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Le grand-père maternel de Jean-Étienne Guettard (1719-1791)
s’appelait François Descurain,
et c’était un apothicaire étampois (1658-1740). Esprit curieux,
et correspondant des plus grands savant parisiens, comme Jussieu, il composa
une Flore latine des environs d’Étampes, qui, après
sa mort, fut mise en français et publiée par son petit-fils.
En 1840, Webb et Berthelot, dans leur célèbre Histoire Naturelle des Îles Canaries, créèrent le genre Descurainia, en hommage au pharmacien étampois qui avait si bien décrit le sisymbre sagesse, alias sagesse des chirurgiens, autre représentant de ce genre végétal. Depuis cette époque héroïque de la science botanique naissante, on a reconnu de nombreuses nouvelles espèces de ce genre. Depuis 1983, les botanistes étatsuniens se partagent sur cette question: existe-t-il au Wyoming une espèce distincte de Descurainia, qui serait la Descurainia Torulosa? |

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Regnum: Plantae — Phyllum: Spermatophyta — Subphyllum: Magnoliopsidae (Angiospermae) — Classis: Magnoliopsidae (Dicotyledonae) — Subclassis: Rosidae — Superordo: Violanae — Ordo: Capparales — Familia: Brassicacea (Cruciferae) — Genus: Descurainia — Species: Torulosa
Cette espèce a été décrite pour la première
fois par Reed Rollins. Son nom de Torulosa dérive de l’adjectif
néolatin torulosus, a, um, qui est formé sur le latin
classique torulus, «petit bourrelet», et signifie «doté
de petits renflements».
Cette espèce a été décrite pour la première
fois par en 1983 par Reed Rollins d’après un échantillon
collecté dans le nord-ouest du Wyoming.
Rollins a proposé d’y reconnaître une nouvelle espèce de Descurainia, because of the branching habit, short stature, closely appressed but flaring torulose siliques, and extremely short pedicels. Voici la deuxième étiquette que porte maintenant l’échantillon:
L’espèce en question a été proposée pour être
rangée en 1990 sur la liste des espèces en voie de disparition:
on n’en comptait plus en tout qu’un millier d’exemplaires. Elle est aujourd’hui
connue dans deux zones du Wyoming nettement séparées l’une
de l’autre, au Nord et au Sud. On s’est d’ailleurs demandé s’il
s’agissait de deux espèces distinctes. On a également suggéré
qu’il pourrait ne s’agir que d’une variété locale de Descurainia
Richardsonii (alias Descurainia Incana). Pour trancher cette
question délicate, des analyses génétiques ont été
opérées, dont le compte-rendu est en ligne; mais elles n’ont
pas permis d’arriver à une pleine certitude (hormis le fait que
les deux populations séparée dont on a parlé ne forment
bien qu’un seul groupe).
R.C. ROLLINS, «Studies in the Cruciferae of Western North America», in Journal of the Arnold Arboretum 63 (1983), pp. 591-610. R.D. DORN, Report on the status of Descurainia torulosa, a candidate Threatened species. Report prepared for the US Fish and Wildlife Service by Mountain West Environmental Services, 1989, http://spc.byu.edu/WNAN/wnanv60n4/pages/wnanv60n4a09.pdf, en ligne en 2003. Jerald S. BRICKER, Gregory K. BROWN and Tricia L. PATTS LEWIS, «Status Of Descurainia Torulosa (Brassicaceae)», in Western North American Naturalist 60/4 (October 2000), pp. 426-432, dont une édition en ligne au format PDF, http://spc.byu.edu/WNAN/wnanv60n4/pages/wnanv60n4a09.pdf, en ligne en 2003. NEW YORK BOTANICAL GARDEN, «Brassicaceae. Descurainia torulosa Rollins (Isotype)», http://scisun.nybg.org:8890/searchdb/owa/wwwcatalog.detail_list?this_id=1971996, en ligne en 2003 [dont notre image est un extrait]. CAMERON UNIVERSITY, «Faculty Profile: Jerald S. Bricker. Specialization: Systematics, Horticulture, Plant Disease», http://www.cameron.edu/~jeraldbr/bricker/bricker.html, 2001 (en ligne en 2003). |
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