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Bernard Gineste
La famille Huet d’Étampes
compilation, depuis
2011
A la mémoire de Marcelle
Olaria, née Guillon,
Stampensia Stampensibus
L’origine de Jacques Huet, souche d’une puissante famille de meuniers
à Étampes, reste mystérieuse. Lorsqu’il se marie
à Marie Rousseau, en 1772, il arrive de Nogent-le-Roi (Eure-et-Loir),
où son épouse précédente, Geneviève Rebours, est décédée
de suites de couches.
Puisqu’il quitte alors Nogent, il faut
penser qu’il n’en était pas originaire. Or un meunier Jacques
Huet est signalé encore plus à l’ouest, dans le Maine,
à Javron, dans les années 1766 et 1767, marié
à une certaine Marie Davoust. Est-ce le
même, et est-il déjà doublement veuf en 1772?
Autre piste. Nous voyons par ailleurs
qu’une certaine Marie Catherine Huet, sa sœur, a épousé également à Morigny
un certain Nicolas Baron, arpenteur; et il est notable aussi que
lors de son mariage, alors qu’il réside encore à Nogent,
Jacques Huet a pour témoin le procureur du roi à Etampes,
qualifié ami. On peut donc se demander s’il n’est pas en fait
originaire d’Étampes. Est-il dans ce cas le frère, ou
proche parent de Germain Huet qui tient le moulin Sablon en 1795? Or,
au même moulin vit un certain Jean Huet, sans doute père
de Germain, dont la sœur célibataire, tante de Germain, est
née à Fresnes-sur-Marne vers 1714. Est-ce là l’origine
de notre famille Huet?
Seulement trois choses étonneraient,
s’il était originaire d’Étampes: d’une part, on ne trouve
aucune trace de lui dans les registres d’Ancien Régime; d’autre
part il ne paraît y avoir aucun lien entre lui et le meunier du
moulin Sablon; enfin, dans son acte de mariage ne sont pas mentionnés
ses parents, tandis que ceux de la mariée le sont bien. Il est
donc bien vraisemblable que notre homme nous arrive du Maine, via le pays
chartrain.
Quoi qu’il en soit, Marie donna neuf
enfants à Jacques Huet: Marie-Catherine, Jean-Jacques, Anne-Marie,
Michel-Innocent, Louis-Etienne, Marie-Sophie, Théodore I, Jérôme-Clément
et Alexis. Six seulement parvinrent à l’âge de se marier,
dont trois garçons. L’un resta célibataire. Seuls Jean-Jacques
et Théodore I perpétuèrent donc le nom des Huet.
Théodore I n’eut qu’un fils,
Théodore II, qui lui-même en eut trois. Le premier,
Jules Théodore, mourut collégien. On ignore le sort
des deux autres, Paul Henry Théodore et Léonce Théodore,
sinon que le premier est encore domicilié à Étampes
en 1876, sans paraître avoir de descendance; le second eut une fille,
Clotilde, et semble quitter Étampes entre 1901
et 1906.
Jean-Jacques de son côté
eut six enfants, mais tous moururent jeunes, sauf le benjamin, Charles
I. Ce dernier, de deux mariages successifs, eut trois fils. Le premier,
Charles II, ne donna le jour qu’à une fille morte en bas-âge,
et à un fils mort-né. Le cadet, Edmond, resta célibataire.
Restait le benjamin, Émile. Il
n’eut que quatre filles, et avec lui paraît s’être éteint
le nom des Huet d’Étampes. Avocat à Orléans,
il fut un érudit de premier ordre, et resta toujours l’ami de
son collègue étampois Maxime Legrand. C’est à
cet Émile Huet encore tout jeune, et à son âme
d’archéologue, qu’on doit, selon toute apparence, l’idée de deux chefs-d’œuvres dont Étampes devrait sans doute s’enorgueillir
davantage qu’elle ne le fait.
Ce sont, d’une part, le vitrail de Saint-Clément
à la collégiale Notre-Dame, hommage rendu à son
bisaïeul Jacques Huet, meunier de Morigny et souche de sa famille,
dont le nom est commémoré par une inscription latine
au bas de cette splendide et très savante verrière, ultime
chef-d’œuvre du grand maître-verrier
Alfred Gerente; son programme fut conçu au moment même où
le jeune Émile Huet faisait ses humanités à Orléans, sous
la houlette des pères jésuites du collège Saint-Mesmin,
auquel il resta fidèle toute sa vie.
Et, d’autre part, la statue de la nymphe
Louette qui se trouve dans la cour de la maison de son père
au n°12 de la rue Louis-Moreau. C’est un hommage à la rivière qui fit la fortune
de sa famille en faisant tourner notamment le moulin d’En-Haut, acheté
en 1792 par son bisaïeul Jacques (1731-1803), depuis tenu par
son aïeul Jean-Jacques Huet (1775-1815).
Bernard Gineste, première
édition, 17 novembre 2011
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Tableau des descendants de Jacques Huet qui continuèrent
à porter le nom de Huet
avec en
vert les filles qui eurent aussi une descendance avérée
A) Jacques
Huet et sa sœur
01. Jacques Huet (vers 1731-1803) époux
de Geneviève Rebours (?-?) puis de Marie Rousseau (vers
1750-1819)
Date
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Renseignements disponibles
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Sources
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vers
1731
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Naissance
vers 1731 (mourant en 1803 âgé de 72 ans environ),
peut-être à Javron.
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Cf.
infra.
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ers 1734
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Naissance
de sa sœur Marie Catherine.
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? vers
1766
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Peut-être
d’abord meunier à Javron (Mayenne), où il un
Jacques Huet meunier est signalé comme victime de voies
de faits en 1766: “enquêtes et procédures relatives
(...) des voies de fait commises sur Jacques Huet, meunier au moulin
des Vallées, en Javron.”
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Inventaire
sommaire des archives départementales de la Mayenne,
série B; tome premier, p. 417, cote B.2156.
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? 1767
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Si
c’est bien notre homme il est marié à Javron avec
une certaine Marie Davoust qui lui donne le 3 février 1767,
un fils, Charles Louis (dont les parrain et marraine sont des
nobliaux des environs), et aucun autre enfant semble-t-il, d’où
l’on peut supposer ou bien qu’elle est décédée
(quoique son décès ne soit pas indiqué à
Javron), ou bien que le couple a déménagé.
Tous deux sont indiqués comme natifs de la paroisse de Javron,
mais cela semble une erreur du curé, car leurs naissances
n’y sont pas enregistrées.
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Registre
paroissial de Javron, saisie B.G. 2011.
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avant
1771
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Mariage
(cf. infra) avec Geneviève Rebours
et installation à Nogent-le-Roi (Eure-et-Loir), dans un
moulin sur l’Eure (cf. infra; le fait qu’il ne
soit pas originaire de cette ville et qu’il s’y soit installé
par suite de son mariage se déduit du fait qu’il le quitte
après le décès de sa femme).
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Cf.
infra.
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avant
1772
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Décès
de sa femme Geneviève Rebours dans le mois suivant la
naissance d’un fils, Pierre. |
Cf.
infra et Thierry Roudeau, “Où la première
épouse est-elle décédée?”, in Forum
de généalogie, in GeneaNet, http://www.geneanet.org/forum/index.php?topic=410939,
en ligne en 2011.
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1772
|
Le
24 novembre, nouveau mariage à Morigny: “L’an mil sept
cent soixante douze le mardi vingt quatre du mois de novembre,
les fiançailles célébrées d’hier,
et trois bans publiés sans opposition civile ou canonique
trois jours de dimanches ou festes consécutifs, sçavoir
les onze, quinze et vingt deux de ce mois, et vu le ban publié
le quinze de ce mois à Nogent le Roi aussi sans opposition,
vu le certifficat de la publication et la dispense des deux autres
bans accordée par monseigneur l’évêque de Chartres
en datte du douze de ce mois, signée André vicaire
général [date illisible] du courant, insinuée
et controllée le même jour, [trois mots illisibles
(quelque chose comme: permission du, ou autorisant le)] futur mariage
entre Jacques Huet marchand farinier et meunier,
veuf à ce jour de Geneviève Rebours, demeurant au dit
Nogent le Roi, diocèse de Chartres, vû le certifficat
de mort, d’une part, et Marie Rousseau fille mineur de deffunt Jerome
Rousseau en son vivant marchand farinier en cette ville et de Marie Catherine
Catherine [sic] Charpentier ses père et mère, elle présente
et consentante, demeurante de fait et de droit en cette paroisse,
vu le certifficat de mort, d’autre part, je soussigné prestre
curé de cette église ay procédé à
la celebration du mariage d’entre les dites parties avec les cérémonies
accoutumées, après avoir pris et reçu leur consentement
mutuel par paroles de présent. Ont été tesmoins,
de la part de l’époux Jacques Nicolas Baron son beau frère,
de Ange Jacques Joseph Gabaille [(ajout par appel de croix:) procureur
du roy à d’Etampes], amy, et de la part de l’épouse,
de Louis Gerosme son beau père, de Jean Sebastien Aubin et
Etienne Conty les beaux frères, de Pierre Haudry et Charles Pithois
tesmoins qui ont tous signés et autres parents. — [Signé:]
J. Huet — M. Rousseau — Baron [paraphe] — Gerosme —
P. Rousseau — M. C. Charpentier — E. Conty — J. S. Aubin —
Gerome [paraphe] — Lyonnet — Houdry — Pithois — Legrand
[paraphe].”
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Registre
paroissial de Morigny (saisie de B.G. 2011).
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?1770?
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N.B.:
Un descendant non identifié de Jacques Huet a commandité
en 1868 une verrière à l’église Notre-Dame
d’Étampes où on lit: “In memoriam Jacobi Huet molitoris Moriniacensis anno 1770
et uxoris ejus Mariae Rousseau. A. Gerente pict. vitr. Parisiensis”,
c’est-à-dire “A la mémoire de Jacques Huet, meunier
de Morigny l’an 1770, et de son épouse Marie Rousseau. Alfred
Gerente, peintre verrier de Paris.” — On voit que cette inscription
est légèrement inexacte puisqu’en 1772, Jacques Huet
est décrit par son acte de mariage comme résidant encore
à Fresnay-l’Evêque.
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1774
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Le
10 novembre, naissance d’un premier enfant au moulin de Morigny:
“L’an mil sept cent soixante et quatorze le onze novembre a été
baptisée Marie Catherine
née d’hier, fille de Jacques
Huet demeurant au moulin de Morigny en cette paroisse et de Marie
Rousseau son épouse. Le parain Etienne Conty, la maraine
Marie Catherine Charpentier, qui ont signé. — [Signé:]
Charpentier — E. Conty — [paraphe] Lacombe curé.”
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Registre
paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
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1775
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Le
12 octobre, deuxième enfant: “L’an
mil sept cent soixante et quinze le treize [raturé: septembre]
octobre a été baptisé Jean Jacques Sebastien né d’hier fils
de Jacques Huet meunier au moulin de Morigny
et de Marie Rousseau son épouse demeurants à Morigny
en cette paroisse. Le parrain Jean Sebastien Aubin, la marraine Marie
Genevieve Villemaire qui ont signé. — [Signé:] Marie Villemaire veuve
Charpentier — Aubin — [Dans un paraphe:] Lacombe curé.”
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Registre
paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
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1778
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Le
22 février, troisième enfant: “L’an mil sept cent soixante dix huit le vingt trois fevrier
a eté baptisée Anne
Marie Théodore née d’hier fille de Jacques Huet [raturé: et de] meunier au
moulin de Morigny en cette paroisse et de Marie Rousseau son épouse.
Le parrain Pierre Théodore Rousseau, la marraine Anne Angiboust,
qui ont signé. — [Signé:] Anne Angiboust — P. Rousseau — [Dans un paraphe:] Lacombe curé.”
|
Registre
paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
|
1779
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Le
28 septembre, quatrième enfant: “L’an mil sept cent soixante dix neuf le trente septembre
a été baptisé Michel
Innocent né du vingt huit du courant fils de Jacques Huet et de Marie Rousseau son épouse
demeurants à Morigny en cette paroisse. Le parrain Pierre
Innocent Gerôme, la marraine Michelle Chevallier qui ont signé. — [Signé:] Pierre Innocent Gerosme — Michelle Chevallier — [Dans un paraphe:] Lacombe cure.”
|
Registre
paroissial de Morigny (saisie de B.G. 2011).
|
1781
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Le
9 mai, cinquième enfant:
“L’an l’an mil sept cent quatre
vingt et un le dix may a été baptisé Louis Etienne Adrien né d’hier fils de Jacques Huet et de Marie Rousseau son épouse
demeurans à Morigny en cette paroisse. Le parrain Etienne Gerôme,
la marraine Margueritte Françoise qui ont signé. — [Signé:] Etienne Gerosme — Marguerite Françoise — [Dans un paraphe:] Lacombe curé.”
|
Registre
paroissial de Morigny (saisie de B.G. 2011).
|
1781
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Le
14 décembre, mort de cet enfant: “L’an mil huit cent quatre vingt et un le quinze décembre
Etienne Huet agé de huit mois fils de Jacques Huet et de Marie Rousseau est décédé
d’hier à Morigny en cette paroisse, inhumé au cimetiere
en presence de son pere et de Etienne Gauberville qui ont signé. — Huet — Gauberville [paraphe] — [Dans un paraphe:]
Lacombe.”
|
Registre
paroissial de Morigny (saisie de B.G. 2011).
|
1783
|
Le
5 mai, sixième enfant, Marie Sophie: “L’an mil sept cent quatre vingt trois le six de may a
été baptisée Marie
Sophie née du cinq, fille de Jacque Hüet
et Marie Rousseau demeurant à Morigny en cette paroisse. Le
parin Nicolas Gérôme, la maraine Marie Françoise
Poussin qui ont signés. — [Signé:] Nicolas Gerosme
[paraphe] — M. F. Poussin — [Dans un paraphe:] Lacombe curé.”
|
Registre
paroissial de Morigny (saisie de B.G. 2011).
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1784
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Le
six juin, septième enfant, Théodore: “L’an mil sept cent quatre vingt quatre ce sept juin a
été baptisé Théodore
né d’hier, fils de Jacque Hüet
et Marie Rousseau son épouse demeurant à Morigny. Le
parin Jaque Hüet [sic (Jean-Jacques?)],
la marennne Marie Catherine Conty qui ont declaré ne savoir
signer de ce enquis. — [Signé:] Conty.”
|
Registre
paroissial de Morigny (saisie de B.G. 2011).
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1795
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15
septembre (29 fructidor an III), mariage de Marie Catherine Huet avec Philippe Louis
Narcisse Baron, futur meunier du moulin d’En-Bas (voir
l’acte saisi dans la notice de ce moulin).
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1796
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Jacques
Huet achète les deux moulins Branleux, d’En-Haut
et d’En-Bas, le 16 prairial an IV (4 juin 1796) moyennant 164.658
francs.
|
Marquis
108 alléguant sans plus de précision
les Archives départementales (alors de Seine-et-Oise,
le document en question pouvant être donc aujourd’hui
soit aux AD78, ou aux AD91).
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1801
|
Le
propriétaire exploitant du moulin d’En-Haut est
Huet fils, c’est-à-dire Jean Jacques Sébastien Huet. Le moulin
n’a qu’une roue. Il peut produire,
avec son unique roue, 39 quintaux de farine par jour.
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État
des moulins de 1801, édition Gineste (ici)
|
1803
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Le
20 septembre (3e jour complémentaire an XI), décès
de Jacques Huet: “Du mardi troisième jour complémentaire
l’an onzieme de la republique française, acte de
décès de Jacques
Huet marchand meunier demeurant à Morigny, décédé
de ce jour à neuf heures du matin, âgé de
soixante douze ans ou environ, époux de Marie Rousseau. —
Sur la requisition à nous faite par le citoyen
Philippe Louis Narcisse Baron marchand meunier demeurant
à Etampes âgé de vingt neuf ans, gendre de
Jacques Huet décédé,
de François Joseph Mainfroy marchand meunier demeurant
à Morigny, âgé de vingt neuf ans, gendre du
susdit Jacques Huet; et de Jean Jacques Sébastien Huet, marchand
meunier demeurant à Etampes, âgé de vingt
huit ans, fils du dit Jacques Huet, lesquels témoins
ont signé avec nous le present acte. — Constaté
suivant la loi par moi soussigné adjoint du maire de Morigny,
faisant les fonctions d’officier public de l’état civil,
duquel acte il a été donné lecture aux parties.
[Signé:] Huet fils — Mainfroy-Huet
Fs — Baron-Huet — Deliancourt adjoint.”
|
Registre
d’état civil de Morigny (saisie B. G. 2011)
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1819
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Le 18
août, décès de sa veuve à Morigny:
“Du lundi neuf août mil huit
cent neuf, sept heures du soir. — Acte de décès de madame Marie Rousseau agée
de soixante neuf ans, née à Etampes, décédée
d’hier à sept heures du soir en sa demeure à ???, épouse
en son vivant de monsieur Jacques
Huet [raturé: propriétaire] [autre mot raturé]
décédé à Morigny le troisieme jour
complémentaire an treize. Sur la déclaration à
nous faite par monsieur Théodore
Huet, fils de la décédée, qui a signé.
Le premier témoin a été monsieur Théodore
Huet [(ajout par appel de croix mais le texte de cette note est illisible
sur le scan des AD91)] propriétaire à Morigny, fils
de la décédée, qui a signé, lequels ont
signé avec nous maire après lecture faite et le décès
constaté. Approuvé les renvois et les deux mots rayés
nuls, et monsieur Joseph Mainfroy, son gendre, propriétaire
à Etampes, âgé de quarante deux ans. — [Signé:] Ch. Huet — Baron-Huet — Mainfroy — Reboursin — Adrien — A. F. Aubin — J. S. N. Aubin —? Cha???? — Charles De Viart maire.”
|
Registre
d’état civil de Morigny (saisie B. G. 2011)
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02. Marie
Catherine Huet I (vers 1734-1810), sœur de Jacques, mariée
à Nicolas Baron, arpenteur (vers 1721-1779)
Date
|
Renseignements disponibles
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Sources
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Vers 1734
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Naissance.
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Cf. infra.
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Vers?
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Mariage avec Nicolas
Baron, apenteur.
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Cf. infra.
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1779
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5 mai, décès de son mari Nicolas Baron (né
vers 1721): “Cejourd’huy dix sept mai mil sept cent quatre vingt douze
a été inhumé dans la cimetiere de cette paroisse
par nous soussigné le corps de Nicolas Baron arpenteur en son
vivant époux de Catherine Huet, decedé le quinze du
courant à Morigny, de cette paroisse, agé de soixante
et un ans, muni des sacrement de l’église. L’inhumation a été
faite en la présence de Jacques Huet son
beau frere, de Jean Jacques Huet son neveu,
d’Etienne Conty, d??? Jerôme, de Pierre Innocent Jérôme,
Jean Sebastien Aubin, lesquels ont signé. — [Signé:] Huet — Gerosme — Huet fils — J. S. N. Aubin — Deliancourt curé.”
|
Registre paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
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1810
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Le 15 septembre, décès:
“Du dimanche seizieme jour du mois de septembre
l’an mil huit cent dix, huit heures du matin. Acte de décès
de Marie Catherine Huet, veuve de Nicolas
Baron, âgée de soixante seize ans, décédée
d’hier à neuf heures du soir à Morigny lieu des(sudit?).
Sur la requisition à nous faite par le sieur Jerôme Clément , son neveu, demeurant
à Morigny, âgé de vingt cinq ans, marchand meunier,
qui a signé. Premier témoin Théodore
Huet, âgé de vingt six ans, neveu de la decedée,
marchand meunier, demeurant à Etampes, qui a signé.
Le second temoin Simon Penot âge de vingt quatre ans, beau
neveu de la ditte decedée, marchand meunier demeurant à
Morigny qui à [sic] signé, Constaté suivant la
loi, par moi soussigné maire de Morigny, canton d’Etampes. Fait
et redigé le présent acte, à la mairie de Morigny,
les mêmes jour, mois et an que dessus. Duquel acte il a été
fait lecture aux parties. — [Signé:] Baron-Huet — Clement Huet — Huet ainé — Penot — Ch.
Huet — Mainfroy — Viart maire.”
|
Registre paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
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03.
Marie Catherine Huet (1774-1856), épouse de Philippe
Louis Narcisse Baron (vers 1774-?)
Date
|
Renseignements disponibles
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Sources
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1774
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Le 10 novembre, naissance d’un premier enfant au moulin
de Morigny: “L’an mil sept cent soixante et quatorze le onze novembre
a été baptisée Marie Catherine née d’hier, fille
de Jacques Huet demeurant au moulin de Morigny
en cette paroisse et de Marie Rousseau son épouse. Le parain
Etienne Conty, la maraine Marie Catherine Charpentier, qui ont signé. —
[Signé:] Charpentier — E. Conty — [paraphe] Lacombe
curé.”
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Registre paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
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1788
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Le 19
janvier Marie Catherine marraine
de la fille d’un maréchal de Morigny.
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Registre
paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
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1795
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Le 15 septembre 1795 (29
fructidor an III), mariage à Morigny avec Philippe Louis Narcisse
Baron, futur meunier du moulin d’En-Bas: “Aujourd’hui vingt neuf fructidor
l’an trois de la republique française une et indivisible (15
septembre 1795) par devant moi Claude Antoine Deliancourt officier
municipal faisant les fonctions pour et à l’absence de l’officier
public de cette commune de Morigny, departement de Seine et Oise pour
rediger les actes destinés à constater la les mariage
[sic] et le décès des citoyens, sont comparus dans la maison
commune pour y contracter mariage d’une part Philippe Louis
Narcisse Baron, âgé de vingt-un ans et six mois, domicilié
en la commune de Paris, section du Panthéon français,
douzieme arrondissement de Paris, fils majeur de Jean Cantien Baron,
marchand épicier mercier et de Marie Françoise Happey
ses pere et mere, domiciliés en la commune d’Etampes ruë
et faubourg Saint Martin, section du midy d’autre part, et Marie Catherine Huet agée de vingt ans
et six mois, domiciliée en cette commune de Morigny, fille mineure
de Jacques Huet meunier et de Marie
Rousseau ses pere et mere domiciliés au susdit Morigny,
canton d’Etampes extra muros, lesquels futurs conjoints étaient
accompagnés de Pierre Théodore Rousseau meunier, âgé
de quarante ans, d’Etienne Gerosme meunier âgé de trente
sept ans, de Nicolas Gerosme bourgeois et de Pierre Innocent Gerosme
meunier âgé de trente huit ans, tous quatre témoins
oncles de la future, et domiciliés en la commune d’Etampes.
Moi Claude Antoine Deliancourt, faisant les fonctions d’officier
public de cette commune, après avoir fait lecture en présence
des parties et des dits témoins de l’acte de naissance de Philippe
Louis Narcisse Baron, en date du seize mars mil sept cent soixante
quatorze, qui constate qu’il est né du treize du même
mois, du mariage legitime entre Jean Cantien Baron et marie Françoise
Happey ci dessus dénommés, de l’acte de naissance
de Marie Catherine Huet en date
du onze novembre mil sept cent cent [sic] soixante quatorze, qui constate
qu’elle est née le onze novembre du mariage legitime entre
Jacques Huet et de Marie Rousseau
ci dessus dénommés, du consentement écrit du dit
Jacques Huet, de l’acte de publication de promesse de mariage
entre les futurs conjoints, dressé par moi Claude Antoine
Deliancourt en date du dix sept fructidor l’an trois de la republique
pour l’épouse, et pour l’époux en la commune de Paris,
section du Panthéon français, en date du vingt-quatre
fructidor, comme il appert du certificat qui nous a été
présenté, signé Br[illisible], secrétaire
greffier du douzième arrondissement de Paris et de Binet
commissaire civil de la section du Panthéon français
[(ajout par appel de croix:) le tout sans opposition quelconque,
pour l’époux et l’épouse], après aussi que Philippe
Louis Narcisse Baron [raturé: ont eü declaré
] et Marie Catherine Huet ont eü
declaré à haute voix se prendre mutuellement pour époux,
j’ai prononcé au nom de la loi que Philippe Louis Narcisse
Baron et Marie Catherine Huet sont unis en
mariage, et rédigé le présent acte que les parties
et les témoins ont signé avec moi les deux doubles et autres
parents et amis. Fait en la maison commune de Morigny, les jour, mois
et an ci dessus. Approuvés le renvoy et les trois mots rayés.
— [Signé:] Marie Catherine Huet
— Narcisse Baron — Baron Happey — Devaux Happey [paraphe] — Gerosme
— Theodore Rousseau — J. J. S. Huet —? Huet
—? Gerosme — Gerosme —??? —?? Rousseau — Deliancourt municip.”
|
Registre d’état civil de Morigny ( saisie de B.G.
2011).
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1796
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Naissance de
sa fille Emilie Baron (1796-1870), mariée en 1819 avec Rosier
Fleury Aubin. |
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1798
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Naissance de
son fils Jacques Baron (1798-1855)
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1804
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Naissance de
son fils Eugène Baron (1804-1880), marié en 1830 avec
Rose Thérèse Gresland. |
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1807
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Naissance de
sa fille Louise Baron (1807-1876), mariée avec Jules Boivin.
|
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1853
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Décès
de son mari Philippe Louis Narcisse Baron: “Du vendredi neuf septembre mil trois cent cinquante trois,
heure de midi. — Acte de décès
de monsieur Philippe Louis Narcisse Baron propriétaire âgé
de soixante dix neuf ans, né à Etampes le quinze mars mil
sept cent soixante quatorze, paroisse Saint Martin, décédé
ce jour à deux heures du matin en son domicile en cette ville, faubourg
Evezard numéro trente un, époux de dame Marie Catherine Huet, âgée de quatre
vingt ans, fils en légitime mariage de feu Jean Cantien Baron en
son vivant marchand épicier, décédé à
Etampes le huit avril mil huit cent quatorze, et de feu Marie Françoise
Happey son épouse aussi décédée à Etampes
le tois septembre mil huit cent trente. — Les témoins
ont été messieurs Jules Boivin négociant agé
de cinquante quatre ans, gendre du décédé à
cause de dame Louise Baron son épouse, et Charles
Huet, propriétaire agé de cinquante cinq ans, petit gendre
du décédé à cause de Emilie Aubin son épouse,
domiciliés en cette ville, qui ont signé avec nous François
Hyppolite Collin maire de la ville d’Etampes, après lecture faite
du present et le décès constaté par nous soussigné. — [Signé:]
Jules Boivin — C. Huet — [raturé:
Amb. Buchere] — Collin.”
|
Registre d’État civil d’Étampes
(saisie B. G. 2011).
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1856
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Le 28 mai, décès
à Etampes: “Du mercredi vingt-huit
mai mil huit cent cinquante six, heure de midi. —
Acte de décès de Marie Catherine Huet,
propriétaire, âgée de quatre-vingt un ans, native
de Morigny, décédée d’hier à sept heures
du matin en son domicile en cette ville, rue faubourg Evezard, veuve
de feu Philippe-Louis Baron, en son vivant propriétaire, décédé
à Etampes, fille en légitime mariage de feu Jacques Huet, en son vivant meûnier et de feu
Marie Rousseau, son épouse, tous deux décédés
en la ditte commune de Morigny. — Les témoins
ont été messieurs Jules Boivin, propriétaire,
âgé de cinquante-sept ans, gendre de la décédée
à cause de Louise Baron son épouse, et Charles Huet, aussi propriétaire âgé
de quarante-sept ans, gendre de la décédée à
cause de Emilie Aubin son épouse, domiciliées, domiciliés
de cette ville, qui ont signé avec nous Ambroise Charles Buchère,
second adjoint spécialement délégué par le
maire d’Etampes, après lecture faite du présent et le décès
constaté par nous soussigné. —
[Signé:] Jules Boivin — C. Huet — Amb. Buchere
adj.”
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Registre d’État civil d’Étampes
(saisie B. G. 2011).
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B) Les
neuf enfants de Jacques Huet
04. Jean Jacques Sébastien Huet (1775-1815) époux
de Angélique Victoire Mainfroy (1775-?)
Date
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Renseignements disponibles
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Sources
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1775
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Le 12 octobre, deuxième enfant: “L’an mil sept cent soixante et quinze le treize [raturé:
septembre] octobre a été baptisé
Jean Jacques Sebastien né d’hier
fils de Jacques Huet meunier au moulin de Morignt
et de Marie Rousseau son épouse demeurants à Morigny
en cette paroisse. Le parrain Jean Sebastien Aubin, la marraine Marie
Genevieve Villemaire qui ont signé, — [Signé:] Marie Villemaire veuve
Charpentier — Aubin — [Dans un paraphe:] Lacombe curé.”
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Registre paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
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1783
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Le 9 mars, Jean-Jacques
Huet, âgé de sept ans, parrain à Saint-Basile, sa
mère Marie Rousseau signant curieusement en son nom: “L’an mil sept cent quatre vingt trois, le neuf mars, a été
par moy vicaire soussigné baptisée Françoise Emely
née d’hier, fille en legitime mariage de Etienne François
Aubin, metre cordonnier, et de Angelique Gaudouin son épouse,
de cette paroisse. Le parain, Jean Jacques Huet, fils de Jacques Huet,
marchand meunier de la paroisse de Saint Jarmain les Estampes, la maraine
Emelie Conty, fille d’Etienne Conty marchand meunier de la paroise de
Saint Martin de cette ville le quelle qui on declaré ne savoir signé
de ce enqui, le pere present qui a signé, avec la mere du parain
qui a signé. — Jean Jacques Huet — Aubin — Bonhomme vic. de St Basile.”
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Registre paroissial
de Saint-Basile d’Étampes ( saisie de B.G. 2011).
Signature de Jean-Jacques (7 ans) contrefaite par sa mère
en 1783
|
1784-1786
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Le 3
mai 1786, à la suite de la mort du curé Lacombe,
il apparaît qu’il a mal tenu les registres et une enquête
est faite pour corriger et préciser de nombreux détails
donnés par certains actes, notamment celui de baptême
de Théodore Huet dont Jean-Jacques était parrain. En
1784 (âgé de neuf ans il ne savait pas signer, mais en 1786,
âgé de 11 ans, il est au collège d’Étampes:
“Item, avons fait faire lecture de l’acte
de baptême de Theodore Huet du sept juin mil sept cent quatre
vingt quatre qui n’est point signé du feü sieur Lacombe curé
sur la grosse déposée en notre greffe, quoi qu’yl [sic]
soit de lui signé sur le registre servant de minute, lequel acte
est signé de Conty, nom de sa mareine, sur la dite grosse, quoiqu’yl
y soit fait mention qu’elle a déclaré ne savoir signer et
qu’yl y soit fait mention au contraire sur le registre servant de minute,
qu’elle a signé, et auquel acte, le nommé Jean Jacques Huet,
parein, n’a pas signé, quoi qu’on n’y ait point fait mention qu’yl
ait déclaré ne le savoir, laquelle mention a cependant été
faite sur la grosse. —
Et à l’instant, Jacques Huet, meûnier
au moulin de Morigny, et Marie Rousseau sa femme, nous ont déclaré
qu’il leur étoit né un fils, le six juin mil sept cent quatre
vingt quatre, qui a été baptisé par le dit feü
sieur Lacombe, le lendemain sept du dit mois de juin, et qui a été
tenü sur les fonds de ce dit baptême par Jean Jacques Huet, leur fils aîné, actuellement
au college à Etampes, et par Marie Catherine Conty, fille mineure
demeurante à Etampes, chez ses pere et mere, nièce de la dite
femme Huet, qui ont nommé le dit enfant Théodore;
que le dit Jean Jacques Huet, leur fils aîné,
ne savoit point écrire ni signer lors de ce baptême, et que
Marie Catherine Conty, leur niece, le savoit, et que c’est par erreur qu’il
a été dit que la dite Conty ne savoit signer, et ont les dits
sieur et dame Huet signé, ainsi signe: Huet,
et M. Rousseau.”
|
Registre
paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
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1787
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Le 7
février, Jean Jacques parain de la fille d’un laboureur
de Saint-Phalier.
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Registre
paroissial de Morigny (saisie de B.G. 2011).
Signature de Jean-Jacques âgé de 11 ans
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1794
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Le 13 novembre, mariage à Étampes de Jean Jacques
Sébastien Huet: “Du vingt trois brumaire
l’an troisieme de la republique française une et indivisible
[13 novembre 1794], trois heures de relevée, — Acte de mariage entre Jean Jacques Sebastien Huet, fils mineur
de Jaques Huet, marchand meunier à Morigny, et de Marie Rousseau,
ses pere et mere, d’une part, et Angelique Victoire Mainfroy, fille
mineure de Pierre Joseph Mainfroy, ancien marchand de farines, section
du midy de cette commune [par-dessus «d’Etampes»:
«et»] et de Angelique Carré ses pere et mere d’autre
part. — Les temoins sont
du coté du contractant les citoyens Jacques
Huet, meunier à Morigny, âgé d’environ
soixante ans, et marie Rousseau son épouse agée
de quarante cinq ans, pere et mere du contractant et tous deux consentans
au present mariage, — Du coté de la contractante, Pierre Joseph Mainfroi,
ancien marchand de farines agé de cinquante ans, et Angelique
Carré son épouse agée de quarante huit ans,
pere et mere de la contractante et pareillement consentans au present
acte, — et en outre
les parens et amis dont les signatures sont en suite du present; — Il a été fait lecture des
actes preliminaires qui sont 1° — L’acte de naissance du contractant, né à Morigny
le douze novembre mil sept cent soixante quinze, — 2° L’acte de naissance de la contractante,
née à Etampes sur la cy devant paroisse Notre Dame le
treize juin mil sept cent soixante quinze, — 3° Les actes de publication et affiche
de la promesse du present mariage dans les commune d’Etampes et Morigny,
sous la même date du vingt sept vendemiaire dernier, avec certifficat
de non opposition des officiers publics des deux communes. — Les contractans ont fait à voix
haute la declaration suivante, savoir le contractant: Je déclare
prendre en mariage Angelique Victoire Mainfroi, et la contractante:
Je déclare prendre en mariage Jean Jaques Sebastien Huet. — en consequence je soussigné Armand
Clartan, maire pour l’absence de l’officier public, leur ai declaré
au nom de la loi qu’ils sont unis en mariage, de quoi j’ai dressé
le present acte, que les contractans et temoins ont avec moi
signé les jour et an que dessus. - [Signé:] A. V. Mainfroy — J. J. S. Huet — Mainfroy [paraphe] — Huet — M. Rousseau — A. Carré — Gerosme [paraphe] — Gerosme [paraphe] — M. C. Huet — A. M. T. Huet — Carré pere — Mainfroy — Clartan maire.”
|
Registre d’État
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
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1799
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Le 14
décembre, naissance d’une fille du meunier: “Aujourd’huy vingt quatre frimaire an huit de la republique
française [15 décembre 1799], en la maison commune
et par devant moi administrateur municipal soussigné faisant
fonction d’officier public — Est comparu le citoyen Jean Jacques Sebastien
Huet marchand farinier domicilié de cette commune section
du Midy, lequel m’a déclaré que le jour d’hier, neuf heures
du matin, en son domicile et du legitime mariage d’entre lui et la citoyenne
Angelique Victoire Mainfroy sa femme est née une fille qu’il
m’a presentée et à laquelle il a été donné
le prenom de Celestine. — Le present a été fait en presence du pere de l’enfant,
du citoyen Pierre Joseph Mainfroy negotiant domicilié de cette
commune, susditte section, ayeul de l’enfant, et de la cotoyenne Marie
Rousseau epouse du citoyen Jacques Huet marchand
farinier domicilié en la commune de Morigny, ayeule de l’enfant,
témoins majeurs qui ont signés avec moi. — Mainfroy — M. Rousseau — J. J. S. Huet — Petit. o. p.”
|
Registre d’État civil d’Étampes
(saisie B. G. 2011).
|
1801
|
Le
propriétaire exploitant du moulin d’En-Haut est
Huet fils, c’est-à-dire Jean Jacques Sébastien Huet. Le
moulin n’a qu’une roue. Il peut produire,
avec son unique roue, 39 quintaux de farine par jour.
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État
des moulins de 1801, édition Gineste (ici)
|
1808
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Le
8 avril, naissance à Étampes
de son fils Charles: “Du lundy
vingt deux aout mil huit cent huit, onze heures du matin. —
Acte de naissance de Charles, né du vingt
du present mois, cinq heures du soir, fils legitime de Jean Jacques Sebastien Huet, marchand de farines,
et de Angelique Victoire Mainfroy son épouse, demeurants en cette
ville rue Saint Martin. — Témoins
Philippe Louis Narcisse Baron, marchand de farines, âgé de
trente quatre ans, oncle de l’enfant, et Charles Augustin carré,
propriétaire, agé de vingt trois ans, cousin issu de
germain de l’enfant, domiciliés de cette ville. —
Constaté suivant la loi par moi maire d’Etampes à la réquisition
du pere et des témoins susnommés, qui lecture faite ont signé
avec moi. — Huet fils — Baron-Huet —
Carré — Romanet.”
|
Registre d’état civil d’Étampes
(saisie B. G. 2011).
|
1810
|
D’après les renseignements
fourni sur sa demande au sous-préfet pour la constitution du tribunal
de commerce de Dourdan, Huet Mainfroy emploie deux
ouvriers. La valeur de sa production annuelle est de 15.000 francs, son capital
de 40.000 francs, son revenu annuel de 4.000 francs. L’origine de sa fortune
est ancienne. Il a 38 ans et 2 enfants. Il est actif et laborieux et peut
se déplacer facilement à Dourdan.
A la question: “Ses lumières s’étendent-elles au delà
de sa profession? A-t-il reçu une éducation qui lui
permette de bien énoncer et de bien rédiger ses idées?” le maire ne répond pas (Il répond seulement:
“Oui” pour 8
meuniers sur 22).
|
État des moulins
de 1810, édition Gineste (ici)
|
1815
|
Le 20
janvier, décès: “Du vendredi vingt janvier mil huit
cent quinze, heure de midy. — Acte de décès
de Jean Jacques Sébastien
Huet, marchand meunier, agé de trente neuf
ans, époux de Angélique Victoire Mainfroy, décédé
de ce jour à heuf heures du matin en leur domicile en
cette ville rue Saint-Martin, N°6. — Sur la déclaration
faite par MM. Georges Christophe Guettard, marchand meunier,
agé de trente quatre ans, cousin germain du décédé,
et Jean Gilles Boivin, propriétaire, agé
de cinquante ans, domiciliés de cette ville, qui ont
signé avec nous. — [Signé:] Boivin Chevallier — Guettard
Carré. — Constaté suivant la loi par moi Joseph
Romanet, maire d’Etampes, chevalier de Saint-Louis et de la légion
d’honneur, faisant fonctions d’officier public de l’Etat civil
soussigné. — [Signé:] Romanet.
|
Registre d’état civil d’Étampes
(saisie B. G. 2011).
|
1817
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Le recensement de 1817 trouve
n°6 de la rue Saint-Martin: “Angélique Victoire Mainfroy
veuve Huet, 41 ans — Célestine Huet, sa fille, 17 ans [mention
marginale: décédée le 30 mars 1818] — Charles Huet, 8 ans — Gabriel Foucault, garde moulin,
32 ans — Elisabeth Léger, domestique, 21 ans”.
|
Recensement de 1817 conservé
aux Archives municipales d'Étampes (saisie
Bernard Gineste, 2011).
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1836
|
Le recensement de
1836 trouve la veuve de Jean-Jacques Huet au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Victoire Mainfroy veuve
Huet, propriétaire, 60 ans —
Germain Rousseau, domestique, 31 ans — Ursule Boucher, domestique,
30 ans — Louis Drot, propriétaire, conseiller municipal,
67 ans — Marie Françoise Dallier, domestique, 34 ans.”
Ces deux derniers paraissent plutôt des voisins, d'après
les recensements suivants. (En 1841, on n’y trouve plus qu’une famille
de domestiques: “Germain Rousseau, domestique, 35 ans — Ursule
Boucher, sa femme, 35 ans — Eugène Rousseau, son fils, 9
ans — Jules Rousseau, idem, 3 ans”; et en 1846, Charles Huet y a emménagé).
|
Recensements de 1836
et 1841 numérisés et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
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1840
|
Le 13 avril, décès
de la veuve de Jean-Jacques Huet, Angélique Victoire Mainfroy:
“Du lundi treize avril mil huit cent
quarante, trois heures de relevée. — Acte de décès de Angélique
Victoire Mainfroy, propriétaire, âgée de soixante
quatre ans, née à Etampes, paroisse Notre-Dame, le treize
juin mil sept cent soixante quinze, décédée ce
jour à huit heures du matin, en son domicile en cette ville, rue
Saint Jacques N°10, veuve de Jean Jacques Sebastien
Huet, en son vivant negociant, fille en legitime mariage de feu Pierre
Joseph Mainfroy, en son vivant propriétaire, et de feu Angélique
Carré, tous deux décédés à Etampes,
paroisse Saint Gilles. — Les témoins ont été les sieurs François
Josephe Mainfroy, propriétaire et membre du conseil général
de ce département, âgé de soixante un ans, frère
de la décédée, et Philippe Louis Narcisse Baron,
propriétaire, âgé de soixante six ans, beau-frère
de la décédée, à cause de Marie Catherine Huet, son épouse, domiciliés
de cette ville, qui ont signé avec nous François Charles
Cresté, maire de la ville d’Etampes, officier de la légion
d’honneur, après lecture faite du présent, et le décès
constaté par nous soussigné. — Mainfroy — Baron-Huet — C. Cresté.”
|
Registre d’état civil d’Étampes
(saisie B. G. 20
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05. Anne
Marie Théodore Huet (1778-) , épouse de François Joseph Mainfroy
(1779-1850)
Date
|
Renseignements disponibles
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Sources
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1778
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Le 22 février, troisième enfant: “L’an mil sept cent soixante dix huit le vingt trois fevrier
a eté baptisée Anne Marie Théodore née d’hier,
fille de Jacques Huet [raturé: et de] meunier
au moulin de Morigny en cette paroisse et de Marie Rousseau son épouse.
Le parrain Pierre Théodore Rousseau, la marraine Anne Angiboust,
qui ont signé. — [Signé:] Anne Angiboust — P. Rousseau — [Dans un paraphe:] Lacombe curé.”
|
Registre paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
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1800
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Le 29 juillet (10 thermidor an VIII),
mariage avec François Joseph Mainfroy futur
propriétaire (ou simple meunier?) du moulin d’En-Bas:
“Dix thermidor [Cette date d’abord oubliée a été
ajoutée ensuite], l’an huit de la republique française
une et indivisible, [la date du 10 thermidor a été
oubliée (B.G.)] onze heures du matin, par devant moi Valentin
Metivet maire de la commune de Morigny, departement de Seine et
Oise, cinquieme arrondissement, nommé à l’effet
de rediger les actes de naissance, mariage et décès
des citoyens, sont comparus dans le temple décadaire de cette
commune pour contracter mariage, d’une part le citoyen François
Joseph Mainfroy, marchand, né en legitime mariage le trente
janvier mil sept cens soixante dix neuf dans la commune d’Etampes,
domicilié en la dire commune, section du midi, fils majeur
de Pierre Joseph Mainfroy, marchand, et d’Angelique Carré
ses pere et mere domiciliés au dit Etampes, même section;
et la citoyenne Anne Marie Theodore Huet, née
en legitime mariage à Morigny le vingt et un fevrier mil sept
cens soixante dix huit, fille majeure de Jacques
Huet, marchand meunier, et de Marie Rousseau ses pere et mere
domiciliés en cette commmune de Morigny; lesquels futurs conjoints
étaient accompagnés de Jacques Huet
susdit pere de la future épouse, âgé de soixante
dix ans, de Pierre Joseph Mainfroy susdit pere du futur époux,
âgé de soixante trois ans, de Jean Jacques Sébastien Huet frere de l’épouse,
marchand meunier âge de vingt cinq ans domicilié à
Étampes section du midi, de Claude François Carré,
marchand, oncle du futur époux âgé de cinquante
ans domicilié à Etampes, même section. Moi Valentin
Metivet, après avoir fait lecture en presence des parties
et des dits témoins des actes de naissance des futurs conjoints,
des actes de publication faits tant en cette commune dressé par
moi Valentin Metivet le cinq thermidor present mois et affiché
l’espace de tems requis par la loi sans opposition quelconque pour la
future, qu’en celle d’Etampes dressé par le citoyen Petit maire
provisoir du dit Etampes le six du present mois, comme il appert par
l’extrait et le certificat en bonne forme qui nous ont été
délivrés en datte du neuf du courant et affiché
pendant le tems prescrit par la loi, le tout sans empechement ni opposition
au present mariage pour l’époux, signé Petit secretaire,
après aussi que François Joseph Mainfroid et Anne Marie Theodore Huet ont eu declaré
à haute voix se prendre mutuellement pour époux, j’ai
prononcé au nom de la loi que François Joseph Mainfroid
et Anne Marie Theodore Huet sont unis
en mariage, et j’ai rédigé le present acte, que
Jacques Huet, Pierre Joseph Mainfroi, Jean Jacques Sebastien Huet,
Claude François Carré, François Joseph Mainfroi,
le futur, et Anne Marie Théodore Huet,
la future, susnommés, ont signé avec nous les deux
doubles. Fait à Morigny le même jour et an que dessus.
— [Signé:] Anne Marie
Theodore Huet — Mainfroy fils — Huet Mainfroy [paraphe] — Huet fils — Carré
le je(une) — Carré perre [sic] — Metivet.”
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Registre
d’état civil de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
|
?
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Naissance de son fils Théodore Mainfroy.
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1804
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Le 13
février 1804 (23 pluviose an XIII), naissance de sa fille
Pauline Mainfroy (1804-1873), décédée le 13 juin
1873 à Saint-Germain-les-Corbeil, âgée de 69 ans.
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1822
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Le 4 février,
mariage de Pauline Mainfroy avec Aimé Stanislas Darblay: “Du
lundi quatre février mil huit cent vingt deux, neuf heures du
matin. — Acte de mariage de monsieur Aimé Stanislas Darblay, négociant,
âgé de vingt sept ans, domicilié à Auvers,
commune de cet arrondissement, né en la dite commune le six frimaire
an trois, vingt six novembre mil sept cent quatre vingt quatorze, fils
majeur et en légitime mariage de monsieur Simon Rodolphe Darbaly,
propriétaire, et de dame Margueritte Jeane Maugars son épouse,
domiciliés de droit à Etréchy, commune de ce canton,
et de fait à Etampes. — Et de demoiselle Pauline Mainfroy, âgée
de dix sept ans, onze mois, domiciliée à Etampes, née
à Morigny commune de ce canton, le vingt deux pluviose an douze,
douze février mil huit cent quatre, fille mineure et en légitime
mariage de monsieur François Joseph Mainfroy, négociant,
et de dame Anne Marie Théodore Huet son
épouse, domiciliés à Etampes. — Nous Pierre Louis
Marie de Tullières maire d’Etampes, chevalier de saint Louis et
de Notre Dame du Mont Carmel et de saint Lazare. — Vu les actes de naissance
des futurs, les actes de publications du dit mariage faits en cette ville,
en la commune d’Auvers et en celle d’Etréchy les dimanches vingt
et vingt sept janvier dernier sans opposition — après avoir donné
lecture aux susdits comparants, assistés des quatre témoins
cy après nommés et soussignés, des pièces sus-énoncées,
relatives à leur état et aux formalités de mariage,
toutes les dites pièces en bonne forme, düment signées
et paraphées au désir de la loi, pour être déposées
au greffe du tribunal, ainsi que du chapitre six du titre du mariage,
sur les droits et devoirs respectifs des époux — avons reçu
la déclaration de monsieur Aimé Stanislas Darblay, qu’il
prend pour époux demoiselle Pauline Mainfroy et de la part de demoiselle
Pauline Mainfroy qu’elle prend pour époux le sieur Aimé Stanislas
Darblay. — En conséquence nous avons déclaré au nom
de la loi que monsieur Aimé Stanislas Darblay et demoiselle Pauline
Mainfroy sont unis en mariage. — Tout ce que dessus fait en présence
des pères et mère de l’époux, du sieur Sébastien
Pochonnet propriétaire, âgé de soixante huit ans,
oncle de l’époux à cause de dame Eléonore Maugars
son épouse, domiciliés à Paris rue de ??? N°36,
monsieur Auguste Rodolphe Darbay, maître de poste et ??? d? grains?,
âgé de trente sept ans, domicilié à Berny,
commune d’Anthony, département de la Seine, frère de l’époux,
monsieur Louis Narcisse Baron, négociant âgé de quarante
huit ans, oncle de l’épouse, à cause de dame Marie Catherine
Huet son épouse, domicilié à Morigny, commune du
canton d’Etampes, de monsieur Theodore Huet negociant âgé
de trente sept ans, oncle de l’épouse, domicilié à
Etampes, qui ont signé avec nous maire après lecture faite.
— [Signé:] Pauline Mainfroy — Darblay — Darblay Maugars — L. M.
Maugars — Mainfroy — A. M. T. Huet — J. B. Pochonnet
— Darblay — Th. Huet — Baron Huet — Chauvet —
Mainfroy — Penot — Paquiet (?) — Tullières.”
|
Registre d’État
civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste 2011)
|
1819
|
A la mort de
la veuve Huet (Marie Rousseau) la propriété du moulin
passe semble-t-il à son gendre François-Joseph Mainfroy.
|
B.G.
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1822
|
Le moulin d’En-Bas
est tenu par François-Joseph Mainfroy.
|
État
des moulins de 1822, édition Gineste (ici).
|
1825
|
Le moulin d’En-Bas,
tenu par Théodore (?) Mainfroy, est l’un des deux premiers
d’Étampes à être équipé à
l’anglaise (en même temps que celui de l’Hospice, tenu par M.
Thirouin), technique qui correspond “à une mécanisation
du déplacement des produits par une chaîne à godets
et vis d’Archimède” impliquant “une différenciation des
opérations de mouture par niveau et donc une augmentation du
nombre des planchers”, c’est-à-dire un moulin de quatre à
cinq étages.
|
Marquis 95 (il
doit y avoir une erreur sur le prénom ou un anachronisme); FG-ELP
23; cf. Hervier 225 (nos extraits).
|
1831
|
Le moulin d’En-Bas,
qui occupe deux ouvriers, a toujours pour propriétaire Mainfroy-Huet.
|
État
des moulins de 1831, édition Gineste (ici).
|
1836
|
Le recensement
de 1836 trouve au n°3 de la rue Saint-Jacques: “François
Joseph Mainfroy, propriétaire, administrateur de l’hospice, 57
ans — Augustine Catherine [sic] Huet, sa femme, 58 ans — Charles Lambert, domestique, 27 ans
— Julie Lambert, domestique, 23 ans”. (Ils ont pour voisins, au n°5,
Marc Antoine Hamouy, également propriétaire et administrateur
de l’hospice, conseiller municipal, 65 ans, sa femme Caroline Ansoubz,
55 ans)
|
Recensement
de 1836, réédition numérique en mode image mise
en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisie
Bernard Gineste 2011).
|
1838
|
Le moulin d’En-Bas
dont le propriétaire est toujours François-Joseph Mainfroy,
mu par une seule roue, fait de blé farine et occupe deux hommes.
Le réglement des eaux de 1827 est toujours en vigueur.
|
État
des moulins de 1838, édition Gineste (ici).
|
1850
|
Le 28
septembre, décès de son mari François Joseph
Mainfroy: “Le lundi vingt neuf septembre mil huit cent cinquante, heure
de midi. — Acte de décès de monsieur François Joseph
Mainfroy, propriétaire agé de soixante douze ans, décédé
d’hier à cinq heures de relevée, en son domicile en cette
ville rue Saint Jacques numéro trois, époux de dame Anne Marie Théodore Huet, fils en légitime
mariage de feu Pierre Joseph Mainfroy en son vivant propriétaire
et de feu Angélique Carré son épouse, tous deux
décédés à Etampes. — Les témoins ont
été messieurs Charles Huet
propriétaire âgé de quarante trois ans, neveu du
décédé, et Xavier Alexandre René Gibaudan
employé à cette mairie âgé de quarante un
ans, domiciliés de cette ville qui ont signé avec nous
Auguste Edouard Gresland premier adjoint spécialement délégué
par le maire d’Etampes après lecture faite du present et le décès
constaté par nous soussigné. — [Signé:] C. Huet — Gibaudan — Gresland.”
|
Registre
d’État civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste 2011)
|
1851
|
Le recensement de
1851 trouve au n°3 de la rue saint-Jacques: “François Joseph Mainfroy, propriétaire, 72
ans — Anne Marie Théodore
Huet, sa femme, 73 ans — Charles
Lambert, domestique, 42 ans — Adèle Rose Lamy, domestique, 23 ans”. [On notera
qu’ils ont pour voisin au n°5 Ambroise Charles Buchère, avoué].
|
Recensement de 1856
numérisé et mis en ligne par les Archives départementales
de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste 2011).
|
1852
|
Le moulin a
pour propriétaire et/ou pour meunier la
veuve Mainfroy (c’est-à-dire Anne Marie Théodore
Huet) qui habite rue Saint-Jacques.
|
État
des moulins de 1852, édition Gineste (ici).
|
Entre 1852 et
1856
|
Décès
d’Anne-Marie Huet veuve Mainfroy, apparemment ni à Etampes
ni à Morigny.
|
|
1856
|
Le recensement de
1856 trouve au n°3 de la rue saint-Jacques: “Théodore Mainfroy, propriétaire, 41 ans — Louise Estelle Dupuis femme Mainfroy,
sa femme, 38 ans — Eloi Honoré
Alexandre Vassor, domestique, 38 ans — Julienne Rose Theet veuve Fontaine, domestique, 52 ans”. [On
notera qu’ils ont pour voisin au n°5 Ambroise Charles Buchère,
avoué].
|
Recensement de 1856
numérisé et mis en ligne par les Archives départementales
de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste 2011).
|
06. Michel Innocent Huet (1779-?)
Date
|
Renseignements disponibles
|
Sources
|
1779
|
Le 28 septembre, quatrième enfant:
“L’an mil sept cent soixante dix
neuf le trente septembre a été baptisé
Michel Innocent né du vingt huit
du courant fils de Jacques Huet et de Marie
Rousseau son épouse demeurants à Morigny en cette paroisse.
Le parrain Pierre Innocent Gerôme, la marraine Michelle Chevallier
qui ont signé. — [Signé:] Pierre Innocent Gerosme — Michelle Chevallier — [Dans un paraphe:] Lacombe curé.”
|
Registre paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
|
?
|
Il est probbale que Michel-Innocent, dont on n’entend plus parler
ensuite, est mort jeune. Je n’ai pas trouvé trace dans le registre
paroissial de ce décès. Mais il était tenu
par un curé peu soigneux, après la mort duquel le bailliage
jugea nécessaire de faire tenir une assemblée paroissiale
qui s’occupa deux jours durant d’en corriger les inexactitudes.
|
Registre paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
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07.
Louis Étienne Adrien Huet (1781-1781)
Date
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Renseignements disponibles
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Sources
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1781
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Le 9 mai, cinquième enfant: “L’an l’an mil
sept cent quatre vingt et un le dic may a été baptisé
Louis Etienne Adrien né d’hier
fils de Jacques Huet et de Marie Rousseau
son épouse demeurans à Morigny en cette paroisse. Le
parrain Etienne Gerôme, la marraine Margueritte Françoise
qui ont signé. — [Signé:] Etienne Gerosme — Marguerite Françoise — [Dans un paraphe:] Lacombe curé.”
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Registre paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
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1781
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Le 14 décembre, mort de cet enfant: “L’an mil huit cent quatre vingt et un le quinze décembre
Etienne Huet agé de huit
mois fils de Jacques Huet et de
Marie Rousseau est décédé d’hier à Morigny
en cette paroisse, inhumé au cimetiere en presence de son
pere et de Etienne Gauberville qui ont signé. — Huet — Gauberville [paraphe] — [Dans un paraphe:] Lacombe.” (Registre paroissial de Morigny, saisie de B.G. 2011).
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Registre paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
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08.
Marie Sophie Huet (1783-1821) épouse de Simon Penot (1786-1819)
Date
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Renseignements disponibles
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Sources
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1783
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Le 5 mai, sixième enfant, Marie Sophie: “L’an mil sept cent quatre vingt trois le six de may a été
baptisée Marie Sophie née
du cinq, fille de Jacque Hüet
et Marie Rousseau demeurant à Morigny en cette paroisse. Le parin
Nicolas Gérôme, la maraine Marie Françoise Poussin
qui ont signés. — [Signé:] Nicolas Gerosme [paraphe] — M. F. Poussin — [Dans un paraphe:]
Lacombe curé.”
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Registre paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
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1786
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Le
17 février, naissance de son futur époux Simon Penot.
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1809
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mariée le 2 mai 1809 à Morigny avec Simon Penot,
né le 17 février 1786, fils de Cantien Pénot 1761-1825
et Marie Elisabeth Dollon,
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1810
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Naissance
de son fils Simon Pénot. |
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?
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Naissance
de sa fille Sophie Pénot.
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?
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Décès
de son mari Simon Penot.
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1821
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Le septembre,
décès à Morigny: “Du vendredi six de septembre mil huit cent vingt un, huit
heures du matin. Acte de décès de Marie Sophie Huet, veuve de défunt Simon
Penot, née à Morigny et décédée
hier à trois heures du soir en sa demeure, étant âgée
de trente huit ans. Les témoins ont été messieurs
Théodore Huet, meunier et frère
de la décédée, âgé de quarante
deux ans, domicilié à Etampes, de Joseph Baron, meunier
et beau frère de la décédée âgé
de quarante ans, domicilié à Morigny, qui ont signé
avec nous maire après lecture faite, le décès
constaté par nous maire soussigné. — [Signé:]
Cantien Penot — Ch. Huet — Baron-Huet — Romain Guettard — Charles De Viart
maire.”
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Registre
paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
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09. Théodore Huet I (1784-1853) époux
de Louise Justine Rousseau (1783-?)
Date
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Renseignements disponibles
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Sources
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1784
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Le six juin, septième enfant, Théodore:
“L’an mil sept cent quatre vingt
quatre ce sept juin a été baptisé Théodore né d’hier, fils de Jacque Hüet et Marie Rousseau son épouse
demeurant à Morigny. Le parin Jaque Hüet [sic], la marennne
Marie Catherine Conty qui ont declaré ne savoir signer de ce
enquis. — [Signé:] Conty.”
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Registre paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
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1784
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Les 2
et 3 mai 1786, à la suite de la mort du curé Lacombe,
il apparaît qu’il a mal tenu les registres paroissiaux de
1747 à 1784, et une enquête est faite sur ordre du procureur
du roi pour corriger et préciser de nombreux détails
donnés par certains actes: “Item, avons fait faire lecture de l’acte de baptême
de Theodore Huet du sept juin mil sept cent quatre
vingt quatre qui n’est point signé du feü sieur Lacombe
curé sur la grosse déposée en notre greffe,
quoi qu’yl [sic] soit de lui signé sur le registre servant
de minute, lequel acte est signé de Conty, nom de sa mareine,
sur la dite grosse, quoiqu’yl y soit fait mention qu’elle a déclaré
ne savoir signer et qu’yl y soit fait mention au contraire sur le registre
servant de minute, qu’elle a signé, et auquel acte, le nommé
Jean Jacques Huet, parein, n’a
pas signé, quoi qu’on n’y ait point fait mention qu’yl ait déclaré
ne le savoir, laquelle mention a cependant été faite
sur la grosse. — Et
à l’instant, Jacques Huet, meûnier
au moulin de Morigny, et Marie Rousseau sa femme, nous ont déclaré
qu’il leur étoit né un fils, le six juin mil sept cent
quatre vingt quatre, qui a été baptisé par le
dit feü sieur Lacombe, le lendemain sept du dit mois de juin,
et qui a été tenü sur les fonds de ce dit baptême
par Jean Jacques Huet, leur fils aîné,
actuellement au college à Etampes, et par Marie Catherine Conty,
fille mineure demeurante à Etampes, chez ses pere et mere, nièce
de la dite femme Huet, qui ont nommé le dit enfant Théodore; que le dit Jean Jacques Huet, leur fils aîné,
ne savoit point écrire ni signer lors de ce baptême,
et que Marie Catherine Conty, leur niece, le savoit, et que c’est par
erreur qu’il a été dit que la dite Conty ne savoit signer,
et ont les dits sieur et dame Huet signé, ainsi signe: Huet, et M. Rousseau.”
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Registre
paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011), copie des minutes
du greffe du bailliage royal d’Étampes.
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1808
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Le
27 septembre, mariage à Morigny: “Du mardi vingt cinq nivose an treize (27 septembre 1808), heure onze avant
midi, — Acte de mariage
de Théodore Huet (1), marchand meunier agé de vingt ans
et demi, né à Morigny les Etampes le six juin mil
sept cent quatre vingt quatre, y domicilié chez sa mère,
fils mineur de deffunt Jacques Huet,
vivant meunier farinier, et de Marie Rousseau son épouse, aujourd’hui
sa veuve. — Et de Louise
Justine Rousseau agée de vingt ans et demi, domiciliée
de cette ville chez son père, y née paroisse de Saint
Basile le vingt cinq aoust mil sept cent quatre vingt trois, fille
mineure de Pierre Théodore Rousseau, meunier farinier (2), et de deffunte Marie Françoise
Julie Chevallier, — Les
actes préliminaires sont — 1° Ceux susdatés et déposés de
naissance des contractans; — 2° Celui de décès du père du contractant extrait des registres
de la commune de Morigny en date du trois complémentaire
de l’an onze, — 3°
Celui du décès de la mère de la contractante
extrait des registres de décès de cette ville en
date du dix neuf vendemiaire an sept, — 4° Les publications de mariage faites
tant en cette commune que dans celle de Morigny, les neuf et seize
de ce mois sans opposition ni empêchement quelconque ainsi
qu’il résulte du certificat en date du dix huit de ce mois
du sieur Deliancourt adjoint du maire de Morigny, — 5° La mère du contractant
et le père de la contractante, présens et consentans au
mariage de leurs enfans mineurs. — Les époux ont déclaré prendre
en mariage l’un Louise Justine Rousseau, l’autre Théodore
Huet; — en présence
du côté de l’époux de sa dite mère,
de Jean Jacques Sebastien Huet
(2) son frère agé de vingt
neuf ans; et de Philippe Louis Narcisse Baron (3)
son beaufrère agé de trente un ans, tous deux meuniers
fariniers, domiciliés de cette ville; — Du côté de l’épouse,
de Nicolas Gérosme, propriétaire agé de quarente
cinq ans; et de Jean Gilles Boivin (4),
meunier farinier agé de quarente ans, ses oncles domiciliés
de cette ville; — Après
quoi moi, maire de la ville d’Etampes, lecture faite des actes susdatés
dûment en forme, du chapitre six de la loi du vingt six ventose
an onze relatif aux droits et devoirs respectifs des époux,
et du présent, — J’ai prononcé au nom de la loi que les dits époux
éoient unis en mariage, — Et ont les époux, leur père et mère
et témoins susnommés signé avec moi. — [Signé:] Louise Justine Rousseau — Baron Huet — Theodore Huet — Marie Rousseau veuve Huet — Theodore Rousseau — Mainfroy — Huet fils — Gerosme — Boivin Chevallier (4) — Th. Rousseau fils — Fouet (?) — C. Huet — Guettard Carré — Mainfroy [paraphe] — Boivin — Bouraine
[paraphe].”
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Registre
d’état civil d’Étampes (saisie B. G. 2011)
(1)
Meunier du moulin de Morigny.
(2)
Meunier du moulin d’En-Haut.
(3)
Meunier du moulin d’En-Bas.
(4) Meunier du moulin de l’Hospice.
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1806
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Le 22 septembre,
naissance à Etampes de son fils Théodore
II: “Du dimanche
vingt-huit septembre dix huit cent six à neuf heures du matin.— Acte
de naissance de Theodore, né d’hier à
neuf heures du soir, fils légitime de Theodore
Huet, negotiant, et de Louise Justine Rousseau son épouse, demeurans
en cette ville place Saint-Gilles. — Témoins
Jean Jacques Sebastien Huet, meunier agé
de trente ans, oncle de l’enfant, et Philippe Louis Narcisse Baron, meunier
agé de trente deux ans, oncle de l’enfant, domiciliés de cette
ville. — Constaté suivant la loi par moi maire d’Etampes à
la requisition du pere et des temoins susnommés qui lecture faite
de l’acte ont signé avec moi. — [Signé:]
Th. Huet — Huet fils — Baron-Huet.”
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Registre
d’état civil d’Étampes (saisie B. G. 2011)
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1817
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Le maire donne les renseignements
suivants sur le deuxième meunier: Huet Rousseau emploie deux ouvriers. La valeur
de sa production annuelle s’élève à 18.000 francs,
son capital à 40.000 francs, son revenu annuel à 4.000
francs. L’origine de sa fortune est ancienne. Il a 28 ans et un seul
enfant. Il peut se déplacer facilement à Dourdan.
A la question:
“Ses lumières
s’étendent-elles au delà de sa profession? A-t-il
reçu une éducation qui lui permette de bien énoncer
et de bien rédiger ses idées?”
le maire préfère ne pas répondre (ne répondant “Oui” que pour 8 meuniers sur 22).
|
État des moulins
de 1810, édition Gineste (ici)
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1831-1834
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Théodore Huet premier adjoint du maire Jean-Gilles
Boivin-Chevallier.
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Liste des édiles
municipaux étampois au XIXe siècle (en ligne ici)
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1834-1837
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Théodore Huet membre du conseil municipal
sous le premier mandat du maire François-Charles Cresté.
|
Liste des édiles
municipaux étampois au XIXe siècle (en ligne ici)
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1837
|
Le 23 décembre,
mariage à Etampes de son fils Théodore II avec
Julie Duverger.
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Cf. Théodore
II
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1837-1840
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Théodore Huet sans doute membre du
conseil municipal sous le second mandat du maire François-Charles
Cresté.
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Liste des édiles
municipaux étampois au XIXe siècle (en ligne ici)
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1838
|
Le 27 novembre, naissance
à Etampes de son petit-fils Jules Théodore.
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1840-1843
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Théodore Huet membre du conseil municipal
sous le troisième mandat du maire François-Charles Cresté.
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Liste des édiles
municipaux étampois au XIXe siècle (en ligne ici)
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1841
|
Le
30 août, naissance à
Etampes de son petit-fils Paul
Henry.
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1843-1844
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Théodore Huet membre du conseil municipal
sous le quatrième mandat du maire François-Charles Cresté.
|
Liste des édiles
municipaux étampois au XIXe siècle (en ligne ici)
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1844-1846
|
Théodore Huet membre du conseil municipal
sous le premier mandat du maire Albin-Nicolas Pommeret des Varennes.
|
Liste des édiles
municipaux étampois au XIXe siècle (en ligne ici)
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1846
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Théodore Huet membre du conseil municipal
sous le second mandat du maire Albin-Nicolas Pommeret des Varennes.
|
Liste des édiles
municipaux étampois au XIXe siècle (en ligne ici)
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1847
|
Le 18
décembre, naissance à
Etampes de son petit-fils Léonce
Théodore. |
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1853
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Le 14 février, décès:
“Du lundi quatorze fevrier mil huit cent cinquante trois, quatre heures
de relevée. — Acte de décès de Théodore Huet, propriétaire
âgé de soixante huit ans natif de Morigny
décédé ce jour à neuf heures
du matin en son domicile en cette ville rue Saint Jacques numero
vingt un, époux de Louis Justine Rousseau âgée
de soixante neuf ans, fils en legitime mariage de feu Jacques Huet en son vivant meunier et de feu Marie
Rousseau son épouse tous deux décédés
en la dite commune de Morigny. — Les temoins ont été
les sieurs Henry Duverger propriétaire agé de cinquante
six ans, neveu du décédé à cause de
Julie Hautefeuille son épouse, et Charles
Huet propriétaire agé de quarante quatre ans
aussi neveu du décédé, domiciliés
en cette ville, qui ont signé avec Charles Ambroise Buchère
second adjoint spécialement délégué
par le maire d’Etampes, après lecture faite du present et
le décès constaté par nous soussigné.
— [Signé:] Duverger — C. Huet — Amb.
Buchere adj.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
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10. Jérôme Clément Huet (1786-1853),
meunier à Morigny, puis propriétaire, célibataire
Date
|
Renseignements disponibles
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Sources
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1786
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Le 23 mars, naissance: “L’an
mil sept cent quatre vingt six, le vingt six de mars a été
par moi soussigné prêtre curé de la paroisse
de Saint Germain les Etampes baptizé en la chapelle de l’abbaye
de Morigny de cette paroisse Jerôme
Clement né du vingt trois du courant de legitime mariage
fils de Jacques Huet meûnier demeurant en cette
paroisse et de Marie Rousseau son épouse. Le parrain Jerôme
Rousseau, la maraine Catherine Huet, lesquels on signé. — [Signé:] Jme Rousseau — Catherine Huet [laquelle? Catherine I ou CatherineII?]— Deliancourt curé.”
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Registre paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
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1810
|
Le 15 septembre, il
déclare à Morigny le décès de sa tante Marie Catherine Huet: “Le 15 septembre, décès:
“Du dimanche seizieme jour du mois de septembre
l’an mil huit cent dix, huit heures du matin. Acte de décès
de Marie Catherine Huet, veuve de Nicolas
Baron, âgée de soixante seize ans, décédée
d’hier à neuf heures du soir à Morigny lieu des(sudit?).
Sur la requisition à nous faite par le sieur Jerôme Clément , son neveu, demeurant
à Morigny, âgé de vingt cinq ans, marchand meunier,
qui a signé. Premier témoin Théodore
Huet, âgé de vingt six ans, neveu de la decedée,
marchand meunier, demeurant à Etampes, qui a signé.
Le second temoin Simon Penot âge de vingt quatre ans, beau
neveu de la ditte decedée, marchand meunier demeurant à
Morigny qui à [sic] signé. Constaté suivant la
loi, par moi soussigné maire de Morigny, canton d’Etampes. Fait
et redigé le présent acte, à la mairie de Morigny,
les mêmes jour, mois et an que dessus. Duquel acte il a été
fait lecture aux parties. — [Signé:] Baron-Huet — Clement Huet — Huet ainé — Penot — Ch.
Huet — Mainfroy — Viart maire.”
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Registre d’état civil d’Étampes
(saisie B. G. 2011)
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1853
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Le 15 septembre, décès à
Paris: “Du jeudi
six juillet mil huit cent cinquante quatre, dix heures du matin. — Nous Ambroise Charles Buchère,
second adjoint, spécialement délégué
par le maire d’Etampes, officier public de l’état civil de dite
ville, avons transcrit sur le present registre l’acte de décès
dont la teneur suit. — Ville de Paris. — Mairie du huitieme arrondissement. — Extrait du registre des actes de décès
de l’an mil huit cent cinquante trois, délivré en exécution
de l’article 80 du code civil. — Du dix sept septembre mil huit cent cinquante trois à deux
heures et demie du soir. — Acte de décès de Jérosme
Clement Huet, propriétaire, décédé
le quinze de ce mois à onze heures du soir rue Papas numéro
quatre vingt dix, huitieme arrondissement, âgé de soixante
sept ans, né à Morigny, demeurant à Etampes,
Seine et Oise, célibataire, fils de défunt Jacques Huet et de Marie Rousseau son épouse. — Le présent a été
dressé sur la déclaration de Théodore Huet, propriétaire, âgé
de quarante six ans, demeurant comme dessus, et de Charles Huet, propriétaire, âgé
de quarante cinq ans, demeurant de même, neveux du décédé. — Et d’après le certificat du médecin
qui a constaté le décès. — Les déclarants ont signé
avec nous, officier de l’état civil, après lecture faite. — Signé au registre: Huet, Huet, Mignard
maire. — Le présent
extrait certifié conforme au registre et délivré
par nous, maire du huitième arrondissement de Paris, les jour,
mois et an que dessus. — Le maire. — Signature illisible. — Pour copie conforme — L’adjoint délégué — [Signé:] Amb. Buchere adj.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011). L’original conservé à Paris a été
détruit comme le reste des registres de l’état civil
lors des évéments de la Commune.
|
1853
|
On peu se demander si ce
seul membre de la famille a avoir porté le prénom de Clément,
qui du reste était son prénom d’usage, d’après sa signature,
n’a pas eu un rôle dans l’érection de la verrière de
Saint-Clément, à la mémoire de son père Jacques
Huet, meunier comme lui à Morigny. Seulement cette verrière
a été réalisé quinze ans après sa mort.
Il n’est pas à exclure cependant que le testament de ce célibataire
ait contenu une clause qui n’ait été mise en oeuvre que bien
plus tard. Simple hypothèse, qu’aucune pièce d’archive n’appuie
à ce jour.
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B.G.
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11. Alexis Huet (1788-1788)
Date
|
Renseignements disponibles
|
Sources
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1788
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Le 16 juillet, naissance à Morigny:
“
L’an mil sept cent quatre vingt huit le dix sept de juillet a été
par moi soussigné prêtre curé de la paroisse
de Saint Germain les Etampes baptisé Alexis,
né d’hier de legitime mariage, fils de Jacques Huet meûnier
à Morigny, et de Marie Rousseau son épouse. Le parrin
Alexis Gerôme, la marraine, Marie Catherine Huet [laquelle, Catherine I ou Catherine II?], qui ont signé. — [Signé:] Catherine Huet — Alexis Gerôme — Deliancourt curé.”
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Registre paroissial de Morigny ( saisie de B.G. 2011).
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1788
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Le 29 juillet, décès à
Morigny: “L’an mil
sept cent quatre vingt huit le trente juillet a été par
moy soussigné prêtre curé de la paroisse de Saint
Germain les Etampes, inhumé dans le ciometiere de la paroisse
avec les ceremonies ordinaires de l’église, Alexis âgé de douze jours, decedez [sic]
d’hier à Morigny, fils de Jacques Huet
meûnier et de Marie Rousseau ses pere et mere, ce en presence
de Louis Mercier et de Valentin Tabour qui ont signé. [Signé:] —
Louis Mercier — Valentin Tabour
– Deliancourt curé.”
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Registre d’état
civil de Morigny.
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C) Descendance
de Théodore I Huet (Théodore II et ses trois fils)
12. Théodore
II (1806-1869), avocat, époux de Julie Duverger (1820-?)
Date
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Renseignements disponibles
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Sources
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1806
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Le 22 septembre, naissance à Etampes: “Du dimanche vingt-huit septembre dix huit cent six à neuf
heures du matin.— Acte de naissance
de Theodore, né d’hier à
neuf heures du soir, fils légitime de Theodore Huet, negotiant, et de Louise Justine
Rousseau son épouse, demeurans en cette ville place Saint-Gilles. —
Témoins Jean Jacques Sebastien Huet,
meunier agé de trente ans, oncle de l’enfant, et Philippe Louis
Narcisse Baron, meunier agé de trente deux ans, oncle de l’enfant,
domiciliés de cette ville. — Constaté
suivant la loi par moi maire d’Etampes à la requisition du pere
et des temoins susnommés qui lecture faite de l’acte ont signé
avec moi. — [Signé:]
Th. Huet — Huet fils — Baron-Huet.”
|
Registre d’État
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
1820
|
Le 22 janvier, naissance
de sa future épouse: “Du samedi vingt
deux janvier mil huit cent vingt, une heure de relevé. —
Acte de naissance de Julie Duverger, du sexe féminin, née ce
jour à quatre heures du matin, chez ses père et mère,
fille en légitime mariage de Monsieur Henry Duverger, [raturé:
négociant] [ajouté par appel de croix: propriétaire],
âgé de vingt trois ans et de dame Julie Hautefeuille, âgée
de dix huit ans, son épouse, domiciliés dans cette ville, rue
des Cordelliers N° 24. — Les témoins
ont été les sieurs Louis Benoist Hautefeuille, propriétaire,
membre du Conseil Municipal, âgé de soixante cinq ans, bisayeul
de l’enfant et Pierre Théodore Rousseau, propriétaire, âgé
de soixante six ans, bisayeul maternel de l’enfant, domiciliés
en cette ville. — Sur la representation
de l’enfant et sur la déclaration de dame Etiennette Adélaïde
Boivin épouse Fortin, sage femme, âgé de quarante deux
ans, qui a procédé à l’accouchement, qui a ainsi que
le pere et les deux témoins signés avec nous, Maire après
lecture faite. — Rayé un mot nul. — [Signé:] Théodore Rousseau —
Duverger — Hautefeuille
Deshayes — Veuve Fortin —
Tullières.”
|
Registre d’État civil d’Étampes (Saisie de Jean-Claude
Didon, relue par B. G. 2011).
|
1837
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Le 23 décembre, mariage à Etampes avec Julie
Duverger: “Du samedi vingt-trois décembre
mil huit cent trente sept, quatre heures de relevée. — Sont comparus devant nous Christophe
Nicolas Brichard, premier adjoint au maire d’Etampes, officier public
de l’état civil de la dite ville. — Le sieur Théodore
Huet, propriétaire, âgé de trente un ans,
domicilié chez ses pere et mere, né à Etampes
le vingt-deux septembre mil huit cent six, fils majeur et en légitime
mariage de sieur Theodore Huet,
propriétaire, membre du conseil municipal de cette ville,
et du conseil d’arrondissement, âgé de cinquante-trois
ans, et de Louise Justine Rousseau, son épouse, âgée
de cinquante quatre ans, domiciliés de cette ville, rue Saint-Jacques,
n°135. — Et la demoiselle Julie Duverger, âgée
de près de dix-huit ans, domiciliée chez ses père
et mère, née à Etampes, le vingt-deux janvier
mil huit cent dix neuf, fille mineure et en légitime mariage de
sieur Henry Duverger, propriétaire, aussi membre du conseil municipal,
âgé de quarante un ans, et de Julie Hautefeuille, son épouse,
âgée de trente six ans, domiciliés de droit susdite
rue Saint-Jacques n°100. — Lesquels nous ont représenté
leurs actes de naissance et les actes de publication du présent
mariage, faits en cette ville les dimanches trois et dix décembre
présent mois, sans opposition. — Et après avoir visé ces
pièces pour être annexées, nous en avons donné
lecture aux parties comparantes assistées des quatre témoins
ci-après nommés et qualifiés, ainsi que du chapitre
six du titre du mariage sur les droits et les devoirs respectifs
des époux. — Ensuite nous avons reçu la déclaration
du sieur Théodore Huet, qu’il prend pour
sa légitime épouse la demoiselle Julie Duverger, et celle de
la demoiselle Julie Duverger qu’elle prend pour son légitime époux
le sieur Théodore Huet. — En conséquence nous avons déclaré
au nom de la loi que le sieur Théodore
Huet et la demoiselle Julie Duverger sont unis par le mariage. — Tout ce que dessus fait à Etampes
en l’hôtel de la mairie les dits jour, mois et an, en presence
et du consentement des pères et mères des époux,
et aussi en présence des sieurs Philippe Louis Narcisse
Baron, propriétaire, âgé de soixante trois ans,
oncle paternel de l’époux à cause de Marie Catherine Huet son épouse, François
Joseph Mainfroy, aussi propriétaire, administrateur de l’hospice
de cette ville, âgé de cinquante trois ans, aussi oncle paternel
de l’époux à cause de Anne Marie
Théodore Huet son épouse, Grégoire Venance Duverger,
propriétaire, âgé de soixante onze ans, grand oncle
paternel de l’épouse, et Pierre Auguste Duverger, propriétaire,
âgé de quarante deux ans, oncle de l’épouse, domiciliés
de cette ville, qui ont signé avec les époux, leurs pères
et mères et nous adjoint susnommé, après lecture
faite. — [Signé:] Th. Huet fils — Julie Duverger — Th. Huet — J. J. (?) Rousseau — Duverger — J. Hautefeuille — Mouchet (?) — Duverger [paraphe] — Duverger fils — Brichard [paraphe].”
|
Registre d’État
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
1838
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Le 26 mars,
naissance à Étampes de son fils Jules
Théodore.
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|
1841
|
Le 28 août,
naissance à Étampes de
son fils Paul Henry Théodore.
|
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1847
|
Le 26 mars,
naissance à Étampes de son fils Léonce Théodore.
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1853
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Le 14 février, décès à
Etampes de son père Théodore I.
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1855
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Le 8 mars,
décès à Paris de son fils aîné
Jules Théodore âgé
de dix-sept ans, au collège Rollin.
|
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1869
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Le 26 septembre, décès
à Etampes: “Du lundi vingt-sept
septembre mil huit cent soixante neuf, dix heures du matin. —
Acte de décès de Théodore Huet,
propriétaire, agé de soixante trois ans, décédé
hier à cinq heures du soir en son domicile en cette ville rue
Saint Jacques numéro quatre vingt dix, né à Etampes,
époux de Julie Duverger, agé [sic] de quarante neuf ans,
domiciliée de cette ville rue et numéro susdits, fils de
feu Théodore Huet et de Louise Justine Rousseau,
tous deux décédés à Etampes. —
Les témoins ont été les sieurs Paul
Henry Théodore Huet, propriétaire, âgé
de vingt huit ans, et Léonce Théodore
Huet, sans profession, agé de vingt un ans, tous deux fils
du décédé, domiciliés de cette ville, qui
ont signé avec nous Faustin Frédéric barré,
premeir membre du conseil municipal, à défaut de maire et
d’adjoints, après lecture faite du présent et le décès
constaté par nous soussigné. — [Signé:]
Paul Th. Huet —
Léonce Th. Huet —
Fred. Barré.”
|
Registre d’État civil d’Étampes
(saisie B. G. 2011).
|
1886
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Le 14 août,
décès de la veuve de Théodore Huet: “L’an
mil huit cent quatre-vingt six, le seize août à deux heures
et demie de relevée. Par devant nous Louis Laurent Chenu, maire
de la ville d’Etampes, officier de l’état civil de la dite ville
, département de Seine et Oise sont comparus: Léonce Théodore Huet, propriétaire,
âgé de trente huit ans, fils de la décédée,
ci après nommée qualifiée et Henri Théophile
Delafoy, aussi propriétaire âgé de soixante et onze
ans, domiciliés en cette ville. Lesquels, nous ont déclaré
que Julie Duverger, propriétaire âgée de soixante
six ans née à Etampes et y demeurant rue Saint-Jacques numéro
90, veuve de Théodore Huet, fille de Henri
Duverger et de Julie Hautefeuille son épouse, tous deux décédés
en cette ville, est décédée avant-hier en sa demeure,
à onze heures du matin et après nous être assurés
du décès nous avons dressé le présent et que
nous, Maire, sus nommé avons signé avec le premier témoin,
le second témoin ayant déclaré ne le savoir qu’après
lecture faite.”
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Registre d’État civil d’Étampes (saisie Jean-Claude Didon, 2011).
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13. Jules Théodore
Huet (1838-1855)
Date
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Renseignements disponibles
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Sources
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1838
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Le 26 mars, naissance à Étampes: “Du mardi
vingt sept novembre mil huit cent trente huit, trois heures de relevée. — Acte de naissance de Jules Théodore Huet, du sexe masculin, né
d’hier à neuf heures du soir chez ses père et mère,
fils en légitime mariage de Théodore
Huet, propriétaire, âgé de trente deux ans,
et de Julie Duverger, son épouse, âgée de dix huit
ans, domiciliés de cette ville, rue de la Porte Dorée.
— Les témoins
ont été les sieurs Théodore
Huet, propriétaire, âgé de cinquante quatre ans,
et Henry Duverger, aussi propriétaire, âgé de quarante
deux ans, tous deux aïeux de l’enfant, domiciliés de cette
ville. — Sur la représentation
de l’enfant et sur la declaration du père d’icelui, qui a, ainsi
que les témoins, signé avec nous François Charles
Cresté, maire de la ville d’Etampes, officier de la légion
d’honneur, après lecture faite. — Th. Huet — Th. Huet — Duverger — C. Cresté.”
|
Registre d’État
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
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1855
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Le 8 mars, décès à Paris: “Du
jeudi dix mai mil huit cent cinquante cinq, heure de midi. — Nous Ambroise-Charles Buchère,
second adjoint spécialement délégué par
le maire d’Etampes, officier public de l’état civil de la dite
ville, avons transcrit sur le présent registre l’acte de décès
dont la teneur suit. — Ville de Paris, — Extrait du registre des actes de décès de la
douzieme mairie pour l’année mil huit cent cinquante cinq, délivré
– Du huit mars mil huit cent cinquante cinq à midi. — Acte de décès de Jules-Théodore Huet, décédé
aujourd’hui à sept heures du matin, à Paris, rue des
Postes, numéro quarante-deux, âgé de dix-sept
ans, élève né à Etampes (Seine-et-Oise)
célibataire, fils de Théodore
Huet, propriétaire, et de Julie Duverger, son épouse,
demeurans à Etampes (Seine-et-Oise). — Sur la déclaration de Charles-Auguste
Defauconpret, âgé de cinquante-sept ans, directeur du
collège Rollin, y demeurant, et de Claude Landois, âgé
de cinquante-un ans, procureur gérant du dit collège,
y demeurant, qui ont signé avec nous, adjoint au maire du douzième
arrondissement, lecture faite du dit acte. — Signé: Defauconpret — Landois et Perducet adjoint. — Pour copie conforme — Signé: A. C. de Dancourt. — Pour extrait conforme, l’adjoint délégué
[Signé:] Amb. Buchere adj.”
|
Registre d’État
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011). L’original conservé à Paris a été
détruit avec le reste de l’état civil de Paris pendant
les événements de la Commune.
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14. Paul
Henry Théodore Huet (1841-?)
Date
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Renseignements disponibles
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Sources
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1841
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Le 28 août, naissance à Étampes: “Du lundi trente août mil huit cent quarante un, quatre
heures de relevée. — Acte de naissance de Paul Henry Théodore
Huet, du sexe masculin, né d’avant-hier douze deures du
soir chez ses père et mère, fils en légitime mariage
de Théodore Huet, propriétaire,
âgé de quarante un ans, et de madame Julie Duverger,
son épouse, âgée de vingt sept ans, domiciliés
de cette ville, rue Saint Jacques numéro quatre vingt dix. — Les témoins ont été
messieurs Théodore Huet, propriétaire,
aieul paternel de l’enfant, âgé de soixante trois ans,
et Henry Duverger, aussi propriétaire, aieul maternel de l’enfant,
âgé de quarante quatre ans, aïeul maternel du dit
enfant, domiciliés de cette ville. — Sur la représentation de l’enfant
et sur la declaration du père d’icelui, qui a, ainsi que les
témoins, signé avec nous François Charles Cresté,
maire de la ville d’Etampes, officier de la légion d’honneur,
après lecture faite. — Th. Huet fils — Duverger [paraphe] — Duverger — C. Cresté.”
|
Registre d’État
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
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1869
|
Le 27 septembre, témoin
de décès de son père à Etampes: “Les témoins ont été les sieurs Paul Henry Théodore Huet, propriétaire,
âgé de vingt huit ans, et Léonce
Théodore Huet, sans profession, agé de vingt un
ans, tous deux fils du décédé, domiciliés
de cette ville.”
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Registre d’État civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
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1876
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Le 5 septembre,
Paul Huet témoin à Etampes du mariage de son cousin Emile Huet: “Paul Henry Théodore Huet, propriétaire,
âgé de trente cinq ans, cousin de l’épouse, domicilié
à Etampes.”
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Registre d’État civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
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?
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Décès
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15. Léonce
Théodore Huet (1847-?)
Date
|
Renseignements disponibles
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Sources
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1847
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Le 26 mars, naissance à Étampes: “Du samedi
dix huit décembre mil huit cent quarante sept, onze heures du
matin. — Acte de
naissance de Léonce Théodore Huet,
du sexe masculin, né d’hier douze deures du soir chez ses père
et mère, fils en légitime mariage de monsieur
Théodore Huet, propriétaire,
âgé de trente quatre ans, et de Julie Duverger, son épouse,
âgée de vingt un ans, domiciliés de cette ville,
rue de la Porte Dorée. — Les témoins ont été les sieurs Pierre
Auguste Duverger, propriétaire, âgé de quarante
six ans, grand oncle maternel de l’enfant, et Henry Duverger, aussi propriétaire,
âgé de cinquante un ans, aïeul maternel du dit enfant,
domiciliés de cette ville. — Sur la représentation de l’enfant et sur la declaration
du père d’icelui, qui a, ainsi que les témoins, signé
avec nous Louis Narcisse Venard, maire provisoire de la ville d’Etampes,
après lecture faite. — Th. Huet fils — Th. Huet — Duverger — Venard [paraphe].”
|
Registre d’État
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
1869
|
Le 27 septembre, témoin
de décès de son père à Etampes: “Les témoins ont été les sieurs Paul Henry Théodore Huet, propriétaire,
âgé de vingt huit ans, et Léonce
Théodore Huet, sans profession, agé de vingt un
ans, tous deux fils du décédé, domiciliés
de cette ville.”
|
Registre d’État civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
Avant 1880
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Mariage avec Clémence Henriette Delafoy, étampoise, mais ailleurs
qu’à Étampes.
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Vers 1880
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Naissance de sa fille
Clotilde, ailleurs qu’à Étampes.
|
Cf. infra.
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1886
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Le 16 août,
témoin du décès de sa mère: “Léonce Théodore Huet, propriétaire,
âgé de trente huit ans, fils de la décédée,
ci après nommée qualifiée et Henri Théophile
Delafoy, aussi propriétaire âgé de soixante et onze
ans, domiciliés en cette ville.”
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Registre d’État civil d’Étampes (saisie Jean-Claude Didon, 2011).
|
1891
|
Le recensement de
1891 trouve au n°90 de la rue Saint-Jacques: “Léonce Huet, propriétaire, chef [de famille],
43 ans — Clémence
Delafoy, son épouse, propriétaire, 44 ans —
Clotilde Huet, leur fille, 11 ans — Joseph Lique (ou Ligne),
domestique, 22 an”.
|
Recensement de 1891
numérisé et mis en ligne par les Archives départementales
de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste 2011).
|
1893
|
Le 5 mai, décès
de sa femme Clémence Henriette Delafoy.
|
|
1896
|
Le recensement de
1896 trouve au n°90 de la rue Saint-Jacques: “Léonce Huet, rentier, chef [de famille], 48 ans — Léonard Petit, beau-frère,
58 ans — Pauline Delafoy,
belle-sœur, 51 ans — Georges
Laurent, ami, sans profession, 9 ans”.
|
Recensement de 1896
numérisé et mis en ligne par les Archives départementales
de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste 2011).
|
Vers 1900
|
Mariage de sa fille avec
Gabriel Filiol, ailleurs qu’à Étampes.
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Cf. infra.
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1901
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Le recensement de
1901 trouve au n°92 de la rue Saint-Jacques: “Léonce Huet, sans profession, chef [de famille], 53
ans — Gabriel Filiol, son gendre,
25 ans — Clotilde Huet,
sa fille, 22 ans — Léonce
Filiol, son petit-fils, 6 mois”.
|
Recensement de 1901
numérisé et mis en ligne par les Archives départementales
de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste 2011).
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1906
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Le recensement de
1901 ne les trouve plus à cette adresse.
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Recensement de 1906
numérisé et mis en ligne par les Archives départementales
de l’Essonne (exploré par Bernard Gineste 2011).
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?
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Décès
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D.1) Descendance
de Jean Jacques Sébastien Huet (ses six enfants)
16.
Angélique Victoire Huet (1797-1799)
Date
|
Renseignements disponibles
|
Sources
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1797
|
Le 24 juillet, naissance: “Aujourd’huy sept thermidor
an cinq de la republique française une et indivisible [25
juillet 1797], en la maison commune et par
devant moi officier public soussigné — Est comparut [sic] le citoyen Jean Jacques
Sebastien Huet marchand farinier demeurant faubourg du Midy
au moulin d’En Haut, lequel m’a déclaré que le six
presant mois, en son domicile, luy est née
une fille de son legitime mariage d’entre luy et
la citoyenne Angelique Victoire Mainfroy son épouse, qu’il
m’a presentée et à laquelle il a été donné
les prenoms de Angelique Victoire.
— En presence
du dit Jean Jacques Huet pere de
l’enfant, declarant, du citoyen Jacques
Huet demeurant à Morignie [sic], grand pere de l’enfant,
de la citoyenne Angelique Carré épouse de Pierre Joseph
Mainfroy, grande mere [sic] de l’enfant, qui ont signé avec
moi. — [Signé:]
Huet — Huet pere — femme Mainfroy — Petit. off. p.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
1799
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Le 16 février, décès: “Aujourd’huy vingt huit pluviose an sept de la republique française
[16 février 1799], en la maison commune et devant moy administrateur
municipal soussigné, pour l’absence de l’officier public — Est comparu le citoyen Jean Jacques Sebastien Huet, marchand farinier,
domicilié en cette commune, section du Midy, lequel m’a déclaré
que ce jourd’huy cinq heures du matin, en son domicile est decedée
Angelique Victoire Huet, sa fille, et
de la citoyenne Angelique Victoire Mainfroy sa femme, agée de dix
huit mois, celibataire, native de cette commune. — D’après laquelle declaration je
me suis transporté au susdit domicile, où après
m’etre assuré du dit décès, j’ai fait et dressé
le present acte en presence du pere de l’enfant, declarant, et du
citoyen Germain Riquois garçon meunier domicilié en
la dite commune section du Midy, temoins majeurs, qui ont signé
excepté le declarant qui a dit ne le savoir. — [Signé:] Huet fils — G. Riquois — Fineau ad(ministrateu)r.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
17.
Célestine Huet (1799-1818)
Date
|
Renseignements disponibles
|
Sources
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1799
|
Le 14 décembre, naissance: “Aujourd’huy vingt quatre frimaire an huit de la republique
française [15 décembre 1799], en la maison commune et
par devant moi administrateur municipal soussigné faisant
fonction d’officier public — Est comparu le citoyen Jean Jacques Sebastien
Huet marchand farinier domicilié de cette commune section du
Midy, lequel m’a déclaré que le jour d’hier, neuf heures du
matin, en son domicile et du legitime mariage d’entre lui et la citoyenne
Angelique Victoire Mainfroy sa femme est née une fille qu’il m’a
presentée et à laquelle il a été donné
le prenom de Celestine. — Le present a été fait
en presence du pere de l’enfant, du citoyen Pierre Joseph Mainfroy
negotiant domicilié de cette commune, susditte section, ayeul
de l’enfant, et de la citoyenne Marie Rousseau epouse du citoyen Jacques Huet marchand farinier domicilié en
la commune de Morigny, ayeule de l’enfant, témoins majeurs qui
ont signés avec moi. — [Signé:]
Mainfroy — M.
Rousseau — J. J. S. Huet — Petit. o. p.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
1815
|
Le 20
janvier, décès de son père Jean Jacques Sébastien Huet,
marchand meunier.
|
|
1817
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Le recensement de 1817 trouve
n°6 de la rue Saint-Martin: “Angélique Victoire Mainfroy
veuve Huet, 41 ans — Célestine Huet, sa fille, 17 ans [mention
marginale: décédée le 30 mars 1818] — Charles Huet, 8 ans — Gabriel Foucault, garde moulin,
32 ans — Elisabeth Léger, domestique, 21 ans”.
|
Recensement de 1817 conservé
aux Archives municipales d'Étampes (saisie
Bernard Gineste, 2011).
|
1818
|
Le 30 mars, décès: “Du lundi
trente mars mil huit cent dix huit, deux heures de relevée. — Acte de décès de demoiselle
Celestine Huet, âgée de dix huit
ans, trois mois, décédée ce jour à six heures
et demi du matin, fille en légitime mariage de feu sieur
Jean Jacques Sebastien Huet, en son vivant
négociant en farine, et de dame Angelique Victoire Mainfroy Mainfroy
son épouse, sa veuve, domiciliée de cette ville, rue Saint
Martin N°6. — Sur
la declaration faite par le sieur François Joseph Mainfroy, âgé
de trente neuf ans, oncle maternel, et [ajout par appel de croix: Philippe]
Louis Narcisse Baron, âgé de quarante quatre ans, oncle paternel
à cause de Marie Catherine Huet son épouse,
négociant en farine, domiciliés de cette ville, qui ont
signé lecture faite. Rayé un mot nul. — [Signé:] Mainfroy — Baron-Huet. — Constaté suivant la loi par
moi Pierre Louis Marie de Tullières, maire d’Etampes, chevalier
de saint Louis et de saint Lazare, faisant fonctions d’officier public
de l’état civil soussigné. — [Signé:] Tullières.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
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18.
Jacques Joseph Huet (1801-1802)
Date
|
Renseignements disponibles
|
Sources
|
1801
|
Le 18 août, naissance d’un fils du meunier: “Du premier fructidor an neuf de la république [19
août 1801]. Acte de naissance de Jacques
Joseph né d’hier [18 août] onze heures du matin,
fils légitime de Jean Jacques Sebastien
Huet marchand meunier et de Angelique Victoire Mainfroy son épouse
demeurans rue Saint Martin N° [blanc] – Témoins François
Joseph Mainfroy marchand farinier oncle maternel de l’enfant, et
Marie Catherine Huet femme de Philippe Louis Narcisse Baron meunier,
tante du côté paternel, tous deux majeurs, domiciliés
en cette ville. Constaté suivant la loi par moi maire d’Etampes,
sur la requisition du pere et des temoins susnommés qui ont signé
avec moi. — [Signé:] Mainfroy fils — Huet fils — M. C. H. femme Baron — Bouraine
[paraphe].”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
| 1802 |
Le 14 septembre, décès de ce fils: “Du mercredy
vingt huit fructidor an dix de la république [15 septembre
1802]. Acte de décès de Jacques
Joseph Huet agé de un an vingt huit jours, décédé
hier six heures du soir, fils de Jean
Jacques Sebastien Huet, meunier, et de Angelique Victoire Mainfroy
son épouse demerans en cette ville rue Saint Martin N°8, — Sur la declaration faite par le pere du décédé
et par Marc Jean Rotisset écrivain majeur demeurant en cette
ville – J’ai maire d’Etampes constaté le décès
et rédigé le présent acte que les declarans
ont signé avec moi. — [Signé:]
Huet fils — Rotisset — Bouraine [paraphe].”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
19.
Justin Huet (1803-1805)
Date
|
Renseignements disponibles
|
Sources
|
1803
|
Le 10 août, naissance d’un fils du meunier, Justin:
“Du vendredi vingt quatre thermidor
an onze de la republique [12 août 1803]. — Acte de naissance de Justin,
né du vingt deux precedent [10 août 1803] à deux heures
après midi du legitime mariage de Jean Jacques Sebastien Huet, meunier, et de Angelique
Victoire Mainfroy son épouse, demeurans en cette ville rue
Saint Martin. — Témoins, François
Joseph Mainfroy, meunier, oncle de l’enfant, et Georges Christophe
Guettard, meunier, cousin de l’enfant, majeurs, domiciliés de
cette ville. — Constaté suivant la
loi par moi maire d’Etampes sur la requisition du pere et des temoins susnommés
qui lecture faite de l’acte ont signé avec moi. — [Signé:] Mainfroy fils — Huet fils — Guettard Carré — Bouraine.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
| 1805 |
Le 10 juin, décès d’un fils du meunier, Justin:
“Du mardi vingt deux prairial an
treize de la republique [11 juin 1805], huit
heures du soir. — Acte de décès de Justin
Huet, décédé d’hier à sept heures
du soir agé de vingt deux mois, fils de Jean Jacques Sebastien Huet, meunier, et de
Angelique Victoire Mainfroy son épouse, demeurans en cette ville
rue Saint Martin. —Germain Riquois mesureur
agé de quarente ans, domciliés de cette ville. Sur
la declaration faite par le dit Huet, pere susnommé
du decedé et — J’ai maire d’Etampes
constaté le décès et redigé le present
acte que les declarans lecture faite ont signé avec moi. — [Signé:] Huet fils — Riquois — Romanet.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
20. Narcisse Apolin Huet (1806-1807)
Date
|
Renseignements disponibles
|
Sources
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1806
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Le 30 avril, naissance au moulin d’un fils du meunier, Narcisse Apolin: “Du
jeudi premier mai mil huit cent six à deux heures de l’après
midi, — Acte de naissance
de Narcisse Apolin, né d’hier à
quatre heures de l’après midi, fils legitime de Jean Jacques Sebastien Huet, meunier, et de Angelique
Victoire Mainfroy, son épouse, demeurans en cette ville rue
Saint Martin. — Témoins
Theodore Huet, negotiant agé de vingt
deux ans oncle de l’enfant, et Philippe Louis Narcisse Baron, meunier,
agé de trente deux ans, aussi oncle de l’enfant, domiciliés
de cette ville. — Constaté suivant la loi par moi maire d’Etampes
à la requisition du pere et des temoins susnommés qui
lecture faite de l’acte ont signé avec moi. — [Signé:] Th. Huet — Huet fils — Baron-Huet — Romanet.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
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1807
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Le 14 septembre, décès de ce fils: “Du mardy
dix huit aoust mil huit cent sept. Acte de décès de
Narcisse Apolin Huet, décédé
d’hier à sept heures du soir, agé
de quinze mois, fils de Jean Jacques Sebastien Huet, meunier, et de
Angelique Victoire Mainfroy son épouse demeurans à Saint
Martin. — Sur la declaration faite par le pere
susnommé et Philippe Louis Narcisse Baron, meunier, agé
de trente trois ans, oncle de l’enfant domicilié de cette ville — J’ai maire d’Etampes constaté
le décès et rédigé le présent acte
que les declarans lecture faite ont signé avec moi. — [Signé:] Huet fils — Romanet — Baron-Huet.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
21. Charles
Huet I (1808-1886), meunier, époux de Sophie Penot (1815-1834)
puis de Emilie Aubin (1815-1869)
Date
|
Renseignements disponibles
|
Sources
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1808
|
Le 22 août, naissance à Étampes: “Du
lundy vingt deux aout mil huit cent huit, onze heures du matin. —
Acte de naissance de Charles, né du vingt
du present mois, cinq heures du soir, fils legitime de Jean Jacques Sebastien Huet, marchand de farines,
et de Angelique Victoire Mainfroy son épouse, demeurants
en cette ville rue Saint Martin. — Témoins
Philippe Louis Narcisse Baron, marchand de farines, âgé
de trente quatre ans, oncle de l’enfant, et Charles Augustin Carré,
propriétaire, agé de vingt trois ans, cousin issu
de germain de l’enfant, domiciliés de cette ville. —
Constaté suivant la loi par moi maire d’Etampes à la réquisition
du pere et des témoins susnommés, qui lecture faite ont signé
avec moi. — Huet fils — Barron-Huet — Carré —
Romanet.”
|
Registre d’État
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
1817
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Le recensement de 1817 trouve
n°6 de la rue Saint-Martin: “Angélique Victoire Mainfroy
veuve Huet, 41 ans — Célestine Huet, sa fille, 17 ans [mention
marginale: décédée le 30 mars 1818] — Charles Huet, 8 ans — Gabriel Foucault, garde moulin,
32 ans — Elisabeth Léger, domestique, 21 ans”.
|
Recensement de 1817 conservé
aux Archives municipales d'Étampes (saisie
Bernard Gineste, 2011).
|
1832
|
Le 3 septembre,
premier mariage à Étampes: “Du
lundi trois septembre mil huit cent trente deux, neuf heures du
matin, — sont comparus
devant nous Jean Gilles Boivin Chevallier, maire de la ville d’Etampes,
chevalier de la légion d’honneur, faisant fonctions d’officier public
de l’état civil de la dite ville — Le sieur Charles Huet, meunier marchand de farines, âgé
de vingt quatre ans, domicilié à Morigny, commune de ce canton,
chez sa mère, né le vingt août mil huit cent huit, fils
majeur et en legitime mariage de feu sieur Jean Jacques
Sebastien Huet, en son vivant marchand meunier, décédé
en cette ville le vingt janvier mil huit cent quinze, et de dame Angelique
Victoire Mainfroy, son épouse, sa veuve, domiciliée en la
dite commune de Morigny. — Et la demoiselle
Sophie Penot, âgée de près de dix sept ans, domicilié
de fait à Etampes, chez M. François Joseph Mainfroy, son
oncle et tuteur, rue Saint Jacques n°3, et de droit chez dame Margueritte
Elisabeth Dollon, veuve du sieur Cantien Penot, son aïeule paternelle
âgée de soixante treize ans, domiciliée à Barmainville,
département d’Eure-et-Loir, née en la susdite commune de
Morigny le cinq septembre mil huit cent quinze, fille mineur et en légitime
mariage de feu sieur Simon Penot, en son vivant aussi marchand meunier,
aussi décédé à Morigny le onze juillet mil
huit cent dix neuf, et de feu dame Marie Sophie Huet,
son épouse, également décédée à
Morigny le cinq septembre mil huit cent vingt un. —
Lesquels nous ont représenté leurs actes de naissance, l’acte
de décès du père du futur, les actes aussi de décès
des père, mère, de l’aïeul paternel et des aïeux
maternels de la future, les actes de publication du présent mariage
faits en cette ville et en la dite commune de Barmainville les dimanches
vingt deux et vingt neuf juillet dernier, et en la dite commune de Morigny
les dimanches vingt juillet et cinq août aussi dernier. — Et
après avoir visé ces pièces pour être annexées,
nous en avons donné lecture aux patrties comparantes, assistées
des quatre témoins ci après nommés et qualifiés,
ainsi que du chapitre six du titre du mariage sur les droits et les devoirs
respectifs des époux. — Ensuite nous
avons reçu la déclaration du sieur Charles Huet qu’il prend pour sa légitime
épouse la demoiselle Sophie Penot, et celle de la demoiselle
Sophie Penot qu’elle prend pour son légitime époux
le sieur Charles Huet. —
En conséquence nous avons déclaré au nom de
la loi que le sieur Charles Huet et la demoiselle
Sophie Penot sont unis par le mariage. — Tout ce que
dessus fait à Etampes en l’hôtel de la mairie, les jours,
mois et an que dessus, en présence et du consentement de la mère
de l’époux, de l’aïeule paternelle de l’épouse, et
aussi en présence des sieurs Théodore
Huet, membre du conseil municipal, âgé de quarante huit
ans, oncle de l’époux, Philippe Louis Narcisse Baron, propriétaire,
âgé de cinquante huit ans, oncle des époux à
cause de dame Marie Catherine Huet son épouse,
domiciliés de cette ville, Charles Dominique Gandrille,
cultivateur, âgé de trente six ans, oncle de l’épouse,
à cause de dame Catherine Aimée Penot son épouse,
domicilié en la dite commmune de Barmainville, et Pierre
Penot, aussi cultivateur, âgé de quarante huit ans,
aussi oncle de l’épouse, domicilié à Rouvray-Saint-denis,
département d’Eure et Loir, qui ont signé avec les époux,
la mère de l’époux, l’aïeule paternelle de l’épouse
et nous maire après lecture faite. —
[Signé:] Charles Huet —
Sophie Penot — A. V. Mainfroy
veuve Huet ainé — M. E. Dollon
veuve Penot — Mainfroy —
Th. Huet —
Baron-Huet — Gandrille —
Penot — Boivin Chevallier.”
|
Registre d’État civil d’Étampes
(saisie B. G. 2011).
|
1833
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Le 24 décembre, naissance de son fils Charles à
Morigny: “Du mercredi
vingt cinq décembre mil huit cent trente trois, à
une heure de relevée. — Acte de naissance
de Charles, du sexe masculin, né
d’hier vers les trois heures de relevée, chez ses père
et mère, fils de monsieur Charles Huet,
négociant, âgé de vingt cinq ans, et de madame
Sophie Penot, âgée de dix huit ans, ses père et mère,
mariés, demeurants à Morigny. — Les
témoins ont été messieurs Eugène Baron, négociant,
âgé de trente ans, et Etienne Benjamin Rousseau, garde moulin,
âge de trente ans, tous deux demeurants au dit Morigny, —
L’enfant nous a été représenté et la déclaration
faite par le sieur Charles Huet, dénommé
et qualifié ci-dessus, qui a signé avec les témoins
et avec nous adjoint au maire de la commune de Morigny-Champigny,
sépcialement délégué, officier de l’état
civil, après lecture faite. — [Signé:]
Eu. Baron — Et. Rousseau — Piché
adjoint.”
|
Registre d’État
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
1834
|
Le
7 février, décès à Morigny de sa première
épouse Sophie Penot: “Du samedi huit
février mil huit cent trente quatre, heure de midi. —
Acte de décès de Sophie Penot, âgée de dix
huit ans et demi, née en cette commune de Morigny-Champigny, décédée
le sept du présent mois, vers une heure et demie de relevée,
en sa demeure, épouse de Charles Huet, négociant,
demeurant à Morigny, fille de défunt Simon Penot et
de défunte Sophie Huet. —
Les témoins ont été messieurs François
Joseph Mainfroy, propriétaire, âgé de cinquante
cinq ans, et Philippe Louis Narcisse Baron, aussi propriétaire,
âgé de cinquante neuf ans, tous deux demeurants à
Etampes, oncles de la décédée du côté
maternel. —
Lesquels ont signé avec nous adjoint [au]
maire de la commune de Morigny-Champigny, spécialement délégué,
après lecture faite et le décès constaté
par nous soussigné. — [Signé:]
Mainfroy — Baron-Huet —
??? — Penot — Piché
adjoint.”
|
Registre d’État civil de
Morigny (saisie B. G. 2011).
|
1835
|
Le 1er
juin, remariage à Étampes avec Emilie Aubin: “Du
lundi premier juin mil huit cent trente cinq, neuf heures du matin. — Sont
comparus devant nous Christophe Nicolas Brichard, premier adjoint au maire
d’Etampes, officier public de l’état civil de la dite ville. — Le
sieur Charles Huet, marchand meunier, âgé
de vingt six ans, domicilié de cette ville, rue Saint-Jacques
n°12, né au dit lieu, le vingt août mil huit cent huit,
fils majeur et en légitime mariage de feu sieur Jean Jacques Sébastien Huet, en son vivant
aussi marchand meunier, décédé à Etampes le
vingt janvier mil huit cent quinze, et de dame Angélique Victoire
Mainfroy, son épouse, sa veuve, âgée de soixante ans,
domiciliée de cette ville, susdite rue Saint-Jacques, même
numéro, le dit futur veuf en premieres noces de dame Sophie Penot,
son épouse, décédée à Morigny,
commune de ce canton, le sept février mil huit cent trente quatre. —
Et la demoiselle Emilié Aubin, âgée de vingt ans,
domiciliée de cette ville, chez ses père et mère,
née en la dite ville, le six fevrier mil huit cent quinze, fille
mineure et en légitime mariage de sieur Rosier Fleury Aubin,
marchand meunier, âgé de quarante un ans, et de dame Emilie
Baron, son épouse, âgée de trente huit ans, domiciliés
à Etampes, rue Saint-Martin n°4. —
Lesquels nous ont représenté leurs actes de naissance,
l’acte de décès du père du futur, celui aussi de
décès de la première épouse, et les actes
de publication du présent mariage, faits en cette ville les dimanches
trois et dix mai dernier, sans opposition. — Et après
avoir visé ces pièces pour être annexées,
nous en avons donné lecture aux parties comparantes assistées
des quatre témoins ci-après nommés et qualifiés,
ainsi que du chapitre six du titre du mariage sur les droits et les
devoirs respectifs des époux. — Ensuite nous
avons reçu la déclaration du sieur Charles Huet, qu’il prend pour sa légitime
épouse la demoiselle Emilie Aubin, et celle de la demoiselle
Emilie Aubin qu’elle prend pour son légitime époux
le sieur Charles Huet. — En
conséquence nous avons déclaré au nom de la loi
que le sieur Charles Huet et la demoiselle
Emilie Aubin sont unis par le mariage. — Tout ce que
dessus fait à Etampes en l’hôtel de la mairie les dits
jour, mois et an, en presence et du consentement de la mère de
l’époux, des père et mère de l’épouse, et
aussi en présence des sieurs Théodore Huet, propriétaire,
âgé de cinquante ans, oncle paternel de l’époux,
François Joseph Mainfroy, aussi propriétaire âgé
de cinquante six ans, oncle maternel de l’époux, Jean Sébastien
Noël Aubin, également propriétaire, âgé
de soixante huit ans, aïeul paternel de l’épouse et Philippe
Louis Narcisse baron, propriétaire, âgé de soixante
un ans, aïeul maternel de l’épouse, domiciliés de cette
ville, qui ont signé avec les époux, la mère de l’époux,
les père et mère de l’épouse et nous adjoint susnommé,
après lecture faite. — [Signé:]
C. Huet — A.
Aubin — R. F. Aubin — A. V. Mainfroy —
J. S. N. Aubin — Baron-Huet —
Baron-Boudron (?) — Brichard [paraphe].”
|
Registre d’État civil d’Étampes
(saisie B. G. 2011).
|
Entre
1841 et 1846
|
Charles
Huet emménage au n°12 de la rue Saint-Jacques (aujourd’hui
n°12 de la rue Louis-Moreau). En voici les habitants précédents
en 1836 d’après le recensement de cette année-là:
“Victoire Mainfroy veuve Huet, propriétaire,
60 ans — Germain Rousseau, domestique, 31 ans — Ursule
Boucher, domestique, 30 ans — Louis Drot, propriétaire,
conseiller municipal, 67 ans — Marie Françoise Dallier,
domestique, 34 ans.” [En fait ces deux derniers paraissent des voisins
à ce qu’il ressort des rencements suivants]. En 1841, on n’y trouve
plus qu’une famille de domestiques: “Germain Rousseau, domestique,
35 ans — Ursule Boucher, sa femme, 35 ans — Eugène Rousseau,
son fils, 9 ans — Jules Rousseau, idem, 3 ans.”
|
Recensements
de 1836 et 1841 numérisés et mis en ligne par les
Archives départementales de l’Essonne (saisie de Bernard
Gineste 2011).
|
1846
|
Le
recensement de 1846 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Charles Huet, propriétaire, 37 ans — Emilie
Aubin, son épouse, 31 ans — Edmond Emile Huet,
leur fils, 8 ans — Sophie Louise Rousseau, domestique, 16 ans — Germain
Alphonse Rousseau, domestique, 37 ans — Marie Anne Bouché
femme Riché (?), domestique, 38 ans.”
|
Recensement
de 1846 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
|
1846
|
Charles Huet membre du conseil municipal sous le
second mandat du maire Albin-Nicolas Pommeret des Varennes.
|
Liste des édiles
municipaux étampois au XIXe siècle (en ligne ici)
|
1847
|
Charles Huet, adjoint provisoire du maire
provisoire Louis-Narcisse Venard, tous deux nommés par un arrêté
préfectoral du 19 novembre 1847.
|
Liste des édiles
municipaux étampois au XIXe siècle (en ligne ici)
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1848
|
Charles Huet, premier adjoint du maire Albin-Nicolas
Pommeret des Varennes, à partir du 8 janvier.
|
Liste des édiles
municipaux étampois au XIXe siècle (en ligne ici)
|
1850
|
Charles Huet, premier adjoint du maire Charpentier-Rousseau,
tous deux nommés par un Décret du Président
de la République du 7 février.
|
Liste des édiles
municipaux étampois au XIXe siècle (en ligne ici)
|
1850-1851
|
Le maire et
ses adjoints, dont Charles Huet, démissionnent
le 12 août 1850, reviennent le 17 septembre 1850, et sont révoqués
en novembre 1851 (Marquis).
|
Liste des édiles
municipaux étampois au XIXe siècle (en ligne ici)
|
1851
|
Le 30
janvier 1851, naissance à Paris (VIIe arrondissement)
d’un fils de Charles Huet,
Emile Charles Joseph Huet.
|
Acte
de mariage d’Emile Charles Joseph Huet (1876).
|
1851
|
Le
recensement de 1851 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Charles Huet, propriétaire, 42 ans — Emilie
Aubain, 36 ans — Emile Charles Joseph Huet, 3 mois
— Germain Rousseau, domestique, 42 ans — [prénom non renseigné]
Pauline [N.B.: Il s’agit en fait de Pauline Renard comme on le voit
en 1856], domestique, 23 ans — Sophie Rousseau, domestique, 21 ans.”
|
Recensement
de 1851 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
|
1852
|
Charles Huet ne fait plus partie de l’équipe
mise en place par le Décret du Président de la République
du 24 juillet 1852. On ne l’y verra plus. Il est sans doute royaliste. |
Liste des édiles
municipaux étampois au XIXe siècle (en ligne ici)
|
1856
|
Le recensement de 1856 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Charles Huet, propriétaire, chef de ménage,
47 ans — Emilie Aubin femme Huet, sa femme, 41 ans — Charles Huet, leur fils, 22 ans —
Edmond Emile Huet, son frère, 18
ans — Emile Charles Joseph Huet, frère des
2 précédents, 5 ans — Pauline Renard, cuisinière,
28 ans — Louise Gourdes, femme de chambre, 34 ans — Emilie Baron veuve
Aubin, propriétaire, 59 ans — Anastasie Zoé
Genty, domestique, 30 ans — Joséphine Genty veuve Charron, domestique,
38 ans”.
|
Recensement
de 1866 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
|
1861
|
Le recensement de 1861 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Charles Huet, propriétaire, 52 ans — Emilie
Aubin femme Huet, sa femme, 45 ans — Edmond Emile
Huet, sans profession, 23 ans — Louise Rosalie Gourde, femme
de chambre, 39 ans — Honorine Barré veuve Lesage, cuisinière,
38 ans — Georges Antoine Stehling, domestique, 31 ans”.
|
Recensement
de 1861 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
|
1866
|
Le
recensement de 1866 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Charles Huet, propriétaire, 59 ans — Emélie
Aubin, 51 ans — Edmond Huet, 28 ans — Louise Gourde,
femme de chambre, 44 ans — Claire Marcoult, domestique, 24 ans”.
|
Recensement
de 1866 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
|
1868
|
Commande anonyme
et réalisation par le maître-verrier Alfred Gerente d’une
verrière dans la collégiale Notre-dame d’Etampes, représentant
saint Clément, saint patron des meuniers, avec l’inscription
latine suivante: “In memoriam Jacobi Huet molitoris Moriniacensis anno
1770 et uxoris ejus Mariae Rousseau. A. Gerente pict. vitr.
Parisiensis”, c’est-à-dire “A la mémoire de Jacques Huet, meunier de Morigny l’an 1770, et
de son épouse Marie Rousseau. Alfred Gerente, peintre verrier
de Paris.” On notera les parentés de conception entre
cette verrière et la fontaine non datée qui orne la cour
du n°12 de la rue Saint-Jacques (aujourd’hui rue Louis-Moreau): d’abord
pour l’aspect général de la composition; ensuite pour son
inspiration extrêmement savant et archéologisante. On y
voit plus la patte d’Emile Huet que de son père,
même si c’est ce dernier qui a dû financer la réalisation
de cette verrière.
|
Collégiale
Notre-Dame d’Etampes
|
1869
|
Le 21
décembre, décès à Étampes de
la seconde épouse de Charles Huet, Emilie Aubin.
|
|
1872
|
Le
recensement de 1872 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Charles Huet, propriétaire, 64 ans — Edmond Emile Huet, 34 ans — Emile Charles Jacques,
étudiant, 21 ans — Joséphine Genty, domestique, 55 ans
— Louise Rosalie Gourde, femme de chambre, 50 ans — Emile Paul Septier,
domestique, 28 ans”.
|
Recensement
de 1872 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
|
1876
|
Le
recensement de 1876 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Charles Huet, propriétaire, 68 ans —
Edmond Emile Huet, 38 ans — Louise Pauline
Ridet, domestique, 28 ans — Edmond Houdouin, domestique, 24 ans”.
|
Recensement
de 1876 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
|
1881
|
Le
recensement de 1881 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Charles Huet, propriétaire, chef de famille,
71 ans — Edmond Huet, propriétaire, fils,
43 ans — Georges Limet, domestique, 17 ans — Léontine Legrand,
domestique, 30 ans”.
|
Recensement
de 1881 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
|
1886
|
Le
6 janvier, décès à Etampes: “L’an mil huit cent quatre vingt six, le six janvier à
onze heures du matin. Par devant nous Alphonse Moullé premier
adjoint remplissant les fonctions d’officier de l’état civil
de la ville d’Etampes, département de Seine et Oise, par empêchement
de monsieur le maire, sont comparus: Charles
Huet, rentier âgé de cinquante deux ans, demeurant à
Etampes, et Emile Huet, avocat, âgé
de trente quatre ans, demeurant à Gien, Loiret, tous deux fils du
décédé ci après nommé et qualifié,
lesquels nous ont déclaré que Charles Huet, prorpiétaire,
âgé de soixante dix sept ans, né en cette ville
et y demeurant rue Saint-Jacques N°12, fils de Jean Jacques Sebastien Huet et de Angelique
Victoire Mainfroy son épouse, décédés à
Etampes, veuf en premières noces de Sophie Penot, son épouse,
décédée à Morigny Champigny, Seine et
Oise, et en secondes noces de Emilie Aubin, décédée
à Etampes, est décédé en sa demeure
ce jour à six heures du matin. Et après nous être
assuré du décès, nous avons dressé le
présent acte que les comparants ont signé avec nous susnommé,
après lecture faite. [Signé:] Huet
Ch. — Em. Huet — Moullé.”.
|
Registre d’État civil d’Étampes
(saisie B. G. 2011).
|
D.2) Descendance
de Jean Jacques Sébastien Huet (descendance de son fils Charles
I)
22.
Charles Huet II (1833-1910), avocat, époux de Mathilde
Apolline Charpentier (1839-?), et ses deux enfants morts jeunes
Date
|
Renseignements disponibles
|
Sources
|
1833
|
Le 24 décembre, naissance à Morigny: “Du mercredi vingt cinq décembre mil huit cent trente
trois, à une heure de relevée. —
Acte de naissance de Charles, du sexe masculin,
né d’hier vers les trois heures de relevée, chez ses
père et mère, fils de monsieur Charles
Huet, négociant, âgé de vingt cinq ans, et
de madame Sophie Penot, âgée de dix huit ans, ses père
et mère, mariés, demeurants à Morigny. — Les
témoins ont été messieurs Eugène Baron, négociant,
âgé de trente ans, et Etienne Benjamin Rousseau, garde moulin,
âge de trente ans, tous deux demeurants au dit Morigny, — L’enfant
nous a été représenté et la déclaration
faite par le sieur Charles Huet, dénommé
et qualifié ci-dessus, qui a signé avec les témoins
et avec nous adjoint au maire de la commune de Morigny-Champigny,
spécialement délégué, officier de
l’état civil, après lecture faite. —
[Signé:] Eu. Baron — Et. Rousseau — Piché
adjoint.”
|
Registre d’État
civil de Morigny (saisie B. G. 2011).
|
1834
|
Le
7 février, décès à Morigny de sa mère
Sophie Penot.
|
Registre d’État civil de
Morigny (saisie B. G. 2011).
|
1835
|
Le 1er
juin, remariage de son père Charles
I à Étampes avec Emilie Aubin.
|
|
1839
|
Le
21 mars, naissance à Etampes de sa future épouse
Mathilde Charpentier.
|
|
1861
|
Avocat
à Nantes.
|
Cf. infra.
|
1861
|
Le 22 janvier, mariage à Etampes avec la fille du
maire: “Du mardi
vingt deux janvier mil huit cent soixante un, onze heure du matin. —
Sont comparus devant nous Faustin Frédéric Barré,
adjoint spécialement délégué par le
maire d’Etampes, officier public de l’état civil de la dite
ville. — Le sieur Charles Huet, avocat, âgé
de vingt sept ans, domicilié à Nantes, place de l’Ecluse
numéro quatre, né à Morigny, commmune de
ce canton, le vingt quatre décembre mil huit cent trente trois,
fils majeur et en légitime mariage de monsieur Charles Huet, propriétaire, âgé
de cinquante deux ans, domicilié de cette ville rue Saint-Jacques,
et de feu Sophie Penot, son épouse, décédée
en la dite commune de Morigny le sept février mil huit cent
trente quatre. — Et la demoiselle
Mathilde Apolline Charpentier, sans profession, âgé
de vingt un ans, domiciliée chez ses père et mère,
née en cette ville le vingt un mars mil huit cent trente
neuf, fille majeure et en légitime mariage de monsieur Théodore
Alexis Charpentier, propriétaire, membre du conseil général
du département de Seine et Oise et maire de la ville d’Etampes,
âgé de quarante huit ans, et de dame Julie Apolline
Rousseau, son épouse, âgée de quarante trois
ans, domiciliés de cette ville rue Saint Antoine. —
Lesquels nous ont présenté leurs actes de naissance,
l’acte de décès de la mère du futur, un certificat
délivré par maître Daveluy, notaire en cette ville
sous la date du dix neuf janvier courant constatant que les futurs époux
ont fait un contrat de mariage, et les actes de publication du présent
mariage faits en cette ville les dimanches six et treize janvier
présent, et en celle de Nantes les dimanches trente
décembre dernier et six janvier courant sans opposition. —
Et après avoir visé ces pièces pour être
annexées, nous en avons donné lecture aux parties comparantes
assistées des quatre témoins ci-après nommés
et qualifiés ainsi que du chapitre six du titre du mariage
sur les droits et les devoirs respectifs des époux. —
Ensuite nous avons reçu la déclaration de monsieur
Charles Huet, qu’il prend pour
sa légitime épouse la demoiselle Mathilde Apolline Charpentier,
et celle de la demoiselle Mathilde Apolline Charpentier qu’elle prend
prend pour son légitime époux monsieur Charles Huet. — En conséquence
nous avons déclaré au nom de la loi que monsieur
Charles Huet et mademoiselle Mathilde
Apolline Charpentier sont unis par le mariage. —
Tout ce que dessus fait à Etampes en l’hôtel de la
mairie, les portes ouvertes, les dits jour, mois en an, en présence
et du consentement du père de l’époux, des père
et mère de l’épouse, et aussi en présence de
messieurs Simon Penot, propriétaire, âgé de cinquante
ans, oncle maternel de l’époux domicilié à Gaudru
(Indre-et-Loir), Théodore Huet,
propriétaire, âgé de cinquante quatre ans, cousin
des époux, Théodore Paulin Rousseau, aussi propriétaire,
âgé de quarante huit ans, oncle maternel de l’épouse,
et Justin Bourgeois, médecin en chef de l’Hôtel-Dieu d’Etampes,
âgé de cinquante trois ans, cousin de l’épouse,
domiciliés de cette ville, qui ont signé avec les époux,
le père de l’époux, les père et mère de
l’épouse et nous adjoint susnommé, après lecture
faite. — [Signé:] M. A. Charpentier —
Huet Ch. —
C. Huet père —
Charpentier — J. A. Rousseau —
Penot Huet —
Th. Huet — P. Rousseau —
Fred. Barré adj. — Bourgeois.”
|
Registre d’État
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
1862
|
Le 28 juillet, naissance
de sa fille Célestine: “Du mardi vingt
neuf juillet mil huit cent soixante deux, dix heures du matin. —
Acte de naissance de Celestine Sophie Madeleine Apolline Huet, du sexe féminin,
née d’hier à onze heures du soir chez ses père
et mère, fille en légitime mariage de monsieur Charles Huet, propriétaire, âgé
de vingt huit ans, et de dame Mathilde Apolline Charpentier, son
épouse, âgée de vingt trois ans, domiciliés
de cette ville rue Saint Antoine. — Les témoins
ont été les sieurs Charles Huet,
propriétaire, âgé de cinquante quatre ans, et
Théodore Alexis Charpentier, propriétaire, membre du
conseil général du département de Sein et Oise
et maire de la ville d’Etampes, âgé de quarante neuf ans,
domiciliés de cette ville. — Sur la représentation
de l’enfant et sur la déclaration du père qui a, ainsi
que les témoins, signé avec nous, adjoint spécialement
délégué par le maire d’Etampes, après lecture
faite. — [Signé:] Th. Charpentier — C. Huet pere [paraphe] —
Huet Ch. —
Fred. Barré adj.”
|
Registre d’État civil d’Étampes
(saisie B. G. 2011).
|
1866
|
Le 23 mars,
mise au monde d’un fils mort-né: “Du samedi vingt
quatre mars mil huit cent soixante six, onze heures du matin. —
Devant nous Faustin Frédéric Barré, adjoint spécialement
délégué par le maire d’Etampes, officier public
de l’état civil de la dite ville. —
A été présenté sans vie un enfant du sexe
masculin, sorti du sein de sa mère le jour d’hier à
huit heures du soir, fils de monsieur Charles Huet,
receveur particulier des finances de cet arrondissement, agé
de trente deux ans, et de dame Mathilde Apolline Charpentier son épouse,
agée de vingt sept ans, domiciliés de cette ville rue
Saint-Antoine. — Les témoins
ont été le sieur Théodore Alexis Charpentier maire
de la ville d’Etampes, chevalier de la légion d’honneur, agé
de cinquante trois ans, aïeul maternel de l’enfant, qui ont signé
avec nous adjoint susnommé après lecture faite du présent. — [Signé:]
Th. Charpentier — Huet Ch. — Fred. Barré
adj.”
|
Registre d’État civil d’Étampes
(saisie B. G. 2011).
|
1886
|
Le 6 janvier,
déclare à Etampes le décès de son
père Charles I: “Charles Huet, rentier âgé
de cinquante deux ans, demeurant à Etampes.”
|
Registre d’état civil d’Étampes
(saisie B. G. 2011).
|
Vers 1870
|
“M.
Charles Huet a occupé vers 1870,
au moment de la guerre franco-allemagne [sic], les fonctions de receveur des
finances à Etampes.”
|
Abeille d’Etampes 99/11
(12 mars 1910), p. 3 (saisie B. G. 2011, cf infra).
|
Entre 1870 et 1898
|
Départ pour le Mans.
|
Cf. infra.
|
1898
|
Le 15 août 1898,
décès à Etampes de sa fille Célestine: “L’an mil huit cent-quatre-vingt-dix-huit,
le seize août, à onze heures du matin, par devant nous
Edouard Joseph Béliard, maire de la ville d’Etampes, officier
de l’état civil de la dite ville, département de Seine-et-Oise,
officier d’académie, sont comparus Charles
Huet, propriétaire, âgé de soixante-quatre
ans, demeurant au Mans, département de la Sarthe, père
de la décédée ci-après nommé et qualifiée,
et Edmond Emile Huet, aussi propriétaire,
âgé de soixante ans, oncle de la dite décédée
demeurant à Etampes, lesquels nous ont déclaré
que Celestine Sophie Madeleine Apolline
Huet, sans profession, âgée de trente-six ans, née
à Etampes et demeurant en la ville du Mans (Sarthe), rue des
Fontaines numéro premier, épouse de Pierre Henry Jehan
de Latour, capitaine de l’Etat-Major, officier d’ordonnance du général
inspecteur du deuxième arrondissement de Cavalerie, en garnison
au Mans et y demeurant rue et numéro susdits, fille de Charles
Heut ci-dessus qualifié et de Mathilde Apolline Charpentier son
épouse décédée en cette ville, est décédée
à Etampes rue Saint-Jacques numéro douze, hier à
une heure et demie du soir, au domicile de son oncle sus-nommé,
où elle se trouvait momentanément. Et, après nous
être assuré du décès, nous avons dressé
le présent acte que les comparants ont signé avec nous, maire
sus-nommé, après lecture faite. —
[Signé:] Huet Ch. —
Huet Edm. — E. Béliard.”
|
Registre d’état civil d’Étampes
(saisie B. G. 2011).
|
| Entre 1898 et 1910 |
Retour à Étampes,
dans la maison de retraite de Gérofosse.
|
Cf. infra.
|
1910
|
Le 9 mars,
décès à Étampes, et sépulture le 12:
“Carnet de deuil. —
M. Charles Huet. — Mercredi dernier
est décédé en notre voille, à l’âge de
76 ans, M. Charles Huet, un membre d’une très
ancienne famille d’Etampes, qui y était revenu vivre dans le calme
de la retraite de Gérofosse ses dernières années. M.
Charles Huet, frère de notre
respecté concitoyen, M. Edmond Huet, était
devenu en effet vers 1866, le gendre de l’ancien maire d’Etampes et député,
M. Théodore Charpentier. — M. Charles Huet a occupé vers 1870, au moment
de la guerre franco-allemagne [sic], les fonctions de receveur des finances
à Etampes. — Ses obsèques
auront lieu aujourd’hui samedi à 10 heures et demie, en l’église
Notre-Dame. — Nous présentons à la famille du défunt nos
très sincères condoléances.”
|
Abeille
d’Etampes 99/11 (12 mars 1910), p. 3 (saisie B. G. 2011).
|
23.
Edmond Emile Huet (1838-après 1913), sans profession
Date
|
Renseignements disponibles
|
Sources
|
1838
|
Le 26 mars, naissance à Étampes: “Du lundi
vingt six mars mil huit cent trente huit, heure de midi. — Acte de naissance de Edmond Emile Huet, du sexe masculin, né d’hier
à deux heures de relevée chez ses père et mère,
fils en légitime mariage de Charles Huet,
propriétaire, âgé de vingt neuf ans, et de Emilie
Aubin, son épouse, âgée de vingt deux ans, domiciliés
de cette ville, rue Saint Jacques n°90, — Les témoins ont été
les sieurs Jean Sébastien Noël Aubin, propriétaire,
âgé de soixante dix ans, bis-aïeul maternel de l’enfant,
et Philippe Louis Narcisse Baron, aussi bis-aïeul maternel de
l’enfant, âgé de soixante quatre ans, domiciliés
de cette ville. — Sur
la représentation de l’enfant et sur la declaration du père
d’icelui, qui a, ainsi que les témoins, signé avec nous
Christophe Nicolas Brichard, premier adjoint spécialement délégué
par le maire d’Etampes, après lecture faite. — Charles Huet — J. S. N. Aubin — Baron-Huet — Brichard [paraphe].”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
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1846
|
Le
recensement de 1846 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Charles Huet, propriétaire, 37 ans —
Emilie Aubin, son épouse, 31 ans — Edmond Emile
Huet, leur fils, 8 ans — Sophie Louise Rousseau, domestique, 16 ans
— Germain Alphonse Rousseau, domestique, 37 ans — Marie Anne Bouché
femme Riché (?), domestique, 38 ans.”
|
Recensement
de 1846 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
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1851
|
Le
recensement de 1851 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Charles Huet, propriétaire, 42 ans —
Emilie Aubain, 36 ans — Emile Charles Joseph Huet,
3 mois — Germain Rousseau, domestique, 42 ans — [prénom non
renseigné] Pauline [N.B.: Il s’agit en fait de Pauline Renard
comme on le voit en 1856], domestique, 23 ans — Sophie Rousseau, domestique,
21 ans.”
|
Recensement
de 1851 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
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1856
|
Le recensement de 1856 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Charles Huet, propriétaire, chef de ménage,
47 ans — Emilie Aubin femme Huet, sa femme, 41 ans — Charles Huet, leur fils, 22 ans — Edmond Emile Huet, son frère, 18 ans — Emile Charles Joseph Huet, frère des 2 précédents,
5 ans — Pauline Renard, cuisinière, 28 ans — Louise Gourdes,
femme de chambre, 34 ans — Emilie Baron veuve Aubin, propriétaire,
59 ans — Anastasie Zoé Genty, domestique, 30 ans
— Joséphine Genty veuve Charron, domestique, 38 ans” [Ces
quatre derniers doivent être en fait des voisins].
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Recensement de 1856 numérisé et mis en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie de
Bernard Gineste 2011).
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1861
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Le recensement de 1861 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Charles Huet, propriétaire, 52 ans — Emilie
Aubin femme Huet, sa femme, 45 ans — Edmond Emile
Huet, sans profession, 23 ans — Louise Rosalie Gourde, femme
de chambre, 39 ans — Honorine Barré veuve Lesage, cuisinière,
38 ans — Georges Antoine Stehling, domestique, 31 ans”.
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Recensement
de 1861 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
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1866
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Le
recensement de 1866 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Charles Huet, propriétaire, 59 ans —
Emélie Aubin, 51 ans — Edmond Huet, 28 ans
— Louise Gourde, femme de chambre, 44 ans — Claire Marcoult, domestique,
24 ans”.
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Recensement
de 1866 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
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1872
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Le
recensement de 1872 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Charles Huet, propriétaire, 64 ans —
Edmond Emile Huet, 34 ans — Emile Charles
Jacques [Lisez: Emile Charles Joseph Huet], étudiant, 21 ans —
Joséphine Genty, domestique, 55 ans — Louise Rosalie Gourde,
femme de chambre, 50 ans — Emile Paul Septier, domestique, 28 ans”.
|
Recensement
de 1872 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
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1876
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Le
recensement de 1876 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Charles Huet, propriétaire, 68 ans —
Edmond Emile Huet, 38 ans — Louise Pauline
Ridet, domestique, 28 ans — Edmond Houdouin, domestique, 24 ans”.
|
Recensement
de 1876 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
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1881
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Le
recensement de 1881 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Charles Huet, propriétaire, chef de famille,
71 ans — Edmond Huet, propriétaire,
fils, 43 ans — Georges Limet, domestique, 17 ans — Léontine Legrand,
domestique, 30 ans”.
|
Recensement
de 1881 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
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1886
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Le
recensement de 1886 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Edmond
Huet, propriétaire, chef, 48 ans — Emile J. P., domestique,
attaché, 29 ans — Berthe Pavard, domestique, attachée,
20 ans”.
|
Recensement
de 1886 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
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1891
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Le
recensement de 1891 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Edmond
Huet, propriétaire, chef, 53 ans — Pierre Salmon, domestique,
34 ans — Berthe Pavard, domestique, 25 ans”.
|
Recensement
de 1891 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
|
1896
|
Le
recensement de 1896 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Léonie Huet, rentière [Erreur plus que probable
de copie pour Edmond Huet rentier], chef
[de famille], 58 ans — Louise David, domestique, 41 ans”.
|
Recensement
de 1896 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
|
1901
|
Le
recensement de 1901 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Edmond
Huet, sans profession, chef, 62 ans — Louise David, domestique,
45 ans”.
|
Recensement
de 1901 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
|
1906
|
Le
recensement de 1906 trouve au n°12 de la rue Saint-Jacques
(aujourd’hui n°12 de la rue Louis-Moreau): “Edmond
Emile Huet, né en 1838 à Etampes, sans profession,
chef — Louise Désirée David, née en 1855 à
Gironville, domestique, employée par Huet”.
|
Recensement
de 1906 numérisé et mis en ligne par les Archives
départementales de l’Essonne (saisie de Bernard Gineste
2011).
|
1910
|
Cité en mars 1910 lors
du décès de son frère Charles
II: “notre respecté concitoyen, M. Edmond
Huet”.
|
Abeille d’Etampes 99/11
(12 mars 1910), p. 3 (saisie B. G. 2011).
|
1913
|
Membre de la Société
historique et archéologique de Corbeil, d’Etampes et du Hurepoix:
“Huet, Edmond,
12 rue Saint-Jacques à Etampes”.
|
Bulletin de la
Société historique et archéologique de Corbeil,
d’Etampes et du Hurepoix 19 (1913), p. XVI.
|
| Après
1913 |
Décès
non localisé ni daté.
|
|
24. Emile Charles Huet (1851-1922), avocat et érudit
Date
|
Renseignements disponibles
|
Sources
|
1851
|
Le 30 janvier, naissance à Paris (VIIe arrondissement)
|
Cf. infra. Voir l’état
civil reconstitué de Paris.
|
1851
|
A l’époque
de sa naissance, son grand-père paternel Charles I est premier
adjoint de la ville d’Étampes, par Décret du Président
de la République du 7 février 1850, mais il ne le sera
plus sous l’empire. Le maire et ses adjoints démissionnent le
12 août 1850, reviennent le 17 septembre 1850, et sont révoqués
en novembre 1851 (Marquis).
|
Liste des édiles
municipaux étampois au XIXe siècle (en ligne ici)
|
1866-1867
|
Emile Huet est pendant l’année scolaire 1866-1867
en classe de rhétorique, qui correspond à
notre actuelle classe de première, au
collège tenu par les Jésuites à Orléans,
à la Chapelle Saint-Mesmin. Cette année le marquera profondément
comme on le verra plus bas aux années 1893 et 1913. Il sera toujours
catholique et royaliste, et on le retrouvera plus tard dans la mouvance
de l’Action Française. Par ailleurs, en 1893, il est encore fait
allusion avec nostalgie à l’époque où il montait
sur scène lors des spectacles et manifestations organisés
par ses maîtres jésuites.
|
Émile
Huet, Un siècle d’éducation chrétienne,
1806-1906: le petit séminaire d’Orléans; histoire du
petit séminaire de la Chapelle Saint-Mesmin; souvenirs d’un
rhétoricien de 1866-1867 [in-8°; XII+454 p.; figures,
planches & table], Orléans, P. Pigelet et fils, 1913.
|
1867
|
Le 17 juin 1867,
Emile Huet, à Saint-Joseph de
Poitiers, dans le cadre de ses études et celui de l’Académie
d’humanités organisée par ses maîtres (2e section),
participe à un spectacle, Henri de Transtamare, où
il prononce en temps que 2nd conseiller, une Narration française
intitulée “Blanche de Castille”.
|
Souvenirs
d’Académie. Séances littéraires et dramatiques
données dans les collèges de la compagnie de Jésus
en France de 1815 à 1878 [VIII+871 p.], Lille, J. Lefort,
1879, p. 319. En ligne ici.
|
1868
|
Le 3 février
1868, à Saint-Joseph de Poitiers, dans le cadre de l’Académie
de rhétorique, Emile Huet participe à
un spectacle, Charles I, roi d’Angleterre. Dans la deuxième
partie, intitulée Procès, il prononce, en temps que
2nd conseiller, un dialogue intitulée “Intercession”. Puis, dans la troisième partie,
intitulée Derniers moments, un Dialogue français
intitulé “Les adieux”. Dans le Troisième dialogue
il interprète De Montreville, ambassadeur de France.
|
Ibid.,
p. 319. En ligne ici.
|
1868
|
Alors qu’Émile
Huet n’a que dix-sept ans, commande anonyme et réalisation
par le maître-verrier parisien Alfred Gerente d’une verrière
dans la collégiale Notre-dame d’Etampes, représentant saint
Clément, saint patron des meuniers, avec l’inscription latine
suivante: “In memoriam Jacobi Huet molitoris Moriniacensis anno
1770 et uxoris ejus Mariae Rousseau. A. Gerente pict. vitr.
Parisiensis”, c’est-à-dire “A la mémoire de Jacques Huet, meunier de Morigny l’an 1770, et
de son épouse Marie Rousseau. Alfred Gerente, peintre verrier
de Paris.” On notera les parentés de conception entre
cette verrière et la fontaine non datée qui orne la cour
du n°12 de la rue Saint-Jacques (aujourd’hui rue Louis-Moreau):
d’abord pour l’aspect général de la composition; ensuite
pour son inspiration extrêmement savante, voire archéologisante.
On y voit plus la patte d’Emile Huet ou de l’un de ses maîtres
jésuites que de son père, même si c’est ce dernier
qui a dû financer la réalisation de cette verrière.
|
Collégiale
Notre-Dame d’Étampes.
|
1869
|
Le 4 mars 1869,
à Saint-Joseph de Poitiers, dans le cadre de l’Académie
de Philosophie, Émile Huet participe
à un manifestation, la Philosophie des Beaux-Arts. Lors de la
première partie, en temps que 1er conseiller, il traite le sujet
suivant : “Le ridicule et le laid,
le joli et le sublime”. Et
dans la troisième partie, “L’architecture”. Un autre élève traite de la sculpture, et un
autre encore de la peinture.
|
Ibid.,
p. 319. En ligne ici.
|
Vers 1868?
|
A une date inconnue,
érection de la fontaine qui orne la cour du n°12 de la rue
Saint-Jacques, aujourd’hui rue Louis-Moreau. C’est une composition très
savante, et une représentation allégorique de la rivière
Louette, qui a enrichi la famille Huet en faisant tourner ses moulins.
Elle tient le caducée du commerce (celui de Mercure et non pas
celui d’Esculape), et à ses pieds gît un chien barbet au
milieu de plantes aquatiques, terrassé par des écrevisses,
allusion savante à un poème héroï-comique composé
au début du XVIIIe siècle, tant en latin qu’en français,
par l’Étampois Claude-Charles Hémard de Danjouan.
|
Rue Louis-Moreau,
n°12 (cour des actuelles pompes funèbres générales).
— Réédition
en ligne de ce poème, ici. — Cf. Frédéric
Gatineau, Étampes en lieux et places, 2003, p. 84.
|
Vers 1868?
|
Identité
du sculpteur de la Nymphe Louette. Si cette statue était
contemporaine de la verrière de Saint-Clément, quant à
elle elle très bien datée, on pourrait sérieusement
envisager l’attribution qui en a été proposée
en 2003 par Frédéric Gatineau, à savoir au sculpteur
étampois Élias Robert (1821-1870), d’autant que ce sculpteur, à qui
l’on doit plusieurs réalisations
à Étampes vers cette époque, entretenait des liens
d’amitiés avérés
au moins avec un autre édile étampois, à savoir
Abel Chaudé, membre du conseil municipal à partir de 1870,
qui nous a conservé un courrier de lui; Élias Robert a d’ailleurs laissé des portraits
de membres de la famille de Viart, qui tenait un moulin, et la mairie
de Morigny. Tout ceci est très en faveur de l’attribution proposée par Frédéric Gatineau.
Cependant il me semble maintenant qu’il faut maintenant envisager une
autre candidature. Élias Robert en effet était ami à
Étampes de membres d’une équipe fortement compromise avec
le régime du second empire, tandis que la famille de Charles Huet
semble avoir été royaliste. Je défendrai prochainement
dans une page spécifique l’hypothèse selon laquelle il
faut plutôt attribuer cette sculpture, et l’ensemble de la fontaine,
au même Alfred Gerente à qui l’on doit la verrière
de saint Clément, mais qui avait commencé une carrière
de sculpteur avant de reprendre l’atelier de son frère Henry maître-verrier.
|
Frédéric
Gatineau, Étampes en lieux et places, 2003,
p. 84. Plus une page à venir, remaniée, sur la Nymphe
Louette.
|
1876
|
Le 5 septembre, mariage à Etampes: “Du
mardi cinq septembre mil huit cent soixante seize, dix heures
du matin. — Sont comparus
devant nous Alphonse Philippe Auguste Brunard, maire de la ville d’Etampes,
chevalier de la légion d’honneur, officier de l’etat civil de la
dite ville. — Le sieur Emile Charles Joseph Huet, sans profession, âgé
de vingt cinq ans, domicilié à Etampes rue Saint
Jacques numéro douze et résidant à Paris,
rue de Verneuil numéro neuf, septième arrondissement,
né à Paris (premier arrondissement) le trente janvier
mil huit cent cinquante un, fils majeur de Charles Huet, propriétaire,
âgé de soixante sept ans, domicilié en cette
ville rue Saint-Jacques numéro douze, et de feu Emilie Aubin
son épouse, décédée à Etampes
le vingt un décembre mil huit cent soixante neuf. —
Et la demoiselle Lucie Marie Victorine Duverger, sans profession, âgé
de dix neuf ans, demeurant chez ses père et mère, née
à Etampes le vingt trois février mil huit cent cinquante
sept, fille mineure de Henry Duverger, propriétaire, âgé
de quarante six ans, et de Marie Claire Morin, son épouse,
âgée de trente huit ans, domiciliés en cette
ville rue Saint Jacques numéro quatre vingt seize. —
Lesquels nous ont présenté leurs actes de naissance,
un certificat délivré le trois de ce mois par maître
Hautefeuille, notaire à Etampes, constatant que les futurs
époux ont fait un contrat de mariage, et les actes de publication
du présent mariage faits tant en cette ville qu’en celle
de Paris (septième arrondissement) les dimanches treize et
vingt août dernier sans opposition. —
Ensuite nous avons reçu la déclaration du sieur Emile Charles Joseph Huet, qu’il prend pour sa légitime
épouse la demoiselle Lucie Marie Victorine Duverger, et celle
de la demoiselle Lucie Marie Victorine Duverger qu’elle prend prend
pour son légitime époux le sieur Emile
Charles Joseph Huet. — En conséquence
nous avons déclaré au nom de la loi que le sieur Emile Charles Joseph Huet et la demoiselle Lucie
Marie Victorine Duverger sont unis par le mariage. —
Tout ce que dessus fait à Etampes en l’hôtel de la mairie,
les portes ouvertes, les dits jour, mois en an, en présence
et du consentement du père de l’époux, des père
et mère de l’épouse, et aussi en présence
des sieurs Eugène Baron, propriétaire, âgé
de soixante treize ans, grand oncle de l’époux, domicilié
en cette ville, Jules Aubin, négociant, âgé
de cinquante huit ans, oncle de l’époux demeurant à Paris
rue de Rivoli numéro cent quarante six, Pierre Charles Lasneret,
prorpiétaire, âgé de cinquante cinq ans, oncle
de l’épouse, demeurant à Nogent-sur-Seine (Aube) et Paul Henry Théodore Huet, propriétaire,
âgé de trente cinq ans, cousin de l’épouse, domicilié
à Etampes, qui ont signé avec les époux, le père
de l’époux, les père et mère de l’épouse
et nous maire susnommé, après lecture faite. —
[Signé:] C. Huet père —
L. M. V. Duverger — E. C. J. Huet — Duverger —
C. Morin — E. Baron —
Aubin — Ch. Lasneret — Paul Th. Huet — A. Brunard.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
1877
|
Le 18
juin, naissance de sa fille Thérèse: “Du lundi
dix huit juin mil huit cent soixante dix sept, heure de midi. —
Acte de naissance de Thérèse Marie Emilie
Huet du sexe féminin, née ce jour à sept
heures du matin, chez ses pere et mere, fille de Emile
Charles Joseph Huet, avocat, agé de vingt six ans, et de
Lucie Marie Victorine Duverger son épouse agée de vingt
ans, domiciliés en cette ville rue du Château numéro
huit. — Les témoins ont été les sieurs Henry Duverger,
propriétaire, agé de quarante sept ans, aïeul maternel
de l’enfant, et Charles Huet, propriétaire,
agé de cinquante six ans domiciliés de cette ville. —
Sur la présentation de l’enfant et sur la déclaration
du pere d’icelle, qui a, ainsi que les témoins, signé
avec nous Etienne Auguste Decolange adjoint délégué
par le maire d’Etampes, après lecture faite. —
[Signé:] Emile Huet —
Duverger —
C. Huet père — Delocange.”
— Première addition marginale: Par acte en date du 23 avril
1900 célébré à la mairie de [blanc], Huet Thérèse Marie Emilie a contracté
mariage avec Blavet Paul Auguste. — Pour mention —
Le greffier [Signé:] [illisible]. — Deuxième
addition marginale: Décédé [sic] le trente et un
août 1961 à Fontenay aux Roses (Seine). Le 22 mars 1962 [Signé:]
M. L.”
|
Registre d’état civil d’Étampes
(saisie B. G. 2011).
|
1879
|
Naissance
de sa fille Suzanne.
|
Page
généalogique de Daniel Hurson (ici)
|
1880
|
Naissance
de sa fille Marie Jeanne (1880-1894)
|
Pages
généalogiques de Frédéric Levasseur
(ici) et de Daniel Hurson (ici)
|
1883
|
Il est membre de
la Société historique
et archéologique du Gâtinais dès l’origine de
cette société, “Huet,
juge au tribunal civil de Gien (Loiret) [50]”.
|
Annales de la
Société historique et archéologique du Gâtinais
1 (1883), p. 21. Le numéro 50 correspond peut-être
à un rand d’ancienneté parmi les membres.
|
1886
|
Le 6 janvier,
déclare à Etampes le décès de son
père: “Emile Huet, avocat, âgé de
trente quatre ans, demeurant à Gien, Loiret.”
|
Registre d’état civil d’Étampes
(saisie B. G. 2011).
|
1886
|
Dans la bibliographie
gâtinaise publiée par Henri Stein en 1886: “Parmi les volumes en préparation, on nous signale [...]
2° Promenades pittoresques dans le Loiret, châteaux, monuments,
paysages, par M. Émile Huet, avocat, dessins
de M. Paul Pigelet; 1 vol. in-4° de 400 pages, avec 300 gravures
et 20 eaux-fortes; paraîtra en livraisons à 5 francs.”
On trouve un encart publicitaire annonçant cet ouvrage à la
fin du volume 4 des Annales du Gâtinais.
|
Annales de la
Société historique et archéologique du Gâtinais
4 (1886), p. 332
|
1888
|
Émile Huet, Monseigneur L.-E. Bougaud
évêque de Laval, son sacre dans la basilique de Sainte-Croix
cathédrale d’Orléans. Deuxième édition,
revue et augmenté [in-8°; 71 p.], Orléans, H.
Herluison, 1888.
|
Catalogue Opale-plus
de la BNF consulté en 2011.
|
1891
|
Naissance
de sa fille Solange (1891-1953).
|
Pages
généalogiques de Frédéric Levasseur
(ici) et de Daniel Hurson (ici)
|
1891
|
Il est toujours
membre de la Société historique et archéologique
du Gâtinais: “Huet (Emile), ancien magistrat, rue de la Bretonnerie,
7, à Orléans (Loiret).”
|
Société
historique et archéologique du Gâtinais. Statuts, travaux,
liste des membres, Orléans, Herluison, 1891, p. 18.
|
1893
|
Réunion
des anciens élèves de Saint-Mesmain, à laquelle
Émile Huet est très investi et tient une place importante
(avec une allusion dès la deuxième
page au talent de comédien qu’avait montré notre avocat
lors de ses études): “Heureux les Anciens qui ont pu passer à La Chapelle
la journée entière du 30 juillet! Ils en ont goûté
tous les plaisirs si délicats et si variés, et ils ne seront
pas, comme les absents, réduits à s’en donner une représentation
imparfaite, à l’aide d’un compte-rendu sans vie et décoloré.
— Le programme
de la fête n’était pas chargé: point de séance
musicale, littéraire ni dramatique. Le grand plaisir des Anciens
n’est-il pas de se revoir, d’évoquer les vieux souvenirs, de
se raconter leurs odyssées depuis la Rhétorique, de retrouver
à la chapelle de la Sainte-Vierge les douces émotions d’autrefois,
à l’étude leur bureau incrusté de signatures connues,
sous les tilleuls des cours de récréation, circulant
comme autrefois, [p.6] les chars des jours de fête, amusement de notre jeunesse.
La journée fut donc consacrée tout entière à
ces joies intimes. Les chapelles, les chambres de nos maîtres,
la terrasse et le parc en furent les seuls théâtres. Le
soir, le préau de la grande division ne vit ni tréteaux,
ni planches, ni décor. Il reste muet et désert. Qu’eût-il
pensé de vous, ô Monsieur Huet, s’il
n’avait su que votre dévoûment et votre charmante affabilité
n’avaient fait que changer de scène et se dépensaient à
faire aux arrivants l’accueil le plus cordial dans les salons du parloir!
[...] [p.9] Les Présents. — De
cent et quelques que nous étions au déjeuner, notre nombre
s’éleva rapidement dans l’après-midi, et le soir il dépassait
notablement trois cents. Parmi les groupes qui arrivent à tous
moments et fraternisent sous les allées de tilleuls ou les ombrages
du parc, nous reconnaissons: des conseillers généraux,
comme M. le comte de Lévis-Mirepoix et M. le docteur Sédillot;
des maires et des adjoints, comme MM. de Terrouenne, Louis Boullet, Roger
de la Selle; un candidat au conseil municipal de Paris. M. Alfred Gillet;
des illustrations du barreau, comme MM. Arthur Johanet, Ém. Huet, Ch. Moizard; toute une faculté
de médecine dans la personne des docteurs Arqué et Baille,
Hybord, Ribbrol, Chaignot, Rocher, Blanluet, Paulin Moizard, Fauchon,
Baranger, Grenet et le major Regnault; parmi les membres du clergé
nous saluons, après un des cinq derniers survivants des Professeurs
de 1846, M. Dumontel, M. Séjourné, archidiacre de Montargis
et de Gien; le R. P. Constant, des Frères-Prêcheurs; MM.
les curés de Saint-Paterne et de Saint-Marceau; MM. Boisbourdin
et Verger, de la Compagnie de Saint-Sulpice, et, entouré de la sympathie
la plus respectueuse, M. l’abbé Le Conte, dont la paroisse de
Baccon s’apprête à fêter le jubilé, et qui se
trouve, cette année, le doyen des Anciens Elèves présents
à notre réunion triennale. [..] [p.56] Rhétoriques
de 1860 1870. —
Correspondant général: M. Emile Huet,
avocat, 7, rue de la Bretonnerie. Orléans. [...] [p.61] [...] Rhétorique
de 1866-67. — Correspondants
: MM. Gustave Bigot et Emile Huet.
— Présents.—
MM. De Champvallins (Paul), 35, faubourg Bannier, Orléans. —
Fouquet (Emile), 40, rue des Écoles, Paris. —
France (l’abbé Gustave), professeur au Petit Séminaire de
Sainte-Croix, Orléans. — Girier (Charles),
chanoine honoraire, curé-doyen de Saint-Paterne, Orléans.
— Guillon (l’abbé Georges), vicaire à Saint-Jacques-du-Haut-Pas,
Paris. [p.62] MM. Huet (Emile), avocat,
7, rue de la Bretonnerie, Orléans. —
De Lévis-Mirepoix (le comte Adrien), château de Malesherbes
(Loiret). — Vie (Gustave),
chanoine honoraire, supérieur du Petit Séminaire de La Chapelle-Saint-Mesmin.
— Excusés. — MM. D’Albignac
(Maurice), capitaine au 20e dragons, 40, avenue —
Baudin (Limoges). — Bigot (Gustave),
rue des Grands-Champs, Orléans. — Calluaud (l’abbé
Henri), chanoine, pro-secrétaire de l’Evêché, 28,
rue des Capucines, Arras. — Champault (l’abbé
Louis), à Gien. — Delaporte (l’abbé
Arthur), curé d’Erceville (Loiret). — Deschamps
(Henri), avoué, rue de Linières, Bourges. — Languille
(l’abbé Henri), curé de Vrigny, par Pithiviers (Loiret).
— Leroy (l’abbé Louis), vicaire de Saint-Aignan, Orléans.
— Prévost
(l’abbé Moïse), curé de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin
(Loiret). — Rabelleau (Abel),
avocat, 31, rue Saint-Euverte, Orléans. — Décédés.
— MM. Couturier (l’abbé Arthur) ; Deroin (Hippolyte); De
Dordaygues (Henri) ; Gagnepain (l’abbé Savinien); De Grasset (Jean);
Latron (Paul); De Man (Vincent-de-Paul); De Maussarré (Raymond); De
Murat (Gaston) ; Piat (Charles); De Puslowski (Charles); Rabier (Alfred).
[...] [p.90] Association amicale des anciens maîtres et élèves
du Petit Séminaire de la Chapelle —
Comité. — Président
d’honneur: S. G. Mgr Coullié, archevêque de Lyon, administrateur
du diocèse d’Orléans. — Bureau. — Président
: M. le Dr Arqué + — Vice-Président:
M. A. Johanet, avocat. — Secrétaire:
M. l’abbé Cochard. — Vice-Secrétaire:
M. L. Dumuys. — Trésorier:
M. G. Séjourné, libraire-éditeur. —
Vice-Trésoriers, M. Emile Huet.
M. Paul-Élie Fougeron. [...] [p.92] [...] Rhétoriques
de 1860 à 1870 et Cours supérieur. —
Trésorier: M. HUET (Emile), avocat, 7, rue de la Bretonnerie,
Orléans. [...] [p.95] [...] Rhétoriques de 1860 à
1870 et Cours supérieur. — Trésorier:
M. Huet (Emile), avocat, rue de la Bretonnerie,
7, Orléans. [...].”
|
Onzième
réunion triennale des anciens maitres et élèves
[du petit séminaire de la Chapelle-Saint-Mesmin] présidée
par S.G. Mgr. L’êvêque d’Orléans, archevêque
élu de Lyon, le 30 Juillet 1893, fête de Notre-Dame-de-Perséverance
[100 p.], Orléans, G. Jacob, P. Pigelet, successeur, 1893. Dont
une réédition numérique en ligne, ici.
|
1893
|
En septembre
1893, Émile Huet (1851-1922)
et son ami étampois Maxime Legrand (1854-1924), avocat comme lui, publient (sous les pseudonymes plaisant de Jean Ballast & F. Errail) un article à l’occasion de l’inauguration prochaine du
chemin de fer d’Étampes à Auneau, «D’Étampes à Auneau en chemin de fer»,
dans Le Postillon de Seine-et-Oise, “journal libéral
et indépendant”. Il en est imprimé un tiré-à-part
orné d’une gravure de Georges Roux,
D’Étampes à Auneau en chemin de fer [in-12; pièce;
1 gravure], Dreux, J.-B. Achard, 1893.
|
Dont une réédition
en ligne par François Jousset, «Maxime Legrand et Émile
Huet: D’Étampes à Auneau en chemin de fer (1892)»,
in Corpus Étampois, www.corpusetampois.com/che-19-18920916detampesaauneau.html,
2008.
|
1894
|
Émile Huet, Jeanne d’Arc et la musique,
essai de bibliographie musicale [in-89°; 153 p.; extrait du
Bulletin de la Société d’agriculture, sciences,
belles-lettres et arts d’Orléans], Orléans, H. Herluison,
1894.
|
Catalogue
Opale-plus de la BNF consulté en 2011.
|
1894
|
Le 6 novembre,
décès à Orléans de sa fille Marie Huet, âgée de quatorze ans.
|
Pages généalogiques
de Frédéric Levasseur (ici) et de Daniel Hurson (ici)
|
1898
|
Émile
Huet, Société archéologique et historique
de l’Orléanais. La Fête de la cinquantaine (23 janvier
1848-23 janvier 1898) [in-8°; 97 p.], Orléans, H. Herluison,
1898.
|
Catalogue
Opale-plus de la BNF consulté en 2011.
|
1898
|
“Huet (Emile), avocat, membre de la Société
d’agriculture, sciences, belles-lettres et arts d’Orléans.
Secrétaire de la Société [archéologique
de l’Orléanais].”
|
Mémoires
de la Société archéologique et historique de l’Orléanais
27 (1898), p. V
|
1898
|
Il est toujours
membre de la Société historique et archéologique
du Gâtinais: “Huet (Emile), ancien magistrat, rue de la Bretonnerie,
7, à Orléans (Loiret).”
|
Annales de la
Société historique et archéologique du Gâtinais
16 (1898), p. XVI
|
1898
|
Le 23 janvier,
discours d’Émile Huet secrétaire de la Société
archéologique et historique de l’Orléanais: “M. Baguenault
de Puchesse, au nom de la Société archéologique,
remercie M. de Marsy et prend courtoisement acte de sa très
séduisante promesse. Puis il donne la parole à M. Emile Huet, secrétaire, pour la lecture de
son rapport. — Votre présence
en si grand nombre ici, Messieurs, et le gracieux empressement que vous
avez mis à répondre à son [p.XIX] invitation causent
à la Société archéologique de l’Orléanais
une grande joie et lui font grand honneur. Pourquoi? Parce qu’elle
est heureuse si, après sa vie déjà longue de cinquante
années, vous lui trouvez encore quelque grâce; parce
qu’elle est fière de pouvoir se dire qu’elle a pu, durant ce
temps, mériter votre intérêt. Comment vous en remerciera-t-elle?
Mon Dieu! de la façon la plus simple et la plus logique: en vous
parlant d’elle-même. — Comment, parler
ainsi de soi! — Mais oui. — Pascal n’a-t-il pas dit: «Le moi est
haïssable?» — Oui certes. Aussi n’est-ce point par un vain
sentiment d’amour-propre que la Société archéologique
est amenée à vous parler d’elle. C’est cependant une faiblesse
qu’on permet d’ordinaire aux douairières, et elle pourrait, par
privilège d’âge, revendiquer le droit à cette faiblesse.
Mais non; elle vous doit à vous, Messieurs, et elle se doit à
elle-même de vous dire ce qu’elle a fait pendant cinquante années
et de justifier ainsi et l’intérêt que vous lui portez
et l’honneur que vous lui faites. — Ce soir, à
tous ceux qui voudront prendre part à son confraternel banquet,
elle fera les honneurs de l’amitié sincère qu’un culte
profond pour la patrie commune inspire à tous ses membres. Tantôt,
sous la conduite du guide le plus sûr, elle vous montrera, dans
les vitrines des musées, les richesses qu’on lui a confiées
et qu’elle garde jalousement comme un dépôt sacré.
Maintenant, elle doit vous ouvrir tout grands les rayons de sa bibliothèque,
où vous trouverez les documents qu’elle amasse et les travaux
qu’elle a produits. — Cette bibliothèque,
vous l’avez sous les yeux. En 1567, Van Giffen, procureur de la nation
germanique en l’Université d’Orléans, disait que «le
nombre des livres étoit suffisant pour que les escholiers s’inquiétassent
du lieu où ils pourraient les placer». Je vous laisse
à juger de visu si les archéologues de 1898, les successeurs
des étudiants en cette salle des Thèses même, peuvent
se réclamer d’une préoccupation pareille! Les livres débordent
de partout. Je dis bien: de partout! car ils nous viennent, rien que
pour la France, de 112 Sociétés correspondantes, et, s’il
faut [p.XX] parler de l’étranger, de 24 académies diverses,
dont les sièges sont à Anvers, Bruxelles, Christiania, Genève,
Mexico, Stockholm, Vienne, Washington et Saint-Pétersbourg. Jugez
ce que vaut déjà par elle-même une telle accumulation
de documents! — Rien
qu’à la valeur du contenu, on juge d’habitude la qualité
du contenant; souvent même on va plus loin, et le contenant emprunte
toute sa valeur à celle du contenu. En l’espèce, ce serait
faire une grossière erreur que de compter ainsi. La Salle des
Thèses, où vous êtes en ce moment, serait-elle toute
nue, et compterait-on pour rien tout ce qu’elle renferme, je la tiendrais
pour une des œuvres primordiales de la Société archéologique.
Fondée par l’Université en 1411, elle était, en 1868,
à l’état de ruine et condamnée à disparaître.
A l’une des réunions des Sociétés savantes, tenue
à Paris le 2 avril 1869, une communication faite à propos,
au nom de la Société, par son président, M. Boucher
de Molandon, la sauva de la destruction, grâce à l’appui
des pouvoirs gouvernementaux. Par une conséquence logique, la
Société, aidée par les actives démarches
et la généreuse souscription de celui que je viens de nommer,
l’achetait, de moitié avec la ville, pour un prix important
en 1876, et, en 1881, grâce au concours de l’État, de la
ville et de la Société, elle sortait des mains de M.
Lisch, architecte des monuments historiques, toute gracieuse et pimpante
dans sa forme gothique si rare pour les monuments à usage exclusivement
civil, prête à abriter les recherches lentes et patientes
des archéologues, étudiants vieillis par les études
qui finissent, après avoir au début donné asile
aux premiers essais des écholiers entrant dans la vie studieuse
qui commence, avec cette turbulence étourdie qui leur faisait
graver au couteau leurs noms sur les colonnes de pierre, où
vous les verrez encore. — La Société
n’avait pas attendu d’être aussi magnifiquement logée
pour commencer ses travaux. Sortie du berceau où vous l’avez
vue tout à l’heure, élevée dans l’une des salles
de la Bibliothèque, grandie à l’Hôtel de la Préfecture,
où elle a encore des archives, elle fit jusqu’en 1883, en trente-cinq
années, imprimer seize volumes de Mémoires, de [p.XXI] 485 pages chacun
en moyenne, la valeur de l’exemplaire complet de l’Histoire de France
d’Henri Martin. Et ce n’est là, écrite par parcelles,
que l’histoire incomplète d’un tout petit coin de notre grande
France. — J’y note, tout
à l’origine, dans le premier volume paru en 1851, le premier
mémoire de M. Eugène Bimbenet, écrit sur l’Hôtel
de la Mairie d’Orléans. Ce chercheur studieux, dont l’esprit
si affable resta jeune jusqu’à sa mort encore récente,
préludait ainsi par un premier essai à une suite d’études
du plus sérieux intérêt sur les Justices d’Orléans,
qui firent l’objet de treize mémoires, échelonnés
de 1858 à 1866. Dans ce même premier volume se rencontrent
deux courtes notes de M. Duchalais, savant de haut savoir, qui témoignait
ainsi de son estime pour la Société naissante, comme
le firent depuis pour la Société grandie les Quicherat,
les Ch. Lenormant, les Egger, Georges Picot et Léopold Delisle.
— Dans ce premier volume encore, je relève le nom de M. Mantellier,
étudiant un Atelier de faux-monnoyeurs du XVIe siècle, découvert
à Pithiviers en 1846. C’était un jeu plaisant de ce fécond
esprit qui faisait peu prévoir les magistrales études, fruit
d’un labeur énergique et consciencieux, qui s’appellent: Valeur des
principales denrées et marchandises qui se vendaient ou consommaient
en la ville d’Orléans du XIVe au XVIIIe siècle, un volume publié
en 1862, et surtout l’Histoire de la communauté des marchands
fréquentant la rivière de Loire et fleuves descendant
en icelle. Cette histoire considérable tient à elle seule
trois volumes, datés de 1864, 1867 et 1869, et elle est le document
fondamental nécessaire à tous les esprits curieux de rendre
à notre pauvre fleuve délaissé sa fréquentation
d’autrefois. — Ces premières
années du début étaient l’époque bénie
des découvertes heureuses; les collectionneurs d’aujourd’hui
le savent bien, eux dont le cœur tressaille d’aise rien qu’à la vue
d’une piécette dont un revers seulement est rare! Alors, comme le
27 mai 1861, après, un fortuné coup de pioche donné
au hasard dans une sablière, on découvrait, à Neuvy-en-Sullias,
tout un trésor de bronzes gallo-romains, que vous verrez tantôt
au Musée. Grâce encore à M. Mantellier, [p.XXII] il y trouva asile,
après avoir fait, en 1866, l’objet d’un mémoire détaillé
et de planches en couleurs luxueusement lithographiées. —
L’année d’avant, M. Léon Renier, à l’Académie
des Inscriptions et Belles-Lettres, avait donné l’interprétation
de l’inscription trouvée en 1846 à Orléans, et révélée
depuis par M. Dufaur de Pibrac. Le savant épigraphiste fixait
ainsi la situation à Orléans du Cenabum gaulois. A sa
suite, dans nos Mémoires, vinrent écrire sur cette même
question MM. Loiseleur, Boucher de Molandon, V. Pelletier, Marchand,
Collin, Bimbenet, Dumuys et Guerrier. — Mais, ne vous
semble-t-il pas que dans cette énumération un nom tarde
à venir sous ma plume? Patience, je vous en prie!... Il avait
créé l’œuvre, il avait bien droit au repos pendant quelques
jours! En fait, c’est au IXe volume seulement, en 1866, que M. l’abbé
Desnoyers signe son premier mémoire, sur le Sceau, de saint Aignan.
Mais, il m’est avis que, si sa plume se reposa jusqu’à celte époque,
c’est qu’elle attendait pour les utiliser les documents qu’une activité
alors jeune — ce qui ne veut pas dire qu’elle fût plus grande
qu’aujourd’hui — accumulait avec soin. Voyez plutôt en 1873 un
autre écrit, sur les Objets trouvés en Loire en 1870, que
suivront périodiquement, selon une méthode invariable,
d’autres écrits sur le même sujet, publiés en 1876,
1889 et 1898. J’ai quelque idée que ce ne sera point le dernier.
Dussent les écrits d’ailleurs être rares, qu’importe! Mieux
que les écrits encore, les actes méthodiques et persévérants
restent: vous vous en convaincrez tantôt en voyant nos musées!
— Entre temps,
et au milieu de ces travaux plus particulièrement locaux, paraissait
un volume d’histoire générale, publiant, en 1875, les
Lettres et instructions diplomatiques de la cour de France, lors de
l’expédition du duc de Guise à Naples, sous la signature
de MM. J. Loiseleur et Baguenault de Puchesse. Déjà, en
1885, un volume avait été consacré à la publication,
par M. Lucien Merlet, d’un grand nombre de Lettres des rois et reines
de France, princes, etc.. — Mais toutefois
— et cela n’a rien que de naturel — les [p.XXIII] faits locaux préoccupaient
plus spécialement nos travailleurs, et, parmi eux, le grand
fait d’Orléans, celui de «Jeanne», la grande et sainte
Jeanne; celui du «siège», Jeanne la libératrice.
Avouez, Messieurs, qu’il n’en est guère de plus grand, et que
sont vraiment heureux les savants, de si modeste savoir qu’ils soient,
de pouvoir, parce qu’ils sont Orléanais, se grandir à la
hauteur d’un sujet où se confondent en un même nom Orléans
et la France sauvés! — Aussi de ce
nom-là rien n’est indifférent. Sur «la famille»
qu’il désigne et la «maison» où elle a pu
passer, je vois parmi les écrivains: MM. Boucher de Molandon,
J. Doinel; sur «les reliques» qu’elle a pu laisser: M. l’abbé
Cochard; sur l’«iconographie» conservant son image: M. l’abbé
Desnoyers; sur «le siège d’Orléans»: MM. Loiseleur,
Jarry, Desnoyers, Boucher de Molandon et A. de Beaucorps; sur «Dunois»,
le royal batailleur: MM. Pillon, Jarry et Desnoyers; sur «le
pont des Tourelles»: M. Collin, que la mort trop tôt venue
empêcha de voir son beau travail publié en 1895. —
Toutefois, pour être le plus grand, ce fait n’est point le seul sujet de nos études. La Salle des Thèses et
l’Université d’Orléans étaient dignes de voir
leur histoire écrite, surtout depuis le jour où, comme
je l’ai dit, elle revêtit sa parure nouvelle. Vous la trouverez,
cette histoire, dans le volume paru en 1873, où MM. Jarry et Boucher
de Molandon lui ont consacré deux mémoires. Depuis 1883
jusqu’à aujourd’hui, en quinze années de temps, onze volumes
nouveaux ont été publiés; aux tomes XX et XXII vous
y trouverez sur ce même sujet trois mémoires encore, établis
sur les recherches de MM. Bimbenet, Herluison et Loiseleur. — Enfin,
nos archives religieuses devaient être étudiées: témoin
les Cartulaires de Beaugency et celui de Notre-Dame de Voisins, publiés
en 1887 par MM. Vignat et Doinel; Micy-Saint-Mesmin, par M. de Torquat;
Théodulfe et Fleury-sur-Loire, par M. Cuissard; notre Cathédrale,
par M. Vignat et MIle de Villaret; notre Lycée, l’ancien Collège
des Jésuites, par M. Tranchau; les Ursulines de Saint-Charles, par
M. Ratouis; Saint Paterne, évéque d’Avranches, par M. l’abbé
Crochet. [p.XXIV] — Que sais-je encore! Les faits d’histoire générale
rattachés au coin Orléanais: l’Assassinat du duc de Guise,
de François Dupuis; la Saint-Barthélémy à
Orléans, de M. Baguenault de Puchesse; un épisode de la
Fronde, la Guerre des sabotiers de Sologne, de M. Jarry; de M. Auvray,
Documents Orléanais du XIIe et XIIIe siècle; par M. Bonnardot,
Documents sur le régime municipal à Orléans, et, tout
récemment, le Commerce des grains dans la généralité
d’Orléans en 1768, de M. Bloch; enfin, du docteur Tartarin, L’Histoire
généalogique des seigneurs de Choisy-aux-Loges. — Mieux
que par une sèche énumération, j’aurai dit le mérite
de nos travaux en vous rappelant les médailles décernées
à la Société aux réunions des Sociétés
savantes à la Sorbonne, en 1875 et 1876, hautes récompenses
dont nous sommes fiers à juste titre. — De
même, nous avons lieu de nous enorgueillir de ces brillants concours
quinquennaux qui ont été ouverts par la Société,
grâce aux libéralités de M. Boucher de Molandon
et de ses neveux, MM. Max. et A. de Beaucorps, et dont les présidents
ont été des maîtres tels que les Egger, les Léopold
Delisle, les Georges Picot et Lafenestre, les rapporteurs nos collègues
les plus autorisés, le donateur lui-même et MM. Baguenault
de Viéville, de Buzonnière, Tranchau, Guerrier, Raguenet
de Saint-Albin. — Je n’en finirais
point, Messieurs, si je voulais tout dire. — Et,
notez que cette analyse rapide et incomplète ne s’applique qu’à
nos vingt-sept volumes de Mémoires, négligeant volontairement
onze volumes de Bulletins où les écrits, pour être
de moindre importance, n’en ont pas moins celle d’apporter à l’histoire
un document nouveau, comme ferait un maçon d’une pierre, petite
il est vrai, mais tenant, dans le blocage du mur, sa place utile à
la solidité de l’édifice. — Donc,
je m’arrête et finis. — Au fait, il
en est temps! Car si la Société archéologique a pu
puiser dans son âge le droit de manquer à la modestie en parlant
d’elle, elle n’est pas assez vieille pour y prendre celui de manquer de
mesure en tombant dans les radotages. Horreur! Ce serait un défaut
de plus! On nous en prête assez! [p.XXV] Sociétés savantes,
comme cela est province! dit parfois le Parisien souriant. Et l’Orléanais
guépin, est-ce qu’il n’a pas un mot pour exercer à notre
encontre sa verve habituelle? Voyons... cela ressemble au titre charmant
d’une des plus jolies pièces de Sully Prudhomme... le Vase brisé...
ou quelque chose d’approchant!... — Gaîtés
malicieuses, mais bienveillantes au fond. Parisien ou Guépin peuvent
avoir le sourire à fleur de lèvres, mais au fond du cœur,
sérieux, ils savent bien que cette Province — et la nôtre
tout particulièrement — est un fier lambeau de notre grande France;
que cette pierre, toute cassée qu’elle soit, est un morceau d’œuvre
d’art; qu’en étudiant l’une et l’autre, on s’apprend à mieux
connaître et aimer la France et les beaux-arts, fleuron incontesté
de sa couronne. Ils savent que tous, tant que nous sommes, d’accord avec
les Sociétés amies, nous n’avons qu’un but et qu’un souci,
c’est de travailler obscurément mais sûrement à faire
connaître et aimer le pays. — De cette bienveillance
nous avons des garants sûrs et précieux: ce sont ces Congrès
annuels où le gouvernement nous convoque en périodiques
assises; ce sont ces concours financiers et cet appui moral que nous donnent
ici les pouvoirs publics; c’est votre présence à tous ici,
Messieurs, en ce moment. — La Société
archéologique de l’Orléanais tenait à vous en
remercier expressément et elle m’a chargé de le faire
en son nom. Je l’ai fait de mon mieux et, en tout cas, bien ou mal, je
l’ai fait de grand cœur.”
|
Mémoires
de la Société archéologique et historique de l’Orléanais
27 (1898), pp. XVIII-XXV.
|
1899
|
Début 1899, Émile Huet
ne craint pas d’afficher son appartenance à la Ligue de la Patrie
Française, fondée le 31 décembre
1898 dans le cadre de l’Affaire Dreyfus, et rassemblant des antidreyfusards
intellectuels et mondains (liste où on remarquera par
coïnciende la présence de l’Étampoise Louise Abbéma):
“«La Patrie Française» — Le comité de la Ligue de la Patrie française publie
aujourd’hui sa cinquième liste. Nous y relevons les noms suivants:
MM. Garran de Balzan, Le Cour-Grandmaison, sénateurs. —
MM. Louis Gotteron. Emile Le Senne, Armand Petiot, anciens députés.
— M. H. Daumet,
membre de l’Institut. — Mlle Louise
Abbéma, MM. Léon Couturier, A. Besesmes, Ernest Butura,
Alfred Meyer, Renoir, Maurice Faure, Eugène Fayen, Etienne Tournes,
Tony Faivre, Roger Jourdain, Paul Lazerges, Félix Baudin, Georges
Maraignille, Georges Desvallieres, Ariste Boulineau, Gaston Thibaut,
artistes peintres. — M. Paul Didier,
directeur-adjoint des Hautes-Etudes. M. Pierre Dareste, avocat à
la Cour de cassation. — MM. Paul de
Laprade, Paul-L. Binet, Ch. Westercamp, Etienne de RoUaud, Ponet, Auzoux,
H. Dior, Georges Le Caron, avocats à la Cour d’appel.
— M. Arthur Johannet, bâtonnier des avocats d’Orléans.
— MM. les docteurs Léon Bonnet, Mariani, Dubuc, Forestier,
Albert Salivas, H. Tripier, Henri Kortz. J. Courtat, Brecheniet, Jean
Baldy, Dubousquet de La Borderie, Ely Star, Voulet, L. Tulon, J. Boulai,
Le Menant des Chesnais. — M. le docteur
Simon, professeur à la Faculté de Médecine de
Nancy. — MM. Charles de Théxillat, ancien préfet; baron
Ernouf-Bignon, ancien sons-préfet de La Foye, ancien substitut
Louis-Paul Dubois, auditeur de la Cour des comptes; Chartes Diday, maire
de Vesoul; Emile Huet, G. de Sanoille, J. de Tremaudan,
anciens magistrats; Alfred de Joly, ancien sous préfet, etc.”
|
Journal des débats
politiques et littéraires 111/14 (15 janvier 1899), p. 2.
|
1900
|
Mariage à
Orléans de sa fille Thérèse
Huet (1900-1961) avec Henri Blavet (1868-1914), à qui elle
donnera Jeanne Marie Blavet (1901-1986), Patrice Blavet (1902-1948),
Solange Marie Blavet (1903-1993), Marie-Magdelaine Marie Blavet (1905-1985)
et Geneviève Marie Blavet (1907-1995) |
Pages généalogiques
de Frédéric Levasseur (ici) et Daniel Hurson (ici).
|
1900
|
Promenades
pittoresques dans le Loiret. Châteaux, monuments, paysages,
par M. Émile Huet, ancien magistrat, dessins
de M. Paul Pigelet, imprimeur-éditeur à Gien [32
cm sur 23; IV+644+XXXII p.; figues, planches], Orléans, P.
Pigelet (imprimé à Gien), 1900 [dont une réimpression:
Péronnas, éditions de la Tour Gile, 1993, et une réédition
remaniée par Gilbert Trompa,
Orléans guide 1900 (21 cm; 194 p.; illustrations),
Orléans, Corsaire éditions, 2004]. On remarquera l’étroite
parenté de forme de cet ouvrage avec celui que publiera en quatre
volumes son ami étampois Maxime Legrand, Étampes
pittoresque.
|
|
1905
|
Mariage de
sa fille Suzanne Huet avec Emile Mitchen (1872-1933), à qui
elle donnera Étienne Mitchen (1905) et Jacques Mitchen (1907).
|
Page généalogique
de Frédéric Levasseur (ici) et de Daniel Hurson (ici) |
1905
|
Il est toujours
membre de la Société historique et archéologique
du Gâtinais: “Huet (Em.), avocat, 7, rue Bretonnerie,
à Orléans”.
|
Annales de la
Société historique et archéologique du Gâtinais
23 (1905), p. XI.
|
1905-1907
|
Résumé
de toutes les mentions de Huet dans le tome 14 du Bulletin de la Société archéologique et
historique de l’Orléanais qui correspond aux années 1905-1907:
“Huet (Emile): lit un mémoire et remet une brochure
de M. Dujardin, d’Etampes, sur les Liens de magie ourdis pour l’archange
par le diable pour ressusciter en sortant des enfers, p. 121; — chargé
de s’entendre avec la commission du Touring-Club, pour la conservation
des sites et monuments, pp. 130, 183; — nommé président
de cette commission, p. 295; — la visite du congrès des notaires
de France à la salle des Thèses, p. 150; — hommage 1°
d’un opuscule de Brosset sur Marius Gueit, p. 199; — 2° sur
les orgues du royal monastère de Saint-Laumer de Blois,
p. 456; — 3° sur les Maîtres de Chapelle de la
Cathédrale d’Orléans, p. 565; — note sur cette brochure,
p. 589; — sur Marius Gueit, p. 252; — vote de l’impression aux
Mémoires du manuscrit du prieur de Sennely et de son
travail à ce sujet, p. 506; — Une image populaire de Jeanne d’Arc,
à Rouen, p. 626.”
|
Bulletin de la
Société archéologique et historique de l’Orléanais
14/189 (1907), p. 659.
|
1907
|
Émile
Huet s’intéresse visiblement à l’iconographie des saints,
comme on le voit à cet article publié en 1874, où
il enquête sur l’origine d’un prétendu portrait de Jeanne
d’Arc, avec en passant un intérêt marqué sur l’impact
que peut avoir l’imagerie religieuse sur le populaire (qu’on souhaite
alors rechristianiser): “Une image
populaire de Jeanne d’Arc, à Rouen. — On vient de
publier à Rouen «le vrai portrait de Jeanne la Pucelle libératrice
de la France qu’Anglais brûlèrent à Rouen sur la place
du Vieux-Marché le mercredi 30 Mai 1431» —
Tel est du moins le titre in extenso d’une image d’Epinal que l’on
vend à Rouen depuis l’année dernière. Elle porte, en
son centre, une figure empanachée tenant en sa main droite une épée
dont la lame repose sur l’épaule droite, le tout sur fond jaune
avec des ornements rouges et bleus. La figure est encadrée à
droite et à gauche par les couplets d’une chanson sur l’air «Mon
père était pot» et le portrait est souligné
de ces six vers imprimés en lettres capitales: «L’ennemi tous
droits violant / Belle amazone en vous brûlant / Témoigna
son âme perfide / Mais le destin n’eut point de tort: / Celle qui
vivoit comme Alcide / Devoit mourir comme il est mort.» —
Tout au bas, au-dessous d’un trait qui souligne la feuille in-folio, on
lit: «A Rouen, chez les associés Georges de Hautot dominotier
rue Saint-Romain. — Lecrène-Labbey, imprimeur d’almanachs et d’images
de toute espèce, rue de la Grosse-Horloge, n° 175. — Rouen
1907.» — Est-il besoin
de dire que cette image n’est qu’un pastiche? Non. Cela se voit au premier
regard. C’est un pastiche, oui, mais il est fait avec goût. Il
témoigne à la fois d’un souci très exact dans la
recherche de l’art ancien de l’imagier, [p.627] et d’un désir évident
de perpétuer dans la région rouennaise le souvenir populaire
de Jeanne d’Arc. Herluison, lui qui habitait jadis, à Orléans
«vis-à-vis Gaucheron l’apothicaire», ne désavouerait
pas cette image. J’imagine même qu’il pourrait en être jaloux.
— A l’aide de quels éléments ce pastiche a-t-il donc été
composé? Le voici. Je tiens les détails de sa genèse
de la bouche de son auteur même qui a bien voulu me les livrer.
— Le vrai portrait est la reproduction agrandie d’un tiers environ et
coloriée au pochoir d’un bois qui se trouve en tête d’un
petit livre assez rare dont voici le titre: Histoire de Jeanne d’Arc
ou La Pucelle d’Orléans, avec les détails de sa vie militaire.
In-18 de 84 p. A Rouen chez Lecrène-Labbey, libraire et marchand
de papiers, rue de la Grosse-Horloge, n° 12. — Le livre d’or de Jeanne
d’Arc, de M. Lanery d’Arc, en signale quatre éditions. Une qui est
a la Bibl. Nat, (Orléans Létourmy, sans date) (1) [(1) Cette
édition ne contient point la chanson.] . — Deux à Rouen (Lecrène-Labbey,
1811 et 1844) et enfin une à Paris (Gennequin, 1825). —C’est sur
l’édition de 1844 que le vrai portrait a été pris
et c’est dans celle de 1811 qu’a été copiée la chanson.
Des deux exemplaires rouennais, en effet, l’un, appartenant à
M. de Bellegarde, n’a point de portrait, mais possède la chanson.
A l’inverse, l’autre, propriété de M. de Beaurepaire le
savant archiviste, n’a point de chanson, mais possède le portrait.
— Quant à la chanson, nous la connaissons de longue date à
Orléans, précisément sous cette forme de complainte
illustrée d’une image. M. l’abbé Cochard, en 1892, la cite
dans sa brochure sur «La mémoire de Jeanne d’Arc à Orléans»
et, dans la bibliographie musicale de Jeanne d’Arc qui a paru en 1894,
j’en relate quatre éditions, oeuvres successives des «dominotiers»
orléanais, Huet-Perdoux, Rabier-Boulard, et Constant l’ainé.
— Sur ces images orléanaises la chanson a deux couplets de plus
que sur le «vrai portrait» de Rouen; mais qu’elle ait dix [p.628]
ou huit couplets, c’est certainement la même. Son auteur? Un exemplaire
qui est à la bibliothèque nationale porte cette mention
manuscrite: «du Cer Delafosse»; un autre: «l’abbé
Lafosse». La vérité est que la chanson est de M. J.-F.
Delafosse, prêtre «pensionné de l’Etat», mort
à Orléans, le 16 mars 1813, qui a laissé un volume
de vers sous le titre de Poésies diverses, imprimé en 1807
chez Huet-Perdoux. La chanson y occupe les pages 221-225. — Quoi qu’il en
soit, portrait et chanson ont été remis sur la même
page par M. Georges de Hautot, dominotier, pseudonyme qui cache M. Georges
Ruel, architecte, 74, rue Saint-Romain, membre de l’Académie des
sciences, belles-lettres et arts de Rouen. — Rouen, depuis quelques années,
fait beaucoup pour la Pucelle d’Orléans. Des comités importants
agitent l’opinion normande; Mgr Thomas l’avait ardemment sollicitée
pour le monument de Bon-Secours où le pèlerinage est depuis
lors incessant. De grandes oeuvres musicales de Lenepveu ont amené
jadis des foules tant à la Métropole qu’aux pieds de la statue
de Barrias. — Voilà qu’une image, brochant sur le tout, cherche maintenant
à s’adresser au populaire. J’ai pensé qu’Orléans aurait
profit à en être informé. Est-ce à dire que
cette image soit le chef-d’oeuvre irrésistible qui entraine? Oh,
M. G. Ruel n’a jamais eu une telle prétention, mais il a, dans une
juste mesure, fait une oeuvre artistique et utile. — Les vers dont il a
souligné le «portrait» sont du poète Malherbe.
Remarque pour nous intéressante, ils ont une origine purement orléanaise.
Outre qu’ils ont été déjà mis au bas de nombre
de portraits de la Pucelle, notamment de celui de J. David qui est au musée
de Jeanne-d’Arc, ils se trouvent en original dans un volume dont voici le
titre : «Recueil de plusieurs inscriptions pour les statues du Roi Charles
VII et de la Pucelle d’Orléans qui sont élevées, également
armées et à genoux, aux deux côtés d’une croix
et de l’image de la Vierge Marie, sur le pont de la ville d’Orléans
dès l’an 1458. — Et de diverses poésies faites à la
louange de la même [p.629] Pucelle... etc..» — Paris, Edme Martin,
1613. — rue Saint-Jacques à la Corne-de-Cerf. — Ces six vers forment
à eux seuls l’un des rares hommages que la poésie du XVIIe
siècle ait fait à Jeanne d’Arc. Six vers, c’est bien peu, en
présence de tant de chefs-d’oeuvre que Racine et Corneille, un Rouennais
pourtant, ont consacrés à l’antiquité romaine. — Il
doit y avoir une raison à cela et Malherbe l’a trouvée. En
effet, dans le même recueil et pour le même objet on trouve de
lui une seconde inscription de huit vers que voici: «Passants, vous
trouvez à redire : / Qu’on ne voit ici rien gravé / De l’acte
le plus relevé / Que jamais l’histoire ait fait lire? / La raison qui
doit vous suffire / C’est qu’en un miracle si haut / Il est meilleur de ne
rien dire / Que ne dire pas ce qu’il faut.» — E. H.”
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Bulletin de la
Société archéologique et historique de l’Orléanais
14/189 (1907), pp. 626-629.
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1908
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Émile Huet, Le manuscrit du prieur de Sennely.
Une paroisse de Sologne au XVIIe siècle, 1675-1710 [in-4°;
fac-similé, CCXVII p.; édition du manuscrit ms 586 de
la médiathèque d’Orléans], Orléans, M. Marron,
1908.
|
Catalogue Opale-plus
de la BNF consulté en 2011.
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1908
|
Émile Huet, Le manuscrit du prieur de Sennely
(1700) [in-8°; pièce de 8 p.; extrait du Bulletin
historique et philologique (1907)], Paris, Imprimerie nationale, 1908.
|
Catalogue Opale-plus
de la BNF consulté en 2011.
|
1908
|
Émile Huet, Sur deux complaintes de Jeanne
d’Arc: le chanoine J.-F. Delafosse, 1804; le général Lazare
Carnot, 1815 [in-8°; 19 p.; Extrait du Bulletin de la Société
archéologique de l’Orléanais (1908)], sans mention
de lieu ni d’éditeur, 1908.
|
Catalogue
Opale-plus de la BNF consulté en 2011.
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1909
|
Émile Huet, Jeanne d’Arc et la musique,
essai de bibliographie musicale. 2 édition [in-8°;
230 p.; figures; fac-similés], Orléans, M. Marron, 1909.
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Catalogue
Opale-plus de la BNF consulté en 2011.
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1909
|
Émile Huet, Les Complaintes orléanaises,
et chant populaire en l’honneur de Jeanne d’Arc. 2e édition
[in-12; 44 pages, figures], Orléans, M. Marron, 1909.
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Catalogue
Opale-plus de la BNF consulté en 2011.
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1910
|
Il est toujours
membre de la Société historique et archéologique
du Gâtinais: “Huet (Em.), avocat, 37, boulevard Alexandre-Martin,
à Orléans”.
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Annales de la
Société historique et archéologique du Gâtinais
28 (1910), p. XV.
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1913
|
Émile Huet, Un siècle d’éducation
chrétienne, 1806-1906: le petit séminaire d’Orléans;
histoire du petit séminaire de la Chapelle Saint-Mesmin; souvenirs
d’un rhétoricien de 1866-1867 [in-8°; XII+454 p.; figures,
planches & table], Orléans, P. Pigelet et fils, 1913.
|
Catalogue
Opale-plus de la BNF consulté en 2011.
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1912
|
L’Almanach
de l’Action française de 1913 se fait l’écho d’une
tournée dans le département du Loire, l’année précédente,
d’un jeune conférencier royaliste, le vicomte Patrice O’Mahony,
“quelquefois
accompagné par M. Émile Huet, le
toujours jeune et infatigable secrétaire du Comité royaliste”,
et ce notamment à Pithiviers. L’Almanach cite un résumé
du discours prononcé dans cette ville qui aurait été
publié dans le Journal du Moiret et qui commence par ces mots:
“Après
quelques mots vibrants de M. Émile Huet,
la parole fut donnée à M. O’Mahony”.
Nouvelle précision dans le résumé de toutes les nouvelles
de l’année: “Le 28 janvier [1913] [...]. A Pithiviers,
nos amis Huet, Rousseau et Patrice O’Mahony organisent une réunion des plus réussies.”
|
Saint-Luc, “A travers le département”, in Almanach de l’Action française 1913 [Paris, 1913], pagination
multiple et peu claire. — Dont
une réédition numérique au format pdf, en
ligne, ici (pages 181-182 et 643 de l’édition numérique).
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1913
|
Le 23 juillet,
mariage à Orléans de sa fille Solange Huet (1891-1953)
avec Jean Geng, résidant à Rouen (né en 1893). |
Page généalogique
de Daniel Hurson (ici)
|
1914
|
Le 25 novembre,
décès à Bouxières-sous-les-Côtes,
Woinville (Meuse) de son gendre Henri Blavet âgé de 46
ans.
|
Page généalogique
de Daniel Hurson (ici)
|
1922
|
Le 12
novembre, décès d’Emile Huet à
Orléans, à l’âge de 71 ans.
|
Page
généalogique de Daniel Hurson (ici)
|
1922
|
Avis de décès
lors d’une séance de la Société
archéologique et historique de l’Orléanais:
“Séance du 24 novembre 1922 — Présidence de M. J. Soyer, président. — Décès. — M. le Président
annonce la mort de M. Emile Huet, deux fois secrétaire,
vice-président de 1914 à 1918, membre titulaire depuis
1894; il mentionne les principaux travaux publiés par ce collègue
et rappelle le don généreux qu’il fit au Musée
d’une collection de productions musicales inspirées par Jeanne
d’Arc. La Compagnie exprime à la famille du défunt ses
plus respectueuses condoléances.”
|
Bulletin de la
Société archéologique et historique de l’Orléanais
19/221 (1922), p. 285.
|
25. Thérèse
Marie Huet (1877-1802)
Date
|
Renseignements disponibles
|
Sources
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1877
|
Le 18 juin, naissance à Étampes: “Du lundi dix huit juin mil huit cent soixante dix sept,
heure de midi. — Acte de naissance
de Thérèse Marie Emilie Huet du sexe
féminin, née ce jour à sept heures du matin, chez
ses pere et mere, fille de Emile Charles Joseph Huet,
avocat, agé de vingt six ans, et de Lucie Marie Victorine Duverger
son épouse agée de vingt ans, domiciliés en cette
ville rue du Château numéro huit. — Les
témoins ont été les sieurs Henry Duverger, propriétaire,
agé de quarante sept ans, aïeul maternel de l’enfant, et
Charles Huet, propriétaire, agé
de cinquante six ans domiciliés de cette ville. —
Sur la présentation de l’enfant et sur la déclaration
du pere d’icelle, qui a, ainsi que les témoins, signé
avec nous Etienne Auguste Decolange adjoint délégué
par le maire d’Etampes, après lecture faite. —
[Signé:] Emile Huet —
Duverger —
C. Huet père. —
Delocange.” — Première
addition marginale: Par acte en date du 23 avril 1900 célébré
à la mairie de [blanc], Huet Thérèse
Marie Emilie a contracté mariage avec Blavet Paul Auguste. —
Pour mention — Le greffier
[Signé:] [illisible]. — Deuxième
addition marginale: Décédé [sic] le trente et un
août 1961 à Fontenay aux Roses (Seine). Le 22 mars 1962 [Signé:]
M. L.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
| 1900 |
“Par
acte en date du 23 avril 1900 célébré à
la mairie de [blanc], Huet Thérèse
Marie Emilie a contracté mariage avec Blavet Paul Auguste. — Pour mention —
Le greffier [Signé:] [illisible]”.
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011).
|
1900
|
Mariage à
Orléans de Thérèse Huet
(1900-1961) avec Henri Blavet (1868-1914), à qui elle donnera
Jeanne Marie Blavet (1901-1986), Patrice Blavet (1902-1948), Solange
Marie Blavet (1903-1993), Marie-Magdelaine Marie Blavet (1905-1985) et
Geneviève Marie Blavet (1907-1995)
|
Pages généalogiques
de Frédéric Levasseur (ici) et Daniel Hurson (ici).
|
1914
|
Le 25 novembre,
décès à Bouxières-sous-les-Côtes,
Woinville (Meuse) de son mari Henri Blavet âgé de 46 ans.
|
Page généalogique
de Daniel Hurson (ici)
|
1961
|
“Décédé
[sic] le trente et un août 1961 à Fontenay aux Roses
(Seine). Le 22 mars 1962 [Signé:] M. L.”
|
Registre d’état civil d’Étampes
(saisie B. G. 2011).
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26. Suzanne
Marie Huet (1877-1802)
Date
|
Renseignements disponibles
|
Sources
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1879
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Naissance.
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Page généalogique de Daniel Hurson (ici)
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1905
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Mariage de Suzanne Huet avec Emile Mitchen
(1872-1933), à qui elle donnera Étienne Mitchen (1905)
et Jacques Mitchen (1907).
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Page généalogique de Frédéric Levasseur
(ici) et de Daniel Hurson (ici)
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1948
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Décès
de Suzanne Huet à Sceaux-sur-Huisne
(Sarthe) à l’âge de 69 ans.
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Page généalogique
de Frédéric Levasseur (ici) et de Daniel Hurson (ici)
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27. Marie
Jeanne Huet (1877-1802)
Date
|
Renseignements disponibles
|
Sources
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1880
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Naissance.
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Pages généalogiques de Frédéric Levasseur
(ici) et de Daniel Hurson (ici)
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1894
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Le 6 novembre, décès
à Orléans de Marie Huet,
âgée de quatorze ans.
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Pages généalogiques
de Frédéric Levasseur (ici) et de Daniel Hurson (ici)
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28. Solange
Marie Huet (1891-1953)
Date
|
Renseignements disponibles
|
Sources
|
1891
|
Naissance.
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Pages généalogiques de Frédéric Levasseur
(ici) et de Daniel Hurson (ici)
|
1900
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Le 23 juillet, mariage à Orléans de Solange Huet (1891-1953) avec Jean Geng, résidant
à Rouen (né en 1893).
|
Page généalogique de Daniel Hurson (ici)
|
1953
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Décès
de Solange Huet en 1953 à l’âge
de 62 ans.
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Pages généalogiques
de Frédéric Levasseur (ici) et de Daniel Hurson (ici)
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Deux chefs-chefs-d’œuvre commandités par la
famille Huet: Saint Clément et La Louette
Toute critique, correction ou contribution
sera la bienvenue. Any criticism
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