Le moulin de l’Île-Maubelle
Renseignements disponibles
Bien
que beaucoup de données restent encore à collecter sur ce
moulin, on peut déjà tracer ici quelques lignes de son histoire.
Il se trouvait là depuis 1790 une imprimerie fondée par
le sieur Claude Dupré, imprimeur de la municipalité. Mais
il en fut brutalement délogé par le sieur Alexandre Salomon
Berchère, marchand culottier et membre du comité révolutionnaire
local, qui voulait y installer un moulin à fouler les peaux, peut-être
avec la dot que venait de lui apporter sa nouvelle épouse, fille
d’un riche colon de Saint-Domingue installé à Guinette depuis
quelques années. En 1794, le calme revenu, Dupré se fit
indemniser, mais le moulin subsista, malgré l’opposition de la
famille Gérôme, qui tenait en amont le moulin Darnatal et
en aval le moulin du Port. Il devient en 1796 un moulin à farine
et nous lui trouvons au moins de 1801 à 1803 le meunier Antoine Aimable Florat, natif d’Étampes. En 1818-1819,
le meunier est le propre fils de Berchère, Pierre-Narcisse, père
du grand peintre étampois Narcisse Berchère qui naît
dans le moulin de son père. Pour une raison indéterminée
cependant Pierre-Narcisse part en Haïti où il meurt à
Port-au-Prince en 1822. On ne sait pas qui est le meunier jusqu’en 1825.
En 1829 c’est clairement Jean François
Armand Gatineau, né à Angerville et marié en 1825 à
la fille d’un meunier éphémère de Saint-Martin, Jean
Bottin. En 1826 meurt le fondateur et propriétaire du moulin, Alexandre-Salomon
Berchère. Gatineau rachète le moulin en 1830 et semble le
tenir jusqu’à sa mort survenue en 1865. Le meunier est Emile Trouvé
de 1866 à 1869 au moins. La suite est moins claire pour l’instant.
Le moulin est doublé d’une machine à vapeur en 1876. Par qui?
Nous le trouvons en 1881 tenu en même temps que celui de Darnatal
par Potheau. Il semble cesser de moudre en avant 1896. Il aurait servi de
silo à grain pendant la première moitié du XXe siècle.
Nous ne savons pas quand il a été transformé en la
résidence qu’il est aujourd’hui. Appel à témoignage!
Bernard Gineste, 24 avril
2011
Date
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Renseignements
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Sources
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1635-1792
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La généalogiste
Monique Pruvost a mis en ligne une généalogie assez détaillée
de la famille du fondateur de ce moulin, Alexandre Salomon Berchère,
dont nous extrayons ici ce qui concerne son ascendance masculine. — Son premier ancêtre connu est un marchand de la paroisse
de Villeconin, Jean Berchère I, décédé
entre 1649 et 1651. Marié à Claude de Dinen, née vers
1603, il en a eu sept enfants de 1624 environ à 1649, dont
un fils cadet Jean Berchère II, né le 12 septembre 1635, mort
avant 1688. — Jean Berchère II, aussi
marchand, s’est marié le 8 février 1655 à Etréchy
avec Marguerite Vallereau (env. 1636-1682), don il a eu huit enfants, dont
le quatrième garçon fut Jean Berchère III, né
à Etréchy le 23 juin 1665, décédé entre
1719 et 1738. — Jean Berchère III, maître
boulanger à Saint-Martin d’Etampes, s’est marié le 28 février
1688 à Saint-Gilles d’Etampes avec Anne Marneau (1663-1738) dont
il a eu trois enfants de 1689 à 1695, dont l’aîné fut
Jean Berchère IV, né le 20 février 1689 et baptisé
à Saint-Gilles d’Etampes, mort le 5 décembre 1744 à
Saint-Martin d’Etampes. — Jean Berchère
IV, maître boulanger, s’est marié le 12 janvier 1711
à Saint-Martin d’Etampes à Marie Anne Rousseau (1685-1740),
dont il a eu neuf enfants de 1711 à 1726 dont le dernier fut Salomon
Berchère, né à Saint-Martin d’Etampes le 8 février
1726 et décédé le 2 juin 1784 au même lieu. — Salomon Berchère, maître boisselier à
Saint-Martin d’Etampes, s’est marié le 21 août 1747 à
Saint-Germain de Dourdan à Marie Madeleine Badaire (vers 1723-1758),
qui lui a donné six enfants de 1748 à 1755, dont l’aîné
des fils survivants fut Alexandre Salomon Berchère, né le 2
décembre 1753 à Saint-Martin d’Etampes et mort le 7 décembre
1826. — Alexandre Salomon Berchère, marchand
mercier, puis culottier, puis meunier, puis propriétaire, dans la
paroisse Notre-Dame d’Etampes, s’est marié en premières noces
à Notre-Dame d’Etampes avec Marie-Madeleine Robert, née vers
1746 et décédée le 6 décembre 1791), qui lui
a donné sept enfants; puis, dès le 6 mars 1792, à Notre-Dame
d’Etampes, avec Geneviève Lanon, née à Port-au-Prince
(alors partie de Saint-Domingue et aujourd’hui d’Haïti)
le 12 juin 1763, décédée le 5 mars 1827 à Étampes, fille d’un riche bourgeois d’Etampes
ami de Berchère, Nicolas Guillaume Lanon (1730-1795), natif du Vaudreuil
en Normandie, ancien colon de Saint-Domingue, qui avait regagné la
métropole fortune faite avec sa domesticité, et s’était
installé à Etampes avant 1789, où il avait acheté
la ferme de Guinette. De cette seconde union naquirent trois fils dont le
benjamin fut Pierre Narcisse Berchère (1896-1822), lui-même
futur meunier du moulin de l’Île-Maubelle, mort à Haïti,
et père du peintre orientaliste Narcisse Berchère (1819-1891).
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Monique Pruvost, “Jehan Berchere” [et pages liées],
in Arbre généalogique de Nicole Pruvost, in GeneaNet,
à cette adresse (cliquez ici).
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1790
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Claude Dupré,
fonde une imprimerie sur le site du futur moulin de l’Île-Maubelle.
Il créera une Feuille d’Annonce signalée dès
1820, qui paraît l’ancêtre de l’Abeille d’Étampes,
journal qui subsistera lui-même jusqu’en 1944.
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Almanach du commerce
du Sébastien Bottin, édition de 1820 (dont une saisie ici), p. 987:
“Depuis 1790. Imprimeur. Dupré,
imprimeur de la Feuille d’Annonces.”
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1791
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1) Publications
de l’imprimerie Dupré citées par Léon Marquis jusqu’en
1792:
49. Prospectus d’un Journal d’Étampes, dédié
aux citoyens. — A Étampes, de l’imp. de Dupré et Gamet,
imprimeurs du district et de la municipalité, in-8 de 4 p. S.d.
(1790).
50. Journal d’Étampes (1790).
Indiqué dans l’Almanach d’Étampes pour 1791 comme
paraissant tous les samedis de chaque semaine. Le prix de la souscription
(ou abonnement) était de 6 livres pour Étampes et 9 livres
pour les autres endroits. On s’abonnait chez Mme veuve Périer, apothicaire,
rue Saint-Antoine, et chez les sieurs Dupré et Gamet, imprimeurs.
52 bis. Délibération du
conseil général de la ville d’Étampes, relative
aux comptes présentés par les sieurs Delaitre et de la Borde,
directeur et receveur de la régie du droit de tarif perçu
sur les boissons pendant les années 1789 et 1790, et les quatre
premiers mois de 1791. — A Étampes, chez Dupré, imp.
de la municipalité. S.d. (1791), in-4 de 6 p.
53. Almanach historique et politique
du district et de la ville d’Étampes pour l’année 1791, dédié
à MM. les administrateurs du district, [p.382], fondé
et rédigé par M. Mesnard, vicaire de Saint-Basile et chapelain
de l’église de Paris. — A Étampes, de l’imp. de Dupré
et Gamet, rue Darnatal, 27, in-8 de 60 p.
66. Éloge funèbre de Jacques-Guillaume
Simonneau, maire d’Étampes, impitoyablement massacré dans
la journée du 3 mars 1792, l’an 4e de la liberté. Prononcé
par Jean-François Sibillon, officier municipal et actuellement
maire de ladite ville, en l’église paroissiale de Notre-Dame, à
l’issue du service célébré en l’honneur de ce généreux
citoyen, victime de son patriotisme et de sa constante fermeté
à s’opposer à l’infraction des lois. En présence des
deux corps administratifs, du tribunal du district, des tribunaux de paix,
d’un clergé nombreux, des commandans de la gendarmerie, d’un détachement
de cavalerie du 18e régiment, et d’un corps de citoyens volontaires
de Paris accourus à la défense de cette malheureuse cité.
— A Étampes, chez Dupré, imp. des corps administratifs,
1792, in-8 de 16 p.
67 bis. Discours prononcé au
nom des corps administratifs réunis de la ville d’Étampes
à MM. les commissaires du département et aux différents
détachemens qui les accompagnent lors de leur entrée en
ladite ville, le 9 mars 1792. — A Étampes, chez Dupré,
imp., in-4 de 2 p.
80. Discours prononcé en l’église
Notre-Dame d’Étampes, le 29 avril 1792, l’an IV de la liberté,
jour de la bénédiction des drapeaux, par M. Legrand, curé
de Saint-Martin d’Étampes. En présence des deux corps administratifs,
du tribunal du district, des tribunaux de paix, des deux bataillons de
la garde nationale, des commandants de la gendarmerie et gendarmes, d’un
détachement de cavalerie du 6e régiment et des volontaires
de la Haute-Vienne. A Étampes, chez Dupré, imp. des corps
administratifs, 1792, in-8 de 16 p.
82. Pétition des citoyens de
la ville d’Étampes à l’Assemblée nationale, tendant
à assurer la subsistance et à opérer la tranquillité
publique. — Étampes, imp. de Dupré, in-4 de 4 p. (1792).
2)
Publications de l’imprimerie Dupré citées par Léon
Marquis après 1792:
91. District
d’Étampes. Vente par petits lots de domaines nationaux provenant
de Ange-Henri Desmazis, émigré. Municipalité d’Étampes.
Le premier lot se compose de la ferme de Chesnai... évaluée
27,750 liv... Le neuvième jour de la deuxième décade
de deuxième mois de l’an II [=octobre-novembre 1793]. Baron
Delisle. — A Étampes, chez Dupré, imp., in-folio.
94.
Mémoire pour le citoyen Claude Dupré, imprimeur,
et Louise Blanchet Desmolière, son épouse, contre le nommé
Berchère, cy-devant membre du comité révolutionnaire,
existant au 9 thermidor an II.
100. Ville d’Étampes. Le maire
de la ville d’Étampes, chevalier de l’ordre royal et militaire
de Saint-Louis, et de celui de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare,
à ses concitoyens. Il est question d’une souscription pour l’achèvement
d’un nouvelle route d’Étampes à Pithiviers... Fait à
l’hôtel de la Mairie, le 2 octobre 1821 (Signé: Tullières).
— A Étampes, de l’imp. de Dupré fils. Factum in-4.
105. État des minutes de notaires
de l’arrondissement d’Étampes, dressé en conformité
des délibérations de la chambre de discipline. — Étampes,
de l’imp. de C. Dupré, rue du Carrefour-Doré, n°9,
1831, in-4 de 10 p.
Le
recensement de 1836 trouve au n°60 de la rue Basse (Paul-Doumer): “Louis-François Favreau, toisezur de bâtimens, 34
ans — Marie-Denise Bellzamie, sa femme, 31 ans — Denise Eugénie Favreau, leur fille, 12 ans — Marie-Elisabeth Favreau, leur fille, 4 ans — Charles Dupré, ex-imprimeur en caractères,
52 ans”.
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Marquis 381 (numérisé
ici)
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avant 1792
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Le moulin
(ou plutôt son site) appartient à l’imprimeur Dupré-Démollière.
Le terroriste Couturier, alors tout puissant à Étampes,
lui enjoint par lettre de livrer son moulin (ou plutôt ses locaux)
à vil prix à son ami Berchère, membre du comité
revolutionnaire, menaçant sans cela de le lui confisquer et de
le dénoncer comme suspect. Plus tard l’imprimeur porte plainte
et fait un procès, obtenant une juste indemnité.
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Marquis 179-180 (sans référence) et note 94
page 386. Cf. SV&SH 67: “Dupré Berchère demande à
établir un moulin à foulon en aval du moulin de Darnatal.” Il s’agit visiblement d’une double confusion
des auteurs, entre d’une part Dupré-D et Berchère, d’une
part entre un fait non déterminé relatif à Dupré
en 1790 et la fondation du moulin par Berchère en 1792.
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1792
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Alexandre
Salomon Berchère, maître culottier, grâce à
des appuis politiques, achète l’usine de l’Île-Maubelle:
“Le moulin de l’Ile-Maubelle appartenait primitivement à l’imprimeur
Dupré-Desmollière : or, en 1792, Couturier,
pour cause de patriotisme, lui enjoignit par lettre de livrer son moulin
à vil prix [p.180] à son ami Berchère, membre du
comité révolutionnaire, menaçant de le lui confisquer
et de le dénoncer comme suspect. Dupré jugea à propos
de céder à la force ; mais quand le calme fut rétabli,
il présenta ses plaintes à l’administration municipale, et
il y eut même un procès qui se termina par l’allocation d’une
juste indemnité à l’ancien propriétaire.”
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Marquis
179-180, renvoyant à sa note 94 p.; Bodin Magot 47-48.
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1792
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Le 20 avril, dépôt
au District d’Étampes par Berchère d’une demande d’autorisation
pour l’établissement d’un nouveau moulin, accompagnée d’un
plan: “A messieurs. — Messieurs les administrateurs du directoire du district
d’Etampes. — Alexandre Salomon Berchere fabriquant de paux demeurant
à Etampes. — Disant qu’il est dans l’intention de construire un
moulin a fouler au bout d’un heritage dont il est proprietaire sise [sic]
en la ville d’Etampes et sur le riviere forcée d’icelle, entre le
moulin Darnatal, et le pont des Trois Confluans conformement au plan, qu’il
anéxe à ces presentes et desirant faire cet etablissement avec
l’autorité de la loy, il a recours a vous.— Ce consideré Monsieur
il vous plaise commettre personne quil vous plaira pour donner aud. suppliant
les mesures, alignemens et authorisations necessaires. — [Signé:]
Berchere.” — Titre du plan: “Plan du moulin a fouller, presenté par
le sr Berchere fabriquant de paux a Etampes, et quil demande a etre authorisé
a faire construire. — Ce 20 avril 1792.” — Indications portées sur
le plan, qui présente une échelle du huit toises: “Riviere”,
“Deversoir”, “Roüe”, “2 pieds” [largeur du bief], “Moulin”, “Lavoir”,
“24 pieds” et “14 pieds” [largeurs du moulin et du lavoir], “24 pieds [profondeur
du moulin et du lavoir]”, “Cour”, “55 pieds” [largeur de la cour].
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AD91 7S 43 dans la
chemise intitulée “Etampes. Moulin de l’Ile Maubelle. 1790-1830”,
pièce timbrée de quatre pages, dont la première
seule est rédigée, et à laquelle est annexé
un plan en couleur en date du 20 avril 1792 (saisie et photographie de
Bernard Gineste, 2011).
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1792
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Projet (Bodin Magot)
ou plutôt établissement (Marquis, Gatineau) d’un nouveau
moulin à foulon, d’où conflit avec la veuve Gérosme
qui tient le moulin Darnatal, juste en amont (Marquis, Bodin Magot), autant
qu’avec le propriétaire du moulin du Port juste en aval, autre
Gérosme (Bodin Magot).
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Marquis
179-180; Bodin Magot 47-48; FG-ELP 18 (alléguant AD91 7S 43) et
71.
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1794
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Le 27 juillet (9 thermidor
an II) “Mémoire pour le citoyen Claude Dupré, imprimeur,
et Louise Blanchet Desmolière, son épouse, contre le nommé
Berchère, cy devant membre du comité
révolutionnaire, existant au 9 thermidor an II. — Indiqué dans le manuscrit des
moulins.” Dupré gagnera son procès et obtiendra un dédommagement
substantiel pour la vente forcée de 1792.
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Marquis, p. 386 (note
bibliographique n°94). Marquis situe ailleurs ce fameux “manuscrit des moulins” aux “Archives départementales”, c’est-à-dire,
à son époque, à celles de Seine-et-Oise, à
Versailles; cf. Marquis 179-180.
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1796
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Le moulin devient
un moulin à farine.
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FG-ELP 71, sans référence.
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??
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Selon Bodin Magot,
le moulin, “d’abord qualifié de moulin
à bled devient ensuite moulin à fouler les bas
puis, de nouveau, moulin à farine”.
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Bodin Magot 48, sans
référence. La succession précise des activités
du moulin demande à être élucidée.
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1797
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C’est désormais
un moulin à farine.
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SV&SH 67, sans
référence.
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1797
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Le 23 janvier (4 pluviose
an V), “la veuve Gérosme, propriétaire
du moulin Darnatal demanda à la commune la permission de poursuivre
Berchère pour l’exhaussement sans ses ordres
du moulin de l’Île-Maubelle et du lavoir de l’hospice.”
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Marquis 179.
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1797
|
Le 26 octobre 1797 (5 brumaire an VI) il est
enjoint à Berchère de détruire son usine sur
la rivière de Coquerive (bras du Juineteau qui se jette dans la rivière
forcée au droit du moulin de l’Île-Maubelle) et de rétablir
dans le délai d’une décade le lavoir de l’Hospice dans son
état primitif
|
Marquis
180 alléguant le Manuscrit des moulins aux Archives départementales.
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1801
|
Le meunier et contribuable
pour le moulin dit de Berchère (mais qui est aussi qualifié “sans dénomination”) est un certain Florat. Avec
sa roue unique il peut produire 26 quintaux de farine par jour pour les
marchands et les négociants.
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État des moulins
de 1801, édition Gineste (ici).
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1803
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Le 27 juin (8 messidor
an XI), décès du père du meunier: “Du mardi neuf
messidor an onze de la republique. — Acte de decès de Antoine Florat
epoux de Marie Margueritte Macé decedé d’hier onze heures
du matin agé de soixante dix neuf ans en son domicile rue Saint
Jacques n°104. — Sur la declaration faite par Antoine Aimable Florat
meunier fils du decedé et par Eloy Barillier marchand gendre
du decedé, majeurs domiciliés de cette ville — j’ai maire
d’Etampes constaté le decès et redigé le present acte
que les declarans ont signé avec moi. — [Signé:] Florat ???
— Barrillier Florat — Bouraine [paraphe].”
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Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011)
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1810
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??
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État des moulins
de 1810, édition Gineste (ici).
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1812
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L’imprimeur Dupré,
chassé par Berchère du site de son moulin en 1792, crée
une Feuille d’Annonces. Léon Marquis l’attribue à
l’imprimerie G. Durandet de 1812 à 1839, mais il se trompe. L’Annuaire
du commerce de Bottin, cite à Étampes un Dupré
huissier en 1810, 1811, 1812, et 1817, et mentionne aussi une imprimerie
fondée en 1790 par “Dupré
imprimeur de la Feuille d’annonces” en 1817, 1820,
1822, 1825, 1829; et c’est seulement en 1842 que sont signalés par
les annuaires que j’ai pu consulter comme “Imprimeurs,
Durandet. Guffanti, lithog. et autog.”. D’ailleurs
la première autre publication attribuée par Léon Marquis
lui-même à l’imprimerie Durandet ne date que de 1838, tandis
que la dernière qu’il signale de Dupré est de 1831. L’un a
visiblement succédé à l’autre.
|
Marquis 387 (note bibliographique
n°98, numérisée ici); Annuaire du
commerce de 1810, p. 809 (ici); 1811, p. 868 (ici), 1812, p.
890 (ici), 1817, p. 779 (ici), 1820, p. 987 (ici), 1822, p.
1099 (ici), 1823, p. 1054 (ici), 1825, p. 878 (ici), 1829, p. 678 (ici), 1842, p.
973 (ici);
sur Durandet: Marquis, p.388 (note bibliographique
n°107, numérisée ici).
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1816
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Berchère
est toujours mentionné comme propriétaire de l’usine, mais
sans que soit indiqué le nom du locataire, ni précisé
que le propriétaire soit exploitant. On y casse 350 sacs de grains
par mois.
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État des moulins
de 1816, édition Gineste (ici).
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1818
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Le 14 septembre, mariage
du fils de Berchère: “Du lundi quatorze septembre mil huit cent
dix huit, cinq heures de relevée. — Acte de mariage de sieur Pierre
Narcisse Berchère, négociant domicilié de cette
ville, y étant né le vingt sept pluviôse an quatre,
seize février mil sept cent quatre vingt seize, âgé
de vingt deux ans, fils majeur et en legitime mariage de sieur Alexandre
Salomon Berchère, propriétaire, et de dame Genevieve Lanon
son épouse, domiciliés de cette ville. — et demoiselle Marie
Adèle Dubois, aussi domiciliée de cette ville, y étant
née le thermidor an sept, vingt huit juillet mil sept cent quatre
vingt dix neuf, âgée de dix neuf ans, fille mineure et en legitime
mariage de sieur Etienne Stanislas Dubois, patissier traiteur, et de Marie
Adelaide Darblay son épouse, domiciliés de cette ville. —
Les actes preliminaires sont 1° ceux sus datés de naissance des
contractans, 2° les publications des promesses du dit mariage faites
en cette ville, les neuf et seize aout derniers sans opposition ni empechement.
— Les peres et meres des futurs presens et consentans au dit mariage. — Les
futurs ont déclaré prendre en mariage l’un demoiselle Marie
Adèle Dubois, l’autre sieur Pierre Narcisse Berchère — en présence
du côté du futur des sieurs François Salomon Berchère,
administrateurs des hôpitaux militaires, âgé de trente
six ans, son frère domicilié à Paris rue de la Poterie
Saint Jean N°1er, et Germain Bazile Pommeret, marchand mégissier
âgé de trente quatre ans, oncle de la future, domicilié
de cette ville; — du côté de la future les sieurs Jean Baptiste
Bourdeau, aubergiste, âgé de cinquante trois ans, son oncle
à cause de feue Genevieve Françoise Darblay son épouse,
et Auguste Rodolphe Darblay, aubergiste, âgé de quarante six
ans, son oncle, domciliés de cette ville. — Après quoi nous
avons Pierre Louis Marie de Tullières, maire d’Etampes, chevalier
de saint Louis, et de saint Lazare, faisant fonctions d’officier public de
l’état civil soussigné, lecture faite des actes sus-datés
dûment en forme, du chapitre six titre cinq du code civil des Français
et du présent, nous avons prononcé au nom de la loi que les
dits futurs étaient unis en mariage. — Et ont les futurs, leurs pères
et mères et tous les témoins signé. — [Signé:]
M. A. Dubois — P. N. Berchère — Berchere — G. Lânon — Dubois
— M. Darblay — J. B. Bardeau — Berchere — Pommeret — Chauvet — Darblay
— Darblay — Tullières.”
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Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011)
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1819
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Le 11 septembre,
naissance dans le moulin de Narcisse Berchère, le futur peintre:
“Du samedi onze septembre mil huit cent dix neuf onze heures du matin.
— Acte de naissance de Narcisse Berchère, du sexe masculin, né
ce jour à deux heures du matin chez ses pere et mere, fils en legitime
mariage de sieur Pierre Narcisse Berchère, marchand
meunier, et de dame Marie Adèle Dubois son épouse, domiciliés
de cette ville rue Isle Maubelle N°5. — Les temoins ont été
les sieurs Charles Benjamin Chauvet, secretaire de la mairie, âgé
de cinquante un ans, et Charles Augustin Carré, propriétaire,
âgé de trente cinq ans domiciliés de cette ville.
— Sur la declaration de dame Thérèse Prospère Chrétienne
Chapeau sage femme qui a ainsi que le pere de l’enfant et les temoins
signé avec nous après lecture faire. — [Signé:] N.
Berchère — Chauvet — Carré — Chapeau — Tullières.”
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Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011); cf. FG-ELP
71. On notera que Pierre Narcisse berchère signe N. Berchère
indice que Narcisse est son prénom d’usage.
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1821
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Le 24 février,
naissance à Morigny de la fille du futur meunier, Adélaïde
Clémentine Gatineau, qui épousera en 1840 Alphonse Brunard,
futur fondateur d’un moulin à vapeur portant son nom et futur maire
d’Étampes.
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Cf. notre page sur le
moulin Brunard.
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1822
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Le 16 juin, décès
du meunier, Berchère fils, à Port au Prince, république
d’Haïti: “Du jeudi dix-neuf décembre mil huit cent vingt deux,
dix heures du matin. — Nous Pierre Louis Marie de Tullières, maire
d’Etampes, chevalier de saint Louis et de Notre-Dame du mont Carmel et
de saint Lazare — avons transcrit sur le present registre, l’extrait de
l’acte de décès dont la teneur suit. — Republique d’Haity.
— Extrait du registre des actes de décès de la commune de
Port au Prince. — Du seizième jour du mois de juin mil huit cent
vingt deux, dix neuvieme année de l’independance d’Haity. — Acte
de décès de Pierre Narcisse Berchère
âgé de vingt sept ans, natif d’Etampes, fils legitime du sieur
Alexandre Salomon Bercher [sic] et de dame Genevieve Bercher [sic] décédé
ce jour à quatre heures du matin, dans la maison du citoyen Ardouin
ainé rue du magasin de l’Etat N° [blanc] suivant la déclaration
faite par devant moi officier de l’état civil de cette ville par
le dit citoyen Jacques René Louis Ardouin ainé âgé
de cinquante six ans, negociant en cette ville, assisté des citoyens
Léon Bétré employé au greffe du tribunal civil
âgé de vingt deux ans, et Jean Elie, âgé de quarante,
negociant aussi en cette ville, temoins requis , dont acte que nous avons
signéavec le déclarant et les dits temoins. Ainsi signé
aux registres : J. R. L. Ardouin ainé, Détré Léon,
E. Elie et Jerome Coustard officier civil. — Collationné, signé
J. Coustard avec paraphe. En marge est le timbre portants ces mots : Etat
civil de Port au Prince, an quinze, republique d’Haity. — Pour copie conforme
— [Signé:] Tullières.” Il est en outre porté en marge
de cette transcription:] “Par jugement du tribunal civil de 1ere instance
à Etampes en date du neuf janvier mil huit cent vingt trois, transcrit
sur les doubles registres des actes de décès de la ville d’Etampes,
le vingt cinq du dit mois (cejourd’hui), dans le N° vingt quatre
appert que l’acte ci-contre est rectifié comme ci après
: Pierre Narcisse Bercère, fils de sieur Alexandre Salomon Berchère
et de dame Geneviève Lanon. — Le maire — [Signé:] Tullières”.
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Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011). La mort
aux Amériques de ce meunier, père du peintre Narcisse Berchère
alors âgé seulement de trois ans, n’avait à ma connaissance
jusqu’à ce jour jamais été signalée. Ce voyage
reste à expliquer. Il a dû conditionner pour une part l’attrait
de son fils pour les voyages à l’étranger, et sa vocation
de peintre orientaliste. Ce voyage était peut-être inspiré
par l’espoir de faire valoir des droits de son grand-père paternel, Nicolas Guillaume Lanon, ancien colon à
Saint-Domingue, et de sa mère, et de sa mère, elle-même
née à Port-au-Prince
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1822
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L’état des moulins de 1822 porte une mention qui a ensuite
été raturée: “Le sieur Berchere Narcisse meunier marchand de farine,
savoir qui l’a remplacé.”
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État des moulins
de 1822, édition Gineste (ici). Narcisse
est le prénom d’usage de Pierre Narcisse Berchère.
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1823
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Installation à
Saint-Martin d’Étampes dans un moulin encore indéterminé
du meunier Jean Bottin, futur beau-père du meunier du moulin de
l’Île-Maubelle.
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Annuaire du commerce
de 1822, p. 1099 (ici): il n’apparaît pas encore dans la liste des
négociants en farine; 1823, p. 1054 (ici): “Bottin, à Saint-Martin”, 1825, p. 878 (ici), dans la liste des meuniers (où Gatineau
n’apparaît pas encore): “Bottin, à
Saint-Martin”; en 1829, p. 678 (ici), Bottin
n’est plus cité dans la liste des meuniers, mais Gatineau si.
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1825
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Le 4 mars, décès
de la femme du meunier, Thérèse Agathe Guiot.
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Cf. infra, 1840.
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1825
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Le 29 août secondes
noces du meunier (ou futur meunier?) avec la fille de Jean Bottin (signalé
comme meunier à Saint-Martin en 1822 et 1825): “Du lundi vingt
neuf aout mil huit cent vingt cinq, deux heures de relevée. — Acte
de mariage de sieur Jean François Gatineau négociant en
farine âgé de vingt huit ans, domicilié à
Etampes, né à Angerville commune de cet arrondissement le
sept pluviose an cinq, vingt six janvier mil sept cent quatre vingt dix
sept, fils majeur et en legitime mariage de sieur Jean François Gatineau
marchand de grains, âgé de quarante huit ans, et de dame Marie
Victoire Cintrat son épouse, âgée de quarante six ans,
domiciliés en la dite commune d’Angerville, le dit futur veuf en premieres
noces de dame Thérèse Agathe Guiot son épouse, décédée
au dit Etampes le quatre avril dernier — et de demoiselle Severine Aglaé
Bottin, âgée de vingt ans, domiciliée à Etampes
chez son père, née à Epernon, departement d’Eure et
Loir, le trente vendemiaire an treize, vingt deux octobre mil huit cent quatre,
fille mineure en legitime mariage de monsieur Jean François Bottin
négociant, âgé de quarante six ans domicilié
au dit Etampes, et de feue dame Marie Suzanne Severine Lemesle son épouse,
décédée à Etampes le treize avril mil huit cent
vingt. — Nous Jean Gilles Boivin Chevallier adjoint de monsieur le maire
de la ville d’Etampes par qui spécialement délégué
— vu les actes de naissance des futurs, l’acte de décès de
la premiere épouse du futur, et celui de la mère de la future,
les actes de publications du dit mariage faits en cette ville les dimanches
vingt quatre et trente un juillet derniers sans opposition — après
avoir donné lecture aux parties comparantes, assistées des
quatre témoins cy après nommés et soussignés,
des pièces sus-énoncées relatives à leur état
et aux formalités de mariage, toutes les dites pièces en bonne
forme, dûment signées et paraphées au désir
de la loi, pour être déposées au greffe du tribunal,
ainsi que du chapitre six du titre de mariage, sur les droits et devoirs
respectifs des époux — avons reçu la déclaration du
sieur Jean François Harmant Gatineau, qu’il prend pour époux
demoiselle Severine Aglaé Bottin, et de la part de demoiselle Severine
Aglaé Bottin qu’elle prend pour époux le sieur Jean François
Harmant Gatineau. — En conséquence nous avons déclaré
au nom de la loi que le sieur Jean François Harmant Gatineau et demoiselle
Severine Aglaé Bottin sont unis en mariage. — Tout ce que dessus fait
en l’hôtel de la mairie les dits jour, mois et an, en présence
et du consentement des père et mère de l’époux, du père
de l’épouse, et aussi en présence des sieurs Eloy Alexis Felix
Angiboust, negociant âgé de vingt neuf ans, domicilié
à Etampes, Pierre Frederic Joseph Jousset charpentier, âgé
de vingt cinq ans, beau frère de l’époux à cause de Victoire
Clementine Gatineau son épouse, domicilié en la dite commune
d’Angerville, Pierre Barnabé Goujet sous chef au ministère de
l’Intérieur âgé de cinquante six ans, domicilié
à Paris, dépratement de la Seine, rue du Vieux Colombier N°8
oncle de la mariée à cause de Marie Sophie Lemesle son épouse
et Jean Marin Sauvé boulanger, âgé de quarante neuf ans,
domcilié à Paris rue Saint Denis N°200, lesquels ont signé
avec les époux et nous adjoint sus-nommé après lecture
faite. — [Signé:] S. A. Bottin — Gatineau — Gatineau — M. M.
V. Cintact — J. Bottin [paraphe] — Goujet [paraphe] — Jousset — Sauvé
— Charpentier — L. Bottin — Ch. Goujet [paraphe] — Genet Petit (?) — Boivin
Chevallier ad.”
|
Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011).
|
1826
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Le 7 décembre,
décès de Berchère père: “Du jeudi sept décembre
mil huit cent vingt six trois heures de relevée. — Acte de décès
de Alexandre Salomon Berchère, propriétaire,
âgé de soixante treize ans, natif de cette ville, paroisse
Saint Martin, veuf en première noces de Marie Madeleine Robert,
et époux en secondes noces de Geneviève Lamore (?), décédé
ce jour à une heure du matin en son domicile en cette ville, rue
Isle Maubelle N° [blanc]. — Les temoins ont été les sieurs
Louis Alexandre Salomon Bonté négociant, âgé
de cinquante deux ans, neveu du décédé, et Louis François
Godin, propriétaire, âgé de soixante trois ans, aussi
neveu du décédé, à cause de dame Marie Louise
Pelagie Bonté son épouse, domiciliés de cette ville,
qui ont signé avec nous adjoint de monsieur le maire spécialement
délégué, après lecture faite, et le décès
constaté par nous soussigné. — [Signé:] Godin — Bonté
Carnevillier — Boivin Bonté — Druilliet.”
|
Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011)
|
1828
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Le 21 mai, un arrêté
préfectoral règle le déversoir et les vannes du moulin.
|
État des moulins
de 1838, édition Gineste (ici).
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1829
|
Gatineau est
cité dans la liste des “Meuniers, marchands
de farines et de grains” étampois de l’Annuaire du commerce. Il ne l’était pas par la liste de 1825.
|
Annuaire du commerce
de 1829, p. 678 (ici).
|
1830
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Le meunier est Gatineau.
Le moulin produit 200 sacs de farine par mois pour Paris.
|
État des moulins
de 1830, édition Gineste (ici).
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1830 env.
|
Le moulin est figuré
sur un plan du Juineteau sous le nom erroné de Moulin Buchère
(pour Berchère), par confusion du géomètre
avec le nom d’une autre famille étampoise qui donnera en 1852 un
second adjoint au maire, Charles-Ambroise Buchère.
|
Archives municipales
3O C9 (dont un cliché ci-dessus)
|
1830
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Le moulin est racheté
par Gatineau.
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FG-ELP 71
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1831
|
Le moulin de l’Ille
Maubelle, qui a pour propriétaire Gatineau Bottin,
emploie deux ouvriers.
|
État des moulins
de 1831, édition Gineste (ici).
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1833
|
Le 10 septembre, décès
de Claude Dupré père propriétaire originel du site
du moulin, et dont le fils homonyme continue ailleurs son activité
d’imprimeur: “Du mercredi onze septembre mil huit cent trente trois, heure
de midi ; — Acte de décès de Claude Dupré, propriétaire,
ancien vérificateur des poids et mesures de cet arrondissement,
âgé de quatre vingt un ans, né à Tannay, département
de la Nièvre, le vingt six février mil sept cent cinquante
deux, décédé, hier à une heure de relevée,
en son domicile en cette ville, carrefour Doré N°9, époux
de Louise Blanche Demolière ; — Les témoins ont été
les sieurs Charles Dupré, imprimeur, âgé de quarante
sept ans, fils du décédé, et Charles Augustin Carré,
propriétaire, âgé de quarante huit ans, neveu du décédé,
domicilié de cette ville, qui ont signé avec nous maire,
après lecture faite du présent, et le décès
constaté par nous soussigné. — [Signé:] Dupré
fils — Carré — Boivin Chevallier adj.”
|
Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011)
|
1834
|
Le moulin a toujours
pour propriétaire Gatineau. Il n’a qu’un tournant,
emploie deux ouvriers, et produit pour Paris 350 sacs de farine par mois.
A cette date, Gatineau est également locataire du moulin de la Fosse
Gombier, dont le propriétaire est Hêtre Dramard.
|
État des moulins
de 1834, édition Gineste (ici).
|
1835
|
Le moulin tenu par
Gatineau n’a toujours qu’une roue.
|
État des moulins
de 1835, édition Gineste (ici).
|
1836
|
Le recensement de 1836 trouve
au n°5 de la rue de l'Île-Maubelle: “Jean
François Gatineau, meunier, 38 ans — Aglaé
Bottin, sa femme, 32 ans — Augustine Gatineau, leur
fille, 18 ans — Adèle Gatineau, leur fille,
16 ans — Clarisse Gatineau,
leur fille, 14 ans — Agathe Gatineau, leur fille, 12 ans — Séverine
Gatineau, fille des pécédents, 3 ans”.
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Recensement de 1836, réédition
numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales
de l’Essonne (saisie Bernard Gineste 2011).
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1838
|
Le moulin appartient
à Jean François Armand Gatineau Bottin.
Mu par une roue et occupant deux hommes, il fait de blé farine.
Le déversoir et les vannes sont toujours réglés par
l’arrêté préfectoral du 21 mai 1828.
|
État des moulins
de 1838, édition Gineste (ici).
|
1840
|
Le 28 juin, mariage de
la fille du meunier avec le commissaire-priseur Alphonse Brunard, futur
fondateur d’un moulin à vapeur, et futur maire d’Étampes:
“demoiselle Adélaïde Clémentine Gatineau, sans
profession, âgée de dix neuf ans, domiciliée chez son
père, née à Morigny, commune de ce canton, le vingt
quatre fevrier mil huit cent vingt un, fille mineur et en légitime
mariage de Armand François Gatineau, marchand meunier, âgée
de quarante trois ans, domiciliés de cette ville rue Ile Maubelle
et de feu Thérèse Agathe Guiot, son épouse, décédée
à Etampes le quatre mars mil huit cent vingt cinq”.
|
|
1842
|
Gatineau est
cité dans la liste des “meuniers marchands
de farine et de grains” étampois de l’Annuaire du commerce.
|
Annuaire du commerce
de 1842, p. 973 (ici).
|
1843
|
Décès
à Paris de l’ancien meunier Antoine Florat: “Du jeudi quatorze
septembre mil huit cent quarante trois, heure de midi. — Nous François
Charles Auguste Cresté maire de la ville d’Etampes officier de la
legion d’honneur et officier public de l’etat civil de cette ville — avons
transcrit sur le present registre l’acte de décès dont la
teneur suit. — Ville de Paris — Mairie du dixiéme arrondissement
rue de Grenelle Saint Germain numero sept — Acte de décès
du six juillet mil huit cent quarante trois, le jour d’hier à une
heure après midi, est décédé en cet arrondissement
rue Jacob N°35 Antoine Aimable Florat sans profession agé
de soixante quinze ans, né à Etampes, Seine et Oise, et y demeurant,
veuf de Marguerite Maugas — Constaté par nous Auguste Jean Charles
Thierriet adjoint au maire du dixieme arrondissement de Paris faisant les
fonctions d’officier public de l’état civil sur la déclaration
de Pierre Hervieu agé de trente un an et de Sagan Moissonnet agé
de quarante six ans tous deux employés et demeurans susdite rue Jacob
N°45. — Lesquels ont signé avec nous apres lecture à eux
faite de l’acte. Signé Hervieu, Moissonet et Thierriet. — Certifié
conforme aux registres et délivré par nous maire du dixiéme
arrondissement de Paris le vingt sept juillet mil huit cent qurante trois.
— Signé Thierriet adjoint. — Pour copie conforme — Le maire d’Etampes
soussigné. — [Signé:] C. Cresté.”
|
Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011)
|
1850
|
Le 10 juin, décès
du beau-père de Gatineau (signalé comme meunier d’un moulin
indéterminé en 1822): “Du mardi onze juin mil huit cent
cinquante, une heure de relevée. — Acte de décès Jean
François Bottin, rentier âgé de soixante onze ans,
natif de Saint-Prest (Eure et Loir) décédé d’hier
à huit heures du soir, en son domicile en cette ville rue Darnatal,
veuf de Suzanne Séverine Lemesle, décédée à
Etampes le trente aout mil huit cent vingt, fils en légitime
mariage de feu Pierre François Bottin, décédé
à Saint-Preste, et de feu Louise Catherine Françoise Baudoin
son épouse aussi décédée en la dite commeune
de Saint Prest. — Les témoins ont été les sieurs Jean
François Armant Gatineau negociant agé de cinquante trois
ans, gendre du décédé à cause de Severine Aglaé
Bottin son épouse et Bazile Rigot aussi négociant âgé
de trente un ans domicilié de cette ville, qui ont signé avec
nous Auguste Edouard Gresland premier adjoint spécialement délégué
par le maire d’Etampes, après lecture faite du présent et
le décès constaté par nous soussigné. — Gatineau
— B. Rigot — Gresland.”
|
Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011)
|
1852
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Le moulin de l’Île-Maubelle
est propriété de Gatineau Bottint [sic], qui
réside rue Sainte-Croix; ultérieurement cependant, à
une date indéterminée, le nom de Gatineau Bottint a été
rayé et on a porté à la place: “Hôtel Dieu d’Étampes”.
|
État des moulins
de 1852, édition Gineste (ici).
|
1860
|
Le 5 mars, mariage du nouveau
meunier (qui n’habite pas encore au moulin): “Du
lundi cinq mars mil huit cent soixante, onze heures du matin. — Sont comparus devant nous Faustin Frédéric
Barré, premier adjoint spécialement délégué
par le maire d’Etampes, officier public de l’état civil de la dite
ville. — Le sieur Désiré
Mercier, meunier, domicilié de cette ville rue du Haut pavé,
né à Etampes le cinq septembre mil huit cent trente trois,
fils majeur et en légitime mariage de Antoine Mercier propriétaire
âgé de soixante un ans, domicilié de cette ville susdite
rue du haut Pavé, et de feu Genevieve Elisabeth Boudier son épouse,
décédée en cette ville le vingt sept août mil
huit cent quarante neuf, — Et la demoiselle Celeste Flore Léonie Rivière, sans
profession, domiciliée chez ses père et mère, née
à Audeville canton de Malesherbes (Loiret) le dix neuf mai mil huit
cent trente huit, fille majeure et en légitime mariage de Jacques Amable
Rivière cultivateur, âgé de cinquante ans, et de Marguerite
Léonie Penot, son épouse, âgée de quarante quatre
ans, domiciliés à Audeville au hameau de Carbouville, — Lesquels nous ont représenté
leurs actes de naissance, l’acte de décès de la mère
du futur, un certificat délivré par maître Hautefeuille
notaire en cette ville sous la date du vingt février dernier constatant
que les futurs ont fait un contrat de mariage et les actes de publication
du présent mariage fait tant en cette ville qu’en la commune d’Audeville
les dimanches dix neuf et vingt six février dernier sans opposition. — Et après avoir visé ces
pièces pour être annexées, nous en avons donné
lecture aux parties comparantes, assistées de quatre témoins
ci-après nommés et qualifiés, ainsi que du chapitre six
du titre du mariage sur les droits et les devoirs respectifs des époux. — Ensuite nous avons reçu la déclaration
du sieur Désiré Mercier, qu’il prend pour sa légitime
épouse la demoiselle Céleste Flore Léonie Rivière,
et celle de la demoiselle Céleste Flore Léonie Rivière,
qu’elle prend pour son légitime époux le sieur Désiré
Mercier. — En conséquence
nous avons déclaré au nom de la loi que le sieur Désiré
Mercier et la demoiselle Céleste Flore Léonie Rivière
sont unis par le mariage. — Tout ce que dessus fait à Etampes en l’hôtel de
la mairie, les portes ouvertes, les dits jour, mois et an, en présence
et du consentement du père de l’époux et des père
et mère de l’épouse, et aussi en presence des sieurs Louis
Etienne Maugé, mégissier, âgé de soixante un
ans, oncle de l’époux à cause de Virginie Boudié,
son épouse, Jacques Alexis Dugas, cordonnier, âgé de
cinquante huit ans, aussi oncle de l’époux à cause de Michelle
Augustine Mercier son épouse, domiciliés de cette ville,
Charles Odile Penot, cultivateur, âgé de quarante neuf ans,
oncle de l’épouse, à cause de Julienne Sophie Penot, son
épouse, domiciliés à Ramoulu, qui ont signé
avec les époux, le père de l’époux, les père
et mère de l’épouse et nous adjoint susnommé après
lecture faire. — [Signé:] C. F. L Rivière — D. Mercier — Mercier — Rivière — Penot — Penot — Maugé — Dugas — Minard (1) — Fred. Barré adj.”
|
Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011)
Signature de Désiré Mercier
(1)
Sans doute Louis Joseph Elie Minard, meunier du moulin de Coquerive.
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1861
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Le 7 janvier, naissance
au moulin de la fille du meunier: “Du lundi sept
janvier mil huit cent soixante un, trois heures de relevé. — Acte de naissance de Isabelle Angèle
Valentine Mercier, du sexe féminin, née d’hier à dix
heures du soir chez ses père et mère, fille en légitime
mariage de Désiré Mercier, marchand meunier, âgé
de vingt sept ans, et de Céleste Flore Léonie Rivière,
son épouse, âgée de vingt deux ans, domiciliés
de cette ville, rue Ile Maubelle. — Les témoins ont été les sieurs Antoine Mercier,
rentier, âgé de soixante deux ans, aïeul paternel de
l’enfant et Jacques Alexis Dugas, cordonnier, âgé de cinquante
neuf ans, oncle paternel de l’enfant à cause de Michelle Augustine
Mercier son épouse, domiciliés de cette ville. — Sur la représentation de l’enfant
et sur la déclaration du père qui a, ainsi que les témoins,
signé avec nous Faustin Frédéric Barré, adjoint,
spécialement délégué par le maire d’Etampes,
après lecture faite. — [Signé:] Mercier — D. Mercier — Dugas — Fred. Barré adj.”
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Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011)
|
1863
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Le 4 août 1863, le
meunier se porte témoin de la naissance d'un fils de son collègue
du moulin de Coquerive, Louis Joseph Elie Minard: “Désiré Mercier, meunier, agé de vingt
neuf ans.”
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Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011). Cf. notre
page sur le moulin de
Coquerive.
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1865
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Le 4 janvier, mort
de Gatineau: “Du vendredi six janvier mil huit cent soixante cinq, une
heure de relevée. — Acte de décès de Jean, François,
Armand, Gatineau, propriétaire, agé de soixante huit
ans, décédé avant hier à onze heures du matin,
en son domicile en cette ville rue Sainte Croix numéro cinq, né
en la commune d’Angerville (Seine et Oise), veuf en premières noces
de Thérèse, Agathe, Guiot, décédée à
Etampes, et époux en seconde noces de Sévérine, Aglaé,
Bottin, âgée de soixante ans, domiciliée rue et numéro
susdits, fils de Jean, François Gatineau et de Marie, Victoire
Curtrad, son épouse, tous deux décédés au
dit Angerville. — Les témoins ont été les sieurs
Hippolyte Appolinaire Gatineau, rentier, âgé de cinquante
ans, frère du décédé, demeurant à Paris
rue des Vosges, numéro quatorze, et Albert Dominique Marie Joachim
Bochet, ancien avoué, âgé de trente neuf ans, gendre
du décédé à cause de Severine Gatineau son épouse,
domicilié à Ablon sur Seine (Seine et Oise) qui ont signé
avec nous Faustin Frédéric Barré, adjoint spécialement
délégué par le maire d’Etampes, après lecture
faite du présent et le décès constaté par nous
soussigné. — [Signé:] Fred. Barré — H. Gatineau — Albert
Bocher.”
|
Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011)
|
1866
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Le 18 septembre, mariage
du futur meunier, frère d’un meunier de Chevreuse (78): “Du mardi dix huit septembre mil huit cent soixante six, dix heures
du matin. — Sont comparus devant nous Faustin Frédéric Barré
adjoint spécialement délégué par le maire d’Etampes,
officier public de l’état civil de la dite ville — le sieur Emile Trouvé, sans profession, âgé
de vingt sept ans, demeurant avec ses père et mère, né
à Etampes le vingt avril mil huit cent trente neuf, fils majeur de
Toussaint Alexandre Trouvé, propriétaire, âgé
de cinquante neuf ans, et de Marie Modeste Blin, son épouse, agée
de cinquante un ans, domiciliés de cette ville rue Saint Jacques numéro
soixante quatorze. — Et la demoiselle Louise Emelie Jousset, sans profession,
agée de dix huit ans domiciliée de fait en cette ville rue
de la Boucherie numéro onze chez son tuteur et de droit à Dossainville
(Loiret) chez son aïeul maternel, née à Etampes le treize
septembre mil huit cent quarante huit, fille mineur de feu Antoine Jérôme
Jousset, décédé à Etampes le seize mars mil
huit cent cinquante sept, et de feu Elise Césarine Joigneau son épouse,
aussi décédée à Etampes le seize août
mil huit cent quarante neuf. — Lesquels nous ont présenté
leurs actes de naissance, les actes de décès des père
et mère de la future, ceux aussi des décès des aïeuls
paternel de la future, le consentement au présent mariage donné
par l’aïeul maternel de la dite future par acte reçu devant maître
Meneroy notaire à Etampes le trente août dernier, enregistré
au dit lieu le trois septembre courant, et légalisé par monsieur
le président du tribunal d’Etampes le cinq du dit mois de septembre,
un certificat délivré par le même notaire le trente
août dernier constatant que les futurs époux ont fait un contrat
de mariage, et les actes de publication du présent mariage faits
tant en cette ville qu’n la comune de Dossainville (Loiret) les dimanches
deux et neuf septembre courant sans opposition. — Et après avoir visé
pour être annexées le consentement au dit mariage, le certificat
de contrat délivré par le notaire et les actes de publication,
nous en avons donné lecture aux parties comparantes assistées
de quatre témoins ci-après nommés et qualifiés,
ainsi que du chapitre six du titre du mariage sur les droist et devoirs respectifs
des époux. — Ensuite nous avons reçu la déclaration
du sieur Emile Trouvé qu’il prend pour sa légitime épouse
la demoiselle Louise Emelie Jousset, et celle de la demoiselle Louise Emelie
Jousset qu’elle prend pour son légitime époux le sieur
Emile Trouvé. — En conséquence nous nopus avons déclaré
au nom de la loi que le sieur Emile Trouvé et la demoiselle
Louise Emelie Jousset sont unis par le mariage. — Tout ce que dessus fait
à Etampes en l’hôtel de la mairie, les portes ouvertes, les
dits jour, an et mois, et en présence et du consentement des père
et mère de l’époux, et aussi en présence des sieurs
Eugène Edmond Trouvé, propriétaire (1) agé de cinquante deux ans, oncle de l’époux,
domicilié de cette ville, Edmond Eugène Trouvé, meunier,
agé de trente ans, frère de l’époux, domicilié
à Chevreuse (Seine et Oise), François Jousset, propriétaire,
âgé de quarante huit ans, oncle de l’épouse, domicilié
de cette ville, et Louis Jules Desroziers, clerc de notaire, agé de
vingt quatre ans, cousin de l’époux, domicilié à Coulommiers
(Seine et Marne), qui ont signé avec les époux et nous adjoint
susnommé. — [Signé:] L. E. Jousset — Emile Trouvé
— Trouvé — Blin — Eug. Trouvé — Ed. Trouvé — Jousset
— Fréd. Barré adj.”
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Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011)
|
1867
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Le 17 juin, le meunier se
porte témoin de la naissance de sa nièce Georgette Louise Jousset,
fille de son beau-frère François Jousset, propiétaire,
et d’Elise Rosalie Goujon qui résident au 11 rue de la Boucherie:
“Emile Trouvé, meunier,
agé de vingt huit ans, cousin [sic] de l’enfant, domicilié de
cette ville.”
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Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011)
|
1866-1870
|
Curieusement, Emile Trouvé
n’est jamais mentionné dans les listes de meuniers qu’on trouve dans
les Annuaires du département de Seine-et-Oise en 1865-1870.
il serait intéressant de savoir pourquoi. Le moulin est-il déjà
plus ou moins annexé à celui de Dranatl sous la direction de
Potheau, comme ce sera clairement le cas en 1881?
|
Listes en ligne ici.
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1869
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Le 27 septembre, le meunier
se porte témoin de la naissance de son cousine Henri Emile Jousset,
fils de son beau-frère François Jousset: “Emile Trouvé, meunier, agé de trente ans,
oncle paternel du dit enfant à cause de Louise Emelie Jousset son
épouse, domicilié de cette ville.”
|
Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011)
|
1870
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Le 11 juillet, naissance
au moulin d’un fils du meunier: “Du mardi douze juillet
mil huit cent soixante dix, une heure de relevée. — Acte de naissance de Léon Alfred
Trouvé, du sexe masculin, né hier à sept heures du soir
chez ses père et mère, fils de Emile Trouvé, meunier,
âgé de trente un ans, et de Louise Emelie Jousset, son épouse,
agée de vingt un ans, domiciliés de cette ville rue Ile Maubelle. — Les témoins ont été
les sieurs Toussaint Alexandre Trouvé, propriétaire, agé
de soixante quatre ans, aïeul paternel de l’enfant, et François
Jousset, grand oncle de la dite enfant, domiciliés de cette ville. — Sur la présentation de l’enfant
et sur la déclaration du père d’icelui qui a, ainsi que les
témoins, signé avec nous Albin Nicolas Pommeret des Varennes,
maire de la ville d’Etampes, après lecture faite. — Emile Trouvé — Trouvé — Jousset — Pommeret des Varennes.”
|
Registre de l’état
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011)
Signature d’Emile Trouvé en 1870
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1875
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Le 23 octobre, le meunier
avec les autres héritiers Jousset , donne à bail une ferme
au quartier Saint-Pierre. L’acte conservé depuis peu aux archives
municipales est ainsi résumé par Clément Wingler: “100 Z-176. Jérôme Jousset, Émile Trouvé
et Louise Émilie Jousset: bail à loyer pour douze années,
à Philicien Pillot et à Clémentine Jouanet, son épouse,
d’un corps de ferme sis à Étampes, rue Sans-Pain, et de terres
labourables sises terroir d’Étampes (Proche-Gérofosse, Montanchaux,
Cochereau, Courtes, Longs-Réages, Courts-Réages, Épine,
Mont-d’Or, Traversée-de-Montanchaux, Bonne-Livre, Grands-Bourdeaux,
Belles-Croix, Petits-Bourdeaux, Mare-Bourgault, Saint-Symphorien, Bastes,
Grosses-Têtes, Coudriers, Blanches, Coudraye, Rouas, Métaieries
ou Vauroux), et terroir d’Ormoy-la-Rivière (Epine-Ronde, Vauroux,
Creuse, Bas-de-l’Epine, Borne-Ferrée, Justice). Acte du 23 octobre
1874.”
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Archives municipales d’Etampes,
100 Z-176. Cf. Clément Wingler (directeur des archives municipales
d’Étampes), «Inventaire du fonds Jousset-Billat aux Archives
municipales d’Étampes (100 Z)», in Corpus Étampois,
http://www.corpusetampois.com/cbe-21-wingler2009ame100z.html,
2009. |
1876
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Le moulin est équipé
d’une machine à vapeur.
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FG-ELP 71; SV&SH
67 (qui seul donne la date précise de 1876).
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entre 1875 et 1881
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Changement de meunier, le
moulin étant annexé à celui de Darnatal.
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1880-1881
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Le 9 septembre 1880 puis
le 11 juin 1881, la femme de l’ancien meunier reçoit une quittance
de l’usufruit dans le cadre de la succession de François Jousset,
pièce ainsi résumée par Clément Wingler: “100 Z-184. Odile Legendre, Cyprien Legendre, Louis Legendre et
Rosalie Legendre: quittance à Alfred Jérôme Jousset et
Louise Émilie Jousset, épouse Trouvé, pour l’usufruit
après décès de François Jousset. Étude
Bouilloux-Lafont, à La Ferté-Alais, 9 septembre 1880 et 11
juin 1881.”
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Archives municipales d’Etampes, 100
Z-184. Cf. Clément Wingler (directeur des archives municipales d’Étampes),
«Inventaire du fonds Jousset-Billat aux Archives municipales d’Étampes
(100 Z)», in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/cbe-21-wingler2009ame100z.html,
2009.
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1881
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Le moulin a le même
meunier que celui de Darnatal, à savoir Potheau. Comme
lui il est mixte (c’est-à-dire qu’il utilise la force de la vapeur,
en sus de sa roue). Avec ses quatre paires de meules, il produit 35 sacs de
farine par jour (contre 60 pour le moulin Darnatal).
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Marquis 96 (qui bizarrement
écrit deux fois “Pothan” pour Potheau, probable coquille typographique).
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1883
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Le 23 avril, la femme de l’ancien meunier, avec un autre héritier Jousset,
donne à nouveau à bail la ferme au quartier Saint-Pierre déjà
signalée en 1875. L’acte conservé depuis peu aux archives municipales
est ainsi résumé par Clément Wingler: “100 Z-186. Alfred Jérôme Jousset et Louise Émilie
Jousset, épouse Trouvé: bail à loyer pour dix
années, aux époux Lucas-Barrillier, d’un corps de ferme sis
4 rue Sans-Pain, à Étampes, et de 62 parcelles de terres labourables
sises à Étampes, Morigny, Ormoy. Acte passé le 23 avril
1883 devant E. Froville, huissier à Étampes.”
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Archives municipales d’Etampes, 100 Z-186. Cf. Clément Wingler (directeur
des archives municipales d’Étampes), «Inventaire du fonds Jousset-Billat
aux Archives municipales d’Étampes (100 Z)», in Corpus
Étampois, http://www.corpusetampois.com/cbe-21-wingler2009ame100z.html,
2009.
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entre 1881 et 1896
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Fin de l’activité
meunière. Date qui reste à préciser.
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SV&SH 67, sans
référence (qui dit “entre 1876 et 1896”).
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1898
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L’annuaire d’Étampes
ne mentionne pas de meunier résidant rue de l’Île-Maubelle.
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État des moulins
de 1898, édition Gineste (ici).
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Début XXe
s.
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Le bâtiment
de l’ancien moulin sert de silo à grain.
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FG-ELP 71, sans référence.
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1921
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Le recensement de 1921
trouve apparemment trois ménages au n°5 de la rue de l’Île-Maubelle:
1) Ernest Lucas, négociant né à Louvier en 1848 et
sa femme Berthe née à Essonnes en 1852; — 2) Émile Rebiffé, né à Paris en 1870
et sa femme Henriette née à La Loupe en 1870; — 3) Blanche, veuve Lavigne, née à Maisse en 1855
et sa nièce Jeanne Jacqueau, comptable aux établissements
Mercier, née à Jamoigne en 1893.
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Archives municipales
d’Étampes, Dénombrement de 1921, Rue de l’Île-Maubelle
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1941
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Un roman à l’eau
de rose publié en 1941, La Châtelaine de Guinette,
imprimé d’ailleurs à Étampes par La Semeuse,
présente notre moulin comme un but de promenade touristique, finalement
écarté pour un autre moulin: “— Fayet, demanda Bertrand, il faudra nous faire visiter, un de
ces jours, l’un de ces moulins... N’est-ce pas? —
Mais, avec plaisir, accepta Jean-Lou. Voyons... Nous pourrions prendre
rendez-vous pour après-demain? Nous irions visiter le Moulin, de
l’ile Maubelle, par exemple... Ou plutôt un autre, auquel je pense.
Bien qu’il ne [p.89] serve plus à faire de la bonne farine, mais
à d’autres travaux non moins utiles, sa grande roue tourne toujours
sur la pittoresque rivière que vous connaissez déjà.
— Entendu pour le Moulin de l’Ile Maubelle
ou pour son voisin, accepta l’Inconnue, avec un empressement qui ravit
Bertrand.”
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Marie-Reine Aghion,
La Châtelaine de Guinette, Paris, Collection
Fama, 1941, pp. 88-89 (numérisé ici)
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1956
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Les lieux sont occupés
par une société coopérative agricole.
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SV&SH 67, sans
référence.
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??
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Transformation du moulin
en résidence.
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Qui pourrait nous dire
quand cela s’est fait?
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Chacun
est appelé à contribuer à cette enquête, les petits ruisseaux faisant
les grandes rivières.
B.G., 24 avril 2011.
Toute critique, correction ou contribution
sera la bienvenue. Any criticism or contribution
welcome.
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