Chardin, lieutenant
de la prévôté d’Étampes
Traicté des
noms et surnoms des rues
de la ville et fauxbourgs d’Estampes
vers 1590
Préface
L’importance de ce petit carnet, apparemment
mis à jour par Monique Chatenet*, a été
signalé en premier lieu, à ma connaissance, par Nicolas
Faucherre en 1999, qui l’a alors qualifié de “texte essentiel
pour l’étude des fortifications d’Étampes”**. Il a été aussi consulté et utilement exploité
par Frédéric Gatineau en 2003 en temps que source
toponymique***.
Ces trois auteurs signalent ce document
comme une source du XVIIIe siècle due à un certain
Chardin. Nous verrons cependant que chacune de ces
deux données est erronée, ainsi que plusieurs autres, d’une
grande importance documentaire, notamment et surtout les dates qu’il
donne pour la construction des fortifications de la ville d’Étampes.
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* Étampes, un canton...
(Voir notre Bibliographie), p.
40: “un mémoire (...) du XVIIIe siècle”.
** Étampes, un canton...,
p. 154: “texte... transcrit en 1757 d’après le mémoire
de Chardin, lieutenant de la prévôté d’Étampes”.
*** Étampes
en lieux et places (dont une réédition en ligne
par notre Corpus), passim, donne la date
de “1731”.
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Dans l’absolu en effet, bien
que la chose ne soit pas toujours possible à des chercheurs
qui brassent une grande quantité de documents, une source historique,
pour être pleinement et judicieusement exploitée à
quelque fin que ce soit, doit d’abord avoir été étudiée
en elle-même et pour elle-même. Le texte dont nous disposons
est-il fiable et conforme à l’original? Quel est son auteur
original? Quand a-t-il écrit? d’après quelles sources?
en poursuivant quel but? etc.
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Je n’ai malheureusement pour l’heure
pas le temps nécessaire à l’étude exhaustive
de ces questions et il faudra ici de quelques notes et remarques générales,
qui déblaieront le terrain.
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1. Nature du document
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| Il s’agit d’un carnet de 9,5 cm sur
15,5 constitué de 6 feuillets pliés en deux et cousus,
présentant donc, couverture comprise, un total de 24 pages
non paginées, dont les trois dernières ont été
laissées vierges. |
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La copie est d’une seule main qui écrit
à l’encre, exception faite de la page 2 (au dos de la couverture),
où une main maladroite, soit celle d’un illettré ou d’un
enfant, a porté au crayon le second titre étrange, voire
incompréhensible, et la date que voici: “SITason de la ville de estape, 1757”.
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Le titre réel est porté
en couverture: “Traicté des noms et surnoms des rues
de la ville et fauxbourgs d’Estampes”. L’essentiel de l’ouvrage est en effet composé de
simples listes de toponymes, rarement annotés, et très
brièvement quand ils le sont. Le seul passage un tant soit peu
rédigé est constitué par un traité final
de seulement cinq paragraphes, “Des murailles de la ville d’Estampes”.
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Ce mémoire est clairement subdivisé
comme suit en cinq parties de longueurs inégales:
— “Les portes de la Ville d’Estampes” (p. 3);
— “Traicté
des noms et surnoms des rues de la ville et fauxbourgs d’Estampes” proprement dit (pp. 4-18);
— “Les églises paroissiales, collegialles
et hospitaulx” (pp. 19-20);
— “Les rivieres” (p. 20);
— “Des murailles de la ville d’Estampes” (pp. 20-21).
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Le corps principal de l’ouvrage, qui donne son nom à
l’ensemble, est lui-même divisé en sept sous-sections,
d’une manière qui préfigure la structure de l’ouvrage
classique de Léon Marquis publié en 1881, Les rues
d’Étampes et ses monuments:
— “De la paroisse Nostre-Dame
dedans la ville” (pp. 4-6).
— “Du Paray, de la paroisse
Notre-Dame entre les deux portes” (p. 7).
— “De la paroisse Saint-Basile” (pp. 8-12).
— “De la
paroisse Saint-Gilles” (pp. 13-14).
— “De la paroisse Saint-Pierre,
fauxbourg d’Estampes” (p. 15).
— “De la paroisse Saint-Martin,
fauxbourg d’Estampes” (pp. 16-17).
— “De la paroisse Saint-Martin,
fauxbourg d’Estampes” (pp. 16-17).
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2. Fiabilité relative de cette copie
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La source utilisée par le copiste est mentionnée
au terme de l’ouvrage dans les termes qui suivent: “Ce que dessus, transcript
du memoire ecrit à la main de feu monsieur Chardin,
vivant lieutenant de la prevosté d’Etampes.”
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Matériellement, notre texte manifeste ce caractère
de copie par des passages laissés en blancs, qui paraissent
s’expliquent dans tous les cas comme des mots de l’original (presque
toujours des noms propres) qui n’ont pu être déchiffrés,
plutôt que des lacunes. |
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Dans un cas également le copiste écrit:
“Rue de la Jeville, ou Jeuille”, ce qui signifie que l’auteur original,
Chardin, selon l’ancien usage, ne distinguait pas le U du V selon qu’ils
sont consonne ou voyelle, mais selon qu’ils sont en position initiale
ou médiane dans le mot, de sorte que le copiste n’a pas su comment
il faut lire ce mot.
Cette remarque incidente n’est
pas à négliger, car elle signifie soit que le copiste
écrit à une époque où cette dénomination,
pourtant donnée par l’auteur telle quelle et sans appellation
alternative, était tout à fait sortie de l’usage.
Il a donc pu mal lire d’autres toponymes,
d’autant que l’écriture du document original lui a donné
semble-t-il du fil à retordre.
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Il est manifeste que notre copiste a mal débrouillé
la liste des toponymes des faubourgs Saint-Pierre et Saint-Martin*, dont certains peut-être n’ont pas été
reportés dans la bonne section, pour une raison difficile déterminer,
liée sans doute à la disposition peu claire de l’original,
ou d’une copie intermédiaire. Quoi qu’il en soit, c’est particulièrement
regrettable, parce que dans le cas des toponymes difficiles à
identifier, on ne sait plus que penser.
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* Certains toponymes étaient représentés
dans ces deux faubourgs: deux rues de la Bretonnerie, deux rues du
Sablon. De mêm il existait deux voies dites rue Courte,
l’une à Saint-Martin, l’autre dans la paroisse saint-Basile.
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Toponyme de Saint-Pierre placé dans
la section consacrée à Saint-Martin: Rue Saint-Mathurin, au bour Saint-Pere (sic).
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Toponymes difficiles à identifier dans la partie
consacrée à Saint-Pierre: La rue du Carrefour (du Carrefour Saint-Martin?),
La rue P[espace
blanc], La rue de [espace blanc], La rue de la Vallenet (de Valnay, à
Saint-Martin? ou bien plutôt de l’Avaloir à Saint-Pierre?).
Toponymes difficiles à identifier
dans la partie consacrée à Saint-Martin: La rue Bresehonniere (Bretonnière?), Bourneuf à Saint-Martin*
(sic) proche les deux grands moulains, Rue Sablon-Saint-Martin.
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* Ce passage a conduit Frédéric Gatineau
en 2003 à s’interroger sur l’existence d’un deuxième
Bourgneuf, à Saint-Martin; et pareillement d’une deuxième
rue du Sablon. De fait en 2008 Michel Martin a fait remarquer qu’on trouve
aussi un Bourgneuf d’Étampes-les-Vieilles mentionné par le
censier de 1406 des Célestins (Cahier d’Étampes-Histoire
n°9, p. 23); on trouvera peut-être ultérieurement aussi
une rue du Sablon à Saint-Martin.
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On notera aussi une rue Courte* Saint-Martin (une autre rue
Courte existant bel et bien, puisqu’elle est signalé par
notre répertoire dans la paroisse Saint-Basile).
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* Le copiste ne paraît pas avoir reconnu le
nom de la rue Courte, qu’il écrit vaguement, d’une
manière qui pourraît aussi se lire rue Comte.
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3. Données internes sur la date de l’ouvrage
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Il serait bien commode de savoir quel est ce lieutenant
de la prévôté, Chardin, auteur
selon notre copiste du répertoire originel. Celui qui s’imaginerait
qu’en quatre siècles les historiens d’Étampes ont depuis
longtemps constitué une prosopographie administrative du
bailliage d’Étampes, celui-là est très loin
du compte*.
Quoi qu’il en soit, un tel lieutenant
de la prévôté d’Étampes, n’est pas pour
l’instant documenté dans l’historiographie étampoise.
Quand paraît-il avoir vécu?
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* En 1931 cependant Paul Dupieux a donné quelques
relevés concernant le XVIe siècle, et en 2003, Michel
Martin la liste des baillis et prévôts dont il a rencontré
les noms jusqu’en 1386 (Le Pays d’Étampes, t. 1,
pp. 143-144). On peut espérer que le tome 2 poursuivra cet
effort.
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La date portée en page 2 de notre cahier, 1737,
n’est pas fiable et doit seulement être considérée
comme un terminus ante quo; on ne sait qui l’a portée
ni dans quel but, ni pour parler de quoi exactement. Elle ne peut même
pas être considérée avec certitude comme la date
de notre copie et peut représenter seulement une date d’acquisition.
Reste donc seulement pour l’instant la critique interne et les arguments
a silentio.
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La date la plus récente que mentionne apparemment notre
auteur est seulement de 1570 (p.21), mais il connaît par
ailleurs le couvent des Capucins, qui a été fondé
en 1580; de plus, le texte, au moins dans son état
actuel, mentionne le couvent des Barnabites, arrivés
à Étampes en 1629, ainsi que celui de la congrégation
de Notre-Dame, qui ne s’installa à Étampes qu’en 1630;
il semble bien en outre situer leur monastère dans la paroisse
Saint-Gilles, où il ne fut transféré qu’en 1649*.
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* Léon Guibourgé, Étampes
ville royale, 1957, p. 174. Nous verrons cependant que ces
mentions isolées de faits postérieurs à 1629
sont résolument à considérer comme des additions
d’un copiste. |
Comme par ailleurs aucun Chardin n’est pas cité
dans la courte liste de lieutenants de la prévôté
que donne Plisson vers 1680, dans sa Rapsodie*, ni dans celle
que donne Dupieux en 1931 dans ses Institutions royales au Pays
d’Étampes**, on pourrait
conjecturer en première ananalyse que ce Chardin
n’aurait été en fonctions que postérieurement
à 1680.
Cependant
nous devons aussi relever un fait troublant qui tendrait plutôt
à démontrer que ce traité est nécessairement
antérieur à 1652. C’est qu’il cite parmi les établissements
religieux existant de son temps la chapelle Saint-Jacques de Bézegond.
Or nous savons par Fleureau (qui écrit lui-même vers 1668)
que cette chapelle, située dans le cimetière commun à
Notre-Dame et Saint-Basile, a été détruite en
1652***.
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* Éd. Marquis, dans les Rues,
1881, p.425-426, qui cite seulement: “1545. Jean de Lorme.— 1627.
Léon Laureau.— 1632. Accurse Cassegrain.— 1652. Pierre Bredet.—
1656. Sébastien Bredet, frère du deffunct.”
** Il donne seulement: “Pierre Didier en 1488,
Pierre Lepère en 1536, Jean Delorme (avant 1546 - après
1561)” (p. 93). Voyez notre Annexe 2.
***
Antiquitez, p. 275. |
4. Sur l’auteur de l’ouvrage
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Comme de plus certains indices nous donnent à penser que notre
copiste, à la fin du XVIIe siècle ou au début
du XVIIIe, ne reconnaît pas facilement certains des toponymes signalés
par l’auteur (tel que la rue de Jeville ou de Jeuille),
et qu’il n’hésite pas à reproduire sans broncher des indications
embrouillées qui ne correspondent pas à la réalité
de son temps, on peut se demander si l’auteur ne lui serait pas de beaucoup
antérieur, au point même qu’il aurait défiguré
sans s’en apercevoir jusqu’à son nom.
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Or si l’on cherche bien de tous
côtés un personnage qui aurait porté un nom du même
genre, comme je me suis résolu à le faire après avoir
partout cherché en vain un Chardin, on trouve
qu’il a existé à la fin du XVIe siècle un lieutenant
de la prévôté d’Étampes* négligé
par les auteurs que j’ai pu consulter à ce jour, et qui ne s’appelait
pas Chardin, mais Chardon. Qualifié vénérable
et sage et discrète personne Étienne Chardon, il nous
est signalé par différentes sources comme exerçant
les fonctions de lieutenant de la prévôté d’Étampes
à la fin du XVIe siècle.
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* Il ne faut pas confondre le lieutenant du bailliage
et celui de la prévôté, qui sont deux officiers très
différents. |
Il est peut-être le fils d’un maître Pierre Chardon
mentionné en 1544 comme procureur au même bailliage*.
Il est d’abord signalé lui-même
comme lieutenant de la prévôté en avril 1586 dans les registres de la
paroisse de Saint-Pierre d’Étampes explorés par Charles
Forteau, lors d’un baptême où se porte marraine son
épouse Madeleine Darras**.
Il l’est à nouveau par les mêmes
registres le 7 Janvier 1593, avec Léon Laureau bailli de Méréville***, ce même Laureau
qui lui aura succédé comme lieutenant de la prévôté
en 1627, au dire de la Rapsodie.
Je l’ai moi-même trouvé mentionné
à plusieurs reprises dans les registres de baptême de la paroisse
Saint-Basile le 18 mars 1588: honneste femme Madalaine Daras femme de
honorable homme maistre Estienne Chardon lieutenant de la prevosté
d’Estampes; le 7 novembre 1588: honneste femme Magdalene Daras femme
d’honorable homme maistre Estienne Chardon lieutenant du prevost d’Estampes;
le 5 mai 1590: Magdalaine Darras femme de honorable homme maistre Estienne
Chardon lieutenant de la prevosté du dict Estampes; le 21 mars
1591: honorable homme monsieur maistre Estienne Chardon lieutenant de
la prevosté d’Estampes; et enfin le 13 février 1593: maistre
Estienne Chardon lieutenant de [la] prevosté d’Estampes. A ces
deux dernières dates, où il est personnellement parrain, il
signe.
Nous savons enfin qu’il est mort avant
1606, selon les archives des seigneurs du fief des Longs alias
de Saint-Bonnet qui mentionnent avant cette date comme sa veuve la
même Madeleine Darras que ci-dessus****.
Rappelons les noms et dates connues des autres
lieutenants du prévôt jusqu’à présent connus
pendant cette période en combinant les mentions relevées
par Plisson (vers 1680), par Dupieux (en 1931) et moi-même (en
2008): Pierre Didier en 1488, Pierre Lepère en 1536, Jean Delorme
en 1545 et après 1561, Étienne Chardon en 1586 et 1593
(alors que Léon Laureau est bailli de Méréville),
Léon Laureau en 1627.
Or ceci concorde merveilleusement avec
le contenu de la dernière et plus intéressante partie
de l’ouvrage, sur les fortifications de la ville, qui mentionne et
date précisément chacun des travaux exécutés
dans ce domaine au moins jusqu’en 1570, sans mentionner pourtant rien
de ce qui s’est fait depuis, par exemple en 1652, à l’occasion
du siège de la Fronde.
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* Paul Dupieux, Les institutions royales à
Étampes, 1931, p. 75.
** Charles Forteau, «La paroisse de Saint-Pierre
d’Etampes (suite)», in Bulletin de la Société
historique et archéologique de Corbeil, d’Étampes et
du Hurepoix 18 (1912), p. 11: “1586, avril. Magdelaine Darras, épouse
de vénérable et sage et discrette personne M. Estienne
Chardon, lieutenant de M. le Prévost d’Estampes.”
*** Charles Forteau, «La
paroisse de Saint-Pierre d’Etampes (suite)» in Bulletin
de la Société historique et archéologique de Corbeil,
d’Étampes et du Hurepoix 14 (1908), p. 98: “1593, 7 janvier
Etienne Chardon, lieutenant de la prévôté, et Léon
Laureau, bailli de Méréville.”
Signature de Chardon en date du 13 février 1593
**** Inventaire sommaire des Archives départementales
antérieures à 1790, Seine-et-Oise, Archives civiles,
série E, tome II, p. 334b (entre 1580 et 1606): “Madeleine
Darras, veuve de noble homme Etienne Chardon lieutenant de la prévôté
d’Etampes.”
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5. Un ouvrage composé vers 1590 ?
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On
notera surtout ce qui est dit au début de l’ouvrage de la porte
Jaulne (dont personne jusqu’à présent, à ma
connaissance n’a noté la mention par notre document):
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“La porte Jaulne nouvellement faite
sans pont levis au commencement du fauxbourg St Pierre à
la fin du Paray du costé de Milly en Gastinois.”
On voudra bien rapprocher cette indication
de la phrase qui conclut l’ouvrage, comme couronnant cette description
des fortifications, dans la même direction de Saint-Pierre:
“L’an 1570, les fossez depuis la porte Saint-Pierre
jusqu’à la riviere, qui descend de Saint-Pierre à
Coquerive furent faites.”
Si l’on observe la structure des fortifications
d’Étampes qui apparaît sur le plan de la ville que
firent dresser les religieuses de Maubuisson au XVIIe siècle, et
dont je donne ci-dessous un extrait, on constate que l’enceinte de la ville
avait été reliée à celles des faubourgs de
Saint-Pierre comme de Saint-Martin par des couloirs fortifiés. Il
est logique qu’on ait érigé la porte Jaune du côté
de Saint-Pierre seulement après avoir fortifié le couloir
au bout duquel elle se trouvait. Nouvellement doit donc bien s’entendre:
à une date comprise entre 1570 et la première rédaction
de notre mémoire.
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* Nouvellement, selon la dernière édition
du Dictionnaire historique d’Alain Rey, “s’est immédiatement
limité au sens temporel de depuis peu, récemment,
malgré quelques rares attestations au sens de bientôt
et habilement (XVe siècle)”.
Le mot réapparaît en dernière
partie dans un contexte nettement chronologique: “jusqu’à
une tour nouvellement faite”, c’est-à-dire en 1514, peu avant la
campagne de construction de 1527 dont il est alors en train de parler. Il
signifie donc bien ici nécessairement: peu de temps
avant la rédaction du présent mémoire.
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Comme par ailleurs l’ouvrage cite à deux reprises le
couvent des Capucins, et mentionne le fait qu’ils tiennent alors la
chapelle de Saint-Jacques-de-l’Épée, il faut croire
que notre ouvrage a été composé après 1580,
où ces religieux l’obtinrent en juin*,
et même après le 18 août 1581, où cette donation
fut entérinée après audition des magistrats étampois
qui s’y opposèrent*, ce qui nous reporte, avant la mort de Chardon, antérieure
à 1606, aux alentours de 1590, à une dizaine d’années
près.
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* Selon Basile Fleureau, Antiquitez, p. 450.
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D’autres indices nous orientent vers le XVIe siècle:
la graphie Traicté, d’abord, qui singulièrement
archaïque au XVIIe siècle, et plus encore au XVIIIe; l’absence
de distinction entre le U et le V dans l’original, marquée par
l’hésitation des copistes entre “Rue de la Jeville, ou
Jeuille”, ainsi
que le fait que le copiste n’ait visiblement jamais entendu prononcer
ce toponyme. Dans le même domaine, une graphie Saint-Jehan,
pour Saint-Jean, peut difficilement être attribuée au
XVIIIe siècle, ni même au XVIIe.
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On notera encore dans le même sens une explication par
l’auteur de la dénomination Porte Bidault,
donnée encore de son temps à la porte Évezard: “Les
anciens l’appellent la porte Bidault à raison que François
Bidault notaire à Estampes demeuroit de son temps joignant
la ditte porte”. Ceci indique que ce notaire
a été en activité à la génération
précédant la rédaction de notre mémoire.
Or les archives du fief des Longs, alias
de Saint-Bonnet mentionnent bien comme l’une
de leurs censitaires, à une date comprise
entre 1565 et 1572, “la veuve
François Bidault”*, et quelque temps avant
cela (après 1560), le dit personnage lui-même, “François Bidault, bourgeois d’Étampes”**. |
* Inventaire sommaire (op. cit), t
II, p. 332a.
** Ibid., p. 330a.
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Les archives municipales d’Étampes conservent de plus
une Procédure contre François Bidault et
autres propriétaires de bateaux, condamnés à tenir
la rivière navigable à leurs frais, en date de 1561,
ainsi qu’une Sentence du bailliage contre la veuve Bidault, Girard
et autres marchands relative au curage de la rivière, en date
de 1569*.
Il apparaît donc que ce François
Bidault est mort entre 1561 et 1569, ce qui explique qu’une vingtaine d’années plus tard, vers 1590, seules les personnes âgées aient continué
à donner son nom à la porte Évezard, alors que
commençait à se perdre, en même temps que le souvenir
du notaire, l’usage de cette appellation, qu’il fallait expliquer aux
plus jeunes.
|
* Sous les cotes AA 131 et 132.
|
Mais l’indice convergent le plus sérieux de ce que nous
sommes bien en présence d’une source du XVIe siècle attribuable
à Étienne Chardon, c’est la mention du secteur dit
du Donjon, alors présenté, qui plus est, comme un terrain
vague: “Le Donjon, c’est une place vuide derriere le Petit-Panier
et l’Épée-Royale qui est à l’opposite* de Sainte-Croix dans
la paroisse Saint-Basille”.
|
* Comprenez: vis-à-vis, de part et d’autre
de la rue Sainte Croix.
|
Comme le savent tous les historiens d’Étampes depuis
1999, grâce à un remarquable article de la brillante archiviste
Monique Chatenet*, c’est là le site réel de premier palais
capétien d’Étampes, celui notamment de Robert II le Pieux,
qu’on plaçait avant cela, erronément, dans l’actuel Palais
de Justice.
Après les constructions successives
du château de Guinette et du Palais du Séjour, ce site
a été abandonné, avant d’être progressivement
investi et absorbé par les jardins riverains. La dernière
mention qu’en relève Chatenet (mis à part notre mémoire,
qu’elle croit du XVIIIe siècle), remonte à 1636, à
un moment où sont légitimés les empiètements
successifs des riverains sur cet espace en voie de disparition totale.
Après cela son souvenir se perd, jusqu’en 1999.
|
* Monique
Chatenet, «Le Donjon», in Étampes, un canton...,
1999, pp. 39-40.
|
6. Deux additions d’un copiste postérieures
à 1649
|
|
Reste à expliquer dans le cadre de cette identification
et de cette datation, la mention par notre texte du monastère
des Barnabites, arrivés à Étampes seulement en 1629,
et celle du couvent des dames de la Congrégation à Saint-Gilles,
qui ne se sont installées dans cette paroisse qu’en 1649: on peut
y voir sans difficulté une addition de notre copiste, ou plutôt
de sa source, la première copie du mémoire manuscrit laissé
par Étienne Chardon.
|
|
Dans le premier cas l’insertion du copiste est pratiquement évidente,
puisqu’elle se greffe sur un item qui est d’abord présenté
comme un hôpital, alors qu’un auteur du XVIIe siècle,
et encore plus du XVIIIe l’aurait d’abord présenté comme
un monastère, quitte à rappeler ensuite
que ç’avait d’abord été un hôpital*: “L’hospital Saint-Antoine, à
present les Barnabites”.
Dans
le deuxième cas, dans sa lancée, le copiste n’a pas hésité
à rajouter carrément un item à la liste de Chardon:
“Le monastere
des religieuses de la congregation de Notre-Dame”.
|
* Comme dans le cas du couvent des Mathurins: “Le
monastere des pères de la Trinité, anciennement l’hospital
Saint-André”. Les Mathurins étaient arrivés quant
à eux entre 1200 et 1209, comme le note Fleureau (Antiquitez,
p. 462)
|
Cette hypothèse d’un état intermédiaire du
texte pourrait d’ailleurs bien expliquer également la grossière
méprise sur l’orthographe du nom de l’auteur, que notre copiste,
un siècle plus tard, ou davantage, n’aura connu que par la
dernière phrase de l’extrait.
7. Le mémoire de Chardon a été abrégé.
Il est plusieurs indices,
spécialement dans la dernière partie consacrée
aux fortifications, que notre texte actuel n’est qu’un extrait d’un mémoire
originellement plus étendu.
Dans la dernière partie, on lit: “jusqu’à une tour nouvellement faite, ayant des [espace blanc], comme sera
dit cy-après”. Mais rien ne vient dans
la suite expliquer ce passage. En revanche le passage qui suit commence
en sous-entendant qu’on vient de décrire cette tour*, passage qui ne nous
a pas été conservé.
De même le quatrième paragraphe
commence par: “depuis cette
rue Evesard”, alors qu’on ne vient pas d’en parler spécialement.
Enfin les cinq brefs paragraphes qui traitent
de ces fortifications contiennent à peu de distance deux à
trois redites qui ne peuvent guère s’expliquer autrement: le
premier copiste a regroupé ici cinq brefs passages tirés
du mémoire originel, tous relatifs à la construction des
fortifications de la ville, sans les harmoniser ni les résumer
par une synthèse qui suive un plan bien clair.
|
* Tour du Loup
sur le plan d’Étampes de 1791 conservé aux Archives municipales.
Le mot non reconnu par le copiste était peut-être hourds
(charpente en encorbellement au sommet de la tour) ou quelque autre
terme technique vieilli du même genre. Gatineau nous dit (op.
cit., p.77) qu’elle a été raccourcie d’un tiers de
sa hauteur en 1944. |
| 8. Un témoignage à utiliser avec
précaution
|
|
Une
fois que l’on s’est efforcé d’établir le texte original il ne
faut pas pour autant lui accorder une confiance sans limite. Ainsi par exemple notre traité date précisément
de 1487 la construction des portes Saint-Fiacre et Saint-Gilles, en précisant
qu’elle a été financée par le legs d’un certain Pierre
Hue doyen de Notre-Dame de Paris.
Comme le seul Hue à avoir porté cette
dignité s’appelait Guillaume et qu’il est mort en 1522, on est d’abord
porté à devoir rejeter cette date de 1487, qui se trouve être
la seule que l’auteur donne pour une construction qui ne se soit pas faite
de son vivant.
On aurait tort cependant.
En fait Chardon ne s’est pas trompé seulement
sur le prénom mais encore sur la dignité du donateur. Il confond
en effet simultanément trois membres de la famille Hue: un Pierre
Hue qui fut chantre de Notre-Dame d’Étampes vers 1416, un maître
Guillaume Hue qui fut doyen de Notre-Dame de Paris, mort en 1522, et
un maître Jean Hue, doyen lui aussi, mais de l’Université de
Paris, mort vers 1482.
C’est évidemment ce dernier, maître Jean
Hue, dont le legs a pu financer les travaux que Chardon date précisément
de 1487. C’est d’autant plus vraisemblable que nous connaissons par ailleurs
ce personnage également comme un bienfaiteur de Notre-Dame.
|
|
Par ailleurs il faut prendre garde à bien interpréter
les termes dont use notre auteur. Ainsi, lorsqu’il parle de la Tour
des Portereaux. Il ne peut guère s’agir de la fortification
des Portereaux eux-même, comme le pense et le dit même expressément
Nicolas Faucherre.
D’une part en effet, elles n’ont jamais mérité
le nom de tour. D’autre part Faucherre, particulièrement qualifié
pour en juger*, nous dit que ce bâtiment,
de par la forme de ses ouvertures de tir, remonte visiblement à
la fin du règne de Louis XI, mort en 1483.
Faucherre connaît
et cite la date de 1514 donné par notre Traité. Il la
rejette pourtant en rappelant qu’elle ne nous serait fournié que par
une source du XVIIIe siècle... source où pourtant il était
content de trouver la date de 1487 pour la tour du Loup, selon lui contemporaine
de la bastide fortifiée des Portereaux.
Comment concilier l’expertise de l’archéologue
et les données de notre source?
Il me semble qu’il suffit de remarquer que la bastide
des Portereaux n’a jamais pu être sérieusement considérée
comme une tour.
Il s’agit donc plutôt
presque nécessairement d’une autre tour de guet que celle du Loup,
aujourd’hui disparue, et relativement proche des Portereaux, dont elle
devait surveiller les abords.
|
*
Professeur d’histoire de l’Art à l’université de Nantes,
archéologue et historien spécialiste des fortifications.
|
Quoi qu’il en soit, tout l’usage qu’a fait de cette source Nicolas
Faucherre, dans sa chronologie de la construction des fortifications
de la ville, est à reprendre et à préciser.
|
|
| 9. Valeur de cette source |
|
Pour l’établissement de ses listes de portes, de
rues, d’institutions religieuses et de cours d’eau, Chardon n’a pas eu
besoin d’autre chose que de sa propre connaissance du terrain, qu’il ne
devait pas manquer de parcourir dans le cadre de ses fonction de lieutenant
du prévôt.
Il faut cependant remarquer que son
répertoire, concernant Saint-Pierre et Saint-Martin, devait
être lègèrement confus, de sorte que le copiste
y a été en difficulté et que cette partie de notre
source doit être utilisée avec de grandes précautions.
|
|
De même le dernier chapitre, consacré aux
fortifications d’Étampes reflète surtout une bonne connaissance
de la chronologie des travaux qui se sont effectués de son vivant,
et probablement, au moins pour les derniers, sous sa surveillance. C’est
donc à cet égard une source dont Nicolas Faucherre a justement relevé et souligné
l’importance.
Il faut cependant noter que, si court
qu’il soit, ce petit traité, dans sa forme actuelle, arrive à
être à la fois diffus et confus, avec des redites et des
ambiguités qu’il n’est pas facile de débrouiller, vu
qu’il s’agit visiblement d’extraits
assez décousus. C’est ce que j’ai pourtant essayé de faire
en Annexe 1, dans un tableau chronologique
qui n’est qu’un outil de travail ouvert à la discussion.
Le
répertoire toponymique édité par mon ami Frédéric
Gatineau en 2003, Étampes en lieux et places,
m’a été d’un précieux secours. Puisse le présent
travail servir en retour à sa seconde édition.
|
|
Traicté
des noms et surnoms des rues
de la ville et fauxbourgs
d’Estampes
[Le verso de la page de couverture
porte au crayon,d’une écriture maladroite et peut-être enfantine:]
SITason de la ville de estape,
1737
[Il faut comprendre, apparemment, Situation,
bien que ce terme soit particulièrement impropre pour décrire
l’objet de notre traité]
|
Les portes de la Ville
d’Estampes.
|
On notera qu’il s’agit des portes de
la ville proprement dite, à l’exclusion de celles de ses faubourgs
de Saint-Martin et de Saint-Pierre.
|
1. La porte St Jacques du costé
de Paris.
|
|
2. La porte Evesard aussi du costé
de Paris paralelle à la premiere. Les anciens l’appellent
la porte Bidault à raison que François Bidault notaire
à Estampes demeuroit de son temps joignant la ditte porte.
|
|
3. La porte Jaulne* nouvellement faite sans pont levis au commencement
du fauxbourg St Pierre à la fin du Paray du costé
de Milly en Gastinois.
4.
La porte Saint-Pierre au commencement du Paray de mesme costé
de Milly-en-Gastinois.
|
* Ni le nom ni même l’existence de cette
porte, à ma connaissance, n’ont jamais été relevées par
aucun historien d’Étampes, pas même par Paul Dupieux
dans sa thèse sur la défense d’Étampes au XVIe
siècle. C’est apparemment cette porte, représentée
d’ailleurs sur le plan des dîmages des religieuses de Maubuisson
(autre document inédit), qui avait donné son nom à
l’ancienne auberge de la Herse (B.G.). |
5. La porte Saint-Fiacre du Pont Quesneau
pour aller à la Prairie.
|
|
6. La porte Saint-Gilles vers Orleans*.
7.
La porte Saint-Martin vers Orleans.
8. La porte
Doré [sic] pour aller à Dourdan.
9. La porte
du Chasteau, à Dourdan. [p.4]
|
* Cette précision, vers Orléans,
représente peut-être une erreur de copiste, à moins
qu’on ne considère que cette porte servait à essentiellement
à gagner, depuis le marché au grain de Saint-Gilles, les moulins
de Saint-Martin via la rue de la Digue. Chardon dit plus loin qu’elle s’appelait
aussi porte de la Poterie; et il nous parle encore d’une rue de la Poterie
qui va du Mont-Saint-Gilles (?) aux Portereaux.
|
Plan du XVIIe siècle: Les portes Saint-Gilles,
Saint-Pierre, et, au bout du Perray, la porte Jaune (cliché
B. G.)
Traicté des
noms et surnoms des rues de la ville et fauxbourgs d’Estampes
|
|
De la paroisse Nostre-Dame
dedans la ville.
|
|
La rue Evesard*, c’est celle qui aboutit tout droit à
la porte Evesard, lateralle de la porte Saint-Jacques pour aller aux
Capucins, laquelle rue est entre l’Enseigne du Sauvage**, et la Grande Fontaine***; elle s’appelle aussi la rue Alain.
|
* Actuelle rue Évezard.
** Le Sauvage était
une auberge. Selon Frédéric Gatineau,, op. cit., “le
Grand Sauvage est cité en 1526 et encore en 1702 (ADE 1J23).
Le qualificatif Grand était peut-être donné
pour le distinguer de l’auberge du Sauvage, rue des Belles-Croix.
[...] Le sauvage est un motif utilisé en héraldique
qui devait figurer sur l’enseigne.”
*** La Fontaine était
l’actuel presbytère, au 18 de la rue Évezard.
|
La rue de Darnatal est celle qui
descend depuis les Quatres-Coings [sic] et passe par devant le grand moullin.
|
Section
de l’actuelle rue de la République. Une plaque portant cette
ancienne dénomination est toujours en place au bas de cette
rue (2008).
|
La rue du Puis
du Mauvais Conseil est celle pendante, ou descendante du cloistre
Nostre-Dame à la Grande Fontaine. [p.5]
|
Actuelle
rue de Mauconseil. En 1644 elle est pareillement définie “la rue du Puits de Malconseil qui descend de l’église
Notre-Dame à la maison de la Fontaine rue Évezard” (Déclaration pour messieurs de N.-D. d’Étampes
de toutes les maisons et lieux qu’ils tiennent en censive, Archives
diocésaines d’Évry, n°3, cité par F. Gatineau).
|
Les Quatre-Coings,
autrement le carrefour de la rue de Darnatal, ou du moins pour y descendre.
|
Actuels Quatre-Coins, carrefour entre les
rues de la République, Évezard et de la Tannerie.
|
La rue de la Feustrerie*, le long de l’Hotel-Dieu.
|
* Feutriere (ajouté
en marge; il faut comprendre sans doute qu’on disait aussi rue Feutrière).
Actuelle rue Baugin, dont le
tracé a été nettement modifié depuis
le Moyen Âge, où elle aboutissait Place du Petit-Marché.
|
La rue des Halles.
|
Je suggère qu’il pourrait s’agir de l’actuelle
impasse aux Cerfs, à une époque où elle menait
au Carrefour au Chat mentionné ensuite, vers le Donjon, qui
paraît encore avoir été un espace public.
|
La rue du Marché, autrement
ditte la rue de la Regraterie.
|
Actuelle place du Marche-Notre-Dame. Regratterie
signifie commerce de détail.
|
La rue au Comte.
|
Actuelle rue au Comte. |
La rue du puit
de la Chesne et la rue des Oisons.
|
La première est l’actuelle rue Émile-Leauté
(rue du Puits-de-la-Chaîne jusqu’en 1927); la seconde (ailleurs
qualifiée de ruelle ou de place) est selon
Gatineau l’une des anciennes voies qui forment l’actuelle place de
l’Ancienne-Comédie.
|
La rue du cul-de-sac
près les halles. [p.6]
|
Voie sans doute disparue se détachant
probalement alors de la rue des Halles, elle-même aborbée
par le bâti ou les jardins. |
La rue du cul-de-sac
près l’église Nostre-Dame.
|
Non identifiée, peut-être
aborbée par l’Hôtel-Dieu.
|
La rue du cul-de-sac
près le Petit-Écu et devant l’Hostel-Dieu.
|
Sans doute l’actuelle impasse
au Bois.
|
La rue de l’Hôtel-Dieu.
|
Actuelle rue du Cloître-Notre-Dame.
|
La rue de Mesnil-Giraud.
|
Partie est de l’actuelle place de l’Ancienne-Comédie.
|
La rue de la Coutellerie, ou de la
Tanerie, actuellement ditte la rue de Halle.
|
Actuelle rue de la Tannerie.
|
Ruelle tendante
de Sainte-Croix au carrefour au Chast. [p.7]
|
Voie disparue apparemment parallèle à
la place Notre-Dame.
|
|
|
Du Paray, de la paroisse Notre-Dame
entre les deux portes.
|
Le Perray, section de l’actuelle
Rue de la République reliant le centre ville au quartier
Saint-Pierre, de la porte Saint-Pierre à la Porte Jaune.
|
La grande rue du Paray Notre-Dame.
|
A ne pas confondre avec la
voie nouvelle parallèle dénommée
rue du Perray en souvenir de cette très ancienne dénomination.
|
La rue des Prés.
|
Actuelle promenade des Prés.
|
La rue de Galardon.
|
Voie perpendiculaire au Perray
non identifiée.
|
Pont de Juisne. [p.8]
|
Au niveau du moulin de Saint-Pierre.
|
|
|
De la paroisse Saint-Basile.
|
|
La rue de la Juifferie descendante
du devant la porte de la prison jusques à la rue de [espace blanc]* quasi
droit à la Boucherie à main gauche en descendant.
|
Actuelle rue de la Juiverie.
* Le manuscrit de Chardin devait être
ici illisible ou lacunaire.
|
La rue de la Foullerie.
|
Actuelle rue Paul-Doumer.
|
Carrefour de la Foullerie.
|
Sans doute le carrefour entre les actuelles
rues de la Vigne, Saint-Antoine et Paul-Doumer. |
La rue de Saint-Antoine.
|
Actuelles rues Aristide-Briand et Saint-Antoine.
|
Le carrefour du Séjour.
|
Du nom du Palais du Séjour, actuel Palais
de Justice.
|
| La rue de la Damoye. |
Actuelle rue Damoise.
|
La rue de la Plastrerie.
|
Actuelle rue de la Plâtrerie.
|
Carrefour de la
Juiverie. [p.9]
|
Carrefour des actuelles rues de la Juiverie
et Sainte-Croix. |
La rue de la Tripperie
ou Saint-Mars.
|
Actuelle rue Saint-Mars.
|
La rue de la Savaterie
ou la rue Sainte-Croix est celle qui descend de la rue Saint-Jacques
au pont Doré.
|
Actuelle rue Sainte-Croix. |
Le carrefour Doré
près l’église Sainte-Croix.
|
Il s’agit apparemment du carrefour de la place
Notre-Dame et de la rue Sainte-Croix.
|
Les rues des Grisonneries.
|
Plus
bas on trouve la graphie Rue des Groissonerie (sic). Il s’agit apparemment d’un réseau de rues
à cheval sur les paroisses de Saint-Basile et de Saint-Gilles.
La rue Pavée est appellée plus bas rue Principale
des Grissoneries. On sait par ailleurs
que la rue Basse de la Grisonnerie
était l’actuelle rue Brunard, et que que la rue Haute de la Grisonnerie
était l’actuelle rue Auguste-Petit.
|
| Les rues du [espace
blanc]* |
* Le manuscrit de Chardin devait
être ici illisible ou lacunaire.
|
La rue de la Cordonnerie appelé
[sic] actuellement la rue
de la Poule à cause de l’enseigne de la Poule.
|
Section supérieure de l’actuelle
rue de la République, depuis la rue Louis-Moreau jusqu’à
Notre-Dame. Le nom alternatif de la Poule a survécu
jusqu’en 1935. Selon Léon Marquis, l’auberge de ce nom, en
face de la rue du Ronneau n’a fermé qu’en 1820 (Les Rues,
1820, p. 169).
|
La rue [espace blanc]*
|
* Le manuscrit de Chardin devait
être ici illisible ou lacunaire.
|
La rue du puis Plisson autrement Rocheplatte.
|
Actuelle rue de la Roche-Plate.
|
La rue de la Couroyerie,
ou autrement la rue Queue-du-Regnard, de la Juifverie au puis
Plisson ou à la Rocheplatte. [p.10]
|
Actuelle rue de la Queue-du-Renard.
|
La ruelle Sainte-Croix.
|
Probablement la voie qui réunissait
les actuelles impasses des Conilles et Saulay (impasse Sainte-Croix
jusqu’en 1927).
|
Le Donjon, c’est
une place vuide derriere le Petit-Panier et l’Épée-Royale
qui est à l’opposite de Sainte-Croix dans la paroisse Saint-Basille.
|
Site originel du palais de Robert II le Pieux,
aujourd’hui divisé en jardins privatifs des maisons circonvoisines.
|
La rue Courte.
|
Apparemment
une section de l’actuelle rue Dom-Fleureau.
|
La grande rue de Saint-Jacques qui
prend depuis la porte Saint-Jacques jusques à la porte
Saint-Martin.
|
Actuelles rues Louis-Moreau et
Saint-Jacques.
|
La rue du Chasteau.
[p.11]
|
Actuelle
rue Élias-Robert.
|
La rue de la Tour
Ronde.
|
Sans
doute l’ancienne rue de la Levrette (du nom
d’une auberge de la Levrette) sur un tracé proche de celui de l’actuelle
rue Élias-Robert. La Tour Ronde était peut-être
une tourelle subsistante du corps de logis du Château.
|
La rue de la porte
Dorée.
|
Actuelle
rue de la Porte-Dorée. |
La ruelle du Séjour.
|
Peut-être l’actuelle rue
Aristide-Briand (selon Gatineau).
|
La rue du Pont-Quesneau.
|
Actuelle
rue Magne (rue du Pont-Quesneau jusqu’en 1894).
|
La rue de la
Vigne derriere le college, qui commence depuis le pont Quesneau et
va jusqu’au moulin à Sablon sur la rue de la Foullerie.
|
Actuelle
rue de la Vigne. Le site du collège est alors rue saint-Antoine,
dans la maison qui fait face à l’actuel collège
Guettard.
|
La rue du Bec,
descendant au pont Quesneau.
|
Il s’agit
apparemment de la section de l’actuelle rue Magne (rue du Pont-Quesneau
jusqu’en 1894) qui va du point où elle est rejointe par
la rue de la Vigne, jusqu’au Pont-Quesneau lui-même.
|
La rue du Pain,
celle de devant et joignant la maison de ville et Sainte-Croix en
allant à Saint-Basile.
|
Aujourd’hui disparue et fondue dans la place
de l’Hôtel-de-Ville.
|
Le puis de Crochet
dans la paroisse Saint-Basile. [p.12]
|
Site qui reste à identifier.
Il s’agit peut-être de la place devant Saint-Basile où existait
encore un puits au XIXe siècle.
|
Rue des Groissonerie [sic], rue Lasarde.
|
Il s’agit sans doute de l’une des
voies qui étaient appelées du Grisonneries, mais laquelle?
La rue Pavée, citée plus bas, est exclue. La rue Cyril-Brossard
également, car elle est citée plus bas sous le nom de
rue du Flacon. Il doit s’agir de la rue Brunard (rue Basse des Grisonneries
encore pour Léon Marquis en 1881), ou de la rue Auguste-Petit
(rue Haute des Grisonneries pour le même).
|
Rue de la Jeville,
ou Jeuille*.
|
* Comprenez que le manuscrit original portait
un U qui peut-être interprété graphiquement autant
comme un V que comme un U. Voie qui reste à identifier.
|
Rue du Flacon.
|
Actuelle rue Édouard-Béliard,
peut-être seulement dans une de ses sections actuelles.
|
Rue des Marionettes.
|
Actuelle rue des Marionnettes.
|
Carrefour des
Ormes-Saint-Bazile.
|
Actuel carrefour des rues Louis-Moreau et de
la République.
|
| Rue de la Coutellerie et Tanerie ditte
la rue de la Salle. |
Actuelle rue de la Tannerie.
|
Rue du Rouneau.
|
Actuelle rue du Ronneau.
|
Rue des Trois-Moulins. [p.13]
|
Rue qui reste à identifier. Comme il
n’y avait pas de moulins dans la paroisse Saint-Basile, il devait
s’agir d’un nom d’auberge, comme dans le cas de l’actuelle rue des Trois-Fauchets;
est-ce notre rue?
|
|
|
De la paroisse Saint-Gilles.
|
|
La grande rue
Saint-Jacques.
|
Actuelle rue Saint-Jacques.
|
La rue de la Foullerie
cy-dessus dicte.
|
Actuelle rue Paul-Doumer.
|
Les rues de Groissoneries
cy-dessus dictes.
|
Voyez-ci-dessus.
|
La rue Pavée,
ou rue Neuve, ou rue Principale des Grissoneries [sic].
|
Actuelle rue Pavée.
|
La rue de la Potherie,
depuis le mont [sic] Saint-Gilles jusqu’au Portereaux [sic].
|
Qu’est le Mont-Saint-Gilles, justement
qualifié par F. Gatineau de difficilement identifiable?
Après avoir supposé qu’il s’agissait d’une ancienne éminence
naturelle dont garde souvenir le tracé de l’actuelle rue d’Enfer
(qui l’aurait contournée, jusqu’au moment où l’on ouvrit
en 1769 l’actuelle rue Neuve-Saint-Gilles, après l’avoir arasée),
je penche plutôt pour la place Saint-Gilles elle-même (sans
exclure une mauvaise lecture du copiste à l’origine du mot mont,
qui était peut-être tout simplement marché dans
l’original), de sorte que la rue de la Poterie aurait été
tout simplement l’actuelle rue de l’Abreuvoir-au-Mouton prolongée
jusqu’aux Portereaux par l’actuelle avenue Charpentier.
|
La rue des Cordeliers.
|
Actuelle rue des Cordeliers.
|
La rue du Marché-Saint-Gilles.
|
Actuelle place Saint-Gilles.
|
La rue du Mouton.
|
Actuelle rue du Mouton (du nom d’une auberge);
ou bien s’agit-il de la ruelle du Mouton?
|
La ruelle de l’Écu-de-France.
|
Cette ruelle à identifier
et peut-être disparue tirait son nom d’un auberge située
selon Gatineau au n°164 de la rue Saint-Jacques, à l’angle
que forme aujourd’hui la rue Saint-Jacques avec la rue d’Enfer. Elle
rejoignait peut-être le boulevard Henri-IV, parallèle à
l’actuelle ruelle d’Enfer. |
Le Prateau. [p.14]
|
Cette voie, aujourd’hui occupée
par le collège Marie-Curie, joignait la rue Paul-Doumer
à la promenade des Prés.
|
| Le carrefour des
Beguines, au bout de la rue de la Foulerie vers Saint-Gilles. |
Actuelles rues de la Manivelle
et de l’Abreuvoir-de-la-Manivelle.
|
Carrefour du Pillory-Marché-Saint-Gilles.
|
Carrefour de la rue des Cordeliers,
du Monton, de l’Abrevoir-du-Mouton et de la Manivelle.
|
Rue Autard ou
rue Ettape-au-Vin. [p.15]
|
Actuelle rue Simonneau.
|
De la paroisse Saint-Pierre,
fauxbourg d’Estampes.
[On notera à partir d’ici
plusieurs erreurs manifestes du copiste]
|
|
La grande rue
de la Boucherie.
|
Section de l’actuelle rue de la République,
à partir de la Juine, jusqu’en 1935.
|
La rue du Carrefour*.
|
* Non identifiable, d’autant qu’il
s’agissait peut-être d’une rue de Saint-Martin comme dans le
cas suivant, et peut-être même de la rue du Carrefour Saint-Martin
citée plus bas, qui aura été reportée deux
fois, la première fois tronquée.
|
La rue de la Bretonnerie*.
|
* Première erreur indiscutable
du copiste, cette rue se trouvant à Saint-Martin.
|
La rue P[espace blanc]*
|
* Le manuscrit de Chardin devait
être ici illisible ou lacunaire.
|
| La rue de [espace blanc]* |
* Le manuscrit de Chardin devait
être ici illisible ou lacunaire.
|
La rue des Aveugles.
|
Existe toujours.
|
La rue de la Vallenet [Lisez peut-être: de la Vallouet].
|
* Il s’agit sans doute d’une corruption
du nom de l’actuelle rue de l’Avaloir, dénommée selon
Gatineau (op. cit. p. 14) rue de la Valloyere en 1580
(AD91 E 3771), de Lavalloy sur un plan de 1648 et
de Lavalouer au XVIIIe siècle.
|
La rue du Carrefour-Frilleux. [p.16]
|
Frédéric Gatineau (op.cit.
p. 59) relève une mention de la Porte et du Carrefour Frileux en
1673 près de Gérofosse (Archives diocésaines, cote 1).
Ils s’agit sans doute selon lui du «carrefour
formé par les actuelles rues du Sablon et Rose Chéri».
|
De la paroisse Saint-Martin,
fauxbourg d’Estampes.
[On notera ici aussi
des erreurs manifestes du copiste]
|
|
La rue du Haut-Pavé.
|
Actuelle rue du Haut-Pavé. |
La grande rue
Saint-Martin.
|
Actuelle rue Saint-Martin.
|
La rue d’Archepeau.
|
Sans doute l’actuelle rue de Charpeaux.
Au XIIIe siècle (après 1274) est fait mention à Étampes
d’une censitaire des dames de Longchamps (AD91, E 3868) appelée «Lorence, la fame feu Ansiau Archepiau»
(Inventaire-Sommaire des archives de Seine-et-Oise,série E,
tome II, p. 276b.); avant 1304, et en 1298, d’un «Jehennin/Johannin de
Archepel» (ibid., pp.278b et 280a); en 1298, un «Hemeri Darchepiau» (ibid., p.280a).
|
La rue du Pavé.
|
Il s’agit sans doute du début
de la grande route d’Orléans alors appelé le Pavé
le Roi.
|
La ruelle Saint-Jean.
|
Actuelle rue Saint-Jean.
|
La rue de Saint-Nicolas-Saint-Martin.
|
Il s’agit selon Gatineau (p.118)
de l’actuelle rue Braban, qui porte le nom de Saint-Nicolas
sur un plan du XVIIIe s. (Archives d’Étampes 6 FI 11).
|
| La rue Buslou
ou Berceau. |
Il s’agit de l’actuelle rue
Bressault. Buslou représente certainement un patronyme.
|
Le carrefour Saint-Martin.
|
Carrefour situé face à
l’église, toujours au cadastre actuel selon Gatineau.
|
La rue Badian.
|
Il faut sûrement lire rue
Badran, et supposer une mauvaise lecture de l’original par le
copiste. |
La rue Bresehonniere*. [p.17]
|
* Ce
toponyme paraît corrompu. Sans doute faut-il lire Bretonnière,
note originellement portée en marge à rue de la
Bretonnerie (indûment déplacée
ci-dessus dans la section consacrée au faubourg Saint-Pierre),
de même qu’on a, plus haut Feutrière
porté en marge de Rue de la Feutrerie
|
Bourneuf à
Saint-Martin* proche
les deux grands moulains.
|
* S’agit-il bien d’un Bourgneuf de Saint-Martin,
ou bien y a-t-il erreur du copiste et se trouve-t-il en fait à Saint-Pierre
(comme d’ailleurs plus bas la “Rue Saint-Mathurin,
au bour Saint-Pere”), d’autant que le Bourgneuf n’est curieusement pas
mentionné dans la partie consacrée à Saint-Pierre?
Cependant Michel Martin a fait remarquer en 2008 qu’on trouve bien aussi
un Bourgneuf d’Étampes-les-Vieilles mentionné par
le censier de 1406 des Célestins (Cahier d’Étampes-Histoire
n°9, p. 23) |
Rue des Grais,
du pont le moullin Mazeaux jusque et proche le moulin de la Pirouette.
|
Gatineau (op. cit., p. 64)
nous informe qu’il s’agit d’après un plan du XVIIIe siècle
(AD91 E3845: rue des Grais) de l’actuelle rue du Moulin-Fouleret.
Selon le même, Mazeaux était le propriétaire en
1525 du moulin Bressault.
|
Rue Hardoise-Saint-Martin*.
|
* Il
doit s’agir de l’actuelle rue du Petit-Saint-Mars, qui longe la ferme de
l’Ardoise, ou de la Belle-Ardoise.
|
Rue Saint-Mathurin, au bour Saint-Pere*.
|
* On voit mal pourquoi ce toponyme
est placé dans la partie consacrée à Saint-Martin.
Il doit s’agir ici d’une erreur du copiste. On voit bien ici qu’on
a eu des déplacement d’une liste à l’autre, erreur qui ont
été aggrravées par le copiste lorsqu’il a ajouté
ailleurs indûment (à) Saint-Martin.
|
Rue de Riviere-Lieu,
à Saint-Martin.
|
* Orthographe fantaisiste de l’actuelle
rue de Reverselleux. |
Rue Courte*-Saint-Martin.
|
* L’écriture du copiste n’est
pas claire pour ce mot qu’il semble rendre un peu vaguement sans
l’avoir reconnu, mais d’après le contexte il ne peut s’agir
que de l’actuelle rue Courte. La précision Saint-Martin s’explique
bien ici de la part de Chardin, puisqu’il a signalé
une autre rue Courte dans la paroisse Saint-Basile.
|
Rue Sablon-Saint-Martin*. [p.18]
|
* Cette rue du Sablon que Gatineau
considère comme non identifiée est-elle une nouvelle
erreur du copiste? d’autant qu’elle
n’est curieusement pas mentionné dans la partie consacrée
à Saint-Pierre (où elle a été renommée
rue Sadi-Carnot en 1894).
|
Les églises
paroissiales,
collegialles et hospitaulx.
|
|
L’église Notre-Dame,
collegialle et paroisse.
|
|
L’Hostel-Dieu-Notre-Dame.
|
|
L’église
Sainte-Croix*, collegialle
et doyenné.
|
* Désaffectée en
1791 puis abattue.
|
L’église
Saint-Basile, la plus grande paroisse.
|
|
L’hospital Saint-Antoine
[à present les Barnabites*].
L’eglise Saint-Gilles, paroisse.
[Le monastere des religieuses de la congregation
de Notre-Dame**].
Une petite chapelle en une maison aux celestins de Marcoussis.
|
* Actuellement collège Jean-Étienne
Guettard. On notera que notre texte présente d’abord cette institution
comme un hôpital. Tout indique que les mots à présent
les Barnabites est une addition du premier copiste, postérieure
à 1629, date de l’installation de cette congrégation (Fleureau,
Antiquitez, p. 425).
** Autre
addition du premier copiste, également postérieure à
la même date de 1629, et même à 1649, date de l’installation
de cette congrégation sur le site de l’actuel stade du Filoir
dans la paroisse saint-Gilles (Fleureau, Antiquitez, p.
425) |
L’hospital Saint-Jehan* au faubourg Saint-Martin.
|
* N°50 rue du Haut-Pavé. Notez que cette
graphie serait totalement aberrante au XVIIIe siècle.
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Le monastere des pères de
la Trinité, anciennement l’hospital Saint-André*.
L’église Saint-Martin, prieuré et paroisse.
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* N°24 rue Saint-Martin.
Ce document est le seul à nous fournir le nom de cet ancien
hôpital, que Fleureau ou son éditeur posthume (Antiquitez,
p.462) appelle seulement Aumônerie des Bretons,
titre qu’il dit ailleurs d’une façon incohérente avoir
été porté par l’hôpital Saint-Antoine, ensuite
monastère des Barnabites, actuel collège Guettard (p.425). |
La chapelle Saint-Maur*, au Petit-Saint-Mars.
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* Erreur manifeste du copiste
pour Saint-Mars (c’est-à-dire saint Médard). Il y avait bien une
chapelle Saint-Maur dans la paroisse, mais dans l’église Saint-Martin
elle-même.
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L’église Saint-Pierre, prieuré
et paroisse.
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* Désaffectée
et vendue lors de la révolution, détruite au début
du XIXe siècle. |
L’Hostel-Dieu de Buno [sic,
lisez sans doute: Buvo]* au faubourg
Saint-Pierre.
La chapelle Saint-Simphorien au dit fauxbourg.
L’église Saint-Germain**, près et hors le dict fauxbourg,
paroisse. [p.19]
Le monastere de Morigny, possedé par les religieux de
saint-Benoit de la dite paroisse de Saint-Germain, qui dépend
du dit monastere et abbaye.
La chapelle
Saint-Jacques-de-Bedegon**, dedans le cimetiere des paroisses
Notre-Dame et Saint-Basille, hors et proche la porte Saint-Jacques.
La chapelle
Saint-Jacques-de-l’Epée, commanderie, près la porte
Évesard, où l’ont les capucins****.
La
maladerie Saint-Lasare, hors la dite porte.
La chapelle
Saint-Phallier, près ladicte maladerie, de la paroisse Saint-Germain
cy-dessus.
|
*
Cet établissement est mal documenté, au point que même
son nom pose problème. Selon Bonvoisin (Notice, 1866,
p. 116), “Hôpital de Buzenval. — Il y avait
encore dans le haut de Saint-Pierre, au lieu dit la Rue sans Pain,
un petit hospice sur lequel nous n’avons pu nous procurer aucun renseignement.
Il ressort seulement d’un registre des censives de Notre-Dame, qu’il
existait au XIVe siècle. Ses biens ont été attribués
à l’Hôtel-Dieu.” Léon Marquis (Les Rues,
1881, p. 192), n’en sait pas beaucoup plus: “A gauche, au bout de la
rue du Sablon et menant aux routes d’Étampes à Malesherbes
et à Pithiviers. II y avait à gauche, dans cette rue,
le petit hôpital de Buval ou de Buzenval,
qui existait du XIVe au XVIIe siècle, et dont les biens ont été
attribués à l’Hôtel-Dieu d’Étampes. Le
revenu de l’hôpital Buval était de 4,000 livres en 1648.”
Et il ajoute en se référant vaguement (à son habitude)
aux “Archives départementales” que “La rue Sans-Pain
s’appelait au XVIIe siècle rue de l’Hôtel-Dieu-de-Buval”.
Enfin Frédéric Gatineau (op. cit., p. 25), atteste
une mention en 1605 de la rue de Buval (Archives diocésaines 1); mais ses notes inédites
contiennent de nombreuses nouvelles données.
Notre édition du censier de Notre-Dame en 1500
permet de trancher définitivement. La
forme Buzenval ne représente qu’une étourderie de Bonvoisin,
et la forme Buno est une erreur de notre copiste pour quelque chose
comme Buvo, car on trouve une fois dans le censier, à côté
de la forme Buval, celle de Buvau..
** A Morigny.
*** Abattue en 1652 selon Dom
Fleureau.
**** Depuis 1580; donation confirmée en 1581.
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Les rivieres
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La riviere de Juisne
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La riviere de Louette.
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La riviere de Chalouette.
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La riviere d’Éclimont.
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En fait, c’est sur le territoire
de Boissy-la-Rivière que la Juine est grossie par les eaux
de l’Éclimont.
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Plan de 1791: Tour du Loup (à
gauche), portes Saint-Gilles, Saint-Fiacre et Saint-Pierre.
Des murailles
de la ville d’Estampes.
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Il est clair que les cinq paragraphes
qui suivent sont des extraits d’un texte originellement plus étendu.
|
[Premier extrait]
En l’an 1487, la porte Saint-Fiacre, de vers les prairies, ensemble celle
de Saint-Gilles, appelée la porte de la Poterie*, et les murailles
un peu au-dessus de la dite porte Saint-Fiacre, jusqu’à une
tour nouvellement faite, ayant des [espace blanc], comme sera
dit cy-après**, et de
là jusqu’aux Portereaux, ont esté faites, des deniers
aumosnes par deffunct maistre Pierre Hue, doyen de Nostre-Dame
de Paris [Erreur: Jean Hue, doyen de l’Université
de Paris (B.G.)]***, natif d’Etampes.
[p.20]
[Il manque ici le passage annoncé qui décrivait
la tour du Loup; et c’est visiblement d’une autre tour que parle le passage
suivant et auquel se réfère l’extrait qui suit, vraisemblablement
la “tour qui est sur les fossés du port neuf” dont parle Claude Bougars en 1537 (Archives municipales, cote AA 152: voyez notre
Annexe1) (B.G.)]
|
* Il existe aussi une
rue de la Poterie.
** Il s’agit sans doute de la
tour actuellement dite du Loup, dotée de hours comme on
le voit sur un croquis de la fin du XVIIIe siècle (Nouvellement
semble signifier vers la même époque). Il n’est rien dit ensuite de cette tour, indice que nous
sommes en présence d’extraits d’un mémoire plus étendu.
.
*** Le seul Hüe à
avoir été doyen de Notre-Dame
de Paris l’a été de 1518 à sa mort survenue le
jeudi 31 juillet 1522, deux générations avant Chardon,
et s’appelait en fait Guillaume. Voyez sur ce personnage notre
Annexe 3 (Vers la même époque un Noël Huë est
chantre de Notre-Dame d’Étampes, de 1510 à 1516, charge
qu’avait déjà occupée un Pierre Huë vers 1416;
sans parler d’un Jean Huë assez célèbre, mort vers
1482, et d’un Cantien Huë recteur de l’Université de Paris,
mort en 1502). De plus il est bien déjà question de la porte
Saint-Fiacre en 1500 (voyez notre édition du censier de Notre-Dame
à cette date).
Il faut donc conserver cette date de 1487: Chardon
ne s’est pas seulement trompé sur le prénom de maître
Huë mais encore sur sa qualité; il s’agissait en fait de maître
Jean Hue, doyen non
pas de Notre-Dame de Paris, mais de l’Université
de Paris, mort vers 1482, et que nous connaissons par ailleurs comme
un bienfaiteur de la collégiale Notre-Dame.
|
[2e extrait]
Depuis la tour dont cy-dessus est parlé*, lesdittes murailles
furent continués [sic] jusques
à la dicte porte Saint-Pierre, qui lors et lontemps au precedent
etoit faite, comme les autres portes, Évesard, Saint-Jacques,
du Chasteau, la porte Dorée et celle de Saint-Martin; à
tout le moins les fondemens d’icelles murailles neuves furent faites comme aussi les fossés d’entre les dites portes
Saint-Fiacre et Saint-Pierre: ce fut en l’an 1562, et furent parfaites de pierre et terre l’an 1567**. Les portes et les murailles
depuis la dite porte Saint-Fiacre jusqu’au [sic]
Portereaux furent faits ensemble au dict temps 1487***.
|
* Les extraits,
mal faits, induisent le lecteur en erreur, il s’agit ici d’une autre tour
que dans l’extrait précédent.
** Comprenez: 1568 (l’essentiel des travaux paraît
avoir pris place les trois premiers mois de 1568, qui en ce temps
là étaient comptés comme faisant partie de l’année
précédente: c’est ce qu’on appelle l’ancien style).
*** On notera cette redite, nouvel indice que ce deuxième
paragraphe est un deuxième extrait.
|
[3e extrait]
La tour
des Portereaux* a esté bastie en 1514.
|
* Il faut
entendre ici non pas le bâtiment des Portereaux (comme le croit Faucherre),
qui ne mérite guère le nom de tour et date selon lui de
la fin du règne de Louis XI (†1483), mais sans doute d’une tour aujourd’hui disparue.
|
[Le copiste a ici sauté un passage qui se terminait
en parlant de la porte Évezard.]
|
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[4e extrait]
Les murailles
depuis cette porte Évesard* (non compris le peu qui
deja etoit basti) furent au dict temps 1562 faites et construites derriere
les maisons de monsieur le président Hannequin**, appelés [sic] le Barillet***, la Fontaine**** et autres,
et continués jusqu’à la porte Saint-Pierre, lesquelles
murailles, par avis de la Cour du Parlement à Paris, furent abbatues
et demolies à la requette du dict sieur président Hannequin et autres ayant maison adjacentes: ce fut en l’an 1566.
L’an
1567 [comprenez 1568 en nouveau
style (février-mars)], les dictes
murailles furent construites au lieu où elles sont de present,
joignant la riviere, à tout le moins une partie, depuis le
jardin du dit sieur president Hannequin jusque à la dite porte
Saint-Pierre, [p.21] et ont esté continuées et parfaites avec les tours
qui y sont depuis la dite porte Évesard jusqu’à la dicte
porte Saint-Jacques. L’an 1570, les fosses depuis la porte Saint-Pierre
jusqu’à la riviere, qui descend de Saint-Pierre à Coquerive*****, furent faites.
|
* Nouvel indice que nous sommes en présence
d’extraits incohérents.
** Le Barillet est une maison rue Évezard cité
en 1605 par un Registre des biens de Notre-Dame (Archives diocésaines
d’Évry, cité par Gatineau, op. cit., p. 16).
*** La Fontaine était l’actuel presbytère,
au 18 de la rue Évezard.
**** Ce titre de président,
sauf erreur de ma part, n’a
été porté par un Hennequin qu’au XVIe siècle, à savoir par Pierre
Hennequin II, chevalier, seigneur de
Boinville et Fresne, conseiller au parlement de Paris, président
à mortier du dit parlement à partir du 9 avril 1568, mort
le 11 août 1577. Celui-ci était d’ailleurs possessionné
au moins à Boutervilliers depuis 1557 (Archives Nationales, P 8,
n°67: “1557, 19 août. H. de la terre et seigneurie de B., rendu
par Pierre Hennequin, conseiller au Parlement, acquéreur de Jean
de Boutilhac et d’Hélène de Lestandart sa femme”.
Ce Pierre était fils de Oudard
Hennequin (mort vers 1558), maître des comptes, contrôleur
général des finances entre Seine et Yonne, lui-même
fils de Michel Hennequin (mort vers 1519), lui-même fils de
Simon Hennequin conseiller de la ville de Troyes. Voyez notre
Annexe
4.
**** Il s’agit naturellement de la Juine.
|
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*
* *
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|
Ce que dessus, transcript du memoire ecrit à la main de
feu monsieur Chardin [Lisez: Chardon]*,
vivant lieutenant de la prevosté d’Etampes. [p.22] [p.23] [p.24]
|
* Sur Étienne Chardon, voyez notre Introduction. |
[FIN]
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ANNEXE
1
Chronologie des
faits datés par notre document
ou allégués par lui et datables autrement
[On porte en vert des données datées
complémentaires, éclairant celles du mémoire de
Chardon.]
“Depuis longtemps”
|
Construction des portes
Saint-Pierre, Évezard, Saint-Jacques, du Château, Dorée
et Saint-Martin (sans doute la porte appellée
ultérieurement Saint-Jean), et des murailles adjacentes
(refaites du temps de l’auteur sur leurs anciennes fondations).
|
1482
|
Mort de
Jean Hue, doyen de l’Université de Paris, bienfaiteur de la collégiale
Notre-Dame d’Étampes (où il fit composer un vitrail et instituer
une cérémonie annuelle à la fête de l’Annonciation)
et de la ville, à laquelle il légua des biens pour financer
sa fortification. |
peu avant 1483
|
Selon Nicolas
Faucherre, spécialiste des fortifications, les fortifications de la
vanne des Portereaux sont contemporaines de la Tour du Loup et datent de la
fin du règne de Louis XI, mort en 1483.
|
1487
|
Construction, financée
par un legs de Jean (et non Pierre) Hue des portes Saint-Fiacre et Saint-Gilles
et des murailles un peu au-dessus de la porte
Saint-Fiacre jusqu’à la Tour du Loup,
et de là jusqu’aux Portereaux.
|
1514
|
Érection du bâtiment
que Chardon appelle Tour des Portereaux, que je suppose être
un bâtiment disparu.
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30 ou 31 juillet 1522
|
Mort de Guillaume Hue, doyen de Notre-Dame
de Paris, natif et bienfaiteur d’Étampes (confondu avec Jean Hue par Chardon qui
de plus lui donne le prénom de Pierre).
|
13
avril 1526
|
Le
comté d’Étampes est donné par François Ier
à Jean de la Barre «ainsi
qu’il se comporte et poursuit de toutes parts tant en Villes, Châteaux,
Forteresses (...), à
la charge aussi d’entretenir durant iceluy temps les édifices, &
Châteaux dudit Comté, & en bon, & convenable état,
& reparation» (Fleureau,
Antiquitez, pp. 221-222).
|
14
août 1536
|
«Délibération
des habitants de la ville d’Estampes pour fortifier la ville, la clore
de fossés et murs, et murer les portes Dorée, & de
St Fiacre, & faire pont levis aux portes Evezard, St Pierre, St Jacques
& St Martin, & pour ce employer les deniers communs de la ville
et s’ils ne suffisent pas, obliger les habitants de fournir le surplus,
pour achever les dites clotures, et que les habitants ayent à se
pourvoir d’armes et batons.» (Archives municipales, cote AA 152, dossier portant au crayon bleu la cote 16, saisie B.G.)
|
5
avril 1537
|
«Du procès verbal de Me Claude Bougars,
lieutenant general des baillage et gouvernement d’Orleans. Du dimanche 5.
avril apres Pasques, 1537, commissaire en cette partie.
«A été extrait ce qui suit, folio
13.
«A été avisé, conselié
et délibéré que la cloture de la ville d’Estampes,
ou elle defailloit, seroit faite, continuée et parfaite, selon
l’ancien devis et estimation, en poursuivant les anciens fondemens, et
prenant droit depuis un bout de la closture jusques à l’autre,
et si commenceroit icelle closture à une tour qui est sur les
fossés du port neuf, tirant droit à la porte St Pierre et
que près icelle tour et les fondemens de murailles qui y sont tenant
et joints à la dite tour, les fossés de ladite ville se y
feroient et continueroient, tirant droit aligné à la porte
St Fiacre, le tout pour la fortification et deffense de ladite ville et
des habitants d’icelle comme il est a plain contenu es deliberations qui
sont par ecrit, dont a été fait prompte foy, et pour icelles
closture faire et parfaire, les deniers communs de ladite ville seroient
appliqués et employés.»
(Archives municipales, cote
AA 152, feuillet portant au crayon
bleu la cote 6, saisie B.G.)
|
10 avril 1537
|
«Sentence ensuite d’un procès verbal d’assemblée
des habitants de la ville d’Estampes, de M. Bougard lieutenant général
d’Orléans commissaire en cette partie, qui entherine les lettres
patentes obtenues par les maires et echevins d’Estampes, et en consequence
ordonne que les murs de cloture et fortification de la ville seront continués
suivant l’alignement pris, et qu’ils ont été commencés,
en recompensant ceux sur lesquels on prendra des heritages, pour parfaire
ladite cloture suivant l’estimation qui en sera faite par gens à
ce connaissants, en présence des habitants de ladite ville pour
ce assemblés.» (Archives municipales, cote AA 152, dossier
portant au crayon bleu la cote 16,
saisie B.G.)
|
1544
|
Mention d’un Pierre Chardon
procureur au bailliage d’Étampes, peut-être père
d’Étienne Chardon.
|
19 août 1557
|
Pierre Hennequin, conseiller au parlement de Paris, doit déjà posséder une maison
à Étampes une maison et un jardin près des remparts;
il rend hommage à cette date pour un fief qu’il a personnellement
acquis à Boutervilliers.
|
1560
|
Pierre Hennequin épouse en 1560 Marie (alias Jeanne) Brulart
dame du Héez, fille de Jacques Brulart et d’Isabelle Le Picart.
|
1562
|
Reconstruction
des murailles depuis une tour du côté du Port jusqu’à
la porte Saint-Pierre, protégées par des fossés.
Réfection entièrement
à neuf des autres murailles et portes (Évezard, Saint-Jacques, du Château,
Dorée et de Saint-Martin, c’est-à-dire de Saint-Jean),
qui ne sera pleinement achevée qu’en 1568. Entre la porte Évezard
jusqu’à la porte Saint-Pierre, où l’enceinte n’était
jusqu’alors qu’en partie fortifiée, le mur passe désormais
derrière
les maisons de Pierre Hennequin et d’autres (secteur ou maisons appelés
le Barillet, la Fontaine et autres). |
1562
|
Le
Président Hennequin et d’autres riverains en appellent au
Parlement de Paris, pour faire invalider leur expropriation.
|
13 novembre 1562
|
Étampes se rend sans combattre à
l’armée protestante de Condé. Six semaines de saccage
(Fleureau, Antiquitez, pp. 238-239).
|
1566
|
Destruction des murailles
construites sur les terres des appelants, sur ordre du Parlement
de Paris.
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A partir du 4 octobre 1567
|
Préparatif d’un nouveau siège
sur ordre du roi. «Les chemins d’autour de la clôture de
la ville par le dedans, furent applanis en toute diligence, pour donner
la commodité aux Rondes de marcher.» (Fleureau, Antiquitez, p. 240)
|
17 octobre 1567
|
La ville refuse de se rendre à Montgommery,
mais elle est prise par escalade; les protestants la tiennent jusqu’au
16 novembre (Fleureau, p. 240).
|
de fin janvier à février 1568 (1567 ancien style)
|
Séjour de troupes royales à Étampes.
«Les sieurs de Montpezat, & de Prié y vinrent aussi,
pour reconnoître si la place étoit tenable, & pour
ordonner des fortifications qu’il falloit faire, ausquelles les habitans
s’employerent volontiers; parce qu’ils n’avoient rien tant à
cœur que de se conserver en l’obeïssance du Roy, & d’empêcher
l’entrée dans leur ville à de si mauvais hôtes que
les Religionnaires, qui les avoient déjà pillez par deux
fois.» (Fleureau, Antiquitez, p. 241)
|
Février-mars
1568 [Notre source dit: 1567 (ancien style)]
|
Réfection
et amélioration par des travaux en pierre et en terre des
fortifications déjà bâties, notamment mais pas
seulement de la porte Saint-Fiacre à la porte Saint-Pierre. Reconstruction des murailles construites en 1562 et détruites
en 1566, sur un autre tracé, depuis la rivière et le jardin
du président Hennequin jusqu’à la porte Saint-Pierre. Réfection
de la section des murailles séparant la
porte Évezard de la porte Saint-Jacques, où sont dressées
des tours.
|
9 avril 1568
|
Pierre Hennequin II, conseiller au parlement de Paris, devient
président à mortier du dit Parlement.
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1570
|
Creusement
de fossés de part et d’autre du Perray depuis la porte Saint-Pierre
jusqu’à la Juine.
|
Vers la même
date
(nouvellement)
|
Érection de
la Porte Jaune, au bout du Perray.
|
11 août 1577
|
Mort du président Pierre Hennequin.
|
1580
|
Arrivée des capucins à Étampes, mentionnés par Chardon à deux reprises.
|
mars 1586 (mars 1585 ancien style)
|
Selon Fleureau, “dés le mois de Mars 1585.
les habitants d’Estampes furent avertis par Monsieur de Chiverny, Chancelier
de France, & Gouverneur [p.248] d’Orleans, & de la Province de
Beausse, de veiller à la seureté de leur Ville (…). Des
huit portes de la Ville, l’on n’en laissa que trois ouvertes, celles de
S. Jacques, de S. Pierre, & de S. Martin, & les autres furent murées.”
(Antiquitez, pp. 248-249)
|
avril 1586
|
Magdelaine Darras, épouse d’Étienne
Chardon, lieutenant du Prévôt d’Estampes, marraine à
Saint-Pierre.
|
Vers 1590
|
Rédaction par Étienne Chardon
de son Mémoire.
|
7 janvier 1593
|
Étienne Chardon, lieutenant de la prévôté,
parrain à Saint-Pierre (avec Léon Laureau, bailli de
Méréville)
|
Avant 1606
|
Mention de Madeleine Darras, veuve de noble
homme Etienne Chardon lieutenant de la prévôté d’Etampes.
|
1629-1630
|
Arrivée à Étampes des Barnabites
et des Religieuses de la Congrégation, mentionnés par deux
additions du premier copiste du mémoire de Chardon.
|
1649
|
Installation des Religieuses de la Congrégation
dans la paroisse Saint-Gilles, mentionnée par l’une des additions du premier copiste du
mémoire de Chardon.
|
après 1649
|
Première version de l’extrait posthume
tiré du Mémoire de Chardon.
|
Peu après 1652 (?)
|
Tracé du plan de
dîmage des dames de Maubuisson (édition prévue en juin
2009, “Un nouveau plan d’Étampes: l’assiette des dîmes des religieuses
de Maubuisson au XVIIe siècle”, in Cahier
d’Étampes-Histoire 11), qui visualise l’enceinte fortifiée
centre ville, percée de 7 portes (la porte manquante semble être
la porte Saint-Fiacre, sans doute murée) et deux couloirs fortifiés,
l’un se terminant par la porte Jaune du côté de Saint-Pierre
(faubourg hors-champ), l’autre du côté de Saint-Martin se terminant
par la porte Saint-Jean; au dit faubourg Saint-Martin ne sont représentées
que la porte Saint-Jean et la porte d’Orléans.
|
Vers 1668
|
Description
de Fleureau: “La ville
d’Estampes les nouvelles, autrement le Chastel, est située sur le
penchant d’une Colline qui s’étend du Septentrion vers le Midy:
de-là vient la netteté des rues; parce que les eaux qui tombent
du Ciel en emportent facilement les immondices dans la riviere, qui la traverse
par le bas. Elle est ceinte de Fossez revêtus de Pierres, excepté
du côté de la Prairie: & de bonnes Murailles garnies
de tours: le tout soûtenu de Remparts de terre fort larges. Une
de ses portes, anciennement appelée la porte de la Barre, aujourd’huy
de Saint Martin, a son issuë vers la Province de Beausse, soûs
le Gouvernement de laquelle elle est, avec tout son Baillage. Celle de
Saint Pierre repond au Gâtinois, qui est separé de la Beausse
par la riviere de Juisne, qui passe entre le Faux-bourg qui porte le nom
de ce Saint à cause de son Eglise qui y est située:
Les autres ont leur issuë vers l’Hurepois, dont on met les confins
au bourg d’Estrechy, en sorte neanmoins qu’il renferme la ville de Dourdan.
Toutes ces portes sont ornées chacune de deux tours, qui en deffendent
l’entrée, & de beaux portaux. La figure de la ville d’Estampes
est quarrée longue tirant sur la Piramidale, dont la base est du
côté de Paris, sa longueur s’étend de la porte Saint
Jacques à celle de Saint Martin: & sa largeur se prend de
la porte du Château à celle de Saint Pierre.” (Antiquitez,
p. 23).
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Fin XVIIe ou début XVIIIe s.
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Copie de cette copie, actuellement conservée
aux Archives départementales de l’Essonne.
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1737
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Addition par une seconde main illettrée
de la date de 1737 sur cette copie de copie.
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