|
|
|
Louis des Gachons
Étampes en cartes postales 1903-1905 |
|
Louis des Gachons avait sa boutique au 146, rue St-Jacques à Étampes
et paraît avoir commencé en 1903 sa collection, qui comprend
plus d’une centaine de clichés numérotés de 1 à
92. A partir de 1905, Des Gachons n’est plus en activité, et cet
album en ligne est donc un témoignage très précis
sur la ville d’Étampes vers 1904. Cliquez sur chaque photo pour accéder à la suivante de la série. |
|
Louis des Gachons
deuxième version (L. des G.)
Louis des Gachons avait sa boutique au n°146 de la rue Saint-Jacques à Étampes. Il paraît être le même que Louis-Didier des Gachons, nom sous lequel il avait déjà fait paraître une collection de plusieurs centaines de cartes consacrées à tous le pays étampois. Voici la liste des neuf personnes qui habitaient au n° 46 de la rue Saint-Jacques en 1901, selon le recensement qui eut lieu à la même date, et qui est conservé aux Archives Municipales d’Étampes sous la cote 1F2/3: Cette famille d’artistes, originaire de de Saint-Gaultier dans l'Indre, est liée à la commune d'Ardentzs dans l'Indre où seraient nés, selon le site de cette commune, Jaques (sic) (1868-1945), Andhré (1871-1951), Louis-Didier (1875-1951) et Pierre (1880-1904), quoique Valençay revendique aussi la naissance de ce dernier (qui prendra le nom de plume de Pierre de Querlon). C'est sans doute la carrière de percepteur de Jacques-Adolphe qui l'amena quelques années à Étampes. Le recensement de 1901 trouve toute la famille réunie à Étampes.Jacques Peyrot-Desgachons, percepteur et chef de famille, âgé de 66 ans et son épouse Nelly Limousin, sans profession, âgée de 59 ans; leur fils aîné Jacques, âgé de 33 ans, journaliste; leur deuxième fils Andhré (sic), âgé de 30 ans et leur bru Gabrielle Guelle, du même âge, tous deux sans profession, avec leur enfant âgé d’un an, Jean; leur troisième fils Didier, photograveur, qui doit être notre éditeur; un quatrième fils, Pierre, âgé de 20 ans, journaliste; et enfin Laurent Pézet, domestique âgé de 29 ans. Jacques, Didier et Pierre sont indiqués comme travailleurs indépendants. Chacun de ces quatre frères atteindra une certaine notoriété. Louis-Didier (1875-1951) éditera plusieurs ouvrages et les deux séries de cartes postales que nous avons mises en ligne, mais c’est surtout Jacques, Andhré et Pierre qui se feront connaître, le premier comme auteur surtout de romans, le deuxième comme imagier et aquarelliste, le troisième comme dramaturge et romancier, prolixe mais mort prématurément en 1904. Je donne dans la bibliographie ci-dessous la liste de leurs publications antérieures à 1906 conservées à la BNF, et cette liste est sans doute très loin d’être exhaustive. Selon Martine Camblan, Andhré, dont la carrière artistique parisienne commencée dès 1891 a été interrompue par son service militaire, et dont le fils Jean est né en 1899 à Lille, s'établira en 1903 dans la maison familiale de sa femme à la Chaussée-sur-Marne. Qaunt à la collection signée L. des G. (et pour quelques numéros, simplement L. G.), elle paraît avoir été commencé en cette même année 1903. Elle est assez précieuse et intéressante. Plusieurs années d’études méticuleuses, passées à reconstituer le puzzle de ces cartes disséminées à travers plusieurs collections de particuliers, nous ont permis d’arriver désormais aux conclusions suivantes, relativement simples en définitive. Commencée en 1903, cette collection a connu de légers remaniements jusqu’en 1905, certains clichés étant refaits. Il existe par ailleurs quelques fautes de numérotation. A partir de 1905, pour une raison indéterminée (probablement parce que la famille Des Gachons a tout simplement quité Étampes), la collection L. des G. est reprise par un autre éditeur, Pierre Royer (P.R.), qui conserve en gros ses clichés et sa numérotation, tout en la continuant par le fonds de l’éditeur Marmuse, qu’il a également acquis, mais dont les cartes sont pour leur part renumérotées. Dans certains cas rares il y a mélange des deux collections. Ainsi, quelques clichés de Des Gachons continueront à être diffusés jusque dans les années 1910, notamment par les pseudo-éditeurs Garnier (G.G.) et Veuve Thomas (Vve T.) qui paraissent avoir été en fait de simples distributeurs. Dans la liste ci-dessous, nous classons les cartes de Des Gachons en trois groupes: A) Les cartes colorisées. Nous en connaissons assez peu, et nous serions reconnaissants aux collectionneurs de nous en faire connaître d’autres. B) Les cartes noir et blanc numérotées de 1 à 92. Il existe quelques erreurs de numérotation: un 23 au lieu de 31, Ateliers Morisse; deux numéros 26, Allée de Coquerive et Pont de la Route de Dourdan et pas de numéro 27 (aberration qui sera curieusement conservée par Royer); un 46 au lieu de 49, Moulin de l’Hospice. Dans deux autres cas, il est clair que Des Gachons n’a ps su caser une carte supplémentaire. Voulant consacrer une troisième carte au Château de Valnay, il a ajouté aux cartes 28 et 29 une carte 30, alors qu’il y avait déjà une carte 30 consacrée à un autre sujet, Les Portereaux (qui était peut-être alors épuisée); voulant ajouter une carte à celle de l’école des Prés n°68, il a préféré cette fois ne pas lui donner de numéro mais indiquer seulement dans son titre qu’elle était le deuxième consacrée à cette école. Certains clichés ont été refaits sans raison claire. Enfin il existe quelques trous dans notre série, que peut-être des collectionneurs nous permettront de combler, mais que déjà nous avons partiellement réparés en utilisant les repiquages fait par Royer (P.R.) de la plupart des clichés de Des Gachons. C) Cartes noir et blanc sans numéro. Il y en a peu et elles paraissent pour les unes être le fait d’un oubli (a, b, d, f) ou bien répondre au souhait du distributeur principal (la Carosserie David, carte qui était dont on sait qu’il existe des exemplaires numérotés 40, ce numéro étant précisément un trou de la série). En revanche, dans l’album que l’on peut feuilleter en ligne (en cliquant sur chaque photographie pour passer à la suivante), nous avons classé les cartes par clichés, en suivant l’ordre numérique de la série principale, en donnant aussi les repiquages des clichés de Des Gachons édités par Royer, Garnier ou la Veuve Thomas. Merci de nous aider à parfaire ce travail dont nous sommes assez fiers, et dont peut-être on ne se rendra pas facilement compte du temps qu’il a pris à ses auteurs, pour arriver à reconstituer, au bénéfice de tous, une très belle collection, qui est un témoignage irremplaçable sur ce que fut notre bonne ville dans les années 1903 à 1905. Nous recherchons particulièrement, outre des cartes colorisées en nombre indéterminée, d’éventuelles cartes 40, 43, 52, 57, 63, 66, 88, 91, voire 93; sans parler d’éventuelles variantes inconnues et de clichés légèrement différents de ceux que nous avons mis en ligne. Examinez toutes les cartes L. des G. de votre collection! Il reste maintenant, outre des perfectionnement de détail à donner à ce classement, à faire une enquête d’archives pour arriver à retracer l’histoire de la famille Des Gachons à Étampes et ailleurs. Qui veut bien s’atteler à cette tâche? B.G., janvier 2007.
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Textes
portés par les cartes de Louis des Gachons
|