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Archives des abbés de
Fleury
Nomination du curé de Saint-Pierre d’Étampes
en 1760
19 pièces, 1760
J’ai trouvé ce dossier en août
2007 aux Archives départementales du Cher, dont Frédéric
Gatineau et moi-même avons commencé d’explorer les ressources
l’été dernier, et dont j’ai déjà signalé
dans le présent Corpus la richesse et l’intérêt
pour les études historiques étampoises. Et en effet la
chatellenie étampoise de l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire,
quelques années avant la Révolution, était tombée
dans l’escarcelle de ses derniers abbés commandataires, à
savoir les archevêques de Bourges. En 1760, l’abbé en était
Alexandre Milon, evêque-comte de Valence de 1725 à 1771.
A ce titre, il lui revenait de nommer les curés
de Saint-Pierre d’Étampes, paroisse qui appartenait à
l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire depuis les origines mêmes
de ce monastère, au VIIe siècle. L’archevêque de
Sens sur le diocèse de qui se trouvait alors Étampes,
ne pouvait qu’entériner cette nomination, pourvu qu’elle ne déroge
pas aux règles du droit canon. C’était alors Paul d’Albert
de Luynes (1703-1788), cardinal de Luynes, qui
tint ce siège de 1753 à 1788. Son portrait gravé
est ci-contre à droite.
Nos pièces, actuellement
conservées aux archives départementales du Cher sous
la cote G 140, ont été cotées deux fois à
date ancienne. La deuxième, ce fut par un archiviste qui écrivait
en rouge et qui a réuni ces pièces dans un dossier par lui
intitulé «Nominations par monseigneur l’evesque
de Valence a la cure de saint Pierre au faubourg de la ville d’Etampes
13 9bre 1760» (notre pièce n°19).
Cependant, ce titre est assez inexact,
car, si l’on y regarde bien, ce dossier est avant tout celui d’un certain
François Mauduison, prêtre du diocèse d’Orléans,
protégé, pour une raison que nous ignorons pour l’instant,
par le très puissant comte de Saint-Florentin. Louis Phélypeaux,
comte de Saint-Florentin, marquis (1725) puis duc (1770) de La Vrillière,
né le 18 août 1705 et mort le 27 février 1777,
est un homme d’État français. Succédant à
son père en 1725 comme secrétaire d’État de
la Religion prétendue réformée, il fut reçu
dans la franc-maçonnerie en 1735. Ministre d’État en 1761,
il fut secrétaire d’État à la Maison du Roi de Louis
XV de 1749 à 1775; après le renvoi de Choiseul en 1770,
il fut brièvement secrétaire d’État aux Affaires
étrangères; il fut aussi chancelier et Garde des Sceaux
de l’Ordre du Saint-Esprit de 1716 à 1770. Le château de
Versailles conserve le beau portrait qu’en a donné Van Loo en 1769
(ci-contre à gauche).
Le dossier de Mauduison
est suivi par l’Intendant de l’évêque, Brisson. On essaye
d’abord de caser François Mauduison à la cure de Vitry-aux-Loges
(n°1), apparemment en vain, puis de le doter d’une
chapellennie (qui n’est qu’une source de revenu ecclésiastique)
(n°2). Quelques mois plus tard le marquis de Valory
apprend à l’évêque de Valence l’agonie (n°3) puis la mort (n°4) de François
Tiffonet, curé de Saint-Pierre d’Étampes. Bien que Valory
rappelle à l’évêque qu’il lui avait promis qu’il
lui laisserait le choix de ce curé, c’est en fait Mauduison qui
est d’abord nommé (n°5 = n°6).
Cependant, les protestations du marquis (n°7), et
la déception de Mauduison en découvrant la paroisse de
Saint-Pierre conduisent ce dernier à
présenter sa démission (n°8, n°9), qu’il justifie d’une
manière détaillée à l’intendant de l’évêque
(n°10), qui lui retourne un formulaire de démission
plus officielle (n°11). Cette démission entraîne
la nomination de Jérôme Barbier (n°12),
à la grande satisfaction du marquis (n°13).
De son côté François Mauduison, après avoir
patienté (n°14), signale l’année suivante
la maladie (n°15) puis la mort (n°16)
du curé de Dampierre-en-Burly. Bien qu’un certain Marville demande
la même cure pour un autre prêtre (n°17),
c’est bien cette fois François Mauduison qui obtient gain
de cause (n°18).
Ce Marville est le comte Claude-Henri Feydeau
de Marville, d’abord maître des requêtes, puis lieutenant
de police, et enfin conseiller d’État, qui
fut aussi ambassadeur de Louis XV en Hollande. C’était une connaissance
de Saint-Florentin et le Journal historique et anecdotique du règne
de Louis XV d’Edmond Barbier par exemple les cite dans la même
page, lors de la démission du chancelier Lamoignon en octobre
1763: «M. de Marville a rapporté les sceaux au roi, ou du
moins dans son cabinet, lundi au soir, très-tard. C’est apparemment
M. le comte de Saint-Florentin, ministre, qui les a reçus, attendu
que le roi était parti pour Choisy.» ( tome IV, p. 471)
Sans tenir compte des cotes que portent ces documents, je les ai
remunérotés ici, dans l’ordre chronologique de leur composition.
En définitive seulement la moitié
de ces documents intéressent directement l’histoire d’Étampes.
Cependant c’eût été un grave péché
contre l’esprit que de mutiler cette série documentaire: on ne
peut pleinement la comprendre qu’en la lisant autant que possible dans
son intégralité.
On
notera comme particulièrement intéressantes pour l’histoire
d’Étampes, d’une part la lettre de François Mauduison
expliquant à l’intendant de l’archevêque de Valence,
abbé commandataire de Saint-Benoît-sur-Loire, pourquoi il refuse la cure de Saint-Pierre (il évoque
clairement, à l’intention de l’intendant Brisson, la pauvreté de cette paroisse, dont la cure ne peut pas le faire vivre convenablement);
et d’autre part les quatre lettres du Marquis de Valory conservées
par ce dossier. Rappelons que Jacques Gélis a donné un
article en 2001 sur ce grand commis du roi, bailly d’Étampes
et seigneur du Bourgneuf, où il déplorait notamment la
perte de sa correspondance. Notre petite découverte a pour mérite
de combler, si petitement que ce soit, cette regrettable perte. Nous
donnons ci-contre un portrait gravé du marquis qui est conservé
notamment à la BNF.
Nous trouvons par chance dans ces lettres
une passionnante tranche de vie, où le bailli d’Étampes, qui se vante d’avoir récemment
acheté aux chartreux d’Orléans la seigneurie de Saint-Pierre,
exprime notamment sans détour la volonté d’avoir à
sa botte le curé de sa seigneurie, et se plaint des cancans qui
courraient en ville si jamais il n’avait pas gain de cause.
Bernard Gineste, février
2008.
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N°1
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Première lettre du comte de Saint-Florentin
à l’évêque de Valence
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18 mai 1760
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à Paris le 18 may
1760
on me mande Monsieur que le curé
de ma terre de Vitry aux Loges près Châteauneuf, est
fort malade et sans espérance, je m’interresse particulierement
au sieur Mauduison mon chapelain et vicaire à Châteauneuf,
qui est un très bon sujet et je serois fort aise qu’il eut
cette cure, comme elle [p.2] est
à vôtre nomination a cause de vôtre abbaye vous
me ferez plaisir de vouloir bien la luy accorder si le curé
vient à deceder. Je me flatte que vous auriez lieu d’être
content de luy et que vous êtes assuré des sentimens avec
lesquels j’ai l’honneur d’être Monsieur votre très humble
et très obéissant serviteur.
Florentin
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[En bas de la première page:
M. l’eveque de Valence a Paris.]
[En rouge: G.140 n°43]
[En noir dans la marge:
Cent cinquante cinq, Cotte quatorze (paraphe)]
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N°2
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Deuxième lettre du comte de Saint-Florentin à l’évêque de Valence
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30 juin 1760
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A Paris le 30 juin 1760
La chapelle de Narbonne, Monsieur, que
vous voulez bien m’accorder pour le s. Mauduison mon vicaire à
Châteauneuf luy faisant plaisir je vous prie de vouloir luy
accorder vôtre nomination, il se nomme François Mauduison
pretre du diocese d’Orléans, vous me ferez plaisir de vous resouvenir
de luy dans l’occasion, et je vous remercie d’avoir pour luy à
ma recommandation. [p.2]
Vous connaissez les sentimens d’attachement avec lesquels j’ai l’honneur
d’être, Monsieur, votre très humble et très obéissant
serviteur.
Florentin
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[En bas de la première page:
M. l’eveque de Valence à Paris.]
[En
rouge: G.140 n°44]
[En noir dans la marge: Cent cinquante
six, Cotte quatorze (paraphe)]
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N°3
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Première lettre du marquis de
Valory à l’évêque de Valence
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9 novembre 1760
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Au Bourgneuf à
Estampes le 9. 9bre 1760.
Monseigneur
J’ai êté bien reconnoissant
dans le tems de la promesse que vous m’avez faite de ne nommer
à la cure de St Pierre ma paroisse que le sujet que je prendrois
la liberté de vous proposer. Le sieur Tiffonet curé
actuel est tombé en apoplexie depuis trois jours et n’a peut
être pas deux heures à vivre, il est à l’agonie
à l’heure [p.2] que
j’ai l’honneur de vous ecrire. J’ose vous supplier, Monseigneur, d’accorder
cette cure, à votre nomination, au sujet que je prendrai la
liberté de vous proposer vraisemblablement dans la journée
de demain, j’ose vous répondre qu’il sera approuvé de M.
le Cardl de Luynes et de ses grands vicaires. Mon frere l’abbé
de Valory partagera ma vive reconnoissance, et comme moi, Monseigneur,
vous assure du respect infini avec lequel nous avons [p.3] l’honneur d’être
Monseigneur
Votre très humble
et très obéissant serviteur
Valory
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[En rouge: G.140 n°45]
[en noir dans la marge: Cent cinquante
sept, Cotte quatorze (paraphe)]
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N°4
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Deuxième lettre du marquis de
Valory à l’évêque de Valence
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10 novembre 1760
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au Bourgneuf à
Estampes le 10. 9bre 1760.
Monseigneur
J’eus l’honneur
de vous annoncer hier l’extrémité où se trouve
le Sr Tiffonet curé de saint Pierre: il est mort ce matin.
Je compte toujours, Monseigneur, sur la promesse que vous avez daigné
me faire. En consequance je me hâte de vous proposer de nommer
à la cure de St Pierre, la paroisse etant une des cinq de
la ville d’Estampes, et dont j’ai acquis la seigneurie des [p.2] chartreux d’Orleans,
je prends la liberté dis-je de vous proposer le sieur Jean
Baptiste Barbier maître es arts, prêtre depuis dix huit
ans et curé depuis quinze, possedant actuellement la cure de
Moigny, supérieure en revenus à celle de saint Pierre,
mais le Sr Barbier préfére une cure de ville ou reputée
telle, je ne puis assé vous en dire de bien, il a toujours mérité
le sufrage des grands vicaires de Sens, enfin c’est un fort honnête
homme, pieux, aimé dans les differentes paroisses où il
a êté, ayant de plus quelque chose au delà de son
bénéfice qui le mettera en etat de subsister. [p.3] Mon frere l’abbé
de Valory et moi, Monseigneur, vous serons infiniment redevables de
la bonté que vous aurez de le nommer, j’ose esperer cette faveur
et la grace de me croire avec un très profond respect
Monseigneur
Votre très humble et très obéissant
serviteur
Valory
Le deffunt
curé s’appelloit François Tiffonet
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[En bas de la première page:
Mgr l’Evq de Valence à Paris.]
[En
rouge: G.140 n°46]
[En noir dans la marge: Cent cinquante
huit, Cotte quatorze (paraphe)]
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N°5
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Première lettre de l’évêque
de Valence à l’archevêque de Sens
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13 novembre 1760
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[Papier timbré des notaires parisiens: GEN(éralité)
DE PARIS / N(otaire) A. P(aris) / 3. SOLS /// 10 SOLS / ACT. DES NOT. DE
PARIS]
A son Eminence
Monseigneur le cardinal de Luynes, archevêque de Sens, premier
aumosnier de madame la Dauphine.
Alexandre
Milon par la grace de Dieu et l’autorité du saint Siège
apostolique, eveque et comte de Valence, prince de Soyon, abbé
commendataire de l’abbaye de Saint Benoist lez Fleury sur Loire,
ordre de saint Benoist, congregation de saint Maur, diocese d’Orleans,
et de Notre-dame de Leoncel, ordre de Citeaux, diocèse de
Valence, le cy devant aumosnier ordinaire de Sa Majesté, salut
en Notre Seigneur Jésus Christ.
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[En bas de la première page: A M Evq de V.]
[En rouge:
G.140 n°48]
[En noir dans la marge: Cent soixante,
Cotte quatorze (paraphe)]
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La cure
et eglise paroissiale de saint Pierre scituée dans le fauxbourg
de la ville d’Estampes en votre diocese de Sens etant actuellement
vacante par le deceds de Mr François Triffonet pretre dernier
possesseur d’icelle arrivé le dix du present mois de novembre,
et comme le droit de nommer et presenter a la ditte cure nous appartient,
en notre ditte qualité d’abbé de la ditte abbaye de
saint Benoist lez Fleury sur Loire, et l’institution, provision et
autre disposition, a vous, Monseigneur, a cause de votre dignité
archiepiscopalle, a ces causes etant bien informé des bonnes
vies, mœurs, piété, capacité et saine doctrine
de Mr François Mauduison, pretre dudit diocese d’Orleans, vicaire
de la paroisse de [p.2] Chateauneuf
sur Loire meme diocese, nous le nommons et presentons a votre Eminence,
Monseigneur, pour remplir et posseder laditte cure et eglise paroissiale
de saint Pierre scituée dans le fauxbourg de la ville d’Estampes,
vous priant, Monseigneur, d’accorder audit sieur François Mauduison
les lettres d’institution et provisions de la ditte cure de Saint Pierre
d’Estampes, affin qu’il puisse en prendre possession, la desservir,
et jouir des honneurs, droits, fruits, et revenus y attachés et
en dependants, ainsy qu’en ont jouy ou dû jouir les precedents titulaires
de laditte cure. Dont acte fait et passé a Paris en notre hotel
rue de l’université fauxbourg Saint Germain, paroisse Saint
Sulpice, en presence et par devant les conseillers du roy notaires au
Chatelet de Paris soussignez, l’an mil sept cent soixante, le treizième
jour du mois de novembre avant midy, avons signé avec lesdits notaires
tant ces presentes auxquelles nous avons fait apposer le cachet de nos
armes que leur minutte demeurée à Desmeure, l’un desdits
notaires soussignez. [paraphe]
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[Cet exemplaire est l’original sur le papier timbré
à 10 sous des notaires de Paris, qui avait été expédié
à Mauduisson mais qu’il a renvoyé, eaprès y avoir
porté en marge sa démission (notre pièce n°9);
il y est de plus agraphé une copie du brouillon de déclaration
plus officielle de démission qu’on lui envoya alors à
sa demande (notre pièce n°11)]
Sceau d’Alexandre Milon
evêque-comte de Valence
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[signé:] + Alexandre Evesque
Comte de Valence abbé de St Benoist sur Loire
[Signatures:] Lecuyer.
Desmeures.
[en marge: Scellé
ce jour (paraphe)]
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N°6
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Copie de la même lettre
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13 novembre 1760
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[Papier timbré
de la généralité de Paris: GEN. DE PARIS
/ G. P. 4 S(ols)
/ LA F(euille)]
A son Eminence Monseigneur le cardinal
de Luynes, archevêque de Sens, premier aumonier de madame
la Dauphine.
Alexandre Milon par la grace
de Dieu et l’autorité du saint Siège apostolique, evêque
et comte de Valence, prince de Soyon, abbé commendataire de
l’abbaye de Saint Benoist lez-Fleury sur Loire, ordre de saint Benoist,
congregation de saint Maur, dioceze d’Orléans, et de Notre-dame
de Leoncel, ordre de Citaux, dioceze de Valence, le cy devant aumonier
ordinaire de Sa Majesté, salut en Notre Seigneur Jésus
Christ.
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[Conservé hors du dossier qui contient les dix
sept autres pièces; cet exemplaire-ci est celui qui avait
été conservé dès le départ, sur
un papier timbré simple à 4 sous]
[En rouge:
G.140 n°42]
[En noir dans la marge:
Cent cinquante, Cotte quatorze (paraphe)]
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La cure et eglise paroissialle de
saint Pierre située dans le faûbourg de la ville d’Etampes
en votre dioceze de Sens etant actuellement vacante par le deceds
de Mr François Triffonet pretre, dernier possesseur d’ycelle
arrivé le dix du present mois de novembre, et comme le droit
de nommer et presenter a la ditte cure nous appartient, en notre ditte
qualité d’abbé de la ditte abbaye de saint Benoist
lez-Fleury sur Loire, et l’institution, provision et autre disposition,
a vous, Monseigneur, a cause de votre dignité archiepiscopalle,
a ces causes, etant bien informé des bonnes vie, mœurs, piété,
capacité et [p.2] saine
doctrine de Mr François Mauduison, pretre du dioceze d’Orleans,
vicaire de la paroisse de Chateauneuf sur Loire, même diocese,
nous le nommons et présentons a votre Eminence, Monseigneur,
pour remplir et posseder laditte cure et eglise paroissialle de saint
Pierre située dans le fauxbourg de la ville d’Etampes, vous priant,
Monseigneur, d’accorder audit sieur François Mauduison les lettres
d’institution et provisions de la ditte cure de Saint Pierre d’Estampes,
affin qu’il puisse en prendre possession, la desservir, et jouir des
honneurs, droits, fruits, et revenus y attachés et en dependans,
ainsy qu’en ont joui ou dû joüir les precedents titulaires
de laditte cure.
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Papier timbré à
4 sous
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Dont acte fait et passé a Paris en notre hotel rue de
l’université fauxbourg St Germain, paroisse St Sulpice, en presence
et par devant les conseillers du roy notaires au Chatelet de Paris soussignés,
l’an mil sept cent soixante, le treizième jour du mois de novembre
avant midy, avons signé avec lesdits notaires tant ces presentes auxquelles
nous avons fait apposer le cachet de nos armes que leur minutte
demeurée à Me Desmeure, l’un desdits notaires soussignés.
Signé + Alexandre, evêque comte de Valence, abbé
de St Benoist sur Loire, L’Ecuyer [p.3]
et Desmeures notaires. Scellé lesdits
jour et an, et au dessous est un cachet.
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N°7
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Troisième lettre du marquis de
Valory à l’évêque de Valence
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15 novembre 1760
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au Bourgneuf à
Estampes le 15. 9bre 1760.
Monseigneur
Je reçois
une lettre de M. l’abbé de Broüins qui a eu l’honneur
de vous rendre ses devoirs à l’occasion de la nomination
d’un curé de St Pierre. Il me mande, Monseigneur, que vous
ne pouvez pas y nommer le Sr Barbier parce qu’étant déjà
pourvu vous pouriez perdre votre droit de présentation et
que les archevêques de Sens vous en avoient enlevé quelqu’unes.
Je n’insisterai point sur un objet de discution qui m’est [p.2] tout a fait
etrangé. Je prenderai seulement la liberté de vous representer
que la promesse que vous m’avez faite s’est rependüe dans la ville
d’Estampes et ses environs, et que s’il vous plaît de nommer quelque
sujet qui se soit déjà adressé à moi, et
à qui j’ai donné pour reponse que j’etois engagé,
je n’aye un curé, qui ne m’en ayant aucune obligation puisqu’il
auroit obtenu la cure malgré moi, ne tombât dans le cas
assé ordinaire à ses messieurs de tracasser leur seigneur.
Sans la promesse que vous avez daigné me faire la chose m’eût
êté assé indiferente. Mais, Monseigneur, je vous ai
presenté un sujet pieux, sage, honnête et qui quitteroit
une cure beaucoup meilleure pour le revenu que cette cure de St Pierre, [p.3] d’ailleurs très capable
de remettre l’ordre et l’instruction dans cette paroisse abandonnée
eu egard aux fonctions curialles depuis plus de vingt ans*. Mon frere et moi n’avons garde de vous demander
en quelque façon que ce soit quelque chose qui puisse vous répugner,
et si la presentation d’un pourvu est un obstacle, nous vous prions instemment
l’un et l’autre de nommer le Sr Gandon depuis dix ans vicaire de Notre
Dame d’Estampes et peut être le plus ancien du dioceze, prêtre
très avoué du vicariat de Sens que l’on tâcheroit
de déterminer à une permutation avec le Sr Barbier curé
de Moigny, et si on ne pouvoit y parvenir il resteroit toujours à
la paroisse de St Pierre un très honnête homme pour curé
et la parolle que vous avez bien voulu me donner se trouvroit aquittée. [p.4] J’ose vous suplier,
Monseigneur, d’avoir égard aux très humbles representations
que je prend la liberté de vous faire et d’être persuadé
du plus profond respect avec lequel j’ai l’honneur d’être
Monseigneur
Votre très humble
et très
Obéissant serviteur
Valory
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[En bas de la première page:
Mgr l’Evq de Valence à Paris.]
[En rouge:
G.140 n°47]
[En noir dans la marge: Cent cinquante
neuf, Cotte quatorze (paraphe)]
*
Le marquis fait ici allusion au curé précédent, François
Tiffonet, curé de 1732 à 1760, qui ne résidait sans
doute même pas dans sa paroisse, comme avant lui Louis Lemoulnier,
en 1720 (voyez notre édition
du dossier de la nomination de 1719) (B.G.).
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N°8
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Première lettre de François
Mauduison à l’évêque de Valence
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17 novembre 1760
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Monseigneur
J’ay appris
par M. Reculle avec les sentimens d’une vive reconnaissance vos
bontés pour moy. L’indetermination de M. Brisson sur la valeur
de la cure d’[Estampes (rayé)]
St Pierre du fauxbourg d’Estampes, et la liberté que vous voulez
me donner, m’ont engagé a faire quelques recherches et a examiner
sur les lieux. Je me suis adressé a des personnes de confiance
et en etat de connoitre, qui m’ont prouvé que cette cure chargée
d’un vicaire et de decimes ne pouvait raporter douze cens livres;
que d’ailleurs il fait tres [cher?] vivre
dans le pays. [p.2]
Cela
me détermine a vous supplier, Monseigneur, d’agreer mes tres
humbles humbles remerciemens et a me permettre de vous demander la
continuation de vos bontés, pour un autre benefice qui puisse
me faire vivre honestement. Je n’ose accepter celuy ci dans l’esperance
d’en sortir, mais plutot j’attendray avec patience l’effet de votre
protection.
J’ai l’honneur
avec un profond respect
Monseigneur
d’Estampes, le 17 9bre 1760
|
De votre grandeur
Le
tres humble serviteur
et tres obeissant serviteur
Mauduison, vicaire et chapelain
de Chateauneuf sur Loire
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[En rouge: Cotte n°51]
[En noir: Cent soixante deux, Cotte quatorze (paraphe)]
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N°9
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Démission de Mauduisson portée
en marge de sa lettre de nomination |
21 novembre 1760 |
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[En marge, addition postérieure écrite
verticalement sur trois lignes à l’acte de nomination (pièce
5):] Je soussigné François Mauduison, pretre
vicaire de Chateauneuf sur Loire, diocese d’Orleans, nommé
a la cure de St Pierre d’Estampes par l’acte cy a coté remercie
tres humblement Monseigneur l’évêque de Valence, abbé
de St Benoist, de sa nomination et le prie d’accepter ma demission
pure et simple de ma nomination a ce benefice. A Chateauneuf sur Loire
le vingt et un novembre mil sept cens soixante.
[Signé:]
Mauduison
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L’église Saint-Pierre d’Étampes
en 1648 (plan du géomètre Fleury, AD 91, E3802, cliché
F. Jousset)
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N°10
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Première lettre de Mauduison à
Brisson, intendant de l’évêque |
21 novembre 1760 |
|
Monsieur
Je n’ai point osé entrer, dans
la lettre que j’ay pris la liberté d’ecrire a Monseigneur
l’eveque de Valence, lors de mon voyage a Etampes, dans un detail
de la valeur de la cure de St Pierre, je vous prise de me permettre
de vous montrer les eclaircissemens que j’ai eu. Il y a 300 liv. de
gros, 150 liv. de nouvel arrangements entre les chartreux et le curé
pour novales et autres contestations, 288 liv. pour fondation de leglise,
quelques arpens de terre affermes 50 liv. ou 60 liv., un arpent de vignes
qui ne vaut que les façons, et le casuel dans une paroisse de
500 communians, ou apres Monsieur le Marquis de Vallori, il ni a nul bourgeois
tres peu artisans aisés, et grand nombre de pauvres, des decimes
assez considerables, obligation de nourrir le vicaire pour les messes,
qui a 150 liv. des gros decimateurs pour honoraires. Les denrées
sont cheres dans le pays, les entrées considerables. Le defunct
curé s’approprioit une partie des 150
liv. du vicaire, en appellant un religieux pour les premieres messes,
ce que je ne pourois faire, n’etant pas d’une assez forte complexion,
pour pouvoir dire habituellement les grandes messes, y parler dans les autres
fonctions du ministère. Ce sont toutes ces considerations qui
m’ont determiner a presenter mes humbles remercimens a Monseigneur l’eveque,
et a le supplier de me continuer sa [p.2]
protection, dont j’attendrois avec patience
l’effet. A mon retour d’Etampes mercredi au soir, j’ai trouvé
la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’ecrire le 15; et hier
j’y repondois. Le defaut d’occasion l’a retenu icy, et je la supprime.
Hier au soir je recu votre seconde du 18 qui m’a beaucoup consolé,
en me faisant connoitre que Sa Grandeur agreoit mes representations. En
meme tems je recevois par monseigneur le comte de St Florentin la nomination.
Je n’ai point eu d’autre intention, dans le cas ou il y auroit nomination
en ma faveur que de me demettre entre les mains de mon bienfaiteur. Etant
a Etampes et dans la paroisse de St Pierre, je n’ay pas cru devoir en sortir
sans presenter mon respect a Monsieur le Marquis de Vallori, et luy communiquer
mes sentimens.
Vous me marquez de renvoier promptement
la nomination avec un écrit, portant que j’en fais a Monseigneur
l’eveque de Valence demission pure et simple, sans dire si ce doit
etre un acte par notaire apostolique. Je ne suis point au fait de ces
affaires, et je ne peux trouver de conseil ici. Les notaires du lieu
ne sont point apostoliques. Je prends le parti le plus court et le
plus prompt, je fais une demission pure et simple a la marge de l’acte.
Si elle ne suffit pas vous aurez la bonté de me prescrire la formule,
et quel notaire est necessaire et j’obeiray aussitost, je remettrai
a qui vous m’indiquerez, ou a vous memes a votre premier voiage en vous
presentant mes reconnoissances, les 12 liv. que vous avez bien voulu
debourcer pour ma nomination. Je vous supplie, Monsieur, de me continuer
vos bontes et de m’obtenir celles de Monseigneur l’eveque de Valence. [p.3]
Je previens monseigneur le comte de St
Florentin et monsieur Duchesne sur ma demission. M. Recullé
trop occupé n’a pu vous ecrire.
J’ai
l’honneur d’etre avec un profond respect
Monsieur
A Chateauneuf sur Loire
Le 21 9bre 1760
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Votre tres humble et
tres obeissant servieteur
Mauduison, vicaire
et chapelain
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[En rouge: G.140 n°52]
[En noir: Cent soixante trois,
Cotte quatorze (paraphe)]
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N°11
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Brouillon de démission en bonne
et due forme suggéré à Mauduisson
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novembre 1760 |
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Par devant…. notaire
royal…. soussigné et les temoins cy après nommez,
fut present Me François Mauduison pretre du diocese d’Orleans,
vicaire de l’eglise paroissiale de Chateauneuf sur Loire, diocese d’Orleans,
demeurant ordinairement audit Chateauneuf, etant ce jour….
Lequel ayant appris que Monseigneur Alexandre
Milon eveque et comte de Valence et abbé de st Benoist sur
Loire a eu la bonté de le nommer et presenter par acte passé
devant Desmeure notaire à Paris le 13 du present mois d’octobre
a la cure et eglise paroissiale de St Pierre scituée dans le fauxbourg
de la ville d’Estampes, diocese de Sens, comme vacante par le décès
de Mr François Tiffonet pretre dernier paisible possesseur d’icelle
a volontairement dit et declaré qu’il n’entend point occuper
la dite cure ny se servir des lettres de nomination et presentation expediées
en sa faveur par le dit seigneur eveque comte de Valence
en qualité d’abbe de St Benoist sur Loire, consentant ledit Sr
François Mauduison que mon dit seigneur eveque Comte de Valence
insinue et presente à la dite cure de St Pierre d’Estampes telle
autre personne que bon luy semblera, tout ainsy et de meme que s’il n’y
avoit point insinué et presenté ledit Mauduison, qui, pour [p.2] faire insinuer les presentes
et les notiffier quand et a qui il appartiendra, a fait et constitué
son procureur le porteur des presentes auquel il donne a cet effet tous
pouvoirs requis et necessaires, dont acte faict et passé à….
l’an 1760, le …. Octobre, en presence de….., et de…., demeurants…., temoins
requis et appelez qui ont signé avec le Sr Mauduison et moy dit notaire.
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[Petit mot agraphé à l’acte de nomination
renvoyé par Mauduison (pièces 5 et 9), sans cotte
en noir]
[En rouge:
G.140 n°49]
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Il faut garder minutte de cet acte et la faire controller au
controlle laie* du lieu ou il sera passé
et en delivrer expedition que l’on renverra avec la nomination.
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*Laie: laïc.
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N°12
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Deuxième lettre de l’évêque
de Valence à l’archevêque de Sens
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23 novembre 1760 |
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[Papier timbré de la généralité
de Paris: GEN. DE PARIS / G. P.
4 S(ols) / LA F(euille)]
A son Eminence Monseigneur le cardinal
de Luynes, archevêque de Sens, premier aumosnier de madame la
Dauphine.
Alexandre Milon par la grace de Dieu
et l’autorité du saint Siège apostolique eveque et
comte de Valence, prince de Soyon, abbé commendataire des
abbayes de Saint Benoist les Fleury sur Loire, ordre de saint Benoist,
congregation de saint Maur, diocese d’Orleans, et de Notre Dame de
Leoncel, ordre de Citeaux, diocèse de Valence, et cy devant
aumosnier ordinaire de Sa Majesté, salut en Notre Seigneur
Jésus Christ. |
[En rouge: G.140 n°50]
[En noir dans la marge: Cent
soixante, Cotte quatorze, vu (paraphe)]
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La cure et eglise paroissiale de saint Pierre située
dans le faubourgt de la ville d’Etampes en votre diocese de Sens
etant actuellement vacante par le deceds de Mr François Tiffonet
prestre dernier possesseur d’icelle arrivé le dix du present
mois de novembre, et comme le droit de nommer et presenter a la ditte
cure nous appartient, en notre ditte qualité d’abbé
de la ditte abbaye de saint Benoist les Fleury sur Loire, et l’institution,
provision et autre disposition a vous, Monseigneur, a cause de votre
dignité archiepiscopalle, a ces causes etant bien informé
des bonnes vie, mœurs, piété, capacité et saine
doctrine de Mr Jean Baptiste Barbier, prestre du diocese de Sens. Nous
le nommons et presentons a votre Eminence, Monseigneur, pour remplir
et posseder laditte cure et eglise paroissialle de saint Pierre située [p.2] dans le faubourgt de la ville d’Etampes,
vous priant, Monseigneur, d’accorder audit sieur Jean Baptiste Barbier
les lettres d’institution et provisions de laditte cure de Saint Pierre
d’Etampes, affin qu’il puisse en prendre possession, la desservir, et
jouir des honneurs, droits, fruits, et revenus y attachés et en
dependants, ainsy qu’en ont jouy ou deub jouir les precedents titulaires
de laditte cure. En temoin de quoy nous avons signé les presentes,
icelles fait contresigner par un de nos secretaires et y apposer le sceau
de nos armes. Donné a Paris en notre hotel l’an mil sept cent soixante,
le vingt troisieme jour du mois de novembre.
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[Pas de signature, il s’agit d’une copie]
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N°13
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Quatrième lettre du marquis de Valory à
l’évêque de Valence |
25 novembre 1760 |
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au Bourgneuf-les-Estampes
le 25. 9bre 1760.
Monseigneur
Mon frere n’a pas perdu de tems, Monseigneur,
à me faire parvenir les provisions du Sr Barbier curé
de Moigny pour la cure de St Pierre. Je vous en rend milles très
humble graces. Le sieur Barbier est un bon sujet à ce que tout
le monde me dit, de façon qu’il y a lieu de croire que vous n’aurez
pas occasion de vous repentir de la grace que vous lui avez accordée.
Ma reconnoissance est égale au profond respect avec lequel
j’ai l’honneur d’être
Monseigneur
Votre très humble
et très
Obéissant serviteur
Valory
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[En rouge: G.140 n°54]
[En noir: Cent soixante cinq,
Cotte quatorze (paraphe)]
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N°14
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Deuxième lettre de Mauduison à
Brisson, intendant de l’évêque
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3 décembre 1760 |
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A Monsieur
Monsieur Brisson Intendant
de Monseigneur l’Eveque de Valence
en son hotel Rue de L’université
au coin de la rue Bellechasse
a Paris
[cachet postal:
ORLEANS, avec paraphe]
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Cette lettre a conservé le cachet aux armes de Mauduison,
en cire noire.
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Monsieur
Je suis très sensible a vos bontés,
et je vous supplie de me les conserver. La lettre dont vous m’avez
honoré le 30 dernier, et que j’ay reçu aujourd’huy,
par la quelle vous me marquez que Monseigneur l’eveque de Valence veut
bien me continuer sa protection, m’a beaucoup rejoui. Je prens la liberté
de luy en temoigner ma vive reconnoissance. Je sens ce que je vous dois
en cela, et je vous prie d’agreer mes tres humbles remercimens. Le
permission que vous me donnez de la part de Monseigneur m’embarasse.
Je connais peu de benefice a la nomination, je n’ose jetter les yeux sur
aucun, mais je prens la liberté de vous exposer qu’il y a 15 ans
que je suis prêtre et vicaire*, dont
plus de 12 dans cette paroisse, que le peu de cure a la nomination de Mgr
l’éveque d’Orleans et les changemens dans le diocese ont retardé
les anciens vicaires; que je ne suis pas d’une assez forte complexion
pour pouvoir satisfaire aux obligations d’une paroisse où il n’y
auroit pas de vicaire, ni assez avantagé du bien de famille. Je
n’ay aucun benefice. [p.2]
Je me remets a vous de tout, et j’attens
tout de vous, avec cela je suis tranquille. S’il se trouvait quelque
petit benefice simple, cela me flatteroit beaucoup: je vous la voue,
Monsieur; et je vous aurois une eternelle obligation si vous pouviez
m’en faire obtenir un. Je pourois trouver alors un repos que le ministere
ne donne guere, surtout ici.
A Chateauneuf sur Loire
Le 3 10bre 1760
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J’ai l’honneur d’etre avec un tres profond respect,
Monsieur,
Votre tres humble et tres
obeissant serviteur
Mauduison, vicaire et chapelain
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[En rouge: G.140 n°53]
[En noir: Cent soixante quatre,
Cotte quatorze (paraphe)]
Sceau de Mauduison
(couronne de vidame?)
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* François de
Mauduison est donc prêtre depuis les environs de 1745; il doit
donc être né vers 1720 (B.G.).
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N°15
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Deuxième lettre de Mauduison à
l’évêque de Valence
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29 août 1761 |
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A Paris ce 29 aoust 1761
Monseigneur
Vous m’avez ordonné de faire la
guerre a tout, et de vous donner avis de ce qui pouroit survenir
dans le vosinage a ma connaissance J’apprens a l’instant que le curé
de Dampierre* en ce diocèse d’Orleans
est dangereusement malade. Je supplie votre Grangeur de me continuer
ses bontés, et dans le cas de vacance de ce benefice, de me permettre
d’esperer l’acquit de la lettre d’echange qu’elle m’a permit de demander.
Ce seroit pour moy un motif eternel de reconnoissance. J’attens tout
de la protection que vous voulez bien m’accorder. [p.2]
J’ay l’honneur
d’etre avec le plus profond respect,
Monseigneur,
de votre Grandeur,
Le tres humble et tres obeissant
serviteur
Mauduison chapelain
et vicaire de Chateauneuf
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[En rouge: G.140 n°57]
[En noir: Cent soixante
huit, Cotte quatorze (paraphe)]
*Dampierre-en-Burly, canton Canton d’Ouzouer-sur-Loire,
touchant au canton de Sully-sur-Loire, arrondissement d’Orléans
(B.G.).
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N°16
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Troisième lettre de Mauduison
à Brisson, intendant de l’évêque
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27 août 1761 |
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A Monsieur
Monsieur Brisson intendant
de Monseigneur l’eveque de
Valence en son hotel rue de
L’Université au coin de la rue Bellechasse
a Paris
[Courrier contresigné:
Frenche]
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Cette lettre a conservé le cachet aux armes de Mauduison,
en cire rouge.
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Monsieur
J’ai pris
lundy dernier la respectueuse liberté de representer à
Monseigneur l’eveque de Valence l’esperance qu’il avoit bien voulu
me donner au mois de decembre dernier de la premiere vacance, en donnant
avis suivant son ordre du danger ou etoit le curé de Dampierre,
dont le benefice est a sa nomination. J’en ecris aujourd’huy a sa Grandeur
la mort. Je vous supplie, Monsieur, de me rendre service et si je puis
me flatter de la protection de Monseigneur, de faire pour moy ce que
vous avez bien voulu faire, lorsqu’il s’est agi de la cure de St Pierre
du fauxbourg d’Etempes, je veux dire les debours que je remettrois a
qui vous m’indiquerez. J’avais toujours esperer, depuis ce temps, de
pouvoir presenter mon respect a Monseigneur, et avons, Monsieur, mes
reconnoissances.
A Chateauneuf sur Loire
Le 27 aoust 1761
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J’ai l’honneur d’être avec respect,
Monsieur
Votre tres humble et tres obeissant serviteur François
Mauduison pretre vicaire chapelain de Chateauneuf
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[En rouge: G.140 n°58]
[En noir: Cent soixante neuf,
Cotte quatorze (paraphe)]
Sceau de Mauduison
(couronne de vidame?)
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N°17
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Lettre d’un certain Marville à
l’évêque de Valence
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29 août 1761 |
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Voicy Monsieur la lettre
que nous sommes convenus ce matin que je vous adresserois pour
M de Valence. Je vous seray tres obligé de la luy faire passer
C’est mercredy 26 du mois que le Sr André Morand,
curé de Dampierre est decedé, et le sujet pour lequel
je sollicite M. de Valence de nommer Critophle Cet du diocese d’Orleans
et actuellement vicaire de la paroisse de St Germain de Sully, il
est bon sujet et neveu de celuy qui fait des affaires a Dampierre,
ce qui augmente encore le desir que j’ay de luy rendre service, je vous
seray tres obligé des bons offices que vous voudrés bien
luy rendre, et de croire tres sincerement, Monsieur, votre tres humble
et tres obeissant serviteur
A Paris ce 29 aoust 1761
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Marville
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[En rouge: G.140 n°56]
[En noir dans la marge:
Cent soixante sept, Cotte quatorze (paraphe)]
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N°18
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Lettre de l’évêque de Valence
à l’archidiacre de Sully |
30 août 1761 |
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[Papier timbré de la généralité
de Paris: ? GEN (éralité) DE PARIS / N. PAR.
/ 3 - SOLS)]
A Monsieur l’archidiacre de Sully
dans l’eglise cathédrale d’Orleans.
Alexandre Milon par la grace
de Dieu et l’autorité du saint Siège apostolique evesque
et comte de Valence, prince de Soyon, abbé commendataire
des abbayes de Saint Benoist lez Fleury sur Loire, ordre de saint Benoist,
congregation de saint Maur, diocese d’Orleans, et de Notre Dame de
Leoncel, ordre de Citeaux, diocèse de Valence, et cy devant
aumosnier ordinaire de Sa Majesté, salut en Notre Seigneur Jésus
Christ. |
[En rouge: G.140 n°55]
[En noir dans la marge: Cent
soixante six, Cotte quatorze (paraphe)]
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La
cure et eglise paroissialle de Dampierre situes diocese d’Orleans
estant actuellement vacante par le deceds de M. André Morand,
prestre dernier paisible pocesseur d’icelle arrivé le vingt
six du present mois d’aoust, et comme le droit de nommer et presenter
a laditte cure nous appartient en notre ditte qualité d’abbé
de ladite abbaye de saint Benoist les Fleury sur Loire et l’institution,
provision et autre disposition a Monsiegneur l’evesque d’Orleans accause
de sa dignité espicopale, à ces causes, etant bien informé
des bonnes vie, mœurs, piété, capacité et seine
doctrine de M. Francois Mauduison, [p.2]
prestre du diocese d’Orleans, vicaire et chapelain de chateauneuf sur Loire,
nous le nommons et presentons pour remplir et posseder ladite cure et
eglise paroissiale de Dampierre, diocese d’Orleans, vous priant, Monsieur,
de la presenter a Monseigneur l’evesque d’Orleans ou Messieurs les vicaires
generaux a leffet de faire accorder audi M. Francois Mauduison les lettres
d’institution et provision de ladite cure de Dampierre, affin qu’il puisse
en prendre pocession, la deservir, et jouir des honneurs, droits, fruits
et revenus y attachés et en dependants, ainsy qu’en ont jouy ou
dû jouir les precedents titulaires de la dite cure. En temoin de quoy
nous avons signé ces presentes, icelles fait contresigner par l’un
de nos secretaires et y apposer le sceau de nos armes. Donné a Paris
en notre hotel l’an mil sept cent soixante un, le trentième jour
du mois d’aoust avant midy.
Pour minutte [paraphe]
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Par monseigneur
Brisson
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Papier timbré à
3 sous
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N°19
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Titre du dossier contenant les 17 autres
pièces (fin XVIIe s?)
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sans date
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13 9bre 1760
St Benoit Benefices
Nominations par monseigneur
l’evesque de Valence a la cure de saint Pierre au faubourg de
la ville d’Etampes 13 9bre 1760
17 pièces
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[En rouge: G. 140 n°43-56]
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ANNEXE 1
Notice
de l’Inventaire Sommaire des Archives départementales du Cher
par Alfred Gandillon (1931)
[p.392] […]
G.140 (Liasse).— 1 parchemin; 144
pièces, papier.— Anciennes cotes: Tablette III, carton EEE (N°1
à n°17) et liasse 45.— Cf G.421, f°236vo. […] [c.394] […]
876-1771. — Bénéfices.—
[…] [c.397] […] 37.— Nomination, par l’abbé A. Milon, à la
chapelle Saint-Fiacre de Narbonne, vacante par suite du décès
du titulaire, Joseph-Jean-Baptiste de Corsambleu, de François
Mauduison, vicaire de Chateauneuf-sur-Loire (Paris, 20 juin 1760).—
38. Remerciements adressés à l’abbé A. Milon par
l’abbé Mauduison, de sa nomination à la chapelle Saint-Fiacre
de Narbonne (Châteauneuf-sur-Loire, 24 juin 1764).— 39. Lettre
de M. Marville recommandant à l’évêque de Valence de
nommer à la chapelle de Narbonne le frère du dernier titulaire,
l’abbé de Corsambleu (Paris, 19 juin 1760).— 40. Autre recommandation
pour l’abbé de Corsambleu. 41-42. Nomination, par l’abbé
A. Milon, évêque-comte de Valence, à la chapelle de
Narbonne, vacante par suite du décès de Joseph-Jean-Baptiste
de Corsambleu, dernier titulaire, de Me François-Auguste Ringards,
clerc tonsuré du diocèse de Paris (Paris, 20 juin 1760).—
[On notera que les pièces 43
à 58 sont actuellement incluses dans un dossier à part
intitulé un peu arbitrairement «Nominations par monseigneur l’evesque de Valence
a la cure de saint Pierre au faubourg de la ville d’Etampes 13 9bre
1760, 17 pièces», et
portant les cotes 43-46;
on aurait pu y joindre la pièce 42; j’édite pour ma part
ici les pièces 42 à 58, n’ayant pas photographié
les pièces 37 à 41 (B.G.)] 43-44. Lettres de recommandation
de M. de Saint-Florentin à l’évêque de Valence,
en faveur de l’abbé Mauduison, pour qu’il soit nommé à
la cure de Vitry-aux-Loges, puis à la chapelle de Narbonne (Paris,
8 mai et 30 juin 1760).— 45-46. Lettres de M. de Valois [sic, lisez de Valory] à
l’évêque de Valence au sujet de la cure de Saint-Pierre
d’Étampes. Si le curé de Moigny ne peut y être nommé,
comme déjà pourvu, ce qui, en cas de nomination, entraînerait
pour l’évêque de Valence la perte de son droit de présentation,
qu’il y nomme le sieur Gandon, vicaire de N.-D. d’Étampes (Bourgneuf-d’Étampes,
15 novembre 1760).— 48. Présentation à l’archevêque
de Sens par l’abbé Milon, pour la cure de Saint-Pierre d’Étampes,
de François Mauduison, vicaire de Châteauneuf-sur-Loire (Paris,
13 novembre 1760).— Cachet de l’abbé Milon. — 49. Renonciation par
l’abbé Mauduison à la cure de Saint-Pierre d’Étampes
(1760).— 50. Présentation à l’archevêque de Sens, par
l’abbé A. Milon, pour la cure de Saint-Pierre d’Étampes, vacante
par le décès de François Tiffonet, dernier titulaire,
de Me Jean, [c.398] Baptiste Barbier, prêtre du diocèse de Sens (Paris,
23 novembre 1760).— 51. Lettre de l’abbé Mauduison à l’évêque
de Valence. La cure de Saint-Pierre d’Étampes ne saurait rapporter
1200 livres; par suite, il ne peut l’accepter et préfère attendre
un autre bénéfice (Étampes, 27 novembre 1760).— 52.
Autre lettre de l’abbé Mauduison au sujet de la valeur de la cure
de Saint-Pierre d’Étampes (Châteauneuf-sur-Loire, 21 novembre
1760).— 53. Autre lettre de l’abbé Mauduison à l’intendant
de l’évêque de Valence lui faisant connaître que sa santé
ne lui permet pas d’occuper une cure importante, sans vicaire, et qu’il
se contenterait de «quelque petit bénéfice» (Châteauneuf-sur-Cher,
3 octobre 1760).— Remerciements de M. de Valois [lisez: de Valory (B.G.)] à l’évêque de Valence pour la nomination
à la cure de Saint-Pierre d’Étampes du sieur Barbier (Bourgneuf
d’Étampes, 25 novembre 1760).— 55.— Présentation à l’archidiacre
de Sully, pour la cure de Dampierre, au diocèse d’Orléans,
vacante par le décès du titulaire, André Morand, de
François Mauduison, vicaire et chapelain de Châteauneuf-sur-Loire
(Paris, 20 août 1761).— 56. Lettre de M. Marville recommandant
à l’évêque de Valence, pour la cure de Dampierre,
en remplacement du sieur Morand, décédé le 26 août,
le nommé Christophe, vicaire de la paroisse de Saint-Germain de
Sully (Paris, 29 août 1761).— 57. Lettre de l’abbé Mauduison,
chapelain et vicaire de Châteauneuf-sur-Cher, demandant à l’évêque
de Valence de lui réserver la cure de Dampierre (Châteauneuf-sur-Loire,
27 août 1761).— 58. Autre lettre du sieur Mauduison demandant à
M. Brisson, intendant de l’évêque de Valence, de recommander
à celui-ci sa condidature à la cure de Dampierre (Châteauneuf-sur-Loire,
27 août 1761). […]
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Alfred
GANDILHON, Inventaire sommaire des archives départementales
antérieures à 1790. Cher. Archives ecclésiastiques.
Série G. Tome I. Archevêché de Bourges. 1re partie
[in-f°; XX+571 p], Bourges, Archives départementales du Cher,
1931, col. 392-398.
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