Le moulin de l’Ouche
Renseignements disponibles
On
remarquera d’étranges incohérences dans données
relatives à l’origine de ce moulin. Elles restent à éclaircir
par des recherches complémentaires.
Date
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Renseignements
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Sources
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1795
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Le 19 décembre
1795 (28 frimaire an IV), naissance d’un fils de Louis Drot, futur deuxième
meunier de ce moulin: “Aujourd’huy vingt neuf frimaire de l’an quatre
de la republique françoise une et indivisible à cinq heures
du soir par devant moy Jean Charles Tessier agent municipal de la commune
d’Angerville chef lieu de canton departement de Seine et Oise elu pour
recevoir les actes destinés à constater les naisances, les
mariages et les decès des citoyens, est comparu en la salle publique
de l’administration municipalle d’Angerville le citoyen Louis Drot cultivateur
en cette commune, lequel assisté des citoyens Jacques Thomas Denis,
meusnier ….. agé de vingt cinq ans et Marguerite Payen veuve Penot
agée de quarante neuf ans domicilliés de cette dite commune,
a déclaré à moy Tessier que Marie Marguerite Penot
son épouse en légitime mariage a acouché hyer vingt
huit du present mois à dix heures du matin en sa maison scituée
à Angerville d’un enfant male qu’il m’a presenté et auquel
il a donné le nom de Louis Cancien Denis. Après cettte declaration
que les citoyens et citoyenne dessus nommés ont certiffié
conforme à la verité, et la presentation qui m’a été
faite de l’enfant denommé, j’ay redigé en vertu des pouvoirs
qui me sont delegués le present acte que le pere et les tesmoins
ont signé avec moy……. — [Signé:] J. T. Denis [paraphe] — Malie(?)
Penot — Drot — M. Payen — Tessier [paraphe].”[p.114]
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Registre d’État
civil d’Angerville (saisie
par B. G., 2011)
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1796
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Le
25 février Jean-Baptiste Lépais demande l’autorisation
d’établir un nouveau moulin entre le moulin à Tan
et le moulin de Chauffour
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SV&SH
63 (sans référence)
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1796
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Bien que l’accent
soit rarement porté sur le nom de Lépais, écrit
Lepais, il faut le rétablir sans hésiter,
car dans la liasse relative à ce moulin conservée aux
Archives municipales, on trouve entre autres l’orthographe Laipaix, qui
en garantit la prononciation.
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B.G. (Archives municipales d’Étampes 3O D17)
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1796
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Le dit Jean-Baptiste
Lépais alors âgé d’environ 29 ans, est le fils
d’un brasseur parisien, Pierre Lepais, et d’une certaine Marie Françoise Hamouy, vraisemblablement
d’origine étampoise.
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Son acte de décès
au registre d’État Civil de 1849 (saisie de B.G. 2011, ci-dessous)
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1797
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Le 19 février,
naissance d’une fille du futur deuxième meunier, Louis Drot, alors
cultivateur à Angerville: “Aujourd’huy deux ventose de l’an cinq
de la republique une et indivisible, une heure de relevée, par
devant moy Jean Charles Tessier, agent municipal et officier public de
la commune d’Angerville, chef lieu de canton, departement de Seine et Oise,
elû pour recevoir les actes destinés à, les naissances,
les mariages et les décès des citoyens, est comparu en la
salle publique de l’administration municipale d’Angerville le citoyen Louis
Drot, cultivateur, assisté de Theodor Drot de la commune d’Allainville,
agé de dix sept ans, representé par Amant Prevost secretaire
de la dite administration et la citoyenne Marie Louise Rosalie Rabourdin
agée de quinze ans representée par Florence Bourdeau femme
du dit citoyen Prevost, le dit Prevost et sa femme d’age competant, tous
de cette commune, lequel a déclaré à moy Tessier que
Marie Marguerite Penot sa femme a acouché le jour d’hyer en sa maison
à Angerville d’un enfant femelle qu’il m’a presenté et auquel
il a donné le nom de Louise Marguerite. D’après cette declaration
que les citoyen et citoyenne susnommés ont certiffié conforme
à la vérité et la representation qu’il m’a faite de
l’enfant dénommé, j’ay rédigé en vertu des pouvoirs
qui me sont delegués le present acte que les tesmoins ont signé
avec nous. — Theodore Drot — M. L. R. — Drot — F. Bourdeau — Rabourdin —
Prevot — Tessier [paraphe].”
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Registre d’État
civil d’Angerville (saisie
par B. G., 2011)
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1797
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Un arrêté
de l’administration centrale de Seine et Oise du 4 vendémaire
an VI (25 septembre 1797) règle le déversoir et les vannes
du moulin. Il fera foi encore en 1838.
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État des moulins
en 1838, édition Gineste (ici).
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1797-1867
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Pièces
relatives au moulin de l’Ouche sur la Louette.
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Archives municipales d’Étampes 3O D17 (inventaire Wingler).
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? 1798
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Autorisation d’établir ce moulin donnée le
22 février.
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SV&SH
63 (sans référence)
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1799
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Le 20 août 1799
(3 fructidor an VII), naissance d’une fille: “Le trois fructidor de l’an
sept de la republique une et indivisible, par devant moy Charles Tessier
agent municipal de la commune d’Angerville elu pour recevoir les actes destinés
à constater les naissances et les décès des citoyens,
est comparu le citoyen Louis Drot marchand cultivateur au dit Angerville,
assisté d’Alexandre Dominique Hureau agé de ??? ans representé
par Pierre François Hureau son pere agé de trente neuf ans,
et Françoise Antoinette Rose Courtois, agée de neuf ans representée
par Andrée Gaselin sa grande mère agée de cinquante
six ans, lequel m’a declaré que Margueritte Penot sa femme a acouché
cejourd’huy onze heures du matin d’un enfant qu’il m’a presenté
et auquel il a donné les noms de Frederique Alexandre. D’après
cette declaration que les citoyens susnommés ont certiffié
être conforme à la verité, et la representation qu’il
m’ai faite de l’enfant denommé, j’ay en vertu des pouvoirs qui me
sont delegué redigé le present acte que les tesmoins et le
dit Drot ont signé avec nous. — [Signé:] A. Gasselin — Drot
— F. A. R. Courtois — Alexandre — Hureau — Tessier [paraphe].”
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Registre d’État
civil d’Angerville (saisie
de B. G., 2011).
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1800
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Le 12 avril 1800,
naissance d’un fils du meunier, Louis Drot: “Du lundi treize avril mil huit cent sept
, heure de midi. — Acte de naissance Charles Auguste né d’hier
à neuf heures du soir fils legitime de Louis Drot meunier
et de Marie Margueritte Penot son epouse demeurant en cette ville
rue de l’Ouche. — Témoins Jean Jacques Penot cultivateur
agé de quarante huit ans demeurant dans la commune de Dampierre
departement d’Eure-et-Loir, cousin de l’enfant et Etienne Germain Modeste
Penot, vitrier agé de trente quatre ans, cousin de l’enfant domicilié
de cette ville. — Constaté suivant la loi par moi maire d’Etampes
à la requisition du pere et des temoins susnommés, qui,
lecture faire de l’acte, ont signé avec nous. — [Signé:]
L. Drot — J. J. Penot — Penot Et. — Romanet.”
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Registre d’État
civil d’Étampes (saisie de B. G., 2011).
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1801
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Mention d’un moulin
de Lépais, à une seule roue, dont le propriétaire
exploitant est Lépais. Mais il doit s’agir dans l’état
des moulins de 1801, d’une inexactitude (?): on aura recopié
un état antérieur sans le mettre à jour (?).
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État des
moulins en 1801, édition Gineste (ici)
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1801
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Le 22 novembre 1800 (1er
frimaire an IX), naissance à Angerville d’une fille du meunier: “Du
premier frimaire de l’an neuf de la republique françoise une et
indivisible. — Acte de naisance de Louise Constance fille née lejourd’huy
à cinq heures après midy, fille du citoyen Louis Drot
marchand de grains demeurant en cette commune [(appel de croix:) et
de Marguerite Penot son épouse] le sexe de l’enfant a été
reconnu être femelle en presence de Cezard Marteau aubergiste à
Angerville agé de trente ans et de Victoire Penot agée de vingt
trois ans de la commune d’Artenay, departement du Loiret — Sur la requisition
à nous faitepar le dit citoyen Louis Drot pere de l’enfant denommé
conformement à l’article trois titre trois de la loy du vingt septembre
1792, a le dit Drot et les tesmoins signés avec nous Charles Tessier
adjoint au maire de la commune d’Angerville faisant fonctions d’officier
public de l’état civil des citoyens, les jour, mois et an que dessus.
— [Signé:] Drot — Victoire Penot — C. Marteau — Tessier [paraphe].”
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Registre d’État
civil d’Angerville (saisie
de B. G., 2011). Il semble donc que Louis Drot
et sa femme Marguerite Penot partageaient leur temps entre Étampes
et Angerville.
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1802
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Le 14 août (26 thermidor
an X), naissance à Angerville d’un fils du meunier à Angerville:
“Le vingt six thermidor de l’an dix de la republique françoise
une et indivisible. — Acte de naisance de [un mot raturé illisible]
[(appel de croix:) Louis Harmant] Deziré, né cejourd’huy,
quatre heures du matin, fis de Louis Drot marchand de grains demeurant
en cette commune et de Marguerite Penot son épouse ses pere
et mere. Les sexe de l’enfant a été reconnu mâle en
presence du citoyen Louis Michel Laigneau aubergiste et cultivateur au
dit Angerville agé de trente sept ans representant Jean Baptiste
Desiré Laigneau son fils agé de quatorze ans. — La citoyenne
Marie Charlotte Courtois agée de quarante deux ans épouse
du citoyen François Pierre Hureau represente Rose Caroline Hureau
sa fille agée de douze ans demeurant au dit Angerville — et à
la requisition du dit citoyen Drot pere de l’enfant denommé le present
acte a été dressé conformement à la loy du
20 septembre 1792 vieux styl — Le dit Drot a signé avec nous et
les dits tesmoins. Constaté par moy Jean Charles Tessier adjoint
au maire de la commune d’Angerville faisant fonctions d’officier public
de l’état civil des citoyens, les jour et an que dessus. Aprouvé
un mot rayé nul au present. — [Signé:] Drot — Laigneau —
M. C. Y. Courtois — L. Laigneau — Caroline Hureau. — Tessier [paraphe]”.
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Registre d’État
civil d’Angerville (saisie
de B. G., 2011). Ce fils, Louis Harmant Désiré Drot, finira
rentier, demeurant et mourant à Saint-Michel-sur-Orge le 3 mai
1886, âgé de 84 ans.
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? 1805
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Autorisation
(selon Marquis), bien qu’il soit “sur la chute
usurpée du moulin de Chauffour”.
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Marquis 104,
alléguant le Manuscrit des moulins aux Archives départementales.
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? 1805
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(?) Établissement effectif du moulin par Lépais.
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FG-ELP 90 alléguant AD91 7S 51
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1805
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Primitivement désigné comme moulin Lépais
ou Lépaix.
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Marquis 104 (Lépais); Bodin-Magot 33; FG-ELP 75
et 90 (sans référence); confirmé par l’état
des moulins de 1801 (ci-dessus).
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1806
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“Un conflit
opposant la veuve Aubin, propriétaire du moulin [de Chauffour],
et le citoyen Drot, acquéreur du moulin de
l’Ouche, à propos de la hauteur de la chute, ira jusqu’au conseil
d’État en 1806.”
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FG-ELP 32 alléguant
AD91 7S 51.
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1809
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Le 9 avril,
naissance d’une fille de Louis Drot:
“Du lundi dix avril mil huit cent neuf, neuf heures du matin. — Acte
de naissance de Rosalie Modeste née d’hier à dix heures
du matin, fille legitime du sieur Louis Drot marchand meunier
et de Marie Margueritte Penot son epouse, domiciliés de cette
ville rue de Chaufour. — Témoins Jean Jacques
Beurlier charpentier agé de trente huit ans et de Gabriel Chevrier
vigneron agé de cinquante cinq ans et domiciliés de cette
ville. — Constaté suivant la loi par moi maire d’Etampes à
la requisition des témoins susnommés et sur l’attestation
du sieur François Canuel chirurgien, attendu l’absence du pere de
l’enfant, lesquels, après lecture faite ont signé avec moi.
— [Signé:] Canuel — Beurlier — Chevrié — Romanet.”
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Registre d’État
civil d’Étampes (saisie par B. G., 2011)
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1810
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En août-septembre
1810, le maire d’Étampes communique au sous-préfet un certain
nombre de renseignements sur les entrepreneurs de la ville:
Drot-Penot emploie deux ouvriers. La valeur de sa production
annuelle est de 3.600 franc. Son capital est de 40.000 francs. Son revenu
annuel est de 4.000 francs. L’origine de sa fortune est ancienne. Il
a 48 ans et 6 enfants. Il est actif et laborieux. Il peut se déplacer
facilement à Dourdan s’il y est désigné comme l’un
des 60 membres du tribunal de commerce. A la question: “Ses lumieres s’étendent-elles au
delà de sa profession? A-t-il reçu une education qui lui
permette de bien énoncer et de bien rediger ses idées?”, le maire répond: “Oui”.
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État des moulins
en 1810, édition Gineste (ici)
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1813
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Drot demande
l’autorisation d’établir un nouveau moulin sur le Juineteau,
entre le moulin de Vauroux et celui de la Fosse Gombier. Elle ne lui
sera finalement pas accordée (voyez notre notice sur ce projet).
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Cf. Inventaire
des AME par Clément Wingler (1992): “3O D28. Pièces relatives
à l’établissement du moulin Drot sur le Juineteau, 1815
[à corriger en 1813-1815]”. Cf Plan du Juineteau
de 1830, Archives municipales 3O C9, éd. Gineste (ici).
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1814
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Le 1er février, décès
de la femme du meunier.
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Cf. infra.
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1816
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Drot Penot,
propriétaire et exploitant du moulin de l’Ouche, casse
150 sacs de grains par mois.
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État
des moulins en 1816, édition Gineste (ici)
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1816
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L’existence
de ce moulin est encore l’objet d’une polémique avec les
propriétaires des deux moulins entre lesquels il a été
bâti.
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SV&SH 63 (sans référence)
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1817
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Le recensement de 1817 trouve
au n°6 de la rue de Chauffour: “Louis Drot,
veuf Penot, négociant meunier, 47 ans —
Louis Drot, son fils, 21 ans — Rose Margueritte Drot, sa fille, 20 ans — Louis Drot, son fils, 14 ans — Flore Drot, sa
fille, 11 ans — Auguste Drot, son fils, 9 ans — Lodeste Rosalie
Drot, sa fille, 8 ans — Margueritte Payen veuve Penot, 70 ans
— Léonide
Rosalie Griveau, petite-fille de la veuve Penot, 15 ans”.
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Recensement de 1817 conservé
aux Archives municipales d'Étampes (saisie
Bernard Gineste, 2011)
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1818
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26 janvier 1818, mariage
d’une fille du meunier : “Du lundi vingt six janvier mil huit cent dix
huit, trois heures de relevé. — Acte de mariage de sieur Pierre Prosper
Maximilien Hamouy, négociant en farine, domicilié de cette
ville, né à Paris département de la Seine, le premier
messidor an deux, dix neuf juin mil sept cent quatre vingt quatorze,
âgé de vingt trois ans six mois, fils majeur et en légitime
mariage de feu Marc Antoine Hamouy, en son vivant brasseur, décédé
en la dite ville de Paris, douzième arrondissement, le vingt sept
pluviose an huit, sept février mil huit cent, et de dame Jeanne Cantienne
Divry sa veuve et aujourd’hui épouse de sieur Pierre Marquis rentier
domicilié à Paris rue de l’Odéon N°29 — et de demoiselle
Louise Marguerite Drot domiciliée de cette ville, née à
Angerville, commune de cet arrondissement, le premier ventose an cinq, dix-neuf
févier mil sept cent quatre vingt dix sept, âgée de
vingt ans onze mois, fille mineure et en légitime mariage de sieur
Louis Drot négociant en farine domicilié de cette ville
et de feue Marie Margueritte Penot son épouse décédée
en cette ville le premier fevrier mil huit cent quatorze. — Les actes préliminaires
sont 1° ceux sus-datés de naissance des contractans, 2°
ceux aussi sus-datés de décès du père du contracatnt
et de la mère de la contractante. 3° les publications de promesse
du dit mariage faits en cette ville les onze et dix huit janvier
présent mois sans opposition ni empèchement. — Le futur et
la mère du futur ont déclaré conformement à
l’avis du conseil d’État du trente mars mil huit cent huit que c’est
par erreur que si dans l’extrait de son acte de naissance ci déposé
les prénoms du mère [sic (père)] du futur son[t] écrit
Marie Antoine [(raturé:) et les prénoms de la mère
du dit futur], que les dits prénoms sont et s’écrivent Marc
Antoine, que c’est également par erreur que dans l’extrait de l’acte
de décès du père du futur également ci représenté
les prénoms de a mère du dit futur y sont écrits Jeanne
Catherine, que les vrais prénoms de la mère du dit futur sont
et s’écrivent Jeanne Cantienne. — La mère du futur dument autorisée
par Mr Pierre Marquis cy present et le père de la future consentent
au dit mariage. — Les futurs ont déclaré prendre en mariage
l’un demoiselle Louise Margueritte Drot et l’autre sieur Pierre Prosper Maximilien
Hamouy. — En présence du coté du futur du sieur Marc Antoine
Hamouy, propriétaire, âge de quarante sept ans, son oncle, et
Romain Pierre Guettard commissaire priseur, âgé de quarante
quatre ans, oncle du futur, à cause de dame Marie Louise Adelaide
Hamouy son épouse, domiciliés d’icelle ville. — Du coté
de la future, des sieurs Jean Baptiste Hamouy négociant en farine,
âgé de quarante trois ans, et [(raturé:) Marc Antoine]
Gabriel Marc Antoine Cantien Hamouy négociant le premier cousin, le
second frère du futur, domiciliés de cette ville. — Après
quoi nous Pierre Louis Marie de Tullières, maire d’Étampes,
chevalier de saint Louis, et de saint Lazare, faisant fonctions d’officier
public de l’état civil, soussigné, lecture faite des actes
sus-dits dument en forme, du chapitre six titre cinq du code civil des François
et du présent, nous avons prononcé au nom de la loi que les
dits futurs étaient unis en mariage. — Et ont les futurs, la mère
et le beau père du futur, le père de la future et tous les
témoins signé. — [Signé:] L. M. Drot — P. Hamouy jeune
— J. C. Divry— Marquis — L. Drot — Hamouy — Guettard Hamouy — Hamouy ?? fils
— Hamouy fils — E. Hamouy —J. C. Divry — J. Marquis — Tullières
[paraphe].”
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Registre d’État
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
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1820
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29 août, mariage
d’Arsène Vassal le futur meunier: “Du mardi vingt-neuf aoust
mil huit cent vingt, deux heures de relevée. — Acte de mariage
de sieur Pierre Arsène Vassal, marchand meunier, âgé
de vingt huit ans revolus, domicilié à Mareille sur Maudre,
canton de Meulin, département de Seine et Oise, [né] le
vingt cinq septembre mil sept cent quatre vingt onze, fils majeur et en
legitime mariage de feu Philippe Vassal, en son vivant marchand meunier,
decedé en la dite commune de Mareille le vingt neuf nivose, an
dix (dix neuf janvier mil huit cent douze); et de dame Henriette Gerard,
son épouse sa veuve domiciliée en la dite commune; — et
de demoiselle Adelaide Adèle Ruelle domiciliée à Etampes,
née en la dite ville le treize fevrier mil sept cent quatre vingt
seize (vingt quatre ventose an quatre), âgée de vingt quatre
ans, fille majeure et en legitime mariage de feu sieur François
Ruelle décédé à Lailly, canton de Baugency,
departement du Moiret, le premier novembre mil huit cent treize, et de
dame Anne Genevieve Hautefeuille, son épouse sa
veuve domiciliée à Etampes. — Nous Pierre Louis Marie
Detullières maire d’Etampes chevalier de St Louis et de S. Lazare.
— vue les actes de naissance des futurs, les actes de décès
du pere du futur et du père de la future, les actes de publication
du dit mariage fait tant en cette ville qu’en la commune de Mareille sur
Maudre les seize et vint trois juillet deniers, sans opposition. — après
avoir donné lecture aux parties comparantes, assistées de
quatre temoins ci après nommés et sous-signés, des pièces
sus énoncés [sic] relatives à leur etat et aux formalités
du mariage, toutes les dites pièces en bonne forme dument signées
et paraphées, au desir de la loi, pour être deposées
au greffe du tribunal, ainsi que du chapitre six du titre du mariage, sur
les droits et devoirs respectifs des époux; — avoir reçu
la déclaration du sieur Pierre Arsène Vassal qu’il prend
pour épouse demoiselle Adelaide Ruelle; et de la part de demoiselle
Adelaide Adèle Ruelle qu’elle prend pour époux le sieur Pierre
Arsène Vassal; — en conséquence, nous avons declaré
au nom de la loi que le sieur Pierre Arsène Vassal et demoiselle
Adélaide Adèle Ruelle sont unis en mariage. — Tout ce que
dessus fait en presence de la mère du futur, et de la mère
de la future, et de MM. Cantien Honoré Hautefeuille, cultivateur,
âgé de cinquante trois ans, domicilié à Villeneuve
sur Auvers, commune de cet arrondissement, oncle de la future; Louis Dominique
Ruelle cultivateur âgé de trente six ans, domicilié à
Bonvilliers, commune de Morigny, de ce canton, oncle de la future à
cause de Marie Madeleine Hautefeuille son épouse; Philippe Vassal,
meunier âgé de trente ans, domicilié à Mareille
sur Maudre, frere du futur; et Jacques Gabriel Benoist, maire de la commune
de Saint Denis, departement de la Seine, âgé de trente cinq
ans, domicilié en la dite ville de Saint Denis, cousin du futur,
qui ont signés [sic] avec les époux et nous maire après
lecture faite; approuvé la rature de quatre mots rayés nuls.
— [Signé:] Adèle Ruelle — Vassal — H. Gerard — Hautefeuille
— Hautefeuille — Benoist — Ruelle — Ruelle — Vassal — Ruelle — Tulliere.”
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Registre d’État
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
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1822
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Le meunier
est désormais Arsène Vassal (natif de Mareil sur Mauldre,
aujourd’hui dans les Yvelines). Louis Drot est
cité quant à lui comme meunier de Gérofosse.
Son gendre Divry Drot tient un autre moulin qui reste à identifier.
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État
des moulins en 1822, édition Gineste (ici); cf.
son acte de naissance du 21 juin 1870, donné ci-dessous.
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1828
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Le 15 juillet,
naissance de Philéas Vassal, fils du meunier du moulin de
l’Ouche, Pierre-Arsène Vassal, qualifié négociant
en farine: “Du mardy quinze juillet
mil huit cent vingt huit, heure de midy. — Acte de naissance de
Philéas Vassal, de sexe masculin, né ce jour à
huit heure du matin, chez ses père et mère, fils en légitime
mariage de M. Pierre Arsène Vassal, négociant
en farine agé de trente-sept ans, et de Mme Adelaïde
Adèle Ruelle son épouse agée de trente-deux ans,
domiciliés de cette ville rue de Chaufour. Les témoins
ont été M. Louis Antoine Florat receveur des Bureaux de
l’Hospice et de Bienfaisance agé de quarante-deux ans
et de Charles Benjamin Chauvet secrétaire de la mairie agé
de soixante ans, tous domiciliés de cette ville. — Sur la présentation
de l’enfant et sur la déclaration du père d’icelui, qui
a ainsi que les témoins signé avec nous le maire de la
ville d’Etampes après lecture faire. — [Signé:] Chauvet.
— Vassal. — Florat ??? — Boivin Chevallier.”
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Registre
d’État Civil d’Étampes (saisie de B.G. 2010); FG-ELP 37
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1830, février
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Décès
de Jean-Baptiste Drot père probable du meunier: “Du lundi vingt
février mil huit cent trente sept, trois heures de relevée.
— Acte de décès de Jean-Baptiste Drot, propriétaire,
âgé de soixante-cinq ans, natif d’Allainville-aux-Bois, canton
de Dourdan, décédé d’hier à six heures du
soir en son domicile en cette ville, rue du Flacon N°1er, époux
de Marie Thérèse Boutroue. — Les témoins ont été
les sieurs Marcelin Romain Rougier, docteur en médecine, âgé
de trente ans, gendre du décédé, à cause
de Clarisse Louise Drot, son épouse, domicilié à Saclas,
commune de cet arrondissement, et Jean-Baptiste Drot, cultivateur, âgé
de trente six ans, fils du décédé, domicilié
à Roinville-sous-Auneau, arrondissement de Chartres, qui ont signé
avec nous premier adjoint spécialement délégué
par le maire d’Etampes, après lecture faite du présent,
le le décès constaté par nous soussigné. — [Signé:]
M. Rougier — Drot — Brichard (paraphe).”
|
Registre d’État
Civil d’Étampes (saisie de B.G. 2010)
|
1830, octobre
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Le moulin tenu par
Vassal produit 75 sacs de farine par mois pour Paris.
|
État des moulins
en 1830, édition Gineste (ici).
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1831
|
La propriétaire
du moulin, qui emploie deux ouvriers, est la dame veuve Ruelle.
(Il s’agit visiblement de la belle-mère d’Arsène Vassal,
Anne Genevieve Hautefeuille, qui doit détenir le moulin pour moitié)
|
État des moulins
en 1831, édition Gineste (ici). Cette
donnée est énigmatique
|
1834
|
Le propriétaire
est toujours Vassal. Le moulin avec son tournant
unique et son unique ouvrier, produit 290 sacs de farine par mois pour
Paris.
|
État
des moulins en 1834, édition Gineste (ici).
|
1835
|
Le moulin est mentionné
sous le nom de Drot, sans doute par habitude.
|
État des moulins
en 1835, édition Gineste (ici).
|
1836
|
Le recensement de 1836 trouve
au n°15 de la rue de Chauffour: “Pierre Arsène
Vassal, meunier, 44 ans —
Adèle Adélaïde Ruelle, sa femme, 40 ans — Arsène Vassal, leur fils, 14 ans
— Philéas
Vassal, leur fils, 8 ans — Robert Robert, domestique, 19 ans”.
|
Recensement de 1836, réédition
numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales
de l’Essonne (saisie Bernard Gineste 2011).
|
1838
|
Le Moulin de l’Ousche
(sic), propriété d’Arsène Vassal-Ruelle,
mue par une roue et occupant deux hommes, fait de blé farine. Son
déversoir et ses vannes sont toujours réglés par
l’arrêté de 1797.
|
État des moulins
en 1838, édition Gineste (ici).
|
1842
|
“Le moulin
de l’Ouche nécessita en 1842 un grand détour
du cours d’eau.” En effet le cours de la Louette ayant été
détourné pour franchir le terre-plein du chemin de
fer au niveau du viaduc de Chauffour, on dut ensuite faire revenir
la rivière en arrière au moyen d’un coude très
aigu pour qu’elle continue à faire tourner ce moulin. |
Marquis
104 et 232, et plan postérieurs
|
1849
|
27 avril, décès
de l’ancien meunier Jean-Baptiste Lépais âgé de
82 ans: “De vendredi vingt sept avril mil huit cent quarante neuf heure
de midy. — Acte de décès de Jean Baptiste Marie Madeleine
Lepais, propriétaire agé de quatre vingt deux ans, natif
de Paris, décédé d’hier à onze heures du
soir en son domicile en cette ville rue de Chauffour [(appel de note:)
époux de Jeanne Desroziers agée de soixante dix sept ans.
— (signé:) J. Lepais — Alais (paraphe) — Baron-Genet.], fils en
legitime mariage de feu Louis Pierre Lepais en son vivant brasseur, et
de Marie Françoise Hamouy son épouse, tous deux décédé
à Paris, [(raturé:) époux de Jeanne Desroziers] —
Les temoins ont été les sieurs Jules Felix Lepais, meunier
agé de trente un ans, fils du décédé, et Jean-Pierre
Alais, propriétaire âgé de soixante deux ans gendre
du décédé à cause de Anne Victoire Lepais
son épouse domiciliés de cette ville, qui ont signé
avec nous Louis Narcisse Claude Baron, membre du conseil remplissant
la fonction de maire de la ville d’Etampes, après lecture faite
du present et le décès constaté par nous sousssigné.
— J. Lepais — Alais (paraphe) — Baron-Genet.”
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Registre d’État
Civil d’Étampes (saisie de B.G. 2010)
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1851
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29 juin, décès
de l’ancien meunier Louis Droit âgé de 82 ans: “Du lundi trente juin mil huit cent cinquante un, deux heures
de relevée. — Acte de décès de Louis Drot, rentier,
agé de près de quatre vingt trois ans, natif de Roinville,
Eure & Loir, décédé d’hier à trois heures
de relevée en son domicile en cette ville rue Saint-Jacques numero
seize, veuf de Marie Margueritte Penot décédée à
Etampes, fils en legitime mariage de feu Louis Drot en son vivant
receveur du prieuré, et de feu Marie Rose Massé son épouse,
tous deux décédés en la dite commune de Roinville.
— Les témoins ont été les sieurs Louis Achille Blin
concierge de cette mairie agé de cinquante un ans et Pierre Prosper
Maximilien Hamouy, propriétaire agé de cinquante six ans,
gendre du décédé à cause de Louise Margueritte
Drot son épouse, domiciliés de cette ville, qui ont signé
avec nous Auguste Edouard Gresland premier adjoint spécialement délégué
par le maire d’Etampes, après lecture faite du present et le décès
constaté par nous soussigné. — Blin — Hamouy — Gresland.”
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Registre d’État
Civil d’Étampes (saisie de B.G. 2011)
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1852
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Le moulin appartient
toujours à Arsène Vassal qui habite rue de Chauffour,
c’est-à-dire au moulin.
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État des moulins
en 1852, édition Gineste (ici).
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1870
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Le 20 juin
1870, décès de Pierre-Arsène Vassal:
“Du mardi vingt un juin mil huit cent
soixante dix, trois heures de relevée, acte de décès
de Pierre Arsène Vassal, propriétaire, agé
de soixante dix huit ans, décédé hier à
dix heures du matin, en son domicile en cette ville rue de Chauffour,
numéro quinze, né en la commune de Mareil sur Maudre
(Seine & Oise) veuf de Adélaïde Adèle Ruelle,
décédée à Étampes, fils de feu
Philippe Vassal & de feue Henriette Gerard, son épouse,
tous deux décédés en la dite commune de Mareil sur
Maudre. — Les témoins ont été les sieurs Lucien
Antoine Ruelle, propriétaire, âgé de soixante sept
ans, cousin du décédé & Michel Bienaimé
Duperche, employé à cette mairie agé de cinquante
un ans, domiciliés de cette ville, qui ont signé avec
nous Albin Nicolas Pommeret des varennes, maire de la ville d’Etampes,
après lecture faite du present et le decès constaté
par nous soussigné. — [Signé:] Ruelle — Duperche — Pommeret
des Varennes.”
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Registre
d’État civil d’Étampes (saisie de B.G., 2011). On note que le décédé
est qualifié propriétaire. Était-il
encore exploitant?
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| Vers 1872 |
Plan figurant
le moulin (où l’on observe désormais la déviation
de la rivière après la construction du viaduc de Chauffour):
les propriétaires sont alors les héritiers Vassal.
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Cliché
de Frédéric Gatineau (AD91, date et cote à retrouver);
mention est faite sur ce plan des héritiers Vassal, mais aussi
de la route nationale 20 sur une page suivante, ce qui nous
place bien après 1870 (après le décès de
Vassal père).
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| (??) |
Plan figurant le moulin (où l’on observe la déviation)
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SV&SH 63 (photographie sans indication d’origine)
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1881
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(?) Parfois désigné comme moulin Pierre.
Gatineau note que la famille Pierre a connu plusieurs génération
de meuniers, et que Paul Pierre père était meunier
au moulin Chamois tandis que Paul Pierre fils l’était au moulin
Branleux d’En-Haut
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Marquis 104 & FG-ELP 90 et 96-97 (sans référence).
Il s’agit peut-être d’une confusion de Marquis avec le moulin
à Peaux dit aussi Chamois.
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1881
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Le moulin de l’Ouche, situé place de l’Ouche est
un moulin à eau qui n’utilise pas la vapeur, qui produit,
avec son unique paire de meules, quatre sacs de farine par jours (ce
qui constitue à cette date la production la plus faible de tous
les moulins étampois, avec celle du moulin de la Digue). A cette
date le moulin est tenu par un certain Courtois,
tandis que Pierre père tient les moulins de Vauroux et Chamois (c’est-à-dire
à Peaux), et Pierre fils le nouveau moulin à vapeur de
la rue des Cordeliers, dit moulin Riquois, ou moulin Pierre lui aussi.
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Marquis 96
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1882
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Le 7 mars, faillite du meunier,
“Faillites. [...] Étampes. — Courtois (Aug.-Hipp.),
meunier. — Juge. du 7 mars 1882. — Syndic.: M. Breuil.”
|
Archives commerciales de
la France 9/23 (19 mars 1882), p. 397 (ici).
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1883
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Le 22 janvier, fondation
de la société qui semble alors racheter et occuper le moulin,
“Paris. — Formation de la Société
en nom collectif G. Baubiet et A. Mignot fab. de lampes, r. Charlot,
28, à Paris, avec usine à Étampes.
— Durée
10 ans. — Cap. 109,665 fr.
20 c. — Acte du 22 janv. 1883.
— A. P.”
|
Archives commerciales de
la France 10/11 (8 février 1883), p. 179 (ici).
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1888
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Le 21 octobre a lieu au moulin de l’Ouche, pour une raison
indéterminée, la vente de tout le matériel
d’une usine de fabrication de lampes (à nepas confondre avec
l’entreprise Thibault dont les locaux se trouvaient rue des Belles-Croix). Annonce
publiée dans l’Abeille d’Étampes: “Vente aux enchères publiques, en détail
ou par lots, du matériel, de l’outillage, des marchandises
fabriquées et des matières premières d’une fabrique
de lampes à Étampes, au moulin de l’Ouche, quartier Saint-Martin,
le dimanche 21 octobre 1888, à midi précis, et jours
suivants, s’il y a lieu, par le ministère dudit Me Cavaud, commissaire-priseur
à Étampes. — Désignation: Sept découpoirs,
un bourriquet, un couteau, 200 outils pour découpures, outils
à moulures, machine à air comprimé pour essayage
des lampes, cisaille circulaire, machine à couper le laiton, mouton
pour estamper et 44 matrices, machine à canneler avec mandrins,
machine à border, un tour à polir avec outils accessoires,
6 tours ordinaires avec outils, un tour sans outils, un tour à pédale,
poulies et courroies de transmisssion, machine à crémaillère,
2 machines à molleter, une machine à tarauder, 2 forges
avec enclumes et outils, 2 machines à arrondir, 7 bigornes,
un ventilateur à gaz, 7 établis, 4 étaux, 9 tables,
bascule, balance, mandrins, calibres, modèles, four à
vernissage, touries, plateaux, bidons, pinceaux, caisses, mannes, paniers,
casiers, brouettes, échelles, mottes de tan, compteur à
gaz, bureau. — 363 lampes essences, 174 autres sans becs, 284 lampes
douilles rondes et cylindriques, 138 bougeoirs, 200 bougies becs essence.
— 2 feuilles de zinc, 407 corps de lampes en porcelaine. — 60.000 pièces
diverses pour montage des lampes. — Ferraille, vieux matériel,
débris de cuivre, et autres différents objets. — Au comptant.
Dix pour cent en sus des enchères.”
|
Abeille d’Étampes 77/41 (13 octobre 1888),
p. 4. Sur l’entreprise Thibault, voyez l’étude très intéressante
de Jean-Pierre
DURAND, «Saint-Martin.
Naissance d’un faubourg ouvrier», in Étampes, travail
des hommes, images de la ville, Étampes, Étampes-Histoire, 1994,
pp. 79-102,
spécialement p. 88 (l’auteur ne connaît pas la date de la fermeture
de l’entreprise).
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1898
|
Lampes (fabricants
de): Brunstein, rue de Chauffour.
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Annnuaire de
l’Abeille d’Étampes (ici)
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1914-1918
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Le moulin est aménagé en logements pour les
GVC (Gardes-Voies-de-Communication) sous le nom de Quartier
Pau.
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FG-ELP 90 et 93 (reproduisant une carte postale d’éditeur
inconnu)
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1915
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Un caporal
GVC fait en mars 1915 un dessin du moulin publié sous la
forme de carte postale.
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Carte postale
scannée par Jean-Michel Rousseau.
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1916
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Mort de
Philéas Vassal, enterré au cimetière Saint-Martin
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FG-ELP
37 alléguant la tombe de l’intéressé.
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1923
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La rue
de l’École est rebaptisée rue Philéas-Vassal
en hommage à ce fils du meunier Pierre Vassal et bienfaiteur
de la ville, qui a créé par legs testamentaire un
prix artistique en faveur d’un jeune artiste étampois.
|
FG-ELP
37 et 130
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1947 env.
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Le moulin
de l’Ouche est occupé
par l’Entreprise de couverture Octave Thomas, à
ce qu’on voit sur une photographie où pose devant cet établissement
les Enfants de Guinette lors d’une de leurs exhibitions de gymnastique
à l’occasion de la fête du quartie de Saint-Martin sur la
place de l’Ouche.
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Une photographie
non datée scannée par Jean-Michel Rousseau, reproduite ci-dessus
et commentée
dans une autre page par par Claude Bosc et Jean-Jacques Renard.
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1958
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On signale toujours
“Thomas (Octave), entrepr. de couv., place de l’Ouche”.
|
Annuaire Le
Familial (en
ligne ici)
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1964-1968
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Réclame dans le
Bulletin municipal de 1964 à 1968: “Entreprise
Générale de Couverture. — Octave Thomas. — Place de l’Ouche. Tél. 259. — Etampes. (Essonne).”
|
Bulletin municipal 1, 2,
3 (1964), 4 (1966), 5 (1967), 7 (1968), dont un scan ci-dessus.
|
1969
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Réclame dans le
Bulletin municipal de 1969: “Entreprise Générale
de Couverture. — Octave
Thomas. — Gérard
Thomas. Gérant libre. — Place de l’Ouche. - Etampes.— Tél.: 259.”
|
Bulletin municipal 9, 10
(1969), dont un scan ci-dessus.
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1975-1976
|
Réclame dans le
Bulletin municipal de 1969: “Entreprise Générale
de Couverture et Zinguerie. — Gérard Thomas. — Place de l’Ouche. - 91 - Etampes. — Tél. 494.02.59” |
Bulletin municipal 19,
20 (1975), 21, 22 (1976), dont un scan ci-dessus.
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2009
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Le moulin
est désormais une simple résidence.
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SV&SH
63
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Chacun est appelé
à contribuer à cette enquête, les petits ruisseaux faisant
les grandes rivières.
B.G., 1er janvier 2011.
Toute critique, correction ou contribution
sera la bienvenue. Any criticism or contribution
welcome.
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