Le moulin du Bourgneuf
Renseignements disponibles
Cette
compilation, dans son premier état, a quelque chose de dérisoire,
si l’on veut bien considérer que ce moulin étampois
est fort ancien, et qu’il est très bien documenté pour
ce qui concerne l’Ancien Régime. Son histoire détaillée
pourrait occuper un gros volume illustré. Il faudrait que quelqu’un
s’attache à dépouiller les nombreuses archives qui le
concernent. Par ailleurs, tous les renseignements qu’on voudra bien
nous communiquer sur son histoire la plus récente seront les
bienvenus. Demandez aux vieux Étampois que vous connaissez leurs
souvenirs, et faites-les nous connaître!
Bernard Gineste, 30
avril 2011.
Date
|
Renseignements
|
Sources
|
Entre 1008 et
1031
|
Thion I d’Étampes donne à l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire
un alleu lui venant de son père, sous l’abbatiat de Gauslin (1008-1031).
C’est là à mon avis l’origine du prieuré de
Saint-Pierre d’Étampes, dans le premier quart du XIe siècle,
c’est-à-dire sous le règne de Robert II dit le Pieux
(996-1031). En tout cas il est clair que ce prieuré n’est pas
d’origine mérovingienne, contrairement à ce que croyait
Fleureau et Maxime Legrand; les moines ne sont pas encore là
en l’an 900, la première mention de l’église Saint-Pierre
d’Étampes elle-même ne datant que de 1103.
|
B.G. 2011 d’après
la Vita Gauzlini, éd. Delisle in Mémoires
de la Société archéologique de l’Orléanais
2 (1853), p. 292, § 29; cf. En 900 Étampes n’est
pas cité dans la liste des biens de l’abbaye où figure
pourtant déjà Sonchamp, Suncantum (éd.
Prou 1907, pp. 92-95). On notera seulement ensuite la mention obscure
de quelque chose possédé à Étampes en 938:
vel quod apud Stampas habere videtur (éd. Prou
1907, p. 112); or, à cette date, Saint-Pierre n’est pas à
Étampes même. Le même Gauzlin a personnellement acheté
Authon la plaine (Vita Gauzlini, p. 280) qui d’ailleurs sera le
siège de la châtellenie, et non pas Saint-Pierre d’Étampes.
En 1103 seulement: ecclesiam sancti Petri Stampensis (éd.
Prou 1907, p. 252).
|
1067
|
Don par Philippe
Ier aux moines de Saint-Benoît de l’église Saint-Médard
du Petit-Saint-Mars, avec une allusion obscure à une disposition
prise antérieurement par son aïeul Robert II le Pieux, peut-être
à l’occasion de la fondation du prieuré.
|
Charte de Philippe
Ier, in Recueil des chartes de
l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, 1907, pp. 212-213.
|
XIe
|
Un moulin a pu être
construit dès l’installation du Prieuré. Selon
Martin, “un moulin dépendant
du prieuré bénédiction doit exister assez tôt,
mais le détournement ultérieur de la Juine et du Juineteau
rend aujourd’hui impossible sa localisation.”
|
Martin 2003, pp.
105 (cf. Martin 2000, pp. 11-12); pp. 174-175,
dans trois tableaux, du Xe au XIIe siècle, des “moulins attestés ou certains”, il
considère comme certaine la présence d’un moulin du prieuré
dès le Xe siècle, ce qui me paraît aventuré.
|
Vers 1100
|
Vers cette date
ou même antérieurement, il existe près du pont sur
la Juine deux moulins tenus en fief des moines de Saint-Benoît;
ils sont inféodé à un ascendant inconnu d’Alais
de Buno, qui, en 1200, par le jeu des héritages successifs, ne
possèdera qu’un seizième de ces deux moulins. On notera qu’en 1124, Louis VI signale (lors d’une donation
aux moines de Montmartre) que s’il détient une certaine aire
de moulin sur l’Essonne, c’est qu’il l’a lui-même reçue
d’un certain Garsieu de Buno moyennant le versement d’un cens. Sans faire forcément de ce Garsieu l’ascendant direct
d’Alais dont elle aurait hérité une part dans les deux moulins
quin nous intéressent, on ne peut que noter que la famille de uno
paraît bien dotée en moulins sur la Juine et l’Essonne en ce
début du XIIe siècle.
|
B.G. 2011; Voir
ci-dessous aux années 1200 et 1668; cf. Recueil des chartes
de l’abbaye royale de Montmartre, éd. Édouard de Barthélémy,
Paris, 1883: Garsilius de Buno et Adam de
Apulia dederunt mihi aream molendini in exona, ad censum solidorum duorum,
quod laudaverunt Falco de Boscherello et Ferlo de Nantoil, de quorum
feodo erat.
|
Vers 1113
|
Dans la suite
des temps nous voyons que quatre moulins étampois seulement partagent
un privilège accordée par le roi, celui de chasser
le blé dans le bailliage d’Étampes: ceux de Notre-Dame, de la Trinité et de l’Hôtel-Dieu,
et celui du Bourgneuf. Nous n’avons conservé le texte que d’une
seule des chartes royales accordant ce privilège, celle qui l’accorda
en 1113 au moulin Notre-Dame. Michel Martin conjecture ingénieusement
que celle qui fut accordée aux détenteurs du moulin du Bourgneuf
a dû l’être vers la même époque. C’est en effet
fort vraisemblable. Mais il faut remarquer autre chose. En 1668, à une époque où n’existe plus dans
le quartier Saint-Pierre que le moulin du Bourgneuf, il possède
de droit de chasse à deux bêtes, tandis que ceux de
Notre-Dame, de la Trinité et de l’Hôtel-Dieu n’ont le droit
de chasse qu’à une bête; il est clair que le droit afférent
au moulin disparu a été transféré au moulin subsistant;
et c’est une nouvelle preuve qu’il y avait bien vers cette époque
deux moulins sur le pont de Juine.
|
Fleureau 74
(voi ci-dessous à l’année 1668); Martin 200, p. 11-12;
B.G. 2011
|
1200
|
Première
mention explicite de deux moulins sur le pont de Juine,
appartenant à l’abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire. A cette date
une certaine Alais de Buno (Aalis de Buno) donne aux moines
de saint-Benoît, entre autres biens dont elle a hérité,
“le seizième de deux moulins
au pont de Juine, et le huitième d’un four, et le huitième
du cens des hôtes et des vignes, etc.”. Cette subbdivision du moulin
en seizième donne à entendre que ces deux moulins sont dans
sa famille depuis au moins deux générations, sinon
trois, ce qui nous fait remonter à cet égard au moins jusqu’en
1140, voire 1110 environ. L’acte précise
bien que tout cela est tenu en fief des moines.
Il s’agit sans nul doute, à mon avis, d’une part moulin du Bourgneuf
en amont du pont, et d’autre part de l’ancien moulin des Grais (qui est
présenté en 1532 comme un moulin neuf, mais peut-être
après une première période d’abandon du site pendant
la Guerre de Cents ans, le site étant à nouveau abandonné
lors des Guerres de Religion et ce jusqu’à nos jours).
|
Recueil
des chartes de l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, tome
2, 1932, p. 171: sextam decimam partem in duobus molendinis
ad pontem Juine.... hoc totum erat de nostro feodo...;
cf. Martin 2003, p. 175 note 590 (l’auteur dit d’une part que ce
moulin est à Étampes sur le le pont de Juine, et d’autre
part qu’il n’est pas localisable; mais le texte parle en réalité
de deux moulins); V&SH 72, sans référence; voir notre notice
sur le moulin des Grais.
|
Guerre de Cent Ans
|
Destruction ou abandon
de l’un des deux moulins primitifs. A la fin de la Guerre de Cent Ans
la population d’Étampes (d’après mes dernières recherches)
paraît avoir diminué au moins des deux tiers. |
BG 2011; cf infra:
en 1532 sont mentionnés trois moulins dans le fief du Bourgneuf,
mais seul le moulin du Pont-aux-Lièvres paraît ancien, les
deux autres étant explicitement qualifiés de neufz.
|
1532
|
“E. 3776. (Liasse.)
— 1 cahier, parchemin, de 18 feuillets in-4°. — 11 avril 1532.
— Bourgneuf (le). — Procès-verbal de visite de la seigneurie du
Bourgneuf et des Moulins-neuf au faubourg Saint-Père d’Etampes,
fait par Noël Bijon, juge et garde de la prévôté
«de la Ferté Aleps, à la requête de François
Roiger, seigneur de la dite seigneurie. La visite commence par un
«grand moulin à bled assis sur la dicte rivière de
Juisne au-dessus et joignant l’hôtel de Pierre Testard, où
pendait pour enseigne l’image de Saint-Martin, et qui était situé
au bout du Pont-aux-lièvres, autrement le Pont de Juisne; elle se
continue par un autre moulin foulleret estant assis sur la dicte rivière
au dessoulz du dict pont-aux-lièvres.» On se transporte
ensuite en dehors du faubourg Saint-Père, «allant le long
de la dicte rivière de Juisne droit au villaige d’Ormoy,»
pour visiter un autre «moulin folleret, où y a maison couverte
de tuilles. A cause desquelz molins qu’ilz (les témoins appelés
par le juge de la Ferté-Alais) dient estre appeliez les molins
neufz du fief, terre et seigneurie du dict Bourneuf, dient le dict
cours deaue et rivière de Juisne appartenir au dit Roiger, depuis
ung gué appelle le gué de la Bronarde [corrigez: Brouarde
(B.G.)], estant près du villaige d’Ormoy, au-dessus de la maison
de Vaurou, jusques au dessoulz des dictz molins neufz et du dit faulxbourg
Sainct-Père, et lieu qui se appelle la Teste-à-l’abbé...
au-dessus du dict molin foulleret, deux autres saulx de molins, l’un au-dessus
et près du dict molin foulleret, appelé le Sault du molin
de Crochet, et l’autre plus [p.228] hault tirant sur la dicte rivière
vers Vauron [sic]...» suit la délimitation de la censive
du chantier appelé la censive de Courte, appartenant à la
dicte terre et seigneurie des molins neufz... » Après quoi
se trouvent les délimitations des dépendances et appartenances
de la seigneurie de Bourgneuf proprement dite, etc.”
|
Archives départementales
de Seine-et-Oise (aujourd’hui de l’Essonne), Inventaire de la série
E, tome 2, pp. 227-228 (saisie Bernard Gineste,
2011); cf. Marquis 185, sans référence; Forteau 1907, p. 34;. FG-ELP 23; SV&SH 72, sans référence
mais citant François Roiger.
|
1580
|
“E. 3771. (Liasse.) — l pièce, papier. — 26 février
1580. — Bourgneuf (le). — Extrait des registre de Catherin Poitevin,
notaire royal à Etampes, contenant la vente des seigneuries
du Bourgneuf et de la «Mairerye,» faite à noble
homme Bénigne le Ragois, conseiller, notaire
et secrétaire du roi, sieur de Guignonville, par Georges
«Roiger,» écuyer, seigneur de «Mauchesne,»
tant en son nom que comme procureur spécial de Cécile
«Roiger», sa sœur, veuve de François de Marainville,
écuyer, sieur de Guillerville, moyennant la somme de 3,666
écus 2/3 d’écu d’or sol. Les seigneuries du Bourgneuf
et Maine, sises au faubourg Saint-Pierre d’Etampes, consistaient «la
dicte seigneurie du Bourgneuf, en un grand corps de logis muable couvert
de thuille, cour, grenier, cave, grange, estable et jardin derrière;
le tout d’un tenant et cloz de murs; le tout d’une part à la rue
du dict Bourgneuf, d’autre part à une ruelle, d’un bout par devant
à une autre ruelle, et d’autre bout par derrière sur Toussain
et Moullin; un grand jardin assis à l’opposite du dit lieu; les
dictz jardins et grange aussy tout d’un tenant et cloz à murs,
tenant d’une part à la dicte rue du Bourgneuf, d’autre part à
Simon Lesné et autres, aboutissant des deux sur deux ruelles. Un
courtil assis près le dict lieu, contenant demy quartier ou environ,
tenant d’une part à Pierre Mainfroy, vigneron du grand Pierre,
d’autre part à la rue des Ourches, autrement appellée
la rue du Fillouer, d’un bout sur la dicte rue du Bourgneuf, et d’autre
bout sur la veuve et héritiers de feu Cantien Morard. Un
moulin à bled assis sur la rivière de Juisne, vulgairement
appelle le moulin du Bourgneuf, avec les autres saulx des moulins
situez sur la dicte rivière, depuis le quay du Crochet jusques
au lieu appellé le moulin des Grais, le dict moulin des Grais de
présent en ruisne, et quitté, par les propriétaires
dicelluy, au proffit des dits vendeurs, les droictz de chausez et pesches
selon que de tout temps et d’ancienneté les seigneurs du dict
Bourgneuf ont accoustumé jouir, à scavoir du dict droict
de pesches, depuis les escluzes de Vauson jusques au lieu appelle la Teste
à l’Abbé, et ledit droit de chaussez depuis les dictz escluses
jusques au Moulin Fouleret;...» plus quelques menus cens. La seigneurie
de la «Mairerye» consistait «en une place estant joignant
le prieuré de l’église du dict Saint-Pierre d’Estampes, contenant
un [p.226] arpent ou environ, où il y avait entièrement un
logis et reste encore une cave et des fondements, tenant d’une part au dict
prieuré, une sente entre deux, d’autre part à la rue de la
Valloyer, d’un bout sur les marais de la dicte Mairerye, et d’autre bout
sur le simetier de la dicte église du dict bourg Sainct Pierre, le
chemin pour entier au dict prieuré entre deux: trois quartiers de
prez assis derrière le cloz du dict prieuré... demi muid de
bled formant de rente foncière... les censives... montant à
cent solz tournois.»”
|
Archives départementales
de Seine-et-Oise (aujourd’hui de l’Essonne), Inventaire de la série
E, tome 2, pp. 225-226 (saisie Bernard Gineste,
2011); cf. Forteau 1907, pp. 36-37.
|
1648
|
Plan de la
terre et seigneurie du Bourgneuf, tracé en couleur par
le géomètre Fleury, qui figure notamment le moulin.
|
AD91 E 3802;
cf. Gélis 2000, p. 16 (“géomètre anonyme”) et 26a (“Fleury”, la légende ayant été
composée visiblement après le texte de l’article et l’auteur
du plan ayant été entre deux identifié); dont un
beau cliché couleur p. 26 (cahier central), et un autre de Frédéric
Gatineau reproduit ci-dessus.
|
1652
|
Lors du siège
de la la ville pendant la Fronde, le moulin est complètement
détruit.
|
SV&SH
72, sans référence (sans doute d’après ce qui
suit).
|
1655
|
“E. 3772. (Liasse.)
— 6 pièces, parchemin, dont 3 cahiers de 6, 12 et 16 feuillets
in-4°; 4 pièces, papier, dont 2 cahiers de 9 et 14 feuillets
in-f°. — 1655-1663. — Bourgneuf (le). — Catherine Gobelin,
veuve de Bénigne Le Ragois, vivant, écuyer, sieur
du Bourgneuf, tant en son nom que comme tutrice de Jean Le Ragois, fils
mineur du dit défunt et d’elle, Bénigne Le Ragois, écuyer,
sieur du Bourgneuf; Madeleine Le Ragois, femme de Charles Hervé,
conseiller au parlement: les dits Bénigne et Madeleine frère
et sœur, fils et héritiers du dit feu Bénigne Le Ragois
et de Catherine Gosnier, sa première femme: vendent à
noble homme Nicolas de Cœurs, conseiller du roi, receveur général
et payeur des rentes assignées sur les tailles, et Antoinette
Martin, sa femme, toutes et telles parts et portions qui leur appartiennent
en la maison, terre et seigneurie du Bourgneuf, moulin du dit
lieu et «Mairie Sainct Pér, le dict moulin à présent
en ruyne, avec telz cens, droict et debvoirs seigneuriaux qui leur
peuvent être deulz à cause des dietz fiefz et seigneuries,
leurs appartenances et dépendances; le tout scis et scitué
ès faulx bourgs Sainct Père lès Estampes; et tenus
en fief, foy et hommage de Monsieur l’abbé de l’abbaye
St Benoist-sur-Loire, diocèze d’Orléans...» La
vente est faite moyennant la somme de 51,662 livres 3 sous 2 deniers tournois.
— Claude Villet, receveur et payeur de rentes de la ville de Paris assignées
sur les gabelles, reconnaît avoir reçu de M. de Cœurs la
somme de 1400 livres tournois «en faveur et pour le pot de vin
de la vente.... de la terre de Bourgneuf» — Inventaire des titres
et contrats livrés par la venderesse à l’acquéreur.
— Quittance de Marie Le Ragois et de son mari J. Dujardin, pour leur part
dans le prix de la vente.”
|
Archives départementales
de Seine-et-Oise (aujourd’hui de l’Essonne), Inventaire de la série
E, tome 2, p. 226 (saisie Bernard Gineste, 2011); cf. Forteau 1908,
p. 10, qui note que le moulin fut rétabli ultérieureent
et donne la liste de ses meuniers de 1701 à 1789, cf. infra
année 1701.
.
|
après
1655
|
“E. 3773. (Liasse.)
— 3 pièces, papier, dont 1 cahier de 16 feuillets in-folio.
— Sans date. XVIIe-XVIIIe siècles (?). —Bourgneuf (le). — «Ventilation
de l’acquisition du Bourgneuf. Pour parvenir au payement des lotz et
ventes et droictz seigneuriaux deubz aux seigneurs dont relève
la terre [p.227] du Bourgneuf, suivant l’acquisition faicte par le contract
du 24 mars 1655, il est nécessaire de faire une ventilation
de tous les héritages mentionnez au dict contract, affin que chacun
seigneur cognoisse ce qui lui appartient.» Ces seigneurs sont:
l’abbé de Saint-Benoît-sur-Loire; l’abbé
et les religieux de Morigny; M. de Saint-Bonnet; les
religieux de Sainte- Croix d’Orléans; le commandeur du Temple,
près Etampes; M. de Valnay; le duc d’Etampes; M. de Saint-Cyr; le
collège du cardinal Lemoyne; M. de la Montagne; le prieur de la
chapelle Sainct-Macé; M. de Boissy-le-Sec; M. de Machault-Chambon.
— (...)”
|
Archives départementales
de Seine-et-Oise (aujourd’hui de l’Essonne), Inventaire de la série
E, tome 2, pp. 226-227 (saisie Bernard Gineste, 2011).
|
1655
|
Le moulin
est reconstruit et donné par bail pour six ans au meunier
Sébastien Riou.
|
SV&SH
72, sans référence.
|
1663
|
Mention de Denys
Meusnier, marchand meunier, demeurant au moulin du Bourgneuf.
|
Forteau 1908,
p. 119, d’après les registres paroissiaux..
|
1668 env.
|
“Quant aux moulins,
personne ne peut chasser les bleds, & autres grains pour moudre
à son moulin, au dedans du Bailliage d’Estampes, que les fermiers
du Duc d’Estampes, à moins qu’il ne leur soit abonné:
ou qu’il n’ait privilege special, comme ont Messieurs du Chapitre de
Nôtre Dame, le Ministre de l’Hospital de la sainte Trinité,
le Maître de l’Hôtel-Dieu, & les possesseurs
du moulin, situé au fauxbourg de S. Pierre, au dessus du Pont
aux Lievres, qui ont, sçavoir les trois premiers, droit
de chasser à une bête, & le dernier à deux,
dont l’une est marquée pour chasser aux champs.” On remarquera que le moulin de Saint-Pierre a droit à
deux bêtes: c’est certainement la trace, comme dit plus haut, de
ce que, au moment où ce droit a été accordé,
il existait encore deux moulins à Saint-Pierre, comme cela est
attesté en 1200.
|
Fleureau 74.
|
1673
|
Le 29 avril,
“mariage entre Nicolas Portehors, fils de feu Lubin
et de Jeannette Drotte, originaire d’Allainville, meunier de sa vocation,
demeurant au moulin de cette paroisse, et Antoinette Courcoutz, fille
de feu Pierre et de feue Antoinette Girard; originaire de la paroisse
de Saint-Cyr (la Rivière).”
|
Forteau 1908,
p. 116, d’après les registres paroissiaux.
|
1682
|
Mention de Toussaint
Sainsart, meunier au Bourgneuf.
|
Forteau 1908,
p. 119, d’après les registres paroissiaux.
|
1700-1725
|
“E 3774. (Liasse.)
— 7 pièces, papier, dont 4 cahiers de 18, 30, 35, et 44 feuillets
in-f°, et 1 cahier de 25 feuillets in-4°. — 1710-1725. —
Bourgneuf (le). — Sentence d’adjudication par décret de la
terre et seigneurie du Bourgneuf, moulin à eau
en dépendant, ferme et métairie de Boismercier, circonstances
et dépendances, et autres biens saisis réellement sur
Louise-Julie de Cœurs, fille majeure, à
la requête de Pierre Lhuillier, avocat en parlement, au profit
d’Alphonse-Germain de Guérin, chevalier, seigneur de
Moulineuf, lieutenant au régiment des gardes-françaises,
moyennant le prix de 33,700 livres. — Extrait de la dite sentence. —
Déclaration des rentes foncières dues au dit Sr de Moulineuf,
à cause de sa terre et seigneurie du Bourgneuf, dressées
sur l’affiche de quarantaine de l’adjudication de la dite terre et sur
les mémoires de recettes de feu Savouré, en son vivant
receveur de la dite terre; ensemble des rentes: 766 livres 9 sous 6 deniers,
sauf révision. — Autre déclaration des mêmes rentes:
total 737 livres 18 sous, avec réserves. — Déclaration des
loyers des moulin, ferme, prés et terres labourables, en vertu de
la sentence d’adjudication mentionnée au début du présent
article.”
|
Archives départementales
de Seine-et-Oise (aujourd’hui de l’Essonne), Inventaire de la série
E, tome 2, p. 227 (saisie Bernard Gineste, 2011); cf. Forteau
1908, p. 10.
|
1701-1789
|
Série
de baux conservés aux archives départementales de 1701,
qu’il importerait de relever ou au moins de dater précisément,
les meuniers successifs étant:
— Pierre-François Riou (1701);
— Louis
Houdry et Françoise Couteaux (quand?)
— Françoise
Couteau veuve (quand?)
— Pierre Houdry
et Madeleine Boucher (quand?)
— Pierre Houdry
et Jeanne Huteau (quand?)
— Pierre Houdry
et Jeanne Madeleine Dumortout (quand?)
— Claude Béchu
et Marie Cantienne Gérôme (quand?) |
Archives départementales
de Seine-et-Oise (aujourd’hui de l’Essonne), Inventaire de la série
E, tome 2, p. 227 (saisie Bernard Gineste, 2011): “E. 3844. (Liasse.)
— pièce, parchemin: 8 pièces, papier. — 1701-1789. — Bourgneuf
(le). — Baux du moulin du Bourgneuf, sis au faubourg Saint-Pierre d’Etampes,
sur la rivière de Juisne, faits à Pierre-François
Rion [corrigez : Riou (B.G.)]; Louis Houdry et Françoise Couteaux,
sa femme; Françoise «Couteau,» veuve; Pierre Houdry
et Madeleine Boucher, sa femme; Pierre Houdry et Jeanne Huteau, sa femme;
Pierre Houdry et Jeanne Madeleine Dumortout, sa femme; Claude Béchu
et Marie Cantienne Gérôme, sa femme. — Michel Durandet déclare
qu’il tient de M. de Valory, seigneur du Bourgneuf, la permission d’avoir,
sur la rivière, un pont de communication entre son jardin et celui
qu’il tient en loyer des Pères Barnabites.”; cf. Forteau 1908, p. 10, “De 1701
à 1789, il fut occupé successivement par Pierre F*** Riou;
Louis Haudry et Françoise Couteau, sa femme; Pierre Haudry et
Madeleine Boucher sa femme; Pierre Haudry fils et Jeanne Madeleine Dumortous,
sa femme; Claude Béchu et Marie Cantienne Gérosme, sa
femme.”
|
1707
|
Mention de François
Rioux meunier au moulin de cette paroisse. Ce qui sous-entend
qu’il n’y en a pas d’autres.
|
Forteau 1908,
p. 120, d’après les registres paroissiaux.
|
1730
|
Le 6 janvier,
inhumation dans l’église de Saint-Pierre même de Louis
Haudry, meunier.
|
Forteau 1907,
p. 89 et 1908, p. 120, d’après le registre paroissial.
|
1735
|
Le 24 novembre,
inhumation dans l’église de Saint-Pierre même de Françoise
Coutault, veuve de Louis Haudry, meunier.
|
Forteau 1907,
p. 89, d’après le registre paroissial.
|
1739
|
Le 10 juillet,
inhumation dans l’église de Saint-Pierre même de Cantienne
(3 ans), fille de Pierre Haudry, meunier, et de
Marie Madeleine Bouchez.
|
Forteau 1907,
p. 89, d’après le registre paroissial.
|
1741
|
Le 10 mai,
inhumation dans l’église de Saint-Pierre même de Pierre
I Haudry, fils de Pierre Haudry, meunier, et de Marie Madeleine
Bouchez.
|
Forteau 1907,
p. 89, d’après le registre paroissial.
|
1741
|
Le 3 juillet,
inhumation dans l’église de Saint-Pierre même de Madeleine
Bouchez, 27 ans, femme de Pierre Haudry.
|
Forteau 1907,
p. 89, d’après le registre paroissial.
|
1742
|
Remariage
du meunier avec la fille d’un autre meunier: “L’an mil sept cent quarante
deux le sept du mois de may après la publication [raturé:
des] d’un bans fait le vingt deux avril en l’églize de ceans
et en celle de Saint Pierre de cette ville au prône de nos grandes
messes sans qu’il se soit trouvé aucune opposition quelconques
soit civil ou canonique, les parties aiant obtenue la dispense des deux
autres bans accordées [sic] par monseigneur l’archevêque
de Sens portant permission d’épouser, en datte du vingt quatre
jour d’avril signé Maurice vicaire general et plus bas par
monssieur Chabazal, vu aussy le certificat de monsieur le curé
de Saint Pierre signé Tiffonnet en datte du six de ce mois,
entre Pierre Houdri homme veuf de deffunte Marie Magdeleine Boucher,
meunier du moulin et paroisse de Saint Pierre d’une
part, et entre Jeanne Huteau fille mineure de Berthelemy Huteau meunier
et de Jeanne Jubert ses pere et mere, de cette paroisse d’autre part,
nous soussignez prêtre bachelier en theologie et curé de
cette paroisse, aiant procedé à la celebration du mariage
d’entre susdittes parties et avons reçu d’eux leur consentement
mutuel par parole de present, et fait les ceremonies acoutumées
en presence de Louis Baptiste Jérome Charles Durandet et Nicolas
Lamoureux beaux freres du marié, Jean Couteau et Louis Paysant
oncles, de Barthelemi Huteau pere de la mariée, de Pierre Conty
frere, Jacques Petit neveu et François de la Noüe ??? qui
tous ont signé excepté Jacques Petit qui a declaré
ne sçavoir signer. — [Signé:] Jeanne Huteau — Houdry
— Huteau — Jean Coutault — Pezant — Louis Gerosme [paraphe] — Conty
[paraphe] — E. L. Richardot curé [paraphe].”
|
Registre
paroissial de Saint-Martin d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
1743
|
Le 5 janvier,
inhumation dans l’église de Saint-Pierre même de Pierre
II, enfant de Pierre Haudry et de Jeanne Huteau en
secondes noces.
|
Forteau 1907,
p. 89, d’après le registre paroissial.
|
1746
|
Le 14 octobre,
inhumation dans l’église de Saint-Pierre même de Pierre
III, enfant de Pierre Haudry et de Jeanne Huteau.
|
Forteau 1907,
p. 90, d’après le registre paroissial.
|
1750
|
Le 26 juin,
inhumation dans l’église de Saint-Pierre même de Pierre
IV, 4 mois, fils de Pierre Haudry.
|
Forteau 1907,
p. 90, d’après le registre paroissial.
|
1750
|
Un plan montre
que le moulin enjambe toute la rivière (alors qu’à l’origine
il était situé sur la rive droite). C’était
un des plus gros moulins de la région.
|
FG-ELP 23,
sans référence, mais il doit s’agit du plan dont un
cliché nous a été communiqué par l’auteur
et que nous reproduisons au début de cette page. |
1760
|
Le 31 mai, inhumation
dans l’église de Saint-Pierre même de Jeanne Huteau,
femme de Pierre Haudry.
|
Forteau 1907,
p. 90, d’après le registre paroissial.
|
1763
|
Le 29 octobre,
inhumation dans l’église de Saint-Pierre même de Madeleine
Haudry, fille de Pierre et de Madeleine Boucher, 25 ans.
|
Forteau 1907,
p. 90, d’après le registre paroissial.
|
1777
|
En septembre,
Claude Béchu, meunier, signalé comme
marguillier de la paroisse Saint-Pierre.
|
Forteau 1907,
p. 84, d’après le registre paroissial.
|
1778
|
Le 16 août,
Claude Béchu, marchand meunier farinier,
signalé comme marguillier de la paroisse Saint-Pierre.
|
Forteau 1907,
p. 84, d’après le registre paroissial.
|
1782
|
Le 22 janvier, mariage à
Saint-Martin (en présence du meunier, Béchu,
qui signe) d’un garçon meunier arrivé
au moulin du Bourgneuf trois mois et demi plus tôt, fils et frère
de meunier, et dont deux autres frères sont garçons meuniers
à Étampes: “L’an mil sept cent quatre
vingt deux, le mardi vingt deux janvier, les fiançailles célébrées
de la veille, après trois bans publiés tant dans cette église
que dans celles de Notre-Dame et de Saint Pierre de cette vile, aux prônes
des messes paroissiales par trois jours de dimanches et fêtes consécutifs,
sçavoir les trente décembre de l’année mil sept cent
quatre vingt un, les premier et six janvier présente année,
sans opposition ni empêchement quelconque, civil ou canonique, vû
les certificats de publications de bans du sieur curé de Notre Dame
et du R. P. Zacharie religieux capucin et desservant de la paroisse de Saint
Pierre, en date du vingt du présent mois, ont été mariés
avec les cérémonies prescrites par la sainte Eglise par moi
prêtre vicaire soussigné Simon Fauconnier, garçon meunier,
fils majeur des deffunts Jacques Fauconnier, en son vivant marchand meunier
paroisse de Boinville le Gaillard, dioceze de Chartres, et Marie Louise Laigneau,
ses pere et mere, le dit époux demeurant depuis trois mois et demi
dite paroisse de Saint-Pierre et avant, pendant dix mois, paroisse Notre-Dame
de cette ville, d’une part, et Marie Genevieve Monique Berchère, fille
majeure des deffunts Etienne Berchère, en son vivant marchand boulanger
et Marie Anne Crapin, ses pere et mere, demeurant depuis sa naissance sur
cette paroisse, d’autre part, vû les extraits mortuaires des peres et
meres des deux parties. Ont été témoins et presens au
dit mariage de la part de l’époux, Jean-Baptiste Fauconnier, meunier,
son frere, demeurant au moulin de l’Ecurie, paroisse de Saint Sulpice de Favieres,
diocèse de Paris, Mathurin Fauconnier, garçon meunier, son
frère, demeurant paroisse Saint Gilles, et de Jean Baptiste Augustin
Fauconnier, aussi frere, garçon meunier demeurant paroisse Saint Gilles,
et du côté de l’épouse, Salomon Berchère son oncle,
marchand boisselier, demeurant sur cette paroisse et Denis Gaudron son oncle,
marchand marechal, demeurant paroisse Saint Pierre, et autre parens et amis.
Lesquels témoins, après que lecture de l’acte leur a été
faite, ont dit icelui contenir véracité et ont signé,
savoir Jean Baptiste Fauconnier, Salomon Berchère et Denis Gaudron,
avec la mariée. Le marié et les autres ont déclaré
ne le savoir. — [Signé:] Marie Genevieve
Monique Berchere — J. L. Fauconnier —– Denis Gaudron — S. Berchère — François Reboursin — Bechu — Gautier vicaire.” |
Registre paroissial de Saint-Martin
(saisie de Bernard Gineste 2011)
|
1782
|
“E. 2832. (Liasse.)
— 4 pièces, parchemin, dont 1 cahier de 24 feuillets in-4°;
8 pièces, dont 2 cahiers de 14 et 12 feuillets in-f°. —
1517-1782. — Bourgneuf (le). Mandement — Aveu et dénombrement
du fief du Bourgneuf, par le susdit François-Marthe-Hubert
de Valory, représenté par Antoine Le Camus, tant
en son nom que comme se portant fort d’Henriette-Catherine de Valory,
femme de Louis-Nicolas-Dieudonné «Cornette de Coly»
capitaine de cavalerie au régiment royal Pologne; Charles-Guy-Louis
de Valory, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, capitaine de
dragons au régiment de Jarnac; Marie-Jeanne-Marthe de Valory et
Casimir-Louis de Valory, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem,
lieutenant de cavalerie au régiment de Monsieur: l’aveu est rendu
à Georges-Louis-Phélipeaux d’Herbault, archevêque
de Bourges, patriarche primat des Acquitaines, abbé commandataire
de Saint-Benoit-le-Fleury-sur-Loire, et contient, entr’autres détails:
«Premièrement le château et lieu seigneurial du Bourgneuf,
situé à Etampes, faubourg et paroisse Saint-Pierre, [...]
[p.253] [...] Item, un moulin fesant de bled farine, appelle le moulin
du Bourgneuf, situé au dit faubourg Saint-Pierre sur la rivière
de Juine, avec le sault du dit moulin et les bâtiments en dépendants,
qui consistent en une maison â demeure, ayant deux chambres basses,
deux chambres hautes, grenier dessus, écuries; tous les dits
bâtiments couverts de tailles et petit jardin à côté
situé le long de la rue des Prés. Item, le droit de pesche
en la dite rivière de Juine des deux bords, depuis les écluses
de Vauroux jusqu’au lieu appelle la Teste-à-l’Abbé et
paroisse Saint-Germain, avec la chaussée des deux bords de la
dite rivière, depuis les dites écluses jusqu’au jardin des
héritiers Michel Durandet.»”
|
Archives départementales
de Seine-et-Oise (aujourd’hui de l’Essonne), Inventaire de la série
E, tome 2, pp. 252-253 (saisie Bernard Gineste, 2011).
|
après
1782
|
“E. 3773. (Liasse.)
— 3 pièces, papier, dont 1 cahier de 16 feuillets in-folio.
— Sans date. XVIIe-XVIIIe siècles (?). —Bourgneuf (le). — (...).
— «Etat estimatif de la terre du Bourgneuf, moulin, fiefs,
fermes, terres et prés et autres droits en dépendants.»
Cet état non daté, mais dressé postérieurement
à 1782, contient un ensemble intéressant de renseignements
sur le Bourgneuf, les fiefs des Harengeois, de Saint-Bonnet ou des
Longs, de Saint-Pierre, de Foresta, les fermes de Boismercier, de l’Orme,
d’Abbeville, des Petits Johannets et Tourcheville, Ezenville, Bièvres,
et Saint-Germain , la Chapelle-Saint-Macé, etc.”
|
Archives départementales
de Seine-et-Oise (aujourd’hui de l’Essonne), Inventaire de la série
E, tome 2, pp. 226-227 (saisie Bernard Gineste, 2011).
|
1788
|
Le moulin
appartient “à Charles-Jean-Marie
de Valory, colonel au 2e régiment de Bourbon-infanterie,
gouverneur et grand bailli des ville, bailliage et duché d’Étampes”.
|
Marquis 185.
|
1788-1862
|
Pièces
relatives au moulin de Saint-Pierre sur la Juine. |
Archives municipales d’Étampes 3O D22 (inventaire de Clément Wingler). |
1792
|
Un deuxième
moulin est construit sur la rive gauche de la Juine.
|
|
1793
|
Constation de
ce que le propriétaire est émigré, en vue de
la confication de ses biens: “Le 7 novembre 1793, le notaire Louis
Marin Venard, mandataire du marquis de Valory, fait, en conformité
du décret du 93 août de la même année, devant
la municipalité d’Etampes, la déclaration suivante: «Ledit
Sr de Valory s’étant absenté de cette
ville dès le mois d’octobre 1791, pour accompagner la dame son
épouse aux bains d’Aix-la-Chapelle [p.28], il (le notaire) a
régi pendant son absence et jusqu’au quinze de ce mois (?), terme
accordé audit Sr Devalory par arrêté du département
de Seine-et-Oise du 8 juin 1792, les biens qui appartenaient audit Sr
Valory, sis en cette ville seulement, que ledit Valory n’étant
pas de retour à présent, il croit lui, Venard, être
dans le cas de la loi du 23 août dernier. En conséquence,
il vient déclarer, pour se conformer à la loi, qu’il a
dressé le compte de recette et dépense par lui faites pour
ledit Sr de Valory dont le résultat est qu’il redoit audit Sr Devalory
la somme de 788 livres 11 sols 3 deniers, laquelle somme il offre de verser
ès-mains de qui il appartiendra. — Il déclare, en outre,
qu’il ne connaît d’autres biens à Etampes au-dit Sr de Devalory
que sa maison du Bourgneuf, clos, jardin et dépendances; (...)
Un moulin à eau du faubourg S. Pierre, loué au Sr Beschu,
meunier, moyennant 4000 livres par an; (...) etc.”.
|
Forteau 1908,
p. 27-28, alléguant les archives départementales et
Marquis 404.
|
1794
|
En été (fructidor an II = 18 août - 16
septembre) les prés sont inondés, on cure la rivière
|
Etampes en Révolution 207
|
1794
|
Le
6 octobre (15 vendémiaire III), nouvelle inondation des Prés
|
Etampes en Révolution 207
|
1796
|
En été (fructidor an IV = 18 août - 16
septembre) Ormoy-la-Rivière est inondé,
pendant qu’on manque d’eau à Saint-Pierre d’Étampes.
On cure la rivière. Béchu doit remettre
en état le portereau de Vauroux conformémént
aux instructions de 1792
|
Etampes en Révolution 207
|
1796
|
Le samedi
4 juin (16 prairial an IV), le moulin est vendu comme bien national
au meunier Claude Béchu, moyennant 108.925 francs.
|
Marquis 185;
cf. Etampes en Révolution 207.
|
??
|
Béchu,
de nuit, ajoute quelques planches au portereau de Vauroux qui réduisent
fortement l’écoulement vers le Juineteau.
|
Bodin Magot
46
|
1797
|
Le 19 mai
(30 floréal an V) Béchu doit payer les réparations
du portereau de Vauroux
|
Etampes
en Révolution 207
|
1798
|
Le 17 janvier
(25 nivôse an VI) les riverains dénoncent Béchu
qui n’a pas respecté les normes
|
Etampes en
Révolution 207-208
|
1798
|
En été
(thermidor an VI = 17 juillet - 17 août) le département
autorise la municipalité à refaire le portereau de Vauroux,
dont les frais sont partagés en deux entre Béchu
et les riverains
|
Etampes
en Révolution 207
|
1798
|
Le 14 novembre 1798
(14 brumaire an VII), décès de la femme du meunier : “Aujourd’huy
vingt quatre brumaire an sept de la republique françoise, en la
maison commune et par devant moi officier public soussigné. — Est
comparu le citoyen Claude Louis Gillot juge de paix de la commune d’Etampes
y demeurant rue Jacques [Comprenez: Saint-Jacques (B.G.)] section du nord,
lequel m’a declaré que le jour d’huy huit heures du soir au moulin
Pierre [Comprenez: Saint-Pierre (B.G.)] faux bourg du levant susditte section
est décédée Marie Cantienne Gerosme epouse du citoyen
Claude Bechu meunier, agée de cinquante six ans
native de la commune de [blanc]. — D’après laquelle declaration je
me suis transporté au dit domicile où après m’être
assuré du dit décès j’ai fait et dressé
le present acte en presence du dit citoyen Gilllot declarant beau frere de
la décédée à cause de la citoyenne Helene Gerosme
son epouse et du citoyen Pierre Gerosme meunier domicilié de cette
ditte commune section du nord neveu de la décédée,
tous deux temoins majeurs qui ont signés avec moi — [Signé:]
Gillot [paraphe] — Gerosme l(’ain)é [paraphe] — Laglace off. p.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste 2011)
|
? 1799
|
Le 16 mai
(27 floréal, an VII?), travaux terminés
|
Etampes
en Révolution 208
|
? 1799
|
Le 24 mai
(5 prairial, an VII?) on met à sec la rivière forcée,
détournée dans la rivière des Prés
et on enlève la hausse du portereau de Vauroux car Gérosme
n’a plus d’eau au moulin du Port
|
Etampes
en Révolution 208
|
? 1799
|
Le 25 mai
(6 prairial, an VII?) on repose la hausse, par crainte
d’inondation du Perray
|
Etampes
en Révolution 208
|
? 1799
|
Le 13 juillet
(25 messidor, an VII?) on pose une hausse de
5 pouces à Vauroux
|
Etampes
en Révolution 208
|
1800
|
Le 29 juillet, mariage de
la fille du meunier: “Aujourd’hui dix thermidor an
huit de la republique française (29 juillet 1800), au lieu désigné
pour la réunion des citoyens et destiné à la célébration
des décadis, par devant nous maire provisoire d’Etampes, assisté
de notre secrétaire, a été fait le present acte de mariage.
— entre Gilles Philippe Poussin majeur âgé de trente ans, fils
de Gilles Poussin, marchand, et de Marie [ajout par appel de croix :
Françoise] Martin, né et domicilié de cette commune.
— Et Julie Victoire Caroline Béchu, majeure, âgée de
vingt deux ans, née et domiciliée de cette commune, fille de
Claude Béchu, meunier farinier, et de défunte
[ajout par appel de croix : Marie] Catherine Gerome. — Les témoins
du côté de l’époux outre son dit pere, sont 1° Pierre
Gerosme, meunier, son beau-frere, 2° Jean Cantien Baron, épicier,
son cousin germain à cause de sa femme, majeurs, domiciliés
de cette commune. — Les témoins du côté de l’épouse
outre son susdit pere, sont 1° Antoine Gervais Béchu, géomètre,
son oncle majeur domicilié de cette commune, 2° François
Delafoy, marechal, demeurant à Pithiviers, majeur, cousin germain
de la future. — Les actes préliminaires du present acte de mariage
sont ceux 1° de naissance des contractans, sçavoir celui du contractant
en date du vingt neuf septembre mil sept cent soixante deux, extrait des
registres de la ci-devant paroisse de Saint Gilles d’Etampes, et celui de
la contractante en date du six janvier mil sept cent soixante dix huit extrait
des registres de la ci-devant paroisse de Saint-Pierre de cette ville. — 2°
l’acte de publication et promesse de mariage des dits contractans fait, publié
et affiché en cette commune, aux termes de la loi, en date du cinq
de ce mois, auquel il n’est survenu à notre connaissance aucune opposition
ni empêchement au dit mariage. — Les contractans ont fait à
haute et intelligible voix la déclaration suivante, savoir le contractant :
Je déclare prendre Julie Victoire Caroline Béchu en mariage,
— et la contractante : Je déclare prendre Gilles Philippe Poussin
en mariage. — D’après lesquelles déclarations nous avons déclaré
au nom de la loi que les susdits Gilles Philippe Poussin et Julie Victoire
Caroline Béchu étaient unis en mariage. — Et ont les dits époux
et témoins sus-désignés signé avec nous et notre
secrétaire. — Approuvé les renvois. — [Signé:] Poussin
— J. V. Bechu — Poussin — Gerosme l’aîné — Baron Cappey (?)
— Bechu — Bechu — Delafoy — J. Cell?? — M. F. Poussin — A. Chartan (?) —
Perier (?) — ??? Bechu — M. G. F. Bechu — C. J. Poussin — Petit (?)
— Petit (?).”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste 2011)
|
1801
|
Le moulin de
Saint-Pierre a pour contribuable et meunier Bechu ou Bechû
selon l’état conservé à Étampes et Poussin-Bechu
selon celui qui est conservé aux Archives nationales. Il a deux
roues en dessous. Il peut produire 28,50 quintaux de farine par jour
pour les marchands et les négociants.
|
État
des moulins de 1801, éd. Gineste (ici).
|
1810
|
D’après
une enquête réalisée par le maire d’Étampes
en vue dela constitution du tribunal de commerce de Dourdan, Poussin
Bechu emploie deux ouvriers. La valeur de sa production annuelle
s’élève à 24.000 francs, son capital est de 45.000
francs et son revenu annuel de 4.500 francs. L’origine de sa fortune
est ancienne. Il a cinquante ans et deux enfants. Il est très
actif et laborieux. Il peut se déplacer facilement à Dourdan.
A la question: “Ses lumières s’étendent-elles
au delà de sa profession? A-t-il reçu une éducation
qui lui permette de bien énoncer et de bien rédiger ses
idées?” le maire ne répond pas (Il
répond seulement: “Oui” pour 8 meuniers sur 22).
|
État
des moulins de 1810, éd. Gineste (ici).
|
1812
|
Le moulin
comporte deux roues et l’on parle d’un petit et d’un grand moulin.
|
FG-ELP 23,
sans référence.
|
1814
|
Le 28 juin
le déversoir et les vannes sont réglés par un
arrêté préfectoral qui sera complété
par un autre arrêté le 20 novembre 1824 et toujours en
vigueur en 1838.
|
État
des moulins de 1838, éd. Gineste (ici).
|
1814-1862
|
Pièce conservées aux Archives départementales
sous le titre: moulin de Saint-Pierre (1814-1862)
|
Archives départementales de l’Essonne 7S 30.
|
1816
|
Le propriétaire
exploitant est Poussin Bechu. Le moulin casse 900 sacs de
grains par mois.
|
État
des moulins de 1816, éd. Gineste (ici).
|
1822
|
Le meunier
est toujours Poussin Bechu.
|
État
des moulins de 1822, éd. Gineste (ici).
|
1824
|
Le 20 septembre, mariage
de la fille du meunier: “Du lundi vingt sept septembre
mil huit cent vingt quatre, six heures de relevée. — Acte de
mariage de monsieur Julien Remi Guerraz ancien boulanger, âgé
de vingt huit ans, né à Paris, departement de la Seine, sixième
arrondissement, le dix neuf ventose an quatre, neuf mars mil sept cent quatre
vingt seize, domicilié à Paris rue de la Verrerie N°5,
fils majeur et en legitime mariage de feu Antoine Guerraz en son vivant boulanger
decedé en la dite ville le dix huit décembre mil huit cent
six, et de Claudine Pierrette Durey sa veuve âgée de cinquante
sept ans, aujourd’hui épouse de sieur Etienne François Marie
Servoin propriétaire, âgé de quarante sept ans, domiciliés
à Paris quai de la Grêve N°10, le dit futur veuf en première
noces de dame Antoinette Athalie Bizouard, décédée au
dit lieu en la septième mairie, susdite rue de la verrerie et même
numéro, le treize avril mil huit cent vingt deux. — et de demoiselle
Victorine Adèle Poussin âgée de vingt deux ans, domiciliée
à Etampes chez ses père et mère, née au dit
Etampes le vingt germinal an dix, dix avril mil huit cent deux, fille majeure
et en legitime mariage de monsieur Gilles Philippe Poussin negociant en
farine, âgé de soixante deux ans, et de dame Julie Victoire
Caroline Bechu son épouse, âgée de quarante six ans,
domiciliés à Etampes rue de la Boucherie N°1. —
Nous Jean Gilles Boivin-Chevallier adjoint de monsieur le maire d’Etampes,
specialement délégué, — vu les actes de naissance
des futurs, l’acte de décès du père du futur, l’acte
de décès de l’épouse du futur, les actes de publications
du dit mariage faits en cette ville et à Paris les dimanches douze
et dix neuf septembre present mois, sans opposition. — Après
avoir donné lecture aux parties comparantes, assistées des
quatre témoins cy-après nommés et soussignés
des pièces sus-énoncées, relatives à leur état
et aux formalités de mariage, toutes les dites pièces en bonne
forme, düment signées et paraphées au desir de la loi,
pour être déposées au greffe du tribunal, ainsi que
du chapitre six du titre du mariage, sur les droits et devoirs respectifs
des époux. — avons reçu la declaration du sieur Julien
Remi Guerraz, qu’il prend pour épouse demoiselle Victorine Adèle
Poussin, et de la part de demoiselle Victorine Adèle Poussin, qu’elle
prend pour époux le sieur Julien Remi Guerraz. — En consequence,
nous avons déclaré au nom de la loi que le sieur Julien Remi
Guerraz et demoiselle Victorine Adèle Poussin sont unis en mariage.
— Tout ce que dessus fait en presence de la mère de l’époux,
du dit sieur Servoin son époux par lui düment autorisé
des père et mère de l’épouse, et des sieurs Pierre Edme
Duvinage marchand boulanger âgé de trente un ans, domicilié
à Paris rue Cherche Midi n°6, [Raturé : Michel] cousin
germain de l’époux, Michel Pasquier, rentier, âgé de
soixante un ans, Pierre Gerosme, proprietaire âgé de soixante
sept ans, oncle de l’épouse, et Louis Pierre Chevallier negociant,
âgé de trente neuf ans, cousin issu de germain de l’épouse,
domiciliés de cette ville, qui ont signé avec nous adjoint
susdit, après lecture faite. — rayé un mot nul et le mot
trente en surcharge. — [Signé:] J. R. Guerraz — V. A.
Poussin — E. P. Durey — Servoin — J. V. C. Bechu — Pierre
Poussin — Pousin Berthier — Pasquier ??? — Duvinage —
Gerosme — L. Chevallier Gerosme — Poussin — M. A. Durey
— V. A. Durey — M. A. Bechu — ? Bechu — Boivin Chevallier
adj.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste 2011)
|
1824
|
Le 20 novembre
un nouvel arrêté préféctoral complète
celui du 28 juin 1814 réglant le déversoir et les vannes;
ils seront toujours en vigueur en 1838.
|
État
des moulins de 1838, éd. Gineste (ici).
|
1830
|
Les deux moulins
de Poussin produisent 400 sacs de farine par mois
pour Paris.
|
État
des moulins de 1830, éd. Gineste (ici).
|
1831
|
Le moulin du
Bourgneuf, propriété de Poussin Bechu, a deux
roues et emploie cinq ouvrier.
|
État
des moulins de 1831, éd. Gineste (ici).
|
1833
|
Le 24 octobre,
mort au moulin du fils du meunier, militaire permissionnaire: “Du
vendredi vingt cinq octobre mil huit cent trente trois, deux heures
de relevée. — Acte de décès de Henry Eugène
Poussin, premier canonnier conducteur à la sixième batterie,
du deuxième régiment d’artillerie, âgé de
vingt huit ans, de present en cette ville, en vertu d’une permission,
délivrée à Metz par le conseil d’administration
de son corps le premier du courant, né à Etampes, décédé
d’hier chez ses père et mère, à six heures de
relevée, fils en légitime mariage de Gilles
Philippe Poussin, marchand meunier et de Julie Victoire Béchu,
son épouse, domiciliés de cette ville, rue de la Boucherie,
N°2. — Les témoins ont été les sieurs Augustin
Paviot, âgé de quarante trois ans, et Charles Paul Chauvet,
âgé de vingt huit ans, tous deux employés à
cette mairie, domiciliés de cette ville, qui ont signé
avec nous, après lecture faite du présent, et le décès
constaté par nous soussigné. — [Signé:] Paviot
—Chauvet Simonneau — Boivin Chevallier.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste 2011)
|
1834
|
Le 26 juillet,
décès du meunier: “Du lundi vingt huit juillet mil
huit cent trente quatre, une heure de relevée. — Acte de décès
de Gilles Philippe Poussin, meunier, âgé de soixante
onze ans, natif d’Etampes, décédé d’avant hier
à onze heures du soir, en son domicile en cette ville, rue de
la Boucherie N°2, époux de Julie Victoire Caroline Béchu.
— Les témoins ont été les sieurs Augustin Paviot,
employé à cette mairie, âgé de quarante quatre
ans, et Charles Paul Chauvet, chef de bureau aussi à cette mairie,
âgé de vingt huit ans, domiciliés de cette ville,
qui ont signé avec nous, après lecture faite du présent,
et le décès constaté par nous sousigné. —
[signé:] Chauvet Simonneau — Paviot — Boivin Chevallier.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste 2011)
|
1834
|
Le moulin a
pour propriétaire la veuve Poussin et pour
locataire Gueras. Il a deux tournants, emploie quatre
ouvriers et produit 900 sacs de farine pour Paris,
|
État
des moulins de 1834, éd. Gineste (ici).
|
1835
|
Le moulin propriété
Poussin a deux roues.
|
État
des moulins de 1835, éd. Gineste (ici).
|
1838
|
Les moulins
de Saint-Pierre appartiennent à Julien Remy Guerraz Poussin.
Mu par deux roues ils occupent quatre hommes et font de blé
farine. Le déversoir et les vannes sont toujours réglés
par les arrêtés préfectoraux des 28 juin 1814
et 20 novembre 1824.
|
État
des moulins de 1838, éd. Gineste (ici).
|
1851
|
Le propriétaire
est Guerraz (d’où l’un des noms de ce moulin
dans la suite).
|
FG-ELP 65,
sans référence.
|
1851
|
Les deux moulins
sont réunis, et les deux roures remplacés par une seule.
|
SV&SH
72, sans référence.
|
1852
|
Le 1er juillet,
un arrêté règle le système extérieur
du moulin.
|
Plan de 1854
photographié par Frédéric Gatineau (ci-dessus).
|
1852
|
Le moulin est
propriété de Guerraz père qui réside
rue de la Boucherie (aujourd’hui rue de la République au delà
de la Juine.
|
État
des moulins de 1852, éd. Gineste (ici).
|
1854
|
Un plan représente
le moulin. Le propriétaire indiqué y est Guerraz.
|
AD91 H dépôt
1 (dont un cliché de Frédéric Gatineau, reproduit
ci-dessus); cf. FG-ELP 118.
|
1854
|
Le 23 décembre, mariage
du fils du meunier: “Du samedi vingt trois decembre mil huit cent cinquante
quatre quatre heures du soir. — Sont comparus
devant nous François Hyppolite Collin, maire de la ville d’Etampes,
officier public de l’état civil de la dite ville — le sieur Pierre Philippe Guerraz, commis negociant, agé
de vingt huit ans, domicilié de cette ville, chez ses père
et mère, né à Etampes le ving quatre juin mil huit cent
vingt six, fils majeur et en legitime mariage de monsieur Julien Remy
Guerraz, negociant et proprietaire âgé de cinquante huit
ans, et de dame Adèle Victorine Poussin, son épouse, âgée
de cinquante deux ans, domiciliés de cette ville rue de la Boucherie,
numéro deux. — Et la demoiselle Zélie
Augustine Gillotin, sans profession âgée de vingt deux ans,
domiciliées de cette ville chez ses père et mère, née
à Etampes, fille majeure et en legitime mariage de Narcisse Augustin
Gillotin, proprietaire âgé de cinquante quatre ans, et de Zélie
Thérèse Argand son épouse âgée de cinquante
deux ans, domiciliés de cette ville rue Saint Jacques numéro
vingt six. — Lesquels nous ont représenté
leur acte de naissance, un certificat délivré maître Fougeu,
notaire à la résidence d’Etampes sous la date du vingt sept
novembre dernier, constatant que les futurs époux ont fait un contrat
de mariage [ligne évidemment sautée: et les actes de
publication du present mariage] fait en cette ville les dimanches dix et
dix sept decembre present mois sans opposition. — Et après avoir visé les pièces pour être
annexées nous en avons donné lecture aux parties comparantes
assistées des quatre témoins ci-après nommés et
qualifiés, ainsi que du chapitre six du titre du mariage sur les droits
et devoirs respectifs des époux. — Ensuite
nous avons reçu la declaration du sieur Pierre Philippe Guerraz qu’il
prend pour sa legitime épouse, la demosielle Zélie Augustine
Gillotin et celle de la demoiselle Zélie Augustine Gillotin, qu’elle
prend pour son légitime époux le sieur Pierre Philippe Guerraz. — En consequence nous avons declaré au nom de la loi que
le sieur Pierre Philippe Guerraz et la demoiselle Zélie Augustine
Gillotin sont unis par le mariage. — Tout ce
que dessus fait à Etampes en l’hôtel de la mairie, les portes
ouvertes, les dits jour,mois et an, en presence et du consentement des père
et mère des époux, et aussi en presence des sieurs Clovis François
Angot marchand quincaillier âgé de trente sept ans, cousin ayant
le germain sur l’époux à cause de Stéphanie Isabelle
Durey son épouse, Louis Michel Besnal propriétaire âgé
de cinquante six ans, aussi cousin ayant le germain sur l’époux à
cause de AlexandrineVictoire Constance Boudon son épouse, domiciliés
de cette ville, et Françoise Gabrielle Argant cultivateur âgé
de cinquante deux ans, oncle maternel de l’épouse domicilié
à Boissy le Sec, qui ont signé avec les époux, leurs
pères et mères et nous maire susnommé après lecture
faite. — [Signé:] Z. A. Gillotin — P. P. Guerraz — Guerraz — Poussin — Gillotin — Argant — C. Angot — Besnal — Argand — Nourry — Collin.”
|
Registre d’État
Civil d’Étampes (saisie B.G., 2011)
|
1855
|
Le 28 septembre, naissance
de Julien Auguste Guerraz fils aîné du nouveau meunier, dont le père
est conseiller d’arrondissement: “Du lundi premier
octobre mil huit cent cinquante cinq, une heure de relevée. — Acte
de naissance de Julien Auguste Guerraz, du sexe masculin, né d’avant-hier,
à dix heures du soir chez ses père et mère, fils en
légitime mariage de Pierre Philippe Guerraz, marchand meunier,
âgé de vingt-neuf ans, et de Zélie Augustine Gillotin,
son épouse, âgée de vingt-trois ans, domiciliés
de cette ville, rue de la Boucherie, numéro deux. — Les témoins
ont été messieurs Julien Remy Guerraz, propriétaire et
membre du conseil d’arrondissement, âgé de cinquante-neuf ans,
aïeul paternel de l’enfant et Narcisse-Auguste Gillotin aussi propriétaire
âgé de cinquante-six ans, aïeul maternel de l’enfant. —
Sur la représentation de l’enfant et sur le déclaration du père
d’icelui qui a ainsi que les témoins signé avec nous Ambroise-Charles
Berchère second adjoint, après lecture faite. — [Signé:]
Guerraz aîné — Guerraz — Gillotin — Amb. Berchère adj.” |
Registre d’État
Civil d’Étampes (saisie B.G., 2011)
|
1858
|
Le 16 août, naissance
de Adèle Zélie Guerraz.
|
Registre d’État
Civil d’Étampes (saisie B.G., 2011)
|
1861
|
Le 29 février, naissance
de Julie Louise Guerraz.
|
Registre d’État
Civil d’Étampes (saisie B.G., 2011)
|
1862
|
Le 28 mars, naissance de
Marie Émélie Julienne Guerraz.
|
Registre d’État
Civil d’Étampes (saisie B.G., 2011)
|
1865-1869
|
Guerraz est mentionné
comme meunier par l’Annuaire de Seine-et-Oise, mais plus à partir
de 1870. Est-il remplacé alors par Rebiffé (mentionné
antérieurement comme meunier, mais d'un des deux moulins Badran)?
|
Extraits des Annuaires
de Seine-et-Oise mis en ligne ici.
|
1879
|
Le 22 décembre,
fils du propriétaire: “L’an mil huit cent soixante dix-neuf,
le vingt deux décembre, à trois heures de relevée,
par devant nous Léonard Breuil, adjoint spécialement délégué
par le maire de la ville d’Etampes, arrondissement d’Etampes, departement
de Seine-et-Oise, officier de l’état civil de la dite ville,
sont comparus Pierre Philippe Guerraz, gérant, âgé
de cinquante deux ans, fils du décédé ci-après
nommé et qualifié, domicilié à Orléans,
boulevard du chemin de fer numéro dix sept, et Julien Auguste
Guerraz, soldat au vingt-septième régiment d’artillerie,
petit-fils du dit décédé, âgé de vingt-trois
ans, en garnison à Douai (Nord), lesquels nous ont déclaré
que Julien Rémi Guerraz, propriétaire, ancien
adjoint au maire d’Etampes & ancien conseiller d’arrondissement,
agé de quatre vingt trois ans, né à Paris, fils
de feu Antoine Guerraz et de feu Claudine Pierrette Durez son épouse,
tous deux décédés à Paris, veuf de Victorine
Adèle Poussin décédée à Etampes,
est décédé hier à quatre heures du matin,
en son domicile en cette ville rue de la Boucherie numéro quatre,
et après nous être assuré du décès
nous avons dressé le présent acte que les témoins
ont signé avec nous adjoint susnommé après lecture
faite. — [Signé:] Guerraz ainé — Guerraz Julien — Breuil.”
|
Registre d’État
Civil d’Étampes (saisie B.G., 2011)
|
1881
|
Le moulin
“du Bourgneuf ou
de Saint-Pierre” est appelé “aussi du
Pont-aux-Lièvres ou moulin Guerraz, du nom de l’un des derniers meuniers”.
|
Marquis 185;
FG-ELP 23 (selon qui la dénomination de Saint-Pierre est tout
de même la plus fréquente)
|
1881
|
Le moulin
“Guerraz”, situé
“rude la Boucherie”,
est un moulin mixte (c’est-à-dire tant à eau qu’à
vapeur). Le meunier est Rebiffé. Avec ses
cinq paires de meules, il produit 40 sacs de farine par jours.
|
Marquis 96.
|
1890
|
Le 25 octobre,
décès du fils du meunier âgé de 18 ans:
“L’an mil huit cent quatre-vingt-dix le vingt-sept octobre à
neuf heures du matin, par devant nous François Michel Emile
Lefebvre, maire de la ville d’Etampes, officier de l’état civil
de la dite ville, département de Seine-et-Oise, sont comparus
Louis Emile Rebiffé, meunier, âgé
de quarante-neuf ans, père du décédé ci-après
nommé et qualifié, et Augustin Désiré
Rebiffé, ancien cultivateur, âgé de cinquante-huit
ans, oncle du dit décédé, demeurant tous deux
en cette ville, lesquels nous ont déclaré que Joseph
Gabriel Rebiffé, meunier, âgé de dix-huit ans,
né en cette ville et y demeurant rue de la Boucherie numéro
deux, chez ses père et mère, célibataire, fils de
Louis Emile Rebiffé ci-dessus qualifié, et de Agathe Patey,
son épouse, sans profession, âgée de quarante-sept
ans, demeurant ensemble à Etampes rue et numéro susdits
est décédé, au domicile de ses père et mère,
avant hier à six heures du soir. Et après nous être
assuré du décès nous avons dressé le présent
acte que les comparants ont signé avec nous, maire sus-nommé,
après lecture faite. — [Signé:] Rebiffé — E. Rebiffé
— E. Lefebvre.”
|
Registre
d’État Civil d’Étampes (saisie B.G., 2011)
|
1897
|
Deux beaux dessins
de René Ravault père en tête du chapitre VII, titrés:
“Moulin du Bourgneuf (usine Rebiffé)”
|
Étampes
pittoresque, p. 174 (dont trois scans, deux ci dessus partiles et ci-dessous
une vue d’ensemble de la page)
|
1898
|
Le 27 juin: “Étampes.
— Formation. — Société en nom collectif Rebiffé
frères, expl. d’un moulin, 2, Boucherie. — 14 ans et 4 mois. — 100,000 fr. —
22 janv. 98.”
|
Archives commerciales
de la France 25/15 (23 février 1898), p. 238 (ici).
|
1898
|
Le meunier
qui réside au 2 rue de la Boucherie est Rebiffé.
|
État
des moulins de 1898, éd. Gineste (ici).
|
1899
|
Le 27 juin: “Étampes.
— Dissolution. — Société Émile et Joseph Rebiffé,
moulin du Bourgneuf. — 27 juin 99.”
|
Archives commerciales
de la France 27/54 (8 juillet 1899), p. 866 (ici).
|
1904
|
Deux clichés
du moulin, titrés moulin du Bourgneuf.
|
Cartes postales
Marmuse n°17 et n°18 (scan de Jean-Michel Rousseau)
|
Début
XXe s.
|
Le moulin
est appelé moulin Rebiffé.
|
FG-ELP 107,
alléguant des cartes postales anciennes.
|
Début
XXe s.
|
Le bâtiment
cesse de moudre et devient une fabrique de chaussures.
|
FG-ELP 23,
sans référence (mais l’enseigne de cette fabrique est
toujours en place en 2011,cf. cliché ci-dessus; activité
que SV&SH 72 semble croire à tort avoir été
la dernière en date du moulin, du fait sans doute de la subsistance
de l’enseigne jusqu’à
aujourd’hui).
|
1911-1937
|
L’Annuaire de Seine-et-Oise,
dans sa liste des meuniers étampois, n’en signale plus au Bourgneuf.
|
Annuaire du département
de Seine-et-Oise pour 1911, Versailles, Cerf, 1911, p. 454; 1912, p. 476; etc.
|
1921
|
Le recensement de 1921
trouve trois ménages habitant au n°2 de la rue de Chauffour:
1) Charles Eripel, cordonnier employé
par Chabeur et Bully, né en 1875 à Paris (46 ans); sa femme
Jeanne, ouvrière en chaussure employée
aussi par Chabeur et Bully, née à Boulogne-sur-Mer en 1882; leurs filles
Renée Eripel, mécanicienne aussi employée
par Chabeur et Bully, née
en 1903 à Paris (18 ans), et Madeleine, née à Paris
en 1911. — 2) Jules Cristal,
cordonnier employé par Chabeur et Bully, en à Paris XIIIe
en 1864; sa femme Marie, coututière à son propre compte née
à Ussel en 1869; leur fils Robert, coupeur chez Chabeur et Bully, né à Ivry-sur-Seine
ne 1907; — 3) Louis Thouvenot,
chef électricien employé par la compagnie ferroviaire du Paris-Orléans, né
à Paris en 1892, et sa femme Victorine, comptable employée
par Chabeur et Bully, née aussi à Paris
en 1892. — Il y faut joindre
une des quatre familles qui résident Passage du moulin du Bourgneuf:
4) Émile Truskoski, cordonnier employé
par Chabeur et Bully, né à Breteuil
en 1879, avec son père Casimir Truskoski aussi cordonnier employé
par Chabeur et Bully, et sa mère Marie, tous deux nés aussi
à Breteuil, respectivement en 1851 et 1855.
|
Archives municipales:
Dénombrement de la population de 1921, Rue de la Boucherie, et
Passage du Moulin du Bourgneuf.
|
1923
|
Réclame:
“H. Chabeur & S. Bully — Téléphone Paris:
Gobelins 08-27 — Manufacture de chaussures — Paris: 11, rue du Jura
(13e) — Étampes: Moulin du Bourg-Neuf — Toutes séries:
femme, luxe et classique.”
|
Coupure de
presse d’origine indéterminée, en vente en 2011 sur
le site d’enchères en ligne Delcampe (datée de 1923 sur
la foi de la déclaration en ligne du vendeur). |
1929-1930
|
Georges Paillasson
(1893-1961), monteur en chaussures dans une fabrique située à
Fontenay-le-Comte (Vendée), voit son usine fermer à cause
de la crise. Son beau-frère Marcel Bernard, employé de l’imprimerie
étampoise La Semeuse, lui signale l’existence
à Étampes d’une manufacture de chaussures installée
au moulin du Bourgneuf. Il postule et, après essai, sa candidature
est retenue. Georges Paillasson loue alors un appartement dans le quartier
Saint-Gilles et fait venir à Étampes sa femme et ses trois
enfants. Mais six mois plus tard la manufacture du Bourgneuf, frappée
à son tour par la crise mondiale, ferme ses portes définitivement.
Peu après, le 13 mars 1931, naît Bernard Paillason, dont le
père a retrouvé un emploi, mais bien déqualifié,
de simple manœuvre, à la fonderie Lory.
|
Témoignage
de Bernard Paillasson, recueilli par Bernard Gineste le 7 mai 2011.
|
??
|
Le moulin
devient une fabrique de savon et de cycles pour enfants (le Paticycle)
|
FG-ELP 23,
sans référence.
|
1935
|
Dépôt,
au Tribunal civil, des actes de déclaration de la Société
Anonyme “Le Paticycle”, sise 35 Avenue de Paris, et propriété
de Maurice Dalin. Cette entreprise a pour but, “tant en France qu’aux
Colonies […] la fabrication, la vente et le commerce de tous jouets
quelconques”. Les locaux qu’elle occupe présentent une surface
de 1120 mètres carrés, dédiés tant à
la production qu’à l’activité administrative. Maurice
Dalin s’est fait connaître, en 1926, pour son brevet de la “Patinette”
à pédales.
|
Clément
Wingler, «Étampes en 1935 (chronologie commentée,
2010)», in Corpus Étampois (cliquez
ici).
|
1958
|
“Reboutier
Charles, nickeleur, impasse du Moulin-Bourgneuf.”
|
Annuaire Le
Familial (ici)
|
1964
|
Réclame dans
le Bulletin municipal de 1964: “Galvanoplastie.
Ets Pierre Reboutier. — Moulin du Bourgneuf — Etampes (Seine-et-Oise) — Téléphone: 767 — I.N.S.E.E. 222.78.233.1002. — Chromage — Nickelage. — Cuivrage.
— Cadmiage.
— Zingage. — Etamage.”
|
Bulletin municipal 1,
2, 3 (1964), dont un scan ci-dessus.
Ces annonces disparaissent ensuite
du Bulletin, 4 (1966), 5 (1967), etc.
|
1968
|
Réclames des
Reboutier dans le Bulletin municipal, de 1968 à 1968, la première
concernant peut-être le moulin du Bourgneuf (?): 1) “Sablage et métallisation
sous toutes ses applications. — Ets Henri Treboutier. — Réparations
de pièces mécaniques par métallisation. — 91 – Etampes
– Tél. 10-65” ; 2) “Zingage brillant – Chromage – Nickelage –
Cuivrage – Étamage — Ets Jean-Pierre Reboutier — 12, rue de la
Pirouette – Étampes – Tél.: 13-77 — Polissage – Cadmiage
– Bichromatage - Petites et grandes séries”.
|
Bulletin municipal 7,
8 (1968) et 9, 10 (1969), dont un scan ci-dessus.
|
1994
|
“Doté
d’une turbine, le moulin de Saint-Pierre, où l’on sable
encore des métaux, reste, dans la ville, le seul témoin
des anciens métiers de l’eau.”
|
Bodin Magot
50; et SV&SH 72 (qui semble croire à tort qu’on est passé
directement de la meunerie de cette activité).
|
2000
|
Photographie
du moulin.
|
Cahier d’Étampes-Histoire
n°3. Le moulin y est mentionné pp. 11-12; 19 (photographie:
“État actuel du moulin du
Bourgneuf”) et 25 (excellentes photographies couleur
du plan de 1648), mais n’a pas fait l’objet de recherches d’archives spécifiques.
|
2003
|
“Le bâtiment actuel date du 19e siècle. Il est assez
imposant et s’élève sur six niveaux dont trois étages
de combles. Les baies sont encadrées de briques.”
|
FG-ELP
23
|
2008
|
Travaux au
moins sur la façade du moulin.
|
Cf. cliché
ci-dessus, du 19 janvier 2008, où l’on y voit des échaffaudages..
|
2009
|
“Aujourd’hui, une partie des bâtiments est transformée
en logements.”
|
SV&SH
72. Depuis quand?
|
2011
|
Le n°2 du
passage du Moulin-du-Bourgneuf est toujours le siège de la société
SMP (Sablage Métallisation Peinture), dirigée en
2011 par Jean Hernandez.
|
Site e-pro
Métallurgie (ici) |
Chacun
est appelé à contribuer à cette enquête, les petits ruisseaux faisant
les grandes rivières.
Bernard Gineste, 30 avril 2011.
Toute critique, correction ou contribution
sera la bienvenue. Any criticism or contribution
welcome.
|