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Le moulin de Gérofosse
Renseignements disponibles
Date
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Renseignements
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Sources
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? 1532
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Mention d’un moulin fouleret en amont
de Saint-Pierre qui est peut-être celui de Gérofosse, mais
peut-être aussi plutôt celui de Vauroux: “E. 3776. (Liasse.) — 1 cahier,
parchemin, de 18 feuillets in-4°. — 11 avril 1532. — Bourgneuf (le).
— Procès-verbal de visite de la seigneurie du Bourgneuf et des
Moulins-neuf au faubourg Saint-Père d’Etampes, fait par Noël
Bijon, juge et garde de la prévôté «de la Ferté
Aleps, à la requête de François Roiger, seigneur
de la dite seigneurie. La visite commence par un «grand moulin à
bled assis sur la dicte rivière de Juisne au-dessus et joignant
l’hôtel de Pierre Testard, où pendait pour enseigne l’image
de Saint-Martin, et qui était situé au bout du Pont-aux-lièvres,
autrement le Pont de Juisne; elle se continue par un autre moulin foulleret
estant assis sur la dicte rivière au dessoulz du dict pont-aux-lièvres.»
On se transporte ensuite en dehors du faubourg Saint-Père, «allant
le long de la dicte rivière de Juisne droit au villaige d’Ormoy,»
pour visiter un autre «moulin folleret, où y a maison
couverte de tuilles. A cause desquelz molins qu’ilz (les témoins
appelés par le juge de la Ferté-Alais) dient estre appeliez
les molins neufz du fief, terre et seigneurie du dict Bourneuf, dient
le dict cours deaue et rivière de Juisne appartenir au dit Roiger,
depuis ung gué appelle le gué de la Bronarde [corrigez:
Brouarde (B.G.)], estant près du villaige d’Ormoy, au-dessus de
la maison de Vaurou, jusques au dessoulz des dictz molins neufz et du dit
faulxbourg Sainct-Père, et lieu qui se appelle la Teste-à-l’abbé...
au-dessus du dict molin foulleret, deux autres saulx de molins, l’un au-dessus
et près du dict molin foulleret, appelé le Sault du molin
de Crochet, et l’autre plus [p.228] hault tirant sur la dicte rivière
vers Vauron [sic]...» suit la délimitation de la censive
du chantier appelé la censive de Courte, appartenant à
la dicte terre et seigneurie des molins neufz... » Après
quoi se trouvent les délimitations des dépendances et appartenances
de la seigneurie de Bourgneuf proprement dite, etc.”.
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Archives départementales de
Seine-et-Oise (aujourd’hui de l’Essonne), Inventaire de la série
E, tome 2, pp. 227-228 (saisie Bernard Gineste, 2011); FG-ELP 58 (affirme qu’il
s’agit de celui de Gérofosse).
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? 1532
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Le moulin appartiendrait déjà
aux religieux Barnabites du prieuré parisien Saint-Éloi.
Mais l’ordre n’existe pas encore en France... n’ayant été fondé
en Italie qu’en 1530...
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SV&SH 72, sans référence.
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? 1580
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Aucune mention de notre moulin, qui
paraît abandonné sans doute à la suite des Guerres
de Religion, si du moins il existait déjà avant cela. Dans
le même fief du Bourgneuf seul subsiste le moulin du Bourgneuf sur
le Pont de Juine, et celui des Grais est expressément mentionné
comme en ruine.
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Voyez nos notices sur le moulin du Bourgneuf
et sur le moulin des Grais,
à l’année 1580.
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1622
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Mention du moulin de Gérofosse.
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FG-ELP 61 alléguant AD91 E 3788
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1658
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Mention du moulin Fouleret dans le testament
d’un paroissien de Saint-Pierre: “1658. — 27 novembre, inhumé
au cimetière, Martine Lhoste, veuve d’Estienne Moreau, vivant marchand
hostelier... et, par son testament, passé devant le curé
soussigné, aurait légué à notre église
un demi-arpent de pré situé en la prairie entre les deux
rivières, proche le moulin Foulleret, à la condition d’un
obit.”
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Forteau 1907, p. 81, d’après
les registres paroissiaux de saint-Pierre d’Étampes.
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vers 1660 (?)
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Mention très probable du moulin,
qu’il importerait de relever et de dater précisément, dans
une déclaration d’héritage des Barnabites de Paris tenus
à cens de Nicolas de Cœurs, seigneur du Bourgneuf.
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Inventaire sommaire de la série
E, tome 2, p. 232: “E. 3786. (Liasse.) — 11 pièces,
parchemin; 38 pièces, papier. — 1610-1788. — Bourgneuf (le). —Déclaration
d’héritages tenus à cens de Nicolas de Cœurs, seigneur du
Bourgneuf et de la censive des Harengeois, à cause de cette censive,
par les religieux de la maison Saint-Eloi de Paris, représentés
par D. Basile Fleureau, prêtre, religieux de la congrégation
des Barnabites et supérieur de leur maison à Etampes. (...)”
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1674
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Commandement ou bail dont le texte fut
présenté par Millochau à l’administration pour prouver
l’ancienneté du moulin dont il voulait légitimer la reconstruction.
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Mémoire de Millochau
de 1832, ci-dessous.
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1676-1707
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Mention très probable du moulin,
qu’il importerait de relever et de dater précisément, dans
un état de cens dus aux seigneurs du Bourgneuf, seigneur du Bourgneuf, notamment par les Barnabites
de Paris.
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Inventaire sommaire de la série
E, tome 2, p. 260: “E. 3839. (Liasse.) — 1 registre,
papier, de 79 feuillets in-f° — 1676-1707. — Bourgneuf (le). — Cueilleret
ou état de cens dus aux seigneurs du Bourgneuf par «(...)
[p.] (...) les BR. PP. Barnabites de Paris; (...)».”
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1690
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Commandement ou bail dont le texte fut
présenté par Millochau à l’administration pour prouver
l’ancienneté du moulin dont il voulait légitimer la
reconstruction.
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Mémoire de Millochau
de 1832, ci-dessous.
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1733-1739
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Mention très probable du moulin,
qu’il importerait de relever et de dater précisément, dans
un terrier du Bourgneuf, seigneur du Bourgneuf, notamment par les Barnabites
de Paris.
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Inventaire sommaire de la série
E, tome 2, pp. 263-264: “E. 3840 bis. — 1 registre,
papier, de 521 feuillets in-°f, dont 5 de table et 516 de texte. —
1733-1739. — Premier volume du terrier de la seigneurie du Bourgneuf et
autres fiefs, appartenant à Guy-Louis-Henri de Valory, contenant,
entre autres choses, les déclarations passées par: (...) [p.264]
(...) D. Basile le Boistel, prêtre Barnabite pour les Barnabites de
Paris; (...)»”
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? entre 1701 et 1789
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Mention possible (à vérifier)
du moulin en ruine devenu simple jardin.
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Archives départementales de
Seine-et-Oise (aujourd’hui de l’Essonne), Inventaire de la série
E, tome 2, p. 227 (saisie Bernard Gineste, 2011): “E. 3844. (Liasse.)
— (...) Michel Durandet déclare qu’il tient de M. de Valory, seigneur
du Bourgneuf, la permission d’avoir, sur la rivière, un pont de
communication entre son jardin et celui qu’il tient en loyer des Pères
Barnabites.”
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1790
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Le 15 décembre, conclusion d’un
rapport présenté aux officiers municipaux de la commune
d’’Étampes par M. Vénard, au sujet des biens et dépendances
du collège d’Étampes jusqu’alors détenu par les Barnabites: “Par ces considérations, Messieurs,
j’estime que vous devez: 1° engager MM. les administrateurs du Directoire
du District à ne faire mettre en vente aucun des biens régis
par les ci-devant Barnabites d’Etampes que contradictoirement avec le
Corps municipal, et, en cas de difficultés, qu’après une
décision du Directoire du Département; 2° vous occuper
des moyens de faire distribuer l’intérieur de la maison commune de
manière à pouvoir y placer le Directoire du District. Et
cependant réclamer le loyer de sa collocation actuelle dans le Collège,
pour le tems qu’elle a eu et aura lieu; 3° vous faire autoriser à
procéder à la vente de la maison servant de Collège
et à la construction d’un édifice sur le terrein qui sera
convenable et d’après les devis en cas requis; 4° solliciter
toute autorisation des Corps Administratifs pour pouvoir appeler un Supérieur
Professeur, et deux autres Professeurs, et un nombre de Pensionnaires suffisant
pour l’entretien du Collège; 5° vous occuper de l’amélioration
très possible des revenus et location actuels, dépendants
du Collège, faire à cet effet examiner tous baux emphytéothiques,
et le droit de moulin, dépendants de Girofosse; et 6° enfin
appeller l’attention des Citoyens sur le rétablissement du Collège,
et ouvrir même à cet effet toute souscription nécessaire
(2).”
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Transcription d’Émile Coüard,
Inventaire sommaire des archives départementales,
Seine-et-Oise, archives civiles, série D, articles 1-455, Versailles,
Cerf, 1904, p. XVI. N.B. Aucun dossier n’est conservé apparemment
aux Archives départementales sur le moulin fouleret des Barnabites.
La cause semble en être que cet ancien moulin apparrtenait
en fait non pas aux Barnabites d’Étampes, mais à ceux de
Paris (cf. Marquis 192). C’est donc à Paris qu’on pourra trouver
plus d’informations sur l’histoire ancienne de ce moulin: mais dans quel
fonds d’archives? (B.G. 2011)
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1793
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Le 22 septembre 1793 (1er vendémiaire
an II), “déclaration
de feu Crosnier, homme de loi demeurant à Étampes, section
du nord, procureur au bailliage (...*) chargé de l’affaire de la maison
des Barnabites (...), demandant le rétablissement du moulin Fouleret,
bâti sur leur propriété de Girofosse, faubourg Saint-Pierre,
exposant la situation des revenus de la maison insuffisantes, à moins
de secours de la maison de Paris, propriétaire du fief de Girofosse
et du moulin Fouleret (...), laquelle répondit que pour le moment
elle ne le pouvait, mais prendrait le mémoire de Crosnier en considération
(...)”.
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Texte cité par Marquis 191, extrait
d’un “manuscrit
des moulins” qu’il situe ailleurs “aux Archives départementales” (alors de Seine-et-Oise).
Je supprime ici l’indication par Marquis “17 fructidor an VIII” (6 juin 1800), l’auteur
s’étant visiblement embrouillé et ayant interverti cette
date avec celle qu’il donne à la fin du document, du document final, “1er vendémaire an
II” (22 septembre
1793).
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1796
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Le 3 septembre (17 fructidor) “Hugo Gaudon, propriétaire
d’un grand jardin à Girofosse, le long de la Juine, demanda l’autorisation
de construire un moulin entre le portereau de Vauroux et le moulin de
Saint-Pierre, à l’endroit où il y avait jadis une usine dont
la vanne et le glacis subsistent encore.”
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Texte cité par Marquis 191, tiré
d’un texte daté
du 6 juin 1800 dans un “manuscrit des moulins”, qu’il situe ailleurs “aux Archives départementales” (alors de Seine-et-Oise).
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1800
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D’après un texte du 6 juin (17
prairial an VIII), “le bien étant national, et le
procès-verbal d’adjudication, d’après les lois, tenant lieu
de titre à l’acquéreur (...), huit propriétaires
consentant à la reconstruction de ce moulin et trois seulement
s’y opposant (...), le rapport de l’ingénieur des ponts et chaussées
conclut à la réédification du moulin Fouleret.”
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Texte cité par Marquis 191, tiré
d’un texte daté
du 6 juin 1800 dans un “manuscrit des moulins”, qu’il situe ailleurs “aux Archives départementales” (alors de Seine-et-Oise);
les conclusions de cet ingénieur doivent être de peu antérieures
(B.G.)
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1800
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Le moulin est reconstruit par Pierre
Guyot.
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SV&SH 72, sans référence.
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1800
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Le 22 août (4 fructidor an 8), procès-verbal signé Petit,
Fournier et Danbroche, avec un plan annexé, et rapport de l’ingénieur
particulier. |
Mémoire de Millochau
de 1832 (ci-dessous retranscrit), Millochau joignant à son mémoire
un exemplaire de ce plan, dont une photo est donnée ci-dessus.
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1800
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Le 22 août, le
plan en question porte les inscriptions suivantes: Inscriptions portées
sur le plan: “Coupe transversale prise d’alignement à la vanne mouleresse
faisant voir la hauteur des murs qui existaient dans l’eau, ainsi que
le fond du noc et le dessus du sous-gravier de la dite vanne mouleresse.
— Élévation de l’ancien mur de campagne, d’écluse et
rayeure du moulin Fouleret, depuis le fond de la dite rayeure, dessus du
noc jusqu’à la ligne rouge A qui est le dessous de l’eau passant sur
la hausse du portereau de Vauroux, le suplus de ce mur est de construction
nouvelle. L’on voit en même temps en profil la coupe de l’ancienne
construction des noc, saule, sous-gravier de la vanne moulerese et écluse.
— Ligne de niveau empruntée pour l’opération. — Plan des bâtimens
et unsines, et de l’emplacement de l’ancine moulin, rayeure, décharge,
écluse, rivière, carrefour et chemin de vidange des Prés.
— Jardin. — Emplacement de l’ancien moulin Fouleret. — Jardin. — Rayeure.
— Mur porte-chevellier. — Décharge de la grande vanne. — Mur séparant
la décharge de la rivière. — Déversoir de l’écluse.
—Batardeau. — Lit de la rivière intercepté pendant l’opération.
— Écluse. —Batardeau. — Carrefour, dit le Carrefour du moulin Fouleret
où sont amocelés des pierrotis et gravois paraissant provenir
d’anciennes ruines. — Chemin de la Vidange des Prés. — Echelle de
dix toises. — Echelle de vingt mètres. — Imprimerie de Bichebois aîné.”
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Photo ci-dessus.
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1800
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Le 30 décembre (8 vendémiaire an 9), rapport de l’ingénieur
en chef Pioche, d’accord avec les experts précédents pour
constater l’existence d’un déversoir de l’ancien moulin Fouleret.
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Mémoire de Millochau
de 1832 (ci-dessous retranscrit).
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1800-1863
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Pièces relatives au moulin de Gérofosse sur la
Juine, 1800-1863 conservées aux Archives municipales. |
Archives municipales 3O D25 (Inventaire de Clément
Wingler)
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1801
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Le moulin de Girofosse n’a qu’une roue
et a pour meunier. Le nom du contribuable n’est curieusement pas mentionné.
Il peut produire 26 quintaux de farine par jour pour les marchands et
négociants.
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État des moulins de 1801, éd.
Gineste (ici)
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1802
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Le 23 novembre (2 frimaire
an XI), arrêté préfectoral fixant la hauteur du déversoir
du moulin de Gérofosse 22 centimètres plus bas qu’il ne lui
sera accordé plus tard.
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Arrêt du 23 août
1836 transcrit ci-dessous.
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1808
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Le 30 avril 1809, à
la demande du maire sur requête de l’administration supérieure,
le notaire étampois Venard donne une liste des beins autrefois possédés
par le collège. Voici le troisième de ses vingt-six items:
“3°
Une maison et un grand jardin situés au hameau de Gérofosse,
près le faubourg Saint-Pierre d’Étampes, avec le droit de
moulin sur la Juine, maintenant en la possession de Hugo Gandon qui
y a fait construire un moulin.”
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Texte édité
par Charles Forteau, in Le collège Geoffroy-Saint-Hilaire à
Étampes, Étampes, Lecesne-Allien, 1910, pp. 95-98,
spécialement p. 96
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1810
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A l’occasion de la constitution du tribunal
de commerce de Dourdan il est demandé au maire des renseignements sur
les manufacturiers et fabricants les plus distingués
d’Étampes. Millochau emploie deux ouvrier. La valeur de
sa production annuelle s’élève à 12.000 francs, son
capital à 60.000 francs, son revenu annuel à 3.000 francs.
L’origine de sa fortune est ancienne. Il a vingt-huit ans et un seul enfant.
Il est actif et laborieux. Il peut se déplacer facilement
à Dourdan. A la question: “Ses lumières s’étendent-elles
au delà de sa profession? A-t-il reçu une éducation
qui lui permette de bien énoncer et de bien rédiger
ses idées?” le maire ne répond pas (Il
répond seulement: “Oui” pour 8 meuniers sur 22). |
État des moulins de 1810, éd.
Gineste (ici)
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1816
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??
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État des moulins de 1816, édition
Gineste (ici)
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1822
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Le meunier est Louis Drot (“Drot Louis à Girofosse”).
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État des moulins de 1822, édition
Gineste (ici)
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1823
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Le 14 août naissance
d’une fille du meunier: Le 1er mai 1826, naissance du fils aîné
du meunier: “Du jeudi quatorze août mil huit cent vingt trois,
une heure de relevée. — Acte de naissance de Hortense Rosalie Millochau,
du sexe féminin, née ce jour à trois heures du matin,
chez ses père et mère, fille en légitime mariage
de sieur Charles Marie Millochau, marchand meunier,
âgé de trente ans, et de dame Léonide Rosalie Grivot
son épouse, âgée de vingt un ans, domiciliés
de cette ville à Gérofosse. — Les témoins ont été
les sieurs Mathurin Laurent Millochau, négociant, âgé
de trente six ans, oncle paternel de l’enfant, et Gilles Innocent Gerosme,
propriétaire, âgé de trente quatre ans, domiciliés
de cette ville. — Sur la représentation de l’enfant, et sur la déclaration
de dame Etiennette Adélaïde Boivin veuve Fortin sage-femme, âgée
de quarante cinq ans, qui a ainsi que le père de l’enfant et les
témoins, signé avec nous après lecture faite. —C.les
Millochau père. — Millochau fils — Gerosme fils — Vve Fortin — Tullières.”
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Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste 2011)
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1826
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Début de la longue
procédure lancée contre Millochau et son moulin par les meuniers
des moulins de la Juine en aval.
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Mémoire de Millochau
de 1832, ci-dessous.
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1826
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Le 1er mai 1826, naissance
d’un fils du propriétaire, qui n’est plus meunier: “Du mardi deux
mai mil huit cent vingt six, deux heures de relevée. — Acte de naissance
de Charles Emile Millochau, du sexe masculin, né d’hier à
sept heures du soir, chez ses père et mère, fils en légitime
mariage de sieur Charles Marie Millochau, propriétaire,
âgé de trente trois ans, et de dame Léonide Rosalie
Grivot son épouse, âgée de vingt quatre ans, domiciliés
de cette ville rue Evezard N°4. — Les témoins ont été
les sieurs Louis Denis Cuel propriétaire, âgé de quarante
cinq ans, oncle de l’enfant, à cause de Catherine Thérèse
Millochau son épouse, et Mathurin Laurent Millochau marchand meunier,
âgé de trente neuf ans, oncle de l’enfant, domiciliés
de cette ville. — Sur le représentation de l’enfant, et sur la déclaration
du père d’icelui, qui a ainsi que les témoins, signé
avec nous après lecture faite. — Millochau fils — C.les Millochau
père. — D. Cuel — Boivin Chevallier.”
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Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste 2011)
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1827
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Le 16 juin, procès-verbal de l’ingénieur
Lequesne, dans lequel selon Millochau ses adversaires auraient reconnu
que la surélévation du niveau de la Juine n’était
pas de son fait.
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Mémoire de Millochau
de 1832, transcrit ci-dessous.
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1827
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Le 28 août, arrêté suspensif
du préfet de Seine-et-Oise.
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Mémoire de Millochau
de 1832, transcrit ci-dessous.
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1827
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En octobre, enquête de commodo
et incommodo.
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Mémoire de Millochau
de 1832, transcrit ci-dessous.
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1829
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Les 20, 21 et 22 août 1829, procès
verbaux de quatre ingénieurs des Ponts et
Chaussées, dont Sénéchal. Redécouverte du seuil au portereau
de Vauroux, aux frais des défendeurs.
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Mémoire de Millochau
de 1832, transcrit ci-dessous.
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1830
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Le 6 mars, rapport de l’ingénieur
Sénéchal.
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Mémoire de Millochau
de 1832, transcrit ci-dessous.
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1830
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Le moulin de Gérofosse produit
200 sacs de farine par mois.
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État des moulins de 1830, édition
Gineste (ici)
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1830
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Le moulin apparaît
sur un plan des alentours de 1830 avec la mention “Moulin de Girofosse (Mr Millochau)”.
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Archives municipales
d’Étampes 3O C9 (dont un cliché ci-dessus)
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1831
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Le moulin de Gérofosse appartenant
à Charles Marie Millochau emploie deux ouvriers.
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État des moulins de 1831, édition
Gineste (ici)
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1832
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Le 15 mars, arrêté du préfet de Seine-et-Oise.
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Mémoire de Millochau
de 1832, transcrit ci-dessous.
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1832
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Le 22 avril 1832, mémoire présenté
à la Direction générale
des Ponts-et-Chaussées par Poussin-Béchu, Laperche, Mainfroy-Huet.
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Mémoire de Millochau
de 1832, transcrit ci-dessous.
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1832
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Mémoire rédigé
par Millochau, défendeur (accompagné du plan reproduit
ci-dessus): “Nouveaux documents
à consulter sur le moulin de Gérofosse, (anciennement moulin
Fouleret), par M. Charles Millochau; en réponse à un Mémoire présenté
à la Direction générale des Ponts-et-Chaussées,
par ses adversaires, le 27
avril 1832. — [(Mention manuscrite:) Déposés
aux archives de la ville d’Étampes par l’auteur.] [p.2] [vierge] [p.3] A la direction générale
des Ponts-et-Chaussées et des Mines. — Étampes (Seine-et-Oise)
— Affaire du Portereau de Vauroux et du moulin de Gérofosse,
anciennement appelé moulin Fouleret. —
Documens, extraits de pièces
authentiques non encore étudiées, et pour être réunis
au dossier concernant l’ancien moulin Fouleret, aujourd’hui Gérofosse;
— avec un plan figuratif très-détaillé
de toutes les parties formant son ancien systême hydraulique extérieur,
et de ses fondations originaires; pour servir de complément à
la défense dudit moulin de Gérofosse; —
par M. Ch. Millochau, propriétaire. — Monsieur le
Conseiller-d’État, directeur général, — Une instance
relative au moulin de Gérofosse et au Portereau de Vauroux, commune
d’Étampes, est pendant depuis plus de six années devant l’Administration
supérieure de Seine-et-Oise; dans le cours de ces six années
trois instructions furent successivement faites, et, à chaque
fois, controversées par les nombreux intéressés.
— Cette instance, si péniblement élaborée, au prix
de soins fastidieux et des plus scrupuleuses recherches de la part des
honorables et habiles ingénieurs charger de la sortir du dédale
[p.4] obscur où l’intrigue et les
passions l’aveint insidieusement engagée, était enfin arrivée
à son terme. — Quatre ingénieurs, dont deux en chef, et
un préfet, après avoir approfondi la matière en litige
avec toute la maturité que réclamaiat un aussi grave sujet,
trouvant leur religion suffisamment éclairée, avaient cru
devoir prononcer d’après l’impulsion de leur profonde et intime conviction.
— Cette quintuple et identique décision, marquée au coin
de la plus sévère impartialité, décision qui
n’a été sollicitée ni surprise, quoi qu’ils en aient
dit, fut encore violemment attaquée par MM. Poussin-Béchu,
Laperche, Mainfroy-Huet, dans un mémoire qu’ils vous présentèrent,
monsieur le Directeur général, le 27 avril 1832. — Après
avoir soulevé eux-mêmes devant l’Administration tous
ces scandaleux débats, ils viennent, dans ce mémoire, gros
de faits tronqués, décliner la compétence de cette
administration, qui, dans sa haute sagesse, rend aussi, elle, des arrêts
et non des services; ils la déclinent, enfin, parce qu’elle n’a pas
voulu s’associer à leur acte de spoliation. — Le soussigné
ne suivra pas MM. Poussin-Béchu, Mainfroy et consorts, dans leur systême
de digressions et de dénégations, qui caractérise si
particulièrement leur mémoire du 27 avril 1832; ils y outragent
et la vérité et le caractère honorable des Administrateurs.
Dans leur aveuglement, ils appellent injustes les actes qui ne consacrent
pas l’injustice à leur profit; ils contestent jusqu’à l’exactitude
des opérations qui ont eu pour témoin la population presque
entière de la ville d’Étampes, tels sont les procès-verbaux
des 20, 21 et 22 août 1829 (Voir au dossier général de
l’affaire), par M. l’ingénieur Sénéchal; ils présentent
avec perfidie des calculs qu’ils opposent à ceux des hommes les plus
instruits dans l’art du génie; ils essaient à surprendre la
religion de l’Adminitration en tronquant les faits; enfin, les bases de leurs
allégations, [p.5], dans ce mémoire, sont fausses,
sciemment fausses dans leur propre conviction, et méritent la réprobation
la plus complète; et, en effet, malgré leur présomptueuse
assurance, pourraient-ils soutenir qu’ils sont plus sûrs de leurs
chiffres que quatre ingénieurs, dont deux en chef? C’est un ridicule
qui se réfute lui-même. — Le soussigné, propriétaire
du moulin de Gérofosse, va donc traiter ici la question directement
relative à son moulin. — Historique du
moulin de Gérofosse, anciennement appelé moulin Fouleret,
et réédifié l’an 10 sur ses anciennes fondations.
— MM. Poussin-Béchu, Laperche, Mainfroy-Huet, Baron-Huet, et Ch.
Huet, présentent le moulin du soussigné comme un de ces intrus
toujours à charge de la société, qui serait venu s’interposer
entre le portereau de Vauroux et leurs moulins, depuis trente ans seulement,
et au mépris de leurs droits acquis. — Le soussigné pourra
facilement légitimer, aux yeux de l’autorité, l’existence
de son moulin, qui a été réédifié seulement
et positivement l’an 10, sur ses anciennes ruines; il prouve, par les commandement
et bail joints à l’appui du présent (Voyez les Nos 1 et 2),
à la date de 1674 et 1690, que le moulin appelé Fouleret
jadis, et aujourd’hui Gérofosse, a une existence assez ancienne
pour mériter quelque considération aux yeux d’une Administration
sage et paternelle; il ne présentera pas ces documens, quoique
authentiques, comme un droit exclusif à sa chute actuelle, bien
que son moulin en ait eu une plus élevée originellement,
ainsi qu’on va le voir ci-dessous, mais bien comme un fait matériel
indestructible, constatant l’ancienne existence de cette usine. — Le soussigné
prouve encore, d’une manière irrécusable, [p.6] cette antique existence,
par le plan figuratif ci-joint et annexé à
un procès-verbal du 4 fructidor an 8, signé Petit, Fournier
et Danbroche (Voyez le procès-verbal, N°3, et le plan N°3
bis). — Cet ancien état des lieux, si bien dépeint par le
rapport des trois experts ci-dessus, est rapporté en outre dans deux
procès-verbaux, dont un de M. l’Ingénieur particulier, en
date du 4 fructidor aussi an 8 (Voyez le N°4), et l’autre de M. l’Ingénieur
en chef Pioche, à la date du 8 vendémiaire an 9 (Voyez le
N°5 joint à l’appui), tous deux d’accord avec MM. Petit, Fournier
et Danbroche, reconnaissent et constatent l’existence dans la Juine des
vestiges de l’ancien moulin Fouleret, y compris (circonstance capitale dans
l’affaire pour MM. Les ingénieurs chargés d’en expliquer
les conséquences) l’existence de l’ancien déversoir de cette
usine, ce qui pourrait, au besoin, suffire à prouver à l’Administration
l’identité parfaite et irrécusable dans sa destination perpétuelle
entre le déversoir de l’ancien moulin Fouleret, comme régulateur
né des eaux au Portereau de Vauroux, et le déversoir du moulin
de Gérofosse, aujourd’hui appelé de nouveau à servir
de régulateur dans la même circonstance, en raison de l’intime
connexité qui lie ces deux positions, et ce qui vient corroborer
cette opinion, c’est qu’il n’existait pas anciennement de déversoir
au moulin de St-Pierre, placé immédiatement au-dessous
de celui de Gérofosse. Ce moulin St-Pierre, et c’est un fait positif,
n’a de déversoir que depuis l’an 10, ainsi que le prouve le procès-verbal
du 22 floréal même année, dans lequel on lui prescrit
d’en établir un (Voir au dossier général de l’affaire).
— Dans cet état des lieux (Voyez le rapport, N°3), fait avec
le plus grand soin, et les investigations les plus minutieuses, par MM.
Petit, Fournier et Danbroche, on y trouve constaté, d’une manière
irrécusable, l’ancienne chute, et probablement cette originaire
du moulin Fouleret; on y voit que cette [p.7] chute, dont tous les détails
sont si exactement circonstanciés, était autrefois, et à
une époque très-reculée, de 22 pouces 3 lignes.
— Ainsi, le moulin de Gérofosse a eu bien incontestablement autrefois
22 lignes 3 lignes de chute, aujourd’hui il n’a plus que 20 pouces, et
on lui en conteste 8, c’est-à-dire les deux cinquièmes; et
qui élève encore cette contestation ? — C’est le cas, sans
doute, de rappeler que M. Béchu, au moulin de St-Pierre (représenté
aujourd’hui par M. Poussin-Béchu, son gendre), a envahi 12 et 15
pouces de la chute du moulin de Gérofosse, ainsi que le constate
M. Gasser, ingénieur, dans son procès-verbal du 10 juin 1792
(Voir ce Rapport au dossier général de l’affaire), où
il mentionne simultanément, et du fait de M. Béchu alors,
deux contraventions énormes, l’une par l’élargissement de
8 pouces dans les rayères du moulin de St-Pierre, c’est-à-dire
plus d’un sixième et sur toute l’épaisseur de la Juine,
au-delà des limites légales fixées le 12 juin 1788
par la maîtrise des eaux-et-forêts, ce qui dépouillait
le Juineteau d’autant, et l’autre, par ce exhaussement illicite, de 12
et 15 pouces, qui était autant de chute usurpée au moulin
supérieur de Gérofosse, dit Fouleret alors. — M. Béchu
a commis toutes ces fraudes à cette époque, parce que, d’une
part, son moulin n’avait pas encore de déversoir, et d’autre, parce
que l’ordre religieux des Barnabites, auquel appartenaient les ruines du
moulin Fouleret, n’avait pas les moyens de relever ce moulin, ni même
ceux d’intenter une action civile au délinquant, représentant
encore en 1788 le tout-puissant seigneur et marquis de Valory, son propriétaire.
Voilà enfin le systême de légalité opiniâtrement
suivi par MM. Béchu et Poussin-Béchu, son gendre et continuateur,
depuis 1788 jusqu’à ce jour, dans toutes les contestations survenues
entre le portereau de Vauroux et le moulin de St-Pierre; et aujourd’hui encore
les cinq plaignas [p.8] veulent se faire un titre de toutes
leurs spoliations anciennes, afin d’en consommer de nouvelles, à
l’aide des défonçages successifs qu’ils ont faits depuis 25
à 30 ans dans le bief supérieur au moulin de Gérofosse
jusqu’au Portereau de Vauroux, et qu’ils méditent encore, s’ils
obtenaient un abaissement quelconque au déversoir de Gérofosse.
— Il est donc bien démontré ici que le moulin de Gérofosse
a une existence fort ancienne, et probablement aussi ancienne que celle du
portereau même, à raison de son ancien déversoir régulateur;
qu’aujourd’hui, avec ses 22 centimètres de suélévation,
ce moulin a encore2 pouces 3 lignes de moins que la chute qui lui était
attribuée originairement; que c’est M. Béchu, à St-Pierre,
qui l’a frustré, par son exhaussemnt frauduleux précité,
de 12 et 15 pouces, et que Poussin-Béchu, aujourd’hui principal
instigateur, fidèle aux traditions de son beau-père, veut,
de concert avec ceux qu’il a pris pour appui dans sa cause, lui en enlever
8 pouces sur celle dont il jouit depuis plus de 25 ans, ainsi que cela est
reconnu et consacré par les adversaires eux-mêmes dans le procès-verbal
de M. l’ingénieur Lequesne, en date du 16 juin 1827 (joint à
l’appui du présent, sous le N°6), où ils déclarent
que la surélévation n’est pas du fait de M. Millochau,
et surabondamment constaté encore dans les considérans de
l’arrêté suspensif de M. le préfet, à la date
du 28 août 1827. Passons à la question de fait. — Le moulin
de Gérofosse, avec son déversoir actuel de 54 centimètres,
fait-il refluer les eaux au portereau de Vauroux d’une manière
préjudiciable aux intérêts des cinq usiniers réclamans
sur la Juine? — (C’est là toute la question.) — Le moulin de Gérofosse,
tel qu’il est aujourd’hui, ne porte aucune atteinte aux droits des cinq
plaignans; ce fait va être péremptoirement pouvé.
—[p.9] le procès verbal de MM. Petit,
Fournier et Danbroche, à la date du 4 fructidor an 8, article de leur
nivellement de la Juine, constate positivement la hauteur des eaux au portereau
de Vauroux, lors de leur opération; ces hommes de l’art reconnaissent
et déclarent que la superficie des eaux à ce portereau est
à 8 pouces 10 lignes au-dessus de l’arrête supérieure
du portereau, côté de la Juine. Voilà pour la description
de l’état des lieux, antérieur de deux ans à la réédification
du moulin de Gérofosse, circonstance importante à remarquer
dans l’affaire. — Aujourd’hui, le volume d’eau fourni par le pertuis au
portereau de Vauroux, et calculé, en 1829, d’après la pression
supérieure, est estimé, par MM. Les ingénieurs, devoir
correspondre à celui de 8 pouces 10 lignes et demie (Voir le Rapport
de M. l’ingénieur Sénéchal, à la date du 6 mars
1830), concordance sensiblement égale; voilà maintenant pour
l’état actuel des choses au portereau, comparé à celui
qui a précédé la réédification de Gérofosse.
— Ce qui précède n’est point un argument hypothétique,
mais bien un fait positif, matériel et indestructible dans la cause;
ce sont les hommes de l’art qui parlent ici. — On voit donc là une
différence d’une demi-ligne d’eau, dans la comparaison de ces deux
états faits à 29 ans d’intervalle. — Maintenant, rappelons
ici l’ancien état de 1788 au portereau, et l’on verra dans l’exposé
contenu au rapport pré-cité, du 6 mars 1830, par M. Sénéchal,
que cet ingénieur constate que le volume d’eau passant le 12 juin
1788 à ce portereau est de 8 pouces 10 lignes et demie, conséquemment
le déversoir de Gérofosse aurait été sans influence
au portereau depuis cette époque si reculée, puisque aujourd’hui
ce volume est encore le même qu’en 1788: ces faits parlent assez
haut. — Ainsi donc, le déversoir de Gérofosse si inoffensif
aux cinq plaignans, tel qu’il existe aujourd’hui, et sans pouvoir subir
[p.10] la plus légère modifocation,
accomplit, dans toute l’acception rigoureuse du mot, les vœux de sa destination
originaire et perpétuelle, en garantissant les doits du Juineteau
à la prise d’eau de Vauroux, et c’est à cette ancienne surélévation
salutaire de 22 centimètre qu’est due une si longue paix sur les deux
rivières; c’est elle, et elle seulement, on ne craint pas de l’affirmer
ici, qui a paralysé tous les efforts constans faits par ces cinq plaignans,
depuis 25 à 30 ans, pour retirer au portereau cette eau qu’ils convoitent
avec tant de persévérance, au moyen de tous ces curages et
défoncemens si significatifs, et si accusateurs même, opérés
tous les ans à leurs frais, dans le bief supérieur au moulin
de Gérofosse jusqu’au portereau de Vauroux. — Les adversaires du soussignéne
peuvent plus donc aujourd’hui, et d’après la justification qui
précède, imputer au déversoir de Gérofosse
la perte qu’ils prétendent éprouver au portereau, puisqu’elles
eaux sont aujourd’hui à ce lieu ce qu’elles étaient en
1788 et en l’an 8, deux ans avant la réédification de ce
moulin; qu’ils consultent leurs souvenirs, et qu’ils fassent quelques
recherches, ils trouveront sans doute celui qui leur doit raison d’une
telle action, et ils auront à examiner si, dans la circonstance,
quelques-uns n’ont pas été dupes d’une mystification. — Tous
les faits précités sont irrécusables; ils reposent
sur des documens authentiques émanans des hommes de l’art; ces documens
sont d’une évidence palpable, et nul n’en saurait contester le mérite
dans la cause. — Quel prétexte pourrait servir désormais
à éterniser cette affaire; touts les transactions des défendeurs
sont entravées par un tel état de suspension. — Les cinq
demandeurs sur la Juine, au contraire, et cela est prouvé, ne souffrent
aucunement de l’état des choses; ils n’ont rien à perdre
à l’arrêté pris le 15 mars 1832 par M. le [p.11] préfet de Seine-et-Oise;
ils ont au moins autant d’eau qu’en 1788, et ils en ont plus que ne leur
attribuent leurs observations consignées à l’enquête
close en décembre 1831, ainsi que le déclare fort judicieusement
M. l’ingénieur en chef Dastier, que peuvent-ils demander autre chose;
leur chute est à l’abri de toute atteinte dans la question ? —
Ils soutiennent enfin que l’administration est incompétente à
régler les droits des parties en la circonstance, malgré
qu’ils l’aient eux-mêms inverti de l’affaire. — Le jugement ci-annexé
(Voyez le N°7) du tribunal d’Étampes, en date du 23 août
1832, vous prouve, Monsieur le Directeur général, par son
lumineux dispositif, que M. le préfer a agi dans le cercle de ses
attributions que la loi lui confère; qu’il a très-complètement
rendu son arrêté du 15 mars 1832, et que cet arrêté
enfin est très-injustement critiqué par les cinq adversaires.
— «Les préfets sont les seuls competens pour régler
la hauteur des euax et des déversoir; cette compétence résulte
de l’article 16, § 2, de la loi du 28 octobre 1791, de l’arrêté
du Directoire du 19 ventose an 6, et de la jurisprudence constante du
Conseil-d’État.» — Et, d’ailleurs, l’Administration n’a pas
fait un partage d’eau arbitraire; M. le préfet n’a fait que maintenir
et confirmer l’état des eaux au Portereau, tel que cet état
est constaté, et à plusieurs reprises, depuis 1788, et enfin
antérieurement à la réédification de Gérofosse
— Vous le voyez, Monsieur le Directeur général, c’est un
nouveau moyen dilatoire ajouté à tous ceux qui l’ont précédé.
—Il est encore un moyen certain d’apprécier la justice des réclamations
de MM. Poussin-Béchu et consorts; et, sans plus de circonlocution,
le soussigné va aborder cette question et la simplifier, pour
en finir avec ses adversaires. — Ils attaquent l’exhaussement du déversoir
de Géroffose, [p.12] parce que, disent-ils, cet exhaussement
provoque au portereau de Vauroux une déperdition d’eau qui leur
appartient exclusivement. — Quoique le contraire soit ici bien établi,
on admet pour un moment que leur prétention soit fondée,
aumoins doivent-ils subir la loi commune, et fournir la preuve de ce qu’ils
avancent, puisqu’ils sont demandeurs, car, jusqu’ici, l’Administration les
aurait cru sur leur parole, qui n’est pas une garantie suffisante dans la
cause; s’ils ont des droits, et cela n’est pas douteux, ces droits ont des
limites; et jusqu’alors on a négligé d’interroger ces droits
et leurs limites. — C’est ici le cas de rappeler péremptoirement
que leurs droits positifs, et sans qu’ils puissent en invoquer d’autres
au volume des eaux de la Juine, résultent de l’ordonnance de la maîtrise
des eaux et forêts à la date du 12 juin 1788 (Voir le plan
et l’ordonnance annexés au dossier général de l’affaire).
— Reconnaissons d’abord le volume d’eau que devaient débiter deux
rayères de chacune 21 pouces, ensemble 42 pouces, ainsi que le prescrit
impérativement l’ordonnance précitée. — Cette ordonnance
renferme tous les détails les plus exacts du systême hydraulique
extérieur imposé alors à M. Béchu (ajourd’hui
Poussin-Béchu, son gendre). On y trouve tous les renseignemens relatifs
au règlement des eaux du moulin St-Pierre; après vérification
faite, on aura la quantité donnée, formant les droits des
quatre autres plaignans qui lui sont inférieurs dans la Juine; puis
après, comparons ce volume ancien au volume que débitent aujourd’hui
ces deux moulins St-Pierre, et on aura la mesure exacte de la justice des
demandes présentées si insidieusement par MM. Poussin-Béchu
et consorts. — C’est alors qu’on verra laquelle des deux parties contendantes
(des cinq demandeurs, ou des nombreux défendeurs) [p.13] sera la mieux rétribuée
dans le partage des eaux de la Juine, depuis le 12 juin 1788, date certaine
des droits et lmimites assignées aux quatre adhérens de
M. Béchu, alors meunier à St-Pierre, qui n’a pas craint
lui, à cette époque, de sortir de ses limites légales,
en pratiquant un élargissement bien constaté de8 pouces
dans ses rayères, avantage qui a également profité
aux autres plaignans de ce jour, ainsi qu’il est clairement démontré,
et en outre par ses exhaussemens illicites si attentatoires à la
chute de l’ancien moulin Fouleret, aujourd’hui Gérofosse. — Tout
autre moyen serait un vain subterfuge qui conduirait au piège tendu
par les adversaires, dans le but d’éterniser l’affaire, en attendant
quelque chance favorable à leur projet d’envahissement. — Il
faut le dire ici, l’enquête de commodo et incommodo qui fut faite
en octobre 1827, et où comparurent un grand nombre d’intéressés,
la découverte du seuil au portereau de Vauroux en août
1829, par M. Sénéchal, aux frais des défendeurs,
qui ne recherchaient que la vérité quelle qu’en pût
être la conséquence contraire à leurs intérêts;
et enfin, cette dernière enquête sur les variations de la
Juine, en 1831, et où nos adversaires se sont opposés à
eux-mêmes, frappent de stérilité à l’avance
toutes les opérations qui pourraient succéder à
ces instructions si mûrement élaborées. — Ce dernier
moyen tout surabondant dans la cause, que le soussigné propose
ici, est uniquement pour dessiler entièrement les yeux de l’Administration
sur le compte de ses adversaires, et de leurs argumens captieux, la fxer
sur le degré de confiance à leur accorder dans l’affaire,
et les débouter pour toujours de leur injuste prétention.
— MM. Poussin-Béchu, Laperche, Mainfroy-Huet, Baron-Huet, et Ch.
Huet, par les mêmes inspirations qui leur ont fait [p.14] repousser la recherche de
l’ancien seuil au portereau de Vauroux, et dont la découverte a
jeté tant de lumière dans la cause; s’il est employé,
quoique pouvant paraître inutile à une convition déjà
formée par tous les faits positifs qui précèdent,
la vérité sortira encore une fois triomphante de toutes les
épreuves qu’elle a eu à subir depuis plus de six ans, dans
cette même affaire, et réduira enfin au silence nos adversaires,
atteints et convaincus de reste de l’injustice de leur agression. —Résumé. — De tout ce qui précède,
il résulte péremptoirement: — 1° Que le moulin de Saint-Pierre
a plus d’eau que son règlement du 12 juin 1788 ne lui en attribue
(cela résulte d’un élargissement de 8 pouces dans ses rayères,
bien positivement constaté par M. Gasser, ingénieur, dans
son procès-verbal du 10 juin 1792), et que les quatre plaignans
qui reçoivent cette eau du moulin de saint-Pierre n’ont d’autres
droits que ceux fixés par l’ordonnance précitée du
12 juin1788 au profit de M. Béchu, meunier alors dudit moulin: —
2° Que le moulin Fouleret, aujourd’hui de Gérofosse, dont la destination
originaire était, par l’effet de son ancien déversoir, de
servir de régulateur pour la distribution des eaux au portereau de
Vauroux, avait autrefois 22 pouces 3 lignes de chute, et qu’aujourd’hui,
avec la même destination, il a, par le fait, 2 pouces 3 lignes de
moins, et en outre, tout ce qu’il a perdu par la surélévation
illégale faite dans les rayères du moulin de Saint-Pierre,
et constatée au procès-verbal de M. Gasser, à la date
du 10 juin 1792; — 3° Que le déversoir de Gérofosse, avec
sa hauteur actuelle de 54 centimètres ne tient pas, au portereau
de Vauroux, les eaux plus élevées qu’elles ne l’étaient
en l’an 8, c’est-à-dire, deux ans avant la réédification
de ce moulin: ce fait est positif, [p.15] il est concluant et suffirait
seul, au besoin, pour débouter les cinq plaignans; il est rapporté
en entier dans le procès-verbal de MM. Petit, Fournier et Danbroche,
à la date du 4 fructidor an 8, joint au présent, et postivement
confirmé en outre dans le rapport de M. l’ingénieur Sénéchal,
qui déclare que le niveau d’eau calculé par lui au portereau
de Varoux dans ses opérations des 20, 21 et 22 août 1829,
est sensiblement égal à celui constaté le 12 juin
1788, époque ancienne où d’après ces calculs ce volume
était de 8 pouces 10 lignes et demie, une demi-ligne de plus qu’en
l’an 8, au 4 fructidor, ce qui ajoute ici aux preuves déjà
fournies, une preuve nouvelle, authentique et irréfragable, que le
déversoir du moulin de Gérofosse n’a rien, absolument rien
changé à l’état des eaux au portereau, constaté
en 1788 et en l’an 8, puisque la réédification de ce moulin
ne date que de l’an 10 (Voyez au dossier général de l’affaire,
ce rapport de M. Sénéchal, à la date du 6 mars 1830);
— 4° Et enfin, qu’il est bien reconnu et constaté de nouveau dans
la cause, par Messieurs les ingénieurs, que le moulin de Gérofosse,
ave sa surélévation de 22 centimètres sur son
déversoir, ne porte aucun préjudice aux droits de MM. Poussin-Béchu,
Laperche, Mainfroy-Huet, Baron-Huet et Ch. Huet, d’où il résulte
incontestablement que le soussigné, propriétaire du moulin
de Gérofosse, aujourd’hui traité d’usurpateur (quoiqu’au procès-verbal
du 16 juin 1827, ces Messieurs aient déclaré que l’exhaussement
n’était pas de son fait), est la seule partie lésée
dans cette cause, et victime lui-même d’une usurpation considérable,
résultant des exhaussemens illicites faits et constatés au
moulin de Saint-Pierre, qui, par cet envahissement si coupable, a frustré
le soussigné d’une partie notable de sa chûte ancienne. — Le
moulin de Gérofosse (anciennement appelé Fouleret), n’a donc
fait que reprendre son antique possession en l’an 10,
[p.16] et encore n’est-il pas intégralement
rentré dans tous ses anciens doits; et cela est évidemment
démontré par la différence qui existe à son
préjudice (2 pouces 3 lignes en moins) entre sa chûte originaire,
et celle dont il jouit aujourd’hui, malgré cette surélévation
de 22 centimètre sur son déversoir depuis vingt-cinq à
trente ans. — Plein de confiance en votre équité et votre
sollicitude, administrative, — Le soussigné ose espérer, Mosnsier
le Directeur général, que vous voudrez bien maintenir et
confirmer l’arrêté de M. le Préfet de Seine-et-Oise,
en date du 15 mars 1832, relatif au règlement définitif du
déversoir du moulin de Gérofosse à Étampes;
vos profondes lumières vous en feront apprécier le mérite,
et dans votre haute sagesse, vous reconnaîtrez que ce n’est point
une faveur, ainsi que ses adversaires l’ont calomnieusement avancé,
mais bien un acte d’éclatante justice rendu au soussigné,
et vous ferez justice. — le soussigné a l’honneur d’être avec
le plus profond respect, — Monsieur le Directeur général,
— Votre très-humble et très-obéissant serviteur, —
Charles Millochau, jeune. — A. Guyot, Imprimeur du Roi,
rue Neuve-des-Petits-Champs, N°37.”
|
Archives Municipales 3O D25 (saisie Bernard Gineste, 2011; avec
photographie du plan y annexé, ci-dessus).
|
1834
|
Le moulin a pour propriétaire
Millochau-Jér. et pour locataire Lefevre. Il
n’a qu’un tournant et produit 350 sacs de farine par mois pour Paris. (A
la même date Millochau est propriétaire d’un autre moulin a
identifier à un seul tournant, loué à Lefèvre
qui produit 700 sacs de farine par mois pour Paris; ou bien est-ce l’inverse?)
|
État des moulins de 1834, édition
Gineste (ici)
|
1835
|
Le moulin de Gerofosse n’a qu’une roue.
|
État des moulins de 1835, édition
Gineste (ici)
|
1835
|
Ordonnance royale du 25 avril 1835 maintenant
à sa hauteur actuelle le portereau de Vauroux et autorisant l’exhaussement
existant au déversoir du moulin de Girofosse: “Vu notre ordonnance rendue, le 25 avril
1835, sur les dires et requêtes contradictoires des parties, laquelle
maintient définitivement la prise d’eau, dite le portereau de Vauroux,
dans l’état prescrit au procès-verbal des 20, 21 et 22 août
1829; ordonne qu’un dallage de fond et un repère seront établis
dans la rivière de Juine, au droit dudit portereau; autorise le
maintien du déversoir du moulin de Girofosse à sa hauteur
actuelle, à 22 centimètres en contre-haut de celle qui était
déterminée par l’arrêté du préfet, en
date du 2 frimaire an XI, faisant au surplus réserve expresse des
droits des tiers”. Ordonnnace
toujours en vigueur en 1838.
|
Arrêt du 23 août
1836 transcrit ci-dessous; cf. état des moulins de 1838,
édition Gineste (ici)
|
1835
|
Le 25 juillet, enregistrement d’un recours
devant le conseil d’État de Laperche, Penot, Ch. Huet, baron Huet,
héritiers Poussin, Béchu et Hardy, propriétaires de
moulins sur la Juine.
|
Arrêt du 23 août
1836 transcrit ci-dessous.
|
1835
|
Le 17 novembre, requête ampliative des mêmes. |
Arrêt du 23 août
1836 transcrit ci-dessous.
|
1835
|
Le 4 décembre, enregistrement
d’un mémoire en réponse de Sédillot, Gérosme,
comte de Viart et Millocheau.
|
Arrêt du 23 août
1836 transcrit ci-dessous.
|
1836
|
Le recensement de 1836 trouve
au n°10 de la rue de Gérofosse: “Charles
Marie Millochau, meunier, 43 ans — Léonide
Rosalie Grivot, sa femme, 34 ans — Charles Emile Millochau, fils, 10 ans”. |
Recensement de 1836, réédition
numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales
de l’Essonne (saisie Bernard Gineste 2011).
|
1836
|
Le 23 juin, enregistrement d’un autre mémoire
en réponse des mêmes.
|
Arrêt du 23 août
1836 transcrit ci-dessous.
|
1836
|
Le 14 juillet 1836, mémoire supplémentaire des mêmes.
|
Arrêt du 23 août
1836 transcrit ci-dessous.
|
1836
|
Le 23 août,
Arrêt final terminant
les poursuites contre Millochau: “(N° DCXXX.) —[23 août
1836.] — Moulins et usines; règlement. — (Perthuis de Vauroux.)
— Recours; voie non contentieuse; droits des tiers. — L’autorité
administrative est compétente pour faire, dans l’intérêt
général, un règlement sur le cours et la police des
eaux. — Un semblable règlement, lorsque toutes les parties ont été
entendues, n’est point susceptible de recours par la voie contentieuse.
— Mais il ne fait pas obstacle à ce que l’autorité judiciaire
connaisse des demandes d’indemnité que les usiniers se feraient
respectivement d’après leurs titres et les règles du droit
commun. — Des difficultés existaient, depuis longues années,
dans le département de Seine-et-Oise, au sujet du partage des eaux
entre la Juine et le Juineteau, et du règlement des usines, qui existent
en grand nombre au bord de l’une et de l’antre de ces deux rivières.—
Il est à remarquer que la Juine, qui passe maintenant sur le territoire
d’Étampes, traversait autrefois cette ville; et que le Juineteau,
alimenté en partie par la Juine au moyen d’un barrage on Portereau,
au-dessus duquel les eaux s’échappent, occupe l’ancien lit de cette
rivière. — Deux intérêts étaient donc ici en
présence: l’un qui voulait qu’il passât le moins d’eau possible
au-dessus du barrage; l’autre, au contraire, qu’il en passât le plus
possible. Quant aux titres et aux droits invoqués de part et d’autre,
tout était vague et incertain. — Des moyens de conciliation furent
tentés à diverses époques, et donnèrent lieu
à plusieurs décisions. La plus importante, celle qui satisfaisait
le mieux à tous les besoins, aux dispositions de laquelle il a paru
conséquemment nécessaire de revenir, remonte à l’an
IX. — Ces dispositions, consacrées par ordonnance royale, ayant rencontré
de l’opposition, le conseil d’état a été appelé
à prononcer. — Les opposants prétendaient que l’administration
avait excédé ses pouvoirs; car selon eux il s’agissait, non
de police, mais de répartition des eaux, non d’intérêt
général, mais d’intérêt privé, de questions
de titres, de servitude, de propriété, de prescription; il
s’agissait enfin de l’application des règles du droit commun. — Il
est résulté des explications données à ce sujet
par le ministre du [p.502] commerce et des travaux publics, que cette affaire,
liée il est vrai à une discussion de droits privés,
soulevait en même temps des questions de droit public et d’intérêt
général fort importantes. En effet, disait le ministre, les
mesures prescrites par l’ordonnance attaquée ont pour objet de procurer
à l’agriculture le plus de garanties, et au commerce le plus d’avantages
possibles, d’affranchir d’ailleurs les riverains de toute crainte, de tout
danger d’inondation. — Ces observations ont prévalu. Le pourvoi des
réclamants a été en conséquence rejeté.
Toutefois le conseil d’état a déclaré que le règlement
ne faisait point obstacle à ce que les tribunaux connussent des demandes
d’indemnité que les usiniers se feraient respectivement, d’après
leurs titres et les règles du droit commun. — M. — Louis-Philippe,
etc. — Vu la requête à nous présentée au nom des
sieurs Laperche, Penot, Ch. Huet, baron Huet, héritiers Poussin, Béchu
et Hardy, propriétaires de moulins sur la rivière de Juine,
près Étampes, département de Seine-et-Oise; ladite
requête enregistrée au secrétariat général
de notre conseil d’état, le 25 juillet 1835, et tendant à ce
qu’il nous plaise: — (1°) Annuler, pour incompétence et excès
de pouvoirs, notre ordonnance du 25 avril 1835, qui a maintenu à
sa hauteur actuelle la prise d’eau, dite le portereau de Vauroux, sur la
rivière de Juine, et autorisé l’exhaussement existant au déversoir
du moulin de Girofosse, sur la même rivière; — (2°) Renvoyer
les parties devant les tribunaux, comme seuls compétents, pour
statuer sur leurs prétentions respectives; — (3°) Condamner
les défendeurs aux dépens; Vu la requête ampliative
présentée par lesdits demandeurs, enregistrée au
secrétariat, le 17 novembre 1835, et dans laquelle ils persistent
dans leurs premières conclusions, ainsi que leur mémoire
supplémentaire, enregistré au secrétariat le 14 juillet
1836; — Vu les mémoires présentés au nom des sieurs
Sédillot, Gérosme, comte de Viart et Millocheau;
lesdits mémoires enregistrés au secrétariat, les 4 décembre
1835 et 23 juin [p.503] 1836, et dans lesquels ils concluent à
ce que l’ordonnance attaquée soit maintenue, et que les demandeurs
soient déclarés non recevables, avec dépens;
—
Vu l’avis
donné par notre ministre du commerce et des travaux publics, le
29 février 1836; — Vu le mémoire en réplique, enregistré
au secrétariat le 16 juin 1836, par lequel les sieurs Laperche et
consorts combattent l’avis émis par notredit ministre; persistant
du reste dans leurs premières conclusions; — Vu notre ordonnance
rendue, le 25 avril 1835, sur les dires et requêtes contradictoires
des parties, laquelle maintient définitivement la prise d’eau, dite
le portereau de Vauroux, dans l’état prescrit au procès-verbal
des 20, 21 et 22 août 1829; ordonne qu’un dallage de fond et un repère
seront établis dans la rivière de Juine, au droit dudit portereau;
autorise le maintien du déversoir du moulin de Girofosse à
sa hauteur actuelle, à 22 centimètres en contre-haut de celle
qui était déterminée par l’arrêté du préfet,
en date du 2 frimaire an XI, faisant au surplus réserve expresse
des droits des tiers; — Vu l’ordonnance de la maîtrise des eaux et
forêts, du 12 juin 1788; — Vu l’arrêté de l’administration
centrale du département de Seine-et-Oise, en date du 13 messidor
an VI, portant règlement provisoire sur la prise d’eau ou portereau
de Vauroux; — Vu l’arrêté pris le 29 germinal an IX, par le
maire de la ville d’Étampes, au sujet dudit portereau; — Vu l’arrêté
du préfet, du 2 frimaire an XI, relatif au règlement du moulin
Fouleret ou de Girofosse; — Vu les mémoires produits contradictoirement
par les parties, dans les instructions qui ont précédé
les diverses décisions ci-dessus visées, et en général
tous les documents, rapports et mémoires joints au dossier; — Vu
la loi du 12-20 août 1790, celle du 6 octobre 1791, [p.504] et les
arrêtés du gouvernement, des 9 et 19 ventôse an VI;
— Ouï Me Piet, avocat des sieurs Laperche et consorts; — Ouï Me
Jacquemin, avocat des sieurs Sédillot et consorts; — Ouï M.
Germain, maître des requêtes, remplissant les fonctions du ministère
public; — Considérant que l’ordonnance du 25 avril 1835 est un règlement
sur la police et le cours des eaux, dans l ’intérét général
des riverains de la Juine et du Juineteau, rendu dans les formes légales,
et toutes les parties intéressées entendues; — Qu’aux termes
des lois précitées, l’autorité administrative était
seule compétente pour faire un pareil règlement, et que
ce règlement n’est point susceptible de nous être déféré
par la voie contentieuse; — Que l’ordonnance attaquée réserve
expressément les droits des tiers, et ne fait point obstacle à
ce que les tribunaux statuent sur les demandes en indemnité que
les propriétaires d’usines pourraient se faire respectivement, d’après
leurs titres et les règles du droit commun; — Notre conseil d’état
entendu, — Nous avons ordonné et ordonnons ce qui suit: — Art. 1er.
Les requêtes des sieurs Laperche et consorts sont rejetées.
— 2. Les sieurs Laperche et consorts sont condamnés aux dépens.”
|
Annales des ponts et chaussées:
Partie administrative, Volume 6, Paris, A. Dumas, 1836, pp.
501-506 (saisie corrigée par Bernard Gineste d’après une
mise en ligne mixte par Google Books, ici).
|
1838
|
Mention d’un lavoir à laine à
côté du moulin.
|
FG-ELP 61 alléguant AD91 7S 26.
|
1838
|
Le moulin de Girofosse appartient à
Charles-Marie Millochau-Grevot. Mu par une seule roue
et occupant deux hommes, il fait de blé farine. Le déversoir
et la vanne sont toujours réglés par l’ordonnance royale
du 25 avril 1835.
|
État des moulins de 1838, édition
Gineste (ici)
|
1841
|
Le 26 février,
accident au moulin: “Le 26 de ce mois, le sieur Gagné, âgé
de 27 ans, aide garde-moulin chez M. Hénault, au
moulin de Gérofosse, était occupé à nettoyer
les engrenages, lorsqu’il fut pris tout-à-coup dans les rouages
qui lui arrachèrent un bras. Ce malheureux a été
transporté à l’hospice pour recevoir les soins que nécessite
sa position. Il est père de deux enfants.”
|
Abeille d’Étampes
29/6 (28 février 1841), p. 24 (dont scan ci-dessus).
|
1851
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Un plan figure le “moulin supérieur de Gérofosse
anciennement appelé le moulin Fouleret”.
|
FG-ELP 59 et 61 alléguant AD91
7S 30
|
1852
|
Le moulin de Gérofosse appartient
à Millochau Prévot qui à sa résidence
chez maître Hénault (Ultérieurement, à une date
indéterminée une main a ajouté au crayon sur l’état
de 1852: Maugars veuve). A la même date le moulin du Port appartient
à Millochau Gérosme.
|
État des moulins de 1852, édition
Gineste (ici)
|
1854
|
Un plan figure le “moulin de Gérofosse”, avec pour propriétaire
Milllochau.
|
Cliché Frédéric
Gatineau d’un plan aux AD91 (cote à retrouver) |
1859
|
Le 12 mai, mariage de la sœur du
futur meunier, Valentin Marchon (alors meunier à Chalo), elle-même
future mère du meunier encore suivant (Arthur Gilbon): “Du jeudi douze mai mil
huit cent cinquante neuf, heure de midi. — Sont comparus devant nous Faustin
Frédéric Barré, premier adjoint spécialement
délégué par le maire d’Etampes, officier public de
l’état civil de la dite ville. — Le sieur François Henry Gilbon,
cultivateur, âgé de trente un ans, domicilié à
Saint Fargeau, canton sud de Melun, né en la commune d’Etréchy
le vingt sept novembre mil huit cent vingt sept, fils majeur et en légitime
mariage de feu Louis Henry Gilbon, en son vivant cultivateur, décédé
en la dite commune d’Etréchy au hameau de Vaucelas le vingt quatre
janvier mil huit cent quarante neuf, et de Marie Françoise Adelaïde
Veron, son épouse, sa veuve, domiciliée au dit hameau de
Vaucelas; le dit futur veuf en premières noces de Angélique
Augustine Meunier décédée en la commune de Saint Fargeau
le dix huit février mil huit cent cinquante huit. — Et la demoiselle
Cécile Marie Victoire Marchon, sans profession, âgée
de vingt sept ans, domiciliée de cette ville chez sa mère,
née en la commune de Saint-Hilaire le quatre février mil huit
cent trente deux, fille majeure et en légitime mariage de feu Pierre
Alexandre Marchon en son vivant cultivateur, décédé
en la dite commune de Saint Hilaire le douze juin mil huit cent quarante cinq,
et de Geneviève Félicité Chenu, son épouse, sa
veuve, âgée de soixante sept ans, domiciliée de cette
ville place Saint Gilles. — Lesquels nous ont représenté leurs
actes de naissance, les actes de décès du père et de
la première épouse du futur, celui aussi de décès
du père de la future, le consentement au présent mariage donné
par la mère de la future par acte reçu par maître Fougeu,
notaire en cette ville, sous la date du dix neuf avril dernier, enregistré
à Etampes le vingt un du même mois et légalisé
par monsieur le président du tribunal de cette ville le vingt deux
avril, un certificat délivré par le même notaire sous
la date de ce jour constatant que les futurs époux ont fait un contrat
de mariage et les actes de publications du present mariage faits tant en
cette ville qu’en la commune de Saint Fargeau les dimanches premier et huit
mai présent mois sans opposition. — Et après avoir visé
ces pièces pour être années, nous en avons donné
lecture aux parties comparantes assistées des quatre témoins
ci-après nommés et qualifiés ainsi que du chapitre six
du titre de mariage sur les doits et devoirs respectifs des époux.—
Ensuite nous avons reçu la déclaration du sieur François
Henry Gilbon qu’il prend pour sa légitime épouse la demoiselle
Cécile Victoire Marchon, et celle de la demoiselle Cécile Victoire
Marchon qu’elle prend pour son légitime époux le sieur François
Henry Gilbon. — En conséquence nous avons déclaré au
nom de la loi que le sieur François Henry Gilbon et la demoiselle
Cécile Victoire Marchon sont unis par le mariage. — Tout ce que dessus
fait à Etampes en l’hôtel de la mairie, les portes ouvertes,
les dits jour, mois et an en rpésence et du consentement de la mère
de l’époux et aussi en présence des sieurs Charles Théophile
Trouillon cultivateur âgé de vingt neuf ans, beau-frère
de l’époux à cause de Marie Aline Gilbon son épouse,
domicilié à Mauchamp, François Alexis Meunier, cultivateur
âgé de soixante deux ans, beau-père de l’époux,
Valentin Pierre Marchon, meunier, âgé de trente ans, frère
de l’épouse, domicilié au moulin de Cherelle commune de Chalo
Saint-Mars, et Jules Louis Marchon, commis meunier, âgé de vingt
quatre ans, aussi frère de l’épouse, domicilié de cette
ville, qui ont signé avec les époux et nous adjoint susnommé,
la mère de l’époux ne le savoir, après lecture faite.
— C. V. Marchon — F. H. Gilbon — J. Marchon — Trouillon — Meunier — Marchon
— Fréd. Barré adj.”
|
Registre d’État civil d’Étampes
(saisie Bernard Gineste, 2011)
|
1881
|
Le moulin de Gérofosse, situé
rue de Gérofosse, est un moulin mixte, à eau et à
vapeur. Il est tenu par Valentin Marchon (alors que Jules Marchon
tient les moulins Notre-Dame et de Valnay, Paul Marchon les moulins Baildar
et Braban, et et Marchon Dupuis celui deVaujouan). Avec ses cinq paires
de meules il produit 40 sacs de farine par jour. |
Marquis 96; SV&SH
|
1888
|
Le 1er juillet, mariage à Ollainville du futur meunier, neveu de
Valentin Marchon: “L’an mil huit cent quatre-vingt-huit,
le premier juillet, à quatre heures du soir, par devant nous Jean-Louis
Dotteau, maire et officier de l’état civil de la commune d’Ollainville,
ont comparu le sieur Arthur Gilbon, cultivateur, né à
Vert-le-Grand (Seine-et-Oise), le vingt-huit avril mil huit cent soixante-quatre,
et y demeurant chez son père, fils majeur et légitime de
François-Henri Gilbon, cultivateur, âgé de soixante-un
an, demeurant à la ferme des Noues, commune de Vert-le-Grand, et
de Cécile-Victoire Marchon, décédée
à Vert-le-Grand le douze janvier mil huit cent quatre-vingt-six;
et demoiselle Ernestine-Marie Marcille, sans profession, née à
Bondoufle (Seine-et-Oise), le onze mai mil huit cent soixante-sept, demeurant
en cette commune, chez ses père et mère, fille majeure et
légitime de Michel-Ernest Marcille, âgé de cinquante-deux
ans, et de Marie-Clémentine Maziere, âgée de quarante-cinq
ans, propriétaires, demeurant ensemble au château de Bel-Air,
de cette commune d’Ollainville; lesquels, assistés de leurs pères
et mère, ici présents et consentants, nous ont requis de procéder
à la célébration de leur mariage, dont les publications
ont été faites dans la présente commune et dans la
commune de Vert-le-Grand, les dimanches dix-sept et vingt-quatre du mois
derniers, sans qu’il soit intervenu aucune opposition. A l’appui de leur
réquisition, les futurs époux nous ont remis: 1° les
expéditions en forme de leurs actes de naissance; l’expédition
de l’acte de décès de la mère du futur; le certificat
des publications faites dans la commune de Vert-le-Grand; lesquelles pièces,
dûment paraphées par nous et par les parties, resteront annexées
au présent acte. Le futur nous a en outre représenté
son livret militaire constatant qu’il est classé dans la réserve
de l’armée active. Faisant droit à la réquisition des
parties, nous leur avons donné lecture des pièces ci-dessus
mentionnées, des actes de publications de leur mariage en dépôt
à notre mairie et des dispositions du Code Civil, au chapitre six
du titre du mariage; après quoi nous avons demandé au futur
époux et à la future s’ils veulent se prendre pour mari et
pour femme. Chacun d’eux ayant répondu séparément et
affirmativement, nous avons prononcé, au nom de la loi, que le sieur
Arthur Gilbon et la demoiselle Ernestine Marie Marcille sont unis par le
mariage. Les nouveaux époux et leurs pères et mère
ont déclaré, sur notre interpellation, qu’il a été
fait un contrat de mariage devant maître Charles Fozon, notaire à
Corbeil (Seine-et-Oise), le douze juin dernier, ainsi que le constate le
certificat du dit notaire, qu’ils nous ont remis et que nous avons paraphé
pour être annexé au présent. Le tout a été
fait publiquement, en la maison commune, et nous en avons dressé
immédiatement le présent acte, en présence de messieurs
Camille Gilbon, cultivateur, âgé de trente-quatre ans, demeurant
à Leudeville (Seine-et-oise), frère de l’époux; Aristide
Gilbon, cultivateur, âgé de vingt-sept ans, demeurant à
Vert-le-Grand, également frère de l’époux; Adelphe
Gautron, meunier, âgé de quarante-huit ans, demeurant à
Morigny-Champigny (Seine-et-Oise), oncle paternel de l’épouse; Pierre-Louis-Léon
Marcille, cultivateur, âgé de vingt-six ans, demeurant à
Bondoufle, père de l’épouse. Lecture faite du présent
acte, les nouveaux époux, leurs pères et mère et
les témoins susdésommés l’ont signé avec nous.
— [Signé:] A. Gilbon — E. Marcille — H. Gilbon — E. Marcille —
Maziere — A. Gilbon — C. Gilbon — Ad. Gautron — L. Marcille — Dotteau.”
|
Registre d’État civil d’Ollainville
(saisie Bernard Gineste, 2011)
|
1898
|
Valentin Marchon, meunier à
Gérofosse (alors que Paul Marchon tient les moulins Sablon et Badran
et G. Marchon celui de Vaujouan).
|
État des moulins de 1898, éd.
Gineste (ici)
|
1900
|
Le 21 août, décès
de l’ancien meunier Valentin Marchon déclaré par son neveu
et successeur: “L’an mil neuf cent, le vint et un août, à
onze heures du matin, par devant nous Charles Auguste Dujoncquoy, second
adjoint spécialement délégué par monseur le
maire de la ville d’Étampes, officier de l’état civil de
la dite ville, département de Seine-et-Oise, sont comparus Charles
Antoine Séné, entrepreneur de couvertures, âgé
de quarante-neuf ans, gendre du décédé ci-après
nommé et qualifié, demeurant à Paris boulevard
Magenta numéro trente-cinq, et Arthur Gilbon, meunier
âgé de trente-six ans, neveu du dit décédé,
demeurant à Étampes, lesquels nous ont déclaré
que Valentin Pierre Marchon, ancien meunier, membre du conseil municipal
de cette ville, âgé de soixante-douze ans, né en la
commune de Saint-Hilaire (Seine-et-Oise) et demeurant à Étampes
rue de la Tannerie numéro sept, veuf de Victoire Albertine Bouché
décédée à Étampes, fils de Pierre Alexandre
Marchon, décédé en la dite commune de Saint-Hilaire,
et de Geneviève Félicité Chenu, en sa demeure, aujourd’hui
à une heure du matin. Et après nous être assuré
du décès nous avons dressé le présent acte
que les compatants ont signé avec nous, adjoint sus-nommé,
après lecture faire. — [Signé:] A. Gilbon — Ch. Séné
— C. Aug. Dujoncquoy.”
|
Registre d’état civil d’Étampes
(saisie de Bernard Gineste 2011).
|
Début XXe siècle
|
La cheminée du moulin à
vapeur est encore visible sur des cartes postales anciennes.
|
FG-ELP 61.
|
1906
|
Arthur Gilbon, meunier à
Gérofosse, adhère à la Société historique
historique et archéologique du Gâtinais.
|
Annales de la Société
historique historique et archéologique du Gâtinais 25
(1907), p. XI.
|
1910
|
Arthur Gilbon, meunier à
Gérofosse, toujours membre de la Société historique
historique et archéologique du Gâtinais.
|
Annales de la Société
historique historique et archéologique du Gâtinais 28
(1910), p. XIV.
|
1911-1914
|
L’Annuaire de Seine-et-Oise,
dans sa liste des meuniers d’Étampes, mentionne “Gilbon, rue Gérofosse”de 1911 à 1914.
|
Annuaire du département
de Seine-et-Oise pour 1911, Versailles, Cerf, p. 454; 1912, p. 476; 1913,
p. 478; 1914, p. 482.
|
1912 env.
|
Le moulin et sa cheminée
apparaissent sur la carte postale Rameau n°308.
|
Carte postale Eugène
Rameau n°308 (scannée par Jean-Michel Rousseau, ci-dessus)
|
1913
|
Le 7 octobre, vente du moulin: “Étude
de Me Louis, avoué à Étampes, et de Me Grouas, notaire
à Dourdan. — Vente sur licitation le mardi 7 octobre 1913 à
une heure de relevée, à l’audience des criées du
tribunal civil d’Étampes, du Moulin de Gérofosse, situé
sur la rivière de Juine, sis à Étampes, faubourg Saint-Pierre,
monté de 6 cylindres doubles, et comprenant notamment: Très
vastes bâtiments d’habitation et d’exploitation en bon état
— terrain à la suite — chute d’eau — important et excellent matériel
— une machine à vapeur de 50 chevaux — chaudière — dynamos
— nombreuses transmissions et autres dépendances — Mise à
prix: 40.000 francs — S’adresser pour tous renseignements à Étampes
à Me Louis, avoué poursuivant, et à Me Bonnin, avoué
— à Dourdan, à Me Grouas, notaire; — et à Paris:
à Maîtres Tual et Cazier, avoués.”
|
Coupure de presse sans source d’origine
reproduite par SV&SH 72 (sans doute tirée de l’Abeille d’Étampes,
ou du Réveil d’Étampes.
|
1916-1920
|
L’Annuaire de Seine-et-Oise,
dans sa liste des meuniers d’Étampes, mentionne “Messager et Delangle, 8, rue de
Gérofosse”. |
Annuaire du département
de Seine-et-Oise pour 1916, Versailles, Cerf, p. 478; 1920, p. 478.
|
1920
|
La roue n’est plus utilisée,
mais seulement la vapeur.
|
SV&SH 72, sans référence.
|
1921
|
Bizarrement, le recensement
de 1921 mentionne seulement le patronyme du meunier, Messager, et
laisse en blanc les cases réservées à ses prénoms,
date, et lieu de naissance. Il nous renseigne davantage sur sa cuisinière,
Émilienne Guy, née en 1894 à Prévilles. — En revanche on trouve dans le quartier Saint-Martin, au n°2
de la rue des Moulins, un certain Léonidas Dufayet, “garde-moulin de Messager”, né à Champmotteux en 1866;
il y vit avec son épouse Mathilde, ménagère, née
à Autruy en 1872. |
Archives municipales: Dénombrement
de la population de 1921, Rue de Gérofosse et Rue des Moulins.
|
1922-1923
|
L’Annuaire de Seine-et-Oise,
dans sa liste des meuniers d’Étampes, mentionne “Messager, 8, rue de Gérofosse”.
|
Annuaire du département
de Seine-et-Oise pour 1922, Versailles, Cerf, 1922, p. 497; 1923, p. 497.
|
Quand?
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Cessation de l’activité meunière,
apparemment entre 1923 et 1928.
|
Cf. ci-dessus et ci-dessous.
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1928
|
L’Annuaire de Seine-et-Oise,
dans sa liste des meuniers d’Étampes, n’en mentionne plus à Gérofosse à partir de 1928.
|
Annuaire du département
de Seine-et-Oise pour 1928, Versailles, S.R.I.P., 1928, p. 659; 1929, p. 329, etc.
|
Quand?
|
Transformation en résidence.
|
?
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Chacun
est appelé à contribuer à cette enquête, les petits ruisseaux faisant
les grandes rivières.
Bernard Gineste, 5 mai 2011.
Toute critique, correction ou contribution
sera la bienvenue. Any criticism or contribution
welcome.
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