 1790 (AM 1G2). Il aurait été établi au cours du 18e siècle. Il est aussi appelé moulin Charpentier au 19e siècle (LM). Ce moulin disparu était situé à l’emplacement du n° 9 de la rue Badran. Il a servi de logement pour les soldats en garnison en 1915 (AM dcm).
BAINS DOUCHES
     Il y eut plusieurs établissements de bains publics à Étampes. Des bains figurent sur le plan sur le Juineteau dès 1826 (ADE 7S51). L’établissement est encore cité en 1838 (ADE 7 S 26). Il en existait aussi près de l’Usine à Gaz dès la fin du 19e siècle. Des bains-douches sont aussi cités sur la place Saint-Gilles en 1905.
     Toujours en 1905, voit le jour un nouveau projet de bains et de piscine aux Portereaux. Il sera vite abandonné. Enfin, les bains-douches municipaux seront établis dans la piscine du Pont Saint-Jean en 1930.
BALBIANO sous Lieutenant (rue du)
     Roger Firmin Balbiano est l’un des deux aviateurs français dont l’appareil a été abattu le 16 juin 1940 au-dessus du Rougemont. Il appartenait au groupe aérien 502 basé à Amiens. Il avait 37 ans en 1940. [PV H4]
BANNIÈRE (la)
     Lieu-dit du cadastre. Ce terme peut désigner un lieu humide («baignieres») mais ce n’est pas le cas pour cette portion de plaine au Sud-Est de Lhumery. Bannière signifierait plutôt: lieu soumis au ban (banal) ou appartenant à l’officier des bans seigneuriaux (mEL). [LD 189]
BARAGINE (sente de la)
     Ce chemin figure au cadastre de 1827. La «rue Baragine» est citée en 1684 (ADEtch). On trouve aussi «rue Baraquine» citée en 1704 (AD E 3813) et «sente de la Baraquine» en 1869 (ADE 3O168).
     «Les Barragines» est un lieu-dit de la commune de Morigny-Champigny proche de Saint-Pierre. Ce chemin qui part d’Étampes y menait. Le nom de baragine pourrait indiquer un chemin coupé par un barrage (peut-être l’octroi entre Morigny et Étampes) ou bien il pourrait venir du mot barrocher qui signifie amasser. [C 418]
BARDEAU (le)
     Ce champtier est cité en 1657 sous diverses formes: «Bardeau», «Barbie» ou «Barbion». Il était situé «près les fossés de la porte Saint-Martin» (ADE E3913). Ce nom n’a pas été retenu par la suite. Ce mot tiré du gaulois «bard» peut indiquer un lieu argileux (m.EL). Un vestige de fossé, jadis sans doute rempli d’eau, subsiste à cet endroit près de la rue du Filoir.
BARGAULT (le)
     Champtier cité en 1655 mais non situé (ADE E3772). Ce nom n’apparaît plus par la suite. Il pourrait venir de barguigner, commercer. Le «bargault» pourrait donc être une terre issue d’un marchandage.
BARNABITES (rue des)
     Un des anciens noms de l’actuelle rue Cyrille-Brossard (ADE 2O509). Cette voie longe le mur Est de l’ancien couvent de la rue Saint-Antoine. Les Barnabites sont des religieux de l’ordre des clercs de Saint-Paul. Leur nom vient de ce que leurs fondateurs s’assemblèrent à l’origine dans l’église Saint-Barnabé de Milan. Une communauté de Barnabites s’installe à Étampes rue Saint-Antoine, en 1629, dans la maison à tourelle à l’angle de la rue Magne (le premier Collège). Très vite, on leur donne la maison de l’ancien hôpital Saint-Antoine. Pendant la période révolutionnaire, une partie des locaux de l’ancien couvent va servir d’Hôtel de Ville. Sur un plan de l’an VI figure la mairie avec le bureau du maire.
BARNABITES (impasse des)
     Ancien nom de l’impasse des Pavillons qui débouche sur le mur ouest de l’ancien couvent.
BARON (le)
     Cet ancien hôtel était situé à l’angle de la rue de la Juiverie et de la rue Sainte-Croix. C’est ici, ainsi qu’à l’hôtel de Danjouan, que fut logée l’infante Marie Thérèse et sa suite le 21 février 1745 (lm).
     Le nom de cet hôtel pourrait venir d’un certain Pierre Baron, médecin, seigneur de Lhumery, qui fut maire d’Étampes en 1630. Il est surtout connu comme l’auteur d’un poème en latin intitulé «la prise d’Étampes» daté de 1657.
BARRE (porte de la)
     Ancien nom de la porte Saint-Martin ou porte de la Bastille (BF). La porte était située à l’entrée de la rue d’Enfer. «Barre» signifie limite ou lieu de péage en vieux français; il s’agissait effectivement de la matérialisation de la limite entre la ville d’Étampes et son faubourg Saint-Martin. Barré peut aussi signifier fortifié. De fait, c’était la porte la plus fortifiée de la ville et elle fut le lieu de terribles combats en 1652.
     On sait que pour redresser le coude par où passait la route de Paris Orléans à cette endroit la municipalité en 1769 «fit combler les fossés et demolir une partie du mur des remparts qui descendait aux Portereaux». La porte fut finalement démolie en 1772 car elle menaçait ruine (lm)
BARRE (la)
     Ce fief, aussi appelé fief du Vivier, était situé vers l’actuelle place du Filoir, c’est-à-dire tout proche de la porte de la Barre. Il est cité parmi les possessions des Célestins de Marcoussis en 1407.
BARRÉE (sente)
     Ce chemin cité en 1869 était situé au faubourg Évezard (ADE 3O168). La signification est claire, il s’agit d’un chemin dont on a barré l’accès à un certain niveau.
BARRICADES (les)
     Cité dès le 17e siècle (AD E3835), ce lieu-dit du plan de 1827 n’a plus été retenu dans l’actuel cadastre. Ce lieu est aussi dénommé l’Isle de Gallardon sur un plan de 1770 (AD E 3847).
     «Barricades» signifie fosses ou fondrières en ancien français. Ce lieu coincé entre les bras du Juineteau était fortement marécageux. [ALD 314]
BARRICADES (maison des)
     Cette maison est citée dans un document de 1790 dans la rue du Perray (AM 1G2).
     Elle tenait son nom du lieu-dit qu’elle jouxtait.
BARRICADES (moulin des)
     Cet ancien nom du moulin Bas-Canal est cité en 1827 (ADE 7S51).
BARRICADES (rue des)
     Cette voie n’existe pas au cadastre de 1827, mais sur le plan d’alignement de 1833 on trouve à peu près à son emplacement le passage des Cains. La voie a été créée pour desservir le lotissement terminé en 1925 (AM dcm). Le nom n’a aucun rapport avec d’éventuelles émeutes mais vient du nom de l’ancien lieu-dit qu’elle traverse. [PV IJ8]
     Au n° 10, cette petite maison entièrement en briques, dans le style des maisons du Nord, était un ancien atelier de menuiserie.
BARRIÈRE DE PARIS
     Elle est aussi appelée Barrière des Capucins (AM 2). On appelait «barrière», les portes d’octroi.
     Celle-ci était située dans l’avenue de Paris, au droit des anciens Abattoirs.
BARRILLET (le)
     Maison citée en 1605 située rue Évezard vers l’ancien rempart (Adioc 1). On appelait «barillet» un fabriquant de tonneau. Ce mot pourrait aussi être un dérivé de «berlier», le cresson sauvage. Il pourrait enfin évoquer la quantité de la redevance perçue, le barillet étant une ancienne mesure contenant environ 72 litres (m.EL).
BARRILLET (moulin)
     Ce moulin disparu figure sur un plan de 1830 sur le ru de Galardon (ADE 7S36). Il tenait son nom du sieur Barillet qui l’établit sans autorisation vers 1807. La «motte» du moulin figure encore sur un plan de 1835 (ADE 7S54).
BAS-CANAL (le)
     Ce bras artificiel du Juineteau (canal bas) a disparu sous la déviation de la nationale 20. Il était situé au niveau du lieu-dit le Milieu de la Prairie.
BAS-CANAL (moulin du)
     Ce moulin était plus souvent appelé moulin de la Fosse Gombier au début du 19e siècle ou bien moulin des Barricades. Ce nom vient du ruisseau du Bas-Canal. Le moulin fut établi par Gouvet en 1826. Cet ancien moulin à blé fut transformé vers 1875 en usine de couvertures jusqu’en 1879. Le moulin cessa son activité à la fin du 19e siècle. A côté, ou dans cet ancien moulin, on trouvait une fabrique d’eau de javel en 1869 (ADE 2 P 88). Au début du 20e siècle, le bâtiment sert de séchoir à laine. Le bâtiment subsiste mais tombe en ruine. Dans une délibération du conseil municipal de 1899, il est question du «moulin de Bacchanal»... De Bas-Canal à Bacchanale, il n’y avait qu’un pas. Un jeu de mot associait donc ce pauvre moulin aux fêtes en l’honneur de Bacchus.
BAS-CANAL (chemin du)
     Ce chemin longe au Sud la grande déviation de la nationale 20 qui a tué le petit ruisseau du «Bas-Canal». [PV HJ8]
BASCULE (la)
     Ce pont-bascule pour peser les voitures en transit en vue de l’octroi, est cité en 1844. Il était situé avenue de Paris, à la Pointe.
BAS DE BEAUREGARD
     Champtier cité en 1790 (AM 1G2) (voir Beauregard).
BAS DE LA VALLEE COLLIN
     Lieu-dit du cadastre (voir Vallée-Collin). [LD 24]
BAS DES CAPUCINS (le)
     Lieu-dit du cadastre (voir Capucins). [LD 23]
BAS DES FIEFS (les)
     Lieu-dit du plan de 1827, qui n’a plus été retenu dans l’actuel cadastre (voir Fiefs).
BAS DES FIEFS (chemin du)
     Ce chemin est cité dans la nomenclature de 1905. Il longe la voie ferrée Étampes-Beaune-la-Rolande. [PV D89]
BAS DU GIBET (le)
     Lieu-dit du cadastre (voir Gibet). [LD 15]
BAS DU LARRIS (le)
     Lieu-dit du cadastre, en grande partie boisé (voir Larris). [LD 8]
BAS GRENETS (les)
     Lieu-dit du cadastre en partie boisé (voir Grenets).
     On y a fait des trouvailles de silex taillé du paléolithique supérieur ainsi que des céramiques. [LD 134]
BAS MERISIERS (les)
     Lieu-dit du cadastre (voir Merisiers). [LD 202]
BAS ROUGEMONT (le)
     Champtier cité en 1790 (AM 1G2) (voir Rougemont).
BASE DE LOISIRS
     Les 70 hectares de la Base de loisirs ont été aménagés sur les lieux-dits suivants: La Fosse Gombier, Entre la Juine et le Juineteau, la Prairie de Vauroux, les Groux de Vauroux, les Bois de Vauroux et la Prairie du Petit Saint-Mars. Les premiers projets d’aménagement de cette zone humide en Base de Loisirs apparaissent dans les délibérations du conseil municipal à partir de 1966. L’acquisition des terrains commence en 1967. Les 5 hectares d’étangs artificiels seront mis en eau à partir de 1970. C’était une façon radicale de valoriser le marais d’Étampes. Au milieu du premier plan d’eau se trouve l’Ile du Moulin. La base a été inaugurée officiellement en juillet 1977. Le deuxième plan d’eau a été creusé en 1983. L’immense toiture du restaurant évoque celle d’une pagode. Le mur d’escalade est une sculpture d’Ipousteguy créée en 1990. La piscine à vagues a été inaugurée en juin 1993 (architecte Brinon). Non loin se dresse le pseudo mégalithe de grès en forme de babouin. Cette roche a été mise à jour au cours des travaux de terrassement.
BASSE COUR DE NOTRE-DAME (la)
     Ce lieu cité en 1383 était probablement situé dans l’enceinte du cloître Notre-Dame (CND). Le terme de «Basse Cour» désigne habituellement les cours intérieures réservées aux usages courants dans les lieux seigneuriaux.
BASSE DE LA FOULERIE (rue)
     Ancien nom de l’actuelle rue Paul-Doumer. Une foulerie est un atelier où l’on travaille les draps. La rue bordée par la Rivière d’Étampes était un quartier de mégissiers et drapiers. Une tannerie y est citée dès 1605 (Adioc.1). On compte dix mégisseries dans cette rue sur le plan de 1845.
BASSES COUTURES (les)
     Ce nom de lieu-dit est cité en 1775 (AM 1G2), il figure encore au plan de 1827 (voir Coutures). [ALD 397]
BASSES COUTURES (sente des)
     Ce chemin est cité en 1889 (ADE 3O158), il traverse en partie le lieu-dit les Coutures. [C 141]
BASSE DES GROISONNERIES (rue)
     Ancien nom de l’actuelle rue Brunard. Ce nom témoigne d’une ancienne activité artisanale.
     Le «Groizon» désignait la pierre blanche réduite en poudre dont on se servait pour préparer les parchemins.
BASSES GARCES (les)
     Lieu-dit du cadastre. Garces signifie jeunes filles en vieux français, alors pourquoi ce nom dans ce terroir? [LD 105]
BASSE GLAZE
     Ce champtier situé près du Rougemont est cité en 1790 (AM 1G2). «Glaze» est une déformation de Glaises (voir les Glazes).
BASSES MALHEUVRES (les)
     Ce lieu-dit du cadastre de 1827 n’a plus été retenu dans l’actuel cadastre. Le champtier et la sente des «Basses Malouvres» sont cités en 1790 (AM 1G2) (voir Malhouvres). [ALD 356]
BASSES MARES (les)
     Lieu-dit du cadastre de 1827 qui n’a pas été retenu dans l’actuel cadastre. Il est cité dès 1781 comme nom alternatif au champtier des Rosières (AD 81 H 10). Il reste deux mares non loin de cet endroit à l’entrée du hameau du Chesnay. [ALD 307]
BASSES MÉLITES (les)
     Lieu-dit du cadastre, en partie boisé (voir Mélites). [LD 106]
BASTILLE (place de la)
     Ce nom évoque le souvenir d’une fortification disparue à la porte Saint-Martin. La porte elle-même était réputée pour être la plus fortifiée de la ville. Un bastion est de fait cité ici en 1605 (Adioc 1). [PV G6]
     La pharmacie et sa jolie devanture ancienne est citée en 1940 comme pharmacie «franco-anglaise et de l’aviation». C’était assurément un double gage de modernité pour l’époque (ADE 840W2).
BATTES (les)
     Lieu-dit du cadastre, «Bastes» est cité en 1610 (AD E 3786). On trouve aussi la forme «les Batres» au plan d’intendance de 1785. «Battes» signifie bois défrichés (abattus) en vieux français. Ce lieu pentu est en effet bien déboisé en comparaison des bois qui le bordent aux lieux-dits les Roches et Chalouettes (mEL).
     En parler local, on disait aussi d’une terre qu’elle était «battante» quand elle se montrait argileuse mais d’un bon rapport. [LD 222]
BATTES (sente des)
     Ce chemin figure déjà sur un plan du 18e siècle (AD E3845). Il dessert le lieu-dit du même nom. [C 49]
BAUBION
     Nom d’un champtier non identifié, cité en 1593 (A dioc 5). Ce mot signifie «bègue» en vieux français.
Il pourrait donc s’agir d’une caractéristique du propriétaire ou de l’exploitant.
BAUDET (sente)
     Cette voie est citée dans une délibération de 1894. Il s’agit sans doute de l’actuelle partie nord de la sente des Capucins. Baudet était le nom du propriétaire.
BAUGIN (rue)
     Cette rue, rendue sombre par les grands murs noirs de l’ancien Hôpital, est désignée comme rue de la Feusterie au 18e siècle, rue de l’Hospice ou rue de l’Hôtel-Dieu jusqu’en 1877. Pierre-François Baugin est l’un des bienfaiteurs de l’hospice. Il est l’auteur d’un legs en 1829 qui permit, entre autres, la construction de l’hospice des vieillards c’est-à-dire «le bâtiment blanc» de l’ancien Hôtel-Dieu. Un pont couvert enjambe la petite rue, il relie les deux parties de l’ancien Hôtel-Dieu. Cette galerie date du 19e siècle, mais un premier pont fut établi ici dès 1757. [PV J6]
     Au n° 12, maison ancienne avec porte de pierre en arc de cercle, au profil élégant.
BAVILLON (le)
     Cette maison est citée en 1605 dans la rue Évezard (Adioc1). Il pourrait s’agir d’une déformation de pavillon.
BAYARD (rue)
     Pierre du Terrail seigneur de Bayard (1475-1524), le chevalier «sans peur et sans reproche», a combattu sous Charles VIII, Louis XII et François 1er. Grand vainqueur de Marignan, il sera mortellement blessé à Romagnano neuf ans plus tard. Tout le lotissement de la résidence du Pont Saint-Jean est cerné par des noms de héros qui n’ont, hélas, souvent rien à voir avec l’histoire d’Étampes. [PV H5]
BAZOCHE
     Cette maison du 4 rue des Cordeliers figure sur le «plan d’Étampes au 18e» restitué par Léon Marquis. La «basoche» désigne habituellement un lieu de justice.
BEAU Gaston (place)
     Le parking de stationnement régional (PSR) a été créé en 1995 sur l’emplacement de la cour de la gare de marchandises. Cet espace a été dénommé ainsi en 200I. Gaston Beau (1904-1994) était sous-chef de la gare d’Étampes. Il se distingua par des actes de résistance. Dès 1940, il hisse le drapeau national sur la gare le 14 juillet. En août 1944, Gaston Beau parvient à communiquer l’emplacement exact des batteries allemandes aux Américains, basés à Monnerville. Ces précieux renseignements évitent un bombardement massif de la ville d’Étampes.
BEAUCE (allée de la)
     Voie nouvelle dénommée ainsi en 1978. Faut-il rappeler qu’Étampes est effectivement située à l’extrême nord-ouest de cette région naturelle qu’on appelle Beauce? [PV H3]
BEAUCE (rue de)
     Nom donné à la rue de la Juiverie de 1940 à 1944, pour supprimer le nom de «Juiverie». Ce nom collait certainement mieux à l’idéologie du «retour à la terre» prônée par le Maréchal Pétain et la «Révolution Nationale». Le premier «statut des juifs» est promulgué par le gouvernement de Vichy dès le 3 octobre 1940.
BEAUCERAIE (la)
     Cet établissement spécialisé pour adultes polyhandicapés est situé au 8-10 rue des Epinants.
BEAUREGARD (rue de)
     Nom donné à l’actuelle rue du Renard en 1605 (A dioc.1). Cette petite rue, coincée dans la ville médiévale, n’a jamais bénéficié d’un beau panorama. «Beau regard» pourrait bien être plutôt une déformation de Beau Renard.
BEAUREGARD (sente de)
     Ce chemin est cité en 1827 comme «nouvellement dénommé» (ADE 3O158). Il dessert le lieu-dit du même nom.
BEAUREGARD (rue)
     Cette voie s’appelait chemin des Postes jusqu’en 1989. Le nom actuel vient du lieu-dit situé non loin. [PV DE7]
BEAUREGARDS (les)
      Lieu-dit du cadastre. Ce nom peut être une référence au beau point de vue sur Étampes que l’on admire depuis cette extrémité nord-est de la colline du Rougemont. [LD 151]
BEAUVOIR Simone de (école)
      Cette école maternelle a été construite et dénommée en 1987 (architecte Arnaud). Simone de Beauvoir venait de disparaître l’année précédente. Il est assez surprenant que son nom ait été donné à une école maternelle, Simone de Beauvoir s’étant si souvent défendue contre l’instinct du même nom...
     Le bâtiment est couvert d’un immense toit de tuiles mécaniques qui, de loin, ressemble à une grande tente.
BEAUX CHÊNES (résidence des)
     Ces immeubles modernes sont situés au n° 69 avenue de Paris. Il n’y a plus de chênes à proximité.
BEC (rue du)
     Ancien nom d’une rue dont on sait, par un document de 1741 (ADE E sup. 803), qu’elle débouchait sur l’actuelle rue Magne. Le mot de bec, jadis synonyme de pointe, pourrait faire référence à l’angle formé par un croisement de rues. Il pourrait par conséquent s’agir de la rue de la Vigne.
BECASSINE la (rivière)
     Nom d’un bras de rivière appelé aussi fossés de la Procession sur un plan de bornage de 1866. Les bécasses devaient être fréquentes jadis dans le marais d’Étampes.
BÉDEGOND
     Le hameau «Beddagon» est cité dès 1104, «apud Bedegon» est cité en 1317 (CND). «La chapelle de Badegon» en 1548 (AN MC).
Ce nom pourrait venir du «bedegard» qui est une sorte de plante (voir Saint-Jacques de Bézégond).
BÉGUINES (les)
     Une maison dite «les Béguines», rue de la Foulerie, est citée dans un acte de 1567 (AN MC).
     Les Béguines étaient des religieuses qui vivaient en couvent sans avoir prononcé de vœux. Cette communauté est citée par Basile Fleureau mais elle n’est déjà plus qu’un souvenir à son époque.
BÉGUINES (carrefour des)
     Cet ancien nom de l’actuelle rue de la Manivelle est cité en 1731 (ADE E sup). 803). La maison précédente devait être située non loin.
BEL-AIR   
     Lieu-dit du cadastre en partie boisé. Il tient son nom d’un hameau disparu. Ce hameau est cité au moins dès le 18e siècle. Une auberge à Bel-Air (le long de l’ancienne nationale 20) est citée en 1827 (ADE 3O158).
     Une usine de fonderie de suif est citée à Bel-Air en 1855 (ADE 5 M 15). La dernière ferme sera démolie en 1876 (lm).
     Les lieux-dits «Bel Air» sont généralement situés sur des lieux en hauteur où l’on bénéficie d’un bon air, c’est bien le cas ici. Certains prétendent que ce toponyme trahit un ancien lieu de culte dédié à Belenos. [LD 143]
BEL AIR (passage de)
     Ce passage sous la voie ferrée est situé près de l’emplacement du hameau disparu. Créé en 1841 pour le passage des eaux pluviales, il fut agrandi en 1842 pour le passage des piétons et des animaux. Il existe toujours.
BEL APORT
     «Balaport» est cité en 1577 (ADE E3913). Ce champtier figure sur un plan du 18e siècle (AD E3845). Il était situé près de Heurtebise. Ce terme pourrait laisser entendre qu’il s’agit d’une terre dont l’achat ou l’héritage s’est révélé d’un bon rapport.
BÉLIARD Édouard (rue)
     Édouard Beliard (1832-1912) fut maire d’Étampes de 1892 à 1900, période pendant laquelle il se montre assez violemment anticlérical. Il s’adonne aussi à la peinture. Sa tombe est au cimetière Saint-Gilles.
     La rue est dénommée rue de Mazeaux ou des Groisonneries sur le plan 18e siècle (AD E3845).
     Une délibération de 1913 émet le souhait que le nom de Beliard devait être donné à l’une des voies nouvelles projetées dans le futur quartier de Guinette. Ce projet de quartier dans la ville haute restera dans les cartons, c’est donc la rue du Flacon qui fut choisie en 1923 pour honorer l’ancien maire. [PV I6]
     Au n° 1 ter, emplacement de l’ancienne Auberge des Rois.
     Au n° 17, petite maison 19e siècle avec un joli décor malheureusement dégradé.
     Au n° 21, cette grande maison ancienne figure sur le plan de 1827.
BELLE ARDOISE (la)
     Lieu-dit du cadastre. La ferme de l’Ardoise est appelée Belle Ardoise sur le plan de 1827. [LD 99]
BELLE AVOINE (la)
     Lieu-dit du cadastre de 1827 qui ne sera pas retenu dans le cadastre actuel. Ce toponyme semble indiquer un champ qui rapporte bien. L’avoine était une céréale jadis très employée pour l’alimentation des chevaux. [ALD 387]
BELLE BORNE (sente de la)
     Cité en 1869 (ADE 3O158), ce chemin, aujourd’hui disparu, était situé entre la Nationale 20 et le lieu-dit Les Pointes. Les bornes étaient des éléments très importants du paysage rural. La borne en question devait être particulièrement repérable dans cette plaine. Le terme de borne peut désigner aussi un mégalithe.
BELLE CROIX (la)
     Lieu-dit du cadastre de 1827 qui ne sera pas retenu dans le cadastre actuel. Il ne faut pas le confondre avec les Belles-Croix à Saint-Martin. Ce lieu est cité dès 1593 (AD 3782). La croix en question figure au plan d’intendance de 1785 sur la route de Pithiviers. [ALD 392]
BELLE IMAGE (la)
     Ancienne auberge située au 14 rue Aristide-Briand. L’enseigne de la maison devait être particulièrement jolie. «Image» en ancien français est aussi synonyme de statue.
BELLE HOTESSE (la)
     Nom d’une des neuf sections territoriales (au nord-est du faubourg Saint-Pierre) établies pour la contribution foncière pendant la Révolution (AM 1G2). Ce nom ne figure nulle part ailleurs. Serait-il lié à un souvenir personnel de l’agent arpenteur?
BELLEMÈRE (moulin)
     Nom donné au moulin de Vauroux, du nom du sieur Bellemere, meunier à l’origine de la construction de ce moulin en 1817.
BELLES CROIX (rue des)
     La rue des Belles-Croix est citée dès 1786. Elle était parfois dénommée rue des Croix ou simplement route d’Orléans en 1790 (AM 1G2). Ancienne portion de la route de Paris à Orléans puis tronçon de l’ancienne nationale 20, cette rue dans le prolongement de la rue Saint-Jacques a vu, entre autres voyageurs, le passage des pèlerins vers Saint-Jacques de Compostelle. A partir des années 1930 et jusqu’à l’ouverture de la déviation de la nationale 20 en 1961, cette longue rue verra aussi passer un flot croissant de véhicules. La traversée d’Étampes était devenue un cauchemar pour les automobilistes comme pour les riverains.
     Ce nom de Belles-Croix vient des trois croix qui étaient plantées au début de la côte. Elles étaient sans doute un bon repère pour les voyageurs de la route Paris-Orléans. [PV BC6]
     Au n° 2, fabrique de lampes et tournage sur cuivre Thibault fondée en 1831 (AD 5 M 15), puis imprimerie «la Semeuse» à la fin du 19e siècle.
     Au n° 16, cette maison était un des quatre bureaux d’octroi supprimés en 1930.
     Vers le n° 13, ancienne auberge du Sauvage.
     Vers le n° 31, ancienne auberge la Sentine.
     Au n° 59, ancien dépôt de combustible des Établissements Coureau. Il est cité dès 1934. L’ancienne station-service est, elle aussi, un souvenir de l’ancien tracé de la nationale 20.
     Sur les hauteurs de la rue, des pièces d’artillerie furent installées par les Allemands en 1944.
BELLES CROIX (les)
     Il existait une ferme des Belles-Croix (citée au 18e siècle) et l’auberge des Belles-Croix est citée en 1773 (AM1). Cette dernière a disparu vers 1800. Elles étaient situées au bas de la rue du même nom.
     Les éboulements de la colline toute proche sont des phénomènes récurents. Il en est question de «deux morts étouffés par l’ecroulement d’une sablonière vis à vis des Belles Croix» dans un acte de 1704, en 1741 un ouvrier de 20 ans mort sous le sable de la sablonnière de la Porte d’Orléans» et encore en 1747 un mort décédé «par un accident arrivé à la sablonière des Belles Croix» (BMS)
BELLES CROIX (sente des)
     Cette petite voie est la portion subsistante d’un petit chemin interrompu par la déviation de la nationale 20. [PV C6]
BELLES FEUILLES (les)
     Lieu-dit du cadastre. Ce champtier est cité dès 1646 (ADE 52 H 6). Il est aussi appelé Haut-Grenet en 1763 (ADE H dépôt 1 B62). Ce nom pourrait être une allusion à des bois de hautes futaies aujourd’hui totalement disparus de l’horizon sur cette portion de plaine beauceronne. [LD 166]
BELLES FEUILLES (chemin des)
     Ce chemin est cité en 1791 (AM 1G2). Il est aussi appelé chemin des Grenets en 1889 (ADE 3O158). [C 423]
BELLEVUE (sentier de)
     Situé entre Beauregard et le Rougemont, ce chemin est cité en 1869 (ADE 3O158). Le terme Bellevue n’est pas usurpé, on a depuis ces collines un beau panorama sur la ville d’Étampes.
BELLEVUE (château de)
     Cette maison, bâtie par M. Bourgeois vers 1840, était située vers l’actuel Clos de Bellevue (lm).
     Une tuilerie est établie près du site en 1845.
     On a effectivement depuis cette pente un beau panorama sur la ville.
BELLEVUE
     Cette maison figure sur le plan Trudaine de 1745, à peu près au-dessus du Pont de Pierre. On avait également sur ce versant sud un beau panorama sur la ville d’Étampes.
BÉNÉDICTION DE JACOB (la)
     Cette auberge, citée au 18e siècle, était située vers le 13 ou 15 rue Saint-Martin. Elle disparut vers 1840. L’enseigne de cette auberge devait représenter l’épisode biblique où Jacob ravit la bénédiction de son père Isaac à son frère aîné Esaü. Peut-être y servait-on de bons plats de lentilles?
BERCHÈRE (moulin)
     Autre nom du moulin de l’Ile Maubelle. Berchère est le nom du meunier qui établit ce moulin en 1792 (ADE 7S43).
BERCHÈRE (boulevard)
     On trouve cette voie dénommée rue des Remparts en 1844 et promenade des Prés en 1888. La rue borde les anciens murs des fortifications de la ville, il en reste quelques vestiges.
     Narcisse Berchère, peintre graveur et lithographe, est né à Étampes (au moulin de l’Ile Maubelle) en 1819, d’une famille de meuniers. Il a peint les rues de sa ville natale. En 1849 et 1850, il fait son «voyage en Orient». A cette occasion, il se lie d’amitié avec Bartholdi, de Lesseps et Fromentin. Il est mort en 1891. Le musée d’Étampes conserve un certain nombre de ses œuvres ainsi qu’un portrait de Berchère par Gustave Moreau. [PV HI7]
     A l’angle de la rue Magne, ancienne «Salle Duclos» du nom du propriétaire de cet ancien entrepôt de laine qui servait aussi de salle des fêtes.
     Au n° 26, centre d’accueil Étincelle et ancienne salle paroissiale et patronage de la paroisse Notre-Dame.
     A l’angle est du parking, on remarque une jolie gloriette en bois de forme carrée.
     Sur l’emplacement du parking était l’ancienne scierie Berthelot.
     Face au Square du 19 Mars 1962, les lavoirs existent depuis le 19e siècle.
BERGERIES (les)
     Lieu-dit du cadastre en partie boisé. «La Bergerie» est un champtier cité en 1791 (AM 1G2). Ce nom évoque, bien sûr, un lieu destiné aux moutons, mais ce terme peut aussi désigner les bords (les berges) d’une rivière, en l’occurrence ici la Chalouette. [LD 142]
BERGERIES (les)
     Ce lotissement créé en 1990 est desservi par la rue de Corteuse. Il porte le nom du lieu-dit sur lequel il est implanté.
BERGERIE (allée de la)
     Cette voie nouvelle crée au niveau du n°23 boulevard de Montfaucon a reçu son nom en 2003. Sa dénomination a été suggéré par les résidents.
BESSON Paul (centre)
     Ce centre fut créé en 1974 aux Quatre-Chemins comme centre d’hébergement et de réadaptation sociale de l’association «Revivre». Paul Besson, ancien «inspecteur de la population», fut un des artisans de cette réalisation. Lors de travaux de fondation, on découvrit des salles souterraines (peut-être s’agissait-il simplement de caves) qu’on a très vite interprétées comme étant les souterrains venant du Temple. L’établissement devint Centre d’Aide par le Travail vers 1990.
BIDAULT (porte)
     Autre nom donné à la porte Évezard cité en 1731 (ADE E sup. 803). On sait qu’un certain François Bidault, notaire royal, demeurait près de la porte.
BIZET Pierre, sergent-chef (rue du)
     Pierre Eugène Victor Bizet est l’un des deux aviateurs dont l’avion fut abattu le 16 juin 1940 au-dessus du Rougemont. Il appartenait au groupe aérien 502 basé à Amiens. [PV H4]
BLANC (chemin)
     Le «chemin blanc» apparaît comme titre d’une aquarelle de Berchère, datée des années 1860, conservée au Musée d’Étampes. Il s’agit d’un des chemins qui dessert le bois de Bouraine qui dessert une carrière de sable blanc.
BLANCHES (les)
     Lieu-dit du cadastre cité dès 1622 (ADE 3788). Ce nom pourrait venir de la présence de pierres calcaires. [LD 220]
BLANCHES (sentes des)
     Ce chemin est cité dès 1827. Il dessert le lieu-dit du même nom (ADE 3O158). [C 50]
BLANCHISSERIE la (pont de)
     Ce ponceau sur la Rivière d’Étampes, situé dans la sente des Capucins, débouchait sur l’ancienne blanchisserie située à 100 m en aval du moulin du Port (ADE 7S37). En 1850, le pont de la Blanchisserie est cité comme «à réparer».
     Une source, située près de là, est citée en 1838 (ADE 7 S 26).
BLÉRIOT Louis (lycée)
     Le lycée professionnel a été ouvert et dénommé en 1975. L’établissement a été agrandi en 1985.
     Louis Blériot (1872-1936) est bien lié à l’histoire d’Étampes puisqu’il s’entraîna sur l’aérodrome de Villesauvage en 1910, quelques semaines avant la traversée de la Manche.
BLÉS (allée des)
     Voie nouvelle dénommée ainsi en 1982. Le blé est la céréale de loin la plus cultivée sur le territoire agricole d’Étampes. [PV GH3]
BLOIS (chemin de)
     Ce chemin est cité dès 1791 (AM 1G2) et il apparaît au cadastre de 1827. Une portion de ce «chemin de Blois» correspond à la route goudronnée qui conduit à Lhumery et qui se poursuit en chemin de terre jusqu’à Pussay. Blois est située à plus de 120 km d’Étampes, c’est dire si l’ancienne capitale du «comté de Blois» était une référence pour notre région beauceronne. [C 376]
BOINVILLE (chemin de)
     Le nom de ce chemin n’apparaît qu’en 1791 (AM 1G2). Boinville est un hameau de la commune de Chalo-Saint-Mars. Il semble que ce chemin ait disparu car aucun chemin ne dessert plus directement Boinville depuis Étampes. Le toponyme «Boinville» signifierait simplement «la villa (le domaine) de Bodo».
BOIS (impasse aux)
     Cette petite impasse dans le cœur médiéval d’Étampes est citée simplement comme «Cul de sac» en 1731 (ADE E sup. 803), puis «cul de sac au Bois» dès 1773 (AM 1). Sur un document de 1790 (AM 1G2), l’appellation «Cul de sac du marché au Bois» donne la clé de cette dénomination. Cette portion du marché Notre-Dame était donc réservée au commerce du bois. [PV J6]
     Au n° 7, cette maison comporte un vestige de porche en pierre en arc de cercle.
BOIS AU RENARD
     Nom du bois situé au sud-est de la ferme de Bois-Renaud sur la carte IGN. Renard est un dérivé du nom de famille Renaud. A l’extrémité sud du bois au Renard (près de la ferme de Bois-Renaud), on trouve la stèle où figure l’inscription «à la mémoire de Marcel Debeuer, pilote, mort en service commandé à l’âge de 22 ans en juin 1913». Ce petit monument commémore un accident survenu suite à un décollage raté depuis le terrain d’aviation de Mondésir tout proche.
BOIS BLANCS (les)
     Lieu-dit du cadastre de 1827 qui n’a pas été retenu dans l’actuel cadastre. Ce champtier est cité dès 1748 (ADE 8 I H5) comme nom alternatif au champtier des Trembles. «Bois blanc» en vieux français est l’expression qui désigne tout arbuste qui ne porte pas de fruits. [ALD 303]
BOIS BLOND
     «Bois Bellon» est cité dès 1512 (ADE E3913). Ce champtier figure aussi sur un plan du 18e siècle (ADE E3845) près des Larris. A l’automne, tous les bois prennent de jolies teintes blondes.
BOIS BOUILLOTS
     Le friche du Bois Bouillots figure sur un plan du 18e siècle vers Saint-Pierre (ADE 3845).
     Le nom de bouillots semble être une déformation de bouleau.
BOIS BOURDON
     Lieu-dit du cadastre effectivement boisé. Ce champtier est cité dès 1791 (AM 1G2). «Bourdon» pourrait être une petite borde, terme qui désigne une exploitation située à l’écart de l’agglomération. Bourdon pourrait être aussi le nom du propriétaire. La Zone Industrielle du Bois-Bourdon a été aménagée en 1995. [LD 212]
BOIS BRÛLÉ
     Lieu-dit du cadastre. Ce toponyme peut être le souvenir des défrichements médiévaux. Ce terroir en pointe délimité par les limites des communes de Boissy-la-Rivière, de La Forêt-Sainte-Croix et de la D63 est de nos jours encore complètement déboisé. [LD 242]
BOIS DE BOURAINE
     Ce nom (non officiel) désigne une partie des bois situés sur la colline de Vauroux. Charles Bouraine fut maire d’Étampes de 1800 à 1805, et propriétaire du château de Vauroux jusqu’en 1858.
BOIS DE GUIGNONVILLE (chemin du)
     Ce chemin est cité dès 1827 (ADE 3O158). Ce nom conserve le souvenir d’un bois complètement disparu situé près du hameau de Guignonville. [C 163]
BOIS DE GUINETTE
     Ce bois a été planté et aménagé entre 1831 et 1855 par Auguste Grandmaison sur l’emplacement du site de l’ancien château royal. C’est aussi à cette époque que l’on a construit le pavillon de gardien toujours en place au bas de la tour. Ce bois demeure un lieu de promenade bien agréable.
BOIS DE LA POTERIE (sente du)
    Ce chemin est cité en 1869 (ADE 3O168). Il menait vers Villeneuve-Montfaucon. Ce nom de poterie pourrait laisser entendre qu’il y avait là sinon un atelier de poterie, du moins un lieu d’où l’on tirait la terre pour faire des pots.
BOIS DES AMOUREUX (le)
     Nom populaire donné au cours du 20e siècle au bosquet, en partie disparu, situé au lieu-dit les Hautes-Garces. Ce bois était sans doute un lieu de rencontre.
BOIS DES VIOLETTES BLANCHES
     Nom populaire donné aux bois situés sur la colline du Mont Moulé. On y trouvait de précieuses violettes.
BOIS DE VALNAY (le)
     Ce lieu-dit du cadastre cité dès 1791 (AM 1G2) est effectivement boisé (voir Valnay). [LD 133]
     On y a fait des trouvailles de silex taillé du paléolithique supérieur.
BOIS DE VAUROUX
     Lieu-dit du cadastre. C’est, entre autres, sur ce lieu-dit que l’on a créé la Base de Loisirs (voir Vauroux). [C 87]
BOIS DE VAUROUX (sente du)
     Ce chemin est cité dès 1827 (ADE 3O15) (voir Vauroux). [C 93]
BOIS DE VILLESAUVAGE (le)
     Lieu-dit du cadastre de 1827 non retenu dans le cadastre actuel. Le bois existe toujours au nord-est de la ferme des Grains d’Or (voir Villesauvage). [ALD 383]
BOIS DE VINCENNES (le)
     Auberge située à peu près à l’emplacement du n° 102 rue Saint-Jacques (ADE H dépôt 1). Elle est citée dès 1741. L’enseigne de cette auberge représentait sans doute Saint Louis rendant la justice sous le chêne de Vincennes.
BOIS DU VERGER (le)
     Lieu-dit du cadastre, effectivement en grande partie boisé. Le «Bois Duverger» est cité dès 1791 (AM 1G2).
     Le verger est un terrain planté d’arbres fruitiers, c’est aussi le nom d’une mesure agraire. Mais il s’agit sans doute ici du nom d’un ancien propriétaire dénommé Duverger. [LD 7]
BOIS GALLON
     Lieu-dit du cadastre en partie boisé. Bois Gallon était un petit hameau disparu qui dépendait de la paroisse Saint-Pierre. On le trouve cité dès 1170. C’était au départ le site d’un ermitage dépendant de l’abbaye du Jard. Près du bois, on trouve quelques bornes anciennes gravées de la lettre E.
     Le terme de «gallon» peut évoquer une mesure servant aux grains. Il pourrait aussi venir de la racine gauloise «gal» qui désigne un champ maigre, couvert de cailloux ou encore de l’ancien français «galt» qui signifie bois. «Le Bois du Bois» serait une tautologie possible pour désigner une aire de défrichement médiéval. [LD 162]
BOIS GALLON (sente du)
     Ce chemin est cité dès 1869 (ADE 3O168). [C 424]
BOIS GALLON (ruisseau)
     Ce petit ruisseau disparu était jadis d’une certaine importance puisque les actes de décès de la paroisse de Puiselet-le-Marais font état d’une noyade en 1709. On voit encore sous la route D 63, à la hauteur de Bois-Gallon, un joli ponceau de pierre prévu pour faire passer les vestiges du ruisseau.
BOIS MERCIER (ferme et lieu-dit)
     Le «fief de Bois Mercier au pays de Beausse», aussi appelé la Petite Ballemoy, est cité dans un acte du 17e siècle (AN MC). La métairie de Bois-Mercier est citée dès 1658 (ADE E3858). Des bâtiments anciens, il ne reste aujourd’hui que la partie Est de la ferme avec une très belle double-porte charretière et piétonnière. Les anciens bâtiments d’habitation ont été démolis il y a une trentaine d’années. Cette ferme dépendait du domaine du Bourgneuf depuis le 18e siècle et ce jusqu’à la Révolution (ADY 1Q353). Il n’y a plus de bois autour de la ferme. Peut-être cette dernière était-elle précisément, à l’origine, le siège de la colonie du défrichement médiéval du site.
     Bois-Mercier est également le nom d’un lieu-dit du cadastre. L’archéologie aérienne a découvert un double enclos quadrangulaire près de la ferme en 1989. [LD 254]
BOIS MERCIER (chemin de)
     Ce chemin est cité dès 1869 (ADE 3O168). [C 255]
BOIS MORAN
     Un acte du 16e siècle parle d’un laboureur de la paroisse Saint-Pierre demeurant au «Bois-Moran» (AN MC).
     Cette ferme non identifiée n’est plus citée par la suite.
BOIS NEUFS (les)
    Ce lieu-dit du cadastre au nord-est de Lhumery est effectivement boisé. Le champtier des Bois-Neufs est cité dès 1791 (AM 1G2). Ce nom laisse supposer un reboisement après défrichement. [LD 168]
BOIS RENAUD (ferme)
     «Bois-Regnault» est cité dès 1331. Cette ferme dépendait de la paroisse Saint-Martin. Elle appartenait aux Célestins de Marcoussis jusqu’à la Révolution (ADY 1Q 408). On trouve dans la cour des bornes aux armes des Célestins qui proviennent des champs alentour. Le portail principal a disparu. Reste la porte piétonnière redécouverte récemment. De la ferme ancienne subsiste aussi un curieux pigeonnier carré inclus dans des bâtiments postérieurs. On voit encore les trous de boulins. Ce pigeonnier est assez semblable à celui de la ferme de Boutervilliers. Le petit bâtiment situé au sud-est de la ferme figure au plan de 1827 et déjà sur un plan du 18e siècle (AN SO III n° 373), il abrite un puits. Le nom de Bois-Renaud s’explique par la présence d’un petit bois dit le Bois du Renard, vestige des grandes forêts essartées à la période médiévale. Renaud est un nom de famille courant depuis le moyen âge.
BOIS RENAUD (chemin de)
     Ce chemin est cité dès 1790 (AM 1G2). Il est bordé de vieux arbres et de murgers de pierres. C’est un des plus jolis chemins qui soit. [C 425]
BOIS SABLON
     Ce champtier non identifié est cité en 1791 (AM 1G2). Ce bois devait sans doute abriter l’une des nombreuses carrières de sable d’Étampes.
BOISSY LE SEC (ancien chemin de)
     Ce chemin qui fait limite avec la commune de Brières-les-Scellés et passe devant la ferme de la Maison Lange, est cité en 1869
(ADE 3O168). Il est appelé «ancien chemin» par rapport au nouveau chemin de Boissy (l’actuelle Départementale 201) qui passe par le Chesnay. Boissy-le-Sec est une commune du canton d’Étampes. «Bussiacum Siccum» est cité dès 1216. Boissy signifie simplement «endroit boisé», tandis que le qualificatif «sec» fait certainement référence à la vallée sèche creusée par un bras disparu de la Renarde. [C 426]
BON CONSEIL (rue)
     Nom donné à la rue Mauconseil pendant la période révolutionnaire (ADE L 109). Cette dénomination témoigne d’une certaine volonté «d’inversion positive des valeurs» propre à l’idéologie révolutionnaire.
BON LABOUREUR (le)
     Cette enseigne bucolique était située dans l’ancienne rue de la Boucherie. Une des 22 premières bornes-fontaines de la ville y est installée en 1881 (AM dcm).
BONNE LIVRE (la)
     Lieu-dit du cadastre. «Livre» signifie: étendue de terre capable de rapporter au propriétaire une rente d’une livre. Une Bonne Livre est donc simplement une bonne terre. [LD 259]
BONNE LIVRE (chemin de)
     Ce chemin cité en 1869 (ADE 3O168) est aussi dénommé chemin des Courts Réages. Il dessert le lieu-dit du même nom. [C 263]
BONNETERIE (rue de la)
     Rue non identifiée citée en l’an IV (AM 1G5). Il y avait certainement en ce lieu une fabrique de bonnets.
BONNET DE LA LIBERTÉ
     Ce nom fut donné en 1793 au couvent des Barnabites rue Saint-Antoine. C’est dans cette maison devenue commune que l’on a déposé une des pierres issues de la démolition de la Bastille symboliquement distribuées aux différentes villes de France. Sur cette pierre était placé le bonnet phrygien symbole de la «liberté gagnée» (lm).
BONNETS ROUGES (rue des)    
     Nom donné à la rue Saint-Martin pendant la période révolutionnaire. Le bonnet phrygien est un des attributs du sans culotte «militant».
BONNEVAUX (avenue de)
     Cette avenue est citée dès 1867. Elle partait jadis du Pont de Pierre et a été interrompue par l’aménagement de la Base de Loisirs. Outre l’actuelle avenue, l’ancien tronçon sud subsiste entre les tennis. Elle porte le nom d’Auguste Jean-Baptiste de Poilloüe comte de Bonnevaux, mort en 1863, bienfaiteur de la ville qui avait une propriété à cet endroit (à peu près à l’emplacement du centre commercial Carrefour). M. de Bonnevaux a cédé quelques terres à la ville pour établir l’avenue. Les Bonnevaux possédaient le château du Petit Saint-Mars dès le 18e siècle. [PV H7] Louis de Poilloue chevallier seignuer de Bonnevaux en partie. Cité en 1721. (BMS SM)
     Ce lieu est très fréquenté depuis le début du 20e siècle. On y trouvait la première salle Bonnevaux, le jardin Guettard et, aujourd’hui, la Maison des Sports et de la jeunesse et la salle des fêtes Jean-Lurçat. Le pont de la déviation fut construit en 1960 pour faire passer la nationale 20. L’échangeur a été créé en 1981 pour desservir la Base de Loisirs.
BONNEVAUX (salle)
     Située dans l’avenue du même nom, cette ancienne salle de manège fut aménagée en salle des fêtes à la fin du 19e siècle. Elle sera achetée en 1902 par la municipalité. Dès 1890, Monsieur Richou, sculpteur, avait offert à la ville une de ses œuvres pour la placer dans la salle (AM dcm). Cette salle a été démolie vers 1930.
BONNEVAUX (pont de)
     Ce ponceau sur le Juineteau a été créé en 1876, il est aujourd’hui inclus dans la Base de Loisirs.
BONNEVAUX (sente de)
     Ce chemin est cité dans une délibération de 1864. On le voit déboucher au pont de Pierre sur un plan de 1877 (ADE7S38). La sente a partiellement disparu avec l’aménagement de la Base de Loisirs.
BONS ENFANTS (les)
     Cette hostellerie est citée en 1745. Elle était située dans l’actuelle rue Simonneau. Ce type d’enseigne peut évoquer la légende des Quatre Fils Aymon. L’enseigne des Quatre Fils était d’ailleurs située dans la même rue (AM 1).
BONTÉ (moulin)
Un des noms donné au moulin de Saclas. Nicolas Bonté, meunier, le construit en 1768 sur un terrain acheté aux héritiers d’Anjouan (ADE 7S38). Les bâtiments sont toujours visibles rue de Saclas. Il a été très joliment aménagé en logements dans les années 1980.
BONVILLIERS (chemin de)
     Ce chemin est cité en 1869 (ADE 3O168). Bonvilliers est un hameau de la commune de Morigny-Champigny. «Bonum Villare» est cité dès 1242. La signification est claire et flatteuse: le bon domaine.
BORA (square du)
     Nom donné en 1999 à l’une des voies restées sans nom qui dessert les bâtiments E et F de la résidence du Murger de la Bataille sur le plateau de Guinette. Le Bora est un vent du Nord-Est froid et violent qui souffle sur l’Adriatique. Tous ces noms de vents ont été donnés en référence au nouveau groupe scolaire de Guinette dénommé Éric-Tabarly. [PV FG4]
BORDEAU (le)
     Le nom de ce champtier apparaît en 1468 (voir Grands Bourdeaux) (CND).
BORDES (les)
     Ce nom de champtier est cité en 1512 (ADE E3913). Il était situé près de Villeneuve-Montfaucon. Ce terme désigne généralement un ancien établissement détaché, en frontière territoriale de paroisse. C’est bien le cas ici (mEL). Plus généralement, «borde» peut désigner une petite maison, sans mur de clôture (PB).
BORDE SOISY (la)
     Ce lieu non identifié était situé dans la paroisse Saint-Martin. Il est cité en 1601 (AD 71 H 13).
BORNE (chemin de la)
     Chemin situé vers Villesauvage cité en 1790 (AM 1G2). Peut-être s’agit-il du même chemin que celui dit de la Belle Borne situé non loin? Le terme de borne peut évoquer une simple borne (éventuellement une ancienne borne milliaire le long de l’ancienne voie romaine), mais aussi un ancien mégalithe disparu.
BORNE (la)
     Lieu-dit du cadastre en partie boisé. Ce nom peut évoquer une simple borne mais aussi un ancien mégalithe. Y aurait-il un rapport avec le menhir de Pierrefitte tout proche? Sur le site ont été exploitées quelques carrières de grès dont il reste d’impressionnants vestiges. [LD 124]
BORNE FERÉE (chemin de la)
     Nom donné au chemin de l’Epine Ronde sur un plan du 18e siècle (ADE E 3845). Le champtier de la «Borne farrée» est cité en 1673, mais il semble être situé sur le territoire de l’actuelle commune d’Ormoy-la-Rivière (Adioc 2). La Borne Farrée figure sur un plan du 18e siècle à l’angle du «vieux chemin de Saint-Cyr» à la limite d’Ormoy. Il s’agirait de la borne plantée par les habitants d’Ormoy pour rappeler l’abolition du servage. Elle comportait une croix gravée sur deux faces (de Wever). «Foare» en vieux français signifie «paille longue».
BOSQUETS (rue des)
     Nom donné en 1974 à la voie créée pour desservir le lotissement de la Croix Milcent. [PV D4]
BOSSELEUSES (les)
     Lieu-dit du cadastre de 1827 non retenu dans l’actuel cadastre. Le terme «bosseleuse» n’est pas usurpé car le lieu est en effet assez vallonné. On y trouve d’anciennes carrières et les champs sont très pierreux. [ALD 396]
BOUCHER Hélène (école)
     L’ancienne école Saint-Martin filles a été entièrement reconstruite en 1965 et dénommée Hélène-Boucher la même année. L’aviatrice aux sept records mondiaux est née en 1908, elle est morte en pleine gloire durant un vol d’entraînement. Elle avait 26 ans. Son courage et ses performances font d’elle un modèle pour la promotion féminine. On trouve une plaque commémorative de l’inauguration du côté de la rue de la Porte-Brûlée. Les nouveaux bâtiments de l’école datent de la rénovation de 1995.
BOUCHERIE (la)
     Avant l’année 1186, existaient trois boucheries dans la ville: une à Saint-Pierre, une deuxième à Saint-Gilles, une troisième à Saint-Martin. A cette date fut établie par le roi Philippe-Auguste la «Grande Boucherie d’Étampes». Cette halle des maîtres-bouchers était située au moyen âge place du Marché Notre-Dame côté rue Sainte-Croix, et non pas près de l’hôtel Saint-Yon comme cela a été longtemps affirmé. Au 1er étage se tenait le tribunal (dup). Pour faire de la place au marché, la boucherie fut reconstruite en 1772 à l’angle de la rue Léauté et de la place de l’Ancienne-Comédie. Cette dernière halle des bouchers fut démolie en 1828 (cp).
BOUCHERIE (carrefour de la)
     Cette placette citée en 1638 était située près de la place Notre-Dame, par conséquent non loin de l’emplacement de la grande Boucherie.
BOUCHERIE (rue de la)
     La «grande rue de la Boucherie» est citée dès 1603 (AD E 3783). Il s’agit de l’ancien nom de la section de l’actuelle rue de la République située entre la Juine et la rue Sadi-Carnot. Il ne semble pas qu’il s’agisse d’une référence à la grande Boucherie, un peu trop éloignée, mais plutôt de l’ancienne boucherie du quartier Saint-Pierre (lm). A l’angle de la rue des Aveugles et de la rue de la République subsiste une ancienne plaque de rue indiquant «rue de la boucherie».
BOUCHERIE (ruelle de la)
     Ancien nom donné parfois à la ruelle disparue appelée aussi ruelle du Petit Mesnil-Girault (lm).
     Ce nom s’explique par la présence, à proximité, de la Boucherie reconstruite en 1772.
BOUDINE (la)
     Ce champtier est cité en 1622 (ADE E3788), ce nom ne sera plus retenu par la suite. Dujardin le situe à Saint-Pierre. Ce nom pourrait désigner la propriété d’un dénommé Boudin. Boudine par ailleurs signifie nombril en vieux français. Ce champ était-il le centre du monde?
BOUGRE (le)
     Lieu-dit situé à Saint-Martin et cité en 1635 (AD 58 H 1). Ce nom ne sera plus retenu par la suite. Le mot bougre désigne habituellement un homme livré à la débauche. Il peut s’agir aussi d’un adjectif qui signifie simplement rabougri, abîmé. On peut donc imaginer que cette terre ait été un temps saccagée ou bien avoir été la propriété d’un débauché.
BOUILLET LA FONTAINE (le)
     Maison située près des murailles «entre la porte Évezard et Saint-Pierre». Elle est citée en 1731 (ADE E sup. 803). Peut-être est-ce la même que la maison dite la Fontaine? Ce nom de bouillet pourrait évoquer une fontaine bouillante.
BOUILLON Jo (stade)
     Nom donné au stade du Filoir apres sa renovation en 2003. Jo Bouillon employé à la SNCF est entré en resistance recruté par Louis Moreau. Sportif de haut niveau il a remporté un grand nombre de titres en athlétisme et ce jusqu’à un âge très avancé. Il est mort fin 2003.
BOUILLOUX-LAFONT (avenue)
     Cette voie fut construite en 1912 pour le lotissement créé par Marcel Bouilloux-Lafont sur le site de l’ancienne maison de la Congrégation, elle-même établie sur l’ancien site du couvent des Cordeliers. La rue est déjà dénommée ainsi en 1916 pour honorer non pas Marcel Bouilloux-Lafont, mais son père Pierre qui fut banquier et notaire à La Ferté-Alais. L’ensemble des rues du quartier de la Congrégation a été intégré à la voirie communale. [PV G6]
     Marcel Bouilloux-Lafont est né en 1871 à Angoulême. Il fit ses études au collège d’Étampes puis à Paris. Plus tard, il prend la tête de la banque familiale. Il est élu maire d’Étampes en 1912. Il a beaucoup d’ambitions pour sa ville mais ses projets seront entravés par la guerre. En 1915, le maréchal Foch l’envoie en mission au Brésil, il sera désormais de plus en plus absent d’Étampes. En 1927, il fonde la Compagnie Générale Aéropostale et sera le grand promoteur français de l’aviation commerciale. Il participe lui-même au vol de reconnaissance dans les Andes auprès de Mermoz. Il reste maire d’Étampes jusqu’en 1929 et conseiller général de 1919 à 1932. Hélas, la conjoncture du début des années 1930 est difficile. Ruiné, il meurt à Rio en 1944 dans un grand dénuement. Sa tombe est au cimetière Saint-Gilles.
     Au n° 2, dernier presbytère de la paroisse Saint-Gilles.
     Au n° 4, ancien bâtiment de la Congrégation.
     Au n° 14, maison 20e siècle avec décor de céramique.
     Sur la Rivière d’Étampes, la rambarde du pont est d’un joli style 1910.
BOULAS Jacques (rue)
     Nom donné en 2001 à la rue qui longe au nord l’église Saint-Martin. Cette rue très ancienne était curieusement restée sans nom jusque-là. Jacques Boulas était un cycliste professionnel qui a habité le quartier. [PV D6]
BOULEAUX (les)
     Nom donné au foyer de post-cure dépendant de l’hôpital Barthélémy-Durand, situé boulevard de Montfaucon.
BOULINGRE (moulin)
     Un des noms du moulin à Peaux sur un plan de 1858 (AD 5 M15).
     Boulingre est certainement le nom d’un des propriétaires au 19e siècle.
BOURGEOIS Docteur (allée du)
     Partie du chemin Saint-Jean et du chemin des Meuniers dénommée ainsi en 1974. A l’ouest du chemin figure un four à chaux sur le plan de 1827. Le docteur Justin Bourgeois (1806-1892), médecin dévoué pendant l’épidémie de choléra, fut, en 1843, le premier médecin des cheminots d’Étampes. Il est aussi l’auteur de quelques recherches historiques sur Étampes, en particulier celles sur le Port en 1860. Sa tombe est au cimetière Notre-Dame ancien. Non loin de la voie qui porte désormais son nom, le docteur Bourgeois avait bâti vers 1840 la maison de Bellevue. [PV G5]
BOURGEOIS Docteur (résidence du)
     Ce lotissement a été créé en 2003. Il est desservi par l’allée des Lilas.
BOURGNEUF (château)
     Un «Hugo de Bourgonovo» est cité dans le cartulaire de Saint-Martin-des-Champs dès 1108, mais s’agit-il du même Bourgneuf? La seigneurie du «Bourgneuf Saint Père» est citée en 1517 dans un document de l’abbaye de Fleury. «Bourg-neuf», la signification est claire. C’est sans doute par rapport à l’église Saint-Pierre et son prieuré (attestés depuis le 7e siècle) que ce quartier et son château furent dénommés «neufs». Le domaine du Bourgneuf va se constituer lentement par adjonction des seigneuries avoisinantes. Le manoir
«du Bourgneuf, en deux corps de logis» est mentionné en 1530. Il est encore décrit en 1580 et semble avoir encore évolué «grand corps de logis clos de mur» (ADE E 3771). Le château fut rebâti entre 1630 et 1655 pour Benigne Le Ragois. En 1752, le château se présente comme un corps de logis de 11 travées, la travée centrale étant en légère saillie, et de deux pavillons. Les actes parlent de l’auditoire du bailli, d’une douve à poissons (au 17e siècle). Au 17e siècle, le parc était aménagé à la française avec fontaine et bassin, ainsi qu’une salle de spectacle et un puits. Les actuelles rue de Valory et l’avenue du Bourgneuf reprennent le tracé des anciennes allées du Parc. Une glacière dans le parc était bordée par la rue de l’Avaloir. Le domaine comprenait une chapelle près de la rue Torse et un colombier toujours visible dans l’impasse du même nom. Ce colombier carré doit dater du début du 17e siècle, il est aujourd’hui transformé en maison d’habitation. Il y avait aussi une orangerie citée en 1791 (AM 1G2). Depuis le 18e siècle, l’entrée principale du château se faisait au niveau du 231 rue de la République.
     A la Révolution, la ferme est préservée mais le château fut vendu et complètement détruit à partir de 1800. Ces bouleversements entraînent un considérable remodelage du quartier. Le mur de clôture Nord-Ouest et sa pointe restent visibles dans la rue de l’Alun. En 1821, le propriétaire du site Jousset-Vallot établit un four à plâtre dans les dépendances (AM série J).
BOURGNEUF (rue du)
     La rue est citée en 1580 (AD E3771). Sur le plan de 1833, il s’agit de l’actuel passage du moulin du Bourgneuf.
BOURGNEUF (avenue du)
     Le début de l’actuelle avenue, côté rue de la République, figure déjà sur un plan du Bourgneuf du 18e siècle. Elle est alors simplement appelée «ruelle». Cette même section est dénommée rue Torse sur un plan de 1833. L’avenue actuelle correspond au tracé d’une des anciennes allées du parc du château disparu.
     La voie fut prolongée dans l’enceinte de l’ancien château au cours de l’aménagement du lotissement à partir de 1926. Elle fut dénommée avenue du Docteur-Camus vers 1933 (c’est-à-dire de son vivant et sous son mandat!), puis rebaptisée avenue du Bourgneuf en 1940. Il existait un puits au carrefour du Bourgneuf en 1833, c’est-à-dire certainement face au débouché de l’actuelle rue de la République.
     Une fête du quartier Saint-Pierre se tenait dans le terrain vague à l’emplacement de l’école Kergomard jusque dans les années 60. [PV K8]
BOURGNEUF (moulin du)
     Situé passage du moulin du Bourgneuf, ce moulin est attesté dès 1532. Il faisait alors partie du domaine du Bourgneuf. Il était à l’origine situé sur la rive droite de la Juine. En 1750, un plan montre qu’il enjambe toute la rivière. C’était un des plus gros moulins de la région. En 1812, il comporte deux roues et l’on parle de grand et petit moulin. Le bâtiment actuel date du 19e siècle. Il est assez imposant et s’élève sur six niveaux dont trois étages de combles. Les baies sont encadrées de briques. Le moulin cessera de moudre au début du 20e siècle. Il devient manufacture de chaussures (avant 1930), puis fabrique de savon et de cycles pour enfants (le Paticycle). Il est aussi appelé Moulin du Pont aux Lièvres, ou Moulin Gueraz au 19e siècle mais plus souvent Moulin de Saint-Pierre.
BOURGNEUF (école maternelle du)
     Ancien nom de l’école Pauline-Kergomard, créée en 1965. Le premier projet d’école maternelle à cet emplacement remonte à 1935. Les plans de cette première école jamais construite sont conservés aux Archives municipales.
BOURNEUF
     Un document de 1731 cite «Bourneuf» dans la paroisse Saint-Martin. S’agit-il d’une erreur ou d’un autre «bourg-neuf» dont on a perdu la trace par la suite (ADE E sup. 803)? Dujardin parle, lui aussi, d’un Bourgneuf à Saint-Martin, il semble l’identifier au domaine de Bressault.
BOURG SAINT PERE (rue)
     Autre nom de l’ancienne rue Saint-Mathurin. Elle est citée en 1731 (ADE E sup. 803). Cette rue non identifiée était située dans la paroisse Saint-Martin. Saint Père est habituellement une déformation de Saint Pierre, aussi cette dénomination à cet endroit reste sans explication.
BOUTEILLE (la)
     Champtier cité en 1655 (ADE E3772) dont on n’a plus de trace par la suite.
     Ces terres devaient être plantées en vignes.
BOUTEILLE (la)
     Maison au faubourg Évezard près des Capucins, démolie en 1609. Elle semble avoir servi de logement pour les pèlerins. La «bouteille» était sans doute une enseigne fort-à-propos pour une auberge.
BOUTEILLE (la)
     Ancienne auberge du même nom, située rue de la Juiverie et citée en 1511 (ADE5Mi 11).
BOUTEILLE (la)
     Autre auberge du même nom, située rue Simonneau et citée en 1511 (ADE5Mi 11).
BOUTERVILLIERS (chemin de)
     On sait qu’une partie de ce chemin a été déclassée par suite de la construction de la nouvelle route de Chartres (actuelle nationale 191) vers 1848 (AM dcm). Le nom de Boutervilliers, petite commune du canton d’Étampes, est cité dès 1192. [C 209]
BOUVILLE (hôtel de)
     Cette propriété de l’abbaye de Villiers est citée en 1543. Elle est aussi appelée le Grand-Couvent. Elle n’est malheureusement pas localisée. L’abbaye de Villiers-la-Joie était un couvent de sœurs trappistes, situé près de Montmirault sur l’actuelle commune de Cerny. Fondée en 1220, elle possédait beaucoup de biens dans la région, en particulier à Bouville, commune de l’actuel canton d’Étampes. Peut-être faut-il identifier cette maison à l’Hôtel des Abbesses de Villiers vu plus haut.
BOUZONVILLE (rue de)
     Nom donné à la rue des Cordeliers pendant la période révolutionnaire pour supprimer la référence à cette ancienne maison religieuse. Toutefois, ce nom reste énigmatique.
BRABAN (moulin)
     Moulin sur la Chalouette situé au n° 7 rue Braban. Ce moulin a été établi au 18e siècle. Angiboust en a été le premier meunier en 1757, il a par la suite racheté le moulin vers 1770. Il est appelé moulin Breban sur un plan du 18e siècle (AM 6 FI 11). Ce nom reste énigmatique. Dujardin le fait dériver de «barre à ban», allusion au barrage, mais peut-on lui faire confiance en matière de toponymie? Ce nom de Braban n’a en tout cas rien à voir avec le brabant de charrue, car ce terme n’arrive dans la langue française qu’en 1812.
BRABAN (rue)
     Cette rue est dénommée rue Saint-Nicolas sur un plan du 18e siècle (AM 6 FI 11). [PV D6]
     Au n° 7, ateliers des Motos Dresh, avant guerre.
BRANLEUX (moulins)
     Deux moulins Branleux sont cités en 1113 comme faisant partie du domaine royal. Selon Basile Fleureau, en 1147, les deux moulins près de la porte Saint-Jean appartiennent aux chanoines réguliers de Saint-Victor de Paris. Ils ont été reconstruits au début du 19e siècle. Le mot «Branleux», en vieux français, peut signifier péage pour bateau mais la Louette est difficilement navigable à cet endroit. Dujardin laisse entendre que ce nom viendrait du caractère chancelant du pont Laballot que ces deux moulins jouxtaient.
BRANLEUX DU HAUT (moulin) 
     Moulin sur la Louette situé au n° 14 rue Saint-Martin. Il est cité dès 1773 (A dioc 2). Ce moulin est aussi appelé Moulin Hérissez au 19e siècle ou Moulin Boulingre en 1858, ou encore Moulin Bisson du nom de son dernier propriétaire, ou enfin simplement Moulin d’En Haut. Reconstruit en 1809 (lm), le moulin fut motorisé en 1934. A cette occasion, le moulin fut béni par l’abbé Quintin curé de Saint-Martin. Ce fut le dernier moulin en service à Étampes. Les bâtiments ont été transformés en logement en 1970 sous le nom de résidence le Molière. Un plan de 1822 laisse voir un abreuvoir en amont près du moulin (AD 3O 165).
BRANLEUX DU BAS (moulin)
     Moulin sur la Louette situé au n° 7 rue Saint-Martin. Ce moulin est cité en 1768. Dans un document de 1771, il appartient aux fermiers généraux du duc d’Orléans qui le louent à Nicolas Bonté. En 1825, c’est un des deux premiers moulins d’Étampes à être équipé à «l’anglaise». On le trouve dénommé Moulin Chedeville au 19e siècle ou simplement «moulin d’En Bas». La roue subsiste sur la façade nord. En 1921, la Société française de boulonnerie et visserie «le Tenax» occupe les lieux.
BRAS D’OR (le)
     Cette ancienne auberge était située vers le 5-7 place de l’Hôtel-de-Ville près de l’ancienne collégiale Sainte-Croix. Elle est citée au 18e siècle. L’enseigne devait représenter un bras doré, motif que l’on retrouve en héraldique.
BRASSERIE
     Une brasserie Mathiot est citée en 1875 près du moulin d’En Haut (ADE 7S203).
BRECHEMIER
     Aussi dit les Trois Maisons, ce lieu non identifié de la paroisse Saint-Martin est cité comme habité dans un acte de 1775. Brechemier est probablement un patronyme.
BRESSAULT
     Champtier dans lequel le Chapitre de Notre-Dame possédait un pré jusqu’à la Révolution (ADY 1Q353).
     Le champtier de Bressaux (ou «Breceaux») est cité en 1790 (AM 1G2). Bressault peut désigner une sorte de pâtisserie en vieux français. Ce pourrait être aussi une déformation de «Berceau» qui signifiait bergerie.
BRESSAULT (rue de)
     Cette rue est citée dès 1731sous la forme «rue Berceau» (ADE E sup. 803). Cette voie est aussi appelée rue Buslou dans le même document. [PV F7]
     Dans la rue, on trouve la nouvelle résidence du Pont-Martine.
     Au n° 2, villa Bressault ancien moulin de l’Hospice.
     Le pont pour la déviation de la nationale 20 date de 1960.
BRESSAULT (chemin de)
     La sente de «Breceaux» est citée dès 1827 (ADE 3O158), le chemin existe toujours. [PV F7]
BRESSAULT (manoir)
     La demeure appartenait en 1575 à Jean Guibour, valet de chambre du roi.
     La grande maison «sise à Bressault» est citée en 1656 (CP). Une maison appelée «Bresseau» est encore citée en 1766 «close de fossés et de haies près le moulin de l’Hôtel-Dieu» (fPJ). Cette même maison dénommée «Breçaut» figure sur un plan du 18e siècle. (AD E3845). Sur un plan de 1888 (ADE 7S37), Bressault désigne encore une maison au sud du moulin de l’Hospice. Dujardin semble l’identifier au Clos Saint-Antoine ou Bourneuf. Il restait du domaine de Bressault une porte Renaissance (16e siècle) dite «la porte Bressault». C’était une réplique de la porte dite du Grand Ferrare au château de Fontainebleau dessinée par Serlio en 1544. Elle figure encore parmi les «curiosités à voir» sur le plan réalisé par le Syndicat d’initiative d’Étampes de 1938. Elle était située rue de la Digue, à peu près en face du lavoir en ruine. Démontée en 1962 lors de la construction de la résidence de la Digue, elle séjourna quelques temps au cimetière Notre-Dame ancien. Il est prévu de la remonter non loin des Portereaux. Il existait aussi dans la même rue de la Digue une autre belle porte du domaine en plein cintre.
BRESSAULT (moulin)
     Ce nom semble être donné au moulin à partir de 1854. C’est l’autre nom du Moulin de l’Hospice ou moulin de Verrières, devenu Villa Bressault quand il fut transformé en logements en 1935.
BRETAGNE (hameau)
     Une tradition rapportée par Fleureau veut que ce hameau s’appelle ainsi en raison des soldats du duc de Bretagne qui étaient à Paris en 1465 et qui auraient séjourné en ce lieu. On sait aussi que la région reçut des immigrants bretons et normands après les ravages de la Guerre de 100 ans (CP). Peut-être faut-il par ailleurs reconnaître ici la même étymologie que pour «bretonnerie», à savoir un endroit marécageux rempli de broussailles. Le hameau de Bretagne est aussi le nom d’un lieu dit-du cadastre. [LD34]
BRETAGNE (rue de)
     On trouve cet ancien nom de la rue du Hameau-de-Bretagne au 18e siècle ainsi que sur le plan de 1833. Une «métairie de la Bretonnerie» est citée en 1570 à Saint-Pierre (AD 3777). Le «champtier de la Bretagne» est cité en 1618 (AD E 3787).
BRETON(S)
     Voir Aumonerie des Bretons, Haut Breton, Haye Breton, Orme aux Bretons.
BRETONNERIE (rue de la)
     Cette rue est citée dès 1549 (AM tv). Elle longeait l’ancien rempart du faubourg Saint-Martin.
     Ce nom vient de l’ancienne «aumônerie des bretons» (Elemonisa brittorum) dont les bâtiments furent donnés en 1209 aux Mathurins, et sur la laquelle ils bâtirent leur couvent. Maxime Legrand signale une borne ornée de la Croix des Trinitaires à l’angle de la rue de la Digue. Elle aurait été déplacée à l’entrée de la «propriété de M. Guilloteau» (AG). Un puits est cité au coin de la rue Saint-Martin en 1899. [PV E6]
BRETONNERIE (allée de la)
     Cette voie dessert le lotissement de la Bretonnerie créé en 1975. [PV E6]
BRIAND Aristide (rue)
     Cette voie s’appelait rue de l’Hôtel-de-Ville jusqu’en 1932, rue Doré sur le plan de 1825, rue Saint-Antoine au 18e siècle ou encore rue du Carrefour Doré. [PV I6]
     Aristide Briand fut 11 fois président du Conseil et 15 fois ministre des Affaires étrangères. Partisan de la politique de réconciliation avec l’Allemagne, il fut l’un des animateurs de la SDN et reçut le prix Nobel de la Paix en 1926. Le conseil municipal d’Étampes a choisi de donner son nom à une rue dès sa mort en 1932.
     Au n° 9, immeuble de la Poste.
     Au n° 11, maison avec belle façade 19e siècle.
     Au n° 17, maison en partie 17e siècle.
     Au n° 8, la maison comprend une intéressante tourelle d’escalier. Une porte murée de l’escalier remonte sans doute à la fin du 15e ou au début du 16e siècle. Le reste du bâtiment ne parait pas antérieur au 18e siècle
     Au n° 10, cette jolie maison du 19e siècle au décor de briques et pierres abrite la librairie-papeterie Flizot depuis le début du 20e siècle. L’ancienne devanture reste en place et l’intérieur de la boutique avec son vieux plancher est un endroit plein de charme. 
     Au n° 16, à l’angle de la maison, on remarque un chapiteau ancien.
BRIE (allée de la)
     Voie nouvelle du plateau de Guinette dénommée ainsi en 1978.
     La Brie est une des régions naturelles du département de l’Essonne. [PV H3]
BRIÈRES LES SCELLÉS (route de)
     Brières-les-Scellés est une commune limitrophe d’Étampes.
     L’orthographe du nom du village a été longue à fixer. On trouve les formes successives: Brueriee les Scelles en 1210 (pouillé de Chartres), Brueres les Scelles en 1250, Bruerie les Scélés en 1274, (pouillé de Chartres), Petrus de Brueriis est cité vers 1300 parmi les titulaires des fiefs de la prévôté d’Étampes, Bruières les Scellés en 1310 (cartulaire de ND d’Étampes), Bruerie Sigillate en 1351 (pouillé de Chartres), Breverie Sigillata au 15e siècle (pouillé de Chartres), Bryere Lesselé (15e siècle), Bruyères Lesselle en 1481 (lettre patente de Louis XI), Brières en Beauce en 1585, Brieres les Scelles en 1617, Brieres en 1700 (plan des environs de Paris), Brières en 1711, Brière en 1725 (carte dressée par B Jaillot), Brière en 1782 (carte de Dezauche), Bryeres les Sellés sur une carte du 18e siècle, Bruyeres les Scellés en 1754 (carte de la seigneurie), Brières les Scellées en 1757 (carte de Cassini), Bruireres les Scelles au 18e siècle (carte), Brière le Scellée au 18e siècle (carte reconstituée par Guyot), Brières-les-Scellés en 1792 (carte du département de la Seine-et-Oise).
     Brières tiendrait son origine du latin brucaria, dérivé du gaulois brucus: la bruyère.
     Brières serait donc une déformation de bruyère, laquelle ne manque pas sur les coteaux calcaires.
     En toponymie, le terme 
«lès» (avec accent) est un dérivé du latin latus près de (voir par exemple Saint-Germain-lès-Arpajon ou Saint-Germain-lès-Corbeil). Ce n’est pas le cas pour Brières-les-Scellés. L’article «les» définit simplement le déterminatif Scellés.
     Quant au déterminatif 
«les scellés», il viendrait du latin celare qui signifie cacher. Le village étant comme scellé, c’est-à-dire caché entre les coteaux boisés. Le village est effectivement cerné par trois coteaux boisés. On retrouverait cette même étymologie «celé-caché» dans Vaucelas hameau de la commune voisine d’Étréchy: Vallis Celata, le val caché.
     Une autre étymologie fait dériver 
«scellés» du latin sigillum qui signifie figurine, statuette, sceau ou encore cachet. Mais pourquoi Bruyères «les Statuettes»? Peut-être en raison d’anciennes trouvailles de figurines de divinités païennes mais ce genre de découvertes n’était guère valorisé au cours du Moyen-Âge.
     Enfin Ricolfis propose de voir en 
«scellé» une forme altérée de Solico, c’est-à-dire le saule. On sait que ces arbres aiment l’humidité. Brières n’est arrosé par aucun cours d’eau mais sans doute n’en a-t-il pas été toujours ainsi. La vallée, aujourd’hui sèche, d’Heurtebise était certainement arrosée, auquel cas «Bruyères les Saules» serait un parfait résumé de la topographie brioline: un plateau, des coteaux boisés et une cuvette, vallée sèche diverticule de la Juine.
     La route de Brières-les-Scellés fait limite avec la commune de Morigny, elle dessert la zone industrielle. [PV M2 N3]
     La Société Industrielle des Abattoirs Parisiens (SIDAP) s’est installée sur le site en 1931, mais un équarrissage existe à cet emplacement au moins depuis 1845. La route de Brières passe devant quelques friches industrielles peu engageantes. L’ancienne plate-forme de transit des ordures est à l’abandon depuis 1989. L’ancienne usine de produits en béton Deromedi est abandonnée depuis 1997.
     Le pont de Villeneuve-Montfaucon fait passer la route sous la ligne SNCF de Paris à Hendaye.
BRISE CHAÎNE (rue)
     Nom donné à l’actuelle rue Emile-Léauté pendant la période révolutionnaire (ADE L109). La rue s’appelait jusqu’alors rue du Puits-de-la-Chaîne. «Brise chaîne» est donc une appellation de «réaction libertaire».
BROSSARD Cyrille (rue)
     Cette voie est dénommée Petite-Rue-Saint-Antoine jusqu’en 1886, mais aussi rue des Barnabites sur le plan de 1844, rue du Collège sur le plan de 1825, rue des Groisonneries sur le plan des Barnabites à l’époque révolutionnaire, et auparavant encore Petite-Rue-Saint-Antoine. Louis Cyrille Brossard, né à Étampes en 1818, est un des bienfaiteurs de la ville. On donne son nom à la petite rue qu’il habitait en 1886, l’année même où est accepté son legs. [PV I6]
BROUARDE (gué de la)
     Un «Gué de la Brouarde» est cité dès 1532 (AD 3776). Ce gué sur la Juine était situé près de Vauroux.
     Ce nom pourrait venir de «brouage» qui signifie marécage en vieux français.
BROUY (chemin de)
     Ce chemin dont il subsiste quelques tronçons, est cité dès le 17e siècle (bf). Il passe près de la Grange Saint-Père et de Guignonville. Il menait à Brouy, charmant village qui fait aujourd’hui partie du canton de Méréville. Cette terre était jadis seigneurie du Chapitre de la cathédrale de Sens. Au carrefour du chemin de Brouy avec le chemin des Granges, on trouvait l’ancien Moulin à Vent. [C 427]
BRÛLÉE (porte)
     Autre nom de la Porte de Paris qui barrait la rue Saint-Martin au droit de la rue de la Porte-Brûlée. Le nom de porte «brûlée» laisserait entendre qu’elle fut incendiée lors d’un siège.
BRUNARD (rue)
     Cette voie se dénommait rue Basse-des-Groisonneries jusqu’en 1900. Si cette rue est aujourd’hui séparée en deux sections de part et d’autre de l’avenue de la Libération, c’est bien parce qu’un certain nombre de maisons (en partie endommagées par le bombardement de juin 1944) ont été démolies dans les années 1960 pour permettre le percement de l’avenue. [PV HI6]
      Alphonse Philippe Auguste Brunard (1813-888) fut maire d’Étampes de 1870 à 1878. C’est donc lui qui dut faire face (fort courageusement, semble-t-il) à l’occupation prussienne. On raconte qu’à l’arrivée des premiers cavaliers prussiens à Étampes en septembre 1870, le maire aurait saisi au collet un officier et résisté à la menace. Impressionnés, les cavaliers seraient repartis, se contentant d’un logement pour la nuit et de vivres pour le soir. Plus tard, le fil du télégraphe électrique fut coupé par quelques résistants. Les occupants imposent alors une amende de 40 000 francs. Brunard refuse. Le magistrat, mis en joue par un réquisitionnaire prussien, exigeant de la municipalité une somme d’argent par trop arbitraire, le prit au collet en lui déclarant qu’il ne lui répondrait que lorsqu’il aurait abaissé son arme. Il est aussitôt emmené comme otage à Orléans, il négocie et ramène l’amende à 20.000 francs.
     La maison d’Alphonse Brunard se situait au n° 94. Une plaque rappelant l’attitude de Brunard pendant la guerre de 1870 y fut apposée en 1901: «Ici habitait Brunard Alphonse, maire pendant l’invasion allemande en 1870-1871. Il a fait preuve d’une énergie remarquable. La ville d’Étampes reconnaissante». En 1914, son petit-fils l’a fait enlever... craignant une nouvelle invasion allemande avant la bataille de la Marne. Mais la plaque est toujours en place. Le moulin à vapeur (dit Moulin Brunard) créé par Brunard en 1867 était situé vers l’angle de la rue Plisson (ADE 2 P 88).
     Au n° 135, maison avec vieil enduit ocre et contrevents pittoresques ornés de petites lunes.
     La partie ouest de la rue est plus étroite et ne manque pas de charme avec sa forme légèrement courbe.
     Une partie de la rue a souffert des bombardements de 1944, en particulier les anciens studios de photo Rameau.
BRUYÈRES (les)
     Lieu-dit du cadastre situé sur le versant boisé au sud de la vallée de la Chalouette. Ce toponyme indique, sans équivoque, la prolifération locale de ces plantes qui abondent sur les terres incultes. [LD 114]
BRUYÈRES (rue de)
     «Chemin pavé ou l’on va de la dite église Saint-Basile au chastel d’Étampes, nommé anciennement rue de Bruyère», dit un texte de 1459 (ADE E3926). Il s’agit donc de l’ancien nom de la rue du Château. La pente de Guinette qu’elle grimpait et les fossés du château auxquels elle conduisait devaient abonder en bruyères.
BUCHARE (moulin)
     Nom d’un moulin cité vers 1830 près de Darnatal (ADE 7S36). Il s’agit sans doute du nom du propriétaire.
BUREAU (pont)
     Sur un plan de 1853, date à laquelle il a été reconstruit, ce pont figure près d’un lavoir sur la rivière d’Étampes au droit de l’actuelle ruelle au Loup.
     Bureau est sans doute le nom du propriétaire.
BUSLOU (rue)
     Un des noms donnés à l’actuelle rue Bressault en 1731 (ADE E sup. 803). Il existe un lieu-dit Busloup dans la commune de D’Huison-Longueville.
     Ce mot est peut-être un dérivé du mot «bal» qui signifie hauteur (PB).
BUTET (le)
     Lieu-dit cité en 1770, situé entre le moulin à Tan et le pont de Chauffour (ADE H dépôt 1 B62).
     Ce nom ne sera pas retenu par la suite. Il n’y a pas à proprement parler de butte à cet endroit, aussi peut-être faut-il reconnaître là un dérivé de «buria» qui signifie cabane de pierres?
BUTTE (la)
     Lieu-dit du cadastre cité dès 1791 (AM 1G2).
     La plaine présente bien en ce lieu une éminence qui culmine à 151 mètres! [LD 187]
BUTTE CORDIÈRE (la)
     Lieu-dit du cadastre, en grande partie boisé, cité dès 1794 (ADE 1Q12). On trouve dans cet endroit boisé une carrière de sable. «Cordière» doit sans doute venir simplement du patronyme Cordier, à moins qu’il ne faille reconnaître la racine «cord» qui signifie hauteur en pré indo-européen (PB). [LD 2]
BUTTE CORDIÈRE (sente de la)
     Ce chemin, qui dessert le lieu-dit précédent, est cité en 1869 (ADE 3O168). [C 428]
BUTTE CORDIÈRE (rue de la)
     Cette voie nouvelle de la ZAC du Bois Bourdon fut dénommée en référence au même lieu-dit situé non loin de là. [PV H2]
BUTTE LABATTE (la)
     Lieu-dit du cadastre de 1827 aujourd’hui entièrement bâti. Le nom de «butte» semble inapproprié au lieu, car le dénivelé est plutôt faible à cet endroit. Labatte peut désigner un nom propre (la butte à Labatte), à moins qu’il faille reconnaître le mot «Battes» qui signifie bois défriché en vieux français. [ALD 336]
BUTTE LABATTE (rue de la)
     Voie nouvelle dénommée ainsi en 1982, en référence au site de l’ancien lieu-dit qu’elle traverse. [PV G4]
BUTTE SURGET (la)
     Lieu-dit du cadastre en partie boisé. Il figure sur un plan de 1779 sous la forme «Butte à Surget» (AN N III SO 225). En 1820, on trouve «la Butte à Surger» (P2). Le mot «surget» signifie garde de nuit, ou guet en vieux français. Ce lieu était-il un lieu propre à la surveillance? Surget pourrait être, plus simplement, le nom du propriétaire. [LD 125]
BUTTES (les)
     Lieu-dit du cadastre en partie boisé. La «Butte de Valnay» est citée dès 1748 (ADE 8 I H 5). Ce toponyme fait référence au dénivellement de la vallée de la Chalouette. [LD 127]
BUVAL
     Lieu-dit situé dans l’actuelle rue du Sablon où se trouvait l’Hôtel-Dieu de Buval. Ce lieu, sur les franges de la paroisse Saint-Pierre, était sans doute un lieu où l’on élevait (ou bien où l’on abattait) les bœufs.
     La «rue de Buval» est citée en 1605 (A dioc 1).
BUVAT André (école)
     Située au 20 rue Saint-Martin, cette école correspond au site de l’ancienne école Saint-Martin garçons. Les bâtiments datent de 1950. André Buvat est le nom d’un instituteur né en 1919. Il est mort aux combats du Mont-Cassin, en Italie, en 1944. Son nom a été donné à l’école en tant qu’ancien élève de l’école, mort pour la France.
     
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z

CABANE À PIERROT (la)
     Ce nom de lieu ne figure pas au cadastre mais on le voit sur la carte IGN. Ce nom apparaît au cours du 19e siècle. Le lieu est parfois appelé Maison à Pierrot. Une maison seule est mentionnée (sans être nommée) à cet endroit en 1827 (ADE 3O158). Sur un plan de 1820 elle est dénommée Maison Duverger (P2). Il pourrait s’agir du dernier vestige de l’ancien hameau de la Croix de Champdoux (aussi appelé la Folie). Il y avait en ce lieu un abri de cantonnier au 19e siècle.
     Qui est ce Pierrot en question? Il pourrait s’agir de Pierrot le Noble, cité en 1383.
CACHOTS (ruelle des)
     Ancien nom de la rue de la Prison (lm).
CAINS (passage des)
     Cette ruelle était située à peu près à l’emplacement de la rue des Barricades sur un plan d’alignement de 1833.
CALLEY docteur (pavillon du)
     Nom donné, en 1980, au bâtiment des anciens communs du château du Petit Saint-Mars aménagé en salle de formation. Le docteur Jacques Calley fut l’un des artisans de la construction de l’hôpital sur ce site. Il fut aussi conseiller général du canton d’Étampes de 1956 à 1976.
CAMEL (le)
     Cet ancien Hôtel est situé au 10 rue Louis-Moreau. Au moyen âge, le tiers de la maison appartenait aux religieuses de Maubuisson. Cette maison à tourelle a été construite vers 1511 pour Guillaume Camel, procureur du roi. La tourelle de briques date du 16e siècle. La façade sur cour et l’escalier datent du milieu du 18e siècle. Les ailes sont antérieurs à 1824 (vraisemblablement du 1er quart du 19e siècle). La façade sur rue a été remaniée au milieu du 19e siècle.
CAMP MILITAIRE
     Ce nom figure sur le plan de 1945 au Marché-Franc (ADE pl. DD). Il s’agit des baraquements construits par les troupes allemandes d’occupation, réinvestis par les troupes américaines en 1944 puis par les troupes françaises en 1945.
CAMUS Docteur (rue du)
     Nom donné à l’avenue du Bourgneuf du vivant et sous le mandat du maire Lucien Camus en 1933 «selon le vœu des habitants» (AM dcm). Lucien Camus, médecin, devint maire d’Étampes en 1929 et député du Front populaire en 1936. Il a été destitué en référence au décret du 26 septembre 1939: «en temps de guerre, le maire peut être, pour des motifs d’ordre public ou d’intérêt général, suspendu jusqu’à la cessation des hostilités par décision prise sur la proposition du ministre de l’Intérieur». Dès novembre 1939, les habitants de cette rue s’inquiètent d’habiter dans une rue portant le nom d’un maire destitué (l’Abeille). La voie redeviendra donc avenue du Bourgneuf en 1940. Le docteur Camus mourra à Étampes en 1947, sa tombe est au cimetière Notre-Dame nouveau.
CAMUS Docteur (rue du)
     Cette voie nouvelle du Clos Moreux a été dénommée ainsi vers 1982 pour réhabiliter la mémoire du député Front Populaire (voir supra). [PV H3]
CANAL (moulin du)
     Autre nom du moulin de Vauroux cité en 1829 (ADE 7S51). Il y avait bien un canal dérivé de la Juine près du moulin.
CAPUCINES (les)
     Le Domaine des Capucines est un lotissement créé dans les années 1970. Il est situé non loin de la sente des Capucins mais de l’autre côté de la Rivière d’Étampes. Ce nom ne vient pas des jolies fleurs annuelles dont on aime à croquer les boutons, mais d’une féminisation (un peu abusive) du lieu-dit les Capucins.
CAPUCINS (les)
     Ce lieu-dit du cadastre figure déjà sur le plan Trudaine de 1750 (AN F 14 844). Ce nom désigne le faubourg Évezard au 18e siècle. Les Capucins sont une branche de l’Ordre des franciscains fondée en 1528. Le couvent des frères Capucins s’est installé à Étampes en 1580 dans l’ancienne commanderie Saint-Jacques de l’Épée. Les religieux aménageront le nouveau couvent et reconstruiront, entre autres, la chapelle et le cloître. La maison sera vendue comme bien national à la période révolutionnaire.
     Jusqu’à la Révolution, il y avait aussi dans ce faubourg des Capucins une maison appartenant au Chapitre Sainte-Croix d’Étampes (ADY 1Q353). [LD 26]
CAPUCINS (barrière des)
     Aussi dite barrière de Paris. Cette barrière à bestiaux pour l’octroi était située avenue de Paris, au droit de l’ancien abattoir. Elle a été reconstruite en 1836.
CAPUCINS (porte des)
     Cette porte fictive (puisqu’elle n’ouvrait pas sur les remparts de la ville) était située près du couvent des Capucins et devait permettre la perception de l’octroi (lm).
CAPUCINS (résidence des)
     Cette résidence HLM située au 82 boulevard Saint-Michel, a été construite dans les années 1960.
CAPUCINS (les)
     Nom donné à la résidence aménagée depuis 2000 dans les anciens abattoirs (architecte Dormann).
CAPUCINS (sente des)
     Cette petite voie, pleine de charme, serpente entre la Rivière d’Étampes et un vieux mur. Elle est un vestige du chemin de halage qui desservait l’ancien Port (PV KL6). La partie nord semble être désignée comme sente Baudet en 1894. La partie qui longe les anciens abattoirs est dénommée chemin de Vaudouleurs sur un plan des abattoirs en 1910. Elle a été aménagée en 1931 pour correspondre avec l’avenue des Champins à Morigny. Elle desservait aussi l’ancienne laiterie Molumat. Il existait un «gué des Capucins» en 1821 (ADE 7S37); à sa place, on a établi un pont. Ce pont et l’abreuvoir des Capucins ont été refaits en 1832 (ADE 7S37).
CARDINAL LEMOINE
     Ce champtier figure sur un plan du 18e siècle près du Poirier Pinon (ADE E3846). Dans le texte de la fondation de la messe d’Étampes (1368), il est question de «40 arpents tenus des Cardinaux Lemoine». Il pourrait s’agir d’une ancienne possession du collège du Cardinal Lemoine, fondé à Paris en 1302 par Jean Lemoine, légat du pape en France auprès de Philippe Le Bel. Cet établissement parisien sera fermé en 1790.
CARMET Jean (espace)
     Située au 1 rue des Noyers-Patins, la maison de quartier de Guinette a été inaugurée en octobre 1984 (architecte Arnaud). Elle a été dénommée espace Jean Carmet en 1994, l’année même de la mort de l’artiste. Jean Carmet est cet acteur français qui incarna si souvent le personnage du Français moyen.
     A l’intérieur, on trouve une salle baptisée Melina-Mercouri, et une autre salle Binet. La salle Cousteau a été dénommée en 1997.
     Derrière la salle, on trouve un square décoré d’une rangée d’arcades qui pourrait évoquer un cloître.
CARNEAUX (les)
     Le grand Hôtel des Carneaux était situé à l’emplacement du 2 ter rue Louis-Moreau. Le «Grand hôtel des Creneaulx» est cité en 1500, les «Carreaux» en 1637. Il était aussi appelé hôtel du Petit Paris au 17e siècle, ou encore du Puits-Paris. La maison servira d’ auberge de 1715 à 1820. L’ édifice a été surélévé en 1901
     La porte cochère porte le millésime 1741 à la clef. Ce nom de Carneaux vient du vieux français «carnel» qui signifie créneaux. Cette maison située près des anciens remparts devait porter quelques traces de fortifications.
CARNOT Sadi (rue)
     Cette voie est dénommée rue du Sablon en 1607 (AD E 3784), «rue Haulte appelée du Sablon» sur le plan de 1648 (ADE E3802) et parfois Grande rue Saint-Pierre. Sur un plan de l’époque révolutionnaire, elle est appelée rue du Puits-Blanc. Elle a été dénommée Sadi-Carnot en 1894. Sadi Carnot, président de la République à partir de 1890, fut assassiné par l’anarchiste Caserio lors de l’exposition de Lyon, en 1894. Il n’est pas étranger à la région d’Étampes puisque sa famille possédait (et possède toujours) le château de Presles à Cerny. Cet élément motiva la décision du conseil municipal pour donner son nom à une rue d’Étampes quelques semaines seulement après sa mort. [PV K8/9]
Il existait un puits au carrefour près du cimetière dit «le puits Blanc» en 1833. Il fut supprimé en 1857, car il gênait la circulation. Un autre puits existait à peu près au débouché de l’actuelle rue de Valory en 1833. Une des 22 premières bornes-fontaines est installée dans la rue en 1881.
     Au n° 4, cette maison reconstruite au début du 19e siècle comporte une très belle cave médiévale et une clef de voûte à rosace.
     Au n° 22, ancien presbytère Saint-Pierre et actuelle maison et atelier du peintre Philippe Lejeune.
     Au n° 50, maison qui semble avoir été l’ancien octroi.
     Au n° 13, ancienne auberge des Quatre-Chemins.
     Au n° 45, maison avec porte piétonnière cintrée en pierre. Il s’agit peut-être de l’ancien auditoire royal.
CAROLINE (moulin)
     Un des noms usités au 19e siècle pour désigner le moulin Badran. Caroline est certainement le nom du meunier ou celui de sa dame?
CARQUEAUX
     Lieu non identifié cité dans un acte de 1660 (bcge). Peut-être est-ce une déformation des Cerceaux? En parler beauceron, on appelle «carquesiau» un moustique. Ce nom pourrait évoquer un lieu marécageux, envahi de moustiques.
CARRÉ DE L’AVOCAT (le)
     Nom donné à la pièce d’eau creusée en 2001 sur son terrain par M. Michel Benezech au lieu-dit Entre-Deux-Eaux. Cette petite pièce d’eau rectangulaire comprend une île en son centre. Elle est située non loin du Gué et du Pont de l’Avocat.
CARRÉE (sente)
     Aussi appelée Sente des Prés du Port, elle est citée en 1827 (ADE 3O158). Les deux virages à 90° qui la caractérisent lui auront certainement valu son surnom.
CARREFOUR
     Le nom de cette enseigne commerciale n’est certes pas un toponyme officiel. Toutefois, ce lieu, de loin le plus fréquenté de la ville avec la gare, est un repère capital pour les Étampois contemporains. Carrefour est le temple de la consommation locale. Le projet de centre commercial à Bonnevaux remonte à 1973, mais ce magasin Carrefour ne sera inauguré qu’en 1983 au terme d’une très longue polémique opposant riverains, consommateurs potentiels, élus locaux, directeurs d’enseignes et commerçants locaux. La particularité de cette grande surface est en effet d’être située à deux pas du centre-ville. Carrefour est devenu le centre d’attraction pour la jeunesse de la ville, ceci explique sans doute le succès de sa dénomination en verlan: «carrouf».
CARREFOUR (rue du)
     Rue non identifiée citée en 1731 dans la paroisse Saint-Pierre (ADE E sup. 803). Le carrefour en question pourrait être: soit le carrefour face à l’ancienne église Saint-Pierre, soit le carrefour de la route de Pithiviers avec l’actuelle rue Rose-Chéri.
CARREFOUR DE L’ALOUETTE
     Champtier cité parmi les possessions des Dames de la Congrégation en 1775. Peut-être faut-il le mettre en relation avec le lieu dit l’Alouette ou celui des Carrefours?
CARREFOUR DE L’ÉGLISE SAINTE-CROIX (rue du)
     Cette rue citée en 1644 doit correspondre à la partie Est de l’actuelle place de l’Hôtel-de-Ville (A dioc 3).
CARREFOUR DE L’ÉGLISE SAINT-BASILE (rue du)
     Cette rue, citée en 1644, doit correspondre à la partie haute de l’actuelle rue Sainte-Croix (A dioc 3).
CARREFOUR DORÉ (rue du)
     Un des anciens noms donnés à l’actuelle rue Aristide-Briand. Le carrefour en question était situé face à l’Hôtel de Ville.
CARREFOURS (les)
     Lieu-dit au cadastre de 1827 qui n’a pas été retenu par la suite. Les «carrefours» est l’abrégé du champtier appelé «le carrefour Galant» (voir Vert-Gallant) aussi dit «la Folie» en 1790 (ADY 1Q 408). Il s’agit du carrefour des chemins de Saint-Hilaire à Brières et du chemin d’Étampes à Boissy-le-Sec. Ces chemins de terre, aujourd’hui très peu fréquentés, étaient d’une certaine importance à l’époque. [ALD 329]
CARRIER (allée du)
     Nom donné en 1991 à l’une des voies nouvelles d’un lotissement au Petit Saint-Mars. Compte tenu de la présence dans le quartier d’un rémouleur, toutes les voies de ce lotissement d’Orly-Parc ont été désignées par un nom d’ancien métier. Les carriers ont effectivement exercé leur activité tout près dans les carrières du Rougemont. [PV D8]
CARRIÈRE DE BRIHORY
     Lieu-dit non identifié cité en 1577 (ADE E3913). Le mot de Brihory pourrait être un composé à partir du mot «Bri» qui signifie passage d’eau (PB).
CARRIÈRES (les)
     Lieu-dit cité dès 1512 (ADE E3913). Ces «carrières du chemin de Bois-Renaud» sont explicitement citées en 1791 (AM 1G2). Il en reste quelques vestiges.
On y voit un vieux passage piétonnier sous la ligne de chemin de fer. Il y avait aussi en ce lieu une maison de gardien pour le sémaphore du chemin de fer sur un plan de 1933. [LD 144]
CARRIÈRES (les)
     Autre champtier du même nom situé à Saint-Lazare. Il est cité en 1626 (A dioc 4) et en l’an II (ADY 1Q353).
     La grande carrière de sable existe toujours.
CARRIÈRES (sente des)
     Ce chemin près du Gibet est cité en 1827 (ADE 3O158). Il menait à l’ancien Télégraphe ainsi qu’à la carrière de Saint-Lazare.
CARRIÈRES DE BEAUREGARD (chemin des)
     Cette voie sans issue mène à la carrière de sable au lieu-dit Beauregard. Dans la carrière de Beauregard, on fit des trouvailles de fossiles: bois, cerfs, oursins et coquillages. [C 149]
CASERNE
     Un document de 1791 nous apprend qu’une caserne a été bâtie avec les vestiges du grand clocher de plomb de la collégiale Notre-Dame, récemment démoli. Où était-elle établie? (ADE 4mi 11).
CASERNE DES POMPIERS
     Jusqu’en 1952, le local des pompiers occupe une partie de l’actuel collège Guettard, rue Saint-Antoine. A cette date, il est transféré dans une caserne neuve sur la Promenade des Prés. On l’appelait couramment la caserne du Marché-Franc. Le bâtiment a été entièrement remanié en 1988-89 avec une spectaculaire façade de verre (architecte Dominique Vayne).
CASINO (le)
     Situé dans l’actuelle rue des Archers, ce café-salle de bal s’était établi sur l’emplacement de l’ancien hôtel de l’Arquebuse. Le Casino est cité dès 1905. Il sera aussi le premier cinéma d’Étampes. On y projettera des films dès 1910. En 1915, il servira de logement pour les soldats. Ce fut le haut-lieu de la fête étampoise jusqu’à sa destruction par les troupes allemandes en retraite en août 1944. Pendant la guerre, il hébergeait une partie des classes de l’école du Centre occupée. Il fut rebâti vers 1951. Le bâtiment est aujourd’hui transformé en magasin. Le mât qui portait l’oriflamme du casino est toujours visible à l’angle de l’immeuble.
CASTEL MATHO (le)
     Cette curieuse bâtisse est situé au n° 18 rue Saint-Martin. La famille Bloch est propriétaire du site dès 1887, mais la maison a été bâtie par André Bloch (1886-1931) dans les années 1920. Le B métallique qui figure sur les cheminées est l’initiale de Bloch. La maison est signée de l’architecte Louis Brachet.
     «Matho» était le surnom de madame André Bloch (née Marie Piffault). La propriété s’étendait au départ jusqu’à la rue du Moulin-à-Peaux. Une passerelle sur la Louette avait été établie dès 1887 (ADE 7S51). La maison sera occupée par les Allemands puis par les Américains de septembre 1944 à novembre 1945. Après la guerre, elle abritera le service des impôts jusqu’à son acquisition par la commune en 1982 pour y établir divers services. Au fond du parc, on voit une fontaine octogonale avec groupe sculpté (années 1930).
CAYENNE (la)
     Située au n° 160 rue Saint-Jacques, cette auberge, aussi appelée «la Mère des Compagnons», était la maison des ouvriers Compagnons du devoir du tour de France de passage à Étampes. En référence au bagne, le terme de Cayenne évoque, avec une pointe d’humour noir, un lieu de labeur. La «mère» est une institution chez les Compagnons. Seule femme admise dans cette confrérie masculine, elle jouait le rôle de confidente et de mère pour ces hommes jeunes, loin de leur foyer.
CÈDRES (les)
     Nom donné à l’un des pavillons du centre hospitalier Barthélémy-Durand. Il fut mis en service en 1971.
CÉLESTINS DE MARCOUSSIS
     Le couvent des Célestins de Marcoussis fut fondé en 1406 par Jean de Montagu. Il possédait de nombreux biens dans la région. A Étampes est citée, en 1731, une maison avec chapelle située dans la paroisse Saint-Martin (ADE E sup. 803). En 1790, à l’occasion de la vente de leurs biens, un autre bâtiment est cité près de la porte Saint-Fiacre (ADY 5Q2), une autre maison composée de trois boutiques au marché Saint-Gilles, la maison du Coq (ADY 1Q 408), ainsi que les fermes de Villesauvage, de Bois Renaud et du Pavillon de Lhumery.
CÉLESTINS (sente des)
     Voie non identifiée qui jouxtait sans doute la maison précédemment citée dans le quartier Saint-Martin. Elle est mentionnée en 1768 (AM 1).
CENTIME (chemin de la)
     Voie non identifiée mentionnée en 1893. Il existait une auberge de la Sentine aux Belles-Croix. Un centime peut désigner une sorte de magistrat municipal. A cette entrée de ville, on n’était pas très loin de l’ancien octroi.
CENTRE (sente du)
     Cette voie figure déjà au plan de 1827. Elle dessert les jardins du Petit Saint-Mars. [PV E8]
CENTRE (école du)
     Ancien nom de l’école Louis-Moreau, dite École mutuelle en 1899. Cette école a été occupée par les troupes allemandes de 1940 à 1944. Environ 150 jeunes des «jeunesses hitlériennes» y périront lors du bombardement de juin 1944. De 1940 à 1946, les classes sont dispersées en partie dans l’ancien immeuble du cercle, place du Théâtre (actuelle imprimerie La Familiale) en partie au Casino. A partir de 1946, l’école du Centre fut provisoirement établie dans l’immeuble Bourdeau rue Paul-Doumer. Cet immeuble était situé à l’emplacement de l’actuelle place Noël-Hamouy. Il fut détruit au cours des travaux de percement de l’avenue de la Libération. L’école quittera enfin les locaux provisoires pour retrouver son ancien site et des bâtiments neufs en 1965. L’école du Centre prendra le nom de Louis-Moreau en 1966.
CERAL (moulin)
     Nom donné au moulin Darnatal entre les deux guerres parce qu’on y fabriquait du flocon d’avoine de la marque Ceral Oats. Les bâtiments furent par la suite transformés en logements.
CERCEAU (le)
     Lieu-dit du cadastre en partie boisé cité dès 1490 (ADE H dépôt 1B). On trouve aussi les Cerjeaux en 1512 (ADE E3913). Ce lieu tire son nom de l’ancienne ferme du même nom. [LD 165]
CERCEAUX (les)
     Ferme aujourd’hui disparue, jadis située au Sud-Ouest de Saint-Martin, et citée dès 1683 (BF). Son emplacement est figuré sur un plan de 1769 «place ou estoit la ferme» (ADE H dépôt 1). Ce lieu fut témoin de la capitulation des Suisses battus par le duc de Guise à Auneau en 1587. Ils y firent serment de s’en retourner tranquillement dans leur pays. Le nom de cerceaux peut faire référence à la présence ou à la fabrication de cercles de tonneaux en ce lieu, à moins qu’il n’évoque simplement la forme du terroir. [ALD 404]
CERISIERS (les)
     Ce lieu-dit, situé près de Valnay, ne figure pas au cadastre. La «Serizaille» est citée en 1791 (AM 1G2). Sur un plan de 1871, on y voit une carrière de sable et de moellons (ADE 136J16). Les arbres à cerises devaient y être abondants.
CERFS (impasse aux)
     Cette petite voie était jadis appelée rue du Petit Cerf. Au fond de cette pittoresque impasse pavée, on trouve la grande maison qui fut l’ancien presbytère Notre-Dame jusqu’en 1905. Ce nom pourrait venir de l’enseigne d’une auberge disparue «le Petit Cerf» par opposition à l’hôtel du Grand Cerf. [PV J6]
CHALO SAINT MARS (chemin de)
     Le vieux chemin de Chalo cité en 1827 (ADE 3O158) passait par le Four Blanc, c’est donc notre départementale 21.
     L’ancien chemin latéral de Chalo, cité en 1892, doit correspondre au chemin qui passe légèrement au sud. Sur un plan de Valnay daté de 1806 figure un «chemin d’Étampes à Saint-Mars par haut» (ADE 136J16). Quant au village de Chalo, il est cité dès 1170. Saint Mars est un abrégé de Saint Médard.
CHALO SAINT MARS (route de)
     Le pont, qui fait passer la route sous la ligne SNCF «Paris à Hendaye», date de 1843. Il fut élargi en 1903 et encore modernisé depuis.
CHALO SAINT-MARS (maison)
     Située au n° 22, rue des Cordeliers, cette maison ancienne est dite «maison de Chalo Saint Mars».
     On y voit un vestige de la partie supérieure d’une porte style 16e siècle.
CHALOU (chemin de)
     Ce chemin est cité en 1791 (AM 1G2). Chalou est une ancienne paroisse qui fut réunie à celle de Moulineux pour former, depuis la Révolution, la commune de Chalou-Moulineux. Il doit s’agir du chemin qui rejoint Chalou via Lhumery. [C 428]
CHALOUETTE (la)
     La «rivière de Chalou» est citée en 1605 (Adioc1). La Chalouette, avec ses quinze kilomètres de longueur, prend sa source à la fontaine Sainte-Apolline à Chalou-Moulineux.
     Vers 1015, Constance, la femme de Robert le Pieux, fait détourner le lit de la rivière pour inonder les fossés de la ville et arroser les jardins du palais. Elle devient alors la «Rivière d’Étampes». Le petit cours d’eau connut des crues dévastatrices en 1513, 1626, 1635, février 1753, 1840 et 1841. Ce joli nom de Chalouette pourrait venir de «kal», racine pré-indo-européenne désignant la pierre.
     Le pont construit en 1905 fait passer la ligne Étampes-Beaune-la-Rolande au-dessus de la rivière.
CHALOUETTE (square de la)
     Cette voie nouvelle a été dénommée en 1974. La petite rivière passe non loin. Elle dessert des immeubles récents à l’Ouche.
CHALOUETTES (les)
     Lieu-dit du cadastre cité dès 1690 (AD E 3810). Une partie de ces terres appartenait à la fabrique Notre-Dame jusqu’à la Révolution (ADY 1Q353). Ce lieu, situé sur le versant sud-ouest de la colline du Mont Moulé, est très éloigné de la rivière du même nom. Il pourrait pourtant avoir la même étymologie car les cailloux ne manquent pas sur ces anciennes terres à vigne. [LD 43]
CHAMOIS (moulin)
     Le nom de ce moulin est cité dès 1629 (ADE 52 H 6). Le bâtiment situé à l’emplacement de l’actuel 28 rue Saint-Martin a été démoli vers 1962. Il est parfois dénommé moulin de La Ferté, moulin Erambert, et plus souvent moulin à Peaux. En 1911, l’almanach annonce ici une fabrique de caoutchouc. Sur ce même site s’est installée la Porcelainerie dans les années 1920.
     Il reste le déversoir et l’abreuvoir de l’ancien moulin.
CHAMPBOURSIER
     Ce nom de champtier non identifié est cité en 1790 (AM 1G2). Ce nom pourrait évoquer une plante commune à nos régions appelée communément «bourse à pasteur.»
CHAMPDOUX
     Un certain Richard de «Chiendoux» est cité en 1233 (CND). La ferme de Champdoux formait une petite enclave relevant de la paroisse Saint-Martin, au milieu du terroir de Notre-Dame. Elle appartenait pourtant au Chapitre de Notre-Dame d’Étampes jusqu’ en 1791. Alliot l’identifie au Canisculus dont il est question dans la charte du cartulaire de Notre-Dame en 1046, «Vicus dicitur canisculus» mais cette identification est contestée (CND). On trouve la forme «Chandou» en 1785. Ce nom pourrait venir de «champs de Dieu», nom parfois donné aux cimetières. On évoque alors la bataille de 604... Champ doux pourrait aussi signifier simplement: terres faciles à cultiver.
     [Selon un article de Bernard Gineste dnas le Cahier n°6 d'Étampes-Histoire (2003), Canisculus signifiait
«Cul de Chien», Cul signifiant «écart» et les Chien étant une famille étampoise du 11e siècle dont un membre fut abbé de Saint-Martin; ce toponyme étant ensuite devenu un nom de terre, il aurait été alors adouci en «Dos de Chien», Chen Dous].
     Les bâtiments forment un quadrilatère typique des fermes beauceronnes. Les bâtiments de la partie Est ainsi que la maison d’habitation ont été considérablement modifiés depuis le plan du cadastre de 1827. Il existait une grande porte charretière à l’entrée, elle est aujourd’hui démolie. Il existe trois mares à proximité de la ferme: la plus grande, au bord du chemin de Saint-Hilaire; la deuxième, plus près de la ferme, est pratiquement asséchée; enfin, un bosquet tout près de l’entrée abrite un troisième trou d’eau.
     Le naturaliste Guettard signale, au 18e siècle, derrière la ferme de Champdoux des «endroits humides et stériles». Les mares étaient sans doute alors plus étendues.
CHAMPDOUX (avenue de)
     La route bordée d’arbres qui mène à Champdoux était ainsi dénommée au 19e siècle (Lm).
CHAMPIGNONNIERES (les)
     Situées au lieu-dit Saint-Symphorien, les champignonnières sont d’anciennes carrières souterraines dans lesquelles on a cultivé le champignon au 19e siècle. Elles ont été utilisées comme abri pour la défense passive en 1940. Il s’agit d’un des sites franciliens les plus importants pour les chauves-souris. Six espèces différentes y ont été observées entre 1988 et 1994, dont trois sont des espèces rares: le grand Murin, le Vespertilion à oreilles échancrées et le Vespertilion de Bechstein.
CHAMPINS (pont des)
     Ce pont créé en 1961 est situé à la limite de Morigny et d’Étampes. «Les Champins» est un lieu-dit de la commune de Morigny. Ce nom pourrait venir du pré-celtique «cam» qui signifie arrondi (PB).
CHAMPS D’ASILE (sente des)
     Ce chemin cité en 1869 (ADE 3O168) était situé vers les Capucins. Ce nom doit évoquer l’ancien Grand Cimetière.
CHAMP DE L’UNION
     Nom donné à la place de l’Ouche pendant la période révolutionnaire. Quand la patrie menacée à l’extérieur était aussi divisée à l’intérieur il fallait, quoi qu’il arrive, affirmer l’Union.
CHAMP DE MARS (le)
     Cette auberge était située vers le 108 rue Saint-Martin. Elle disparut vers 1874 (fpm). Ce nom, qui évoque la Rome antique, fut rendu populaire à partir de 1765 lorsque la grande esplanade parisienne du même nom devint champ de manœuvres puis lieu de fête sous la Révolution.
CHAMP DES MORTS (le)
     Ce champtier situé au dessus de Saint-Martin est cité dès 1683 (BF). Ce nom viendrait de la présence supposée des sépultures de la bataille mythique de 604.
CHANDELEURS (les)
     Le nom de ce champtier disparu est cité dès 1748 près du Chesnay (ADE 8 I H 5). On trouve aussi la forme «les Chandeliers» en 1781 (ADE 81 H 10). La «chandeleur» est la dénomination populaire de la fête de la Présentation de l’Enfant-Jésus au Temple, fête durant laquelle on fait une procession à la lueur de chandelles. Cette date du 2 février était un repère pour le paiement de certains baux. On imagine donc bien que ce nom ait pu désigner une terre.
CHANDELIER (rue du)
     Cette rue figure sur un plan du 16e siècle, derrière le couvent des Barnabites, à l’angle de l’actuelle rue Dom-Fleureau (ADE série G). Cette rue était sans doute bordée par quelque échoppe de marchand de chandelles à moins que ce nom ne vienne tout simplement d’une enseigne.
CHANTS DES OISEAUX (les)
     Ancienne auberge située vers le 17-19 rue Louis-Moreau et citée en 1527 (ADE5Mi 11). On imagine une enseigne bien colorée.
CHANTALOU René (square)
     Voie nouvelle dénommée en 1974. René Chantalou est né en 1927 près de cette rue. Engagé d’abord dans la Résistance, il part à la Libération avec le corps d’armée commandé par le général Koenig. Il est mort au combat à Lielsheim (Allemagne) en avril 1945, il avait 18 ans. [PV D5]
     Le lotissement actuel est construit sur le site de la porcherie Chartier qui existait en 1924.
CHANTELOUP
     Champtier situé près de Valnay cité en 1549 (AM tv). Dans un document de 1601, on trouve la forme «Chantalou» (ADE 71H13). Ce nom pourrait désigner l’endroit ou chantait le loup... ou bien les alouettes.
CHANTELOUP (pont de)
     Ainsi se nomme le joli pont de pierres situé au bout du chemin latéral de la Louette à Valnay. Il est cité en 1889 (ADE 3O158). Ce nom vient du lieu-dit précédent.
CHANTELOUP (passage)
     Cette voie non identifiée est citée en 1891. Elle était probablement liée au lieu-dit du même nom.
CHANTEREINE (moulin)
     Autre nom donné au moulin de la Trinité cité par Basile Fleureau en 1683. Le même Fleureau refuse d’interpréter ce nom comme une trace de la donation du moulin à l’aumônerie des Bretons par la reine Brunehaut. Le nom de Chantereine désigne habituellement un lieu ou chantent les grenouilles. Les batraciens n’ont jamais manqué sur ces bords de la Juine.
CHANTRERIE NOTRE-DAME (la)
     Il a existé deux chantreries successives dans le cloître Notre-Dame. La première (citée dès 1599) était située près de l’ancien presbytère Notre-Dame. Après avoir été intégrée dans l’enclos de l’ancien Hôtel-Dieu, elle a été démolie. La nouvelle chantrerie occupait depuis 1697 une maison située à l’angle nord-ouest du cloître, à peu près à l’emplacement du pavillon blanc de l’ancien hôpital construit en 1834. «L’ancienne et la nouvelle Chantrerie» ont coexisté puisqu’elles sont toutes-deux citées en 1763 (ADE H dépôt 1 B62). Le terme de Chantrerie semble désigner non seulement la maison occupée par les choristes de la collégiale mais aussi la maison du chantre. Après la disparition du titre d’abbé de Notre-Dame en 1210, le chantre était le plus grand dignitaire du chapitre.
CHAPE (ruelle à)
     Ou ruelle «à la Chape». Cette rue citée en 1791 (AM 1G2) était située près de la rue de l’Alun. Le mot «chape» signifie vêtement ou manteau en ancien français. Y aurait-il eu quelque tailleur dans cette ruelle?
CHAPEAU ROUGE (le)
     Cet hôtel cité en 1768 (AM 1) était situé à l’emplacement du n° 53-55 rue Saint-Jacques. Des fours gallo-romains ont été découverts sur le site. Ce nom vient encore d’une enseigne. «Donner le chapeau rouge» signifiera plus tard décapiter!
CHAPELLE (sente de la)
     Ruelle située au hameau du Chesnay. Cette voie restée sans nom fut baptisée en 1995 en souvenir de la chapelle Saint-Caprais qui dépendait de la commanderie des Hospitaliers de Chalou. Le gros du bâtiment de cette chapelle subsiste, c’est la maison située au n° 3 de ladite ruelle.
CHAPELLE DU PETIT SAINT-MARS (sente de la)
     Cette voie en impasse est citée dès 1869 (ADE 3O158). Ce nom fait, bien sûr, référence à l’ancienne chapelle Saint-Médard du Petit Saint-Mars aujourd’hui disparue. En 1106, cette chapelle dépendait du couvent des religieuses de Saint-Cyr. Elle devint par la suite chapelle de secours pour la paroisse Saint-Martin. Vendue comme bien national à la Révolution, elle sera finalement détruite vers 1848. [PV D8/E7]
CHAPITRE (moulin du)
     Autre nom du petit moulin Notre-Dame cité en 1792 (ADE 7S43). On appelle chapitre l’assemblée des chanoines. Le chapitre de la collégiale Notre-Dame, fondé dès 1025, possédait nombre de biens à Étampes dont ce moulin aujourd’hui disparu.
CHAPITRE NOTRE-DAME (maisons du)
     Deux maisons, propriétés du chapitre de la collégiale Notre-Dame d’Étampes, sont citées au 18e siècle. Elles étaient situées dans le cloître Notre-Dame et furent incluses dans l’ancien Hôpital au cours des agrandissements du 19e siècle. Ces maisons sont donc aujourd’hui disparues.
CHAPITRE SAINTE-CROIX (maison du)
     Cette propriété du chapitre de l’ancienne collégiale Sainte-Croix d’Étampes est citée au 18e siècle. Il s’agissait d’une des maisons situées dans le cloître Notre-Dame qui furent incluses dans l’enclos de l’ancien Hôpital au cours des agrandissements du 19e siècle.
CHARBONNIÈRE (la)
     Champtier cité en 1791 (AM 1G2) dont le nom ne sera plus retenu par la suite. Il était situé vers le Chesnay. Ce terme pourrait rappeler le souvenir d’une petite industrie de charbon de bois.
CHARBONNIERS (chemin des)
     Le nom de ce chemin est cité dès 1748 (ADE 8 I H 5). Il figure sur un plan de 1779 (AN N III SO 225) et encore en 1827. Il desservait le lieu-dit précédent. Les fabricants de charbon de bois devaient certainement l’emprunter pour livrer leur produit. [C 332]
CHARIOT (le)
     Hôtellerie citée en 1605 (A dioc 1). Elle était située au coin de rue de la Porte-Dorée et de la rue Saint-Jacques. Cette enseigne rappelait l’incessant charroi de l’ancienne grande route Paris-Orléans qui fit longtemps la fortune de la ville.
CHARIOT D’OR (le)
     Cette auberge citée en 1775 (AM 1) était située au n° 125 rue de la République. Les vestiges de la dernière enseigne en mosaïque qui illustrait ce nom ont tristement disparu en 2002. Il reste dans la cour les vestiges du Cinéma Le Royal.
CHARIOT D’OR (le ru du)
     Un des bras du Juineteau qui longe l’ancienne auberge du même nom (ADE 7 S36).
CHARPEAUX
     Le hameau est cité dès 1669 (BMS SM). Il est aussi cité par Fleureau. On sait qu’une ferme de Charpeaux a été détruite en 1842 par l’établissement du tracé du chemin de fer (lm). Selon Léon Marquis, ce nom viendrait d’un terrain «écharpé comme par un tremblement de terre»! Mais «charper» en vieux français signifie simplement carder, activité possible sur ces bords de la Chalouette.
CHARPEAUX (rue de)
     Sur un plan de 1850, la partie ouest de la rue est dénommée «petite rue de Charpeaux», la partie nord grande sente de Valnay (AM2). Le lavoir de Charpeaux est construit en 1878, l’abreuvoir est cité en 1894. La partie sud de la voie bordait le mur des fortifications du faubourg Saint-Martin. [PV C6]
CHARPEAUX (sente de)
     Il s’agit de l’ancienne «petite rue de Charpeaux» citée en 1842. Elle s’appelait auparavant Grande sente de Valnay. Elle ne va plus à Valnay depuis la construction du chemin de fer. [PV C6]
CHARPEAUX (ponts de)
     Il faut distinguer l’immense viaduc du chemin de fer construit sur la Chalouette en 1841 du pont piétonnier situé au chemin du Gué de Charpeaux. En 1841, ce dernier est établi en bois. En 1845, les grands travaux du chemin de fer ont dû le mettre à mal car il faut le réparer (ADE 7S38) et encore en 1850. Finalement, la passerelle sera reconstruite en 1876 et encore une fois en 1896 (AM O 1).
CHARPENTIER Théodore (avenue)
     Cette voie était dénommée promenade des Prés jusqu’en 1900. Théodore Charpentier fut maire d’Étampes à trois reprises: une première fois de 1848 à 1852, puis de 1860 à 1870, et enfin de 1882 à 1884. [PV F7/G6]
     Une section très agréable de cette voie est bordée au nord par les restes des anciens murs des fortifications de la ville, dont les Portereaux. Dans les murs, près de la Tour du Loup, on remarque quelques meurtrières. Non loin de là, on reconnaît le reste du vieux mur et l’arcade du pont qui séparait les anciennes propriétés des dames de la Congrégation du couvent des Cordeliers. Le lavoir communal date des années 1880, il a été restauré en 1995.
CHARPENTIER (square)
     Ce square au bord de la rivière a été créé en 1983 après les réaménagements des berges.
CHARPENTIER (moulin)
     Autre nom donné au moulin Baildar au 19e siècle. Charpentier est le nom du propriétaire à l’époque.
CHARRONNERIE (rue)
     Rue citée en 1316 dans un acte où il est question de la grande Boucherie. Cette voie devait être située vers la place Notre-Dame. Un charron y tenait certainement une échoppe.
CHARRUE (la)
     Cette maison citée en 1657 était située à l’emplacement du 24 rue Louis-Moreau. Elle appartenait aux Dames de la Congrégation. On imagine bien l’enseigne aratoire (ADE E3913).
CHASLIN (pavillon)
     Nom donné à l’un des pavillons de l’Établissement Public de Santé Barthélémy-Durand.
     Philippe Chaslin (1857-1923) était médecin-chef aliéniste à Bicêtre puis à la Salpêtrière.
CHASSE (la)
     Ancienne auberge citée dès 1605 (Adioc1), située au 36-38 rue du Haut-Pavé. En 1773, la même maison est dénommée «Chasse royale» (AM1). Sur le plan de 1827, cette maison comporte une grande cour carrée bordée de bâtiments. Ceux-ci existent toujours en partie. Presque en face se trouvait une autre enseigne cynégétique: le Lièvre.
CHASSE (rue de la)
     Ancien nom de la section de la rue du Cloître-Notre-Dame située au sud de la collégiale.
     Ici rien à voir avec le massacre du gibier. Ce nom venait de la châsse des Corps-Saints conservée à Notre-Dame, et objet de grande vénération pendant des siècles jusqu’à sa destruction pendant la période révolutionnaire.
CHASSEURS (carrefour des)
     Nom, non officiel, mais très usité pour désigner le carrefour de l’avenue de Coquerive avec la rue Sadi-Carnot. Ce nom vient, bien sûr, du café du même nom.
CHASTILLON
     Ce chantier non situé est cité en 1368 (f d m C). Il est encore cité en 1583 sous la forme «Chantillon» (ADE 5Mi11). Habituellement, ce mot désigne un petit lieu fortifié.
CHÂTEAU ROYAL
     C’est ainsi qu’il faudrait appeler le site du grand château qui s’étendait autour de l’actuelle tour dite de Guinette. On trouve toutefois l’expression «château de Guinette» dès 1638 (ADE E3913). Au 18e siècle, le plan Trudaine mentionne simplement «le Château».
     Le nom de «Castellum Stampis « (château d’Étampes), relevé sur le monnayage de Raoul, atteste la présence d’un château dès le 10e siècle mais certainement pas à cet emplacement. Le château est bâti sur une butte naturelle pour surveiller le carrefour des deux anciennes voies reliant Paris à Orléans d’une part, et Sens à Chartres d’autre part. Louis VII en serait donc le commanditaire. La «chapelle Saint-Laurent dans la tour» est citée dès 1185. Le château était pourvu de quatre enceintes. La plus proche est une enceinte carrée flanquée de quatre tours rondes (il reste les vestiges d’une de ces tourelles). Un pont ou une passerelle reliait alors le donjon au sommet de cette «chemise», ce qui en sécurisait l’accès. Une deuxième enceinte carrée, également flanquée de tourelles d’angle, fut ajoutée par la suite. Une dernière enceinte aux lignes brisées adaptée aux déclivités du terrain comprenait deux tours. Une évaluation de 1543 nous donne une idée précise de l’ensemble des bâtiments. Le château est alors entouré de «fossés à fond de cuve». En entrant par la porte donnant sur la ville au sud-est de l’édifice, «on découvre d’abord un gros pavillon dans l’œuvre, qui lui servait de porte et d’entrée, puis trois grands corps de logis, la chapelle Saint-Laurent (à peu près à l’emplacement de l’actuelle maison du gardien), plusieurs bâtiments «pour le service et la commodité du lieu», une belle galerie «ayant ses vues sur la ville» et une plate-forme qui servait de batterie pour la défense du château.
     En 1194, Philippe-Auguste fait emprisonner dans le donjon le comte de Leicester qu’il avait fait prisonnier en Normandie. Le même roi utilisa aussi la tour pour enfermer son épouse Ingeburge du Danemark qui, pour de mystérieuses raisons, avait eu le malheur de lui déplaire. Répudiée au lendemain de ses noces, elle restera à Étampes de 1200 à janvier 1213.
     En 1165, c’est au château d’Étampes que Louis VII aurait appris la naissance de son fils Philippe-Auguste, l’enfant du miracle.
     Le château est représenté sur une des miniatures des très Riches Heures du Duc de Berry. Il sert de décor à la scène du mois d’août: «la chasse au faucon». Y figurent sans doute la duchesse Bonne et son époux Charles d’Orléans, sur la jument blanche le duc de Berry, Jean 1er duc d’Alençon et Marie de Bretagne son épouse, près du fauconnier Jean Malet de Graville.
     Conçu pour défendre la ville, notre château connut les tourments des guerres qui ont ravagé l’Ile-de-France. En 1411, le duc de Guyenne, allié aux Bourguignons, s’attaque au château. On raconte que les dames qui s’étaient réfugiées au donjon raillaient leurs assaillants en montrant leurs voiles. Finalement, le chevalier Louis de Boisredon, capitaine du château, se rend et obtient une grâce momentanée.
     En 1417, le château est repris par le roi. En juillet 1465, après la bataille de Montlhéry, il est repris, sans coup férir, par Charles le Téméraire et les Bourguignons. Le «défenseur du château», Robinet de Ruth, sera châtié par Louis XI et emprisonné. Après la guerre de 100 ans, le château est restauré. En 1513, il accueille Louis XII et Anne de Bretagne. Trois ans plus tard, c’est Claude de France qui loge dans la vieille forteresse.
     Pendant les guerres de religions, le château passe plusieurs fois d’un parti à l’autre. Durant l’assaut de 1562, le château tient bon. En octobre 1567, le château est conquis par les troupes huguenotes du comte de Montgomery. Le comte de La Motte, seigneur de Bonnelles, chargé de le défendre, ne peut résister à l’assaut. Montgomery laisse une compagnie d’arquebusiers «pour tenir en sujétion tout le voisinage». On consolide encore les fortifications en février 1568. En 1589, à l’occasion des troubles de la Ligue, le château d’Étampes est à nouveau assiégé par le capitaine de Rome, gouverneur de Paris. Le roi Henri IV s’en empare définitivement en novembre. Après ce dernier siège, et à la demande des habitants d’Étampes, Henri IV permet de démanteler le château, cause de tant de misères. Une charge explosive est placée près du pilier central de la Tour, les voûtes s’écroulent. En 1652, pendant le siège de la Fronde, les ruines du donjon serviront encore de tour de guet. Le maréchal de Turenne, à la tête des troupes royales, fera tirer quelques coups de canon mais les murs de la vieille tour sont encore solides. Par la suite, le château sombre vers sa ruine totale. Toutefois, en 1718, un document nous apprend que la chapelle Saint-Laurent est toujours desservie. Vers 1735, on détruit encore un nombre considérable de vestiges. La tour est transformée en colombier par le comte Poilloüe de Saint Mars à la fin du 18e siècle. La plupart des boulins s’écrouleront en 1830. Les traces blanchâtres sur le pourtour extérieur sont les vestiges de cet aménagement. En juillet 1772, le chanoine Desforges se lance du haut de la tour dans une sorte de gondole d’osier qui pèse 8 livres en espérant voler..., la foule est en bas. Propulsé par un canon, l’abbé volant se jette dans le vide. Il s’écrase bien vite. Le pauvre chanoine ne sera que blessé. Pendant la Révolution, le château est vendu, la tour est utilisée comme carrière de pierres et les derniers bâtiments sont rasés. Ce qui reste de la tour est alors abandonné jusqu’à la Restauration. Rentré en possession de son bien, le duc d’Orléans revend la tour en 1821. La Ville, qui fait l’acquisition du terrain en 1859, revendique alors la propriété du monument. Le 7 juillet 1830, au pied des ruines de l’ancien château, se déroule une grande revue de la garde nationale pour Ferdinand-Philippe d’Orléans. Des fouilles sauvages sont pratiquées par Grandmaison en 1832. En 1841, la construction du chemin de fer entraîne la destruction des derniers vestiges du bastion et, surtout, les voies isolent définitivement le château de la vieille ville. En 1860, on retrouve lors de fouilles les traces de l’explosif de 1589. Le donjon est classé monument historique en 1862. Le site connaîtra encore quelques fouilles en 1876. On fit en particulier quelques trouvailles dans un puits, dont un canon Henri II. En 1896, on découvre une salle souterraine voûtée. Endommagée par le bombardement de juin 1944, la tour subira de gros travaux de restauration de 1967 à 1971.
     De ce château, il reste aujourd’hui un pan de mur de la chemise carrée entourant le donjon, au sud-ouest les vestiges d’une tour semi-circulaire, une cave et, bien sûr, l’immense ruine du donjon que l’on appelle communément «Tour de Guinette» ou parfois tour du Roi. C’est, semble-t-il, le donjon de ce château qui a inspiré les armes de la ville. Une tour figure déjà sur un sceau de la prévoté d’Étampes daté de 1331.
CHÂTEAU (porte du)
     Cette porte des fortifications était située au bout de la rue du Château un peu au nord de la gare actuelle. Elle est citée en 1512 (ADE E3913) mais elle est évidemment beaucoup plus ancienne. Sur un plan du 18e siècle (AD E 3846) figurent les croquis de la «porte du château abattue» et celui de la «nouvelle porte» établie en contrebas. On sait en effet que les deux tours de l’ancienne porte ont été remplacées vers 1770 par deux piliers ornés de lions, d’où l’autre surnom de porte des Lions donné à cette nouvelle porte du château.
CHÂTEAU (rue du)
     Ce nom vient, bien sûr, du château royal situé tout proche jusqu’à ce que l’arrivée du chemin de fer ne l’isole du reste de la ville. Cette rue est citée telle quelle dès 1512 (ADE E3913). Elle est simplement appelée «rue qui monte au château» sur un plan du 18e siècle (AD E 3846). Elle est aussi désignée parfois comme rue de la Bruyère. Pendant la période révolutionnaire, elle sera appelée rue de Dourdan. [PV I/J6]
     La construction du chemin de fer va amener beaucoup de bouleversements dans cette zone. La rue va être amputée dans sa partie nord et considérablement élargie en 1842. C’est au cours de ces travaux qu’on prétend avoir découvert des souterrains (liés au château) dont il resterait quelques vestiges.
     Sur l’emplacement du n° 4, ancien presbytère Saint-Basile avant la Révolution. En 1791, la maison sert de lieu de réunion habituel au comité révolutionnaire étampois.
     Au n° 6, ancienne école des frères des écoles chrétiennes.
     Au n° 8, grande maison en pierre meulière de la fin du 19e siècle. Ce matériau qui n’est pas du tout local est rarement employé à Étampes.
     Au n° 8 bis, ancienne auberge du Chemin de Fer.
     C’est parce qu’il vivait dans cette rue que Marc-Antoine Geoffroy (frère d’Etienne Geoffroy-Saint-Hilaire) prit le nom de Geoffroy-Château. Né à Étampes en 1774, il participa comme militaire à l’expédition d’Egypte. Il fut chef du bataillon du génie et mourra à Augsbourg.
CHÂTEAU D’EAU DES GROS MOREUX
     Les  tours des chateaux d’eau ont été construites pour surélever les réservoirs d’eau et permettre ainsi la distribution dans le réseau. En 1963 fut établi le château d’eau des Gros Moreux à Guinette. Ce dernier a été repeint aux armes de la ville en 2001.
CHÂTEAU D’EAU DE L’HÔPITAL BARTHELEMY-DURAND
     En 1963 fut construit le château d’eau de l’hôpital Barthélémy-Durand pour desservir le centre psychiatrique, véritable ville dans la ville.
CHÂTEAU D’EAU DE SAINT-PIERRE
    Le réservoir que l’on trouve sur les pentes de Saint-Symphorien alimentait le quartier Saint-Pierre. Aujourd’hui désaffecté il semble avoir été construit vers les années 1910.
CHÂTEAU D’EAU DU CHESNAY
     Le château d’eau du hameau du Chesnay presentait le profil classique des chateaux d’eau beaucerons. Il a été démoli en 1979.
CHÂTEAU D’EAU DE VILLESAUVAGE
     Ce réservoir en béton semble dater des années 1930. Il est toujours en service.
CHÂTEAU D’EAU DU PARON
     On trouve encore un dernier château d’eau sur le territoire étampois près de la nationale 20, au lieu dit le Paron. Il devait desservir l’ancienne base aérienne de Mondésir.
CHÂTEAU D’EAU DE SAINT-PIERRE
     Le réservoir que l’on trouve sur les pentes de Saint-Symphorien alimentait le quartier Saint-Pierre. Aujourd’hui désaffecté il semble avoir été construit vers les années 1910.
CHÂTEAU D’EAU DU CHESNAY
     Le château d’eau du hameau du Chesnay présentait le profil classique des châteaux d’eau beaucerons. Il a été démoli en 1979.
CHÂTEAU D’EAU DE VILLESAUVAGE
     Ce réservoir en béton semble dater des années 1930. Il est toujours en service.
CHÂTEAU D’EAU DU PARON
     On trouve encore un dernier château d’eau sur le territoire etmpois pres de la nationale 20, au lieu dit le Paron. Il devait desservir l’ancienne base aérienne de Mondésir.
CHÂTEAU FRILEUX
     Maison citée au 18e siècle au faubourg Évezard. Ce nom indique qu’il peut s’agir d’un endroit réputé frais, exposé au nord, mais «friez» en vieux français peut signifier aussi terres en friche (PB).
CHÂTEAU GAILLARD
     Maison située place du marché Saint-Gilles. Elle est citée en 1768 (AM 1).
CHÂTEAU TROMPETTE
     Cette maison avec enseigne située à un angle de la place Saint-Gilles est citée en 1758 (fpm). Le «château Trompette» était le nom donné à la principale forteresse de la ville de Bordeaux aujourd’hui disparue. Ce nom donné à une auberge d’Étampes aurait-il été importé par quelques Bordelais de passage?

CHATS (carrefour aux)
     Cité dès le 16e siècle (AN R4 1129), ce lieu est dénommé «carrefour du Puits au Chat» dans un document de 1812 et «carrefour de la ruelle au Chat» sur le plan de 1815. Il y avait là un puits qui fut comblé en 1891, et c’est encore là qu’on installe une des 22 premières bornes-fontaines en 1881. Dans une des maisons de la petite rue fut établie une école de filles tenue par les sœurs de la providence de Portieux de 1854 à 1858 (AM I R 3). Ce nom de Chat pourrait venir d’une enseigne ou bien de «chas» qui signifie passage étroit, à moins qu’il soit une allusion malicieuse aux chanoines tout proches. [PV J6]
CHATS (impasse aux)
     Cette toute petite voie pavée fort pittoresque est citée simplement comme «cul de sac» en 1731 (ADE E sup. 803). Elle est certainement un vestige des ruelles médiévales qui desservaient le Donjon. Le mot de chat est d’ailleurs parfois à entendre au sens de château (mEL). [PV J6]
     Au n° 3, maison pittoresque.
CHATS (sente aux)
     On trouve ce chemin au cadastre de 1827. Il était situé entre Charpeaux et Mortemer. Il a disparu suite à la construction du chemin de fer. [C 349]
CHAUFFOUR
     Lieu-dit du cadastre et faubourg d’Étampes. Le nom de «chaufour» est habituellement lié à l’établissement d’un four à chaux. Au 16e siècle, le lieu-dit était appelé la Ridelle (A dioc 5). [LD 111]
CHAUFFOUR (rue de)
     Cette rue importante du quartier Saint-Martin desservait le hameau du même nom. Elle est citée dès 1605 (PV D5/6) (A dioc 1).
     Au n° 5, petite maison ancienne avec sa courette.
     La maison du n° 17 était l’ancien Octroi de Chauffour. Il y a peu, une ancienne plaque de mendicité était encore visible sur la façade.
     Joli petit pont voûté sur la Louette.
     Dans une des maisons de la rue fut établie une école tenue par les sœurs de la Providence. Elle sera transférée rue Saint-Martin en 1862 (AM 1 R).
     Le viaduc fait passer la rue sous la ligne SNCF «Paris à Hendaye», il date de 1841 et a été élargi une première fois en 1903.
     Le pont de l’ancienne ligne de chemin de fer Étampes-Auneau qui enjambait la rue datait de 1893. Il a été coupé après la désaffectation de la ligne en 1969. On en voit quelques vestiges.
    Sur un plan de 1879 figure le bureau d’octroi de Chauffour (ADE 7S40). Il sera supprimé en 1930.
CHAUFFOUR (moulin de)
     Situé au 18 rue de Chauffour, ce moulin est cité dès 1474 (lm) et encore en 1593 (A dioc 5). Au milieu du 18e siecle le moulin était composé de deux corps de bâtiment parallèles, le long de la rivière. Un conflit opposant la veuve Aubin, propriétaire du moulin, et le citoyen Drot, acquéreur du moulin de l’Ouche à propos de la hauteur de chute, ira jusqu’au conseil d’Etat en 1806 (ADE 7S51). Le corps en L du batiment actuel a été reconstruit sur la rivière entre 1847 et 1849, c’est l’imposant bâtiment toujours visible avec sa façade décorée à l’italienne.
     L’ancien corps de bâtiment face au moulin n’a été démoli qu’après 1890. La petite annexe devant le moulin date des années 1930.
CHAUFFOUR (pont de)
     Il faut distinguer l’immense viaduc du chemin de fer construit sur la Louette en 1841 et le pont qui fait traverser la rue de Chauffour sur la Louette.  Marquis rapporte la trouvaille de bois pétrifié à proximité du pont de Chauffour sans doute lors de sa construction.
CHAUFFOUR (porte de)
     Il s’agit d’une des trois portes de fortifications du faubourg Saint-Martin. Elle était située près du moulin de Chauffour. On la trouve citée en 1593 (A dioc 5).
CHAUMIÈRE (la)
     Cette maison située au n° 200-202 rue de la République est citée en 1773 (fpm). Telle qu’elle se présente aujourd’hui, c’est une maison ancienne très pittoresque. La porte charretière presente un arc de passage anse de panier typique du 17e siecle. L’escalier semble de la meme époque du 17e siècle mais les ouvertures ont été manifestement remaniées au 20e siècle.
     A l’étage, une cheminée du 16e siècle présente un décor de Christ portant sa Croix sur le tableau central et des motifs géométriques: sur l’entablement du manteau et sur la hotte.
CHAUSSON (rue du)
     Autre nom donné à la rue Sainte-Croix, rapporté par Dujardin.
CHEDEVILLE (moulin)
     Autre nom du moulin Branleux d’En Bas, du nom d’un de ses anciens propriétaires.
CHEF DE SAINT DENIS (le)
     Cette maison située au 134 rue Saint-Jacques (CP) est citée dès 1403 et encore en 1773 (AM 1). L’enseigne de l’auberge devait représenter l’épisode très populaire du martyr de Saint Denis lequel, exécuté à Paris vers 250, porta sa tête (son chef) jusqu’au site de l’actuelle basilique de Saint-Denis.
CHEMEAU
     Lieu-dit non identifié cité en 1618 (AD E 3787). En vieux français, ce mot peut désigner l’aîné des frères cohéritiers. Par extension, on peut penser que le bien ait pris le surnom de l’héritier.
CHEMIN DE BOUTERVILLIERS (le)
     Lieu-dit du cadastre effectivement traversé par ledit chemin. [LD 209]
CHEMIN DE CHARTRES
     Ce champtier est cité en 1791, il ne sera pas retenu par la suite (AM 1G2). Il était bien évidemment situé près de l’ancienne voie qui mène vers Chartres, à savoir à peu près le tracé de l’actuelle nationale 191.
     Faut-il rappeler qu’Étampes était situé au croisement des axes Sens-Chartres et Paris-Orléans.
CHEMIN DE FER
     Six lignes de chemin de fer ont existé à Étampes, certaines très éphémères. Une seule, la plus ancienne, subsiste.
     1) La ligne Paris-Orléans est inaugurée le 2 mai 1843 en présence du duc de Nemours et avec la bénédiction de Mgr Fayet. Le premier projet remontait à 1831 en concurrence avec deux autres projets (Versailles-Rambouillet-Tours d’une part, Corbeil-Malesherbes d’autre part). Pour traverser Étampes, on étudia deux projets: l’un par l’Est en 1838 (via les marais d’Ormoy), l’autre par l’Ouest. La rampe de Lhumery fut, avant que le rail n’atteigne les régions de montagne, la pente la plus raide du chemin de fer français. Pour la surmonter, il a fallu déplacer 1,5 million de tonnes de terre. A partir de 1851, on établit une ligne télégraphique le long de la ligne. Le quadruplement des voies date de 1903 et l’électrification de 1926. Sur la commune d’Étampes existent un certain nombre d’ouvrages d’art créés pour cette ligne: un pont sur la route de Brières, un pont sur la rue Jean-Etienne-Guettard, un pont sur la rue de l’Egalité, un pont sur l’avenue du 8-Mai-1945, un pont à la rue du Pont Saint-Jean, deux grands viaducs rue de Chauffour et route de Chalo-Saint-Mars et un ponceau au chemin de Guillerval. On trouve aussi le long de la ligne plusieurs postes d’aiguillage. Il existe enfin un embranchement privé qui est relié à cette ligne. Il dessert le site de Faurecia et traverse le lieu-dit Villeneuve dans la zone industrielle.
     
2) La ligne Étampes-Bourges (ou Étampes-Beaune-la-Rolande) fut inaugurée en février 1905. C’est pour cette ligne que fut créée la gare de Saint-Martin d’Étampes. La ligne fonctionnera jusqu’en 1969 mais la section d’Étampes à Saint-Martin fut intégrée au réseau RER. La petite gare de Saint-Martin devient alors un des terminus de la ligne C. Les voies subsistent, ainsi que les ouvrages d’art: un tunnel d’une centaine de mètres au nord-est du cimetière Saint-Gilles, un pont sur la Louette, un autre sur la rue Saint-Martin, un grand pont enjambe à la fois la rue de la Digue, la Chalouette et le chemin du Pont-Percé, un autre enjambe la Nationale 20. Un autre pont passe sur la rue Reverseleux. Enfin un ponceau passe au dessus d’un petit chemin aux Roches de Vauvert. Il reste deux anciennes maisons de gardes-barrières pour cette ligne: l’une sur le boulevard Pasteur, l’autre à la voie Romaine.
     
3) La petite ligne du «Chemin de fer de Grande Banlieue» Étampes-Saint-Martin a fonctionné seulement de 1912 à 1915. Ce tramway urbain roulait le long de l’ancienne nationale 20, c’est-à-dire le long des rues Saint-Jacques et Saint-Martin. Elle partait de la gare du Jeu de Paume et desservait quatre arrêts: à l’ancienne sous-préfecture, à la place Saint-Gilles, au carrefour de la rue de Saclas et devant la gare de Saint-Martin.
     
4) La ligne du «Chemin de fer de Grande Banlieue» Arpajon-Étampes est inaugurée en novembre 1911. Elle fonctionnera jusqu’en novembre 1948. A Étampes, elle desservait la gare de Morigny Saint-Michel avant de s’achever à la gare du Jeu de Paume.
     5) La ligne du «Chemin de fer de Grande Banlieue» Étampes-Maisse est inaugurée le 20 octobre 1912. Elle fonctionnera jusqu’en 1948. Elle partait de la gare du Jeu de Paume et desservait la gare de Bretagne non loin du cimetière Saint-Pierre nouveau. Il reste comme vestiges, deux grands tronçons du remblais au lieu dit les Roches ainsi que le pont de Quatre-Mètres.
     
6) La ligne Étampes-Auneau fonctionna à partir de 1893. Le trafic voyageurs cessa dès 1939 et le trafic marchandises en 1969. Le pont qui surplombait la rue de Chauffour a été coupé, il en reste des vestiges. Le site de la voie est occupé par l’actuelle piste cyclable. Il existe encore une ancienne maison de garde-barrière à Vaujouan.
     Depuis l’essor du chemin de fer, d’autres projets ont vu le jour qui devaient passer à Étampes.
     Le dernier en date, la ligne du TGV Auvergne, dévoilé en 1995, devait aborder l’extrême ouest du territoire de la commune.
CHEMIN DE FER (auberge du)
     Ancienne auberge située non loin de la gare, dans la maison du n° 8 bis rue du Château.
CHEMIN DE FER (place du)
     Un des anciens noms de l’actuelle place du Général-Leclerc (lm).
CHEMIN D’EN-HAUT (le)
     Lieu-dit du cadastre. «Chemin Haut» et «Chemin Bas» sont des champtiers cités en 1791 (AM 1G2). Ce «chemin d’En Haut» semble être le chemin (malheureusement interrompu) qui allait d’Étampes à Moulineux. [LD 167]
CHEMIN DES MAURES (le)
     Ce lieu-dit du cadastre doit son nom au chemin qui le dessert en partant de Pierreffitte jusqu’à Boissy-le-Sec. Il a été abusivement transcrit en «chemin des Morts» sur la carte IGN (voir les Maures). [LD 197]
CHEMIN NEUF (le)
     Lieu-dit du cadastre en partie boisé. Difficile d’estimer quel est le chemin «neuf» en question car le réseau est assez dense dans cette zone. [LD 227]
CHEMIN D’ORMOY LA RIVIÈRE (sente du)
Portion subsistante de l’ancien «chemin d’Ormoy» cité en 1863. La curieuse redondance: «sente du chemin» s’explique du fait que ce petit chemin conduisait à la route d’Ormoy. [PV D9/E8]
CHÊNE VERT (le)
     Cette auberge était située aux nos 105 et 107 rue Saint-Jacques. L’enseigne devait représenter quelques feuilles de chêne de belle couleur.
CHENU Laurent (rue)
     Toute petite rue du lotissement créé par Bouilloux-Lafont vers 1910. La rue ainsi dénommée figure déjà sur un plan de la Malterie daté de 1921, mais sa dénomination n’a pas fait l’objet d’une délibération officielle du Conseil municipal. Cette voie occupe à peu près l’emplacement du grand bâtiment qui bordait le cloître de la Congrégation, rebâti au 19e siècle sur le site de l’ancien couvent des Cordeliers. Louis Laurent Chenu fut maire d’Étampes de 1884 à 1890. Elu sous l’étiquette «républicain libéral» contre Beliard, il s’est montré assez réactionnaire et favorable aux cléricaux. [PV G6]
CHESNAY (le)
     Ce hameau formait une petite enclave relevant de la paroisse Saint-Martin au milieu du territoire de Notre-Dame. Ce toponyme est clairement une référence à un bois de chêne originel.
     La ferme située la plus au nord était une des annexes de la Commanderie des hospitaliers de Saint-Jean de Malte. Cette annexe comportait un manoir cité en 1374 (selon Mannier), une chapelle, une grange champartresse citée en 1781 (ADE 81 H 10). Ce même manoir est désigné comme «maison de campagne» en 1775 (AM1) puis «maison bourgeoise avec jardin et chapelle» en 1791 (AM 1G2). L’actuel bois du Chesnay en était le parc.
     Une des fermes comprenait une porte charretière sur laquelle on voyait un chapiteau en 1748 (ADE 8 I H 5).
     On trouve au hameau deux puits couverts coniques. A l’entrée du hameau, deux mares reliées par un fossé en 1887. La ligne du «Chemin de fer de Grande Banlieue» Arpajon-Étampes passait au hameau avec une halte facultative. Un château d’eau en béton a été détruit en 1979.
     Plus curieuse est l’existence de l’
Asarum europaeum L. dans notre pays. Cette plante est localisée dans quelques points très disséminés du bassin de Paris. Or, le botaniste étampois Descurain a recueilli dans le bois du Chesnay et les bois de Boutervilliers une plante rare aux «fleurs purpurines, épanouies presqu’au ras du sol» dénommée Asarum europaeum.
     Le chemin qui relie le Chesnay à l’actuelle nationale 191 fut construit en 1869.
CHEVAL BARDÉ (le)
     Auberge située à Saint-Pierre et citée en 1616 (fpm). Bardé signifie harnaché. L’enseigne devait représenter un beau cheval caparaçonné. Dujardin situe une auberge du même nom dans la rue Damoise, non loin du puits Bardé.
CHEVAL BLANC (le)
     Cette auberge citée en 1775 (AM 1) était située vers le n° 138-140 rue de la République. L’enseigne de cette maison peut évoquer «Bayard» le cheval blanc magique que l’on trouve dans la légende des Quatre fils Aymon. Dans le folklore d’Ile-de-France on ne manquait pas de faire un vœu en voyant passer un cheval blanc.
CHEVAL BLANC (ruisseau)
    Ce bras du Juineteau (aujourd’hui presque totalement recouvert) est cité en 1836 (ADE 7S38). Il tire son nom de l’auberge du même nom qu’il bordait.
CHEVAL BLANC (le)
     Autre maison du même nom située à Saint-Martin, citée en 1762 (fpm).
CHEVAL ROUGE (le)
     Sur une carte postale du début du siècle, on trouve le nom de cette enseigne au-dessus de la boutique de l’actuel n° 19 place Notre-Dame. Elle existait déjà au 19e siècle (lm). L’enseigne est facile à imaginer.
CHEVAL ROUGE (le)
     Maison achetée en 1650 par les Dames de la Congrégation pour l’agrandissement de leur couvent (ADE série G). Cette maison était donc située à l’ouest de la place Saint-Gilles. L’enseigne devait représenter un cheval roux.
CHEVALIER (le)
     Ancienne auberge située dans l’ancienne rue de la Boucherie et citée au 19e siècle (ADE5Mi 11). L’enseigne est facile à imaginer.
CHEVALIER DE L’ÉPÉE (rue du)
     Cette rue est citée vers 1730. Son nom vient de la proximité de l’ancien hôpital de la commanderie de l’ordre espagnol de «Saint-Jacques de l’Épée». La rue s’appelait aussi rue des Moricaux (lm) et rue du Petit Gentilly sur le plan de 1815. [PV K6]
CHEVREAUX (les)  
     Lieu-dit du cadastre. «Chevreaux» peut signifier chèvres ou bien chevreuils en vieux français. Ni le gibier ni les chèvres ne devaient manquer sur ces pentes situées au nord de Chauffour. [LD 108]
CHEVRIER (ruelle)
     Raymond Chevrier était le transporteur propriétaire (et donc riverain) de l’ancienne ferme du Port du Salut. Cette voie est dénommée ruelle du Port du Salut sur le plan de 1815. Elle est bordée à gauche par un vieux mur plein de charme et à droite par les bâtiments de la ferme du Port du Salut. [PV L6]
CIMETIÈRE (rue du)
     Cette rue longe la jolie place de l’église Saint-Martin sur laquelle était établi le cimetière de la paroisse jusqu’à sa désaffection en 1821. Sur la plan de 1827 figure un pâté de maisons, aujourd’hui disparu face à l’ancien moulin Badran. [PV D6]
CIMETIÈRE (rue du)
     Ancien nom du chemin du Télégraphe jusqu’en 1984. Le cimetière en question était celui de Notre-Dame.
CIMETIÈRE (sente du)
     Cette voie citée en 1869 (ADE 3O168) ne dessert aujourd’hui que l’atelier du marbrier. [PV J5]
CIMETIÈRE DES BARNABITES
     Ce cimetière réservé aux tombes des religieux était situé dans l’enceinte du couvent des Barnabites (site de l’actuel collège Guettard).
CIMETIÈRE DES BRETONS
     Basile Fleureau rapporte que, dans une pièce de terre, située derrière l’ancienne église Saint-Pierre, furent enterrés les morts des troupes alliées à Charles le Téméraire séjournant à Étampes après la bataille de Montlhéry, parmi lesquels des «Bretons». Un champ est encore dénommé ainsi en 1790.
CIMETIÈRE DES CAPUCINS
     Les religieux Capucins possédaient leur propre cimetière, il est encore cité en 1759.
CIMETIÈRE DES CHAPELAINS
     Ce cimetière, réservé au collège des chanoines et aux chapelains, est cité en 1543 «dans le cloître de Notre-Dame». Il occupait en fait une partie de la première cour de l’ancien Hôtel-Dieu.
CIMETIÈRE DU VIVIER
     Ce cimetière disparu était situé à l’emplacement de l’actuelle place du Vivier, soit le long des murs de fortifications. Il est aussi appelé «cimetière Saint-Jean» ou encore «cimetière du Haut-Pavé» en 1773. C’était l’ancien cimetière pour la paroisse Saint-Gilles avant la Révolution. En 1793 (AM 5 P), il est question d’un cimetière commun au paroisse Saint-Gilles et Saint-Martin et il semble bien qu’il s’agisse du cimetière du Vivier. Ce vieux cimetière sera remplacé par le cimetière Saint-Martin nouveau (à partir de 1842), et par le cimetière Saint-Gilles nouveau (à partir de 1820). On cesse d’y faire des sépultures à partir de 1821. La place sera réaménagée peu après.
     Il semble qu’on puisse l’identifier au cimetiere di de la Porte Saint Martin dont il est question dans la délibération du conseil municipal du 5 nivose an II. Il était alors décidé «pour la salubrité de l’air» qu’il fallait «le supprimer… le fermer par une porte et désigner un emplacement propre à le remplacer et que provisoirement les inhumations seront faites au seul cimetiere de la ci devant église Saint Martin».
CIMETIÈRE (GRAND)
     Selon Amette le grand cimetière demeura commun aux deux paroisses Notre-Dame et Saint-Basile apres la division des deux paroisses en 1226. Il était situé au départ devant l’ancienne chapelle Saint-Jacques de Bedegond. Il existe encore en 1790, mais sera vite remplacé par le cimetière Notre-Dame (aujourd’hui appelé «ancien»). Ce grand cimetière comprenait une chapelle dont il reste les vestiges dans une maison de la rue des Archers. Toujours selon Amette il était deservi au départ par deux chapelles qui correspondait sans doute aux deux paroisses. Elles furent unies à la collation du chapitre de Notre-Dame.
CIMETIÈRE NOTRE-DAME ANCIEN
      Un document de 1790 «propose de transferer le cimetiere de cette commune sur une petite eminence vis à vis de son emplacement actuel» (ADE L135). Ainsi naîtra le cimetière de la Vallée-Collin pour remplacer l’ancien Grand Cimetière du Jeu-de-Paume. En l’an XIII, il est cité comme cimetière «commun à Saint-Basile et Notre-Dame». Il connut plusieurs agrandissements successifs en 1819 et 1836. Avec l’arrivée du chemin de fer en 1841, la partie est est supprimée. Il est alors agrandi vers l’ouest successivement en 1852 et 1872.

       Ce cimetière très pittoresque présente de beaux exemples de l’art funéraire du 19e siècle. On y trouve en particulier un grand nombre de chapelles funéraires de tous styles.
     A remarquer en particulier:
     1) Le carré des sœurs Augustines de l’Hôtel-Dieu domine les hauteurs du cimetière. Trente-quatre noms sont gravés sur les plaques. Les dates d’inhumation s’étalent de 1860 à 1959. Les religieuses desservaient l’ancien hôpital ainsi que la maison Saint-Joseph de Gérofosse.
     2) La tombe de l’enfant Rémi-Jules Labbé est surmontée d’un monument en forme d’obélisque couronné d’une croix (vers 1860).
     3) Sous les arbres se cachent les tombes de la famille Fourgeau (1890). Il semble qu’il s’agisse de l’architecte qui mena la restauration de l’église Saint-Martin.
     4) Tombe de Pierre Forest sur laquelle sont mentionnés ses états de service militaire: brigadier en 1828, sous-officier en 1832, gendarme en 1832, décoré de la médaille militaire en 1859. Il est décédé en 1885 à l’âge de 78 ans. A côté, on trouve la tombe de son épouse.
     5) Une petite plaque de pierre signale la sépulture de soldats allemands de la guerre de 1870.
     6) Tombe des familles Allien-Lecesne-Percher. L’imprimeur Lecesne est établi dès 1793. L’imprimerie située rue de la Plâtrerie imprimera l’Abeille d’Étampes de 1841 à 1944. Auguste Allien était également imprimeur.
     7) Monument aux morts de la guerre de 1870.
     8) Sous les arbres, une douce lumière éclaire la grande tombe de la famille Angiboust (sépulture de 1858 à 1874). Les Angiboust étaient meuniers.
     9) Les tombes de la famille Roc et Viandon (vers 1858), présentent un décor végétal assez original. Y sont sculptées des feuilles de vigne (symbole de fécondité), de lierre (symbole d’éternité), de liseron (symbole de persévérance), ainsi que des palmes (symbole de récompense). Les frontons sont ornés de sabliers bordés d’ailes de chauve-souris, allégories macabres du temps qui passe. Malheureusement, un des deux frontons est à terre.
     10) Tombes de la famille Bourgeois (voir allée du Docteur Bourgeois).
     11) Grande chapelle double des familles Durand et David. Le décor est très simple. Le lierre qui envahit doucement les murs rajoute au charme de l’édifice. Cette concession date de 1869.
     12) Chapelle des familles Becet-Duclos-Robert. Le décor très simple comprend une couronne mortuaire et quelques trilobes sans doute évocateurs de la Sainte-Trinité. La première inhumation date de 1896.
     13) Tombe sur laquelle figure une plaque à la mémoire de Charles-Marie Duclos, sous-lieutenant au 131e d’infanterie, mort au champ d’honneur le 17 février 1915 à la cote 263 (Argonne).
     14) Chapelle des familles Edmond Duclos dans le style plus sobre des années 1930. La première inhumation date de 1934.
     15) Monument funéraire de la famille Lavigne (1858). Il comprend une assez grande colonne tronquée et cannelée. La colonne tronquée, symbole de vie brusquement interrompue, est généralement vue comme un signe maçonnique.
     16) Chapelle des familles Bergerat-Lespinasse-Foucault (vers 1880).
     17) Tombe de la famille Blavet sur laquelle figure la plaque à la mémoire du commandant Henri Blavet, mort au champ d’honneur, le 15 novembre 1914 et inhumé au cimetière militaire de Marlotte (Meuse).
     18) Tombe des familles Quisfis et Bouland sur laquelle figure la plaque à la mémoire de René Quisfis, timonier breveté, mort pour la France dans le torpillage du Salambo le 19 avril 1918 à 20 ans.
     19) Entre les deux tombes de la familles Couturier et Givargue se dresse un curieux monument en forme de colonne cannelée et torsadée. Pour certains, la colonne peut être la représentation ascensionnelle de la découverte de soi.
     20) Chapelle des familles Servant-Pinault (19e). La porte en fer présente un décor de sablier ailé.
     21) Sépulture de la famille Thomas (1898). Ce curieux monument est en forme de cercueil posé sur un catafalque.
     22) La sépulture des trois enfants Ravault est une stèle triple, émouvante de simplicité (1878 et 1880).
     23) La tombe de l’épouse du pharmacien Costel (1870) est surmontée d’une curieuse colonne très simple.
     24) La tombe de Théodore Rousseau est une belle stèle décorée de feuilles de chêne et lierre.
     25) Tombes du comte et de la comtesse de Poilloüe de Bonnevaux. Il est mentionné que la comtesse n’a pas survécu à la mort de ses enfants et qu’elle est décédée en 1821. Le comte est décédé en 1863. La famille Bonnevaux possédait le château du Petit Saint-Mars dès le 18e siècle. Les Poilloüe de Bonnevaux furent, entre autres, à l’origine de l’école des frères de la Doctrine Chrétienne située rue du Château.
     26) Tombe de Marc-Antoine Hamouy (1770-1846). Sur la stèle figure un curieux mélange de symboles: une croix entourée de cinq larmes et, dessous, un serpent se mord la queue (symbole du cycle de l’éternel retour) entouré de trois larmes.
     27) Tombe de Jean-Gilles Boivin-Chevallier. Il fut maire d’Étampes de 1826 à 1842. Il est décédé en février 1842 à 77 ans. La tombe ne présente pas de signes religieux comme un certain nombre d’autres tombes de «notables» de ce cimetière.
     28) Tombe de Pierre-Louis-Marie de Tullières et de son épouse. L’inscription mentionne qu’il fut chevalier, ancien capitaine du régiment de la couronne, chevalier de Saint-Louis, de Saint-Lazare et de Notre-Dame du Mont-Carmel. Il est décédé le 2 juin 1845 à 92 ans. On sait par ailleurs qu’il fut maire d’Étampes de 1816 à 1826. L’inscription latine «Transerunt Benefaciendo» signifie «ils ont passé en faisant le bien».
     29) Tombe de l’abbé Alexis Buffet (1797-1876). Curé de Saint-Basile pendant près de 50 ans, il a été le grand artisan de la restauration de cette église. Le grand tapis du chœur de Saint-Basile porte ses initiales. Dans le bas coté sud, la chapelle Saint-Alexis, érigée par ses soins pour honorer son saint patron, comporte un autre petit monument érigé à la mémoire de ce curé zélé.
     30) Tombe de Jules Delanoue, ancien curé de Notre-Dame, décédé le 22 juillet 1880 à l’âge de 62 ans. La pierre tombale est décorée d’une étole.
     31) Cette croix centrale daterait de 1523. Elle proviendrait de l’ancien «grand cimetière» de Bedegond et aurait été remontée ici à l’établissement du cimetière. Les bras sont étonnement courts. Le socle de pierre semble lui aussi ancien.
     32) Imposante chapelle des familles Gerosme et Chevallier (familles de meuniers). Les premières inhumations datent de 1853. La porte en fonte est richement décorée de sablier ailé. De part et d’autre de la porte sont sculptées de fines amphores.
     33) Colonne funéraire à la mémoire du musicien Joseph Kilka, né à Bikossec en Bohème, décédé à Étampes en 1864. Sur le socle figure un décor de lyre.
     34) Sépultures des familles Venard-Barré. Les Venard étaient notaires à Étampes. La tombe de Frédéric Barré (1820-1885) est richement décorée de symboles représentant les arts (palette de peintre, lettres grecques, lyre...). Une épitaphe complète l’ensemble: «Il aimait son prochain, les arts, la France et Dieu».
     35) La colonne torse du monument funéraire du docteur Alexandre Thermidor Vinache (mort en 1836 à 41 ans) honore celui qui s’est dévoué pendant l’épidémie de choléra en 1832.
     36) Les tombes de Pierre Magne (1789-1871) et de son épouse Marie-Louise Sophie (1786-1865) sont particulièrement délaissées sous le tablier métallique de la voie de chemin de fer. Magne fut pourtant architecte de la ville d’Étampes (il construisit l’ancienne sous-préfecture, la prison cellulaire, l’asile de vieillards à l’hospice). C’est à lui qu’est dédiée la rue Magne.
     37) Au sol, à demi enfouie, gît une colonne tronquée. C’est l’ancien monument funéraire de la famille Vinache.
     38) Chapelle funéraire des familles Petit-Delaune (vers 1860). On retrouve le décor de sablier ailé sur la porte en fonte et sur le fronton.
     39) La tombe d’Henriette Sevestre est une colonne surmontée d’une urne funéraire.
     40) Sépultures des familles Hamouy-Bechu. On retrouve le symbole du serpent qui se mord la queue déjà vu sur une autre tombe Hamouy.
     41) Tombe de Lucien-Eugène Charpentier, sous-lieutenant du 157e RI, mort pour la France à Uskub (Serbie) à l’âge de 22 ans le 8 octobre 1918.
     42) Sépulture pittoresque des familles Denizet-Clément.
     43) Tombe de Félix Henry Giacomotti (1828-1909). D’origine italienne, il acquiert la nationalité française à l’âge de 21 ans. Prix de Rome en 1854, il commence une carrière de peintre de portraits, d’histoire et de genre, et expose pour la première fois au Salon de 1859. Ayant épousé une étampoise, il a séjourné à diverses reprises à Étampes et y a peint plusieurs portraits de personnalités locales. Sa veuve repose à ses côté. La tombe était jadis décorée d’un médaillon en bronze dû à Carpeaux. Il a été retiré et, semble-t-il, placé dans un musée en Normandie ou à Grenoble.
     44) Grande tombe de la famille Pommeret des Varennes. Albin Pommeret des Varennes fut maire d’Étampes de 1844 à 1848 et de 1855 à 1860. En 1944, son descendant a fait don de la maison du 11 rue Louis-Moreau (actuelle résidence du sous-préfet) aux sœurs de Bon Secours.
     45) Sépulture de la famille Gresland (les Gresland ont été meuniers au moulin de la Pirouette). La première sépulture date de 1853. Le monument assez abîmé est surmonté d’un décor d’urne funéraire joliment drapée.
     46) Sépultures des sœurs de la Congrégation de la Sainte-Enfance. Huit religieuses y ont été inhumées de 1886 à 1922. Le pensionnat de la Sainte-Enfance a été établi en 1846. Il était situé face à l’actuelle Institution Jeanne d’Arc. Expulsées par les lois anti-congréganistes, les sœurs ont dû quitter Étampes en 1903.
     47) Le monument érigé à la mémoire de l’abbé Petigny, curé de Notre-Dame et fondateur de l’orphelinat, date de 1856. Sur ce monument, aujourd’hui difficilement déchiffrable, on lisait «Tibi derelictus est pauper orphano tu eris adjuter» («A toi le pauvre se confie, de l’orphelin tu es le secours», Psaume 9). Ici repose le corps de Louis Prosper Petigny, chanoine honoraire de Versailles, curé de la paroisse Notre-Dame d’Étampes, décédé le 21 juillet 1856. Le conseil municipal, les paroissiens et sa famille lui ont érigé ce monument témoignage de profonde vénération, de gratitude et de regrets. «Requiescat in Pace.»
CIMETIÈRE NOTRE-DAME MEDIÉVAL
     Un cimetière entourait l’église Notre-Dame au Nord. Il sera transféré au faubourg Saint-Jacques (hors les murs) dès le 13e siècle pour permettre l’établissement et l’extension de l’Hôtel-Dieu et des maisons canoniales. Les ossements de ce cimetière auraient alors été transférés dans la grande salle souterraine située sous l’actuelle sacristie et dénommée ossuaire.
CIMETIÈRE NOTRE-DAME NOUVEAU
     L’ancien cimetière Notre-Dame étant saturé, «Notre-Dame nouveau», a été établi en 1876. La croix fut érigée et bénie l’année de l’ouverture. Le plan du cimetière présente curieusement la forme d’un cercueil.
     Parmi les sépultures du cimetière, on remarque:
     1) Sépulture de la famille Camus, dont Lucien Camus qui fut maire d’Étampes de 1929 à 1939 et député de Seine-et-Oise en 1936.
     2) Plaque à la mémoire de Marcel Leduc mort pour la France à Coroy (Aisne) le 15 juin 1918 à 21 ans.
     3) Tombes de Emile Dalisson (1894-1915), mort pour la France au Bois-Leprêtre et de son frère Raoul Dalisson (1895-1916) mort pour la France à Verdun.
     4) Dans la sépulture de la famille Delisle est inhumée Marie-Anne Peltereau (1744-1829), veuve de Guillaume Simonneau maire d’Étampes, «mort pour la Loi», place Saint-Gilles en 1792.
     5) Chapelle funéraire de la famille Caillet en briques peintes.
     6) Tombe d’Amable Théophile Lheureux, curé archiprêtre de Notre-Dame décédé en 1889 à 65 ans.
     7) Tombe d’Adrien Desdouet, prêtre habitué (c’est-à-dire en retraite) à Saint-Basile, décédé pieusement en 1904 à 75 ans. La stèle présente un décore de calice, ciboire, blé et raisin (symboles de l’eucharistie), ainsi que les symboles de la foi (la Croix), de l’espérance (l’ancre) et de la charité (le cœur). Sur la pierre tombale figure une étole.
     8) Inscription à la mémoire de Marcel Morin, zouave mort pour la France en avril 1915 à 19 ans.
     9) Inscription à la mémoire d’Alfred Berthier, mort au champ d’honneur à Meharicourt (Somme) en juillet 1916 à 32 ans.
     10) Inscription à la mémoire de Georges Delair, mort au champ d’honneur à Soupir (Aisne) en mars 1917 à 23 ans.
     11) Sur la tombe de Paul Babault (décédé en 1885) figure un bas-relief original: deux mains se rejoignent en signe d’amitié fidèle.
     12) Inscription à la mémoire de Georges Alphonse Masson, dominicain, mort pour la France en 1914.
     13) Sépulture des défunts de la famille Duclos, parmi lesquels Marcel Duclos (1886-1956) chevalier de la légion d’honneur, croix de guerre 1914-1918, conseiller général du canton d’Étampes de 1931 à 1937.
     14) Elégante chapelle de la famille Marchand-Sintier (1883). Les angles sont ornés de colonnes cannelées de forme carrée. Le décor de branches d’olivier symbolise la paix.
     15) Chapelle de la famille Poulin-Jeanniard (1908).
     16) Tombe d’Amédée Pitault, colonel aviateur, commandant de la 1re escadre de chasse, tué accidentellement en 1938. Son nom a été donné par la suite à l’un des quartiers de la base aérienne de Mondésir.
     17) Inscription à la mémoire de Pierre Blanchet, mort pour la France le 11 juin 1940 à l’âge de 28 ans.
     18) Inscription à la mémoire de Parfait Jacob, mort pour la France en 1940.
     19) Sépulture de la famille Haury. Christian, Denise, Suzanne et Charles Haury ont tous été tués au cours du bombardement aérien d’Étampes le 10 juin 1944. On a dénommé Charles-Haury la piscine construite à Bonnevaux.
     20) Inscription à la mémoire de Lucien Gillot, spahi algérien mort pour la France le 24 mai 1940 à Verdun à 20 ans.
     21) Tombe de la famille Dallier-Mauge-Nolleau disparue dans le bombardement d’Étampes du 10 juin 1944. C’est madame Dallier qui a offert le monument construit sur les pentes de Guinette ainsi que la statue dite «la Liberté» que l’on trouve désormais dans le square de la Libération, en mémoire de toutes les victimes civiles des bombardements d’Étampes.
     22) Tombe de la famille Veret. Eugène Veret fut le donateur de la fontaine Veret place Saint-Gilles, en 1903.
     23) Sépulture de la famille Bigault de Fouchere. On voit les armes et la devise de la famille «Deus mihi scopus», Dieu est mon but.
     24) La chapelle funéraire de la famille Berrua (1915) est richement décorée de colonnes de marbre rose.
     25) La chapelle de la famille Jules Rebiffé, en pierre blanche, semble être l’une des plus récentes.
     26) La tombe richement ornée de Louis Marie Follet, curé de Saint-Basile de 1876 à 1894, est en forme de pyramide. Au revers sont gravées ses ultimes paroles.
     27) Inscription à la mémoire de Henri Dalby, mort pour la France en août 1915 à 39 ans.
     28) Tombe de Celina Vautier (1895-1953), épouse de Louis Moreau mort en déportation à Buchenwald en 1944, héros de la résistance locale.
     29) Sépulture de quelques prêtres dont deux curés de Notre-Dame (l’abbé Holtz et Maurice Lévi).
     30) La croix centrale a été érigée en 1880. Au centre les lettres I H S sont les initiales de la formule Jésus Hominum Salvator (Jesus sauveur des hommes).
     31) Inscription à la mémoire de Raymond Viau, mort pour la France en 1916 à 22 ans à Rambecourt (Meuse).
     La partie nord du cimetière est occupée par le carré militaire où sont ensevelis 111 corps de soldats des guerres 1914-1918 et 1939-1945. Parmi elles, on remarque deux tombes de soldats belges et une stèle à la mémoire des soldats musulmans (leurs noms sont placés sous le croissant) et indochinois (leurs noms sont placés sous la roue bouddhique). Parmi les tombes de soldats celle de Jacques Rohaut, résistant mort en déportation à Schwerin le 13 mai 1945 à l’âge de 22 ans.
     L’ensemble de ce carré militaire a été entièrement réaménagé en 1996.

CIMETIÈRE SAINT-BASILE ANCIEN
     La partie ouest du «nouveau cimetière» établi à la Vallée-Collin vers 1790 était réservée à la paroisse Saint-Basile. Malheureusement pour lui, ce «cimetière Saint-Basile» était situé trop près du chemin de fer. Il sera successivement amputé par l’extension des voies en 1903, par l’établissement d’un tablier métallique en 1910, et par la construction de gros contreforts en 1924.
CIMETIÈRE SAINT-BASILE MEDIEVAL
     Le premier cimetière de la paroisse Saint-Basile était situé près de l’église, au nord de l’actuelle place Romanet.
CIMETIÈRE SAINT-BASILE NOUVEAU
     Le cimetière, aujourd’hui simplement dénommé Notre-Dame Nouveau, comprenait lui aussi une partie réservée aux habitants de la paroisse Saint-Basile. Il s’agit de la partie ouest, le long de la rue de l’Egalité. On parle encore du «cimetière Saint-Basile en 1919».
CIMETIÈRE SAINT-GILLES ANCIEN
     Il est question d’un cimetière situé «près de l’église vers les piliers Saint-Gilles» et on demande sa suppression en l’an II. Le citoyen Pailhes, entrepreneur de bâtiment, construit à cette époque un bâtiment sur l’emplacement du cimetière «afin de le défanatiser». Il semble donc avoir coexisté avec le cimetière du Vivier jusqu’à la fin du 18e siècle.
CIMETIÈRE SAINT-GILLES NOUVEAU
       L’actuel cimetière Saint-Gilles (en fait situé sur le territoire de la paroisse Saint-Martin) a été établi en 1820. Il s’étendait au départ plus au Nord mais l’établissement du chemin de fer en 1841, l’a fait s’étendre dans la partie sud. Ce cimetière bien rempli comprend lui aussi quelques sépultures remarquables parmi lesquelles:
     1) Haute sépulture de la famille Rabourdin (1871).
     2) Chapelle funéraire de la famille Bouilloux-Lafont. La première inhumation date de 1915. A l’intérieur, un vitrail est dédié à la Vierge Marie. Y est enterré Marcel Bouilloux-Lafont (voir avenue Bouilloux-Lafont).
     3) Tombe de J.B. Le Courioux (1838-1925), fondateur de la société des pompiers d’Étampes. La stèle est une colonne tronquée.
     4) Tombe d’Henri Jouanny, mort pour la France en 1940.
     5) Sépulture de la famille Allain. Sur la tombe figure l’inscription «A la mémoire de Pierre Guillon mort pour la France à Gorcy (Meurthe-et-Moselle) en 1914 à 22 ans».
     6) Vieille tombe de la famille Roques en forme de pyramide. Parmi les inscriptions, on relève: Louis Alfred Roques mort en 1820 à 19 ans.
     7) Grande sépulture de la famille Imbault. Marie Renée Rosalie Imbault est morte en 1856.
     8) La croix centrale du cimetière est en ciment. Elle était jadis en pierre.
     9) Tombe de Dominique Chartier, curé de Saint-Gilles, mort en 1847.
     10) Tombe de C. Salichon (1895-1971), curé de Saint-Gilles de 1956 à 1968.
     11) La sépulture Boivin-Imbault se présente sous la forme originale de quatre obélisques. Les inhumations datent de 1855 à 1877. Les épitaphes sont particulièrement édifiantes.
     12) Tombe de la famille Latte dont René, Mariette et Jean, tous trois morts au bombardement de juin 1944.
     13) Tombe de Pascal Hippolyte Lamare, mort en 1848. L’inscription est un bel exemple de gravure ancienne.
     14) Tombe de Grégoire Venard-Duverger (1766-1847) qui fut, sous l’ancien Régime, chanoine du chapitre Notre-Dame d’Étampes.
     15) Sépulture de la famille Michault-Delestre. Inscription à la mémoire d’Henri Michault, mort en 1915 à Saint-Vaast, à 27 ans.
     16) La tombe de Céline Pajot morte en 1918 est une simple croix de fonte, joliment ornée d’une Vierge.
     17) Tombe de Thérèse Dargent (1796-1874), ornée d’un décor d’urne funéraire.
     18) Tombe de François Reuilly, mort à 30 ans en 1918 à Boursault (Marne).
     19) Chapelle funéraire de la famille Hautefeuille-Ingé (1856). Au fond de la chapelle, le vitrail est décoré des initiales familiales.
     20) Tombe de Charles Guedon (1886-1918). Son épitaphe mentionne qu’il était «ingénieur du Sud-Lumière». Les électriciens étaient rares à l’époque. Sud-Lumière était la première compagnie qui procéda à l’électrification du sud de la Seine-et-Oise.
     21) Sépulture de Louis Alexandre Noury mort le 6 juin 1849, à 22 ans, et de sa sœur Louise morte trois jours plus tard. Deux mains de bronze se rejoignent et symbolisent l’attachement éternel du frère et de la sœur.
     22) Sépultures du vicomte et de la vicomtesse La Tour de Geay (vers 1862).
     23) Tombe de Théodore Charpentier et de sa veuve. Charpentier fut maire d’Étampes à trois reprises, une première fois de 1848 à 1852, puis de 1860 à 1870, et enfin de 1882 à 1884.
     24) Sépulture de la famille Thiroin-Chevallier (1842). Le décor original est composé de larmes.
     Près de là, les tombes d’enfants le long du mur ouest présentent de très touchantes croix de fonte anciennes.
     26) Tombe de la famille Legrand. Maxime Legrand (1856-1924), avocat, fut le type même de l’érudit local. En 1904, il fit paraître les trois volumes d’»Étampes pittoresque, le guide du promeneur dans la ville et l’arrondissement d’Étampes».
     27) Chapelle funéraire de la famille Blot, joliment décorée de masques et de colonnes (1880).
     28) Tombe d’André Bloch (1886-1931) et de sa femme Marie Piffault dite Matho (décédée en 1957). André Bloch était le propriétaire qui fut à l’origine de la construction du Castel Matho.
     29) Tombe où figure une plaque à la mémoire de Louis Husson, officier mort au champ d’honneur en septembre 1915 à 25 ans.
     30) Chapelle funéraire de la famille Laporte (1894). On remarque une très belle porte en bronze décorée de palmes, symboles de victoire.
     31) Chapelle funéraire de la famille Lory (1888). La porte est, elle aussi, décorée de palmes.
     32) Sépulture de la famille Brunard-Lajote. Alphonse Auguste Brunard est décédé en 1888 à 75 ans. Il fut maire d’Étampes de 1870 à 1878.
     33) Plaque à la mémoire d’Albert Thomas, mort au champ d’honneur à Haute Chevauche (Argonne), en 1914 à 40 ans.
     34) Tombe de M. et Mme Lasnier, tués au bombardement d’Étampes, le 10 juin 1944.
     35) Tombe de Gaston Lanceleu, mort au champ d’honneur en 1917.
     36) Chapelle funéraire de la famille Angiboust (1898). Cette très belle chapelle néo-gothique est décorée de pinacles et d’une porte en fonte.
     37) Plaque à la mémoire de Pierre Dobignart, mort à Douaumont en 1916.
     38) Sépulture de la famille Chenu. Louis Laurent Chenu avocat, fut maire d’Étampes de 1884 à 1890.
     39) Tombe d’Édouard Beliard (1832-1912) qui fut maire d’Étampes de 1892 à 1900.
     La tombe de l’épouse d’André Deluol était jadis ornée d’une œuvre de l’artiste «un Ange». Madame Deluol était danseuse et influença le sculpteur vers une scénographie de mouvement.
CIMETIÈRE SAINT-MARTIN MÉDIÉVAL
     Le cimetière primitif de la paroisse Saint-Martin était naturellement situé autour de l’église, en partie sur l’emplacement de la belle pelouse face à l’église. La rue du cimetière ainsi que le nom de la «rue de Paradis», située non loin de la place, rappelle le souvenir de cet ancien cimetière. On a cessé d’y pratiquer des inhumations à partir de 1821 mais le nouveau cimetière Saint-Martin n’a été créé qu’en 1842. Il s’en est suivi une période de transition pendant laquelle la paroisse Saint-Martin n’avait plus de cimetière et faisait enterrer ses morts au cimetière du Haut-Pavé.
CIMETIÈRE SAINT-MARTIN NOUVEAU
     Le cimetière actuel a été créé en 1842. Une grande partie du mur de clôture originel subsiste. Le portail principal avec son fronton de pierre ne manque pas de charme. Ce cimetière a été agrandi en 1891, en 1949 (partie nord-ouest) et en 1962 (partie nord-est). Le carré israélite (le seul de la ville) a été aménagé dans les années 1980.
     1) Tombe de la famille Mercier. Olga, Ginette, Denise et André Mercier sont tous les quatre morts au bombardement de juin 1944.
     2) La croix centrale a été établie en 1844. Le socle est constitué d’une colonne ancienne qui pourrait être un réemploi.
     3) Tombe de l’abbé Grossetête qui fut curé de Saint-Martin et résistant pendant la 2e guerre mondiale.
     4) Tombe de la famille Paulin-Hippolyte. Inscription à la mémoire de René Paulin-Hippolyte mort pour la France à Dientenhausser (Allemagne) le 8 avril 1945. René Paulin-Hippolyte a sa rue dans le quartier Saint-Martin.
     5) Tombe de Philéas Vassal (1828-1916). Né au quartier Saint-Martin, son père était meunier du moulin de l’Ouche. Il est l’auteur d’un legs à la ville d’Étampes en faveur d’un jeune artiste étampois. A ce titre, on a donné son nom à l’ancienne rue des Écoles en 1923.
     6) Trois tombes élégantes de la famille Moreau (vers 1881).
     7) Tombe de l’architecte Elmayan (1903-1973) qui réalisa une partie des logements sociaux d’Étampes.
     8) Grande sépulture de la famille d’Adler encadrée de thuyas. Les d’Adler possédaient le château du Petit Saint-Mars, puis une grande maison sur la promenade de Guinette.
     9) Chapelle funéraire de la famille Benoist-Binet. C’est l’unique chapelle de ce cimetière. La première inhumation date de 1872.
     10) Elégantes tombes jumelées de la famille Delafoy-Girault (vers 1887).
     11) La tombe de Thérèse Pasquier (morte en 1861) semble être une des plus anciennes du cimetière.
     12) La tombe de Louise Gingréau est décorée de roses, de lierre, et de pensées (vers 1880).
     13) Sépultures 19e siècle des familles: Poilloüe de Saint-Mars, de Bierville, de la Bigne, propriétaires du château du Petit-Saint-Mars.
     14) Tombe de Jean Laloyeau (1909-1984), conseiller municipal. Adjoint aux sports, il a été président de plusieurs disciplines sportives dont la natation. A ce titre, on a donné son nom à la piscine du Pont Saint-Jean (aujourd’hui détruite), puis au stade d’honneur près de la ferme de Guinette.
CIMETIÈRE SAINT-PIERRE ANCIEN
     Ce cimetière, dont il subsiste une portion, entourait l’ancienne église Saint-Pierre détruite. Il a été agrandi en 1804 suite à la démolition de l’église. Il reste le socle en grès de la croix centrale, mais la croix elle-même a malheureusement disparu. Le cimetière a été amputé une première fois par l’élargissement de la route nationale en 1851 et une nouvelle fois en 1967. Ce petit carré de terre chargé d’histoire (on y pratique des inhumations depuis le 9e siècle) résiste malgré plusieurs projets de désaffectation complète en 1969 et en 1982.
     
1) Elégante chapelle funéraire de la famille Belzacq-Baudet. Les angles sont ornés de quatre colonnes.
Le fronton présente un décor de palmes et de couronnes. A l’intérieur, on lit la très belle épitaphe de Reine Alexandrine Marie Belzacq (1864-1887): «La nature bienfaisante versait sur elle sa grâce, L’aurore sa candeur, et les champs leur beauté, Et nous retrouvions, nous sur qui la douleur passe, Toute cette douceur dans sa bonté».
     
2) Tombe de l’abbé Perchereau chapelain de l’hospice d’Étampes, décédé dans sa 83e année le 20 mai 1882.
     
3) Chapelle de la famille Bechu-Roussin-Guerraz (1853). Les Guerraz étaient meuniers au moulin du Bourgneuf.
CIMETIÈRE SAINT-PIERRE NOUVEAU
       Ce cimetière a été créé en 1893 en pleine querelle anticléricale. C’est pourquoi il est le seul cimetière d’Étampes qui ne possède pas de croix centrale. Il fut agrandi successivement en 1924 (à l’ouest), en 1943 (suite aux inhumations des victimes du bombardements de 1940) et encore en 1968 (partie sud-est jusqu’à la pointe).
     1) Monument aux victimes du bombardement de 1940. Les corps ont été enterrés à la hâte dans cette partie du cimetière après le drame. L’inscription précise «qu’ici reposent 112 victimes des bombardements du 14 juin 1940 et du 10 juin 1944».
     Le cimetière n’est pas très riche en tombes présentant un intérêt historique ou artistique. Signalons cependant:
     2) Tombe d’Elise Henriette Raimbault victime du bombardement, décédée en juin 1940.
     3) Sépulture des religieuses de la Mère de Dieu. Les sœurs de la Mère de Dieu œuvrent à l’Institution Jeanne d’Arc depuis 1937. Une dizaine d’entre-elles sont mortes au cours du bombardement de 1944.
     4) La tombe de Jean-Jacques le Perron (1954-2001) est ornée d’une croix de métal, œuvre du sculpteur Christophe Dumont de Pussay. Ce petit monument offert par la paroisse est dédié aux personnes sans domicile fixe «afin qu’on n’oublie personne.»
CITÉ D’URGENCE DE GUINETTE
     Nom donné à l’ensemble des 20 bâtiments préfabriqués construits en 1945 sur les pentes de Guinette, rue Jean-Baptiste-Eynard, pour reloger les sans-logis suite aux bombardements de juin 1944. L’ensemble comprenait aussi un bâtiment-lavoir créé en 1945 (ADE 1232W2). Cette cité provisoire a été démolie en 1985.
CIVETTE (la)
     Sur une carte postale du début du siècle, on trouve le nom de cette enseigne au-dessus de la boutique de l’actuel n° 33 place Notre-Dame. La civette est un petit mammifère au pelage gris jaunâtre taché de noir.
     Sa fourrure était jadis recherchée ainsi que la matière odorante que l’animal secrète et qu’on utilise en parfumerie.
CLAIREFONTAINE (résidence)
     Située Promenade des Prés, cette résidence pour personnes âgées fut créée en 1976 (architecte Pellé). Ce nom très poétique semble avoir été choisi pour évoquer la vieille chanson que tout le monde connaît.
CLOÎTRE NOTRE-DAME (rue du)
     Ce nom désigne seulement la rue qui longe Notre-Dame au nord sur le plan de 1815. Cette voie a été dénommée rue de la Refonte et passage Républicain pendant la Révolution. Elle sera aussi appelée rue de la Châsse au 19e siècle (pour la partie est). [PV J7]
     Peut-être a-t-il effectivement existé un cloître attenant à la collégiale, celui-ci aurait été détruit lors du creusement des fossés défensifs autour de Notre-Dame vers 1353? Le mot «cloître» peut simplement désigner un lieu contigu à une église cathédrale ou collégiale. Cette rue comprenait un ensemble de maisons canoniales où logeaient les chanoines de Notre-Dame, ainsi que leurs dépendances telles la maison du chapitre Notre-Dame, l’ancienne et la nouvelle Chantrerie, la Mairie, la maison dite la Sorbonne ou celle des Enfants d’Aube de Notre-Dame. Jusqu’à la Révolution, il y avait aussi, près de la Chantrerie, une maison appartenant au chapitre Sainte-Croix d’Étampes (ADY 1Q353). Il existait un calvaire dans le cloître avant la Révolution. La croix sera remise en place en 1804, à son emplacement d’origine (A dioc. rfnd). Elle a disparu à nouveau au cours du 19e siècle. D’autres maisons jouxtaient la collégiale, en 1840 il y a le projet de les détruire. Une école primaire, avec pensionnat, est citée en 1850 et elle existera jusqu’en 1868 (AM 1 R3). Elle figure sur un plan de 1866 (ADE 51X42).
CLOÎTRE NOTRE-DAME (place du)
     Au cadastre actuel, ce nom désigne la placette formée au carrefour de la rue du Cloître-Notre-Dame et de la rue Mauconseil.
CLOS ANDRÉ
     Propriété située au 16 rue Saint-Martin. «André» est le prénom de monsieur Bloch dont l’ancienne maison (le castel Matho) est toute proche.
CLOS BLAVET
     Nom primitivement donné au lotissement du Bourgneuf commencé vers 1905. Monsieur Blavet était le propriétaire-lotisseur du lotissement du Bourgneuf.
CLOS D’ADRIEN (le)
     Cet immeuble a été construit dans le haut de l’avenue de la Libération en 2002. Cette dénomination est une fantaisie du lotisseur.
CLOS DE BELLEVUE (impasse du)
     Le nom de «clos de Bellevue» apparaît sur le plan de 1924. Ce terrain a été loti en 1974 sur l’emplacement des poulaillers de M. de Menibus. [PV G5]
CLOS DE GUINETTE
     Ce lieu est cité dès 1760 pour désigner la grande ferme de Guinette (fPJ). Ce nom figure encore sur le plan de 1924 pour désigner le terrain autour de la ferme. La ferme est aujourd’hui encore entourée d’un vieux mur impressionnant.
CLOS DE LA BRETONNERIE
     Nom donné au 16e siècle au terrain aujourd’hui partiellement bâti, délimité par les actuelles rues du Pont-Martine, de la Digue, et de La Bretonnerie. Ce nom vient de l’ancienne aumônerie des Bretons à laquelle succéda le couvent des Mathurins (AG).
CLOS DES CÉLESTINS
     Ce lieu-dit cité en 1763 était situé près de Villesauvage (ADE H dépôt 1 B62).Ce nom ne sera pas retenu par la suite. Les Célestins de Marcoussis possédaient la ferme de Villesauvage depuis 1404.
CLOS DE VILLESAUVAGE
     Ce champ, probablement clôturé, est cité en 1790 (AM 1G2).
CLOS DU BOURGNEUF (le)
     Ce lieu-dit du cadastre de 1827 fut loti à partir de 1904. Il était alors appelé le Clos Blavet. [ALD 302]
CLOS DU TEMPLE (le)
     Le nom de ce champtier disparu est cité en 1748 (ADE 8 I H 5). On trouve la forme altérée «Clou du Temple» citée en 1618 (AD E 3787) (voir le Temple).
CLOS MOREUX (le)
     Ce lotissement désigne une partie du programme des maisons construites et desservies par les rue du docteur Camus, rue du Hurepoix et rue de la Brie à Guinette. Ce nom est une déformation flatteuse de «Gros Moreux», lieu-dit du cadastre situé non loin.
CLOS SAINT-ANTOINE (le)
     Le nom de ce champtier disparu est cité en 1629 derrière les Mathurins (ADE52 H 6). Dujardin semble l’identifier au manoir de Bressault. S’agissait-il d’une propriété de l’ancien hôpital Saint-Antoine établi au 13e siècle dans la rue du même nom?
CLOS SAINT-LAZARE (le)
     Ce champtier non situé est cité en 1537 et en l’an II (ADY 1Q353). S’agissait-il d’une propriété de l’ancien hôpital Saint-Lazare établi en 1120 dans l’actuelle avenue de Paris?
CLOS SAINT-MARTIN (rue du)
     Cette voie a été créée pour desservir les nouveaux immeubles bâtis en 1955 (architecte Elmayan) (ADE 1025W32). Le clos occupe le site de l’ancien jardin de la Villa André. [PV F6]
CLOS SAINT-MARTIN (résidence du)
     Situé au 117 rue Saint-Martin, cet immeuble a été terminé en 2001.
CLOS VALLETON (le)
     Lieu-dit cité en 1512 aussi dit le Fourneau (ADE E3913). Valton doit être le patronyme d’un des propriétaires.
COCHEREAUX (les)
     Lieu-dit du cadastre cité dès 1565 (AD 3780). Ce nom évoque spontanément les petits cochons... Mais en vieux français le mot peut aussi désigner une hauteur, ce qui correspond bien au relief de ces collines qui dominent le quartier Saint-Pierre. [LD 54]
COCHEREAUX (rue des)
     Le lotissement de cette rue date de 1971. Le nom vient du lieu-dit précédent. [PV J9]
COCHEREAUX (sente des)
     La sente des Cocheriaux ou des Courtes est citée dès 1827 (ADE 3O158). Elle figure toujours au cadastre. [PV IJ10]
COCHET (rue du)
     Cité en l’an X, il s’agit d’un des anciens noms de l’actuelle rue Dom Fleureau.
     Le cochet est un coq en vieux français. Ce nom pourrait venir de l’enseigne d’une auberge.
COIGNÉE (la)
     Ancienne auberge située rue de la Boucherie et citée en 1616 (fpm). Ce nom pourrait venir d’une enseigne en forme de hache ou bien de la situation de la maison au coin de la rue.
COIN DE L’AIGLE (le)
     Cet ancienne auberge était située au coin de la rue Saint-Jacques et de la rue Simonneau citée en 1853 (f PJ). Une enseigne représentant un aigle devait être à l’origine de ce nom.
COIN DE ROME (le)
     Ce nom figure sur un plan du 18e siècle pour désigner la portion de la rue de l’Alun qui touche à l’actuelle rue de la République (ADE E 3845). Ce mystérieux «coin de Rome» est bien situé dans la quartier Saint-Pierre.
COLLÈGE
     Un premier collège est fondé en 1514 à la demande des Etampois qui estiment «que leur ville serait mieux défendue par des citoyens bien instruits...que par des murailles et autres fortifications.» L’année suivante, une maison est achetée à cet effet, à l’angle de la rue Saint-Antoine et de la rue Magne. Dès 1561, la maison menace ruine et l’on achète la maison contiguë en 1564 le tout est aménagé sans doute sur les plans de Michel Gueron. La tourelle d’angle en poivrière est le seul vestige de ce premier collège, mais on sait qu’elle a été en partie reconstruite au début du 20e siècle. Cette tourelle est ornée d’une fenêtre réemployée et surmontée d’un fronton millésimé «1564». L’instruction sera assurée par les religieux barnabites à partir de 1629, côté rue Saint-Antoine. Le 20 février 1745, le roi Louis XV entend la messe dans ce collège. La maison sera vendu comme bien national en 1796 et divisé en deux. La maison du 2 rue Magne fut reconstruite en 1822, sans doute par Joseph ou Pierre Magne. La façade du 17 et 17bis rue Saint-Antoine sera refaite en 1835 par Pierre Magne, architecte et propriétaire.
     Après la Révolution, le Collège investit l’ancien couvent des Barnabites (au 10 rue Saint-Antoine actuel) reconstruit en 1728. Dans ces locaux est inaugurée en 1808 l’école secondaire communale.
     Le clocheton comprend une cloche qui date de 1822, elle remplace la cloche des Barnabites. Un dortoir est établi en 1828 (ADE 4 M 5\5). De gros travaux sont réalisés sur la façade en 1854. En 1871, pendant la guerre, une partie du collège est transformée en ambulance pour soldats. Le bâtiment est encore agrandi vers 1880. L’ancienne chapelle est «convertie» en dortoir et réfectoire en 1867 mais une chapelle est encore citée en 1890. La classe enfantine est créée en 1894. L’aile en retour, côté rue Brunard, date de 1885. Dans l’aile gauche, se tenait l’internat. Dans le couloir d’entrée, une plaque rassemble les noms de tous les enseignants et anciens élèves du collège morts au cours des deux dernières guerres. En décembre 1891, le conseil municipal se déclare favorable au vœu de l’association des anciens élèves demandant que le collège porte le nom de Geoffroy Saint-Hilaire.
     En août 1914, le collège est transformé en hôpital de campagne. En 1942, le collège occupé par l’armée allemande s’installe provisoirement rue Sainte-Croix. Le local «Croix-Rouge» figure sur un plan de 1940 à l’angle nord-est des bâtiments du collège.
     Parmi les célébrités qui ont fréquenté l’établissement, il faut citer l’écrivain breton Anatole Le Braz (1859-1926) qui a été professeur de philosophie au collège d’Étampes vers 1880. L’écrivain et critique littéraire Jean-Louis Bory a été pensionnaire au collège vers 1930. Il en parle dans son roman «Chère Aglaé» (1947) ainsi que dans son recueil de souvenirs «Ma moitié d’orange». Un peu plus tard, c’est Georges Perec qui a été pensionnaire au collège d’Étampes, de l’année scolaire 1949-50 à l’année scolaire 1951-1952 puis en 1953-1954. Il fait allusion à Étampes dans sa correspondance publiée avec l’auteur étampois Jacques Lederer. Le nom du collège réapparaît chez Perec dans «Un homme qui dort», et les souvenirs scolaires de cette époque nourrissent tout un chapitre de «53 jours» (roman posthume et inachevé). Pierre Goldman, demi-frère du célèbre chanteur Jean-Jacques Goldman, élève extrêmement agité et contestataire, a passé sa seconde en 1960-61 au collège d’Étampes. Militant d’extrême-gauche révolté par tout ce qui ressemble au fascisme, mêlé à des guérillas en Amérique du Sud, il mènera une vie extrêmement agitée qui le conduira en France à la délinquance. Condamné pour meurtre, il fut rejugé en 1976 à la suite d’une campagne d’opinion et reconnu innocent. Il sera néanmoins assassiné en 1979 par un groupe d’extrême-droite. Maxime Leforestier écrivit à son sujet sa célèbre chanson «la vie d’un homme».
     A partir de 1965, le lycée Geoffroy-Saint-Hilaire est transféré sur le plateau de Guinette. Le collège devient alors collège Jean-Etienne-Guettard.
COLLÈGE DE GUINETTE
     Voir Guinette, collège de.
COLLÈGE MARIE-CURIE
     Voir Curie, Marie, collège.
COLLÈGE (rue du)
     Ancien nom de l’actuelle rue Cyrille Brossard au 19e siècle.
COLOMBIER (le)
     Nom donné à la partie nord de l’ancienne auberge du Grand Sauvage divisée au 18e siècle. Cette maison, incluse par la suite dans l’ancien Hôtel-Dieu, est aujourd’hui démolie. Il y avait peut-être un colombier à proximité des murs des remparts.
COLOMBIER (le)
     Lieu-dit du cadastre cité dès 1751 (ADE 8 I H 5). Il tire son nom du «fief du Colombier» cité en 1618 et situé au-dessus de Gérofosse (AD E 3787). Ce fief relevait du seigneur de Saint-Cyr (la Rivière) avant d’être acquis par le seigneur du Bourgneuf au 17e siècle. Tirait-il son nom d’un ancien pigeonnier? [LD 57]
COLOMBIER (rue du)
     Voie nouvelle du lotissement des Cochereaux dénommée en 1972 du nom du lieu-dit tout proche. [PV J9]
COMMANDERIE (hôtel de la)
     Située au 27 rue des Cordeliers, cette maison appartenait aux Templiers de Chalou puis aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. On y trouve une belle cave médiévale. Dans la même rue, un grand bâtiment a servi de Grange aux Dîmes pour les mêmes Templiers puis pour les Hospitaliers (MN) (ADY 1Q353).
COMMANDERIE (chemin de la)
     Ce chemin figure au plan Trudaine (1785), à peu près à l’emplacement du boulevard Pasteur. Il menait en effet à la maison du Temple, annexe de la commanderie de Chalou.
COMMANDEUR (le)
     Le nom de ce champtier disparu est cité dès 1748 près de Chamdoux (ADE 8 I H 5). Ce nom est certainement une référence à la maison des Templiers située au Chesnay.
COMMISSARIAT DE POLICE
     Cette grande maison du n° 7 avenue de Paris fut le siège de la Kommandantur allemande durant les années sombres de l’Occupation. A la Libération, elle devint le commissariat de Police. Sur la façade de cette maison du 19e siècle figure un œil-de-bœuf. La cage d’escalier est décorée de statues qui semblent représenter l’industrie et l’agriculture.
COMMUNE (place de la)
     Ce nom est cité en l’an IV (AM 1G5). Il s’agissait sans doute de la place située devant l’Hôtel de Ville.
COMPOSTELLE (salle)
     Salle construite en 1997 dans les jardins du presbytère du 18 rue Évezard (architecte André Chatelin).
     Elle fut baptisée ainsi suite à un pèlerinage d’Étampois à Compostelle, et en référence au passé jacquaire d’Étampes.
COMTE (rue au)
     La rue «au conte» est citée en 1605 (A dioc 1). Cette voie, au départ très étroite, fut élargie en 1874. Le dernier alignement date de 1967. Le pont, au bout de la rue, date de 1801. [PV J7]
     Le comté-pairie d’Étampes fut érigé en 1327 à partir de la baronnie d’Étampes. En 1536, le comté d’Étampes fut érigé en duché. Voici la liste des différents comtes d’Étampes: Charles d’Evreux (1305-1336); Louis d’Étampes (1336-1400) fils du précédent. Louis 1er de France (1339-1384), duc d’Anjou et du Maine, pair de France, devint comte d’Étampes en 1381 suite à une donation, il sera en outre roi titulaire de Naples et de Jérusalem. Jean le Magnifique de France (1340-1416) duc de Berry et d’Auvergne, devint comte d’Étampes en 1384 par cession des héritiers du précédent. Philippe II le Hardi de France (1342-1404), duc de Touraine, duc de Bourgogne et pair de France, devint comte d’Étampes en 1387 par la cession de l’usufruit de son frère. Jean-Sans-Peur de Bourgogne (1371-1419), duc de Bourgogne et pair de France, comte de Flandre, devint comte d’Étampes en 1404 comme fils du précédent. En 1416, à la mort de Jean, duc de Berry, le dauphin Charles de France (futur Charles VII) confisqua le comté, qu’il attribua en 1421 à Richard de Bretagne (1395-1438), seigneur de Clisson. En 1435, en vertu de la paix d’Arras, Jean de Bourgogne (1415-1491), comte de Nevers, baron de Donzy, pair de France, à qui Philippe III le Bon, duc de Bourgogne, avait cédé ses droits sur le comté d’Étampes, prit possession de celui-ci.
     En 1442, la veuve de Richard de Bretagne, Marguerite d’Orléans, obtint du roi le retour du comté à son fils François, futur duc François II de Bretagne (1435-1488), comte de Richemont et de Montfort. Ce transfert fut contesté par le duc de Bourgogne et plusieurs de ses partisans, au motif que la mort de Louis d’Étampes sans postérité avait fait retour du comté à la couronne. Ce retour fut entériné en 1477. Le roi Louis XI donna alors le comté à Jean de Foix, vicomte de Narbonne. Gaston de Foix (1489-1512) comte de Foix et de Bigorre, duc de Nemours, vicomte de Narbonne, baron de Puisserguier et pair de France, reçut le comté d’Étampes en 1503 en tant que fils du précédent.
     A la mort de Gaston de Foix, le comté fit retour à la couronne et le roi Louis XII le donna en 1513 à son épouse, Anne, duchesse de Bretagne (1477-1514). Claude de France (1499-1524) duchesse de Bretagne, reine de France, fille de la précédente devint comtesse d’Étampes en 1514. Le titre fut ensuite transféré par le roi à Arthus Gouffier, duc de Roannais et pair de France, comte de Caravas, baron de Passavant, de Maulévrier, de Roanne, de la Mothe-Saint-Romain, de Bourg-sur-Charente et de Saint-Loup, seigneur d’Oiron, de Villedieu, de Valence et de Cazamajor. Il fut aussi grand maître de France. Claude de France (1499-1524), duchesse de Bretagne, reine de France, devint comtesse d’Étampes en 1519 par retour en jouissance. Jean de La Barre, vicomte de Bridiers, baron de Vérets, seigneur de La Barre, de Villemartin, du Plessis-les-Tours, de la Subterrane, de Coez et de Jouy-en-Josas, prévôt et gouverneur de Paris, devint comte d’Étampes en 1526 à titre viager. Jean IV de Brosse de Bretagne, comte de Penthièvre, duc de Chevreuse devint comte d’Étampes en 1534 puis premier duc à l’érection du duché d’Étampes en 1536.
     Lequel de ces comtes d’Étampes a-t-on particulièrement voulu honorer par cette rue au comte?
     Cette dénomination pourrait aussi avoir un lien avec la fondation de la «messe au comte» en 1368 par Louis II d’Evreux.
     Au n° 6, immeuble de la résidence des Dames.
     Sur un vieux mur, jolie porte piétonnière cintrée en pierres.
COMPTE (rue)
     Rue non identifiée de la paroisse Saint-Martin citée en 1731 (ADE E sup. 803).
CONCEPTION NOTRE-DAME (la)
     Ancienne auberge située place du Marché-Notre-Dame et citée en 1527 (ADE5Mi 11). L’Immaculée-Conception est cet article de foi, défini comme dogme en 1854 mais cru depuis très longtemps dans l’Eglise, selon lequel la Vierge Marie a été, elle-même, préservée du péché originel dès sa Conception. L’enseigne de l’auberge devait être une image de la Vierge.
CONGRÉGATION (la)
     La «Congrégation Notre-Dame» des chanoinesses régulières de Saint-Augustin a été fondée au 17e siècle par Saint Pierre-Fourrier. Une communauté s’établit à Étampes dès 1630. Après avoir occupé plusieurs maisons de la ville, la «Congrégation» s’installe en 1649 dans le quartier Saint-Gilles, sur le site du carrefour des Religieuses et de l’actuel stade du Filoir. A la Révolution, leurs biens sont vendus. Les locaux servent de prison durant la période révolutionnaire. Sur le terrain on crée le magasin de subsistance. En 1807, une communauté parvient à revenir à Étampes. Les sœurs rachètent alors l’ancien couvent des Cordeliers et réouvrent une école de filles. Les bâtiments sont reconstruits en 1844, la chapelle est rebâtie en 1864. En 1901, les religieuses sont à nouveau chassées. Leurs biens sont rachetés par la famille Bouilloux-Lafont qui lotira l’ensemble du terrain. Seuls subsistent quelques vestiges de cette «deuxième» Congrégation. Le grand bâtiment du 4 rue Bouilloux-Lafont était une partie du pensionnat bâti vers 1863. Les fenêtres sont décorées de petits frontons trilobés. La maison du 3 bis et la salle du 3 ter rue Léon-Grenier figurent sur le plan du Couvent avant la démolition. La chapelle occupait l’emplacement compris entre les n° 6 et n° 5 rue Léon-Grenier. Le grand bâtiment du cloître occupait à peu près l’emplacement de la rue Laurent-Chenu.
CONGRÉGATION (rue de la)
     Ancien nom de l’actuelle avenue Bouilloux-Lafont. Cette rue a été établie sur le site du deuxième établissement de la Congrégation.
CONGRÉGATION (pont de la)
     Ce pont sur la Rivière d’Étampes est toujours visible au bout de l’avenue Bouilloux-Lafont. Il a été établi en 1912 par Bouilloux-Lafont.
CONILLES (impasse des)
     La «ruelle des cognines» est citée dès 1605 (A dioc 1),» rue des Conilles» en 1790. «Conil» signifie lapin en vieux français (jusqu’au 15e siècle). C’est dans cette impasse étroite et pittoresque que l’on peut voir les vestiges du chevet de la collégiale Sainte-Croix. On remarque aussi une vieille porte cintrée en pierre, à demi-murée et, au fond de l’impasse, une maison ancienne joliment rénovée. On y a trouvé un fragment de poterie datable du 11e siecle. (P E) [PV I6]
CONNILLONS
     Le nom de ce champtier cité en 1549 fait sans doute référence à la présence de lapins en ce lieu (AM tv).
CONSERVATOIRE DE MUSIQUE
     L’édifice occupe l’emplacement de l’ancien hôtel de l’Écu de Berry devenu Sous-Préfecture à partir de 1819. La maison est très transformée entre 1854 et 1859 par l’architecte Pierre Magne. Elle sera inaugurée en 1860. L’arrondissement d’Étampes étant supprimé en 1926 au profit de l’arrondissement de Rambouillet, la sous-préfecture est transformée en salle de classe et salle des fêtes en 1930. L’école de musique s’y installe en 1962. A cette occasion, la façade est modifiée. L’aile nord date de cette époque. Dans
le hall d’entrée, on reconnaît la statue «Cérès des moissons» du sculpteur Deluol, jadis placée au carrefour de la Libération. L’école connaîtra encore de nouveaux aménagements en 1982.
CONSTITUTION (rue de la)
     Nom donné pendant la période révolutionnaire à la section de la rue de la République correspondant à l’ancienne rue de la Cordonnerie (AD L 109). La première Constitution française fut définitivement adoptée le 3 septembre 1791.
CONTY (sente à la)
     Cette sente située vers Valnay est citée en 1869 (ADE 3O168).
COOPÉRATIVE AGRICOLE
     Construit dans les années 1930, le grand silo est toujours en service dans l’avenue du 8-Mai-1945.
     Il reste sur les grands murs blancs l’intitulé «coopérative agricole de la région d’Étampes».
     La coopérative était aussi installée dans les locaux de l’ancienne Malterie. Ce silo sera désaffecté en 1968 avec l’ouverture de la coopérative dans les locaux de l’ancienne sucrerie de Morigny. Sur le site du carrefour des Religieuses sera bâtie, dans les années 1970, la maison de l’agriculture.
COQ (le)
     Cette maison située au n° 30 place Saint-Gilles correspond au n° 137 rue Saint-Jacques. Elle est citée en 1773 (AM 1). Il semble qu’elle ait appartenu aux Célestins de Marcoussis jusqu’à la Révolution et ce probablement dès 1500 (AN CM). La maison devait tenir ce nom d’une enseigne. Côté place, cette grande maison présente un pignon sur lequel on voit deux baies carrées du 16e siècle.
COQ (le)
    Autre maison du même nom citée en 1908 dans la rue Évezard (dcm).
COQ (rue du)
     Cette rue est dénommée rue du Puits du Coq sur le plan de 1815 et rue des Cordeliers sur le plan de 1844. Ce nom désigne aussi l’actuelle petite rue du Coq sur le plan de 1815. [PV G6]
     Le nom vient de l’ancienne auberge du Coq située rue Saint-Jacques.
     Cette rue était bordée d’un ruisseau (un égout en plein air) encore cité en 1913 (dcm).
     Au n° 30, cet edifice a été construit au début du 16e siècle sur des terrains acquis par les célestins de Marcoussis entre 1491 et 1509. Il devait servir à l’administrateur des religieux qui possédaient de nombreux biens à Étampes. Vendu en 1791, il a été remanié et partiellement reconstruit aux 19e et 20e siècles.
COQ (rue du)
     Cette autre rue du même nom, citée en 1833, sera dénommée rue du Pont-Martine en 1888.
COQ (petite rue du)
     Cette voie très étroite, située non loin de la maison du même nom, est appelé rue du Coq sur le plan de 1815 et rue du Petit-Coq en 1833. [PV G6]
COQ (lavoir du)
     Ce lavoir cité en 1819 était situé près des Portereaux.
COQ D’OR (le)
     Champtier cité en 1790 vers Bois-Mercier (AM 1G2). Ce nom n’a plus été retenu par la suite.
COQ EN PATE (le)
     Cette auberge est citée en 1773 (AM1). Elle était située dans la partie Ouest de l’actuelle place de l’Ancienne-Comédie. A partir de la Révolution et jusqu’en 1844, elle servit de salle de spectacle. La salle a été détruite en 1847 mais l’auberge a subsisté quelques temps (dcm). Marquis nous apprend que l’enseigne représentait un coq sortant d’un pâté.
COQ HARDI (le)
     Ancienne auberge citée au 19e siècle. Elle était située vers le n° 71 rue Saint-Jacques (ADE5Mi 11). Marquis décrit l’enseigne «un coq perché sur le dos d’un lion».
COQUELICOTS (allée des)
     Cette voie nouvelle de la ZAC des Cottages a été dénommée en 1982. Le coquelicot, plante à fleur rouge bien visible, est très fréquent dans les cultures. [PV H3]
COQUERIVE (avenue de)
     Le nom de «Cocquerive» est cité dès 1601 (ADE 71 H 13). Il viendrait de la présence en ce lieu des cuisines de bateliers au temps du Port d’Étampes (lm). L’avenue était jadis bordée d’une triple allée de peupliers. Ils furent abattus en 1878 et remplacés par des tilleuls qui ont été eux-mêmes abattus depuis. En 1969, cette voie fut considérablement élargie et carrément percée dans sa partie Est pour faire passer la déviation de la nationale 191. [PV K 7/8]
     Une barrière à bestiaux pour l’octroi est citée en 1836 au bout de l’avenue.
     Une fabrique de produits chimiques est aussi citée en 1920.
     Le pont pour la déviation de la nationale 20 date de 1960.
     Le quartier s’est considérablement modifié avec l’aménagement de la «ZAC Coquerive»: L’hôtel «Auberge de France» a ouvert ses portes en 1989 (architectes Evelin et Vayne). Le «restaurant» Mc Donald en 1993. Le centre de tri de la poste a ouvert ses portes en 1995, il dessert 25 communes du sud de l’Essonne. On remarque aussi l’architecture audacieuse de l’immeuble de la Société des Eaux de l’Essonne avec son pignon en pointe.
COQUERIVE (impasse)
     Cette petite voie réserve quelques jolies surprises. On y voit trois grandes pierres plates sur le ru de Gallardon à la façon des anciens ponceaux. On remarque aussi, au bout de l’impasse, un joli mur d’angle et un petit lavoir privé tout au fond. [PV J8]
COQUERIVE (moulin de)
     Ce moulin est aussi appelé moulin du Perray ou moulin Tournemine au 19e siècle. Il a été établi par Bouthemart sur le ru de Coquerive en 1814. Les laboratoires Dausse s’installent dans les bâtiments vers 1914. Complètement déclassé en 1932 (ADE 7S51), il est aujourd’hui transformé en immeuble.
COQUERIVE (rue de)
     Cette rue est citée dès 1605 (A dioc 1). Le «coing de Cocquerive» est cité en 1683 (B F). Elle est dénommée chemin du moulin de Coquerive en 1833 (AM2) et rue du Moulin des Fontaines en 1844. Le lavoir de l’Hôtel-Dieu est cité en ce lieu en 1563 (ADE H dépôt 1B). On y voit d’anciennes bornes chasse-roues à l’entrée, côté rue de la République et un petit bâtiment en briques portant le millésime «1888». Le clos du jardin comporte encore un pilastre orné d’une grosse boule. [PV JK/8]
COQUERIVE (pont de)
     Ce pont qui faisait traverser l’avenue de Coquerive sur la Juine est dit «abîmé» en 1890 (dcm). Il a été complètement démoli à l’occasion de l’élargissement de l’avenue pour la déviation de la nationale 191.
COQUERIVE (rivière de)
     Ce bras du Juineteau cité dès 1605 (A dioc 1) débouche dans la rivière d’Étampes au droit du moulin de l’Ile Maubelle.
COQUESALLE
     Lieu non identifié cité en 1655 (ADE E3772).
CORBEIL (ancien chemin de)
     Ce chemin cité en 1869 (ADE 3O168) désignait jusqu’à très récemment l’actuel chemin de La Ferté-Alais. La vieille ville de Corbeil fut, jusqu’en 1965, l’autre siège de sous-préfecture pour cette partie sud de l’ancienne Seine-et-Oise.
CORBETTES (les)
     Lieu-dit du cadastre. «Le Corbet» est cité dès 1790 (AM 1G2). Corbette est un vieux mot pour désigner les corbeaux. Ces tristes oiseaux. [LD 287]
CORDELIERS (rue des)
     Cette rue, citée dès 1731 (ADE E sup. 803), est aussi désignée comme rue «Basse des Cordeliers» au 18e siècle (AD E3845). Pendant la période révolutionnaire, elle prend le nom de rue de Bouzonville. Les Franciscains (que l’on appelait Cordeliers à cause du cordon de leur habit brun) sont établis au quartier Saint-Gilles dès 1233. Après la Révolution, une partie de leur ancien couvent sera rachetée par les Dames de la Congrégation. Elles y établiront leur nouveau Couvent et pensionnat au cours du 19e siècle. Il reste du couvent des Cordeliers un petit bâtiment et un joli pont de pierre sur la Rivière d’Étampes face à la tour du Loup, visibles au 13 rue Léon-Grenier. [PV GH6]
     Au n° 4, emplacement de la Basoche.
     Au n° 8, maison ancienne avec, à l’angle de la rue Simonneau, un reste de cul de lampe orné.
     Au n° 12, maison avec fenêtre fin 17e siècle et porte piétonne 18e siècle. Les fenêtres sont joliement cintrées. L’escalier semble du 18e siecle. Dans le grenier on trouve un graffiti sur le pignon nord « Alexandre Parlehaut 1759 »
     Au n° 18-20, maison avec porte piétonnière cintrée en pierres et petit escalier.
     Au n° 22, maison ancienne qu’une tradition dit être la «maison de Chalo-Saint-Mars» .
     Au n° 32, ancienne boutique de vannier avec sa vieille devanture en bois.
     Au n° 1, cette maison ancienne a conservé sous son fronton triangulaire une vieille porte en bois ornée de gros clous.
     Au n° 3, ancienne auberge du Roi d’Espagne (CP).    
     Au n° 13, ancienne auberge du duc de Vendôme.
     Au n° 19, maison ancienne avec appui-fenêtre en fer forgé du 18e siècle.
     Au n° 21, ancienne école mutuelle créée en 1818 (AM 4 M6\2).
     Au n° 23, maison avec cellier à voûtes d’ogives.
     Au n° 27, ancien hôtel de la Commanderie. Sur ce site sera aussi établi un moulin à vapeur au 19e siècle.
     Au n° 33, ancienne salle de cinéma l’Alhambra réaménagée en magasin.
     Au n° 33 bis, jolie maison du début 20e siècle en briques et pierres.
     Un lavoir à laine est cité dans la rue en 1840 (AM série J).
     Dans cette rue aussi, un ouvroir a été établi par les sœurs de la Congrégation dans une maison achetée en 1826.
CORDELIERS (pont des)
     Ce pont cité en l’an X (dcm) doit désigner un des pont sur la Rivière d’Étampes situé au bas de la rue des Cordeliers. Une passerelle établie par Bonnard sur la rivière d’Étampes est citée dès 1835 (ADE 7S37).
CORDELLE
     Le nom de ce champtier cité en 1549 (AM tv) n’a pas été retenu par la suite. Cordelle peut parfois signifier petite hauteur (mEL).
CORDONNERIE (rue de la)
     Cette rue est citée dès 1579 (AN MC). Il s’agit de l’ancien nom donné à la section nord de l’actuelle rue de la République. Ce nom désignait également l’actuelle rue Tessier sur le plan de 1815. On sait qu’il y avait en ce lieu une ou plusieurs fabriques de chaussures au 18e siècle.
CORNE (rue de la)
     Cette rue non identifiée était située «près des Remparts et du Jeu de Paume». Elle est citée en 1773 (AM 1).
     Le mot «corne» pouvait désigner un angle saillant ou recourbé. Il pourrait donc s’agir de la forme de la rue ou d’une intersection.
CORNE DU CERF (la)
     Ancienne auberge située vers le 25-27 de l’actuelle rue de la République (ADE5Mi 11). Le mot corne ne pouvant désigner les bois de l’animal, il faut plutôt comprendre cette expression comme «le coin du cerf»: une maison située dans l’encoignure d’une rue, ayant pour enseigne un cerf.
CORPS SAINTS (les)
     Cette ancienne auberge de la rue Mauconseil est citée en 1527 (ADE 5MI11). Ce nom vient des reliques des saints Cant, Cantien et Cantienne rapportées par Robert le Pieux à Étampes et conservées à Notre-Dame. La châsse des Corps-Saints était l’objet de grandes vénérations par les Etampois jusqu’à la Révolution.
CORSEREAU
     Lieu-dit cité en 1629 situé à Saint-Martin (ADE E 3792). En vieux français, un «corserot» désigne un petit cheval.
CORTEUSE
     Lieu-dit du cadastre en partie boisé. «Courtheuse» est cité dès 1549 (AM tv). On trouve aussi les formes «Courtheuse» ou «Courteheuse» voire même «Courthour» en 1640 (ADE E3924). Un manoir de Corteuse est cité en 1482. Le «hameau de Courteheuse» est cité en 1683 (B F). Il appartenait aux Célestins de Marcoussis jusqu’en 1616. Il comprenait un colombier. Au 18e siècle, la maison n’est plus que ruines car on trouve en 1791 (AM 1G2) la mention du champtier des «Mazures de Courteuse». Ce nom est certainement une dérive du bas latin «cortis» qui signifie ferme, cour de ferme, ou domaine. [LD 139]
CORTEUSE (montoir de)
     Ce chemin pentu figure sur un plan de 1806. Il traverse le bois de Valnay.
CORTEUSE (chemin de)
     La sente du même nom est citée dès 1889 (ADE 3O158). Ce chemin est aujourd’hui goudronné car il dessert quelques pavillons.  [PV BC5]
CORVÉES (chemin des)
     Ce chemin situé à l’ouest du Sault-Bidault est cité en 1790 (AM 1G2). La corvée désigne le travail gratuit que les roturiers devaient à leur seigneur. Cette institution a dû laisser quelques mauvais souvenirs aux Étampois pour donner son nom à un chemin.
COTEAUX DE LA TOUR (les)
     Ce lotissement desservi par la rue de l’Échelle a été construit vers 1987. Ce nom fait bien sûr référence à la tour de Guinette toute proche.
COTILLON
     Champtier cité en 1577 (ADE E3913). «Coquillon» figure aussi sur un plan du 18e siècle près d’Heurtebise (AD E3845). L’expression ancienne «réduire en cotillon» signifiait appauvrir. Ce nom pourrait être le souvenir d’un pillage.
COTTAGES (avenue des)
     La ZAC des Cottages fut créée vers 1980 par la société France-Cottage de Boulogne. La voie nouvelle a été dénommée ainsi en 1982. Un autre lotissement des Cottages désigne le programme construit vers 1995 pour les actuelles rues des Sanves et des Renoncules. Le mot Cottage désigne à l’origine une «petite maison de campagne élégante de style rustique». [PV G3]
COUDRAIES (les)
     Lieu-dit du cadastre. Le champtier du «Cousdray» apparaît dès 1593 (AD 3782). Le fief du «Couldray» est cité en 1655 (AD E3772), les «Hauts de Cousdray» en 1690 (AD E 3810). On trouve aussi dans le même document «Coudray aux Plantes». Ce nom signifie simplement: lieu planté de coudriers, c’est-à-dire de noisetiers. Les seuls arbres qu’on voit désormais à l’horizon de cette plaine monotone sont les platanes qui bordent si joliment la départementale 63. [LD 226]
COUDRAIES (chemin des)
     La «sente du Coudray» est citée dès 1827 (ADE 3O158). Elle dessert le lieu-dit du même nom. [C 232]
COUDRIER (chemin du)
     Ce chemin différent du précédent figure au cadastre actuel. Les «Coudriers» est le nom d’un autre champtier cité en 1673 (A dioc 2). L’étymologie est la même. [C 230]
COUE (les)
     Ce champtier apparaît en 1635 près de Vauvert (ADE 58 H 1). On trouve encore «les Coues» cité en 1790 (AM 1G2). Il peut s’agir d’un dérivé de couette qui signifie «queue». Ce nom pourrait évoquer la forme du champ (m.EL).
COUPE D’OR (la)
     Maison située rue Saint-Antoine (fpm). L’enseigne évocatrice de luxe est simple à imaginer.
COUR DES MIRACLES (la)
     Nom populaire donné à une vieille maison très pittoresque pourvue d’une cour intérieure qui était située à l’angle de la rue du Pont-d’Anjouan et de la rue de la Roche-Plate. Elle a été démolie avec la construction des immeubles de la Roche-Plate vers 1990. La Cour des Miracles est, à l’origine, un quartier de Paris particulièrement mal famé. Une fois retournés dans leur gîte, les infirmités de certains mendiants disparaissaient comme par miracle.
COURONNE (porte de la)
     Autre nom de la porte Évezard cité en 1776 (AM 1G1). Ce surnom lui venait sans doute de son décor.
     C’est par cette porte qu’entra Gaston de Foix, comte d’Étampes, pour son entrée triomphale en 1506.
COUROYERIE (rue de la)
     Autre nom de la rue de la Queue du Renard cité en 1731 (ADE E sup. 803). Une corroierie est un atelier de fabrication des diverses sangles en cuir, en particulier celles nécessaires pour les chevaux.
COURT MEUNIER (la)
     La ferme de «Courtmeunier» est citée en 1640 (ADE E3924). Le logis de la cour Meusnier est égalemnt cité en 1665. (BMS SM). César Joachim de Poilloüe de Saint-Mars est, entre autres, seigneur de Court-Meunier en 1773 (ADE 136J16). Le domaine fut acheté par la ville en 1862 pour y établir l’école de filles de Saint-Martin. Il s’agit donc du site de l’actuelle école Hélène-Boucher. Un colombier figure encore sur le plan de 1860. Un champtier de Court-Meusnier est aussi cité en 1624.
COURTE (rue)
     Cette voie pittoresque face à la tour penchée de Saint-Martin est citée dès 1605 (A dioc 1). Il y a des rues bien plus courtes à Étampes. Peut-être faut-il reconnaître en «courte» un dérivé du latin «cortem» qui signifie «domaine», en référence à la Grande Maison située non loin? [PV D6]
COURTE (ruelle)
     Ancienne voie citée en 1605 (A dioc 1) située près de l’actuelle rue Dom-Fleureau. Une partie de la rue fut réunie au jardin des Barnabites en 1695 (ADE D 72). Cette «rue Courte» est encore citée dans un document de 1731 (ADE E sup. 803).
COURTES (les)
     Lieu-dit du cadastre pentu et couvert de bois. «La Courte» est cité en 1532 (AD 3776), mais le nom original semble être «Courte-Cote» cité en 1502. Ce nom de courte évoquerait donc la pente raide du versant Est de la vallée de la Juine. [LD 85]
COURTES (sente des)
     Le montoir des Courtes est cité dès 1673 (A dioc 2). En 1827, il est aussi dénommé chemin de Cocheriaux (ADE 3O158). [PV IJ/9]
COURTS RAYAGES (les)
     Lieu-dit du cadastre de 1827. «Réages» est synonyme de sillon, plus généralement de champs ouverts. Il s’agit donc d’une petite pièce de terre par opposition aux «Longs Réages». On le trouvait cité en 1673 sous la forme «les Courts Réages de Montanchault» (ADtch). [ALD 408]
COURTS REAGES (sente des)
     Ce chemin est cité dès 1827 (ADE 3O158). Il est aussi appelé chemin de la Bonne Livre en 1869 (ADE 3O168).
COUTÉ Gaston (place)
     Voie nouvelle dénommée ainsi en 1981. Gaston Couté (1880-1911) était auteur, poète et chansonnier du patois chartrain. Il dénonce férocement les travers des paysans beaucerons. A partir de 1898, il se produit à Paris avec des chansons d’inspiration libertaire. Ce nom a été donné en référence à une troupe de théâtre amateur de Saclas qui puisait largement son répertoire auprès de Gaston Couté. [PV G3/4]
COUTELLERIE (rue de la)
     La rue de la Coustellerie est citée en 1605 comme nom alternatif à la rue de la Tannerie (A dioc 1).
     Il devait y avoir en ce lieu une fabrique de couteaux.
COUTURE COCHET
     Ce champtier est cité dès 1593 (A dioc 5). En 1790, ce lieu comprenait une maison (AM 1G2). Il était situé près de Bois-Renaud. Une «couture» en ancien français désigne un champ labouré, une terre ensemencée, une culture. «Cochet» devait être le nom d’un des propriétaires.
COUTURE ÉGALE (la)
     Cet ancien champtier est cité en 1791 (AM 1G2). L’expression pourrait désigner une culture régulière. [LD 292]
COUTURE ÉGALE (chemin de la)
     Ce chemin qui dessert le lieu-dit précédent est cité comme «sente de la Couture Gaze» en 1790 (AM 1G2). [C 429]
COUTURES (les)
     Lieu-dit du cadastre en partie boisé, cité dès 1549 (AM tv). [LD 164]
COUTURIER (rue)
     Cette rue citée dans quelques documents de la période révolutionnaire n’est pas exactement identifiée. C’est dans cette rue qu’habite le «sieur Morize, tuilier» en 1791 (ADE 1Q11). Elle était située dans la «section du nord» en 1794 (ADE 1Q12). Il pourrait s’agir de l’actuelle rue Van-Loo.
     Jean-Pierre Couturier, député de la Moselle à la Convention, fut nommé «représentant de la Nation» en 1792, d’abord en Meurthe, puis dans le Bas-Rhin. Il sera délégué extraordinaire pour accomplir une mission de «régénération» religieuse dans les districts d’Étampes et de Dourdan d’octobre à novembre 1793. Pendant cette période, ce «terroriste anticlérical» fait procéder à 16 arrestations (parmi lesquelles les curés de Saint-Basile et de Saint-Pierre, l’aumônier de l’Hôtel-Dieu et l’aumônier des Mathurins), 22 mariages de prêtres et 59 abdications d’ecclésiastiques. Il termine sa «campagne» par une grande fête révolutionnaire le 30 octobre. Pour commémorer son «passage», on a également donné son nom à une place d’Angerville et à une rue de La Ferté-Alais...
COUVENT (le)
     Ce champtier cité en 1622 (mais non situé) (ADE E3788) devait être la propriété d’un des anciens couvents d’Étampes (Congrégation, Mathurins, Cordeliers ou Capucins).
COUVERTE (rue)
     Cette voie est citée en 1785 dans le descriptif du plan d’intendance «près de la rue Neuve-Saint-Gilles». Il s’agit sans doute de l’actuelle ruelle du Mouton, toujours partiellement couverte.
CREUX (chemin)
     Ce vieux chemin, aujourd’hui goudronné, était jadis dénommé chemin de la Vallée-Collin. L’appellation chemin creux apparaît dès 1791 (AM 1G2). [PV I/4]
     Deux passerelles piétonnières l’enjambent pour relier les deux parties du lotissement.
CREUX CHEMIN (rue du)
     Ancien nom de la rue Léon-Marquis. Cette voie menait à l’ancienne route de Dourdan, chemin abrupt, réputé pour être perpétuellement en mauvais état.
     Ce toponyme pourrait aussi garder le souvenir d’un ancien fossé d’enceinte anterieur au 16e siecle dans l’axe de la Porte Dorée.
CROCHET (puits du)
     Ce puits non identifié est cité en 1731 dans la paroisse Saint-Basile (ADE E sup. 803). Crochet signifiait jadis courbe. Ce terme pourrait faire allusion à la forme du lieu où le puits se trouvait.
CROISIÈRE (sente de la)
     Cette sente située dans le marais est citée comme «nouvellement nommée» en 1827 (ADE 3O158). Elle a été supprimée dès 1889. Croisière peut signifier simplement carrefour (PB).
CROISSANT (le)
     Maison située dans la section «Darnatal» de l’actuelle rue de la République. Elle est citée dès 1605 (A dioc 1). L’enseigne devait représenter la «lune en son croissant».
CROISSANT (rue du)
     Un des noms donné à la section «Darnatal» de l’actuelle rue de la République, cité en 1773 (AM 1).
     Elle tire son nom de l’ancienne auberge du même nom.
CROISSANT (le)
     Autre auberge du même nom située vers le n° 45 rue Saint-Martin.
     Citée en 1760, elle disparut vers 1840 (fpm).
CROIX (chemin de la)
     Cette voie citée en 1791 (AM 1G2) était située près de Vaux-Robert. On peut imaginer qu’il y avait une croix en ce lieu au bord du vieux chemin de Saclas.
CROIX (la)
     Ce lieu situé sur le territoire de Saint-Pierre est cité en 1618 (AD E 3787). Il s’agit sans doute de la Belle-Croix.
CROIX BLANCHE (la)
     Lieu-dit du cadastre de 1827 cité dès 1791 (AM 1G2). Ce nom ne sera plus retenu par la suite. Cette croix devait être située au bord du chemin de Blois. [ALD 375]
CROIX BLANCHE (la)
     Cet ancien hôtel cité en 1669 était situé vers le 156 rue Saint-Jacques. Il est cité en 1525 (ADE 5MI11).
CROIX BOISSÉE (la)
     Cette croix était d’abord placée au carrefour de l’Ecce Homo avant d’être transférée aux Quatre-Chemins. Le terme de «croix boissée» désigne les croix que l’on avait la coutume d’orner de buis au dimanche des rameaux.
CROIX BOISSÉE (rue de la)
     Cette voie de la zone industrielle est située à la limite de la commune de Brières-les-Scellés. La croix en question est située à l’entrée du village de Brières.
CROIX DE CHAMPDOUX (la)
     Cet ancien hameau, aussi appelé la Folie, était situé vers la Cabane à Pierrot. Ce nom rappelle la présence d’un ancien calvaire au croisement des routes de Dourdan et de Chartres. Cette croix était aussi appelée la Croix de Chesnay.
CROIX DE BLESSONVILLE (la)
     Ce champtier non situé est cité en 1368 (f d m C). Blessonville est un terme obscur, peut-être s’agit-il d’un ancien fief. Le blesson était une variété de poire.
CROIX DE CHENAY (la)
     Lieu-dit du cadastre de 1827 qui n’a pas été retenu par la suite. La croix en question figure également sur le plan de 1827 au sud-est du hameau du Chesnay, au croisement de l’actuelle départementale 836 avec l’actuelle nationale 191. On peut l’identifier à la Croix de Champdoux.
CROIX DE FER (la)
     Cette croix citée en 1833 était située au croisement de la rue des Belles-Croix et de la route de Chalo. Elle a donc pris la place des Belles-Croix supprimées à la période révolutionnaire.
CROIX DE L’ANGE MALIN (la)
     Cet ancien calvaire situé vers Vaujouan a disparu vers 1893 avec l’établissement de la voie de chemin de fer Étampes-Auneau. Ange-malin, la juxtaposition de ces deux termes antinomiques est assez surprenante. On a l’habitude de dire que les croix de chemins sont l’héritage christianisé des signaux païens que les gallo-romains plaçaient aux carrefours importants. Le chemin étant parabole de vie, chaque croisement est le signe d’un choix à faire (le bien et le mal)... désormais face au Christ.
CROIX DE LHUMERY (la)
     Lieu-dit du cadastre de 1827 qui ne sera plus retenu par la suite. Un calvaire appelé traditionnellement la Croix Saint-Jacques existe toujours à l’entrée du hameau. [ALD 381]
CROIX DE LHUMERY (chemin de)
     Ce chemin ne mène pas à l’actuel calvaire (la Croix Saint-Jacques) qui subsiste à l’entrée du hameau, mais il desservait l’ancien lieu-dit du même nom. [C 173]
CROIX DES CAPUCINS (la)
     Un calvaire a été érigé en 1739 au milieu du bois dans le parc du couvent des Capucins. En 1741, une autre croix est plantée à l’entrée du couvent.
CROIX DES GARDES (la)
     Ancien champtier situé près des Quatre-Chemins. Il y avait donc en ce lieu une concentration de croix (croix de Vaux Mil Cent, croix Boissée) à moins qu’il ne s’agisse de la même croix désignée sous des appellations différentes. Le mot de gardes fait penser à un lieu de surveillance, mais ce mot peut signifier aussi métairie.
CROIX DE VAUX MILCENT (la)
     Lieu-dit du cadastre en partie boisé. La croix figure encore au plan de 1924 à la pointe du chemin de l’Ecorchoir, devant le cimetière Saint-Martin. Elle a malheureusement disparu. Elle était aussi appelée Croix Boissée. Le socle de la croix (une base de colonne) a été transféré au musée. Deux dates y étaient inscrites: 1611, en souvenir du crime de Ravaillac qui aurait affûté son couteau alors que cette croix était encore au carrefour de l’Ecce Homo; et 1813, date de sa ré-érection en ce lieu.
     Ce curieux nom se présente comme un violent jeu de mots autour de «vomit le sang». Comme pour d’autres toponymes du site (chemin de l’Ecorchoir, Murger de la Bataille), il s’agirait d’une référence à la sanglante bataille qui aurait eu lieu en 612, sur les hauteurs de Saint-Martin, entre l’armée de Clotaire et celle de Théodoric. Cette bataille serait rapportée par les annales d’Aimon (bf).
     Vau-Mil-Cent pourrait être aussi un dérivé de Val de Milsende. Milsende étant un prénom féminin. [LD 107]
CROIX DE VAUX MILCENT (chemin de la)
     Chemin qui remonte devant l’entrée du cimetière Saint-Martin selon le plan de 1866 (lm).
CROIX DE VERNAILLES (la)
     Le champtier de la «Croix de Vernaze» est cité en 1593, on trouve aussi «Croix Virnoize» en 1601 (ADE 71 H 13), et «Croix de Varnailles» sur un plan du 18e siècle (ADE E3845).
     La croix était située à la pointe formée par l’intersection du boulevard Saint-Michel avec l’actuelle rue de la Croix de Vernailles. Elle figure au plan d’intendance de 1785, elle disparaîtra avec la Révolution. Vernailles pourrait venir de «ver» qui signifie printemps en latin. Cette croix «printanière» aurait pu être liée aux processions des Rogations. Ce nom pourrait aussi venir du latin vernaculus qui signifie «du pays». Mais pourquoi cette croix serait-elle plus locale qu’une autre?
CROIX DE VERNAILLES (rue de la)
     Cette rue suit le tracé de l’ancien chemin de la Croix de Vernailles (PV M5/ N3).
     Aux nos 2, 4, 6, le petit groupe de pavillons date de la période «loi Loucheur» (année 1920).
     Au n° 14, résidence des Acacias.
CROIX DE VERNAILLES (résidence de la)
     Ce grand ensemble immobilier de 472 logements a été construit en 1967 pour le «Foyer du Fonctionnaire et de la Famille» (architecte Jean Ginsberg). Les premiers projets datent de 1961. Cet ensemble est alors conçu en même temps que la cité du Val Fourré à Mantes-la-Jolie (ADE 1025W33). «Ces habitations couronnent la ville. Ce sont nos fortifications du 20e siècle» (allocution du maire Gabriel Barrière pour l’inauguration en 1968). Au milieu des immeubles du haut, la grande cheminée de la chaufferie centrale est particulièrement bien intégrée au site et aux bâtiments. Ce vaste ensemble immobilier établi à flanc de coteaux a nécessité une grosse infrastructure. Il est malheureusement dépourvu de commerces. L’école Jean de la Fontaine, le stade et la bibliothèque Ulysse sont de précieux espaces de rencontre pour le quartier.
CROIX DE VERNAILLES (pont de la)
     Ce pont qui fait passer le chemin de fer au-dessus du chemin est cité dès 1910.
CROIX DE VERNAILLES (école)
     Ancien nom de l’école Jean de la Fontaine.
CROIX D’OR (la)
     Enseigne d’une maison située sur l’emplacement du n° 51 rue Saint-Jacques, citée en 1605 (A dioc 1). Une Croix d’Or est un élément typiquement héraldique.
CROIX DU CLOÎTRE
     Dans le registre de deliberation du conseil fabrique de Notre-Dame à la date de 1804 il est question de « la croix qui existait dans le cloitre, et de la necessité de la retablir,  cette croix étant absolument neccessaire pour les processions des Rameaux du dimanche après Pâques et pendant le temps de jubilé » par le meme document on apprend que la dite croix sera réérigée le 26 pluviose an 12 (16 fevrier 1804) à son ancien emplacement, c’est à dire dans le cloitre Notre-Dame. A quelle époque cette croix est elle disparue?
CROIX DU TEMPLE (la)
     Le nom de ce champtier disparu est cité en 1593 (A dioc 5), et encore en 1748 (ADE 8 I H 5).
     Il désigne clairement une croix située près du domaine du Temple.
CROIX JUFFIN (la)
     La «Croix Jeuffin» est cité en 1521 (ADE 52 H 6). On trouve aussi la «Croix Juffranc» au plan d’intendance de 1785. Le calvaire était situé au nord-ouest de Bois-Renaud.
CROIX MILCENT (la)
     Ce lotissement créé vers 1973 est aujourd’hui desservi par la rue des Bosquets. Il s’agit d’une déformation du nom original Croix Vaux Mil Cent, jugé sans doute trop violent par le promoteur.
CROIX SAINT-JACQUES (la)
     Nom traditionnellement donné à la croix située à l’entrée du hameau de Lhumery. Une croix est bien visible au même endroit sur le plan d’Intendance de 1785. Le Christ de l’actuel calvaire aurait été retrouvé au lieu-dit les Masures de Saint-Rémy. C’est le dernier calvaire en place sur le territoire de la commune d’Étampes.
L’appellation «Croix Saint-Jacques» évoquerait le passage des pèlerins vers Compostelle, mais la grande route des pèlerins de Paris à Orléans était la route de Saclas puis, plus tard, l’actuelle Nationale 20.
CROIX VERTE (la)
     Ancien hôtel situé au 156 bis rue Saint-Jacques (ADE 5MI11). L’enseigne est simple à imaginer.
CUL DE SAC (rue du)
     Nom donné à l’impasse aux Bois sur un document de 1644 (A dioc 3). «Cul de sac» était l’expression courante pour désigner les impasses.
CULS FROIDS DE VILLESAUVAGE (les)
     Lieu-dit du cadastre en partie boisé cité dès 1791 (AM 1G2). Ce nom désigne, sans équivoque, une terre qui a du mal à se réchauffer. L’archéologie aérienne y a repéré un enclos gallo-romain. C’est depuis un champ de luzerne de ce lieu-dit que Louis Blériot s’envole avec un appareil de sa construction vers Chevilly. Ce sera le premier vol de ville à ville. [LD 171]
CURIE Marie (école)
     L’école du Centre-filles est construite et dénommée ainsi en 1965. Philipe Lejeune y réalisa un décor en 1966. La physicienne Marie Curie (deux fois prix Nobel) fut la première femme nommée professeur à la Sorbonne. Elle est la figure emblématique de la réussite des femmes dans le domaine scientifique.
CURIE Marie (collège)
     Le CEG Louis-Moreau devient CES Marie-Curie en 1970. La rénovation de 1989-1990 est l’œuvre de Dominique Vayne. Le bâtiment central est joliment couvert de briques et d’ardoises.
     La mosaïque dédiée à Marie Curie a été réalisée par des élèves sous la direction de leur professeur d’art plastique Marie-Hélène Lorel en 1989. L’œuvre a été finalement mise en place en novembre 1997. Elle reprend le propos de Marie Curie: «Il faut agir, agir».
CUVE (sente de la)
     Ce chemin est cité en 1807. Il doit s’agir de l’actuel chemin des Grandes-Cuves. Ce mot doit simplement rappeler une dépression dans le terrain.
CYGNE (le)
     Cette maison citée dès 1480 (lm) était située à peu près à l’emplacement des 142-146 rue Saint-Jacques. «Le Signe» est cité en 1775 «entre la Rose et les Trois Marchands» (AM I). Cette maison était également dénommée la Graineterie. Le jeu de mots «cygne / signe» est fréquent dans les anciennes enseignes.
     C’est dans cette maison que la famille de Chalo rendait la justice.
CYGNE (le)
     Autre maison du même nom située rue du Perray. Elle est signalée comme démolie en 1605 (A dioc 1).
CYGNE (le)
     Autre maison du même nom située vers le 19 rue Saint-Martin. Elle disparut vers 1840 (fpm).
CYGNE (le)
     Autre maison du même nom située dans l’actuelle rue Paul-Doumer et citée en 1511.
     
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z

DALLIER (monument)
     Ce monument a été érigé sur une petite terrasse de l’escalier qui descend de la rue du Pont Saint-Jean à la promenade de Guinette. Il a été offert par Madame Dallier en mémoire de son fils, sa belle-fille et ses deux petits-enfants tués dans le bombardement du 10 juin 1944. Il est dédié à la mémoire de toutes les victimes civiles des bombardements de 1940 et de 1944. Un bas-relief de bronze représente un homme blessé sous les pierres. Ce premier monument a été érigé en 1946, mais madame Dallier désirait voir ériger un monument plus important, ce sera la statue intitulée «Liberté».
DAMARIE (la)
     On trouve cette maison citée en 1612 sur la place Saint-Basile. Damarie est une formule contractée pour Dame-Marie, l’enseigne de cette maison devait être une image de la Vierge Marie.
DAMES (rivière des)
     Bras du Juineteau qui se jette dans la rivière des Prés à la rue au Comte. Sur un plan de 1833, on voit un abreuvoir au confluent de cette rivière des Dames avec la rivière des Prés (ADE 7S38). En 1859, il est cité comme ruisseau du Pont aux Dames. Le nom de Dames vient sans doute de ce que, jusqu’à la Révolution, des terres «près du pont aux Dames» appartiennent au chapitre Notre-Dame d’Étampes (ADY 1Q353).
DAMES (pont des)
     Un pont des Dames est cité en l’an X (dcm) mais ce nom semble désigner deux ponts différents: tantôt, en 1855, il s’agit d’un pont situé au niveau de la porte Saint-Pierre (ADE 5 M 15), tantôt il s’agit du pont situé promenade des Prés au droit de la rue du Pont d’Anjouan. Cette passerelle des Dames a été reconstruite en 1863 (AM O1). Dujardin nous dit qu’auparavant elle n’était qu’une pierre couchée.
DAMES (résidence des)
     Situé au n° 6 rue au Comte, cet immeuble a été construit vers 1990. Il tient son nom de la rivière toute proche.
DAMOISE (rue)
     La «rue de la Damoye» est citée dès 1625 (AD E3856). «Damois» signifie jeune noble en vieux français. [PV I/6]
     Au n° 4, vieille maison avec porte ancienne.
     Dans cette rue était aussi l’ancienne imprimerie SRIP au 20e siècle.
DANCARRE (la)
     Cette maison située au n° 6 rue Sainte-Croix est citée dès 1599 (AN R4 1020). En 1605, on trouve la forme «Daucaire» (A dioc 1).
     La maison comporte un puits et une fabrique du 19e siècle dans le jardin. Cette maison servit quelque temps de presbytère pour la paroisse Saint-Basile après la mort de l’abbé Alexis Buffet qui l’avait achetée au milieu du 19e siècle.
DANJOUAN (hôtel)
     Grande maison située au n° 25 rue de la Juiverie. Elle doit son nom à la famille Hemard de d’Anjouan qui en était propriétaire au 18e siècle. Danjouan est une ancienne seigneurie de la paroisse de Gironville, il reste aujourd’hui une ferme du même nom. C’est dans l’hôtel de Danjouan que furent logées l’infante Marie-Thérèse et sa suite le 21 février 1745 (lm). Cette maison, aujourd’hui séparée en deux, comporte trois tourelles carrées.
DANJOUAN (rue)
     La «ruelle de M. Danjouan» est citée en 1790 (AM 1G2). Il s’agit de l’actuelle rue du Pont d’Anjouan. Ce nom vient clairement de la proximité de l’hôtel de la famille des Danjouan.
DARNATAL (moulin)
     Situé au n° 60 à 66 de l’actuelle rue de la République, ce moulin qui fut très important, porta plusieurs noms. Dans un acte de 1120, il est cité «Molendino apud Darnum stallum sito» (BF). Sous Robert le Pieux, il est désigné comme le «Grand Moulin» ou «Grand Moulin Notre-Dame» mais aussi comme «moulin du Roi». En 1644, il est cité «moulin Darnatal ou moulin de Darnatal» (A dioc 3). Au 19e siècle, on l’appellera aussi moulin Darneteau (ou Derneteau) et dans les années 1930, moulin Ceral.
     En 1807 (ADE 7S43), le moulin Darnatal, presque ruiné, doit être rebâti et réaligné. En 1838, sont cités sur le même site le moulin supérieur et le moulin inférieur (ADE 7 S 26). Il y avait donc deux roues. Une machine à vapeur sera adjointe par la suite, la cheminée est encore visible sur les cartes postales anciennes. Au cours des années 1950, le grand bâtiment est transformé en logements (architecte Chatelin et Pourlier).
     Sur la façade trop grise de l’ancien moulin, on remarque une ancienne plaque indicatrice rouillée qui semble dater des années 1930, elle indique la direction de l’autodrome de Montlhéry.
     Ce nom de Darnatal est assez énigmatique. Il existe une ville, près de Rouen, qui porte ce nom. Un certain Lesguilley cherchant l’origine de cette localité rapporte l’étymologie suivante: Derne en gaulois veut dire «portion de terrain» et Tal «vallon». D’autres lieux du même nom situés en Normandie semblent toujours situés en vallée.
DARNATAL (pont)
     Nom donné au pont qui fait passer la rue de la République sur la rivière d’Étampes. Près du pont, il est question d’un «gué du moulin» en 1773 (AM 1). Le pont a été refait en 1807 (lm).
DARNATAL (rue)
     Ce nom de rue est cité dès 1550 (AN MC). Il s’agissait de la section de l’actuelle rue de la République qui longe le moulin. Jean-Pierre DURAND, dans son compte-rendu de cet ouvrage (Cahier d'Étampes-Histoire n°6 (2004), p. 87) note que cette rue est «mentionnée bien avant 1550, sans doute dès le XIe siècle, et en tout cas dès 1406 dans l’inventaire du fief de Villesauvage, appartenant aux Célestins de Marcoussis (ADE 42H1)».
DAUPHIN (le)
     Cette grande auberge était située à l’actuel n° 164 rue Saint-Jacques. Elle est attestée dès 1458, citée en 1610 et sera supprimée vers 1850 (lm). Marquis y a vu des caves magnifiques. Une distillerie s’y est installée au 19e siècle, la «distillerie du Dauphin». Plutôt qu’une simple enseigne représentant le cétacé, il faut voir dans ce nom de dauphin une référence au surnom donné à l’héritier présomptif de la couronne de France.
     L’ensemble est formé de bâtiments remontant dans leurs parties les plus anciennes au 17e ou au 18e siècle mais les batiments ony subi un rpofond remaniements au 20e siècle. Le cellier sous terrasse avec sa voute en berceau pourait remonter au 13e ou au 14e siècle.
DAUPHINE (place)
     Un des anciens noms de l’actuelle place de l’Ancienne-Comédie avant 1848. «Les plaques de la rue Dauphine ont été arrachées à la suite des événements du 24 février 1848; il conviendrait de les remplacer en donnant un nouveau nom à cette place: elle s’appellera désormais place de l’Ancienne-Comédie» (dcm). Cette dénomination était donc clairement perçue comme une allégeance au régime monarchique.
     En 1840, l’architecte Duquesne élabore sur l’ancienne place un audacieux projet de marché couvert surmonté d’un théâtre. Il ne verra jamais le jour.
DAUPHINE (rue)
     Cet ancien nom de l’actuelle rue Paul-Hugo est cité en 1775 (AM 1).
DE GAULLE Charles (avenue)
     Cette déviation de la D49 a été dénommée officiellement en 1990. Une stèle érigée près de l’hôpital commémore l’appel du 18 Juin. La même stèle a été déplacée et dotée d’un nouveau décor en 2002. Rappelons que le général de Gaulle est venu visiter la ville d’Étampes le 16 juin 1965. Le président de la République effectuait une tournée en Seine-et-Oise depuis Étampes jusqu’à Rambouillet en passant par Dourdan. [PV D/9]
DE LA FONTAINE Jean (école)
     Nom donné en 1970 à l’école de la Croix de Vernailles ouverte en 1969. Dans la cour d’entrée de l’école maternelle, on trouve une jolie sculpture « le Corbeau et le Renard », due au sculpteur Deluol, en hommage au fabuliste. Elle a été entièrement réhabilitée en 1999. La façade se présente désormais sous la forme d’un grand portique.
     On sait, par une lettre, que Jean de La Fontaine est passé à Étampes en août 1663. Onze ans après le siège de 1652, il fait une description assez terrible de la ville: «Imaginez-vous une suite de maisons sans toits, sans fenêtres, percées de tous cotés, il n’y a rien de plus laid et de plus triste... c’est l’ouvrage de Mars, méchant maçon s’il en est. Le lendemain nous traversons la Beauce, pays ennuyeux.»
DE LA FONTAINE Jean (stade)
     Stade de la Croix de Vernailles situé derrière l’école du même nom.
DELANOUE (pension)
     On ne connaît guère l’existence de cette école que par la date de cessation de ses activités en 1807. Delanoue est un nom de famille assez courant dans la région.
DEMI-LUNE (la)
     Ce lieu était situé près de la Porte-Dorée. Dans un document de 1652, il est dit que Turenne y perdit l’élite de son infanterie lors des combats du siège d’Étampes. Il existait une autre demi-lune au faubourg Saint-Pierre. Elle est également citée dans le récit du siège de 1652.
     On appelait souvent demi-lune un espace semi-circulaire aménagé pour faire tourner les attelages à cheval.
DEMOISELLES (les)
     Nom d’un champtier cité en 1684 (ADEtch). Il était situé près des Fiefs.
     On appelait «demoiselles» soit les libellules, les mésanges, ou bien encore un petit cheval.
DEMOISELLES (sente des)
     Ce chemin existe toujours. Il tire son nom du lieu-dit précédent lequel n’existe plus au cadastre actuel. [PV D 8]
DENTELLIÈRE (allée de la)
     Nom donné en 1991 à l’une des voies nouvelles d’un lotissement du Petit-Saint-Mars. Compte tenu de la présence dans le quartier d’un rémouleur, toutes les voies de ce lotissement d’Orly-Parc ont reçu un nom d’ancien métier. [PV D 8]
DÉPARTEMENTALE 63
     Cette voie relie Étampes à Malesherbes. Elle a conservé une partie des arbres qui la bordaient ce qui lui confère le charme des routes anciennes.
DÉPARTEMENTALE 721
     La nouvelle route de Pithiviers a été construite de 1821 à 1825. Précédemment existait l’ancienne route de Pithiviers. Elle semble avoir repris partiellement le tracé de l’ancienne route de Saint-Cyr qui correspondrait à une ancienne voie romaine.
DERRIÈRE LE PARC
     Lieu-dit du cadastre. Le parc en question était celui du manoir de Guignonville. Le dénivelé de ce lieu correspond au départ de la vallée sèche de Bois Gallon. [LD 248]
DEUX ARCHES (pont des)
     Nom donné au pont sur la Louette près du carrefour de l’Ecce Homo (lm).
DEUX MARES (rue des)
     Cette voie du hameau du Chesnay a été baptisée en 1995. Elle dessert en effet les deux mares principales du hameau. La mare située la plus au nord, au bout du bois du Chesnay, figure déjà au plan de 1827. On voit encore la trace de deux autres mares dans le hameau.
DEVANT LA PORTE DE GUINETTE
     Ce champtier figure sur un plan du 18e siècle (ADE E 3846). La porte en question est celle dite du Château. Ce même champtier est encore cité comme «devant les portes» en 1781 (ADE 81 H 10).
DHUILET (chemin de)
     Ce chemin est cité en 1869 (ADE 3O168). D’Huilet est un hameau d’Ormoy-la-Rivière. «Doel» évoquerait l’huile. Dhuilet serait donc un lieu où l’on cultivait ou pressait les plantes à huile. [PV J10]
DIANE DE POITIERS (hôtel)
     Située au n° 4 rue Sainte-Croix, cette maison de style Renaissance bellifontaine, est appelée au 16e siècle hôtel Hacte. En 1680, la maison appartient à la famille Viart, en 1753 et jusqu’en 1883 à la famille de Bouraine. La maison servit de sous-préfecture au début du 19e siècle. La Caisse d’Epargne s’y installe à partir de 1883. A l’étage, un buste de Delessert daté de 1936, fondateur de la Caisse d’Epargne, rappelle le passé bancaire de la maison. L’hôtel servira aussi en partie de musée de 1889 à 1939. A cet effet, le corps principal a été surélevé. L’hôtel est acquis par la municipalité en 1970. La Bibliothèque municipale y est installée depuis 1985, ainsi que les Archives municipales. Les communs étaient dans la maison contiguë à l’ouest.
     La façade sur rue, avec ses lucarnes hautes et ses quatre fenêtres surmontées de frontons triangulaires ou en demi-cercle, est pratiquement restée intacte. Dans le couloir d’entrée, on trouve un plafond décoré (1884) avec les initiales D H (Diane et Henri II) et des croissants entrelacés. Dans la cour, l’aile droite comprend de belles lucarnes décorées de sphinges, de putti et de guerriers. Sur l’une d’elles sont sculptés les millésimes 1554 et 1888, dates supposées de la construction et de la fin des grosses restaurations. Ces lucarnes ont été refaites par le sculpteur Sandrier. A droite, le bâtiment s’ouvre sur une porte cintrée ornée de deux colonnes corinthiennes cannelées. Le tympan représente la descente du Saint Esprit sur les Apôtre, sous la forme de langues de feu se posant sur chaque tête le jour de la Pentecôte. Au centre, reconnaissable par son grand voile, la Vierge Marie. Le bas-relief représente «la descente du Saint-Esprit». Au-dessus, on remarque un écu martelé. Cette porte pourrait être l’entrée d’une ancienne chapelle?
     Toujours dans la cour, la façade nord est sobrement décorée. On remarque aussi une porte murée. Sur le bâtiment du fond, seules les baies du rez-de-chaussée sont d’origine. Les pilastres des fenêtres sont décorés de D entrelacés. Une partie des décors de la maison a parfois été attribuée à Jean Goujon. Ce dernier était en prison à Étampes à l’époque supposée de la construction.
     A l’intérieur, l’escalier et sa rampe datent du 18e siècle.
     L’attribution traditionnelle de la maison comme hotel « Diane de Poitiers » est consacrée par un ouvrage de Maxime de Montrond en 1837. Elle est aussi parfois appelée «maison Henri II» au cours du 19e siècle. Diane de Poitiers (1500-1566), veuve à 32 ans, devient la maîtresse du Duc d’Orléans, fils de François 1er, le futur roi Henri II. En 1553, après avoir exilé Anne de Pisseleu, Henri II offre à Diane le duché d’Étampes. Il est peu vraisemblable qu’elle ait jamais possédé cet édifice.
     L’Hôtel dit de Diane de Poitiers abrite aujourd’hui la Bibliothèque municipale et les Archives historiques de la ville.
DIGUE (rue de la)
     Ce nom de digue viendrait de la muraille et du fossé au bord de la Chalouette qui formaient comme une digue (lm). La partie ouest de cette rue est appelée rue du Paradis sur le plan de 1815. Dans un mur, on trouvait une pierre sculptée provenant d’un ancien couvent d’Étampes, gravée du millésime 1560. Au départ de la voie (côté rue de Saclas), on voit un très beau mur pittoresque. Sur le même trottoir, il subsiste deux lavoirs dont un est en ruine. Un lavoir est établi rue de la Digue dès 1815 (ADE 7S38). Sur l’autre trottoir, on voyait jadis la porte Bressault. Une des vingt-deux premières bornes-fontaines y est installée en 1881. Le pont construit en 1905 fait passer la ligne Étampes-Beaune-la-Rolande au-dessus de la rue. [PV D 6]
DIGUE la (résidence de)
     Les immeubles de la résidence ont été construits en 1962 dans la rue du même nom (architecte Pasturaud).
DIGUE (moulin de la)
     Cet ancien moulin appartenait primitivement à la maladrerie Saint-Lazare au faubourg Saint-Michel. Sur le plan de 1827, il est assimilé au moulin de la Trinité.
DIGUE (sentier de la)
     Ce chemin non identifié est cité en 1869 (ADE 3O158).
DISTILLERIES
     Au n° 20 rue Paul-Doumer, la distillerie Bidault s’installe en 1860. Auparavant elle était située rue Saint-Jacques, dans l’ancienne auberge du Dauphin (AD 5 M 15).
     Une autre distillerie existait au moulin des Fontaines en 1921.
     La distillerie ou brasserie J. Combe produisait un alcool local du nom de «Beauceronne». «Cette Liqueur hygiénique d’une saveur agréable préparée avec les plus grands soins emprunte aux plantes qui la composent des propriétés toniques et digestives qui la feront préférer à toutes ses rivales…»
DIX JUIN 1944 (square du)
     Ce square, où se dresse une petite stèle, est situé au nord de l’église Saint-Gilles. Il a été inauguré en juin 1996 pour commémorer le bombardement du 10 juin 1944 [PV G6]. Une nouvelle stèle a été inaugurée en 2001. Le 9 juin 1944 à 23 h 30 commence le terrible bombardement d’Étampes. 2000 bombes s’abattent en l’espace de 35 minutes principalement autour du quartier Saint-Gilles. Le bilan est très lourd: 504 immeubles touchés dont 41 sont détruits à plus de 80 pour cent. On compte 131 morts parmi les Etampois (des familles entières ont été décimées) et environ 150 Allemands parmi lesquels les jeunes des jeunesses hitlériennes logés à l’école du Centre. 51 blessés sont retirés des décombres. L’objectif de cette opération était de couper le réseau ferré d’Étampes, afin de retarder le ravitaillement allemand sur le front de Normandie. Dans les deux mois qui ont suivi, 88 bombes furent enlevées ou explosées sur place au cours des travaux de déblaiement. Ces travaux de déminage coûteront la vie à trois personnes.
DIX-NEUF MARS 1962 (square du)
     Ce square fut dénommé en 1980 sur la demande de la FNACA pour commémorer la fin de la guerre d’Algérie. La première stèle inaugurée en décembre 1989 a été brisée en 1994. Elle fut remplacée en 1995. Au bord de la Rivière d’Étampes on voit une étonnante passerelle composée de longues dalles de grès. [PV H6]
DOMAINE (maison du)
     Autre nom du Palais du Séjour qui appartenait au «domaine» royal jusqu’à la Révolution.
DOMAINE (rue du)
     Ancien nom de la rue de la Roche Plate, cité en 1790 (AM 1G2). Le Palais du Séjour était très proche.
DOMAINE DE VAUROUX
     Lieu-dit du cadastre. Il correspond aussi au nom officiellement donné à l’ancien lieu-dit «Moulin de Vauroux» en 1978 du fait de la disparition du-dit moulin. Le Juineteau y est relié à la Juine par plusieurs bras. [LD 94]
DOM FLEUREAU (rue)
     Ancien nom de la rue des Groisonneries jusqu’en 1889. Elle est aussi dénommée rue Lalande au 18e siècle et rue du Cochet en l’an X. Les Barnabites achètent une maison dans cette rue en 1603.  [PV I/6]
     «Dom» est un titre donné à certains religieux. Basile Fleureau, baptisé Alexandre en 1612, entre dans la congrégation des Barnabites dès l’âge de 19 ans. Il fut supérieur du Collège d’Étampes de 1662 jusqu’à sa mort en 1668. Premier historien d’Étampes, il est l’auteur de l’ouvrage «les Antiquités de la ville et du duché d’Estampes avec l’histoire de l’abbaye de Morigny, et plusieurs remarques considérables qui regardent l’histoire de France». C’était la première étude historique sur la ville. Elle fut publiée après sa mort en 1683. Cet ouvrage reste une référence.
     En haut de la rue, près du Théâtre, se trouve un petit gymnase municipal qui date des années 1930.
DONJON (le)
     Ce lieu désignait l’espace compris entre la collégiale Sainte-Croix et l’Hôtel-Dieu. Il était donc desservi par les actuelles impasse aux Chats et impasse aux Bois. Il s’agirait de l’emplacement de l’hypothétique palais capétien primitif antérieur au palais du Séjour. L’ensemble comprenait certainement une salle royale, des fortifications, un donjon (partie principale du logis seigneurial) et une chapelle (CP). Ce logis fortifié était, semble-t-il, bâti sur l’emplacement d’une motte.
     Est-ce dans ce donjon d’Étampes, antérieur à la tour du Château Royal (la tour de Guinette), que Louis le Gros fit mettre en prison le seigneur Hombais, grand bandit et cruel châtelain de Saint-Sévère? Ce mystérieux château a dû disparaître vers le 15e mais le souvenir a perduré. On trouve ce nom encore régulièrement cité dans les actes des 16e et 17e siècles (Adioc1) mais on sait que l’emplacement était complètement vide au 18e siècle.
DORÉ (carrefour)
     Ce carrefour est cité en 1519 «près de l’Hôtel de Ville et de l’église Sainte-Croix». Il désignait donc la partie sud de l’actuelle place de l’Hôtel-de-Ville. Y avait-il quelques décors dorés à cet emplacement?
DORÉE (rue)
Nom de l’actuelle rue Aristide-Briand sur le plan de 1827.
DORÉE (porte)
     On trouve l’expression «au-dessus des fossés de la Porte Dorée» sur un document de 1602 (ADE E3918). Devant cette porte était la Demi-Lune. Cette porte des fortifications commandait une des anciennes route de Dourdan. La porte Dorée figure encore sur le plan de 1815. Elle sera détruite en 1827.
     Doré n’est pas une déformation de l’orée de la forêt sur laquelle ladite porte donnait, mais peut-être la porte présentait-elle quelques décors dorés?
DORON
     Ce champtier cité en 1549 était situé près de Valnay (AM tv). Doron pourrait venir de doré et désigner ainsi une terre riche. Il pourrait s’agir aussi d’une déformation de «dos rond», en référence au paysage vallonné du site.
DOS DANES (les)
     Ce lieu-dit dont on n’a plus retenu le nom était situé entre Villesauvage et la Malmaison. Il figure sur le plan d’intendance de 1785. Le relief y est effectivement légèrement vallonné.
DOUILLON
     Champtier non identifié cité en 1549 (AM tv). Le vieux français «douille» peut signifier mou. Ce nom pourrait donc désigner une terre humide et molle.
DOULCET (hôtel)
     L’hôtel acheté par la ville à Jacques Doulcet en 1518 correspond à l’aile gauche de l’actuel Hôtel de Ville.
DOUMER Paul (rue)
     Cette rue était dénommée rue Basse-de-la-Foulerie jusqu’en 1932. On l’appelait plus couramment «rue Basse». Dans un document de 1605 on la trouve aussi appelée rue de la Foulerie (Adioc 1). Pendant la période révolutionnaire, elle devient officiellement rue de la Propagande ou rue des 40 chiens. Au 19e siècle, les Etampois la surnomment, par dérision, rue de Venise. [PV H6]
     Paul Doumer, ancien député radical, devient président de la République en 1931. Il est assassiné l’année suivante. Quelques mois plus tard, le Conseil municipal d’Étampes décide de lui rendre hommage en donnant son nom à cet axe important.
     Si la rue est aujourd’hui séparée en deux sections de part et d’autre de l’avenue de la Libération, c’est bien parce qu’un certain nombre de maisons (en partie endommagées par le bombardement de juin 1944) ont été démolies dans les années 1970 pour permettre le percement de l’avenue.
     Cette rue, bordée par la Rivière d’Étampes, fut longtemps marquée par les activités liées à l’eau. Presque toutes les maisons du côté impair avaient, ou ont encore, leur lavoir privé. Il y avait aussi pas moins de sept lavoirs à laine sur la rivière en 1836 (ADE 7S38). Une des vingt-deux premières bornes-fontaines est installée dans la rue en 1881. Un ruisseau (probablement un égoût en plein air) est encore cité dans la rue Basse en 1913. Une petite voie dénommée «impasse de la rue Basse» débouchait sur la rue. Elle été vendue aux riverains en 1932. La plupart des maisons de la rue sont déclarées insalubres en 1945. C’est ce genre d’habitat qui a disparu lors du percement du bas de l’avenue de la Libération en 1970.
     Toujours dans cette rue mais à un emplacement indéterminé, existait une maison appartenant aux Barnabites d’Étampes jusqu’à la Révolution (ADY 1Q353).
     C’est aussi dans cette rue que vivait le peintre Narcisse Berchère.
     A l’emplacement de la section détruite par le percement de l’avenue de la Libération figure un petit pont sur un plan de 1854 (ADE 7S201).
     Au n° 2, maison avec joli décor 19e siècle.
     Au n° 20, distillerie et fabrique d’eau gazeuse Bidault transférée en 1860 depuis la rue Saint-Jacques (AD 5 M 15).
     Au n° 34, vieille porte piétonnière en pierre avec pilastre cannelé du 16e siècle.
     Au n° 42, maison du début du 20e à la jolie façade de meulière
     Au n° 1, maison ancienne en pierre calcaire apparemment réemployée. Dans la cour de la maison, on trouve le site de l’ancien Pont d’Avignon. Près de là, l’ancien «gué de la rue Basse» figure sur le plan de 1815.
     Au n° 43, maison 18e siècle avec lavoir.
DOURDAN (avenue de)
     Nom donné à l’avenue du 8 mai 1945 jusqu’en 1981. A Étampes, il n’y a désormais aucune voie qui porte le nom de Dourdan, la jolie petite ville rivale du Sud Essonne, souvent enviée. Dourdan n’est pas rancunière, on y trouve une rue et une avenue d’Étampes...
DOURDAN (chemin de)
     Le tracé du chemin pour se rendre à Dourdan a évolué au cours des siècles. Sur le plan Trudaine de 1785, le chemin de Dourdan est à peu près l’équivalent de la rue de Saint-Jean. Sur un autre plan du 18e siècle, le « chemin de Dourdan « désigne aussi le tracé de l’actuelle rue Henri-Farman (AD E3845). Sur le plan dressé pour l’établissement du chemin de fer en 1842, le chemin qui longe Guinette est déjà dénommé «ancien chemin de Dourdan». Ce vieux chemin de Dourdan partait de la porte des Lions, au pied du château royal, et se poursuivait en passant près de la ferme de la Maison Lange. La nouvelle route de Dourdan a été établie plus au nord, c’est l’actuelle avenue du 8-Mai-1945.
DOURDAN (rue de)
     Nom donné pendant la période révolutionnaire à la rue du Château (ADE L 109). C’était bien l’ancienne route de Dourdan avant l’établissement du chemin de fer.
DOURDAN (pont de)
     Ce viaduc du chemin de fer passe au-dessus de l’actuelle avenue du 8-Mai-1945. Il a été établi en 1841, mais il a connu plusieurs élargissements depuis. En août 1944, les Allemands y posent des mines pour le détruire. Il sera sauvé in-extremis par les résistants.
DROITS DE L’HOMME (rue des)
     Nom donné pendant la période révolutionnaire à la rue de la Plâtrerie (ADE L 109). Le premier texte de la Déclaration des Droits de l’Homme date de 1789.
DROITS DE L’HOMME ET DE L’HÔTEL DE VILLE (place des)
     Le square jouxtant l’hôtel Anne de Pisseleu a été officiellement dénommé place des Droits de l’Homme en décembre 1998 à l’occasion de la commémoration du cinquantenaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Depuis l’an 2000, cette dénomination s’étend à l’ensemble de la place de l’Hôtel-de-Ville.
DUC DE BERRY (le)
     Cette auberge était située dans la paroisse Saint-Gilles. Elle est citée en 1773 (AM 1). Il est bien normal qu’Étampes ait gardé le souvenir de Jean de France, duc de Berry, troisième fils de Jean le Bon. Il fut le troisième comte d’Étampes de 1384 jusqu’à sa mort en 1416. On lui doit, entre autres, une des cloches qui sonne toujours à Notre-Dame.
DUC DE BORDEAUX (promenade du)
     Nom donné avant 1848 à la promenade du Port. Ce nom est cité dès 1827 (ADE 3O158). Le duc de Bordeaux (1820-1883) est le petit-fils de Charles X et le fils du duc de Berry assassiné en 1820. Il sera le futur Henri V, pour les légitimistes. Il est bien étrange que l’on ait donné si tôt son nom à cette promenade.
DUC DE BOURGOGNE (le)
     Cette auberge était située à l’emplacement du n° 152 rue Saint-Jacques. Elle est citée en 1786 (AM I). Au 16e siècle, elle portait le nom d’auberge du Mouton. La maison sera incendiée au cours des émeutes de la Grande Peur en juillet 1789, et définitivement supprimée en 1843.
Le prestigieux duché de Bourgogne, créé au 10e siècle, connut de nombreux ducs. Certains ont quelques liens avec Étampes. Jean Sans Peur assiégea la ville au début de l’hiver 1411. Charles le Téméraire s’empare du château en 1465. Plus près de nous, en 1751, la naissance du jeune duc de Bourgogne, fils aîné de Louis de France, grand dauphin, et de Marie-Josèphe de Saxe, fut l’occasion de grandes réjouissances à Étampes. Malheureusement, le jeune garçon décéda le 22 mars 1761 des suites d’une longue et douloureuse maladie occasionnée par la chute d’un grand cheval de carton qu’il apprenait à monter.
     L’enseigne de l’auberge devait certainement représenter les armes chatoyantes de la Bourgogne.
DUC DE VENDÔME (le)
     Cet hôtel était situé à l’emplacement du 13 rue des Cordeliers. On le trouve cité tel quel en 1738 (AM Reg SM).
     Auparavant, dans un acte de 1705, il est cité comme «hostel de Vendôme». Trois des ducs de Vendôme furent duc d’Étampes mais il n’est pas évident qu’ils soient venus souvent visiter la ville. Le premier, César de Bourbon de Vendôme (1594-1665), est aussi duc de Beaufort, duc de Mercœur. Le duc de Penthièvre et Pair de France, devint duc d’Étampes en 1599. Louis de Bourbon de Vendôme, fils du précédent (1612-1669) le devint en 1665. Il sera plus tard prince de Martigues, comte de La Ferté-Alais, puis cardinal. Louis Joseph de Bourbon de Vendôme (1654-1712) devint duc d’Étampes en 1669. Il sera général des Galères de France.
DUC D’ORLÉANS (le)
     Cette auberge était jadis appelée le Prince d’Orléans. Située au 20 rue de la République, près du carrefour aux Chats la maison est citée en 1790 (AM 1G2) et elle fonctionnait encore vers 1999. C’est donc une des plus anciennes enseignes d’Étampes. Marquis nous apprend que son enseigne était un grand tableau peint représentant le prince. Il y eut plusieurs ducs d’Orléans célèbres parmi lesquels Philippe d’Orléans qui fut régent de France à la mort de Louis XIV. Autre duc d’Orléans célèbre, le fils de François 1er, futur Henri II qui brûla d’amour pour Diane de Poitiers, duchesse d’Étampes.
DUCS DE LORRAINE (les)
     Cette ancienne auberge était située à l’emplacement du n° 154 rue Saint-Jacques (CP).
     Le duché de Lorraine est très ancien, aussi il y eut de nombreux ducs de Lorraine, sans lien apparent avec Étampes. L’enseigne de l’auberge devait certainement représenter les armes de la Lorraine.
DUGUESCLIN (rue)
     Bertrand du Guesclin (1320-1380), célèbre homme de guerre breton passé au service du roi de France vers 1350, cristallisera la haine contre les Anglais et incarna l’une des premières manifestations patriotiques du royaume. Tout le lotissement de la résidence du Pont Saint-Jean est cerné par des noms de héros. Le lien entre Duguesclin et Étampes semble très ténu. C’est en compagnie du comte d’Étampes qu’il tient sur les fonts baptismaux Louis, deuxième fils de Charles V roi de France. [PV H5]
DUNOIS (rue, allée, impasse, et place)
     Cette rue dessert la résidence du Pont Saint-Jean. [PV G5] 
     Jean Dunois (1403-1468), comte de Longueville, dit le bâtard d’Orléans, est un homme de guerre qui fut, entre autres, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc. Fils naturel de Louis, duc d’Orléans, et de Mariette d’Enghien. Lieutenant-général du duc d’Orléans pendant la captivité de celui-ci, il lève le 5 septembre 1427 le siège de la ville de Montargis. Chargé de la défense de la place d’Orléans en 1428, il s’empare de Chartres en 1432. Il est fait comte de Dunois en 1439 et comte de Longueville en 1443. Il participe par la suite à la Ligue du Bien-Public contre Louis XI. Dunois a quelques liens avec la ville puisqu’on sait que c’est à Étampes que le valeureux guerrier accompagné de Charles de France fut rejoint par Charles le Téméraire au lendemain de la bataille de Montlhéry le 19 juillet 1465. Tandis que se répand la fausse nouvelle de la mort de Louis XI, on leur fait fête tout en leur reprochant de n’être arrivés qu’après la bataille. C’est, semble-t-il, à ce Jean Dunois que se rapporte l’appellation «tourelle de Jean le Bâtard» donnée à l’une des tours des fortifications d’Étampes.
DUPRÉ (la sente à)
     Ce chemin a donné son nom à un lieu-dit. Dupré est un patronyme assez fréquent dans la région. [C 52]
DURAND Barthélémy (hôpital)
     Le projet de construction d’un hôpital psychiatrique départemental à Étampes remonte à 1955. A l’époque, plusieurs communes du sud de la Seine-et-Oise avaient été pressenties mais s’étaient toutes récusées. Barthélemy Durand qui est, à l’époque, non seulement maire d’Étampes mais président du conseil général de Seine-et-Oise, propose un site sur sa commune. L’établissement sera officiellement ouvert le 1er avril 1963 avec l’accueil des 162 premiers malades. La mise en service de l’ensemble des pavillons sera progressive. L’architecte Lablaude a conçu un hôpital de type village dans la perspective d’une vie en pavillons plus autonomes. L’hôpital comprend 14 pavillons. Ils portent le nom de fleurs: Eglantines, Primevères, Iris (avant la mixité, ces pavillons étaient destinés aux femmes) ou d’arbres: Sapins, Acacias, Tilleuls, Peupliers (avant la mixité, ces pavillons étaient destinés aux hommes). A d’autres, on a donné le nom de psychiatres célèbres: Moreau de Tours, Magnan, Seglas, Régis, Chaslin. Il existe aussi un pavillon dénommé Alberto Giacometti et un autre Alpha.
     L’établissement, véritable ville dans la ville, comprend un foyer de post-cure, un gymnase, un stade, un centre technique, un château d’eau et une grande chapelle au centre. Une école d’infirmières vient compléter le site en 1967.
     L’hôpital prendra le nom de Barthélémy-Durand dès l’ouverture, en hommage à celui qui a longtemps porté et soutenu ce projet d’intérêt général. Barthélémy Durand, ancien officier de marine, fondateur de plusieurs sociétés d’électricité, a déjà 78 ans lorsqu’il est appelé pour être maire d’Étampes en août 1944. Il restera maire jusqu’à sa mort en 1956.
DUVAUD
     Ce champtier figure au nord de Lhumery sur le plan d’intendance de 1785. Il n’est plus au cadastre de 1827. Ce mot pourrait être simplement la déformation du terme «val», mais il n’y a guère de vallon dans cette portion de plaine. Duvaud pourrait venir aussi d’un patronyme.
 
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z

ECCE HOMO (carrefour de l’)
     Ce nom désignait le carrefour formé par le départ des rues Saint-Jean, Saint-Martin, de Saclas et la fin de la rue Saint-Jacques. La « Barrière de l’Ecce Homo » est citée dès 1731. Ce nom tient son origine de la présence, pendant des siècles, d’une statue du Christ aux outrages (Ecce Homo) qui fut enlevée en 1793. Le monument était entoure de quatre ormes. La tête du Christ fut recueillie par un certain Delamarche en 1793 lors de la destruction de la statue. Elle fut plutard aportée par l’abbé Borne curé de Saint Martin au musée municipale où elle est toujours conservée.
     Une tradition locale rapporte que Ravaillac, sur la route qui le conduisait à Paris, fut pris de remords à cause de son projet de tuer le roi. Il aurait brisé la pointe de son couteau à Chanteloup près d’Auvers-Saint-Georges. Il s’en retourna donc mais, repassant par Étampes, il croit voir la statue de l’Ecce Homo au milieu du carrefour lui reprocher sa tiédeur et son infidélité. Il reprit alors son sinistre chemin vers Paris.
     Forteau rapporte une autre légende locale qui se se rattache à cet événement. «Un habitant aurait été témoin du fait et aurait entendu l’assassin s’écrier en brandissant son arme: «voilà un couteau qui fera parler de lui!» Après l’attentat, cet habitant qui n’avait pas averti l’autorité du geste et de ses paroles, fut appréhendé, peut – être soupconné de complicité par son silence, mais il fut bientôt relâché à la condition qu’il ferait élever une croix, en quelque sorte expiatoire. Cette croix, s’il faut en croire MM. Chaudé et Dujardin, serait celle que l’on appelle la Croix de Vaux Mil Cent ou de Vomit le sang, que l’on voyait encore tout récemment avant son transport au Musée, au lieu dit les Quatre Chemins, près du cimetière Saint Martin. Elle porte la date de 1611 qui correspond à ce récit que nous ne donnons qu’a titre de curiosité, et celle de 1813. Peut-on supposer encore qu’elle avait été érigée d’abord à coté de l’Ecce Homo, et qu’elle aurait été enlevée du carrefour qu’en 1813.»
     Ce carrefour stratégique de l’Ecce Homo fut un des lieux de bataille du prince de Condé contre l’armée de Turenne en avril 1652. Ce carrefour était aussi un des lieux de perception de l’octroi, une «barrière de l’Ecce Homo» est citée en 1736. Curieusement la statue semble encore figurer sur un plan de 1854 (ADE 7S38).
ECCE HOMO (pont de)
     Ainsi était dénommé le pont sur la Chalouette situé entre les deux moulins Branleux. Il figure au plan d’alignement de 1833 et sera reconstruit en 1887. Il est parfois dénommé pont Labalot.
ÉCHELLE (rue de l’)
     Voie nouvelle dénommée en 1986. Echelle en vieux français peut désigner une pente abrupte. C’est bien le cas pour cette voie qui descend des pentes de la Vallée Colin. Dom Fleureau parle d’un certain marquis de l’Echelle qui commandait le régiment de Valois et qui fut tué à Étampes en 1652. [PV I/4]
ÉCLUSES (les)
     Ce lieu est cité en 1625 près du couvent des Capucins (AD E3856). Le mot écluse peut avoir le sens de digue, de moulin à eau, de bassin à vanne. Ces écluses devaient correspondre à l’un des aménagements du premier Port d’Étampes. On trouve aussi «les Ecluses de Vauson» citées en 1580 (AD E3771).
ÉCOLES
     Il n’est pas très facile de se retrouver dans les implantations et dénominations des différentes écoles publiques et privées qui ont existé dans la ville d’Étampes. Le registre des déliberation de la paroisse Notre-Dame en date de 1806 mentionne l’existence de «12 ou 15 écoles primaires»  tenues par des personnes privées. La monographie de l’instituteur Chambelle, rédigée en 1899, reste un document très précieux pour la période du 19e siècle. Mais tout se complique car certaines affirmations de l’instituteur sont contredites par d’autres documents d’archives (voir aussi Pensionnats, Orphelinats).
ÉCOLE DE SAINT-PIERRE
     Le registre des déliberation de la paroisse Notre-Dame en date de 1804 mentionne l’existence « d’une maison dite maison d’École de la cy-devant paroisse St Pierre ». En 1806 il est précisé qu’elle est située pres de l’église Saint Pierre.C’est en fait l’ancien vicariat occupée un temps par le chantre qui faisait office de maitre d’école.  Elle a été rendue a la fabrique de Notre-Dame apres la Révolution.
ÉCOLE MUTUELLE
     Fondée en 1820 près du marché Saint-Gilles dans une maison aujourd’hui détruite, l’école a été transférée près du Lion d’Argent en 1839. Dans le même quartier est citée une salle d’asile en 1835, tenue par les sœurs de la Congrégation.
ÉCOLE DES GARÇONS DU CENTRE
     Une première école dite «mutuelle» a été établie dès 1839 sur les dépendances de l’ancienne auberge du Lion d’Argent. L’école du Centre-garçons a été créée sur ce site en 1844 (architecte Pierre Magne), puis agrandie en 1881 (architecte Letavernier). A partir de 1872 est ouvert dans l’école un pensionnat puis un cours complémentaire professionnel de 1881 à 1892. L’établissement sera occupé par les troupes allemandes de juin 1940 à août 1944 (ADE 902W30), en particulier par les jeunesses hitlériennes. Les classes sont alors transférées place du Théâtre (dans les locaux de l’imprimerie La Familiale) puis dans un immeuble rue Paul-Doumer. Les bâtiments de cette ancienne école du Centre seront finalement détruits lors du bombardement du 10 juin 1944. Cent-trente jeunes Allemands vont y trouver la mort.
     L’école, rebaptisée Louis Moreau, sera rebatie en 1953 (architecte Guy Barbe).
ÉCOLE DES GARÇONS SAINT-PIERRE
     
La première «École des Prés». École à deux classes construite en 1880 et 1881 par l’architecte Letavernier. Deux autres classes sont ajoutées par surélévation des ailes vers 1889 par l’architecte Anjubert.
     Elle a fonctionné jusqu’à la construction de la nouvelle école des Prés vers 1966. Les locaux sont aujourd’hui occupés par la «Maison de l’Enseignement».
ÉCOLE DES GARÇONS SAINT-MARTIN
     Cette école fut construite en 1881 à l’emplacement de l’actuelle école André-Buvat. Les bâtiments seront occupés par les troupes allemandes de juin 1940 à août 1944 et incendiés en 1944 au cours de leur repli (ADE 902W30). Après la guerre, la classe se tient dans un baraquement en bois.
ÉCOLE DES FRÈRES (SAINT-MARTIN DE GARÇONS)
     Cette école tenue par les Frères de la Doctrine Chrétienne était située rue du Moulin-à-Peaux. La maison avait été donnée par madame veuve de la Bigne. L’école a fonctionné de 1846 jusqu’à l’ouverture d’un établissement laïc à Saint-Martin en 1881.
ÉCOLE DES FRÈRES (SAINT-PIERRE DE GARÇONS)
     Cette école tenue par les Frères de la Doctrine Chrétienne était située dans l’actuelle maison du 116 rue de la République. Elle a ouvert en 1881 après la fermeture de l’école des Frères de Saint-Martin. La présence des frères a été éphémère puisqu’ils ont dû partir en 1886. L’école devient par la suite école de filles (École Saint-Pierre). La partie de l’ancien préau reste visible au fond de la cour. On trouve encore citée une école des frères dans les bulletins paroissiaux des années 1930.
ÉCOLE DES FRÈRES
     Cette école située rue du Château était tenue par les Frères de la Doctrine Chrétienne. La maison avait été donnée en 1819 par la famille Pouilloüe de Bonnevaux en réaction à l’ouverture de l’école mutuelle. Elle a fermé vers 1901.
ÉCOLE DES FILLES DE SAINT-PIERRE
     Cette école fondée dès 1818 était tenue d’abord par les Sœurs de la Providence de Portieux puis par les Dominicaines de la Présentation de Tours à partir de 1854. Elle occupait le site de l’actuel 104 rue de la République. Des nouveaux bâtiments ont été construits en 1858, l’asile sera construit en 1864. L’école a été laïcisée en 1892 pour devenir l’école Saint-Pierre filles. Cette école, agrandie par la suite, fut désaffectée en 1963. On y installe en 1966 le Centre médico-psycho-pédagogique.
ÉCOLE DES FILLES (SAINT-MARTIN)
     Une première école de filles est fondée dès 1818 à Saint-Martin. Elle était tenue d’abord par les Sœurs de la Providence de Portieux puis par les Dominicaines de la Présentation de Tours à partir de 1854. On la situe d’abord dans la rue de Chauffour (AM 1 R). Vers 1863, les sœurs tiennent l’école communale construite sur l’emplacement de l’ancienne ferme de la Court-Meunier. L’établissement a été laïcisé en 1892 pour devenir l’école «Saint-Martin filles». Les bâtiments sont occupés par les troupes allemandes de juin 1940 à août 1944 (ADE 902W30). Provisoirement, l’école publique trouve asile dans les locaux paroissiaux du 46 rue Saint-Martin jusqu’à la reconstruction sur le site de l’actuelle école Hélène-Boucher.
ÉCOLE DES SŒURS (SAINT-MARTIN)
     Les Dominicaines de la Présentation, dépouillées de leur école après la laïcisation, ouvrent un établissement libre dans les bâtiments paroissiaux du 46 rue Saint-Martin vers 1892.
ÉCOLE DES SŒURS (SAINT-PIERRE)
     Les dominicaines de la Présentation, dépouillées de leur école avec la laïcisation, ouvrent un établissement libre au 30 rue du Perray vers 1892.
ÉCOLE DES SŒURS
     Les Sœurs de la congrégation des Filles de la Providence de Saint-Rémy de Chartres fondent en 1856, une école au «132» rue Saint-Jacques coté boulevard Henri IV près de l’école mutuelle.
ÉCOLE DES SŒURS DE LA CONGRÉGATION
     Les dames de la Congrégation tenaient une école dès leur arrivée à Étampes au 17e siècle. Elles la perdront à la Révolution. A leur retour, en 1807, elles achètent l’ancien couvent des Cordeliers (actuelle rue Bouilloux-Lafont) et tiennent une école dans leur grande propriété.
ÉCOLE DES SŒURS DE LA PROVIDENCE DE PORTIEUX
     Les Sœurs de la Providence de Portieux tiennent une école de filles dans l’impasse aux Chats de 1854 à 1858 (AM I R 3).
ÉCOLE DE LA RUE SAINTE-CROIX
     Sur un plan de 1873 une école figure au n° 3 rue Sainte-Croix.
ÉCOLE DE LA RUE ÉVEZARD
     Une école figure sur un plan de 1873 vers le 29 et 31 rue Évezard.
ÉCOLE NOTRE-DAME
     Cette école établie au 16, 18, 20 rue Évezard tient son origine du petit Séminaire définitivement fermé en 1908, et transformé pour partie en presbytère et pour partie en école de garçons. Elle a fermé en 1964. L’école Notre-Dame a été immortalisée par un de ses anciens élèves, le dessinateur Binet, dans l’album intitulé «l’Institution».
ÉCOLE (maison de l’)
     Une maison ainsi dénommée est citée en 1810 au carrefour Saint-Pierre. Peut-être s’agit-il de l’ancien vicariat de Saint-Pierre converti en école?
ÉCOLE (rue de l’)
     Ancien nom de l’actuelle rue Philéas-Vassal. Cette rue citée en 1790 (AM 1G2), tient son nom d’un jardin appelé «l’école» cité en 1773 comme «attenant à l’Ouche» (AM 1). Ce nom pourrait venir du terme «scala» qui désigne un point d’accostage pour les bateaux mais la Louette, que cette petite rue traverse, n’a jamais été navigable. Il doit donc s’agir plus simplement du souvenir d’une ancienne maison d’éducation.
ÉCOLE INTERNATIONALE
     Cette école créée dans les années 1970 était située près du site de l’ancien moulin de Vauroux ainsi que dans le château.
ÉCORCHOIR (l’)
     Le nom de ce champtier est cité en 1593 (A dioc 5) et encore en 1631 (ADE H dépot 1B). Comme pour d’autres toponymes du site (Croix de Vaux-Milcent, Murger de la Bataille) ce terme violent serait une référence à la sanglante bataille qui aurait eu lieu sur les hauteurs de Saint-Martin en 612 entre les armées de Clotaire et de Théodoric. Ecorchoir peut, plus simplement, rappeler un ancien lieu d’abattoir.
ÉCORCHOIR (chemin de l’)
     Ce chemin est cité dès 1790 (AM 1G2). Selon le plan de Léon Marquis, c’est l’actuelle rue René-Paulin-Hippolyte qui s’appelle ainsi, et l’actuel chemin de l’Ecorchoir est dénommé chemin du Temple. [PV D4]
ÉCOULOIRS
     Ce champtier est cité en 1763 (ADE H dépôt 1 B62). Il était situé vers Villesauvage au sud du chemin de Bois-Renault. Il apparaît sous la forme «Escolonére» en 1790 (AM 1G2). Ce nom ne sera pas retenu par la suite. Ce terme désigne habituellement le canal par lequel on vidait les viviers ou les mares (AM 1G2) mais il n’y a plus de pièce d’eau dans ce lieu.
ÉCREVISSE (l’)
     Maison située dans le quartier Saint-Pierre. L’enseigne l’«escrevisse» est citée en 1605 (A dioc 1). Ces petits crustacés devaient être abondants dans les eaux des bras du Juineteau.
ÉCU DU BERRY (l’)
     Cette auberge citée en 1608 était située à l’emplacement du 19 bis rue Louis-Moreau. Elle a été construite vraisemblablement au 16e siècle et sera transformée en hôtel particulier au 17e siècle. Achetée par la ville cette vieille demeure accueillera la sous-préfecture en 1820. L’hôtel sera démoli en 1855. Une nouvelle sous-préfecture sera reconstruite à son emplacement, c’est l’actule École de Musique.
     Jean de Berry devint comte d’Étampes en 1386. Cette enseigne en était, peut-être, le souvenir?
ÉCU DE FRANCE (l’)
     Cette auberge, citée en 1527 (adg), était située à l’emplacement de l’actuel n° 164 rue Saint-Jacques. Elle devint en 1833 l’Hôtel de France (lm). Vers 1580, c’est le sieur Thomard qui en est le propriétaire. Son fils Pierre fut secrétaire d’un certain Bailly, premier président de la Chambre des Comptes de Paris. Pierre Thomard ayant eu des relations avec Artuse, la fille de Bailly, fut condamné à être pendu. La populace le sauva in extremis. Pour commémorer l’histoire, on écrivit en 1583 une longue pièce en vers intitulée «les infortunées amours d’Artuse Bailly» (mémoire de la société historique de la Ville de Paris. 1886).
     Dujardin rapporte qu’un souterrain partant de la tour de Guinette arrive jusqu’à cet hôtel.
     L’enseigne de l’auberge devait représenter les armes de France.
ÉCU DE FRANCE (l’)
     Autre auberge du même nom située au coin de la rue de la Treille et de la rue Saint-Martin. Elle disparut dès le 18e siècle (lm).
ÉCU D’ORLÉANS (hôtel)   
     Cette ancienne auberge, située au 5 rue Louis-Moreau, est citée en 1486. Le bâtiment actuel date du 17e siècle. Le rez de chaussée a été reconstruite vers 1590. L’ escalier et les 2 étages, prévus des cette époque, furent construits au 17e ou au 18e siècle.
     La maison fut transformée en hôtel particulier entre 1646 et 1716. Au 18e siècle, elle était la propriété de la famille Saint-Pol de la Briche. Rien d’étonnant à ce qu’une auberge sur la grande route d’Orléans ait pris pour enseigne le blason de la ville d’Orléans. La grille d’entrée comprend des armoiries plus récentes.
Une porte intérieure provient d’un hôpital de Verdun, et un garde-corps vient d’un immeuble de Versailles.
ÉGALITÉ (rue de l’)
     Nom donné pendant la période révolutionnaire à la rue Saint-Jacques (AD L 109). Elle est effectivement citée en l’an II (L 632). Le deuxième terme de la devise nationale se devait d’être honoré.
ÉGALITÉ (rue de l’)
     Cette voie suit à peu près le tracé de l’ancien chemin du Mâchefer (ou chemin de Villeneuve). Elle s’appelait rue du Nouveau-Cimetière jusqu’en 1929. Les rues de l’Egalité sont assez fréquentes aux abords des cimetières. Il est certain que, face à la mort, tout le monde devient égal...
     Le tout petit chemin qui mène à la porte du cimetière a été créé en 1884. [PV K5]
     En montant le chemin, sur la droite, on voit encore la cour du four à chaux et à briques établi en 1864.
     Les anciens ateliers municipaux figurent déjà sur le plan de 1960.
     Au n° 3, résidence les Marronniers.
ÉGLANTINES
     Nom donné à l’un des pavillons de l’Établissement Public de Santé Barthélémy-Durand.
ÉGLISE (rue de l’)
     Cette toute petite rue conduit à la jolie place de l’église Saint-Martin.
     Dans la petite maison de M. Pecquet, l’abbé Grossetête, curé de Saint-Martin, recevait la radio clandestine pour le réseau de résistance pendant l’occupation. [PV D6]
EMBARCADÈRE (place de l’)
     C’est l’ancien nom de l’actuelle place du Général-Leclerc face à la gare.
     Ce nom est cité dès 1841, c’est-à-dire l’année même de l’arrivée du chemin de fer à Étampes. C’est par ce terme d’embarcadère, emprunté à la navigation, que l’on a d’abord désigné les stations de chemin de fer.
EMMAÜS BONNEVAUX
     Ces immeubles ont été construits en 1958 (architecte Pasturaud, Pourlier, Chatelin). Ils abritent 80 logements. Le terrain particulièrement meuble sur lequel ils ont été bâtis a nécessité de gros travaux de soubassement. Ils ont été totalement rénovés en 2001. Les façades, modifiées, présentent de grands auvents aérodynamique. Emmaüs est le nom de la société HLM créée par l’abbé Pierre suite à l’appel de l’hiver 1954, pour favoriser la construction de logements sociaux. Le nom d’Emmaüs est, bien sûr, une référence à la petite bourgade près de Jérusalem où Jésus s’est révélé à deux disciples après sa résurrection.
EMMAÜS 8 MAI 1945
     Ces immeubles, situés dans l’avenue du même nom, ont été construits en 1959. Ils représentaient à l’origine 32 logements (architecte Pasturaud, Chatelin, Pourlier)
EMMAÜS SAINT-JEAN
     56 logements sont créés près du Pont Saint-Jean en 1958. Les nouveaux immeubles, construits sur l’emplacement de l’ancienne piscine Laloyeau dans la rue Saint-Jean, datent de 1993 (architecte Arnaud).
EMMAÜS SAINT-MICHEL
     Ces immeubles, situés au bout du boulevard Saint-Michel, ont été construits en 1974. Ils occupent à peu près l’emplacement de l’ancienne gare CGB Saint-Michel. Ils abritent 240 logements.
EN-BAS (rue d’)
     Ancien nom de l’actuel chemin des fossés Saint-Martin au plan de 1827.
EN-BAS (moulin d’)
     Abréviation souvent utilisée pour désigner le moulin Branleux d’En-Bas. Il est cité ainsi en 1790 (AM 1G2).
ENCLOS DE SAINT-MARTIN (l’)
     Ce lieu est cité comme habitation dans un acte de 1666. (BMS SM)
EN-HAUT (chemin d’)
     Ce nom désigne le chemin en partie goudronné qui fait suite au chemin de Corteuse. Il est dénommé «d’en haut» car il menait au village de Chalo-Saint-Mars par le haut. [C 350]
ENFANTS D’AUBE DE NOTRE-DAME
     Autre nom de la maison de la Maîtrise située dans le cloître de Notre-Dame.
ENFER (maison)
     Cette maison est citée en 1775 (AM1). Elle était située dans la rue Saint-Martin... Dieu sait où!
ENFER (ruelle d’)
     Sur le plan de 1827, cette petite voie est dénommée rue des Remparts et ce jusqu’en 1888. Elle reste bordée par les vestiges d’une partie du mur d’enceinte de la ville. [PV G6]
ENFER (rue d’)
     On l’appelait aussi la Vieille Rue au 18e siècle. Elle deviendra rue de l’Oubli pendant la Révolution avant de reprendre son terrible nom. En 1888, le conseil municipal émit l’idée de la baptiser «rue Tavannes» (du nom du défenseur d’Étampes au siège de 1652), mais le projet n’aboutit pas. On ne se débarrasse pas de l’enfer aussi facilement... [PV G6]
Par ici passait la grande route de Paris à Orléans jusqu’au percement de la rue Neuve-Saint-Gilles en 1769. Ce nom «d’Enfer» lui vient donc de son profil étroit et sinueux qui constituait un goulet d’étranglement, véritable «enfer» pour les voyageurs. Il y eut d’ailleurs de nombreux accidents en ce lieu.
     Au bas de la rue on trouvait la demi-lune de la vieille porte Saint-Martin.
     Au n° 4, cet ancien hôtel était une ancienne maison de tolérance jusqu’en 1945. En septembre 1940, la mairie répond à l’enquête de la Feldkommandantur «que la maison de tolérance n’existe plus, elle est transportée dans une commune voisine» (ADE 856W30). Après la guerre, cette maison devint l’Hôtel de France.
     Au n° 5, cette maison était le siège de la loge maçonique «Floréal» du Grand Orient d’Étampes. Elle sera fermée en 1943 (dcm).
     Dans cette ruelle existaient aussi des latrines publiques en 1899.
ENTRE DEUX EAUX
     Ce lieu-dit du cadastre, assez marécageux et en partie boisé, est cité dès 1534 (ADE 52 H 6). On trouve aussi «Entre les deux eaux « en 1686. Les «deux eaux» en question sont celles de la Louette et de la Chalouette. Sur le plan cadastral de 1827, ce lieu-dit, ainsi que les Mortemets tout proche, apparaissent comme extrêmement morcelés. Dans la partie Est existent toujours des jardins potagers. Le reste de ce terrain était planté d’aulnes, remplacés par la suite par des peupliers. [LD 112]
ENTRE DEUX EAUX (sente)
     Cette sente qui dessert le lieu-dit du même nom est citée dès 1827 (ADE 3O158). [C 430]
ENTRE LA JUINE ET LE JUINETEAU
     C’est, entre autres, sur ce lieu-dit du cadastre que l’on a créé la Base de Loisirs. [LD 60]
ENTRE LES DEUX CHEMINS
     Nom d’un champtier cité en 1646 comme nom alternatif à «les Singesses» (ADE 52 H 6). Les deux chemins en question sont la grande route de Paris à Orléans (nationale 20) et le chemin de Saclas (Voie Romaine).
ÉPÉE ROYALE (l’)
     Cette maison, citée en 1731 (ADE E sup. 803), était située dans la rue Saint-Jacques près du Petit-Panier. L’enseigne devait représenter une épée couronnée.
ÉPINANTS (les)
     Lieu-dit du cadastre en partie boisé. «Les Espinants» sont cités en 1593 (ADE E3782). Ce terme désigne bien sûr un lieu épineux, mais Louis Charpentier dans «les mystères des Templiers» prétend que les lieux dénommés l’Epine sont généralement liés à la présence des Templiers. Cette curieuse assertion, non prouvée (mais souvent vérifiée), se trouve une fois de plus confirmée puisque ces terres sont situées non loin de l’ancienne dépendance de la commanderie de Chalou située au Chesnay. [LD 215]
ÉPINANTS (sente des)
     Ce chemin est cité dès 1827 (ADE 3O158). [C 431]
ÉPINANTS (rue des)
     Cette nouvelle voie de la Zone du Bois-Bourdon porte le nom du lieu-dit situé bien plus loin.
     Au n° 8-10 maison d’accueil spécialisée «la Beauceraie». [PV G2]
ÉPINE (l’)
     Lieu-dit cité en 1512 (ADE E3913). Peut-être s’agit-il des Épinants ou de l’
Épine-Ronde?
ÉPINE RONDE (l’)
     Ce lieu-dit du cadastre est cité dès 1673 (Adioc1). «Spina retonda» est même cité dès 1317 (CND). Ce terme peut désigner un lieu épineux arrondi. Il pourrait s’agir du souvenir d’une ancienne motte ou d’un tumulus rond. [LD 265]
ÉPINE RONDE (sente de l’)
     Ce chemin cité dès 1827 (ADE 3O158) est aussi appelé sente des Métairies et chemin de la Borne-Ferrée sur un plan du 18e siècle (ADE E 3845). [C 262]
ÉQUERRE (sente en)
     Ce chemin, cité en 1827 (ADE 3O158), était situé entre les Portereaux et le Marais. La sente a complètement disparu sous la déviation de la nationale 20. Elle devait tourner en angle droit.
ÉRAMBERT (moulin)
     Nom parfois donné au moulin Chamois, du nom de celui qui l’a acheté en 1807 (ADE 7S50).
ESCARGOT (hôtel de l’)
     Cet hôtel, situé au n° 71 rue Saint-Jacques est toujours en service. Il s’appelait au début du siècle l’Hôtel de l’Europe. Sur le rebord extérieur, on voyait encore quelques escargots en ciment. La toiture et la façade ont été considérablement modifiés vers 1930.
ESCU (ruelle de l’)
     Nom alternatif à l’actuelle rue de la Treille cité en 1776 (ADE 77 H1). Ce nom vient de l’auberge de l’Ecu de France (disparue vers 1750) qui était située au coin de la rue. On sait que le mot «écu» désignait d’abord le bouclier de protection sur lequel le seigneur peignait ses armoiries. Par extension, l’écu devint le blason.
ESSEX (allée, impasse, place, rue de)
     Robert Devereux, comte d’Essex (1591-1646), était un homme politique anglais opposant à Charles 1er. Il prit la tête de l’armée parlementaire. Tout le lotissement de la résidence du Pont-Saint-Jean est cerné par ces noms de héros qui n’ont hélas rien à voir avec l’histoire d’Étampes. [PV G5]
ÉTAMPES
     La première mention littéraire d’Étampes date de 587. Grégoire de Tours raconte comment Egidius, évêque de Reims comparait devant un tribunal. Il est accusé d’être à l’origine des mouvements de rebellion qui ont entraîné la destruction du pays d’Étampes (Pagus Stampensis). Les annales d’Aimon rapportent la bataille de 612, le jour de Noël, entre Clotaire et Théodoric vers Saint-Martin d’Étampes. «Stampae» est encore citée en 632 dans la chronique de Fredegond. Au cours des siècles on trouve les formes suivantes: Castellum Stampis au 11e siècle, Stampae Vetulae en 1046, Stampas en 1073, Veteres Stampas en 1085, Stampes en 1194, Estampe en 1260, Estampes en 1370, Étampes sous Orléans au 14e siècle, la mention «Étampes la Vallée» figure sur la cloche du Duc de Berry à Notre-Dame en 1401, l’orthographe Étampes semble s’imposer à partir de 1711 mais la carte de Cassini (1785) mentionne encore «Estampes».
     D’ou vient le nom originel «Stampae»? Selon les uns, il tire son origine du vieux français «Stappe», qui signifie s’arrêter, s’établir, demeurer sur place. Selon les autres, Stampae vient du mot germain «stapl» qui désigne un lieu de réunion, un marché ou encore un confluent des eaux (ce qui est bien le cas pour notre vallée). D’autres croient reconnaître le mot «stamp» qui signifie en germain «atelier» et précisément, atelier de battage de monnaies. La plus ancienne pièce portant la mention «Stampas» remonte effectivement au 7e siècle. D’autres encore (Ricofils, Roblin) voient dans Stampae la racine pré-latine «Staps» qui signifie palissade, pâtis, pâturages ou encore marécages. Dramard déchiffre «stang paes» le pays des étangs. D’autres reconnaissent «Steq» abondant, fertile et «paes» prairie. Étampes, la prairie fertile. Courty se basant sur le fait que le site repose sur le calcaire de Brie où se trouvent des pâties, pense qu’il faut voir là l’étymologie d’Étampes.
     Basile Fleureau rapporte une autre étymologie fantaisiste. Stampae viendrait du grec «Tempe» en référence à l’illustre et agréable vallon de Thessalie. «Quelques Troyens, fuyant les Grecs après la ruine de leur ville, se retirèrent en Gaule»... et remontant les fleuves, ils ont fondé une ville qu’ils ont dénommé Tempe «car le site ressemblait à la Tempe de Thessalie». Dom Fleureau n’accorde pas foi à cette fondation légendaire, mais reconnaît que Stampae vient du grec. Il pense en effet «que les gaulois se servaient de la langue grecque, au moins les plus sages, auxquels il appartient seuls de donner un nom aux choses» et qu’ils ont donc appelé l’endroit «Tempe», à cause de son agréable situation. Cette étymologie était certainement à la mode à la Renaissance et elle a inspiré à Clément Marot le madrigal suivant à propos d’Anne de Pisseleu:
Ce plaisant val que l’on nomme Tempe
Dont mainte histoire est encore embellie,
Arrosé d’eaux, si doux, si atrempé,
Sachez que plus il n’est en Thessalie.
Jupiter Roy, qui les cœurs gaigne et lie,
Là de Thessalie en France réunie,
Et quelque peu son propre nom mué.
C’est, pour Tempé veut qu’Étampes s’appelle
ainsi lui plait, ainsi l’a situé
Pour y loger de France la plus belle.
     Depuis Fleureau, on distingue «Étampes les Vieilles», le berceau de la ville autour du quartier Saint-Martin, et Étampes le Châtel (le centre ville actuel) plus récent. Cependant, cette tradition est aujourd’hui contestée.
     Le toponyme Étampes est assez rare. Une seule autre commune porte ce nom en France, Étampes-sur-Marne dans l’Aisne. Étampes est aussi le nom d’un hameau de la commune de Cuq-Toulza dans le Tarn. Une ferme isolée au milieu des bois de la commune de Saint-Adjutory en Charente porte également ce nom. Il existe aussi dans la commune de Corbie (Somme) un hameau dénommé Étampes et un lieu-dit «le marais d’Étampes». On trouve enfin un lieu-dit «les Étampes» à Miremont» (Puy-de-Dôme).
ÉTAMPES (chemin d’)
     Ancien nom de la rue des Maraîchers au cadastre de 1827.
     Étampes a toujours fait figure de petite capitale régionale. Aussi, il n’est pas surprenant de trouver quantité de «chemins d’Étampes» aux alentours. On en trouve: en Eure-et-Loir, à Houville-la-Branche, à Gommerville, à Chatenay; dans les Yvelines à Allainville; dans le Loiret à La Brosse et à Estouy; en Seine-et-Marne à Larchant; dans l’Essonne à Boutervilliers, à Méréville, à Pussay, à Chalo-Saint-Mars, à Cerny. Il existait également des porte d’Étampes à Arpajon ainsi qu’à Dourdan.
ÉTAMPES (boulevard d’)
     Au cadastre de 1827, c’est l’actuel Boulevard Henri-IV qui est dénommé ainsi. C’est dire si les Etampois devaient être fiers de leur promenade le long des remparts.
ÉTAPE AU ROI
     Cette auberge apparaît dans un document du 16e siècle sans qu’on puisse la situer (AN R4 1129).
De très nombreux souverains ont fait étape à Étampes depuis Robert le Pieux, Philippe Ier, Philippe II, Louis VI. Plus près de nous, les séjours suivants sont attestés: Philippe VI en 1329; Charles VI en 1411; Charles VII en 1484, 1488, 1492, 1461, 1465, 1466, 1467, 1468; Charles IX en 1562; Louis XV en 1745. Étampes mérite bien son titre de Ville Royale! (voir aussi boulevard Henri IV, maison Louis XI et maison du Soleil).
ÉTAPE AU VIN (rue de l’)
     Un des anciens noms de l’actuelle rue Simonneau. Elle est citée en 1731 (ADE E sup. 803). Il faut entendre ici «étape» dans son acception ancienne, à savoir lieu de marché ou d’entrepôt. Il pourrait s’agir en l’occurrence du lieu de l’entrepôt des vins pour le marché Saint-Gilles tout proche.
ÉTAPE AU VIN (l’)
     La maison de l’actuel 99 rue Saint-Jacques portait le nom de cette auberge (CP) (voir supra).
ÉTÉ (allée de l’)
     Nom donné à l’allée nord de la promenade du Port sur un plan de l’an IV (AM 1 O 168). Qu’elle devait être agréable cette promenade ombragée dans le bel été étampois! Aujourd’hui, le cuisant soleil fait fondre parfois le bitume du parking.
ÉTINCELLE
     Nom donné au centre d’accueil, dépendant de l’hôpital Barthélémy-Durand, établi dans les locaux de l’ancien patronage du 26 boulevard Berchère.
ÉTOCHET
     Nom d’un champtier non identifié cité en 1549 (AM tv). Etochet pourrait venir du vieux français «estorcé» qui signifie tordu.
ÉTOILE (l’)
     Cette ancienne auberge était située vers le 33 rue du Haut-Pavé. Elle est citée au 18e siècle. Une étoile peinte était encore visible il y a quelques années sur la façade. Au 19e siècle, on cite «une pierre d’autel en marbre noir de l’époque mérovingienne dans la cour de l’auberge de l’Etoile». Les vestiges du vieil Étampes sont partout.
ÉTOILE DU POINT DU JOUR (l’)
     Cette ancienne auberge (parfois simplement dénommée l’Etoile ou l’Etoile d’Or) était située à l’actuel 92 rue de la République. Elle est citée en 1605 (Adioc1). Sur un document du 17e siècle, le nom est déformé en l’Esteville (A dioc 4). Dans cette maison logea le commandant de la place prussienne en octobre 1870.
ÉVEZARD (faubourg)
     Lieu-dit du cadastre cité en 1688. On trouve aussi «Evesard» dans le plan Trudaine. Il est dénommé Faubourg du Nord pendant la Révolution. [LD25]
ÉVEZARD (porte)
     La «porta Euvardi» est citée en 1246 (ADE 71H17). C’est donc un des plus anciens toponymes attestés à Étampes. Elle portera aussi les noms de porte du Sauvage, porte Bidault en 1731, porte de la Couronne en 1776 (AM 1G1), porte des Trois-Communes (sur le plan de 1827). En 1652, l’armée de Condé y dresse une barricade de tonneaux pour la défendre (B F).
     La porte sera démolie vers 1793 mais les derniers piliers seront détruits en 1871. En 1835, il y avait là un projet de construction de corps de garde de pompiers.
     Evézard est, semble-t-il, une déformation du nom patronymique primitif «Evrard» qui signifie «sanglier vigoureux» en germain. Vezard signifie aussi la «peur» en vieux français. Il semble bien qu’au départ ce nom désignait d’abord le faubourg hors-les-murs situé autour de l’actuelle rue Van-Loo.
ÉVEZARD (rue)
     Cette rue est citée dès 1601 (ADE 71 H 13). Elle est aussi dénommée rue de la porte Évezard en 1605 (Adioc1), rue Alain au 18e siècle, rue du Sauvage en 1802. Cette voie suivait le tracé primitif de l’ancienne voie romaine Paris-Orléans. [PV J6/7]
     Au n° 19 bis, maison avec vieille porte cochère et bornes chasse-roues.
     Au n° 23, maison avec petite porte cintrée piétonnière en pierres.
     Au n° 2, la cour de cette maison servait à achever la fabrication des chandelles préparées à l’abattoir Philippe en 1858 (ADE 5 M 15).
     Au n° 14 (ou 12), ancienne auberge la Ville de Rouen.
     A l’emplacement du n° 16 (ou 14), une maison appartenait au Chapitre Notre-Dame en 1790 (ADY 1Q 408).
     Au n° 18, ancienne maison dite la Fontaine, actuel presbytère Notre-Dame.
     Au n° 22, cette grande maison figure déjà au plan de 1827. Elle présente la forme des anciennes auberges étampoises transformées en maisons bourgeoises au cours du 18e siècle. La toiture du bâtiment principal, comme celles des ailes en retour, est intéressante dans sa complexité.
     Au n° 23, maison ancienne avec une belle porte rectangulaire en pierre.
     A l’emplacement des nos 29 et 31, partie de l’ancienne auberge du Sauvage (ou Grand Sauvage). Cette maison servit à la fin du 19e siècle à abriter une école.
     A l’emplacement du parking, à l’angle de la rue du Rempart, était la suite de l’ancienne auberge du Grand Sauvage et du Colombier.
     Au n° 6, une école de filles était tenue par les Sœurs de la Providence de Portieux à partir de 1858 (AM I R 3).
     Il y avait aussi dans la rue une ancienne maison des Religieuses de Villiers.
ÉVEZARD (ruisseau)
     Ce ruisseau canalisé est une petite dérivation de la rivière d’Étampes qui commence rue de l’Ile-Maubelle et passe à travers six jardins de la rue Évezard. Un bassin est créé près du ruisseau en 1856 (ADE7S46).
EYNARD Jean-Baptiste (rue)
     Cette voie nouvelle a été construite à partir d’un chemin réalisé par l’armée allemande durant l’occupation pour y établir une petite caserne destinée aux femmes militaires de la Luftwaffe (ADE 875 W12). Elle a été baptisée en 1965. Jean-Baptiste Eynard était un résistant étampois, il est mort en déportation. C’est sur ces Pentes de Guinette qu’on a établi n 1945 la Cité d’Urgence pour loger les sinistrés des bombardements.
      En 1954, il y eut un projet, jamais réalisé, d’y établir des immeubles HLM (ADE 1025W32). La rue a été prolongée en 1971. [PV H/I5]
EYNARD (square)
     Ce petit square a été créé en 1978.
 
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z

FABRIQUES
     Étampes n’a jamais été une ville très industrielle. Quelques petites usines comme la porcelainerie et la fonderie Lory ont joué un rôle économique important à l’échelle d’Étampes. Il a existé aussi une quantité de petites et moyennes fabriques. Parmi les plus anciennes citons par exemple:
     La fabrique d’uniformes militaires et civils au moulin des Fontaines.
     L’usine de harengs-saurs située face aux Portereaux sur le plan de 1888.
     La fabrique de lampes du boulevard Berchère est fondée en 1864 (ADE 2 P 88).
     La fabrique de machines agricoles Girardin est citée en 1880 dans la rue Saint-Martin.
     La fabrique de cycles Vander Eyten est citée en 1898.
     La fabrique de cycles Charron-Imbault est citée en 1898.
     La fabrique de voitures Morisse-Giraud est citée en 1898 au boulevard Saint-Michel.
     La fabrique de boulons et forges Duflos-Meurisse est créée en 1919 au 7 rue Saint-Martin.
     La fabrique de chaussures Mercier rue Neuve-Saint-Gilles est citée en 1919.
     La fabrique de machines agricoles Prévosteau est citée en 1900.
     La fabrique de jouets Dalin est citée en 1934 dans la rue Saint-Martin.
     La fabrique de produits chimiques Cazabas est citée en 1921 dans la rue Saint-Martin.
     Les Forges Laloyeau existaient avant-guerre dans la rue Saint-Martin, elles sont citées encore en 1940 (ADE 840W2).
     Monin-Harlé, fabrique d’estampage métallurgique, était installée dans le boulevard Saint-Michel en 1920.
FARMAN Henri (avenue)
     Cette voie suit le tracé de l’ancien chemin de Dourdan qui figure sur un plan du 18e siècle (ADE E3845).
     Sa dénomination actuelle date de 1975. Henri Farman (1874-1958) est l’auteur du premier vol en circuit fermé et du premier vol avec passager. Avec son frère Maurice, il crée ses propres appareils. En mars 1910, il ouvre une école d’aviation à Étampes au sud de la Malmaison. Le 18 décembre 1910, il part du terrain d’Étampes et reste plus de 8 heures en vol, le précédent record est pulvérisé. Le 30 décembre de la même année, il bat le record mondial de distance en vol en partant encore une fois d’Étampes. [PV I3/4]
FAUBOURG DU LEVANT (rue du)
     Nom donné pendant la période révolutionnaire à l’actuelle rue de l’Avaloir. Elle est effectivement citée en l’an II (ADY 1Q353) (voir Levant).
FAUBOURG DE BRETAGNE (grande rue du)
     Nom donné à l’actuelle rue du hameau de Bretagne en 1655 (ADE E3772).
FAUBOURG ÉVEZARD (rue du)
     Ancien nom de la rue Van-Loo (voir Évezard).
FAUBOURG ÉVEZARD (puits du)
     Ce puits situé dans l’actuelle rue Van-Loo est cité en 1856.
FAUBOURG SAINT-JACQUES (rue du)
     Ancien nom de l’actuelle avenue de Paris.
FAUBOURG SAINT-MARTIN (rue du)
     Ancien nom de la rue Saint-Martin sur le plan de 1827.
FAUBOURG SAINT-PIERRE (rue du)
     Ancien nom de la rue de l’Alun.
FAUCHEURS (rue des)
     Nom donné pendant la période révolutionnaire à la rue des Trois-Fauchets (AD L 109). L’idéologie révolutionnaire tentait d’exalter le travail. Les fauchets sont devenus faucheurs.
FAVEREUSE
     Ce champtier est cité en 1368 (Favereux) (f d m C). Il est encore cité en 1374 parmi les biens des Hospitaliers, dépendant de leur ferme du Chesnay (MN). Ce nom peut évoquer un lieu de forge ou plutôt un «champ de fèves».
FÉLIX (ruelle)
     Cette ruelle établie en 1858 débouchait sur la rue Saint-Martin, près de la rue de la Bretonnerie. Félix doit être le nom du propriétaire.
FEMME SANS TÊTE (rue de la)
     Un des anciens noms de l’actuelle rue Traversière qui menait à l’ancien pilori du marché Saint-Gilles. Ce nom fait-il référence à quelque exécution terrible, ou bien simplement à une enseigne disparue?
     Une auberge du même nom existait à Montgeron. Son enseigne, conservée au musée de Montgeron, représente une femme qui a effectivement perdu sa tête.
FERME (allée de la)
     Cette petite voie est située tout proche de l’ancienne ferme du prieuré Saint-Pierre. [PV K9]
FERME (sente de la)
     Nom donné à l’actuelle cour du Prieuré sur le plan de 1815. La ferme en question est celle du prieuré Saint-Pierre, propriété des chartreux d’Orléans jusqu’à la Révolution.
FERTÉ la (moulin de)
     Autre nom du moulin Chamois au 18e siècle. «Ferté» signifie forteresse en vieux français. Ce moulin était pourtant situé assez loin des murs d’enceinte de la ville.
FERTÉ-ALAIS la (chemin de)
     Nom donné en 1982 à l’ancien chemin de Corbeil. Un chemin du même nom est cité dans un plan de l’époque révolutionnaire. La Ferté-Alais est une charmante petite ville au passé très ancien. Alais est la contraction d’Adélaïde, l’épouse du roi Louis VI. [PV L9]
FERTÉ-ALAIS la (porte de)
     Une des deux portes fortifiées du faubourg Saint-Pierre.
FERTÉ-ALAIS la (route de)
     A l’angle de la rue Sadi-Carnot, une maison faisait office de bureau d’octroi, celui-ci fut supprimé en 1930.
FESSOIES
     Ce nom de champtier est cité en 1593 (il est aussi appelé Cogne Fessois) (A dioc 5). Ce nom pourrait venir du vieux français «fessoir» qui signifie arrosoir. Il pourrait donc s’agir d’un terrain humide.
FÊTES (place des)
     Nom parfois donné à la place de l’Ouche au cours du 19e siècle. Cet espace fut depuis toujours le lieu de la fête pour le faubourg Saint-Martin. C’est là que fut établie en 1805 la foire Saint-Martin. Cette foire se tenait les 15 et 16 novembre, soit peu de jours après la fête de Saint-Martin. On y vendait en particulier de la filasse.
FEUILLERAIE (la)
     Située au 14 rue Magne, cette grande maison bourgeoise a été construite pour la famille Gresland dans les années 1860. C’est là que logèrent en 1870 les princes de Saxe et Albert de Prusse. Sur un plan de 1873, cette maison est désignée comme «château». Plusieurs plans provenant d’une étude d’architecte conservés aux Archives municipales, laisseraient entendre que la façade actuelle et les décors ont été composés en 1900. La maison est alors désignée sous le nom de Villa Marguerite.
     On voit encore sur la façade d’immenses putti verts ainsi qu’un porche hors-œuvre garni de colonnes corinthiennes et coiffé d’une marquise. On remarque aussi une très belle grille. La maison du gardien, aujourd’hui détruite, était située sur la rivière, près du pont. Les communs ont aussi été démolis. Depuis 1972, la grande maison accueille un établissement spécialisé pour enfants.
FEUILLERAIE (lotissement)
     Ce lotissement, cité en 1966, a été construit sur une partie du terrain de la propriété précédente.
FEUSTERIE (rue de la)
     L’orthographe de ce nom de rue a particulièrement évolué au cours du temps. On trouve les formes suivantes: «rue de la Feutrie» en 1515 (ADE H dépôt 1B), rue de «la Fusterie» en 1605 (Adioc1), rue de «la Futerye» en 1644 (A dioc 3), rue de «Frusterie» en 1773 (AM1), rue de «la Fruterie» en 1790 (AM 1G2). Ce nom devait venir de la présence en ce lieu d’un atelier où l’on travaillait le feutre.
FIEFS (les)
     Ce lieu-dit du cadastre en partie boisé est cité dès 1628 (AD E3791). C’est là que furent construits, à partir de 1954, les logements «économiques de première nécessité» aussi appelés «cité d’urgence Orly-Parc» (ADE 1025 W33). De nouveaux logements seront construits sur son emplacement en 1991.
     On appelait fief, au moyen age, un domaine concédé par un seigneur à son vassal. Les fiefs n’étaient pas rares à Étampes. Ce nom garde peut-être le souvenir de fiefs particulièrement remarquables, mais pour quelle raison? [LD 160]
FILATURE (ruisseau de la)
     Un des bras du Juineteau non situé. Il devait longer ou alimenter une ancienne filature.
FILIÈRE (la)
     Nom d’un champtier disparu situé «en la Prairie d’Étampes» et cité en 1681 (A dioc 4). Filière peut signifier filet ou cordeau en vieux français.
FILIÈRE (ruisseau de la)
     Ce ruisseau jadis très tortueux, un des bras du Juineteau, serait l’ancien lit de la Chalouette. Il est cité dès 1691 (AM 5 P1). Il est aussi appelé la Vidange des Prés en 1887. La construction de la déviation de la nationale 20 l’a considérablement bouleversé. Il est enfermé sous buse sur pratiquement toute sa longueur. Le fossé visible dans la sente de la Filière, près de l’entrée de la résidence le Saint-Louis, en est un dernier vestige.
FILIÈRE (sente de la)
     Ce chemin est cité dès le 19e siècle. Il ne subsiste plus que le tronçon compris entre la rue Saint-Fiacre et l’avenue Frédéric-Louis. Le premier tir d’Étampes y fut établi en 1880. Ce petit chemin bordé par la nationale 20 est terriblement bruyant. On y voit l’entrée de la résidence le Saint-Louis. [PV I8]
FILOIR (place du)
     Cette place s’étendait à l’actuelle rue du Vivier sur un plan de 1833. C’était l’ancien lieu du fief de la Barre. Filoir peut désigner un atelier où l’on fabriquait des fils de cordes, ou bien le lieu où les cordiers tendaient leur chanvre. La rivière d’Étampes n’est pas loin. [PV G6]
FILOIR (rue du)
     Cette rue, citée dès 1785 dans le descriptif du plan d’intendance, allait jusqu’aux Portereaux sur le plan de 1844. Le long de l’actuelle rue du Filoir, il reste une partie du mur des fortifications. Une meurtrière est même visible dans l’enceinte du stade. Il reste aussi l’emplacement du fossé le long du mur. C’est là que fut établi un poste de la batterie de l’armée du roi lors du siège de 1652. [PV G6]
     La Hongroierie Cabué y est établie en 1853.
     La «fonderie du Filoir» Maltaire, Paris et Liger s’y installe en 1922. Il n’en reste aucun vestige.
FILOIR (stade du)
     Ce stade, dénommé simplement stade municipal sur le plan de 1960, est construit sur le terrain de l’ancienne Congrégation (puis grenier d’Abondance puis Malterie). Le stade, commencé en 1947, est l’œuvre de l’architecte Pasturaud, il sera terminé en 1949. Il est entièrement rénové en 2002.
FILOIR (rue du)
     Une autre rue du même nom est citée en 1629 (AD 3792) près du Bourgneuf. Elle était aussi appelée rue des Ouches en 1580 (AD E3771). Elle sera incluse dans le domaine au 18e siècle.
FLACON (rue du)
     Ancien nom de l’actuelle rue Edouard-Beliard. Ce nom cité en 1731 devait correspondre à l’enseigne d’une taverne où l’on vidait quelques flacons... (ADE E sup. 803).
FLEUR DE LYS (la)
     Nom d’une auberge située vers le 78, 80, 82 rue Saint-Jacques et citée en 1625 (fpj). Cette enseigne résolument monarchique semble ne pas avoir traversé la Révolution.
FLEURETTES (les)
     Lieu-dit du cadastre de 1827 qui n’a pas été retenu dans l’actuel cadastre. Ce nom est cité dès 1549 (AM tv). En 1593, on cite «les Gros Morin aussi dit Fleuriette» (A dioc 5). Ce terme désigne naturellement un lieu où poussent les fleurs, ou bien du foin. La résidence HLM des Fleurettes abrite les seuls commerces du plateau de Guinette, elle date de 1964. Il n’y a plus guère de petites fleurs au milieu des immeubles. [ALD 317]
FLEURS (impasse aux)
     Petite impasse pittoresque située près du château du Petit-Saint-Mars. [PV E8]
FOEHN (square du)
     Nom donné en 1999 à l’une des voies restées sans nom de la résidence du Murger de la Bataille. Le Föhn est un vent chaud et sec des Alpes suisses
et autrichiennes.
Le square dessert les bâtiments K et L. [PV F4]
FOIRE AUX CHEVAUX (promenade de la)
     Ainsi est désignée l’actuelle rue du lieutenant Pol-Lapeyre sur un plan de 1856. Marquis précise qu’une foire aux chevaux s’y tenait chaque année, le jour de la Saint-Michel.
FOLIE (la)
     Lieu-dit du cadastre de 1827. Il n’a plus été retenu par la suite. Le nom est cité dès 1593 «la Folie anciennement dit la Haye aux Bretons» (A dioc 5)». Il y avait un hameau à cet endroit, il est cité dès 1683 (B F). Il était aussi appelé la Croix de Champdoux. Il semble bien que le dernier vestige de ce hameau était «la Cabane à Pierrot». Cette terre appartenait jusqu’à la Révolution au chapitre Sainte Croix (ADY 5Q2).
     Ce terme de «folie» peut avoir trois sens: une construction extravagante, un vestige de cultes païens, une pauvre habitation en feuillages (mEL). [ALD 333]
FOLIE (chemin de la)
     Ce nom désignait un des chemins qui menaient au hameau du même nom. Il est cité en 1791 (AM 1G2).
FOLIE FONTAINE (la)
     Ancienne auberge citée en 1599 et située rue Saint-Martin (ADE 5MI11). Gageons qu’on n’y manquait pas d’eau.
FOLIE POISSON (la)
     Cette ancienne maison de campagne, bâtie par un dénommé Poisson, était située route de Pithiviers (lm).
     Elle est aujourd’hui disparue.
FOLIE REGNAULT (la)
     Ce champtier figure sur un plan du 18e siècle. Il est situé vers Saint-Pierre (ADE E3845).
FONCEAU DU TEMPLE (le)
     Lieu-dit du cadastre cité dès 1748 (ADE 8 I H 5) (voir Temple). On y trouve le terrain d’aéromodélisme aménagé dans les années 1990. [LD 210]
FONCEAUX (les)
     Lieu-dit du cadastre. Le terme de «fonceau» désigne ce qui est au fond de quelque chose. Ce terroir est situé à l’extrémité du thalweg qui va de Saint-Pierre à La Montagne. [LD 238]
FOND DE COCHEREAUX (le)
     Lieu-dit du cadastre. En toponymie, le terme de «fond» renvoie à la situation «en retrait» ou «en bas» du lieu de référence (voir Cochereaux). [LD 55]
FOND DE LA VALLÉE DE BOISRENARD
     Le champtier et la sente du même nom sont cités en 1791 (AM 1G2) (voir Vallée de Bois-Renaud).
FOND DE LA VALLÉE COLLIN (sente du)
     Ce chemin est cité en 1869 (ADE 3O168) (voir Vallée-Collin).
FONDERIE LORY
     Établie sur une partie du site de l’ancien moulin à Peaux, cette entreprise, qui compta beaucoup pour la vie économique d’Étampes, fut fondée en 1867. Elle s’établit à Saint-Martin profitant de la proximité des carrières silico-argileuses. Au départ, la fonderie était spécialisée dans la fabrication de pièces pour l’agriculture locale. Elle se diversifie peu à peu et produira même des obus de 155 dans les années 1930 (ADE 856W30). L’annexe de Brières est ouverte dans les années 1950. Le transfert définitif vers ce nouveau site aura lieu en 1982. En 1988, on construit 123 logements sur le site de l’ancienne fonderie rue du Moulin à Peaux.
FONTAINE (maison de la)
     La grande propriété sise dans l’actuel n° 16, 18 et 20 rue Évezard était, à l’origine, dénommée «maison de la Fontaine». Un document de 1644 parle en effet de «la rue du Puits de Malconseil qui descend de l’église Notre-Dame à la maison de la Fontaine rue Évezard». Cette maison «à enseigne» était sans doute à l’origine une auberge transformée en maison «bourgeoise» au cours du 17e siècle. Il existe d’autres exemples de ces transformations à Étampes. Elle comporte deux parties distinctes: une petite maison 16e (en arrière de la salle Saint-Paul) à laquelle a été accolé un grand bâtiment en L au cours du 18e siècle. En 1731, la même maison est appelée hôtel de la Grande Fontaine (ADE E sup. 803). Propriété de la famille Delahaye-Gabaille dès le 18e siècle, la maison fut vendue par la même famille en 1880 au diocèse de Versailles afin d’y établir l’annexe du petit séminaire diocésain. Le vieux mur au fond du jardin occupe l’emplacement des anciens remparts de la ville. Le jardin est toujours traversé par un bras de la Rivière d’Étampes dénommé «le ru Évezard».
FONTAINE (la)
     Cette auberge du même nom était située à l’emplacement de l’actuel n° 158 rue Saint-Jacques. Louis XII y fut reçu le 14 août 1498 avec trois ambassadeurs vénitiens. Les bâtiments de l’hôtel ont été incendiés au cours des émeutes de la Grande-Peur en juillet 1789.
FONTAINE DE LA COUDRE
     Ancien nom du champtier de la Fontaine Saint-Pierre cité en 1673 (Adioc 1). Le mot coudre désigne probablement le coudrier, autre nom du noisetier. Il devait y avoir un noisetier près de ladite fontaine.
FONTAINE DU SAULT
     Ce champtier correspond à l’actuel lieu-dit Prairie du Petit-Saint-Mars sur le plan de 1741 (AD E3845).
     La «Fontaine du Saulx» est citée au 16e (ADE E3835). Le mot «sault» peut désigner, soit un accident de terrain, soit un saule. Il devait y avoir un saule près de ladite fontaine.
FONTAINE PESÉE
     Lieu-dit du cadastre en partie boisé. La fontaine figure sur le plan de 1827. Elle donne naissance à un petit ruisseau qui se jette dans le Juineteau. Les quelques maisons qui sont bâties sur ce lieu seront parmi les dernières électrifiées de la commune, en 1948. «Pesée» signifie désagréable en vieux français. Etait-ce l’extraction ou l’eau elle-même de cette ancienne fontaine qui était réputée pénible? [LD 152]
FONTAINE SAINT-SYMPHORIEN
     Lieu-dit du cadastre. C’est dans les carrières de ce site que l’on extrayait les pierres pour le four à chaux situé près de la gare et cité en 1869 (ADE 2 P 88). La fontaine est encore citée en 1827, elle existe dans le bois privé situé en haut du chemin des fossés Saint-Pierre (ADE 3O158). Elle était située près de l’ancienne chapelle Saint-Symphorien détruite en 1793. Saint Symphorien est un martyr romain du 2e siècle.
     Dujardin rapporte que la source avait pour vertu de rendre la vue.
     On fit des trouvailles de sépultures devant la fontaine au cours du 19e siècle.
FONTAINE SAINT-SYMPHORIEN (sente de la)
     Ce chemin figure déjà dans la nomenclature des chemins de 1905. [PV KL/9]
FONTAINE SAINT-PIERRE
     Ce lieu-dit figure sur un plan du 18e siècle (AD E 3845) près de la mairie de Saint-Pierre, par conséquent tout près de la vielle église disparue. Cette fontaine était aussi dénommée «fontaine de la Coudre» en 1673 (Adioc 1).
FONTAINES (sente des)
     Nom d’un ancien chemin cité en 1822, appelé aussi sente des Portereaux. Ce nom de fontaine vient d’un ancien lieu-dit. Les sources devaient être nombreuses dans cet endroit très humide.
FONTAINES (sente des)
     Cet autre chemin du même nom est cité dès 1827 (ADE 3O158). Ce nom vient de l’ancien moulin des Fontaines. [PV KL/8]
FONTAINES (moulin des)
     Cet ancien moulin fut construit en 1807 (ADE 7 S 29) et supprimé en 1883. Il a été transformé par la suite en vinaigrerie et distillerie. Entre les années 1940 et 1960, l’ancien moulin est investi par les établissements Harissard, fabrique d’uniformes militaires et civils, puis par une blanchisserie. Une grande partie des bâtiments a été supprimée par la suite.
FORESTA
     Ce fief cité en 1266 (ADE E 3866) est aussi appelé Longchamp. Il consistait en 1459 en une censive dont relevaient plusieurs maisons rue Saint-Jacques et rue du Château. Il semble qu’il y avait aussi un manoir de Foresta (cité en 1278) avec un pressoir. Le tout fut racheté par le marquis de Valory en 1755. C’est un certain Guiard de Foresta qui vendit ces cens aux religieuses de Longchamp vers 1278. Est-ce lui qui donna son nom au fief ou, bien au contraire, est-ce le nom du fief qui lui a donné son nom?
     Le terme de «foresta» s’applique en général pour des bois mis à part appartenant au fisc.
FORGERON (allée du)
     Nom donné en 1991 à l’une des voies nouvelles d’un lotissement du Petit-Saint-Mars. Compte tenu de la présence dans le quartier d’un rémouleur, toutes les voies de ce lotissement d’Orly-Parc ont été désignées par un nom d’ancien métier. [PV D8]
FORTIFICATIONS
     Il ne subsiste aucune trace tangible de l’enceinte primitive d’Étampes-le-Châtel constituée au 11e siècle autour du château de la reine Constance, de l’église Notre-Dame et de la collégiale Saint-Basile et vraisemblablement reconstruite en pierre au 12e siècle. Les fortifications d’Étampes sont citées dès le 12e. Le programme de fortification ne reprend sans doute qu’ après 1446, lorsqu’Étampes retourne sous le contrôle royal auquel elle avait échappé. Le tracé se précise, on y intègre alors la paroisse Saint-Gilles. Par deux fois, au 16e siècle, la poursuite des travaux de fortification est stoppée à cause des processus engagés par des propriétaires lésés. La ville est six fois pris d’assaut entre 1562 et 1589. Henri IV, en 1589, demanda finalement la destruction des fortifications. Le château fut effectivement démantelé mais l’ enceinte urbaine fut maintenue et entretenue durant le 17e siècle. Les murs seront restaurés en 1602 et reliés au château royal en 1623. Les fortifications subsistantes seront renforcées à l’occasion des troubles de la Fronde. Les maisons situées trop près des remparts seront rasées à cette occasion. Les fossés furent comblés pour y aménager une promenade tout au long du 18e siècle et les fortifications furent détruites et remplacées au 19e par une clôture fiscale avec, à l’ emplacement des portes, des barrières d’ octroi. Les tours subsistantes sont aliénées au domaine privé. Entretenues comme barrières d’octroi jusqu’à la Révolution, les portes conserveront cet usage jusqu’en 1860.
     Les murs de la ville (3500 mètres de circonférence) suivaient le tracé suivant: actuelle rue des Remparts (vestiges), rue du lieutenant Pol-Lapeyre (vestiges), boulevard Henri IV (le chemin de fer semble avoir été construit sur l’emplacement des anciens fossés), ruelle d’Enfer (vestiges), rue du Filoir (vestiges dans le mur de clôture du stade), avenue Théodore-Charpentier (beaux vestiges avec tourelle et meurtrières), boulevard Berchère (vestiges), promenade des Prés (vestiges) et rue de l’Ile Maubelle. L’enceinte comprenait les portes: Évezard, Saint-Jacques, du Château, Dorée, Saint-Martin, Saint-Gilles, Saint-Fiacre et Saint-Pierre. Il reste encore la bastille des Portereaux, les tours dites de Jean le Bâtard et du Loup. La tourelle du Ronneau et la poterne du Prateau ont disparu.
     En plus des murs de la ville, il existait des fortifications autour des faubourgs Saint-Pierre et Saint-Martin. Ils sont cités dès 1683 (B F).
     Les fortifications du faubourg Saint-Martin suivaient le tracé suivant: rue de la Porte Brûlée, rue de la Bretonnerie, sente Saint-Nicolas, chemin des Fossés-Saint-Martin (vestiges), et partie sud de la rue de Charpeaux. Elles semblent avoir été établies au début du 17e siecle.
     Le faubourg Saint-Pierre, exclu des défenses urbaines, fut protégé par une enceinte réalisée entre 1560 et 1650, jamais achevée et de ce fait abandonnée en 1652. le tracé est plus difficile à reconstituer. On sait que les murs longeaient à l’Est l’actuel chemin des Fossés-Saint-Pierre (vestiges).
     L’enceinte urbaine formait un rectangle orienté sud-ouest de 8 portes jalonnaient ce périmètre dont les trois principales (Saint-Jacques, Saint-Pierre, Saint-Martin) restaient ouvertes durant les périodes troubles; il ne subsiste de cet ensemble que l’ouvrage des portereaux, deux tourelles et un pan de courtine.
FOSSE AUX BATEUX (la)
     Ce champtier figure sur un plan du 18e siècle. Il est situé vers Saint-Pierre. Sur le même plan figure aussi à cet endroit une carrière de pierres (ADE E3845). Le mot «bateux» est peut-être à rapprocher du mot «batte» qui signifie bois défriché.
FOSSE BOUCHER
     Ce champtier non situé est cité en 1368 (f d m C). Boucher pourrait être un patronyme, il pourrait aussi s’agir du mot bouché: le trou bouché.
FOSSE DES CLERCS (la)
     Nom d’un champtier cité en 1631 et situé à la Prairie d’Étampes. Il est aussi dit la Pointe-Mallard (A dioc 4).
     Le Chapitre de Notre-Dame possédait de nombreux biens dans ce lieu.
FOSSE GOMBIER (la)
     Ce lieu-dit du cadastre est cité dès 1660. C’est, entre autres, sur ce lieu-dit que l’on a créé la Base de Loisirs. Une décharge publique est établie dans ce marais vers 1889. On aménage une passerelle au bout de la sente de la fosse Gombier pour y accéder en 1892. Le mot gombier pourrait évoquer la racine pré-latin «gablo» qui signifie dépression. La Fosse Gombier serait donc une tautologie: la fosse de la fosse. A moins qu’il faille reconnaître en Gombier un simple patronyme. [LD 61]
FOSSE GOMBIER (moulin de la)
    Nom le plus souvent donné au moulin Bascanal dans la première partie du 19e siècle (ADE 7 S26).
FOSSÉS (rue des)
     Nom donné pendant la période révolutionnaire à la rue de la Porte Dorée (AD L 109). Ce dernier nom devait avoir une connotation trop princière pour les révolutionnaires. Les fossés en question sont ceux des remparts de la ville qui ont complètement disparu avec l’établissement du chemin de fer.
FOSSES (les)
     Ce champtier est cité en 1549 (AM tv) sous la forme «la Fosse». Fosses est au pluriel en 1791 (AM 1G2).
     Ces terres étaient situées au sud-est du Chesnay. De quelles fosses pouvait-il s’agir?
FOSSÉS SAINT-MARTIN (chemin des)
     Une maison du faubourg Saint-Martin «tenant et aboutissant au sentier fossés de la ville» est citée dès 1550 (AN MC). Cette voie est appelée rue d’En-Bas sur le plan de 1827 et simplement «Tour de ville» en 1833 [PV C/D6]. Elle bordait le mur des fortifications du faubourg Saint-Martin. Il reste encore quelques vestiges des murailles.
FOSSÉS SAINT-PIERRE (chemin des)
     Ce chemin dénommé ainsi en 1993 s’appelait auparavant chemin des Remparts Saint-Pierre. Il reste quelques vestiges des murs qui entouraient le faubourg Saint-Pierre, en particulier à l’angle du grand chemin de Maisse et de la rue Saint-Symphorien. [PV JK/9]
FOULERET (moulin)
     Le moulin Fouleret est cité en 1532 (AD 3776) à Gérofosse. En 1851, il est question du «moulin supérieur de Gérofosse anciennement appelé Moulin Fouleret» (ADE 7S30). Il appartenait avant la révolution aux Barnabites d’Étampes. Le terme de «fouleret» laisserait entendre qu’il s’agissait, au moins à l’origine, d’un moulin à fouler les draps.
FOULERET (moulin)
     Autre moulin du même nom situé au Bourgneuf près du Pont au Lièvres. Il est cité au 18e siècle (lm).
     Il a donné son nom à l’impasse du Moulin-Fouleret.
FOULERIE (rue de la)
     Dans un acte de 1547, la rue de la Foulerie semble désigner l’actuelle rue Paul-Doumer (AN MC). En 1695 il s’agit plutôt de l’actuelle rue Saint-Antoine (ADE D72).
     Une foulerie est un atelier où l’on foule les draps ou les cuirs.
FOULERIE (carrefour de la)
     Carrefour cité en 1731 (ADE E sup. 803). Compte tenu de la rue précédente, il s’agit sans doute d’un des carrefours de la rue Saint-Antoine.
FOURS À CHAUX
     Il a existé plusieurs établissements de ce type à Étampes. Dans un document de 1815, il est question d’un four à chaux tenant au presbytère Notre-Dame (reg. dbcf) (sans doute au fond de l’impasse au Cerfs). On en remarque un à l’est du cimetière Saint-Gilles sur le plan de 1827, il figure encore sur un plan du cimetière en 1874. Il a donc résisté à l’établissement du chemin de fer. Le four à chaux Chauvet s’établit en 1844 à la Vallée-Collin près d’une carrière. L’établissement sera agrandi en 1864. Ce site a été peint par Berchère vers 1870. Une grande partie de ces installations subsiste toujours, en particulier les trois grandes arcades des fours. Un autre four existait dans l’actuelle rue Van-Loo, il est cité dès 1773 (AM 1G1). Au sud du hameau de Chaufour, un certain Fourgeau établit en 1855 un four à chaux dans une carrière (AD 5 M 15).
     Celui établi en 1864 dans l’actuelle rue de l’Egalité est toujours visible.
     Le principe des fours à chaux est connu depuis très longtemps. Les pierres calcaires chauffées dans les fours perdent une partie de leurs composés, le gaz carbonique et l’eau, et deviennent de la chaux vive et du plâtre.
FOUR BLANC
     Nom d’un hameau presque entièrement situé sur la commune de Chalo-Saint-Mars. Une maison sur le territoire étampois est citée dès 1776 (AM 1G1). Ce nom de Four Blanc pourrait rappeler la présence d’un ancien four en ce lieu. «Four» peut aussi désigner une branche fourchue en vieux français. Il pourrait donc s’agir d’une fourche de bois blanc.
FOURCHETTE (la)
     Nom d’un cabaret créé au 19e siècle rue du Haut-Pavé (fpj). Gageons qu’on n’y mangeait pas trop mal!
FOURNEAUX (les)
     Ce nom de champtier disparu, cité en 1791 (AM 1G2), était situé vers le Chesnay. Ce nom rappelle habituellement la présence d’une industrie locale du fer.
FOURS À PLÂTRE
     Il a existé plusieurs établissements de ce type à Étampes: un four a été établi par Gauret en 1822 au 8 rue des Boucheries. Un autre four fut établi par un certain Jousset-Vallot dans les dépendances du château du Bourgneuf en 1821. En 1822, un sieur Darblay établit un four à plâtre derrière l’auberge des Trois-Marchands. Un autre four est cité en 1844 à la Vallée-Collin, près du four à chaux.
FOYER DE JEUNES TRAVAILLEURS
     Ce foyer fut créé en 1976 au 33 place Saint-Gilles. Il a cessé de fonctionner dès 1981. Le rez-de-chaussée de l’immeuble est aujourd’hui occupé par le Foyer des Anciens.
FRAVILLE
     Ce nom cité au 15e siècle désignait un fief non identifié.
FRENEUSE (chemin de)
     Ce chemin situé près de Valnay est cité en 1827 (ADE 3O158). Ce nom pourrait être le souvenir d’un ancien bois de Fresnes.
FRESNE (chemin du)
     Ce chemin part du Chesnay pour rejoindre la ferme du Fresne dans la commune de Villeconin. Il figure déjà sur un plan de 1779 (AN N III SO 225). Il est parfois appelé chemin Pantageon. [C 432]
FRILEUX (rue du carrefour)
     La porte et le carrefour Frileux sont cités en 1673 près de Gérofosse (Adioc1). Il s’agit sans doute du carrefour formé par les actuelles rue du Sablon et rue Rose-Chéri. Frileux peut indiquer qu’il s’agit d’un endroit réputé frais, exposé au nord. Mais «friez» en vieux français peut signifier aussi «terres en friche» (PB).
FROID HIVER (le)
     Le nom de ce champtier disparu est cité en 1790 (AM 1G2). Il devait s’agir de terres argileuses et humides lentes à se réchauffer et tardives à produire.

A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z

GÂCHE DE VILLESAUVAGE (chemin de la)
     Ce chemin est cité dès 1827 (ADE 3O158). Le mot gâche semble venir du mot «gachie»qui peut signifier jachère ou pâturage entouré de fossés. Une terre gâchée signifie aussi une terre trop humide en patois local (CF). [C 289]
GALARDON (le ru de)
     Ce ruisseau est cité dès 1605 (Adioc.1). Sur un plan de 1770, il désigne le bras nord du Juineteau aux Barricades (AD E3847). Ce petit ruisseau est toujours visible dans l’impasse de Coquerive. On voit aussi une arche d’un ponceau entre le n° 130 et le 132 rue de la République. Le ru de Galardon faisait tourner le moulin Barillet. Ce nom pourrait venir de «guerredon» qui signifie la récompense d’un service rendu en vieux français. Cette terre arrosée par le ruisseau pourrait être issue d’une gratification. On pourrait voir aussi dans ce terme une forme du mot «galargnot» qui signifie averse en patois local (CF). Le petit ruisseau de Galardon grossi sous l’averse...
GALÈRE (la)
     Maison et ferme citées comme «Gallée» en 1605 (Adioc1). Elle était située dans l’actuelle rue Van-Loo au «faubourg Évezard tenant grande route de Paris près d’une ruelle ou il y a un puits» en 1792 (ADEL 471). L’enseigne de cette maison devait être un bateau.
GAMIN QUI CHANTE (rue du)
     Voie nouvelle dénommée en 1986 par la fantaisie du lotisseur. [PV I/4]
GARCES (les)
     Le nom de ce champtier est cité dès 1520 (ADE 52 H 6) (Les Garses). Dans le cadastre actuel, il s’agit des deux lieux-dits les Basses et Hautes-Garces. «Garces» signifie jeunes-filles en vieux français, avec une connotation plutôt péjorative. Que font de mauvaises jeunes filles dans ces champs entre Guinette et Saint-Martin?
GARDES (les)
     Le nom de ce champtier disparu est cité en 1618 (ADE E 3787) (voir la Croix des Gardes). Ce terme désigne habituellement un lieu qui a été fortifié.
GARE (la)
     Le premier embarcadère de la ligne Paris-Orléans est bâti en 1843. Au départ, il s’agissait non seulement d’embarquer et de débarquer voyageurs et marchandises, mais aussi de réapprovisionner en eau et en coke les machines à mi-chemin de leur parcours vers Orléans. Il fallait aussi y préparer les «machines à pousser» nécessaires pour grimper la pente de Lhumery. Près d’une heure d’attente sont nécessaires pour le temps de changer les machines. Ainsi se crée en gare d’Étampes le premier «buffet de gare de France», particulièrement réputé pour ses babas glacés. Depuis l’arrivée du chemin de fer, la station d’Étampes n’a cessé d’évoluer au gré des aménagements successifs et des évolutions de la ligne. C’est dans l’embarcadère d’Étampes que se tient la réception donnée à l’occasion de la visite officielle du Prince-Président Louis-Napoléon en septembre 1852. La remise octogonale pour locomotive (ou rotonde) fut démontée dès 1853. Le 13 février 1871, Victor Hugo quitte Paris, le train s’arrête en gare d’Étampes, la foule le reconnaît et crie «vive Victor Hugo!». Il répond un contagieux «vive la France!» avant que le train ne reparte.
     La gare a été entièrement remaniée en 1893 avec l’établissement de la nouvelle ligne Étampes-Auneau. On bâtit alors l’immense marquise de verre et métal toujours en place. Les cartes postales du début du siècle témoignent de l’évolution constante de la façade. La maison du chef de gare était située sur la partie sud de la place, elle fut démolie en 1970. La gare de marchandises a été en partie détruite et, sur son emplacement, a été établi le «parking d’intérêt régional». La gare d’Étampes était aussi un important dépôt de locomotives dès 1841. Une école d’apprentissage pour le chemin de fer y est rattachée vers 1920. Le dépôt cesse son activité en 1976. Le grand bâtiment en forme d’arc de cercle était l’ancien atelier et dépôt de machines.
     La gare sera aussi le théâtre de combats violents le 15 juin 1940, six soldats français y trouveront la mort. Enfin, en août 1944, c’est de la gare que Maurice Schuman, agent de liaison pour les troupes américaines, communiquera avec Paris en pleine insurrection. Les lignes téléphoniques de la SNCF sont les seules à assurer la liaison avec la capitale. Sur la façade de la gare se trouve depuis 1998 la plaque à la mémoire des onze agents étampois de la SNCF tués par faits de guerre entre 1939 et 1945. Cette plaque était primitivement placée sur le quai A.
     La gare est aussi le nom d’un lieu-dit du cadastre dans la section urbaine. [LD30]
GARE (place de la)
     Le vieux nom d’embarcadère semble avoir cédé la place au mot gare vers la fin du 19e. La dénomination «place de la Gare» apparaît en 1883. Il s’agit, bien sûr, de l’actuelle place du Général-Leclerc.
GARE SAINT-MARTIN RER
     Cette gare fut ouverte en 1905 pour la ligne Étampes-Pithiviers . Après la fermeture de la ligne, elle ne cessera pas d’être reliée à la gare d’Étampes pour devenir terminus du RER C en 1970.
GARE SAINT-MARTIN (CGB)
     Cette petite gare, terminus de l’éphémère tramway urbain, était située place de l’Ouche. Elle a complètement disparu.
GARE MORIGNY/SAINT-MICHEL (CGB)
     Cette gare de la ligne Arpajon-Étampes était située au bout du boulevard Saint-Michel, à peu près à l’emplacement des immeubles des Emmaüs Saint-Michel. Elle a été démolie à la fin des années 1960. Un plan de 1939 montre qu’à proximité ont existé un atelier et une remise pour automotrice.
GARE DU JEU DE PAUME (CGB)
     Cette gare située place du Jeu de Paume était le départ des anciennes ligne CGB Étampes-Saint-Martin et Étampes-Maisse. Elle était aussi le point d’arrivée de la ligne CGB Arpajon-Étampes. Elle a été démolie en 1969.
GARE DE BRETAGNE (CGB)
     Cette petite gare de la ligne Étampes-Maisse était située au bord de la route de La Ferté-Alais. Elle a complètement disparu.
GARE (la)
     Cette maison servant d’auberge était située route de Dourdan. Elle est citée dès 1852.
GARE SAINT-MARTIN (rue de la)
     Ancienne rue dont l’élargissement a donné l’actuelle rue Salvador-Allende. A l’angle de cette voie se trouvait la maison de l’octroi détruite par le bombardement de 1944 (ADE 902W30).
GARENNE DE LHUMERY (la)
     Lieu-dit du cadastre. Le vieux mot «garenne» désigne habituellement un terroir de chasse. [LD 190]
GARENNE DE VILLENEUVE (la)
     Au début du 15e siècle, les bourgeois d’Étampes exposent à Louis d’Evreux seigneur d’Étampes que «la Garenne de Villeneuve» est dévastée par les lapins (dup). Ce nom de champtier, aujourd’hui disparu, est encore cité en 1791 (AM 1G2).
GARGERESSE (la)
     Dans le texte de la fondation de la messe au Comte (1368), il est question de «six arpents sis à la Gargeresse» (BF). «Gargaries», en vieux français, signifie ivraie, mauvaise herbe.
GÂTINAIS (place du)
     Voie nouvelle dénommée ainsi en 1978. Le Gâtinais est une des cinq régions naturelles du département de l’Essonne. Le «pagus wastinensum» est cité dès 837. Une gâtine désigne généralement une mauvaise terre. «Le Gâtinais est ainsi nommé à cause des déserts, roches et lieux sableux que les habitants appellent Gâtines», propose une définition de 1553. Dom Morin dans son histoire du Gâtinais (1630) propose deux étymologies assez farfelues: le mot viendrait soit de «vastum», à cause de son vaste territoire, ou bien de «vastare», dévaster, terre dévastée par opposition à la riche Beauce toute proche. [PV H3]
GÂTINAIS (chemin du)
     Un des anciens noms de la partie Est de la rue de la République (lm). Cette voie mène bien au chemin de Brouy, village frontière aux portes du Gâtinais.
GAUDERIE (la)
     Ce champtier apparaît sur un plan de 1820 au sud de Champdoux (P 2).
GAUTIER André (avenue)
     André Gauthier était instituteur, sportif, mutilé de guerre. Il fut président de l’Entente Gymnique Etampoise (émanation de l’Espérance Etampoise et des Enfants de Guinette). Cette voie, face au gymnase du même nom, fut dénommée l’année même de sa mort en 1975. [PV H7]
GAUTIER André (gymnase)
     Ce gymnase date de 1972.
GAZ (pont du)
     Nom jadis donné au pont de pierre sur la rivière des Prés situé au droit de l’actuelle rue Saint-Fiacre, par conséquent non loin de l’ancienne usine à gaz. Il est cité comme tel en 1916.
GENDARMERIE
     En 1828, les gendarmes sont logés dans l’ancien couvent des Barnabites. Mais la gendarmerie prend vite possession des restes de l’ancien Palais du Séjour. Sur le plan de 1888, la gendarmerie à pied occupe le bâtiment situé à gauche du tribunal, la gendarmerie à cheval celui de droite. En 1945, on fait le projet d’une nouvelle gendarmerie à l’angle de la rue Saint-Jacques et de la rue du Rempart. Il ne sera pas réalisé.
     Il faudra attendre 1989 pour le déménagement dans un immeuble plus spacieux. La gendarmerie actuelle, située avenue du 8 Mai 1945 est due à l’architecte Dominique Vayne. Elle a été inaugurée le 9 septembre 1988. En entrant dans Étampes par la nationale 191, ce grand bâtiment n’est pas sans évoquer une forteresse. La cour intérieure, protégée des vents dominants, offre un espace plus intime.
GENDARMERIE (la)
     Une maison dite «la Gendarmerie» est citée en 1852 rue de la Tannerie. Un externat libre et pensionnat primaire de garçons s’y installent cette même année (AM I R 3). On sait qu’un corps de la Maréchaussée a été créé à Étampes dès 1563. Aurait-il occupé un temps cette maison?
GEOFFROY-SAINT-HILAIRE (place)
     Cette place fut établie en partie sur l’ancienne rue de la Groisonnerie pour donner de la perspective au théâtre d’Étampes construit en 1852 [PV I/6]. Lors des démolitions nécessaires au percement de la place, on aurait découvert un souterrain. La place est d’abord dénommée place du Théâtre, jusqu’au 11 octobre 1857, date à laquelle est inaugurée la statue, œuvre d’Elias Robert et du sculpteur Berlière. Geoffroy Saint-Hilaire porte une robe de professeur de faculté recouverte d’une soutane (allusion au fait qu’il était chanoine de Sainte-Croix d’Étampes). Sous son bras gauche, la Diane d’Ephèse. Sur le piédestal: des Sphinx, (allusion à la campagne d’Egypte à laquelle participa Geoffroy St-Hilaire en 1798), des animaux (allusion à son travail de zoologiste), et un crâne (allusion à son travail d’anatomiste). Cette statue fut d’abord exposée devant la porte du Louvre à Paris avant d’être transportée par rail jusqu’à Étampes. Il était d’abord prévu de placer la statue derrière l’église Saint-Basile (près de la maison ou le savant est né en 1772), puis place de l’Embarcadère. Finalement c’est le site actuel qui a été retenu. A l’origine, la statue était entourée de grilles et de réverbères.
     Le jardin est réaménagé en 1927. Une des 22 premières bornes-fontaines est installée sur la place en 1881.
GEOFFROY-SAINT-HILAIRE (lycée)
     Le projet de lycée à Guinette date de 1955. L’établissement secondaire était alors coincé, très à l’étroit dans les locaux de l’actuel collège Guettard. Le nouveau lycée, construit sur le lieu-dit les Pentes de Guinette, ouvre à la rentrée 1963. Il se composait de deux grandes barres de bâtiments parallèles. Le site comprenait, et comprend toujours, des installations sportives: pistes d’athlétisme, stade, ainsi que deux gymnases. L’établissement s’annexe, dès le départ, la section commerciale du cours complémentaire de jeunes filles créé en 1946, et devient alors C.E.T. commercial. Un internat mixte offre 480 places. L’établissement ne cesse de s’accroître. En 1975, le premier cycle s’installe dans ses nouveaux locaux du collège de Guinette. En janvier 1975, la section technique industrielle donne naissance au L.E.P. industriel Louis-Blériot. En 1977, le C.E.T. commercial devient également un L.E.P. autonome mais il continue à partager, avec le lycée, locaux et direction. L’internat ferme en 1977, libérant un espace dont la reconversion en salles de classe apparaît vite indispensable. En novembre 1985, le lycée reçoit la visite de Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l’Education nationale. Cette visite marquera le début des grands travaux de rénovation. Jusqu’en 1987, le bâtiment de l’ancien internat est entièrement transformé pour accueillir les nouvelles sections technologiques. Le bâtiment de l’ancien externat trop vétuste est finalement démoli. Disparue donc l’immense reproduction de Guernica de Picasso dans le hall d’entrée. En 1994, est reconstruit un nouveau bâtiment attenant à l’ancien internat (architecte Philippe Vincent). Il est relié au bâtiment ancien rénové par une galerie vitrée. La curieuse statue «allégorie de la Beauce» de A. Janniot, que l’on trouvait dans l’ancien bâtiment détruit, est conservée dans le hall du bâtiment neuf.
GEOFFROY-SAINT-HILAIRE (avenue)
     Cette large avenue a été créée en 1958. [PV F4/H5]
     Elle s’est d’abord appelée avenue du Lycée et a pris le nom de l’établissement en 1974.
GEOSE (la)
     Cette maison était située rue de la Boucherie. Elle est citée en 1684 (ADEtch). Ce curieux nom pourrait être une déformation du vieux mot «goyolle» qui signifie prison, cage, et même châsse. L’ancienne rue de la Châsse est pourtant un peu éloignée de la rue de la Boucherie.
GÉROFOSSE
     Ce lieu-dit du cadastre est cité dès 1781 «Giroufosse» (ADE8 I H 5). Ce nom pourrait évoquer le souvenir d’une tombe ancienne, voire préhistorique. Cet écart du faubourg Saint-Pierre ne fut longtemps occupé que par quelques maisons. Les Barnabites d’Étampes y possédaient une maison et un jardin sans doute près du moulin. La propriété a été vendue comme bien national en 1790 (ADY 5Q2). En avril 1814, les troupes coalisées envahissent le pays, les cosaques installent à Gérofosse un de leurs campements d’occupation [LD 56]
. Jean-Pierre DURAND, dans son compte-rendu de cet ouvrage (Cahier d'Étampes-Histoire n°6 (2004), p. 87) note que «le terme ‘champtier de Gérofosse’ apparaît dès 1493 comme relevant du fief des Harengeois ‘ADE E3855)».
GÉROFOSSE (impasse de)
     Cette petite voie sans histoire dessert un lotissement. [PV J9]
GÉROFOSSE (rue de)
     Cette rue est citée en 1865. Elle était dénommée chemin d’Ormoy au cadastre de 1827. [PV H/J9]
     Au n° 14, maison des sœurs Augustines de l’Hôtel-Dieu et maison de retraite Saint-Joseph depuis 1862.
     Au n° 10, résidence du Val Saint-Pierre.
     Au n° 24, résidence du moulin de Gérofosse.
GÉROFOSSE (moulin de)
     Situé au n° 20 rue de Gérofosse ce moulin cité dès 1622 (AD 3788) appartenait aux Barnabites d’Étampes. En 1793, il est quasiment ruiné mais sera rebâti au début du 19e siècle. Le «moulin supérieur de Gérofosse est appelé Moulin Fouleret» sur un document de 1851 (ADE 7S30). Une machine à vapeur y sera adjointe par la suite, la cheminée est encore visible sur les cartes postales anciennes. Il y avait aussi à proximité un lavoir à laine cité en 1838 (ADE 7 S26). Le grand bâtiment du moulin sera finalement transformé en logements dans les années 1960. La cour de l’ancien moulin a conservé sa belle allée pavée de grès.
GÉROSME (moulin)
     Ce nom désigne le moulin du Port sur un plan de l’An II. Les Gerosme étaient une grande famille de meuniers étampois.
GIACOMETTI Alberto (pavillon)
     Nom donné à l’un des pavillons de l’hôpital Barthélémy-Durand. Alberto Giacometti (1901-1966), sculpteur, dessinateur et peintre suisse fut un des membres du groupe surréaliste. Les formes de ses sculptures, particulièrement tourmentées, expriment terriblement l’angoisse qui l’habitait. Il eût lui-même recours aux services de la psychiatrie publique. Le choix de ce nom est une façon de rendre hommage non seulement aux soignants, mais aussi aux patients de la psychiatrie.
GIBET (le)
     Ce champtier est cité en 1758 (ADE H dépôt 1B). Sur cette colline de Saint-Lazare étaient plantées les fourches patibulaires où l’on exposait les cadavres des suppliciés. Elles figurent sur un plan du 18e siècle (ADE E3845).
GIBET (chemin du)
     La sente du Gibet figure sur un plan du 18e siècle (ADE E3845). Elle figure encore dans la nomenclature de 1905. Le chemin conduisait au site de l’ancien gibet.
GIBET (carrière du)
     Dans ces carrières à flanc de colline, une série de plis déversés met en évidence des séismes majeurs au temps du stampien. Le sable blanc au grain très fin a été utilisé par les fonderies Lory. Il était exporté également aux miroitiers et fabricants de verres optiques.
GIRAFE (la)
     Cette auberge, située dans l’actuelle avenue de Paris, a servi de salle de spectacle pour Étampes de 1844 jusqu’à la construction du Théâtre en 1852. Elle a été démolie en 1870 (ADE 7G65). Marquis nous apprend que l’enseigne représentait une girafe conduite par un bédouin. En France, plusieurs auberges de la «Girafe» tirent leur nom du souvenir du passage de la girafe offerte par le pacha d’Egypte à Charles X en 1827. Débarquant de Marseille pour rejoindre Paris via Lyon, il ne semble pas qu’elle soit passée à Étampes, mais elle était accompagnée tout au long de son trajet par «notre» Etienne Geoffroy Saint-Hilaire.
GLAZES (les)
     Le nom de ce champtier cité en 1593 (A dioc 5) est une déformation de glaises. Une ancienne glaisière existait bien au nord du Rougemont.
GLYCINES (rue des)
     Le réservoir d’eau «des Glycines»a été construit en 1963. Le lotissement date de 1975. Les glycines y faisaient-elles sentir leurs grappes de fleurs mauve? [PV F4/5]
GONDREVILLE (la)
     Nom d’une des fermes du hameau de Lhumery citée en 1766. Il existe deux Gondreville dans le Loiret dont le toponyme s’explique en «Gunderi Villa», le domaine de Gunderius, anthroponyme germanique.
GOURDE (la)
     Cette maison à l’enseigne désaltérante était située rue du carrefour de l’église Sainte-Croix. Elle est citée en 1605 (Adioc.1).
GOUVERNEMENT (le)
     Maison du faubourg Évezard citée en 1770 (FPJ).
     En vieux français, «gouverne» signifie aliment ou train de maison, tout ceci convient bien à une auberge.
GRÂCE DE DIEU (à la)
     Cette auberge était située à l’emplacement du 24 rue Louis-Moreau. Elle est citée en 1775 (AM1) et une inscription portant ce nom est encore visible sur une carte postale du début du 20e siècle. La même auberge s’appelait auparavant le Saint-Sébastien (lm). L’enseigne primitive de la Grâce de Dieu était une barque dans la tempête, image de la Divine Providence (lm).
GRAIN (le)
     Ce nom de champtier disparu est cité en 1644 (ADE E3800). Gageons que la récolte y était abondante.
GRAIN D’OR (le)
     Un champtier du même nom figure sur un plan du 18e siècle, à peu près à l’emplacement des Pentes de Guinette (AD E3845).
GRAINS D’OR (les)
     Ce lieu-dit du cadastre comporte quelques bois. «Le grain d’or» est cité dès 1657 (ADE E3926) et encore au cadastre de 1827. Cette expression désigne tout simplement un bon champ (PB). [LD 291]
GRAINS D’OR (les)
     La ferme des Grains d’Or a été bâtie sur le lieu-dit du même nom (c’est-à-dire tout près de Villesauvage) à la fin du 19e siècle. Elle conserve le plan quadrilatère classique des fermes beauceronnes.
GRAIS (moulin des)
     Ce moulin disparu était situé au-dessus du Bourgneuf. Il est mentionné comme «en ruine» en 1580 (AD E3771).
     Il semble qu’il faille reconnaître ici le mot grès. Il existe d’ailleurs toujours la rue des Grès à proximité.
     Ce nom a t-il été donné en référence à la nature de la (ou des) meules, ou bien à cause du matériau de construction dudit moulin?
GRAIS (rue des)
     Cette rue non identifiée était située près de la Pirouette à Saint-Martin. Elle est citée en 1731 (ADE E sup. 803).
GRAND CERF (le)
     Cette ancienne auberge était située dans la section de la rue Saint-Jacques touchée par le bombardement de 1944, et détruite par le percement de l’avenue de la Libération. L’hôtel est cité en 1763 (ADE H dépôt 1 B62). Très en vogue au début du 18e siècle, l’enseigne disparut vers 1820 (lm). C’est là que naquit Antoine Guenée le 23 novembre 1717, ses parents y sont hôteliers. L’abbé Antoine Guenée, homme de lettres, publiera en 1769 une réponse aux écrits antisémites de Voltaire intitulée «Lettres de quelques juifs portugais, allemands et polonais à M. de Voltaire».
GRAND CERF (le)
     Cette autre maison du même nom était située près du marché Notre-Dame (à l’angle de l’impasse aux Cerfs). Elle est citée en 1605 (Adioc1). Les bois des cervidés devaient être des sujets idéaux pour de magnifiques enseignes.
GRAND CHEMIN
     Nom donné au boulevard Saint-Michel sur un plan du 18e siècle (ADE E3845).
GRAND COURRIER (le)
     Cet hôtel était situé à l’emplacement du 65 rue Saint-Jacques. Il avait pris la place de l’ancienne auberge des Trois Fauchets. C’était la meilleure hôtellerie d’Étampes au 19e siècle. Victor Hugo et Juliette Drouet y font une étape dans leur voyage amoureux le 22 août 1834. Hugo écrit d’Étampes à Leopoldine: «Encore quelques heures et je t’embrasse sur tes deux bonnes joues». Cet hôtel chargé de souvenirs sera détruit au bombardement de juin 1944.
GRAND COUVENT (le)
     Autre nom de l’hôtel de Bouville, toujours en référence à l’abbaye de Villiers.
GRANDE BOURSE (la)
     Cette maison située dans le cloître Notre-Dame (ADE H dépôt 1 B62) appartenait à la «grande bourse du chapitre de la collégiale Notre-Dame».
GRAND ÉCU (le)
     Cette ancienne auberge était située dans la section de la rue Saint-Jacques touchée par le bombardement de 1944 et démolie pour le percement de l’avenue de la Libération. L’enseigne est citée en 1643 (ADE 5MI11). Elle devait représenter un bel écusson.
GRANDE FONTAINE (la)
     Cette maison, citée en 1731 (ADE E sup. 803), semble correspondre à l’hôtel de la Fontaine, c’est-à-dire l’actuel presbytère Notre-Dame dans la rue Évezard.
GRANDE GUINETTE (la)
     La «grande Guynette» est citée dès 1545 (AN MC). La «grande ferme de Guinette» en 1600 (ADE E3913). Il existait non loin la Petite Guinette. En 1760, la ferme est dénommée le Clos de Guinette. Le colombier carré, bien visible avec son clocheton, semble dater du 18e siècle. On remarque un très grand mur d’enceinte côté rue du Pont-Saint-Jean et avenue Henri-Farman. Dans ce mur, un vieux soupirail doit correspondre au trop-plein pour la mare aujourd’hui disparue. A partir de 1927, on construit un grand baraquement pour «l’école en plein air de Guinette» dans la partie du Parc de la ferme face à l’actuelle école Simone de Beauvoir. Un bassin figure sur le plan de 1940 à l’ouest de la ferme. Un avion américain s’est écrasé contre le mur ouest le 23 juin 1944.
GRANDE MAISON (la)
     La «Grande Maison Saint-Martin» est citée en 1630. Il s’agit de l’ancienne ferme fortifiée (qui comprenait encore un colombier en 1791) située au 84 rue Saint-Martin. Cette maison, située face à l’ancien carrefour du Puits-du-Palais, passe pour être un ancien logis royal (Baron). La porte charretière et la petite porte piétonnière semblent bien dater du 16e siècle. Le logis principal a été amputé d’une moitié de sa longueur par rapport au plan de 1827.
     Jacques Duplessis est dit « seignuer de la Grande Maison » en 1642. il était par ailluers seigneur d’Avrainville. (BMS SM)
GRANDE MARE (la)
     Le nom de ce champtier disparu est cité dès 1748 (ADEE8 I H 5) près du Chesnay. Il existe toujours à proximité du lieu-dit les Hautes-Mares.
GRANDE ROUE (la)
     Ancienne auberge située place du Marché-Notre-Dame (ADE 5Mi11). L’enseigne est simple à imaginer.
GRANDE ROUE (moulin de la)
     Un des anciens noms donnés au moulin Bressault cité en 1593 (A dioc 5). Le moulin devait comporter une grande roue sur la Chalouette.
GRANDE RUE SAINT-PIERRE
     L’actuelle rue Sadi-Carnot est appelée ainsi en 1684 (ADEtch).
GRANDE SABLONNIÈRE (la)
     Ce nom de champtier disparu est cité en 1673 (Adioc1). La sablière en question était située près du chemin de la Justice Saint-Pierre. Elle existe toujours.
GRANDES BLANCHES (les)
     Ce champtier est cité en 1655 (AD E3772) (voir les Blanches).
GRANDES BORNES (les)
     Lieu-dit du cadastre de 1827 qui n’a pas été retenu dans l’actuel cadastre. Ce nom peut évoquer de simples bornes (en l’occurrence à la limite du territoire de Boissy-le-Sec) mais aussi le souvenir d’anciens mégalithes disparus. [ALD 308]
GRANDES COUTURES (sente des)
     Ce chemin est cité en 1791 (AM 1G2) (voir Coutures).
GRANDES CUVES (les)
     Ce lieu-dit du cadastre correspond au début du thalweg qui descend de l’est du Rougemont vers la Juine. Ce nom de «grande cuve» pourrait évoquer ce dénivelé. [LD 288]
GRANDES CUVES (chemin des)
     Ce chemin est cité dès 1869 (ADE 3O158). [C 155]
GRANDE SENTE DE LA JUINE
     Ce chemin est cité dès 1549 comme «Grande Sente» (AM tv). En 1827, elle est dite «nouvellement nommée» (ADE 3O158). La sente longe les berges de la Juine sur une partie de sa longueur, et paraît en effet bien grande au regard des dizaines de petits chemins qui sillonnaient le marais d’Étampes. Dujardin rapporte un autre nom pour cette voie: la sente au Ministre. A l’angle de la rue Frédéric-Louis, une maisonnette en ruine ne manque pas de charme. [PV H9/j8]
GRANDES PIÈCES (les)
     Lieu-dit du cadastre de 1827 qui n’a pas été retenu dans l’actuel cadastre. L’expression «grandes pièces» semble assez inappropriée car ce terroir des pentes Sud-Est de la colline du Rougemont, est parmi les plus morcelés de la commune d’Étampes. [ALD 359]
GRANDE VALLÉE (la)
     Le nom de ce champtier disparu est cité dès 1748 (8 I H 5) près du Chesnay. S’agit-il de la vallée d’Heurtebise sur le territoire de Brières?
GRAND MESNIL-GIRAULT (hôtel du)
     Deux hôtels du Grand et Petit Mesnil-Girault sont cités en 1605 (Adioc1). Ils étaient situés à l’angle de la rue de la Tannerie et de l’actuelle place de l’Ancienne-Comédie. Ils furent démolis pour agrandir la place. C’est au Grand Mesnil-Girault que se rendait la justice de l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, liée à ses possessions de Saint-Pierre. L’hôtel est passé par la suite aux chartreux d’Orléans. Mesnil-Girault, actuel hameau de Boissy-la-Rivière, était une possession du chapitre de Sainte-Croix d’Orléans dès 1180. Mesnil signifie habitation ou maison des champs. Girault est un nom propre.
GRAND MONARQUE (le)
     Cet hôtel a été fondé dans les années 1860. Il est situé au n° 1 place du Général-Romanet à l’emplacement de l’ancien presbytère Saint-Basile avant la Révolution. La façade a été reconstruite en pseudo-colombage vers 1920.
GRAND MOULIN
     Un des anciens noms du moulin Darnatal. Il est cité sous ce nom dès Robert le Pieux et jusqu’au 18e siècle (ADE E sup. 803). Un gué du Grand Moulin (sur la Rivière d’Étampes) est cité en 1775 (AM1) près du pont Darnatal. Ce moulin était dit «grand» par rapport au Petit Moulin Notre-Dame situé en amont.
GRAND PERCHY (le)
     Lieu-dit du cadastre. Le «Perchier» est cité en 1635 (ADE 58 H 1). Ce nom doit venir de «perche» qui désigne une mesure. [LD 246]
GRAND SAINT-MARTIN (le)
     Il s’agit de la grande maison à la toiture pittoresque située au 2 rue Saint-Martin. L’adjectif «grand» lui a sans doute été donné pour le distinguer des deux autres auberges dénommées Saint-Martin. Sur le plan de 1827 figure au nord une aile aujourd’hui disparue.
GRANDS BOIS (les)
     Le nom de ce champtier est cité dès 1748 (8 I H 5). Il ne sera plus retenu après le cadastre de 1827. Mis à part le petit bois du Temple, il n’existe plus de bois en ce lieu. [ALD 339]
GRANDS BOURDEAUX (les)
     «Le Bordeau» est cité dès 1468. A cette époque, un champ du terroir appartient à l’hôpital de Buval. «Grands Bourdeaux «est cité en 1673 (ADIOC1). Ce lieu-dit ne sera plus retenu après le cadastre de 1827.
     Bordeau doit venir du vieux français «bourdil» qui signifie métairie. [ALD 389]
GRAND SAUVAGE (le)
     Cette ancienne auberge était située à l’angle de la rue Évezard et de la rue du Rempart (coté ancien hôpital). Une partie de cet ancien hôtel semble subsister au n° 29 et 31 rue Évezard. Ce nom de Grand Sauvage est cité en 1526 et encore en 1702 (ADE 1J23). Le qualificatif «Grand» était peut-être donné pour le distinguer de l’auberge du Sauvage, rue des Belles-Croix. Au 18e siècle, la grande propriété est divisée en maison du Colombier pour la partie nord, et maison du Sauvage pour la partie sud. L’ensemble sera par la suite acquis par l’Hôtel-Dieu. Le sauvage est un motif utilisé en héraldique qui devait figurer sur l’enseigne.
GRANGE (la)
     Ce hameau disparu de Saint-Martin est cité comme «réparé» en 1508 et incendié en 1758 (bf).
Grange peut signifier simplement «ferme».
GRANGE AUX DÎMES (la)
     Bâtiment où était engrangé le produit des dîmes en nature prélevé pour le décimateur. Il semble qu’il en ait existé une dans le cloître Notre-Dame. La salle souterraine située sous la sacristie pourrait bien avoir joué le rôle de cave dimère.
GRANGE NOTRE-DAME (la)
     Autre nom de la ferme de la Grange Saint-Père, propriété du chapitre de Notre-Dame jusqu’à la Révolution. Elle est citée ainsi en 1673. (ADIOC1).
GRANGE PAEL (la)
     Ce champtier est cité en 1368 (Grange à Povalée) (f d m C). En 1374, il faisait partie des biens des Hospitaliers, dépendant de leur ferme du Chesnay (MN). Il s’agit peut-être d’une des fermes aujourd’hui appelées «les Poêlés», situées sur le territoire de Brières-les-Scellés. Les Poislées est le nom d’un lieu-dit et de deux fermes sur le plateau du Hurepoix. Le champtier de la 
«Grange à Povalée» est cité dès 1368 (f d m C). En 1374, la «Grange Pael» faisait partie des biens des Hospitaliers, dépendants de leur ferme du Chesnay (MN). Le champtier de «la Poilée» est cité dans un document du 18e siècle (ADE 39J42). La «Poilé» figure sur une carte du 18e siècle. On trouve encore la variante «Poislée» sur une carte du 18e siècle, reconstituée par Joseph Guyot, l’historien de Dourdan.
     Le nom de Poislées est assez énigmatique. On peut apporter plusieurs hypothèses, aucune n’est définitive. Les Poislées gardent leur mystère.
     
«Poêle» signifie, d’abord, tout bonnement fourneau ou casserole. Ce pourrait être un beau sujet d’enseigne d’auberge mais les fermes en question ne sont pas situées sur un axe de communication important. Dans le même registre, le vieux français «peisle» signifie également chambre chauffée.
     Le vieux mot 
«Paoel» du latin pallium désigne un manteau. Il pourrait s’agir alors d’une allusion imagée au souvenir de la couverture formée par une végétation abondante aujourd’hui défrichée. Poiller pouvait aussi signifier écorcher ou piller. Les pillages des fermes isolées n’étaient, jadis, pas rares. On peut même dire que le plan carré, fermé de ces «fermes au champ» reflète, depuis l’époque gallo-romaine, un certain désir de protection. Le «pœlle» désignait une mesure de terre mais celle-ci n’était guère en usage dans nos régions. Le «poille» représentait aussi un certain droit seigneurial. On pourrait aussi reconnaître dans Poislées une déformation, par ailleurs attestée, du mot pouilleux. Mais la qualité des terres de la plaine environnante n’autorise guère ce genre de lecture.
GRANGE SAINT-LADRE
     Cette ferme est citée au 16e siècle comme propriété de la maladrerie Saint-Lazare, couramment abrégée en «Saint Ladre». Elle devait être située près de la maladrerie mais de l’autre côté de la route (Baron).
GRANGE SAINT PERE (la)
     Cette ferme disparue est aussi appelée Grange Saint-Pierre ou Grange Notre-Dame. Saint Père est une déformation de Saint Pierre. Dans le texte de la fondation de la messe d’Étampes par le comte d’Evreux (en 1368) il est déjà question de la Grange Saint-Pierre. Cette ferme, isolée sur l’ancien chemin de Brouy, fut témoin d’exactions atroces commises en avril 1797 par la bande d’Orgères menée par le «Rouge d’Auneau» (pillages, assassinats, profanations de cadavres). La ferme fut démolie en 1827 et les pierres serviront à la construction de l’abattoir d’Étampes. Deux piliers de la porte d’entrée restent curieusement dressés au milieu de la plaine.
GRANGES (les)
     Lieu-dit du cadastre cité dès 1790 (AM 1G2). Il est appelé les «Vieilles Granges» au cadastre de 1827. La grange en question est l’ancienne ferme de la Grange Saint-Père. «Les Granges» est aussi le nom d’une des neuf sections territoriales d’Étampes pour la contribution foncière pendant la Révolution. [LD 258]
GRANGES (chemin des)
     Ce chemin dessert naturellement le lieu-dit du même nom. [C 256]
GRASSINS Mademoiselle des (passerelle dite de)
     Cette passerelle est citée comme telle dans une délibération de 1870. Il est précisé alors qu’elle «tombe en ruine». Elle était située dans le quartier Saint-Pierre.
GRATTE SEMELLE
     Nom donné à la rampe de l’ancien chemin de Milly, au sud-est du nouveau cimetière Saint-Pierre. «Gratte-semelle» est aussi un lieu-dit de la commune de Morigny-Champigny tout proche. Ce nom est bien évocateur d’une côte difficile à grimper.
GRENETS (les)
     «Grenets» est un nom de champtier cité dès 1549 (AM tV). Il reste au cadastre actuel «les Bas-Grenets».
     Ce terme signifie «petits grains» en vieux français. Le toponyme pourrait donc désigner une terre de peu de rapport.
GRENETS (chemin des)
     Ce chemin est cité en 1889, il était aussi appelé chemin des Belles-Feuilles (ADE 3O158).
GRENETERIE (la)
     Cette maison citée en 1527 (bf) servait de lieu de justice de l’abbé de Saint-Benoît pour ses terres de Plessis-Saint-Benoît, Marolles, Sonchamps, etc. A ce titre, elle est aussi appelée justice de la Boucle. Plus tard, la maison prendra le nom de Cygne. Un Grenetier peut s’entendre de celui qui rassemble et fait commerce de grains, mais aussi de l’officier au grenier à sel qui juge en première instance les différends relatifs aux gabelles.
GRENIER Léon (rue)
     Cette voie n’existait pas sur le plan de 1844, mais son tracé figure déjà sur un plan de 1854 (ADE 7S201) avec un pont au bout de la rue. Elle a été aménagée sur le site de l’ancienne maison de la Congrégation, elle-même établie sur l’ancien site du couvent des Cordeliers. Le nom de Léon Grenier figure au plan de 1924, mais cette dénomination n’a jamais fait l’objet d’une délibération du Conseil municipal. Léon Grenier était le beau-père de Marcel Bouilloux-Lafont, créateur de ce lotissement. [PV G6]
     Au n° 3 bis, cette maison faisait partie de l’ancien couvent de la Congrégation.
     Au n° 3 ter, local du Secours Catholique d’Étampes. Cette ancienne salle paroissiale et patronage des filles de la paroisse Saint-Gilles était, à l’origine, une salle dépendante de l’ancien couvent de la Congrégation au 19e siècle. Cette salle servit de chapelle provisoire durant les gros travaux de restauration de l’église Saint-Gilles suite au bombardement de 1944.
     Entre les n° 6 et n° 5 se trouvait la chapelle de la Congrégation démolie vers 1905.
GRENIER D’ABONDANCE
     Autre nom donné au Magasin construit sur le site de la Congrégation. Il faut croire qu’on y entassait les grains en abondance.
GRENIER À SEL  
     Le grenier à sel d’Étampes est cité dès 1355. Il était situé dans un des bâtiments jouxtant l’Hôtel de Ville.
     Il sera démoli en 1848 lors des grands travaux de restauration de la mairie.
GRENOTS (avenue des)
     Cette voie nouvelle dessert la zone industrielle. Grenots signifie petites graines, champs de peu de rapport. [PV K1/L2]
GRÈS (rue des)
     Cette rue est citée dès le 17e siècle (AD E3835). Sur un plan du 18e siècle, la «rue des Grais» (ADE E3845) désigne l’actuelle rue du Moulin-Fouleret. Cette voie ne manque pas de charme, bordée, de part et d’autre, par de vieux et hauts murs. Elle doit tenir son nom de l’ancien moulin des Grais. [PV K8]
     Au n° 5, on voit une jolie porte piétonnière cintrée en pierre de grès.
     Au bout de la rue, l’actuelle passerelle métallique sur la Juine figure sur un plan de 1854, mais elle était alors construite en bois (ADE 7 S 200). Près du ponceau, il reste des traces d’un ancien abreuvoir et d’un lavoir.
GRÈS (les)
     Ce lieu-dit du cadastre comprend quelques bois. Il est cité dès 1549 (AM tv). C’est sur ce lieu que fut implanté l’ancien Aérodrome de la Beauce. Il n’y a pas de roches de grès dans ce terroir. Peut-être faut-il comprendre «grais» comme une déformation de gras? Ce terme pourrait donc désigner une terre riche et grasse. [LD 178]
GRÈS (chemin des)
     Ce chemin dessert le lieu-dit précédent. [C 180]
GRESLAND (moulin)
     Autre nom du moulin de la Pirouette du nom d’un des propriétaires au 19e siècle.
GRÈVES (les)
     Dans ce champtier non identifié, des terres appartenaient à la fabrique de Saint-Martin en l’an II (ADY 1Q353).
     Il pourrait s’agir d’une déformation du lieu-dit les Grès.
GRIFFON (le)
     Ancienne auberge située dans l’ancienne rue Darnatal et citée en 1599 (ADE 5Mi11).
     L’enseigne devait représenter cet animal fabuleux couramment représenté en héraldique.
GRIPPE JÉSUS (la)
     Nom d’une des neuf sections territoriales d’Étampes pour la contribution foncière pendant la Révolution. Ce curieux nom trouve son origine dans le surnom du propriétaire de la maison située au champtier de la Couture-Cochet cité 1790 (AM 1G2): Chauvet dit «Grippe Jésus». Ce surnom a sûrement un lien avec le mouvement de déchristianisation en œuvre dès le début de la période révolutionnaire.
GRIPPET (le)
     Ce champtier est cité en 1676 (BMS SM) et encore en 1763 (ADE H dépôt 1 B62), désignait le lieu situé au nord du chemin qui va de Saint-Martin à Bois-Renaud. de 1676 précise qu’il y avait en ce lieu une carrière. On en voit encore la trace. Le mot Grippet désigne une petite montée en patois local (CF).
GROISONNERIES (rue des)
     Un des anciens noms de l’actuelle rue Édouard-Béliard. «La rue des Goisonneries» est citée en 1605 (Adioc1). On trouve aussi «rue de Grognerie» en 1601 (ADE 71H13). La rue des Groisonneries désignait également les actuelles rues Dom-Fleureau et Cyrille-Brossard (sur le plan des Barnabites de l’époque révolutionnaire), ainsi que la rue Pavée en 1731 (ADE E sup. 803). Ce nom vient de «groison», petites pierres calcaires dont les mégissiers se servaient pour préparer les parchemins.
GROISONNERIES (cul de sac)
     Cette petite voie disparue est citée en 1695 (ADE D 72).
GROS (les)
     Le nom de ce champtier disparu est cité en 1673 près du Chesnay (ADEtch).
GROS CORNET (le)
     Ancienne auberge située place du Marché Notre-Dame (ADE 5Mi11). L’enseigne devait être une trompe.
GROS DE MONCEAUX (les)
     Champtier cité en 1549 (AM tv). Monceaux signifie simplement petit mont.
GROS LÉONARD (sente des)
     Ce chemin figure sur un plan de 1779 (AN N III SO 225). Il est encore cité dès 1791 (AM 1G2) (voir Groux Léonard).
GROS MEUNIERS (les)
     Ce lieu-dit du cadastre, en partie boisé, est cité dès 1549 (AM tv). [LD 137]
GROS MEURGER (le)
     Le nom de ce champtier disparu près du Rougemont est cité en 1698 (A dioc 4) et encore en 1790 (AM 1G2). Les murgers sont des tas de pierres amassés au bout des parcelles, souvent liés à la culture de la vigne.
     Ce mot peut désigner plus généralement un lieu habité, enclos de pierres sèches, résultat de l’épierrage des champs.
GROS MOREUX (les)
     Ce lieu-dit du cadastre est cité comme «Gros Morin» en 1549 (AM tv). En 1593, on cite les «Gros Morin aussi dit Fleuriette (les Fleurettes)» (A dioc 5). Sur ce site a été bâti le château-d’eau de Guinette.
     «Morin» signifiait couramment de couleur noirâtre (à cause du teint des maures). Un terrain à tourbe se disait « more » en vieux français (mEL). [LD 217]
GROS MOREUX (sente des)
     Ce chemin est cité en 1791. Il est maintenant interrompu (AM 1G2). [C 433]
GROSSE HAIE (la)
     Lieu-dit du cadastre de 1827 qui n’a pas été retenu dans l’actuel cadastre.
     Le mot «haie» peut avoir le sens général de bois. [ALD 323]
GROSSES BORNES (les)
     Ce champtier est cité en 1512 (ADE E3913) (voir Grandes-Bornes).
GROSSES TÊTES (les)
     Ce champtier est cité en 1622 «les Grosses Testes» (AD 3788). Il était aussi appelé Tropidou ou Coudriers.
     Il faut ici comprendre «têtes» au sens de mamelles, par allusion aux formes vallonnées du relief des collines de Saint-Pierre. [LD 221]
GROSSES TÊTES (chemin des)
     Ce chemin cité dès 1827 est aussi appelé chemin du Prieuré (ADE 3O158). [C 51]
GROUES DE VAUROUX (les)
     Lieu-dit du cadastre, en grande partie boisé. «Gros de Vauroux» est cité au 17e siècle (AD E3835), mais on trouve simplement «les Groust» en 1512, la «Grou» en 1593 (A dioc 5), «la Grou» en 1763 (ADE H dépôt 1 B62). C’est, entre autres, sur ce lieu-dit que l’on a créé la Base de Loisirs.
     «Groux» en vieux français peut signifier «gros cailloux» ou «terre mêlée de matière pierreuse», à moins que ce soit une simple déformation patoisante du mot gros. [C 86]
GROUETTES (les)
     Nom alternatif pour le champtier des Trembles ou des Bois Blancs. Il est cité en 1781 (ADE 81H10). Ce terme indiquait au départ une argile pierreuse (du gaulois «groua», cailloux) , mais le sens s’est étendu à celui de mauvaises terres (mEL). «Guerrouette», en parler étampois, désigne un champ qui ne vaut rien.
GROUX LÉONARD (les)
     Lieu-dit du cadastre de 1827 qui ne sera pas retenu dans le cadastre actuel. On trouve la forme «Gros Lienard» au 17e siècle (AD E3835). L’anthroponyme «Léonard» signifie «lion fort» en germain. [ALD 341]
GUAIS BOURBES (les)
     Lieu-dit du cadastre de 1827 qui n’a pas été retenu dans l’actuel cadastre. Le gué en question devait être situé derrière le moulin de Gérofosse. Il devait être peu sûr, car souvent boueux. Le mot de «gué» peut aussi signifier abreuvoir, terrain bas, fossé rempli d’eau, et même simplement herbage. [ALD 309]
GUAIS BOURBEUX (chemin du)
     Une sente du «Gué-Bourbeux» est citée en 1673 (ADIOC1). Elle est encore citée en 1827 (ADE 3O158).
GUÉ DE CHANTELOUP
     Le nom de cet ancien champtier situé près de Vaujouan est cité en 1790 (AM 1G2) (voir Chanteloup).
GUÉ DE CHARPEAUX (chemin du)
     Ce chemin est cité dès 1869 (ADE 3O168). L’ancien gué devait être situé à l’emplacement de l’actuel petit pont sur la Chalouette. Ce chemin très pittoresque est bordé d’un vieux mur. [PV C5]
GUÉ DE LA PORTE BRULÉE
     Nom donné à la rue de la Porte-Brûlée sur le plan de 1815. Un gué a donc précédé l’actuel petit pont sur la Louette.
GUÉ DE L’AVOCAT (le)
     Lieu-dit du cadastre cité dès 1790 (AM 1G2). Il figure encore sur un plan de 1855 (ADE 7S38).
     Quel est le plaideur qui donna son nom à ce lieu pittoresque? [LD 135]
GUÉ DE L’AVOCAT (sente du)
     Ce chemin est cité dès 1827. Il dessert effectivement le passage à gué sur la Chalouettte (ADE 3O158). [C 115]
GUÉ DES AVEUGLES (rue du)
     Ancienne dénomination de l’actuelle rue Rose-Chéri au cadastre de 1827, et encore en 1882.
     Le gué en question devait relier ladite rue au passage des Prés (voir Aveugles).
GUÉ DE SAINT-JACQUES DE L’ÉPÉE (ruelle du)
     Cette ancienne ruelle privée était située au sud de l’ancien abattoir. Elle débouchait sur la sente des Capucins. Elle est citée en 1894.
GUÉ DE VAUJOUAN (le)
     Le nom de ce champtier disparu est cité dès 1748 (ADE 8 IH5).
     Le gué en question a dû précéder le pont sur la Louette.
GUÉ DE VALNAY (le)
     Ce passage à gué figure sur un plan de 1779 (AN N III SO 225).
GUÉ DU BOUCHET (le)
    Ce lieu non identifié est cité en 1673 (ADEtch). Le mot «bouchet» peut désigner la vanne d’un moulin en ancien français. Le gué en question était peut-être situé non loin d’un moulin.
GUÉ DU CROCHET
     Le «Guay du Crochet» est cité en 1549 (AM tv), le «Guay du Croiset» en 1673 (Adioc1).
     Ce champtier était situé derrière Gérofosse. Crochet peut désigner la forme recourbée dudit passage à gué.
GUÉ PIERRREUX (le)
     Le «Guay Pierreux» est un champtier cité en 1710 (ADE E3814). Gageons que ce passage était plus sûr que le Gué Bourbeux.
GUERRAZ (moulin)
     Autre nom du moulin du Bourgneuf au 19e siècle. Guerraz en était le propriétaire en 1851.
GUETTARD Jean-Étienne (collège)
     Après le transfert du lycée Geoffroy-Saint-Hilaire à Guinette, les locaux sont affectés à un collège d’enseignement mixte en 1966. L’établissement est dénommé «collège Guettard» en 1968 afin que le lycée transféré garde sa dénomination d’origine. Le collège a été rénové en 1990 par l’architecte Michel Dupuis (voir aussi le Collège).
Jean-Etienne Guettard est né à Étampes en 1715. Savant, naturaliste et docteur en médecine, Guettard entre à l’Académie des Sciences comme botaniste en 1743. Il établit que l’eau ne pénètre dans les organes des plantes que par les racines et que les feuilles n’y ont aucune part. Il publie son premier ouvrage en 1747: «Observation sur les plantes», qui décrit la flore des environs d’Étampes. Il découvre l’existence des volcans éteints de l’Auvergne. On lui doit les premières cartes minéralogiques de France (Carte minéralogique de l’élection d’Étampes en 1753. Carte minéralogique des environs de Fontainebleau Étampes et Dourdan en 1767). Il fût aussi l’un des fondateurs de la Manufacture de Sèvres. Il meurt à Paris en 1786.
GUETTARD Jean-Etienne (rue)
     Voie créée en 1967 pour desservir les immeubles de la Croix de Vernailles. C’est, entre autres, sur les carrières de cette colline de Saint-Lazare que Jean-Etienne Guettard fera des découvertes déterminantes pour ses recherches. [PV K5/M4]
     «Le circuit est bouclé à l’intérieur du grand ensemble par une large avenue d’élégantes courbes. Quel magnifique circuit automobile cela serait. Étampes ne pourrait-elle pas un jour détrôner Monaco?» (allocution du maire Gabriel Barrière pour l’inauguration de la rue) (bm 1968).
     Le pont qui fait passer la partie basse de la rue sous la ligne SNCF «Paris à Hendaye» date de 1843.
GUETTARD (jardin)
     Ce jardin était situé entre la rivière des Prés et l’actuelle salle des Fêtes. Créé en 1876 à l’initiative de la Société Horticole d’Étampes, le jardin disparaîtra en 1956. On y voyait un buste de Guettard par le sculpteur Richou.
GUETTARD (moulin)
     Ancien moulin construit par un sieur Guettard vers 1753. Il était situé sur la Rivière d’Étampes, entre le Petit Moulin et le moulin Darnatal. Il a été détruit à la demande de son concurrent, Hamouy, nouveau propriétaire du moulin Notre-Dame, vers l’an VIII. Il servait à cette époque de fabrique de baïonnettes (ADE 7S43).
GUETTES (les)
     Lieu non identifié, cité en 1684 (ADEtch). Ce mot désignerait un ancien lieu de surveillance (PB).
     Guerter signifie aussi déchaumer en patois local (CF).
GUIDE (la)
     Ce champtier était situé à peu près au niveau de l’actuel lieu-dit les Pointes-Duverger (ADE E3845).
GUIGNONVILLE
     Ce hameau est cité dès 1280. Il appartenait en partie aux Célestins de Marcoussis en 1484. Il y avait là un ancien manoir au 16e siècle. Il occupait sans doute l’emplacement de la ferme centrale. Sur le plan de 1827 figure encore dans la cour une tourelle qui fut vraisemblablement un colombier. Le «carrefour de Guignonville» est cité en 1790 (AM 1G2). La mare principale, achetée par la ville en 1863, est aujourd’hui à sec. Le mécanisme du puits pittoresque que l’on voit à la sortie du hameau date de 1854.
     Ce toponyme signifierait Villa de Wino, anthroponyme germanique.
GUIGNONVILLE (chemin de)
     Ce chemin goudronné mène au hameau.
GUILLERVAL (chemin de)
     Ce chemin est cité dès 1790 (AM 1G2). Il figure au cadastre de 1827.  Un pont moderne fait passer le chemin sur la ligne SNCF. Guillerval est une des communes mitoyennes d’Étampes. [C 378]
GUINETTE
     Lieu-dit du cadastre cité dès 1577 (ADE E3913). Nicolas Hardy est dit « seigneur de Guinette, maréchal ordinaire des logis du Roi » dans un acte daté de 1615. (BMS SM)
     Le nom désigne au départ un champ au nord de la tour ainsi que les deux fermes (Guinette et Petite Guinette). [...]  Seule la première subsiste.
     Les projets d’urbanisme du plateau remontent au début du 20e siècle. En mai 1900, le maire Frédéric Louis informe son conseil que: «d’après les études qui ont été faites, il résulte que l’agrandissement de la ville du côté du plateau de Guinette n’est pas pratique et que, par conséquent, il faut y renoncer». Pourtant, force est de constater que, dès 1912, le maire Marcel Bouilloux-Lafont va élaborer un plan d’urbanisme tout à fait novateur pour ce plateau. Un nouveau quartier est prévu à peu près à l’emplacement de l’actuel lycée Geoffroy-Saint-Hilaire, ainsi qu’à l’est de la grande ferme de Guinette (apFJ). Il y aura même le projet d’y délocaliser l’hôpital parisien des Quinze-Vingt. La Grande Guerre repoussera tous ces beaux projets dans leurs cartons. En 1931, le député étampois Maurice Dormann, très préoccupé par la question du logement, fait un nouveau projet de Cité-Jardin, «la Maison des Anciens Combattants», le long de la route de Dourdan. Il ne sera pas non plus réalisé.
     En 1945, le conseil municipal déclare encore «étant donné l’éloignement du plateau de Guinette, il ne serait pas facile d’y aménager un centre de peuplement»... En 1963, une lettre des autorités régionales concernant le plan d’urbanisme déclare encore: «En bref, la création d’une cité nouvelle à Guinette sur un plateau extrêmement venté, mal relié à la vielle ville, ne peut être considéré comme une solution satisfaisante, et il apparaît que l’utilisation de ce plateau devrait être strictement limitée à l’aménagement d’un quartier suburbain se groupant autour des bâtiments et services publics existant dans l’avenir». Moins d’un an plus tard seront bâtis les premiers immeubles... [LD 33]
GUINETTE (collège de)
     Ce collège inauguré en 1975 est dû à l’architecte Picault. Sa conception est assez originale puisque le Centre de Documentation et d’Information est placé au cœur de l’établissement afin de favoriser l’auto-éducation. A l’extérieur, les escaliers de secours assez massifs donnent à l’ensemble l’aspect d’une sculpture contemporaine. Il fut d’abord dénommé «Collège n° 3». La municipalité avait émis le projet de lui donner le nom de Marcel-Pagnol en 1976, mais cela ne fut pas retenu.
GUINETTE (passerelle de)
     Une première passerelle sur le chemin de fer existait dès la fin du 19e siècle. Elle a été remplacée en 1977 par le pont piétonnier en béton près de la Gare.
GUINETTE (promenade de)
     Elle était dénommée promenade du Haut du Chemin de Fer ou promenade supérieure de Guinette au 19e siècle par opposition à la promenade du bas (le boulevard Henri IV). [PV G/I5]
     Le jardin aménagé près de la Tour de Guinette par M. de Grandmaison dans les années 1830, devint le lieu de promenade favori des Etampois. La maison du gardien de la tour date de 1832. Dans ce bâtiment eut lieu le 4 mai 1851 l’une des premières expériences publiques sur la lumière électrique.
Il y avait jadis une légende d’un revenant ou d’un loup-garou qui hantait ce lieu isolé, proche des ruines du château. Les cartes postales du début du 20e siècle attestent combien cette promenade et le bois tout proche étaient fréquentés pour la détente. Le bombardement du 14 juin 1944 a particulièrement touché les maisons de la promenade.
     Au n° 36, maison thérapeutique dépendante de l’hôpital Barthélémy-Durand.
     Au n° 56, emplacement de l’ancienne maison dite «la Tour».
     Au droit du débouché de la rue Albert Masse, on remarque, sur le mur du chemin de fer, les traces de l’ancienne passerelle détruite en 1977 dite du Lion-d’Argent, qui reliait le boulevard Henri IV à la promenade par-dessus les voies du chemin de fer. Les deux passerelles actuelles datent de 1977.
GUINETTE (rampe de)
     Ainsi était dénommée la partie de l’ancienne route nationale Mantes-Corbeil située dans le prolongement de la rue du Château. Elle est citée en 1837. Cette rampe disparaîtra avec l’établissement du chemin de fer.
GUINETTE (rond-point de)
     Il devait être situé sur la promenade de Guinette. Il est cité en 1890.
GUITTON (passerelle)
     Cette passerelle, créée en 1902, au boulevard Berchère, portait le nom du propriétaire riverain.
 
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q