Jacques Corbel et alii
La villa Myriam de Jeanie d’Adler
compilation
Nous sommes
preneurs de toute information, document, commentaire éclairé
ou souvenirs personnels sur cette maison étampoise des années
30. Participez à la mémoire du patrimoine étampois!
Merci dès à présent à Bernard Paillasson et Claude
Bosc de leurs contributions à ce dossier.
Jacques Corbel et B.G.
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01. Une série de cartes-photos des années
1930
Vue extérieure
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Vue depuis la terrasse vers Saint-Pierre
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Intérieur
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Intérieur
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Intérieur
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Intérieur
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Chapelle
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Photo récupérées
par Jacques Corbel sur le site d’enchères en lignes Delcampe
en mars 2010.
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02. Résultat du bombardement de juin 1944
(clichés Rameau)
Clichés Robert Rameau mis en ligne
par le Corpus Étampois.
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Clichés Jacques Corbel, mars
2010.
Ce document est conservé aux Archives
municipales d’Étampes sous la cote 2W 151.
Avec nos remerciements à
Clément Wingler, archiviste.
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(clichés de Jacques Corbel,
mars 2010)
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La
vue contemporaine est prise depuis l’allée voisine qui contient le
monument Dallier à la mémoire des victimes du bombardement
de 1944, érigé par Madame Dallier, voisine des d’Adler, en
souvenir de tous les siens qui s’étaient réfugiés à
cet endroit et périrent tous sous les bombes anglaises dans leur fragile abri de jardin.
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Clichés de Jacques Corbel, mars
2010.
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04. Témoignage de Léon Guibourgé
(1957)
(Étampes ville royale,
chapitre VII.2: Le Petit-Saint-Mars)
Les héritiers
de Mme la comtesse de la Bigne vendirent le château du Petit-Saint-Mars.
Ce fut M. Willy d’Adler qui en devint acquéreur. Nous avons demandé
à Mme d’Adler, sa veuve, toujours bien connue et estimée
à Etampes, de nous parler de son cher et distingué mari.
Elle nous a remis un article de la revue L’Illustration paru le
4 février 1929 [sic (1928)], à
l’occasion du décès de M. d’Adler et qui en fait le plus
bel éloge. Le voici: «Ces jours derniers est mort à
Paris Willy d’Adler. Ce nom évoque pour tous ceux qui l’ont connu
le souvenir d’un de ces fidèles amis de la France, tel que nous n’en
avons jamais assez. Né à Constantinople, de parents autrichiens,
il fut élevé dans la langue française et dans l’admiration
de notre pays.
«Marié à une Française,
il occupait avant la guerre dans le monde financier de Paris une place
des plus importantes. On y appréciait son vif désir de
servir à la fois notre patrie et la sienne, en amenant entre la
France et l’Autriche-Hongrie un rapprochement qui eût pu éviter
la grande crise.
«La guerre le sépare de nous;
mais à peine l’armistice lui eut-il rendu la liberté de
parler et d’agir qu’il remit son activité au service de la même
cause. Il combattit énergiquement le rattachement de l’Autriche
à l’Allemagne et l’un de nos distingués diplomates, qui l’avait
vu à l’œuvre, considérait que, si ce rattachement a pu être
évité, le mérite en revenait en grande partie à
Willy d’Adler.
«La France s’en montra reconnaissante
et lui facilita par tous les moyens le retour parmi nous. C’est ainsi
qu’il eut la consolation de passer dans sa propriété du Petit-Saint-Mars
d’Etampes les dernières années de sa vie, hélas!
trop brève, et de voir ses enfants fonder des familles françaises
et avancer ainsi dans la voie qu’il leur avait tracée.»
Après la mort de son mari, Mme
d’Adler, isolée dans cette vaste demeure seigneuriale du Petit-Saint-Mars,
vendit sa propriété à un grand industriel, directeur
général des Etablissements Desmarais, M. Cayrol (1). Elle fit construire sur le coteau de Guinette,
dominant toute la ville, un curieux pavillon moderne. Le bombardement
de 1944 rasa le pavillon. A son grand regret, Mme d’Adler dut nous quitter
et aller dans le Midi, à Grasse, près de sa famille, mais
tous les ans aux beaux jours, elle ne manque pas de revoir ses amis d’Etampes.
A son tour, M. Cayrol quitte le Petit-Saint-Mars
et actuellement nos vieillards l’occupent. Ceux-ci pourront tranquillement
y terminer leurs vieux jours, dans un décor rappelant les souvenirs
d’antan. [p.210]
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Le château du Petit-Saint-Mars vers 1901
La villa Myriam (années 1930)
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Texte mis en ligne par le Corpus Étampois.
(1)
Sur Robert Cayrol, voyez Maurice GUIERRE, Robert Cayrol (1883-1959).
De la mer au pétrole. L’unité d’une vie [55 p.], Paris,
Éditions Perceval, 1960 [non conservé à la BNF], dont
des extraits en ligne à l’adresse suivante: http://www.annales.org/archives/x/cayrol.html,
en ligne en 2009 (signalé par J. C.)
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05. Témoignage de Bernard Paillasson
(2010)
Bernard Paillasson nous apprend que Mme d’Adler était la seconde
épouse de Willy d’Adler, à qui elle ne donna pas de nouveaux
enfants. Selon la tradition locale, son mari aurait été ambassadeur
d’Autriche en France, ce qui n’est pas tout à fait exact, même
si Willy d’Adler a joué apparemment un rôle important dans
les relations franco-autrichiennes.
Willy d’Adler, avant-dernier propriétaire
privé du château du Petit-Saint-Mars, était décédé
quand sa veuve vendit ce château et se fit construire la villa Myriam
sur le promenade de Guinette. Autrefois, ce site était mieux desservi
qu’aujourd’hui depuis le centre-ville, car on y accédait directement,
par dessus le chemin de fer, par la passerelle Saint-Gilles, qui continuait
autrefois la rue Nicolaï, aujourd’hui Albert-Masse.
En quittant le château du Petit-Saint-Mars
pour cette villa, Mme d’Adler devint une paroissienne de l’église
Saint-Gilles. C’était, selon les souvenirs de Bernard Paillasson,
une petite femme assez marquée par son milieu, sympathique mais exigeante,
et par ailleurs très pieuse.
Lors de la construction de sa villa, la réalisation
de la peinture intérieure fut confiée à la maison
Durand, qui avait son siège place de l’Hôtel-de-Ville près
de la Poste. Bernard Paillasson tient du regretté M. Rameau, photographe,
qu’elle tutoyait, l’anecdote suivante. Monsieur Durand dut réaliser
lui-même la peinture de la salle de bain. Il eut le malheur ce faisant
de laisser tomber une goutte de peinture sur la baignoire de marbre. Il
fallut changer la baignoire.
Madame d’Adler avait fait faire une chapelle
particulière dans sa villa, qui était desservi une matinée
par semaine. Les enfants de chœur y allaient volontiers parce que les pourboires
étaient généreux. Mais elle était très
attentive à la qualité de leur service. Lors de la messe paroissiale,
elle se rendait dans la sacristie et distribuait aux uns des félicitations,
à d’autres des réprimandes.
Si Madame d’Adler ni personne de sa famille
n’est mort lors du bombardement de 1944, c’est parce que sa villa fut
l’une de celles s’attribuèrent les occupants allemands en 1940.
Elle fut hébergée pendant toute l’Occupation par Mme Durocher,
veuve d’un vétérinaire, non loin de la maison qu’habitait
alors Bernard Paillasson.
Après guerre, le terrain fut racheté
par une famille d’agriculteurs, les Coisnon, qui firent raser ce qui restait
de la villa Myriam, et y firent construire la maison qu’on voit aujourd’hui
au n°48 de la Promenade de Guinette.
Bernard Paillasson se souvient qu’alors qu’il
était très jeune enfant de chœur, Madame d’Adler lui avait
demandé, plus tard, de prier sur sa tombe.
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Chapelle
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Témoignage recueilli par B. G. en
mars 2010.
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06. Quelques données sur Willy d’Adler et
sa veuve Jeanie
compilation (B. G. et Claude Bosc)
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1909
En 1909, l’Annuaire Desfossés,
qui répertorie toutes les valeurs cotées sur la place de Paris,
signale Wilhelm von Adler comme l’un des administrateurs de la Steaua
Romana, ou “Étoile roumaine”, société anonyme pour
l’industrie du pétrole dont le siège social est à Bucarest.
Annuaire Desfossés.
Valeurs cotées en banque à la Bourse de Paris. Édition
1909, Paris, E. Desfossés et Fabre frères, 1909, p. 604.
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1910
En
décembre 1910, le chevalier Willy d’Adler est mentionné par
le Capitaliste, journal de la banque parisienne: il vient d’être
élu administrateur pour six ans de Compagnie
française de Mines d’or.
Le Capitaliste, journal de
la banque parisienne 33/51 (22 décembre 1910), p. 844: “Les
banques intéressées aux mines d’or ont participé au
raffermissement du marché minier. La Compagnie française de
Mines d’or s’est élevée à 107 et 109. Les actionnaires
ont tenu le 21 décembre courant une assemblée générale
extraordinaire, sous la présidence de M. le baron Hély d’Oissel,
président du conseil. L’assemblée a voté à l’unanimité
les modifications statutaires proposées par le conseil, concernant
notamment l’extension à toutes les affaires de banque des opérations
de la Société jusqu’ici limitées à celles concernant
uniquement les mines d’or, et l’augmentation éventuelle du capital
social de 17 1/2 à 25 millions sur simple décision du conseil,
sans qu’aucune nouvelle autorisation ait besoin d’être demandée.
Cette autorisation est valable jusqu’au 31 décembre 1912.
“MM. le chevalier W. d’Adler, Charles Gahen d’Anvers,
Alfred Heilbronn, le professeur Jules Landesberger, Théodore Mottet
ont été nommés administrateurs pour six années.”
janvier
1913
En janvier 1913 a lieu à Londres une conférence
internationale organisée par la France relative à ce
qu’on appelle alors la guerre des Balkans, qu’on cherche à éviter.
Selon l’Abeille d’Étampes du 31 octobre 1914 (texte signalé
par Claude Bosc, et reproduit plus bas), Willy d’Adler y aurait été
ministre plénipotentiaire du gouvernement austro-hongrois.
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Le château du Petit-Saint-Mars vers 1901
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avril
1913
En avril
1913, nous trouvons Wilhelm von Adler, alias Willy d’Adler, bien installé
dans le paysage de la finance française, où il joue un rôle
non négligeable dans les négociations internationales en cours.
Ancien directeur d'une banque de Vienne, il est désormais
un des conseillers les plus influents de la Société Générale.
Nous empruntons ici un extrait à un ouvrage qu’à consacré
en 2005 l’historien Peter Hertner au financement international du réseau
des chemins de fer balkaniques.
«Depuis la fin de la première guerre des Balkans, ce qui
signifie en avril 1913, un soi-disant “Syndicat
d’Initiative” (en français
dans le texte) avait été constitué par l’entreprise
de travaux publics bien connu la “Régie
française des chemins de fer” (en français dans le texte)
du comte Vitali et la banque privée Gunzburg avec Wilhelm von Adler,
ancien directeur de la Wiener Bankverein, qui avait atteint une position
notable au sein de la Société Générale francaise,
en temps que conseiller. Vers novembre 1913, le groupe français avait
mis au point un projet qui consistait à créer deux compagnies
d’exploitation, l’une pour le réseau serbe, l’autre pour le réseau
grec. Dans chacun d’entre elles tant les Serbes que les Grecs obtiendraient
un tiers du capital nominatif. Un autre tiers était réservé
au capital français, et le troisième au capital austro-hongrois.
Chacune de ces compagnies aurait été contrôlée
par un holding financier ou, comme on l’appelait, une “société
de trust” (en français dans le texte), organisée selon la loi française et basée
à Paris. Au sein de ce holding, les capitaux français et austro-hongrois
auraient eu des parts égales, ainsi qu’un nombre égal de représentants.
Son président aurait été un Français.
«On demanda sa collaboration à la Société Générale,
l’une des plus importantes “banques de dépôts” (en français dans le texte) de Paris, mais c’était une simple formalité puisque
Wilhelm von Adler, conseiller influent de cette banque, était l’un
des promoteurs du projet.»
Peter Hertner ajoute cette
note consacrée à Willy d’Adler, qui est pour nous d’un grand
intérêt:
«Selon
une enquête menée par l’ambassadeur d’Allemagne à Vienne,
von Tschirschky, von Adler, ou bien, comme les Français l’appelaient,
d’Adler, n’était pas un citoyen français, “mais en France il est considéré
comme un Français. Il vit à Paris, joue un rôle important
dans le monde français des affaires, et jouit en même temps
de la confiance des cercles d’affaires autrichiens” (Die Große Politik der Europäischen Kabinette 1871-1914.
Sammlung der Diplomatischen Akten des Auswärtigen Amtes, Berlin ff.
Historisches Archiv der Deutschen Bank, Frankfurt/Main, tome 37/2, page 726, document n°15131: von Tischirschky au
chancellier Berthmann Hollweg, 2 janvier 1914). Bernard Michel (Banques et banquiers en Autriche au début du 20e siècle, Paris, 1976) nous dit que l’ambassadeur de France à Vienne,
Dumaine, appelait von Adler en 1913 un “financier
cosmopolite”. “Cette
étiquette quelque peu méprisante […] ne nous apprend rien,
sinon la méfiance des ambassadeurs pour les milieux financiers”. Déjà en 1913 von Adler avait proposé une
joint-venture composée de capitaux français et autrichiens
à l’occasion
de l’acquisition de la partie occidentale du réseau ferré d’Orient.
Une initiative de ce genre aurait “accru les garanties
que sur cette ligne allant jusqu’à Salonique (…) aucune politique
tarifaire ne puisse être menée à l’encontre de l’Autriche
et que les règlements existants soient respectés scrupuleusement” (Wilhelm von Adler au Sektionschief Ritter von Wimmer du ministère
autrichien des Finances, 4 janvier 1913, in Österreichisches Staatsarchiv,
Haus-, Hof- und Staatsarchiv, Ministerium des Äußern, AR F 23,
Karton 105)».
(traduction par Bernard Gineste,
mars 2010).
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Peter HERTNER, The Balkan Railways, International
Capital en Banking from the End of the 19th Centur until the Outbreak of
the First World War. A paper presented at the EABH Conference ‘Finance and
Modernisation’, Wien, 20-21 May 2005 Sofia, Bulgarian National Bank
[“Discussions Papers” 53], 2006, p. 33. Ouvrage intégralement en
ligne sur le site Scribd, à cette adresse (cliquez), en ligne en 2010.
Autre édition : Peter HERTNER, «The
Balkan Railways: capital and banking», in Gerard D. FELDMAN &
Peter HERTNER, Finance and Modernization: A Transnational
and Transcontinental Perspective for the Nineteenth and Twentieth Centuries
[300 p.; recueil des contributions faites à une conférence
organisée en 2005 par l’European Association for Banking and Financial
History in Vienna, conférence hébergée par la Bank
Austria Creditanstalt, institution héritière de l’Österreichische
Creditanstalt], Farnham (Royaume-Uni), Ashgate Publishing, 2008, p. 151.
Ouvrage partiellement en ligne sur le site Google Book, à cette adresse (cliquez),en ligne en 2010.
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juillet
1913
En juillet 1913 a lieu à Paris une nouvelle réunion internationale à Paris visant
à éviter les conflits entre les nations européennes
par l’institution d’une juridiction arbitrale, d’un caractère international,
chargée de trancher les conflits éventuels. Willy d’Adler est alors mentionné comme délégué
de l’Autriche-Hongrie, vice-président et rapporteur du comité
des concessions et contrats, et membre du sous-comité des concessions
minières.
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, Commission financière
des affaires balkaniques : procès-verbaux des séances plénières
et rapports présentés au nom des divers Comités : première
session 4 juin-18 juillet 1913 [450 p.], Paris, Imprimerie. Nationale,
1913, pp. 7, 13, 29, 34, 35, 43, 51, 62, 66 et 81.
Cf. La
Correspondance d’Orient. Revue économique, politique et littéraire
6/115 (1er juillet 1913), p. 35; A. W. SIJTHOFF, Lighthouses case between
France and Greece: Judgment of March 17th, 1934 [469 p.], La Haie, Cour
de Justice Internationale (Series A./B., fascicule n°62), 1934, p.
389.
On peut trouver et lire le rapport de Willy d'Adler
à cette adresse (cliquez), en ligne en 2010, pages
384-389.
Octobre
1914
Fin
octobre 1914, l’Abeille d’Étampes signale que le château
du Petit-Saint-Mars, propriété d’un citoyen autrichien, vient
d’être mis sous séquestre
«Etampes.
— Le président du tribunal civil d’Etampes vient de placer sous séquestre
le château du Petit-Saint-Mars, acquis depuis quelques années
par le banquier d’Adler qu’on avait dit être le ministre plénipotentiaire
du gouvernement austro-hongrois à la conférence de Londres
de la guerre des Balkans.
«Pareille mesure a été
prise en ce qui concerne la propriété sise rue Rose-Chéri,
qui appartenait à un nommé Engel, coulissier autrichien, lequel
a également disparu depuis fin juillet dernier.
«M. Ferré, receveur
de l’enregistrement, a été nommé administrateur-séquestre
de ces deux propriétés.»
Abeille d’Étampes
- Réveil d’Étampes n°18 (31 octobre 1914), p.3.
(texte signalé et saisi
par Claude Bosc)
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Le château du Petit-Saint-Mars vers 1901
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Après la mort
de Willy Adler le 18 janvier 1928, L’Illustration publie la nécrologie suivante dans son numéro
n°4431 du 4 février (1928 et non 1929 comme l’indique par erreur
Guibourgé):
M. Willy d’Adler, ami de la
France
«Ces
jours derniers est mort à Paris Willy d’Adler. Ce nom évoque
pour tous ceux qui l’ont connu le souvenir d’un de ces fidèles amis
de la France, tel que nous n’en avons jamais assez. Né à
Constantinople, de parents autrichiens, il fut élevé dans
la langue française et dans l’admiration de notre pays.
«Marié
à une Française, il occupait avant la guerre dans le monde
financier de Paris une place des plus importantes. On y appréciait
son vif désir de servir à la fois notre patrie et la sienne,
en amenant entre la France et l’Autriche-Hongrie un rapprochement qui eût
pu éviter la grande crise.
«La
guerre le sépare de nous; mais à peine l’armistice lui eut-il
rendu la liberté de parler et d’agir qu’il remit son activité
au service de la même cause. Il combattit énergiquement le
rattachement de l’Autriche à l’Allemagne et l’un de nos distingués
diplomates, qui l’avait vu à l’œuvre, considérait que, si
ce rattachement a pu être évité, le mérite en
revenait en grande partie à Willy d’Adler.
«La
France s’en montra reconnaissante et lui facilita par tous les moyens le
retour parmi nous. C’est ainsi qu’il eut la consolation de passer dans
sa propriété du Petit-Saint-Mars d’Etampes les dernières
années de sa vie, hélas! trop brève, et de voir ses
enfants fonder des familles françaises et avancer ainsi dans la
voie qu’il leur avait tracée.»
(D’après
la transcription de Guibourgé).
1928-1935
Madame d’Adler est signalée comme propriétaire
du château du Petit-Saint-Mars par l’Annuaire des châteaux.
Annuaire
des châteaux et des villégiatures : 40.000 noms & adresses
de l’aristocratie, du high life, de la colonie étrangère,
du monde politique, de la magistrature, de l’armée, du clergé,
des sciences, lettres et beaux arts, de tous les propriétaires des
châteaux de France, etc. etc., avec notices descriptives, anecdotes
& illustrations, Paris, A. La Fare, 1928, p. 38; 1931, p. 38; 1933,
p. 4; 1935, p. 4.
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Annuaire des châteaux, 1928
Annuaire des châteaux, 1931
Annuaire des châteaux, 1933
Annuaire des châteaux, 1935
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1941
La villa de Jeanne d’Adler
est réquisitionnée par l’Occupant allemand en février
41.
Archives municipale d’Étampes,
sous la cote 2W 78-80.
(Jacques Corbel, remerciements à Clément Wingler)
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07. La sépulture de la famille d’Adler
(clichés de Jacques Corbel,
mars 2010)
Voici ce que nous
lisons dans Étampes en lieux et place, de notre ami Frédéric
Gatineau, p. 37:
CIMETIÈRE
SAINT-MARTIN NOUVEAU
Le cimetière
actuel a été créé en 1842.
Une grande partie du mur de clôture originel subsiste.
Le portail principal avec son fronton de pierre ne manque pas
de charme. Ce cimetière a été agrandi en 1891,
en 1949 (partie nord-ouest) et en 1962 (partie nord-est). [...] 8) Grande sépulture
de la famille d’Adler encadrée de thuyas. Les d’Adler possédaient
le château du Petit Saint-Mars, puis une grande maison
sur la promenade de Guinette.
Voici par ailleurs
les inscriptions que porte cette sépulture:
Pax vobis.
Ego sum. Nolite timere (Luc, XXIV, 36), ce qui se traduit ainsi: “La
paix soit avec vous. C’est moi. N’ayez pas peur”; ce sont les paroles du
Christ ressucité à ses disciples, d’abord effrayés par
son apparition.
FAMILLE D’ADLER
— Willy d’Adler (3 décembre 1863
— 18 janvier 1928)
— Jeanie d’Adler, née Félizet
(21 avril 1878 — 25 février 1967)
— Rosalie Elbogen, née Schwabacher
(10 décembre 1850 — 22 février 1940)
— Edgar d’Adler (16 juillet 1900 —
8 mars 1966)
— Rodolphe d’Adler (16 mai 1898 — 27
avril 1969)
— Huguette d’Adler, née de Paniagua
(6 février 1909 — 24 juillet 1969)
— Jacqueline R. d’Adler, née Arnodin
(31 août 1901 — 21 novembre 1982)
J.C. et B.G.
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Clichés de Jacques Corbel, mars
2010
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Édition
Jacques CORBEL et alii, «La
villa Myriam de Jeanie d’Adler (années 1930)», in Corpus
Étampois, http://www.corpusetampois.com/cae-20-villamyriam.html, 2010.
Quelques
sources
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES,
Commission financière des affaires balkaniques: procès-verbaux
des séances plénières et rapports présentés
au nom des divers Comités: première session 4 juin-18 juillet
1913 [450 p.], Paris, Imprimerie. Nationale, 1913, pp. 7, 13, 29, 34,
35, 43, 51, 62, 66 et 81.
Cf. La Correspondance
d’Orient. Revue économique, politique et littéraire 6/115
(1er juillet 1913), p. 35; A. W. SIJTHOFF, Lighthouses case between France
and Greece: Judgment of March 17th, 1934 [469 p.], La Haie, Cour de
Justice Internationale (Series A./B., fascicule n°62), 1934, p. 389.
Le texte du rapport présenté
par Willy d'Adler est reproduit en Annexe à ce dernier ouvrage, qui
a été mis en ligne, on peut le lire à cette adresse:
Willy d’ADLER (Wilhelm VON ADLER) [rapporteur],
«Compte rendu des travaux préparatoires du comité des
concessions et contrats (18 juin-17 juillet 1913)», en ligne à cette adresse (cliquez), en ligne en 2010, pages
384-389.
Abeille d’Étampes (et) Réveil
d’Étampes [journaux fusionnés pendant la durée
des hostilités] n°18 (31 octobre 1914),
p.3.
Annuaire des châteaux et des villégiatures: 40.000
noms & adresses de l’aristocratie, du high life, de la colonie étrangère,
du monde politique, de la magistrature, de l’armée, du clergé,
des sciences, lettres et beaux arts, de tous les propriétaires des
châteaux de France, etc. etc., avec notices descriptives, anecdotes
& illustrations, Paris, A. La Fare, 1928, p. 38; 1931, p. 38; 1933,
p. 4; 1935, p. 4.
L’Illustration
4431 (4 février 1928), p. ? [nécrologie
dont le texte est reproduit par GUIBOURGÉ 1957].
Eugène ou Robert RAMEAU [auteur probable, photographes étampois bien connus
de la propriétaire], Cartes photos de la Villa Myriam, fin
des années 1930.
Réquisition
de la villa d’Adler par les Allemands, document conservé aux Archives
municipale d’Étampes, sous la cote 2W 78-80.
Robert RAMEAU [photographe étampois], Photographies
du résultat du bombardement de 1944, clichés entre les
mains de nombreuses familes étampoises.
VILLE D’ÉTAMPES,
Liste des sinistrés, registre de 1944 conservé
aux Archives municipale d’Étampes, sous la cote 2W 151, n°393.
Léon GUIBOURGÉ, Étampes,
ville royale [253
p.], Étampes, chez l’auteur (imprimerie de la Semeuse), 1957
[réédition
en fac-similé: Péronnas, Éditions de la Tour Gile,
1997], p. 209. Réédition
électronique in Corpus Étampois, http://corpusetampois.com/che-20-guibourge1957etampes602petitsaintmars.html, 2004.
Frédéric GATINEAU, Étampes en lieux et places,
Étampes, A travers champs, 2003, p. 37.
Peter HERTNER,
The Balkan Railways, International Capital en Banking from the End
of the 19th Centur until the Outbreak of the First World War. A paper presented
at the EABH Conference ‘Finance and Modernisation’, Wien, 20-21 May 2005
Sofia, Bulgarian National Bank [“Discussions Papers” 53], 2006, p. 33.
Ouvrage intégralement en ligne sur le site Scribd, à cette adresse (cliquez), en ligne en 2010.
Autre édition: Peter HERTNER, «The
Balkan Railways: capital and banking», in Gerard D. FELDMAN &
Peter HERTNER, Finance and Modernization: A Transnational and Transcontinental
Perspective for the Nineteenth and Twentieth Centuries [300 p.; recueil
des contributions faites à une conférence organisée en
2005 par l’European Association for Banking and Financial History in Vienna,
conférence hébergée par la Bank Austria Creditanstalt,
institution héritière de l’Österreichische Creditanstalt],
Farnham (Royaume-Uni), Ashgate Publishing, 2008, p. 151. Ouvrage partiellement
en ligne sur le site Google Book, à cette adresse (cliquez),en ligne en 2010.
Bernard PAILLASSON, «Témoignage
sur Madame d’Adler (mars 2010)», in Corpus Étampois,
http://www.corpusetampois.com/cae-20-villamyriam.html#paillasson,
2010.
Jacques
CORBEL, Bernard PAILLASSON, Claude BOSC, Bernard GINESTE et alii,
«La villa Myriam de Jeanie d’Adler (années 1930)», in
Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/cae-20-villamyriam.html, 2010.
Toute critique,
correction ou contribution sera la bienvenue. Any criticism or contribution
welcome.
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| Sources:
indiquées en lieux et places. |