01. Témoignage de Léon Guibourgé
(1957)
(Étampes ville royale,
chapitre VII.2: Le Petit-Saint-Mars)
Les
héritiers de Mme la comtesse de la Bigne vendirent le château
du Petit-Saint-Mars. Ce fut M. Willy d’Adler qui en devint acquéreur.
Nous avons demandé à Mme d’Adler, sa veuve, toujours bien
connue et estimée à Étampes, de nous parler de
son cher et distingué mari. Elle nous a remis un article de la
revue L’Illustration paru le 4 février 1929 [sic (1928)], à l’occasion du décès
de M. d’Adler et qui en fait le plus bel éloge. Le voici: «Ces
jours derniers est mort à Paris Willy d’Adler. Ce nom évoque
pour tous ceux qui l’ont connu le souvenir d’un de ces fidèles amis
de la France, tel que nous n’en avons jamais assez. Né à Constantinople,
de parents autrichiens, il fut élevé dans la langue française
et dans l’admiration de notre pays.
«Marié à une Française,
il occupait avant la guerre dans le monde financier de Paris une place
des plus importantes. On y appréciait son vif désir de
servir à la fois notre patrie et la sienne, en amenant entre
la France et l’Autriche-Hongrie un rapprochement qui eût pu éviter
la grande crise.
«La guerre le sépare
de nous; mais à peine l’armistice lui eut-il rendu la liberté
de parler et d’agir qu’il remit son activité au service de la même
cause. Il combattit énergiquement le rattachement de l’Autriche
à l’Allemagne et l’un de nos distingués diplomates, qui
l’avait vu à l’œuvre, considérait que, si ce rattachement
a pu être évité, le mérite en revenait en grande
partie à Willy d’Adler.
«La France s’en montra reconnaissante
et lui facilita par tous les moyens le retour parmi nous. C’est ainsi
qu’il eut la consolation de passer dans sa propriété du
Petit-Saint-Mars d’Étampes les dernières années
de sa vie, hélas! trop brève, et de voir ses enfants fonder
des familles françaises et avancer ainsi dans la voie qu’il
leur avait tracée.»
Après la mort de son mari,
Mme d’Adler, isolée dans cette vaste demeure seigneuriale du
Petit-Saint-Mars, vendit sa propriété à un grand
industriel, directeur général des Etablissements Desmarais,
M. Cayrol (1). Elle fit construire sur le coteau
de Guinette, dominant toute la ville, un curieux pavillon moderne. Le
bombardement de 1944 rasa le pavillon. A son grand regret, Mme d’Adler
dut nous quitter et aller dans le Midi, à Grasse, près
de sa famille, mais tous les ans aux beaux jours, elle ne manque pas de
revoir ses amis d’Étampes.
A son tour, M. Cayrol quitte le Petit-Saint-Mars
et actuellement nos vieillards l’occupent. Ceux-ci pourront tranquillement
y terminer leurs vieux jours, dans un décor rappelant les souvenirs
d’antan. [p.210]
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Le château du Petit-Saint-Mars vers 1901
La villa Myriam (années 1930)
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Texte mis en ligne par le Corpus Étampois.
(1) Sur Robert Cayrol, voyez Maurice GUIERRE,
Robert Cayrol (1883-1959). De la mer au pétrole. L’unité
d’une vie [55 p.], Paris, Éditions Perceval, 1960 [non conservé
à la BNF], dont des extraits en ligne à l’adresse suivante:
http://www.annales.org/archives/x/cayrol.html, en
ligne en 2009 (signalé par J. C.)
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02. Quelques données sur Willy d’Adler et
sa veuve Jeanie
compilation (B. G. et Claude Bosc)
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1909
En 1909, l’Annuaire Desfossés,
qui répertorie toutes les valeurs cotées sur la place de
Paris, signale Wilhelm von Adler comme l’un des administrateurs de la
Steaua Romana, ou “Étoile roumaine”, société anonyme
pour l’industrie du pétrole dont le siège social est à
Bucarest.
Annuaire Desfossés.
Valeurs cotées en banque à la Bourse de Paris. Édition
1909, Paris, E. Desfossés et Fabre frères, 1909, p. 604.
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1910
En
décembre 1910, le chevalier Willy d’Adler est mentionné
par le Capitaliste, journal de la banque parisienne: il vient d’être
élu administrateur pour six ans de Compagnie
française de Mines d’or.
Le Capitaliste, journal de
la banque parisienne 33/51 (22 décembre 1910), p. 844: “Les
banques intéressées aux mines d’or ont participé
au raffermissement du marché minier. La Compagnie française
de Mines d’or s’est élevée à 107 et 109. Les actionnaires
ont tenu le 21 décembre courant une assemblée générale
extraordinaire, sous la présidence de M. le baron Hély d’Oissel,
président du conseil. L’assemblée a voté à
l’unanimité les modifications statutaires proposées par le
conseil, concernant notamment l’extension à toutes les affaires de
banque des opérations de la Société jusqu’ici limitées
à celles concernant uniquement les mines d’or, et l’augmentation
éventuelle du capital social de 17 1/2 à 25 millions sur
simple décision du conseil, sans qu’aucune nouvelle autorisation
ait besoin d’être demandée. Cette autorisation est valable
jusqu’au 31 décembre 1912.
“MM. le chevalier W. d’Adler, Charles Gahen
d’Anvers, Alfred Heilbronn, le professeur Jules Landesberger, Théodore
Mottet ont été nommés administrateurs pour six années.”
janvier
1913
En janvier 1913 a lieu à Londres une conférence
internationale organisée par la France relative à ce
qu’on appelle alors la guerre des Balkans, qu’on cherche à éviter.
Selon l’Abeille d’Étampes du 31 octobre 1914 (texte signalé
par Claude Bosc, et reproduit plus bas), Willy d’Adler y aurait été
ministre plénipotentiaire du gouvernement austro-hongrois.
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Le château du Petit-Saint-Mars vers 1901
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avril
1913
En avril
1913, nous trouvons Wilhelm von Adler, alias Willy d’Adler, bien installé
dans le paysage de la finance française, où il joue un rôle
non négligeable dans les négociations internationales en
cours. Ancien directeur d’une banque de Vienne, il est désormais
un des conseillers les plus influents de la Société Générale.
Nous empruntons ici un extrait à un ouvrage qu’à consacré
en 2005 l’historien Peter Hertner au financement international du réseau
des chemins de fer balkaniques.
«Depuis la fin de la première guerre des Balkans, ce qui
signifie en avril 1913, un soi-disant “Syndicat
d’Initiative” (en français
dans le texte) avait été constitué par l’entreprise
de travaux publics bien connu la “Régie
française des chemins de fer” (en français dans le texte)
du comte Vitali et la banque privée Gunzburg avec Wilhelm von Adler,
ancien directeur de la Wiener Bankverein, qui avait atteint une position
notable au sein de la Société Générale francaise,
en temps que conseiller. Vers novembre 1913, le groupe français avait
mis au point un projet qui consistait à créer deux compagnies
d’exploitation, l’une pour le réseau serbe, l’autre pour le réseau
grec. Dans chacun d’entre elles tant les Serbes que les Grecs obtiendraient
un tiers du capital nominatif. Un autre tiers était réservé
au capital français, et le troisième au capital austro-hongrois.
Chacune de ces compagnies aurait été contrôlée
par un holding financier ou, comme on l’appelait, une “société
de trust” (en français dans le
texte), organisée selon la loi française
et basée à Paris. Au sein de ce holding, les capitaux français
et austro-hongrois auraient eu des parts égales, ainsi qu’un nombre
égal de représentants. Son président aurait été
un Français.
«On demanda sa collaboration à la Société Générale,
l’une des plus importantes “banques de dépôts” (en français dans le texte) de Paris, mais c’était une simple formalité puisque
Wilhelm von Adler, conseiller influent de cette banque, était l’un
des promoteurs du projet.»
Peter Hertner ajoute
cette note consacrée à Willy d’Adler, qui est pour nous d’un
grand intérêt:
«Selon
une enquête menée par l’ambassadeur d’Allemagne à Vienne,
von Tschirschky, von Adler, ou bien, comme les Français l’appelaient,
d’Adler, n’était pas un citoyen français,
“mais en France
il est considéré comme un Français. Il vit à
Paris, joue un rôle important dans le monde français des
affaires, et jouit en même temps de la confiance des cercles d’affaires
autrichiens” (Die Große Politik der Europäischen
Kabinette 1871-1914. Sammlung der Diplomatischen Akten des Auswärtigen
Amtes, Berlin ff. Historisches Archiv der Deutschen Bank, Frankfurt/Main, tome 37/2, page 726, document n°15131: von Tischirschky
au chancellier Berthmann Hollweg, 2 janvier 1914). Bernard Michel (Banques et banquiers en Autriche au début du 20e siècle, Paris, 1976) nous dit que l’ambassadeur de France à Vienne,
Dumaine, appelait von Adler en 1913 un “financier
cosmopolite”. “Cette
étiquette quelque peu méprisante […] ne nous apprend rien,
sinon la méfiance des ambassadeurs pour les milieux financiers”. Déjà en 1913 von Adler avait proposé une
joint-venture composée de capitaux français et autrichiens
à l’occasion
de l’acquisition de la partie occidentale du réseau ferré
d’Orient. Une initiative de ce genre aurait “accru
les garanties que sur cette ligne allant jusqu’à Salonique (…) aucune
politique tarifaire ne puisse être menée à l’encontre
de l’Autriche et que les règlements existants soient respectés
scrupuleusement” (Wilhelm von Adler au Sektionschief
Ritter von Wimmer du ministère autrichien des Finances, 4 janvier
1913, in Österreichisches Staatsarchiv, Haus-, Hof- und Staatsarchiv,
Ministerium des Äußern, AR F 23, Karton 105)».
(traduction par Bernard Gineste,
mars 2010).
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Peter HERTNER, The Balkan Railways, International
Capital en Banking from the End of the 19th Centur until the Outbreak
of the First World War. A paper presented at the EABH Conference ‘Finance
and Modernisation’, Wien, 20-21 May 2005 Sofia, Bulgarian National
Bank [“Discussions Papers” 53], 2006, p. 33. Ouvrage intégralement
en ligne sur le site Scribd, à cette adresse (cliquez), en ligne en 2010.
Autre édition : Peter HERTNER, «The
Balkan Railways: capital and banking», in Gerard D. FELDMAN &
Peter HERTNER, Finance and Modernization: A Transnational
and Transcontinental Perspective for the Nineteenth and Twentieth Centuries
[300 p.; recueil des contributions faites à une conférence
organisée en 2005 par l’European Association for Banking and Financial
History in Vienna, conférence hébergée par la Bank
Austria Creditanstalt, institution héritière de l’Österreichische
Creditanstalt], Farnham (Royaume-Uni), Ashgate Publishing, 2008, p. 151.
Ouvrage partiellement en ligne sur le site Google Book, à cette adresse (cliquez),en ligne en 2010.
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juillet
1913
En juillet 1913 a lieu à Paris une nouvelle réunion internationale à Paris visant
à éviter les conflits entre les nations européennes
par l’institution d’une juridiction arbitrale, d’un caractère international,
chargée de trancher les conflits éventuels.
Willy d’Adler est alors mentionné comme délégué
de l’Autriche-Hongrie, vice-président et rapporteur du comité
des concessions et contrats, et membre du sous-comité des concessions
minières.
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, Commission
financière des affaires balkaniques : procès-verbaux des
séances plénières et rapports présentés
au nom des divers Comités : première session 4 juin-18 juillet
1913 [450 p.], Paris, Imprimerie. Nationale, 1913, pp. 7, 13, 29, 34,
35, 43, 51, 62, 66 et 81.
Cf. La
Correspondance d’Orient. Revue économique, politique et littéraire
6/115 (1er juillet 1913), p. 35; A. W. SIJTHOFF, Lighthouses case between
France and Greece: Judgment of March 17th, 1934 [469 p.], La Haie,
Cour de Justice Internationale (Series A./B., fascicule n°62), 1934,
p. 389.
On peut trouver et lire le rapport de Willy d’Adler
à cette adresse (cliquez), en ligne en 2010, pages
384-389.
Octobre
1914
Fin
octobre 1914, l’Abeille d’Étampes signale que le château
du Petit-Saint-Mars, propriété d’un citoyen autrichien, vient
d’être mis sous séquestre
«Étampes.
— Le président du tribunal civil d’Étampes vient de placer
sous séquestre le château du Petit-Saint-Mars, acquis depuis
quelques années par le banquier d’Adler qu’on avait dit être
le ministre plénipotentiaire du gouvernement austro-hongrois
à la conférence de Londres de la guerre des Balkans.
«Pareille mesure a été
prise en ce qui concerne la propriété sise rue Rose-Chéri,
qui appartenait à un nommé Engel, coulissier autrichien,
lequel a également disparu depuis fin juillet dernier.
«M. Ferré, receveur
de l’enregistrement, a été nommé administrateur-séquestre
de ces deux propriétés.»
Abeille d’Étampes
- Réveil d’Étampes n°18 (31 octobre 1914), p.3.
(texte signalé et saisi
par Claude Bosc)
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Le château du Petit-Saint-Mars vers 1901
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CARNET DE DEUIL
Nous apprenons le décès
de M. Willy d’Adler, chevalier de la Légion d’honneur, survenu à
l’âge de 64 ans, le mercredi 18 janvier, à son domicile à
Paris, 7 rue Raynouard. La population de la ville d’Étampes et notamment
du quartier Saint-Martin ne voit pas sans émotion disparaître
le sympathique propriétaire du château du Petit-Saint-Mars,
dont l’amabilité et la bienfaisance avaient été éprouvées
par tous ceux qui l’avaient approché, ainsi que sa famille.
M. d’Adler, qui fit sa
carrière dans la diplomatie, occupa avant la guerre le haut poste de
ministre plénipotentiaire de l’Autriche-Hongrie à Paris; Français
de cœur il ne manqua jamais une occasion de manifester la sympathie qu’il
portait à notre pays.
Ce décès met en deuil Mme d’Adler, ainsi
que les familles d’Adler, Paul Jouët, Clauser et Felizet.
Le service funèbre,
suivi de l’inhumation, aura lieu en l’église Saint-Martin d’Étampes,
le samedi 21 mai courant, à 14h30.
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L’Abeille d’Étampes
117/3 (samedi 21 janvier 1928), p. 2
(texte signalé et saisi
par Jacques Corbel)
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Abeille d’Étampes
du samedi 21 janvier 1928
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21
janvier 1928 (inhumation)
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NÉCROLOGIE
Les obsèques de M. d’Adler châtelain du Petit-Saint-Mars
dont nous annoncions la mort dans notre dernier numéro ont eu lieu
samedi. Après un premier service à 10h30 à Notre-Dame
de Grâce à Passy, le corps fut ramené par auto à
Étampes, où un second service avait lieu à 14h 30 en
l’église Saint-Martin.
Ce fut une grandiose
cérémonie comme il a rarement été donné
à nos concitoyens d’assister. Une foule nombreuse s’y était
rendue pour rendre hommage à la charité de la famille d’Adler,
bien souvent mise à l’épreuve. De nombreuses personnalités
parisiennes avaient également tenu à accompagner M. Willy
d’Adler à sa dernière demeure.
L’abbé Lemaire, curé
de la paroisse officia lui-même et donna l’absoute, assisté
de tout le clergé de la ville; l’office se déroula sous la
direction d’ordonnateurs et d’un maître de cérémonie;
tandis que la maîtrise de Saint-Honoré-d’Eylau se faisait entendre.
Une quantité considérable de fleurs et de couronnes envoyées
de toutes parts témoignaient la sympathie que l’on éprouvait
pour le défunt.
L’inhumation eut lieu
dans le cimetière de la paroisse dans une concession provisoire en
attendant qu’une décision définitive soit prise à ce
sujet.
Nous joignons nos condoléances
sincères aux nombreuses marques de sympathie qui ont été
manifestées à la famille et en particulier à Mme d’Adler
dont le nom est devenu chez nous synonyme de bonté et de charité.
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L’Abeille d’Étampes
117/4 (samedi 28 janvier 1928), p. 2
(texte signalé et saisi
par Jacques Corbel)
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Abeille d’Étampes
du samedi 28 janvier 1928
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1928 (nécrologie)
Après la
mort de Willy Adler le 18 janvier 1928, L’Illustration publie la nécrologie suivante dans son numéro
n°4431 du 4 février (1928 et non 1929 comme l’indique par erreur
Guibourgé):
M. Willy d’Adler, ami de la
France
«Ces
jours derniers est mort à Paris Willy d’Adler. Ce nom évoque
pour tous ceux qui l’ont connu le souvenir d’un de ces fidèles
amis de la France, tel que nous n’en avons jamais assez. Né à
Constantinople, de parents autrichiens, il fut élevé dans
la langue française et dans l’admiration de notre pays.
«Marié
à une Française, il occupait avant la guerre dans le monde
financier de Paris une place des plus importantes. On y appréciait
son vif désir de servir à la fois notre patrie et la sienne,
en amenant entre la France et l’Autriche-Hongrie un rapprochement qui
eût pu éviter la grande crise.
«La
guerre le sépare de nous; mais à peine l’armistice lui
eut-il rendu la liberté de parler et d’agir qu’il remit son activité
au service de la même cause. Il combattit énergiquement
le rattachement de l’Autriche à l’Allemagne et l’un de nos distingués
diplomates, qui l’avait vu à l’œuvre, considérait que,
si ce rattachement a pu être évité, le mérite
en revenait en grande partie à Willy d’Adler.
«La
France s’en montra reconnaissante et lui facilita par tous les moyens
le retour parmi nous. C’est ainsi qu’il eut la consolation de passer dans
sa propriété du Petit-Saint-Mars d’Étampes les
dernières années de sa vie, hélas! trop brève,
et de voir ses enfants fonder des familles françaises et avancer
ainsi dans la voie qu’il leur avait tracée.»
(D’après
la transcription de Guibourgé).
1928-1935
Madame d’Adler est signalée comme propriétaire
du château du Petit-Saint-Mars par l’Annuaire des châteaux.
Annuaire
des châteaux et des villégiatures : 40.000 noms & adresses
de l’aristocratie, du high life, de la colonie étrangère,
du monde politique, de la magistrature, de l’armée, du clergé,
des sciences, lettres et beaux arts, de tous les propriétaires
des châteaux de France, etc. etc., avec notices descriptives, anecdotes
& illustrations, Paris, A. La Fare, 1928, p. 38; 1931, p. 38;
1933, p. 4; 1935, p. 4.
|
Annuaire des châteaux, 1928
Annuaire des châteaux, 1931
Annuaire des châteaux, 1933
Annuaire des châteaux, 1935
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Février
1940 (décès de Mme Elbogen)
Voici
l’avis de décès de Rosalie Elbogen, née Schwabacher
le 10 décembre 1850, aujourd’hui enterrée aux côtés
des d’Adler au cimetière Saint-Martin.
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NÉCROLOGIE
M. et Mme Paul
Jouët, leurs enfants et petits-enfants,
M. et Mme Rodolphe d’Adler et leurs filles,
Mme Dominique Auclères et ses enfants,
M. Edgard d’Adler, aux armées, et Mme Edgard
d’Adler
ont la douleur de faire part de la mort de Mme Guido
Elbogen, leur aïeule, bisaïeule et trisaeule, survenue à
Sartrouville, le 22 février 1940, dans sa quatre-vingt-dixième
année.
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Le Figaro (lundi 26
février 1940)
(texte signalé et saisi
par Jacques Corbel)
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1941
La
villa de Jeanne d’Adler est réquisitionnée par l’Occupant
allemand en février 41.
Archives municipale d’Étampes,
sous la cote 2W 78-80.
(Jacques Corbel, remerciements à Clément Wingler)
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1967
Décès le 25 février à Grasse
de Jeanne d’Adler née Félizet, depuis inhumée auprès
de son époux au cimetière Saint-Martin d’Étampes.
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Édition
Jacques CORBEL et alii, «Les
d’Adler, avant-derniers châtelains du Petit-Saint-Mars», in Corpus
Étampois, http://www.corpusetampois.com/che-20-willydadler.html, 2010.
Quelques
sources
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES,
Commission financière des affaires balkaniques: procès-verbaux
des séances plénières et rapports présentés
au nom des divers Comités: première session 4 juin-18 juillet
1913 [450 p.], Paris, Imprimerie Nationale, 1913, pp. 7, 13, 29, 34,
35, 43, 51, 62, 66 et 81.
Cf. La Correspondance
d’Orient. Revue économique, politique et littéraire 6/115
(1er juillet 1913), p. 35; A. W. SIJTHOFF, Lighthouses case between
France and Greece: Judgment of March 17th, 1934 [469 p.], La Haie,
Cour de Justice Internationale (Series A./B., fascicule n°62), 1934,
p. 389.
Le texte du rapport présenté
par Willy d’Adler est reproduit en annexe à ce dernier ouvrage,
qui a été mis en ligne:
Willy d’ADLER (Wilhelm VON ADLER) [rapporteur],
«Compte rendu des travaux préparatoires du comité
des concessions et contrats (18 juin-17 juillet 1913)», en ligne
à cette adresse (cliquez), en ligne en 2010, pages
384-389.
Abeille d’Étampes (et) Réveil
d’Étampes [journaux fusionnés pendant la
durée des hostilités] n°18 (31
octobre 1914), p. 3.
Annuaire des châteaux et des villégiatures: 40.000
noms & adresses de l’aristocratie, du high life, de la colonie étrangère,
du monde politique, de la magistrature, de l’armée, du clergé,
des sciences, lettres et beaux arts, de tous les propriétaires
des châteaux de France, etc. etc., avec notices descriptives, anecdotes
& illustrations, Paris, A. La Fare, 1928, p. 38; 1931, p. 38;
1933, p. 4; 1935, p. 4.
L’Abeille d’Étampes
117/3 (samedi 21 janvier 1928), p. 2 (avis de décès signalé,
saisi et reproduit ci-dessus par Jacques Corbel).
L’Abeille d’Étampes
117/4 (samedi 25 janvier 1928), p. 2 (récit de l’inhumation signalé, saisi et reproduit
ci-dessus par Jacques Corbel).
L’Illustration
4431 (4 février 1928), p. ? [nécrologie
dont le texte est reproduit par GUIBOURGÉ 1957].
Eugène ou Robert RAMEAU [auteur probable,
photographes étampois bien connus de la propriétaire], Cartes photos de la
Villa Myriam, fin des années 1930.
Réquisition
de la villa d’Adler par les Allemands, document conservé aux
Archives municipale d’Étampes, sous la cote 2W 78-80.
Robert RAMEAU [photographe étampois], Photographies
du résultat du bombardement de 1944, clichés entre les
mains de nombreuses familes étampoises.
VILLE D’ÉTAMPES,
Liste des sinistrés, registre de 1944 conservé
aux Archives municipale d’Étampes, sous la cote 2W 151, n°393.
Léon GUIBOURGÉ, Étampes,
ville royale
[253 p.], Étampes, chez l’auteur (imprimerie de la Semeuse),
1957 [réédition
en fac-similé: Péronnas, Éditions de la Tour Gile,
1997], p. 209. Réédition
électronique in Corpus Étampois, http://corpusetampois.com/che-20-guibourge1957etampes602petitsaintmars.html, 2004.
Frédéric GATINEAU, Étampes en lieux et places,
Étampes, A travers champs, 2003, p. 37.
Peter HERTNER,
The Balkan Railways, International Capital en Banking from the
End of the 19th Centur until the Outbreak of the First World War. A paper
presented at the EABH Conference ‘Finance and Modernisation’, Wien, 20-21
May 2005 Sofia, Bulgarian National Bank [“Discussions Papers”
53], 2006, p. 33. Ouvrage intégralement en ligne sur le site Scribd,
à cette adresse (cliquez), en ligne en 2010.
Autre édition: Peter HERTNER, «The
Balkan Railways: capital and banking», in Gerard D. FELDMAN &
Peter HERTNER, Finance and Modernization: A Transnational and
Transcontinental Perspective for the Nineteenth and Twentieth Centuries
[300 p.; recueil des contributions faites à une conférence
organisée en 2005 par l’European Association for Banking and Financial
History in Vienna, conférence hébergée par la Bank
Austria Creditanstalt, institution héritière de l’Österreichische
Creditanstalt], Farnham (Royaume-Uni), Ashgate Publishing, 2008, p. 151.
Ouvrage partiellement en ligne sur le site Google Book, à cette adresse (cliquez),en ligne en 2010.
Bernard PAILLASSON, «Témoignage
sur Madame d’Adler (mars 2010)», in Corpus Étampois,
http://www.corpusetampois.com/cae-20-villamyriam.html#paillasson,
2010.
Jacques
CORBEL, Bernard PAILLASSON, Claude BOSC, Bernard GINESTE et alii,
«La villa Myriam de Jeanie d’Adler (années 1930)»,
in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/cae-20-villamyriam.html, 2010.
Toute critique,
correction ou contribution sera la bienvenue. Any criticism or contribution
welcome.
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