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Le moulin de Chauffour
Renseignements disponibles
Date
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Renseignements
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Sources
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(1046)
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Louis-Eugène Lefèvre
suppose par erreur que ce moulin pourrait être l’objet d’une
allusion dans la charte de Henri Ier de cette année-là
en faveur de Notre-Dame d’Étampes.
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Annales de la Société
historique et archéologique du Gâtinais 25 (1907),
p. 176, n. 3; erreur reproduite par SV&SH 67
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1191
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Peut-être cité implicitement
sous Philippe Auguste comme moulin à fouler le drap, lorsque
le roi accorde à deux chapelains une rente “sur nos moulins à
fouler d’Étampes”.
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Charte de Philippe Auguste (in
redditibus molendinorum nostrorum fullanoriorum apud Stampas), éditée
par Fleureau 406; interprétation du moins retenue par Marquis
143; FG-ETL32; SV&SH 67.
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1474
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Louis XI échange une chasse
dans le Gâtinais, qui appartenait jusqu’alors à la commanderie
des Hospitaliers d’Étampes et Chalou-la-Reine, contre une
rente annuelle de cinquante livres parisis, à prendre sur les
revenus de trois moulins sis sur la rivière d’Etampes et appelés
les moulins de Dernetau (Darnatal), du Sablon et de Chauffour.
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Maxime de Montrond, Essais historiques
sur la ville d’Étampes. Tome 2, Étampes, Fortin,
1837, p. 31, alléguant une charte de Louis XI au Trésor
des Chartes; Marquis 104; Genthon 1988.
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XVe siècle
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A cette date il ferait déjà
de blé farine.
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SV&SH 67, sans référence.
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1593
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Mention du moulin et de son meunier,
qui ne sait pas signer, par le censier de la fabrique de Notre-Dame
d’Étampes le 1er septembre 1593: “Jehan Guillé
[correction: Guillet]*, musnier demourant
à Sainct Martin d’Estampes, confesse [f°145r°] qu’il tient
et advoue tenir à tiltre de cens annuel et perpetuel, portant lotz,
ventes, saissines, deffaulx et amandes quand le cas y eschet, de l’œuvre
et fabricque [de Notre-Dame d’Estampes],
ce acceptant comme dessus, le dict cens payable chacun an en le dict jour
sainct Denys. — Trois quartiers de terre assis au chantier de Garsses
près la porte de Chauffour, qui fut à deffunct Phillipes
Neret et Gilles Pappillon, tenant d’une part à Jacques Durandel,
d’autre part à Jacques Cheuvrier, d’un bout sur le carffour du dict
moullin Chauffour et d’autre bout par [f°145v°] à hault à
la veuve Cantian Paris, chargé de huict deniers parisis. Cy, VIII
d. p. — Luy, pour demy arpent demy quartier de vigne, assis en Cogne Fessouer,
qui fut à maistre Pierre Boudeaulx procureur, tenant d’une part
à Jehan Houy, d’autre part à Jehan Guettard, aboutissant d’un
bout sur Jehan Baron et d’autre bout à Estienne Lelong et autres,
chargé de troys deniers parisis. Cy, III d. par. — Lequel cens tel
et de la nature que dessus, le dict advouant a promis, promet, s’oblige
et sera tenu paier et continuer [f°146r°] chacun an le dict jour,
tant et sy longuement qu’il sera detempteur, proprietaire et possesseur
du dict heritage de partie ou portion d’icelluy, sauf à blasmer
si le cas y eschet, si comme, promacttant... obligeant... renonceant...
Faict et passé en l’estude du dict notaire, ès presences de
Jehan Deurre vigneron demourant à Sainct Martin et Estienne Provensal
clerc demourant au dict Estampes, tesmoings. Le dict advouant et Deurre
ont declaré ne sçavoir signer, de ce interpellez, et le dict
Provensal a signé sur la mynutte des presentes, le premier jour de
septembre mil [six cens] et quatre vingtz et quatorze, avant midy. [Signé
et paraphé:] Cathelin.
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Archives dicocésaine d’Évry,
cote 5, allégué par FG-ELP 32. Texte saisi par BG en
2011 sur l’original.
* Dans la table du censier,
le nom du meunier est orthographié Guille et dans le texte
lui-même le t final a été ajouté par
une seconde main, avec une encre plus foncée; c’est donc sans doute
Guillé qu’il faut prononcer cette première
graphie, aucun accent n’étant porté à cette date
sur les e.
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XVIIe-XVIIIe
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“Diverses sources montrent
qu’il est en activité au cours des 17e et 18e siècles, et qu’il
fait partie des biens de la famille d’Orléans. Plusieurs baux mentionnent
des réparations effectuées au moulin sans que l’on puisse reconstituer,
faut de plans, le nombre et la disposition des bâtiments existants.
Au moulin sont attachés les droits de banalité «conjointement
avec les deux moulins branleux qui dépendant aussi du domaine, sur
les boulangeries, parisseries, grenasseries, qui ne peuvent, qui ne peuvent
moudre leur grain ailleurs sous peine de confiscation de leur grains et mulets...»;”
|
Genthon 1988-1989, p. 2 (sans
références).
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1680
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François Herbron cité
comme meunier de Chauffour
|
Charles Forteau, Annales du Gâtinais
19 (1913), p. 22, s’appuyant implicitement sur les registres paroissiaux
de Saint-Martin.
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1710
|
Le moulin à farine de Chauffour
fait l’objet d’une prisée de 403 livres (Il écrit en
2011: de 330 livres, sans doute par conversion livres
tournois/livres parisis).
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Michel Martin 2008, p. 17 (puis in Le pays d’Etampes, tome 2, 2011, p. 338, note
855), alléguant
AD91 B 1655
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1711
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“Moulin et bâtiments sont ruinés
par les grandes eaux qui sont survenues 15 jours auparavant. Il
est restauré immédiatement.”
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SV&SH 67, sans référence.
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1735
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“Au moulin de
Chaufour au dessous du précédent, la vanne montante a 21 pouces
de hauteur et 36 pouces de largeur. — La vanne de decharge a 24 pouces
de hauteur sur 29 pouces de largeur. — La deuxieme vanne de decharge
a 41 pouces de hauteur sur 35 pouces de largeur. — La sol graviere et le chenet devroient
etre rabaissés de 20 pouces, et la vanne montante restera à
21 pouces de hauteur. Les deux vannes de decharge ne devroient avoir que
20 pouces de hauteur, et le deversoir que [p.6] subsiste est trop petit et trop elevé,
quoyque la dite riviere soir dans une curée dont les berges sont
fort elevées. Le dit moulin ne devroit point tourner les eaux bandées.”
|
Archives nationales R4/952 (photographies
de Karine Berthier, texte saisi par BG, 2012, ici)
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1737
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Antoine Philippeau, époux
de Madeleine Lehoux [sic Forteau (à corriger en:
Lehaut)], cité comme meunier de
Chauffour.
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Charles Forteau, Annales du Gâtinais
19 (1913), p. 22, alléguant sans plus de précision
un acte [des registres paroissiaux] de Notre-Dame.
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1739
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Gérôme Rousseau,
époux en secondes noces de Madeleine Lehoux [sic (à
corriger en: Lehaut)], cité comme meunier de Chauffour.
|
Charles Forteau, Annales du Gâtinais
19 (1913), p. 22, s’appuyant implicitement sur les registres paroissiaux
de Saint-Martin.
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1740
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Le 25 juin, Magdeleine Le Haut, âgée
de 34 ans, femme de Jérosme Rousseau, meunier, est
inhumée dans la nef de l’église Saint-Martin d’Étampes.
“Aujourd’huy samedy vingt cinquiesme juin mil sept cent quarante, a
esté par moy vicaire deservant soussigné inhumée
dans la nef de cette église Magdeleinne le Haut femme de Jerosme
Rousseau, maistre meusnier, âgée de trente quatre ans, decédée
du jour d’hier, munie des sacremens de l’Eglise, et ce en presence de
son mary, de Sebastien Lehaut [(appel de croix:) qui a declaré
ne sçavoir signer] son frere et de Etienne Parrot, tous habitans
d’Etempes, qui ont signez. — [Signé:] Rousseau — Charpentier
[paraphe] — E. Perrot — Hanoy.”
|
Signalé par Charles Forteau,
La paroisse de Saint-Martin d’Étampes,
Étampes, Librairie historique, 1912, p. 54; dans la suite
de
cette étude publiée à titre posthume
d’après les notes de l’auteur, Annales du Gâtinais
19 (1913), p. 22, il est dit par erreur que c’est Gérôme Rousseau lui même, âgé
de 34 ans, qui y a été inhumé. (Saisie Bernard
Gineste, 2011)
Signature de Rousseau du 25 juin 1740
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Vers 1750
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Première représentation
connue, dans l’atlas de Trudaine. Le moulin présentait au milieu
du 18e siècle deux corps de bâtiment parallèles,
le long de la rivière. “Celui abritant le moulin est
rectangulaire et construit le long de la rivière. Face à lui,
un autre corps plus petit longe le chemin de la Commanderie
|
Genthon 1988-1989, p. 2.
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1769
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Le moulin de Chauffour reçoit
un règlement des eaux.
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Auduc Genthon 145, alléguant
AD78, série S, Ponts et Chaussées, Service de l’Hydraulique,
Rivière de Louette; Genthon 1988-1989, p. 2.
|
Vers 1771
|
Une seconde roue est ajoutée,
qui sera encore en place en 1796.
|
Genthon 1988-1989, p. 2.
|
Avant la Révolution
|
Le moulin appartient à Louis-Philippe
d’Orléans, comme duc d’Étampes.
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Marquis 104
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1795
|
Le 2 pluviose an III (21 janvier
1795), Jean-Baptiste Lepaix, fermier sortant doit rembourser
2224 livres pour la réparation de divers planchers, portes,
cloisons et fenêtres à Jacques Angibous [à
corriger sans doute en Angiboust], fermier entrant.
|
Bodin Magot 39, alléguant
AD78 (aujourd’hui AD91) série S (sans plus de précision, sans
doute 7S 51?).
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1796
|
Description des 19 au 22 pluvôse
an 4: le moulin a deux roues.
|
Genthon 1988-1989, p. 2.
|
1796
|
Procès verbal le 28 septembre
(7 vendémiaire an 5) constatant l’état du moulin (d’après
lequel il sera réglé par décret impérial
en 1818).
|
État des moulins de 1838, édition
Gineste (ici).
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1796
|
“Le profil de nivellement de
l’an 5 montre en élévation le bâtiment du moulin: il est
divisé en trois corps de hauteurs différentes, comporte deux
roues; le bâtiment central, plus élévé, abritant
deux moteurs, comporte au moins trois niveaux.”
|
Genthon 1988-1989, p. 2.
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1796 (?)
|
Lemoulin est acquis en l’an
V par la famille Aubin “qui sera à l’origine de la prospérité
du moulin au début du XIXe siècle”.
|
Genthon 1988-1989, p. 2
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1796-1854
|
Pièces relatives au moulin de Chauffour sur la Louette,
1796-1854.
|
Archives municipales d’Étampes, 3O D34 (inventaire Wingler)
|
1796-1827
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“Des modifications successives
des règlements d’eau vont intervenir entre 1796 et 1827. Elles sont
révélatrices des querelles incessantes entre les propriétaires
de Chauffour et des moulins inférieur et surtout supérieur,
notamment après la construction du moulin de l’Ouche: plusieurs plaines,
procès-verbaux de visite, changements du système extérieur,
suppression d’une des deux roues en témoignent.”
|
Genthon 1988-1989, p. 2.
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Vers 1796
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Le moulin, bien national, aurait été
acheté par Jean Sébastien Noël Aubin.
|
Marquis 104 (sans référence,
sinon peut-être le Manuscrit des moulins aux Archives
départementales); SV&SH 64.
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Vers 1796
|
Le prénom Noël s’explique
parce que l’intéressé, fils du marchand bonnetier Sébastien
Boutet, est né le 25 décembre 1777. Il a vers 1796 environ
18 ans, c’est-à-dire qu’il est mineur. C’est donc plutôt sa
mère, Marie Madeleine Rousseau, qui
a dû acheter le moulin: elle est d’ailleurs citée comme
propriétaire en 1806.
|
B.G. cf. Acte de décès
de 1841 infra.
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1798
|
Procès-verbal constituant l’état du cours d’eau
de la Louette depuis le moulin Brasseaux d’en haut jusqu’aux moulins
à Chamois et de Chauffour
|
Archives municipales d’Étampes, 3O C48 (inventaire Wingler).
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1801
|
Aubin est à la fois
propriétaire et exploitant du moulin, qui n’a qu’une roue en
dessous et qui peut produire 39 quintaux de farine, pour les marchands
et les négociants.
|
État des moulins de 1801, édition
Gineste (ici).
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1806
|
“Un conflit opposant la veuve
Aubin, propriétaire du moulin, et le citoyen Drot, acquéreur
du moulin de l’Ouche, à propos de la hauteur de la chute,
ira jusqu’au conseil d’État en 1806.”
|
FG-ELP 32 alléguant AD91 7S
51.
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1808
|
Décret impérial le
20 mars, réglant le déversoir et les vannes du moulin
d’après l’état constaté par le procès-verbal
du 28 septembre 1796 (7 vendémiaire an 5).
|
État des moulins de 1838, édition
Gineste (ici).
|
1810
|
D’après les renseignements
fournit par le maire en vue de la constitution du tribunal de commerce de
Dourdan, Aubin-Boutet emploie 2 ouvriers; la valeur de sa
production annuelle est de 18.000 francs, son capital de 50.000 francs,
son revenu annuel de 5.000 francs, l’origine de sa fortune est ancienne
(le maire a d’abord écrit nouvelle, puis raturé et porté:
ancienne), il a 43 ans et trois enfants 24 ans. A la question
de savoir s’il est “personnellement actif ou laborieux”, le maire a porté
d’abord “lent”, puis a raturé ce mot
et porté “laborieux”. Il peut facilement se déplacer
à Dourdan. A la question “Ses lumieres s’étendent-elles
au delà de sa profession? A-t-il reçu une éducation
qui lui permette de bien énoncer et de bien rédiger
ses idées?” le maire n’a pas répondu
(il ne répond “Oui” que pour 8 meuniers sur 22, et jamais
“Non”).
|
État des moulins de 1810, édition
Gineste (ici).
|
1816
|
Le moulin, détenu et exploité
par Aubin-Boutet, il casse 600 sacs par mois.
|
État des moulins de 1816, édition
Gineste (ici).
|
1817
|
Le recensement de 1817 trouve
n°5 de la rue de Chauffour: “Jean Sébastien Aubin, négociant
meunier, 49 ans — Félicitée Boutet, son épouse,
45 ans — [prénom non renseigné] Horiam, domestique [âge
non précisé]”.
|
Recensement de 1817 conservé
aux Archives municipales d’Étampes (saisie
Bernard Gineste, 2011).
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1822
|
Le moulin est-il celui qui est tenu
par Aubin-Fontenelle, ou bien celui qui l’est par Aubin-Baron?
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État des moulins de 1822, édition
Gineste (ici).
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1824-1849
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“Le cadatre napoléonien
de 1824 et le plan de 1832 figurent toujours une parcelle rectangulaire bâtie
sur les deux côtés. Au bâtiment situé sur la rivière
a été ajoutée une annexe. le bâtiment qui lui fait
face est plus allongé et comporte deux décrochements qui révèlent
des parties distinctes. le plan de 1849 porte la légende des affectations
qui correspondent à ces trois parties: habitation - remise - écurie.”
[suite: voir à l’année 1849]
|
Genthon 1988-1989, p. 3.
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1830
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Le moulin de Chauffour produit 250
sacs de farine par mois pour Paris.
|
État des moulins de 1830, édition
Gineste (ici).
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1836
|
Le recensement de 1836
trouve au n°8 de la rue de Chauffour: “Jean
Pierre Mercier, garde moulin, 47 ans — Elisabeth Chenu,
sa femme, 45 ans — Louise
Mercier, leur fille, 18 ans — Pierre Dominique Mercier, garde moulin, 22 ans — Rosalie Agathe Fleurie Marchand, sa femme, 21 ans — Louise Mercier, leur fille, 18 ans ”.
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Recensement de 1836,
réédition numérique en mode image mise en ligne par
les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard Gineste
2011).
|
1838
|
Le moulin a pour propriétaire
Jean Sébastien Noël Aubin. Mu par une seule roue,
il occupe deux hommes. Il est toujours réglé par le
décret impérial de 1808 entérinant l’état
de fait de 1796.
|
État des moulins de 1838, édition
Gineste (ici).
|
1841
|
Le 12 mai, décès d’Aubin:
“Du jeudi treize mai mil huit cent quarante un, une heure de relevée.
— Acte de décès de Jean Sébastien Noël
Aubin, propriétaire, âgé de soixante treize
ans, né à Etampes, paroisse de Saint Basile, le vingt-cinq
décembre mil sept cent soixante sept décédé
d’hier à une heure du matin, en son domicile en cette ville
rue Saint Antoine, époux de Marie Charlotte Félicité
Boutet, âgée de soixante huit ans, fils en legitime mariage
de feu Sébastien Aubin, en son vivant marchand bonnetier, et de
feu Marie Madeleine Rousseau, son épouse, tous deux décédés
à Etampes. — Les témoins ont été les sieurs
Jean Michel Boivin, propriétaire, âgé de cinquante
un ans, gendre du décédé à cause de Eugénie
Félicité Aubin, son épouse, et Charles Huet,
aussi propriétaire, âgé de trente deux ans, petit
gendre du décédé à cause de Emilie Aubin,
son épouse, domiciliés de cette ville, qui ont signé
avec nous François Charles Cresté maire de la ville d’Etampes,
officier de la légion d’honneur, après lecture faite
du present, et le décès constaté par nous soussigné.
— [Signé:] M. Boivin — C. Huet — C. Cresté.”
|
Registre d’État civil d’Étampes
(saisie B. G., 2011)
|
1847
|
“Le moulin fut reconstruit en 1847,
c’est l’imposant bâtiment toujours visible avec sa façade
décorée à l’italienne.”
|
FG-ELP 32 (sans référence
explicite, mais s’appuyant vraisemblablement encore sur AD91 7S
51).
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1847
|
On a reconstruit le corps actuel en
L sur la rivière entre 1847 et 1849.
|
Genthon 1988
|
1847
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“Au moulin de Chauffour, un nouveau
bâtiment est construit à cheval de la rivière
de Louette peu avant 1849, et l’ensemble du système extérieur
est repris.”
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Auduc Genthon 155.
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1847-1849
|
[Suite de l’année 1824-1849,
supra] “Mais ce document de 1849, réalisé à l’appui d’un
nouveau règlement d’eau dobnt le projet date de 1847, montre en premier
lieu la transformation du bâtiment du moulin. L’ancien, situé
le long de la rivière, a été démoli et remplacé,
entre 1847 et 1849, par le bâtiment actuel en L, situé à
cheval sur le cours d’eau. Cette transformation s’est effectuée grâce
à l’augmentation de la parcelle par un terrain situé sur la
rive droite de la Louette. — Le système extérieur, canal d’amenée et
de décharge, déversoir, vannes de décharge et motrice,
schématisée sur le nivellement et le plan de 1849, est celui
encore en place aujourd’hui.”
|
Genthon 1988-1989, p. 3.
|
1850-1895
|
“Si
diverses modifications interviendront encore dans le système extérieur
du moulin entre 1850 et 1895, aucune n’aura d’incidence sur le bâtiment
du moulin. La représentation gravée de 1890 montre une élévation
strictement identique à celle d’aujourd’hui”.
|
Genthon 1988-1989, p. 3.
|
1851
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Le recensement de 1851
trouve au moulin de Chauffour: “François
Georges Reboursin, propriétaire, veuf, 61 ans — Eugène Trouvé, meunier, 35 ans — Charlotte Lesage, sa femme, 35 ans — Charles Denis Legrand, garde moulin, 32 ans, marié
— Abel Fontaine,
aide meunier, 22 ans, célibataire — Clarisse Fauconnier, domestique, célibataire,
21 ans”.
|
Recensement de 1851, réédition
numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales
de l’Essonne (signalé par Thierry Boudin, saisi par Bernard Gineste,
2011).
|
1852
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Le moulin est propriété
de la veuve Aubin, qui réside rue Saint-Antoine.
|
État des moulins de 1852, édition
Gineste (ici).
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1853
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Le 1er avril, décès de
la veuve Aubin, propriétaire: “Du vendredi premier avril mil huit
cent cinquante trois, heure de midi. — Acte de décès
de Marie Charlotte Boutet, propriétaire,
âgée de quatre-vingts ans, native de Oinville Saint
Liphard, arrondissement de Chartres (Eure et Loir) décédée
ce jour à huit heures du matin, en son domicile en cette ville
rue Saint Antoine, numéro vingt trois, veuve de feu Jean
Sébastien Noël Aubin, en son vivant propriétaire,
décédé à Etampes, fille en légitime
mariage de feu Etienne Boutet, en son vivant propriétaire,
et de feu Anne Marchand son épouse, tous deux décédés
à Orléans, — Les témoins ont été
messieurs Charles Huet, propriétaire âgé de quarante
quatre ans, petit gendre de la décédée à
cause de Emilie Aubin son épouse, et Charles Boivin, négociant
âgé de trente un ans, petit fils de la décédée,
domiciliés en cette ville, qui ont signé avec nous Charles
Ambroise Buchère second adjoint spécialement délégué
par le maire d’Etampes, après lecture faite du présent
et le décès constaté par nous soussigné. — [Signé:] C. Huet — M. Boivin
— Amb. Buchere adj.”
|
Registre d’État civil d’Étampes
(saisie B. G., 2011)
|
??
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Plus tard, le moulin a pour propriétaires
Eugène Baron et Jean Eugène Boivin.
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Correction au crayon, de date inconnue,
de l’État des moulins de 1852, édition Gineste (ici).
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1856
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Le recensement de 1856
trouve au n°8 de la rue de Chauffour: “Alphonse
Philippe Auguste Brunard, meunier, 41 ans — Adèle
Clémentine Gatineau femme Brunard, sa femme, 35 ans — Gasparine Pigneau, domestique, 16 ans”, et au n°8 bis: “Louis Désiré
Dallier, garde moulin, 43 ans — Rosine Désirée
Lefort épouse Dallier, sa femme, 44 ans — Edouard Dallier, leur fils, 14 ans — Rosalie Agathe Fleurie Marchand, sa femme,
21 ans — Arthur Dallier, frère
du précédent, 2 ans”.
|
Recensement de 1856, réédition
numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales
de l’Essonne (signalé par Thierry Boudin, saisi par Bernard Gineste,
2011).
|
vers 1860
|
Plan du moulin alors que le propriétaire
est Eugène Boivin.
|
AD91, cliché Frédéric
Gatineau, cote à retrouver et plan à dater.
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1861
|
Le recensement de 1861
trouve au n°8 de la rue de Chauffour: “Alphonse
Philippe Auguste Brunard, meunier, 46 ans — Adélaïde
Gatineau femme Brunard, sa femme, 40 ans — Jenny Agathe Brunard, leur fille, 18 ans”.
|
Recensement de 1861, réédition
numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales
de l’Essonne (signalé par Thierry Boudin, saisi par Bernard Gineste,
2011).
|
1866
|
Le recensement de 1866
trouve au n°8 de la rue de Chauffour: “Alphonse
Brunard, meunier, 51 ans — Adélaïde
Gatineau, sa femme, 43 ans”.
|
Recensement de 1866, réédition
numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales
de l’Essonne (signalé par Thierry Boudin, saisi par Bernard Gineste,
2011).
|
1866
|
Bail du 7 avril 1866, pour 11 ans.
Valeur
locative: 3.685, 39 francs. Le meunier est
alors apparemment déjà Émile Rebiffé
|
AD 91 2P 88, cf. infra (année
1889).
|
1867
|
De son côté
Alphonse Brunard a fait construire en 1867 un moulin à vapeur rue
Basse des Groissoneries (aujourd’hui rue Brunard) où il emmenage.
|
Cf. notre page sur le moulin Brunard.
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1869
|
Le meunier semble être Émile
Rebiffé.
|
AD 91 2P 88, cf. infra (année 1889).
|
1877
|
Fin du bail locatif de 11 ans accordée
le 7 avril 1866. Est-ce alors que le meunier change?
|
Cf. AD 91 2P 88, cf. infra (année
1889).
|
vers 1878
|
Le moulin est le sujet d’une peinture
à l’huile d’Édouard Béliard, “Moulin de Chauffour.
Effet de neige”, conservé au Musée d’Étampes,
|
Bodin Magot 38 (avec une photographie
en noir et blanc d’un détail de ce tableau); carte postale
du Musée, éd. Gaud, scannée par J.-M. Rousseau.
|
1880
|
La roue hydraulique est entièrement
refaite.
|
Genthon 1988-1989 p.4.
|
??
|
Louis Poussard, résidant
au moulin, voisin de Béliard, son camarade en politique, anticlérical
comme lui (Ce doit être le fils du meunier, Félix Adrien
Poussard).
|
Durand 96 (cf. son acte de décès
de 1891, infra)
|
??
|
Plan du moulin.
|
Photographie donnée par SV&SH
64 sans titre, ni date ni cote.
|
1881
|
Le moulin de Chauffour, rue de Chauffour,
est un moulin à eau qui n’utilise pas la vapeur, tenu par
Poussard. Avec ses trois paires de meules, il produit
dix sacs de farine par jour.
|
Marquis 96
|
1888
|
Bail 6 ans du 15 mai 1888 accordé
à Poussard.
|
AD 91 2P 88, cf. infra (année 1889).
|
1869-1889
|
Registre de contributions directes concernant les années
1869 à 1889:
Etampes — Moulin à farine (dit de Chauffour)
— [(Raturé:) Rebiffé, Emile] Poussard, Félix
Adrien
|
1. Communes: Etampes
— F°3281. Boivin (Eugene) propriétaire.
—G 1477 moulin: 2280 — 1477 maison: 140
— 1477 sol a. 95 c.:3,03 — 1473 jardin4 a. 10 c.: 4,02 — 1474 chenevière
20a: 15,60 — 1475 chenevière 12 a 65 c: 9,87 — 1476 ter pl.??
9 a 20 c: 4,69 — 1478 jardin 1 a 15 c.: 1,13 — 1480 jardin 4a 55 c: 4,46
— 1481 terre 1 a 05 c: 0,53 — 1482 friche 6 a 55 c: 0,01 — 1483 friche
1 a 15 c: 0,01 — 1484 terre 4a 19c: 1,47 — 1489 terre 5a 85 c: 2,05 — 1490
pâture 1a 30 c:0,66
|
2. Numéros d’ordre:
16 — 454— 469 — 456 — 449 — 444 — 440 — 424 — 410 — 407 — 412 — 411
— 2353 — 2458
|
3. Année à laquelle
se rapporte les renseignements: 1869 — 1876 — 1877 — 1878 — 1879 — 1880
— 1881 — 1882 — 1883 — 1884 — 1885 — 1886 — 1887 — 1888 — 1889
|
4. Nature de l’établissement:
Moulin à farine
|
5. Nom de l’exploitant:
[(Raturé:) Rebiffé Émile] Poussard Félix
Adrien
|
6. 1° Situation et nom
de l’établissement — 2° Noms des cours d’eau; leur puissance;
leur régime; périodicité et durée des chômages
par manque ou par crue d’eau — 3° Sysyème de machines
à vapeur. — 4° Nombre, nature et force des moteurs évalués
en chevaux. — 5° Valeur vénale et valeur locative de la
force motrice par cheval. — Etc.: 1° Moulin de Chauffour situé
rue de Chauffour à environ 1800 m de la gare. — 2° sur la
Louette donnant 310 litres d’eau par seconde, très régulièrement.
Le cours d’eau est suffisant pour faire tourner deux paires de meules
mais la 3e paire de meules ne peut pas fonctiionner avec les deux autres,
surtout si l’on fait fonctionner en même temps les bluteries et
les nettoyages. — 3° -- — 4° Chute: 1 m 918 — Force brute: 7,92
chevaux-vapeur — Force utilisée: 5,15 chevaux-vapeur. — Elle est
utilisée par une roue de côté à aubes brisées
de 4m de hauteur et d’1m de largeur — 5° La valeur vénale actuelle
de cette chute d’eau est de 33.500 f. Sa valeur locative résultant
du bail du 7 avril 1866 est de 3.685 f 39; soit par cheval-vapeur utilisé,
valeur vénale: 6.504 f 85 c; valeur locative: 715 f 61 c
|
7. Indication et énumération
des moyens de production. Ouvriers, métiers. Meules, cylindres,
pilons. Hauts fourneaux, chaufferies, feux, fours. Chaudières,
fosses, cuves et leur capacité. Etc.: 3 paires de meules dont
une chômant.
|
8. Description des bâtiments
et de l’outillage, leur valeur vénale et leur valeur locative:
Le bâtiment principal a 25 m. de longueur dont 14 m ont 9 m.
de largeur et 11 m ont 16 m de profondeur. Il a 4 étages au-dessus
du rez-de-chaussée. Il renferme la maison d’habitation qui se
compose de 4 pièces au rez-de-chaussée et 3 pièces
au 1er étage. Le bâtiment n’étant pas construit sur
un terrain parfaitement horizontal, car la rivière passe sous le bâtiment,
le rez-de-chaussée de l’habitation correspond au 1er étage
de l’usine. Mais au 3e étage, les appareils ou chambres de moulin
occupent toute la superficie du bâtiment. Dans la même enceinte
que le précédent, il existe un autre petit bâtiment d’habitation
d’environ 8 m. de façade sur 6 m de profondeur ayant un rez-de-chaussée
et un premier étage; et, en appentis à ce bâtiment
et au mur d’enceinte sont les communs de l’établissement, composés
de 2 bâtiments de hauteurs un peu inégales, se faisant suite
et ayant environ 10 m de longueur sur 5 m de profondeur. Ces communs renferment
notamment écurie, remise et buanderie. — L’usine renferme. — au
rez: la roue hydraulique et les rouages en fonte en forme de couronne;
— au 1er étage: les 3 paires de meules; le coffre inférieur
de la bluterie à gruau; le coffre inférieur de la bluterie
à diviser les gruaux; — au 2e: une bluterie à boulange de
gruau de 7 m 50 c de longueur et une bluterie à diviser les gruaux
de 6 m de longueur; une chambre à farine; un aspirateur pour raffraichir
[sic] les meules (ventilateur avec chambre à air formée de
toiles); un boisseau à blé nettoyé pour engrener les
meules; — au 3e: une bluterie à farine de 8 m de longueur; un nettoyeur
composé d’un tarare avec son boisseau, un sas et un cylindre cribleur
horizontal; des cases à son pour 7 ou 8 qualités; — au 4e:
un rateau; un monte-sac; une bluterie à son de 7 m de longueur; une
colonne verticale avec ventilateur, dépendant du nettoyage et l’orifice
du boisseau à engrener le nettoyage. — Le moulin est loué
par bail du 7 avril 1866 pour 11 ans du 15 mai 1868, moyennant 8.5000 f.,
plus l’impôt foncier: 661 f 70 c; et la charge du curage de la rivière,
évaluée 100 f pour tout le bail (peu de longueur): 9, 09.
Total: 9.270,79. duquel il faut déduire pour 60 ares de jardin environ:
120,79; reste: 9.150 f.
|
9. Résumé. Bases
de cotisation. Éléments du droit fixe: [(Raturé:)
Marchand de farine en gros (4e classe)] (3 paires de meules pour
mémoire) dont 1 chôme. — Marchand de farine en gros
|
10. Résumé.
Bases de cotisation. Éléments du droit proportionnel
ou valeur locative: 400 f 20 c — [(Raturé:) 8850 f 40 c.] — [(Raturé:) 8090 an 40 c.] — [(Raturé:) 8670 an 40 c.] — [(Raturé:) 9200 an 40 c.] — 8470 an 40 c (1880) — 1881 — [(Raturé:) 400] – 20 c — [(Raturé:) 8500] - 50 c — [(Raturé:) 8450] 50c (1887)
— 450 – 20 c — [(Raturé:) 390] 40 c (1888)
— [(Raturé:) 8000] 50 c — 6800 – 40 c (1889)
|
[Calcul pour l’année 1889]:
Report: [(Raturé:) 8840] — 1889 Bail 6 ans du 15 mai 1888: 8250
— Charges: 650+200=850 — Déduction faite jardin 100 +
matériel 1750 = 1850 — Total: 7250
|
|
AD 91 2P 88 (registre photographié
et communiqué par Karine Berthier, saisi par Bernard Gineste,
2011). |
1890
|
“La
représentation gravée de 1890 montre une élévation
strictement identique à celle d’aujourd’hui”.
|
Genthon 1988-1989, p. 3
|
1891
|
Le 11 août, décès
du meunier Poussard: “L’an mil huit cent quatre-vingt-douze, le
douze août à trois heures de relevée, par devant
nous Edouard Joseph Béliard maire de la ville d’Etampes officier
de l’Etat civil de la dite ville, département de Seine et Oise,
officier d’académie, sont comparus Alcide Etienne Gagneux marchand
de nouveautés, âgé de trente-neuf, gendre du décédé
ci-après nommé et qualifié et Paul Hertzel,
secrétaire de cette mairie, âgé de trente-cinq
ans, ami du dit décédé, tous deux domiciliés
en cette ville, lesquels nous ont déclaré que Félix
Adrien Poussard, meunier âgé de soixante-quatorze
ans né en la commune de Chalou-Moulineux (Seine-et-Oise) et demeurant
à Etampes rue de Chauffour numéro huit, veuf en premières
noces de Louise Virginie Bonneval, décédée à
Paris, et époux en secondes noces de Zoé Héloïse
Langlois, sans profession, âgée de soixante-dix ans,
demeurant en cette ville rue et numéro susdits, fils de Adrien
Anselme Poussard, décédé en la dite commune de
Chalou-Moulineux, et de Rosalie Davoust son épouse décédée
à Puteaux (Seine) est décédé en sa demeure
hier à onze heures du soir. Et après nous être
asuré du décès nous avons dressé le présent
acte que les comparants ont signé avec nous maire susnommé,
après lecture faire. — [Signé:] Hertzel — Alcide Gagneux
— E. Béliard.”
|
Registre d’État civil d’Étampes
(saisie B. G., 2011)
|
Vers 1890
|
“Pour
améliorer le srendements et faire face à la concurrence, des
perfectionnements techniques seront sans cese apportés après
la construction du bâtiment de 1847-49. Vers 1890 la chaîne de
transformation du blé sera entièrement [p.4] revue, notamment
par l’installation de plansichters-extracteurs pour le broyage du blé,
nouveau système du constructeur Adophe Buhler dont il ne reste rien
aujourd’hui.”
|
Genthon 18988-1989, pp. 3-4.
|
après 1890 (?)
|
Le corps ancien face au moulin a été
démoli après 1890.
|
Genthon 1988
|
(?)
|
“La
démolition de l’ancien corps de bâtiment parallèle au
moulin après 1849, puis l’aménagement d’une entrée matérialisée
par un portail et une aire pavée, vont modifier la distribution des
espaves libres: c’est désormais côté rive droite sur une
cour largement ouverte prolongée d’un jardin que les circulations se
feront.”
|
Genton 1988-1989, p. 3
|
1895
|
Un article paru dans de la Meunerie
française cite le moulin de Chauffour comme équipé
d’appareils de grande qualité provenant de la maison Adophe
Buhler.
|
Meunerie française
(1895), cité par Auduc Genthon
|
1895
|
Cet article est illlustré d’une
gravure de l’extérieur du moulin, et d’une photographie de l’intérieur,
“Étage
des plansichters au Moulin de Chauffour”.
|
Illustrations reproduites par Auduc
Genthon 153 (photographie) et 159 (gravure).
|
1895
|
Mellotée cité
comme meunier par la gravure du moulin elle-même datée de 1895
|
Meunerie française 1895;
Auduc Genthon 159.
|
1898
|
Mellotée cité
comme meunier, rue de Chauffour
|
Annuaire d’Étampes de 1898
(ici)
|
1903
|
Une carte postale de Mulard laisse
entrevoir le moulin.
|
Carte Mulard n°92, scannée
par Jean-Michel Rousseau.
|
1903
|
Une carte postale de Louis des Gachons
laisse entrevoir le moulin.
|
Carte L. des G. n°78, scannée
par Jean-Michel Rousseau.
|
1905
|
Une carte postale C.L.C. représente
le moulin.
|
Carte CLC n°23, dont une version
colorisée, scannée par Jean-Michel Rousseau.
|
1911-1923
|
L’Annuaire de Seine-et-Oise,
dans sa liste des meuniers d’Étampes, cite de 1911 à 1923,
“Mellotée, rue de Chauffour”.
|
Annuaire du département
de Seine-et-Oise pour 1911, Versailles, Cerf, 1911, p. 454; 1912, p. 476; 1913, 478; 1914, p. 482; 1916, p. 478; 1920, p. 478; 1922,
p. 497; 1923, p. 497; 1928, p. 659.
|
1921
|
Le recensement de
1921 trouve trois ménages habitant au n°8 de la rue de Chauffour:
1) Henri Mellotée, meunier, né en 1868 à
Gommerville; sa femme Adrienne, née en 1878 à Guillerval;
leurs enfants Pierre et Geneviève, nés à Étampes
respectivement en 1903 et 1904. — 2) Jules Machu, charron, né à Santilly en 1849,
et son épouse Célestine, née en 1856 à Réclainville.
— 3) Marie-Jeanne Bourseire, qui exerce le curieux métier de déchiffreuse,
et dont le nom de l’employeur est difficile à lire. |
Archives municipales:
Dénombrement de la population de 1921, Rue de Chauffour.
|
1923
|
Le moulin est transformé en
menuiserie et utilise toujours l’énergie hydraulique.
|
SV&SH 67, sans référence.
Cf. Bodin
Magot 38 (avec une coquille, XIXe siècle pour XXe siècle).
|
1930
|
On a bâti une petite annexe devant
le moulin vers 1930.
|
Genthon 1988; Genthon 1988-1989, p.
4
|
1946.
|
La roue hydraulique qui avait
été entièrement refaite en 1880 est reprise en 1946 et
en 1968.
|
Genthon 1988-1989, p. 4.
|
1958
|
“Lubert Lucien, entrepr. maçonnerie,
8, rue de Chauffour.”
|
Annuaire Le Familial (ici)
|
1968
|
La roue hydraulique qui avait
été entièrement refaite en 1880 est reprise en 1946 et
en 1968.
|
Genthon 1988-1989, p. 4.
|
1968
|
Réclame
dans le Bulletin municipal de 1964: “Entreprise
de menuiserie. — Charpente - Parquets — Lucien Lubert — 8, rue de Chauffour — 91- Etampes, tél: 152”.
|
Bulletin municipal
7 (1968), dont un scan ci-dessus.
|
??
|
“Pour ne plus payer de taxe sur la
force hydraulique, le propriétaire est obligé de détruire
la roue.”
|
SV&SH 67, sans date ni référence.
|
1988
|
D’après la notice rédigée
en 1988 par Muriel Genthon pour l’Inventaire général,
le moulin de Chauffour, rue de Chauffour, a été successivement
un moulin à farine, puis une usine de moulage. C’est un moulin
industriel, propriété privée qui n’est pas protégée
par les Monuments Historiques. Il est alors constitué d’une
cour, d’un jardin, d’un atelier, d’un logement, d’un bureau et
d’une remise. Il est attesté depuis au moins le 15e siècle,
précisément en 1474, et les étapes connues de
la construction sont le milieu 19e siècle, le quatrième
quart 19e siècle, puis le deuxième quart 20e siècle.
Il présentait au milieu du 18e siècle deux corps de bâtiment
parallèles, le long de la rivière. On a reconstruit le corps
actuel en L sur la rivière entre 1847 et 1849. Le corps ancien face
au moulin a été démoli après 1890, et on a bâti
une petite annexe devant le moulin vers 1930. Le gros œuvre est en calcaire,
grès, moellon, brique, enduit, bois et pan de bois. Sur un étage
de soubassement se trouve un rez-de-chaussée surélevé,
puis deux étages carrés et un étage de comble. On
y accède par un escalier dans-œuvre et un escalier en équerre.
Le toit à longs pans et le pignon sont couverts de tuile plate.
|
Genthon 1988.
|
1988-1899
|
Dossier d’Inventaire sur le
moulin réalisé par Muriel Genthon apparemment en 1988 mais illustré
notamment par des plans et signés P. Pissot, et par des clichés
attribués à Vialle, datés les uns et les autres de 1989.
|
Dossier d’inventaire complet mis en
ligne sur la Base Mérimée à cette adresse.
|
entre 1990 et 1994
|
La roue s’est arrêtée
de tourner.
|
Bodin Magot 38.
|
1994
|
Photographies de Ch. Bodin (figure
15: “Mécanisme interne du moulin de Chauffour: les tournants
et les travaillants”, et figure 18: et “Intérieur du moulin de
Chauffour”)
|
Bodin Magot 34 (figure 15) et 36
(figure 18).
|
1996
|
“Décès: Octobre. Le
8, Lucien Lubert, 96 ans (...) Remerciements: Mme Lubert, ses
enfants et toute la famille remercient toutes les personnes qui leur ont
témoigné leur sympathie lors des obsèques de M. Lucien
Lubert et s’excusent auprès de celles qui n’auraient pas été
prévenues.”
|
Étampes-Info 586 (17 octobre
2003), p. 6 (ici)
|
1998
|
Un mur de la maison du propriétaire
du moulin, Lucien Lubert, est orné d’un carrelage de
faïence représentant l’épisode de la Charité
Saint Martin, saint patron de la paroisse.
|
Cliché B. G. 2010 ci-dessus.
|
Chacun
est appelé à contribuer à cette enquête, les petits ruisseaux faisant
les grandes rivières.
B.G., première édition,
6 mars 2011.
Toute critique, correction ou contribution
sera la bienvenue. Any criticism or contribution
welcome.
|
BIBLIOGRAPHIE PROVISOIRE
Édition
COLLECTIF, «Le
moulin de Chauffour (compilation)», in Corpus
Étampois, http://www.corpusetampois.com/cee-moulindechauffour.html,
depuis 2010.
Autres sources
Léon
MARQUIS, Les rues d’Étampes et
ses monuments, Étampes, Brière, pp.
96 et 104.
La Meuniere française
(1895), pp. ?-? [où un article a été consacré
au moulin de Chauffour].
Charles FORTEAU, «La paroisse de Saint-Martin
d’Étampes (suite). XI. Hôtelleries et moulins»,
in Bulletin de la Société historique et archéologique
de Corbeil, d’Étampes et du Hurepoix 19 (1913), pp. 17-25.
Muriel GENTHON,
“Moulin de Chauffour à Étampes (91)” [dossier original de 39 pages
dactylographiées, consultable au Service régional de l’Inventaire
Île-de-France, mis en ligne sur la Base Mérinée
sous forme de 39 fichier .jpg], in Inventaire général du
patrimoine culturel d’Ile-de-France. Etampes [«Base Mérimée»
IA00126550], http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR11/IA00126550/index.htm,
en ligne en 2011.
Muriel GENTHON, “Moulin de Chauffour à
Étampes (91)” [simple fiche], Paris, Service Régional de
l’Inventaire [notice n° IA00126550], 1988. Dont une mise en ligne
consultable sur le site Patrimoine de France, à cette adresse (cliquez ici), en ligne en 2011.
Claudette BODIN &
Marie-José MAGOT, «Les métiers
de l’eau au fil des siècles», in Étampes, travail
des hommes, images de la ville, Étampes, Étampes-Histoire,
1994, pp. 34 (figure 15), 36 (figure
18), 38 (figure
19) et 39.
Jean-Pierre DURAND, «Saint-Martin.
Naissance d’un faubourg ouvrier», in ASSOCIATION ÉTAMPES-HISTOIRE,
Étampes, travail des hommes, images de la ville, Étampes,
Étampes-Histoire,
1994, p. 96.
Dominique
HERVIER, «Du moulin artisanal au moulin
industriel» [XIXe siècle], in Julia FRITSCH &
Dominique HERVIER [dir.], Étampes, un canton entre Beauce
et Hurepoix [316 p], Paris, Éditions du Patrimoine,
1999, pp. 224-225 et notes 757-763 p. 289.
Arlette AUDUC & Muriel GENTHON, «Les moulins: de la
ferme à l’usine», in Serge BIANCHI & Arlette AUDUC
[dir.], La République confisquée: 1848 en "Essonne":
actes du colloque de Crosne, 21 et 22 novembre 1998 [294 p.],
Évry, Creaphis éditions [«Comité de recherches
historiques sur les révolutions en Essonne»], 1999, pp.
145-160.
Frédéric
GATINEAU, Étampes en lieux et
places, Étampes, A travers champs,
2003, p. 32.
Jacques GÉLIS
[dir.], Michel MARTIN et alii, Le Pays d’Étampes, tome
1, Étampes, Étampes-Histoire,
2003.
Michel MARTIN,
«Artisans et commerçants [de Saint-Martin d’Étampes]
de l’Ancien Régime à la Restauration»,
in Cahiers d’Étampes-Histoire 10 (2008), pp.
16-20.
COLLECTIF (Saint-Vrain
et son histoire, ASME91, etc.), La Juine et ses moulins. La
rivière et l’homme, sans lieu d’édition, La Juine et ses moulins,
2009, pp. 58-73.
Bernard GINESTE [éd.], «Quelques États
des moulins d’Étampes (1801-1898)», in Corpus
Étampois, http://www.corpusetampois.com/cee-moulinsdetampes-etats.html,
2011.
Références d’archives
Archives nationales, trésor des
Chartes: charte de Louis XI en date de 1474 (alléguée par
Maxime de Montrond, Essais
historiques sur la ville d’Étampes. Tome 2, Étampes,
Fortin, 1837, p. 31; cote à préciser).
Archives
nationales R4/952 (pour 1735).
Archives départementales
des Yvelines, série S, Ponts et Chaussées,
Service de l’Hydraulique, Rivière de Louette (réglement
des eaux de 1769 allégué par AUDUC-GENTHON 1999, p. 145).
Archives départementales de l’Essonne, B 1655 (prisée en date de 1710 alléguée
par MARTIN 2008, p. 17)
Archives départementales de l’Essonne, 2P 88 (Registre de contributions directes relatif aux années
1869-1889 photographié par Karine Berthier et saisi par Bernard
Gineste, 2011, ci-dessus).
Archives départementales de l’Essonne, 7S 51 (cote donnée par GATINEAU 2003, p. 32, pour un dossier de 1806 et peut-être de 1847)
Archives diocésaines
d’Évry, cote 5 (allégué par GATINEAU 2003, p.
32 pour une mention en 1593).
Archives municipales d’Étampes, 3O D34: Pièces relatives au moulin de Chauffour sur
la Louette, 1796-1854 (inventaire Wingler).
Archives municipales d’Étampes, 3O C48: Procès-verbal constituant l’état du
cours d’eau de la Louette depuis le moulin Brasseaux d’en haut jusqu’aux
moulins à Chamois et de Chauffour, 1798 (inventaire Wingler).
Site de la FFAM
FFAM (Fédération
Française des Amis des Moulins), Le monde des moulins
[site officiel], http://www.moulinsdefrance.org/, en
ligne en 2011.
Autres moulins d’Étampes
COLLECTIF, «Les
moulins d’Étampes (compilation)», in Corpus
Étampois, http://www.corpusetampois.com/cee-moulinsdetampes.html,
depuis 2010.
Toute critique, correction ou contribution
sera la bienvenue. Any criticism or contribution
welcome.
|