CORPUS HISTORIQUE  ÉTAMPOIS
 
Frédéric Gatineau
Brières-les-Scellés de A à Z 
toponymie brioline, 2003-2006
 
Brières-les-Scellés photographié par Michel de Pooter en 2006
© Michel De Pooter, 2006

 
Petites lumières sur Brières, 2003      Frédéric Gatineau a déjà donné au Corpus Étampois et à tous les internautes l’intégralité du texte de son ouvrage de toponymie étampoise, Étampes en lieux et places (2003).

     Voici maintenant toute la partie toponymique de l’ouvrage qu’il a également consacré en 2003 à la commune voisine de Brières-les-Scellés, Petites lumières sur Brières, ouvrage toujours disponible.

     N’hésitez pas à nous faire parvenir vos correctifs, suggestions ou observations.



Frédéric Gatineau
Petites lumières sur Brières
extraits mis à jour, 2006



Bruyères cachées?


     L’orthographe du nom du village a été longue à fixer. On trouve les formes successives Brueriee les Scelles en 1210 (pouillé de Chartres), Brueres les Scelles en 1250, Bruerie les Scélés en 1274 (pouillé de Chartres). Petrus de Brueriis est cité vers 1300 parmi les titulaires des fiefs de la prévôté d’Etampes. Bruières les Scellés en 1310 (cartulaire de ND d’Etampes), Bruerie Sigillate en 1351 (pouillé de Chartres), Breverie Sigillata au 15e siècle (pouillé de Chartres). Bryere Lesselé (15e siècle), Bruyères Lesselle en 1481 (lettre patente de Louis Xl), Brières en Beauce en 1585, Brieres les Scelles en 1617, Brieres en 1700 (plan des environs de Paris), Brières en 1711, Brière en 1725 (carte dressée par B. Jaillot), Brière en 1782 (carte de Dezauche), Bryeres les Sellés sur une carte du 18e siècle, Bruyeres les Scellés en 1754 (carte de la seigneurie), Brières les Scellées en 1757 (carte de Cassini), Bruireres les Scelles au 18e siècle (carte), Brière le Scellée au 18e siècle (carte reconstituée par Guyot), Brières-les-Scellés en 1792 (carte du département de la Seine-et-Oise).

     Brières tiendrait son origine du latin brucaria, dérivé du gaulois brucus: la bruyère.

     Brières serait donc une déformation de bruyère, laquelle ne manque pas sur les coteaux calcaires.

     En toponymie, le terme “lès” (avec accent) est un dérivé du latin
latus, près de (voir par exemple Saint-Germain-lès-Arpajon ou Saint-Germain-lès-Corbeil). Ce n’est pas le cas pour Brières-les-Scellés. L’article “les” définit simplement le déterminatif Scellés.

     Quant au déterminatif “les scellés
, il viendrait du latin celare qui signifie cacher. Le village étant comme scellé, c’est-à-dire caché entre les coteaux boisés. Le village est effectivement cerné par trois coteaux boisés. On retrouverait cette même étymologie “celé-caché” dans Vaucelas hameau de la commune voisine d’Etréchy: Vallis Celata, le val caché.

     Une autre étymologie fait dériver “scellés” du latin sigillum qui signifie figurine, statuette. sceau ou encore cachet. Mais pourquoi Bruyères “les Statuettes”? Peut-être en raison d’anciennes trouvailles de figurines de divinités païennes, mais ce genre de découvertes n’était guère valorisé au cours du Moyen-Âge.

     Enfin Ricolfis propose de voir en “scellé” une forme altérée de Solico, c’est-à-dire le saule. On sait que ces arbres aiment l’humidité. Brières n’est arrosé par aucun cours d’eau mais sans doute n’en a-t-il pas été toujours ainsi. La vallée, aujourd’hui sèche, d’Heurtebise était certainement arrosée, auquel cas “Bruyères les Saules” serait un parfait résumé de la topographie brioline: un plateau, des coteaux boisés et une cuvette, vallée sèche diverticule de la Juine.

Petites lumières sur Brières, 2003, pp. 7-8
 


ACACIAS allée des (p BS E7)
     Cette voie nouvelle a été dénommée en 1999. Elle dessert le lotissement du Clos de Brières.
     Cette petite sente traverse un jardin aménagé le long de l’immense parking Faurecia. Plusieurs essences d’arbres y sont plantées dont quelques acacias.
A LA GRÂCE DE DIEU  
     Ancien nom du café-auberge située au 10 Grande-Rue qui prendra, bien plus tard, le nom de “Marmitou”. Il existait une auberge de la Grâce de Dieu à Etampes (à l’emplacement du 24 rue Louis-Moreau). A Etampes, l’enseigne primitive de la Grâce de Dieu était une barque dans la tempête, image de la Divine Providence. Etait-ce le cas pour notre petite auberge de Brières, bien située sur le tracé de l’ancienne route royale 191 avant sa déviation vers le sud?
AU-DESSUS DE GRENOT
     Ce champtier est cité dans un document du 18e siècle (ADE 39J42) (voir les Grenots).
AU-DESSUS DES BATAILLES
     Ce lieu-dit du cadastre de 1824 a été supprimé dans le cadastre actuel (voir les Batailles).
AU-DESSUS DES FONTAINES
     Ce lieu-dit du cadastre figure déjà sur le plan de 1824. Il s’agit du versant est, assez abrupt, de la butte des Quatre-Vents (voir les Fontaines).
AU-DESSUS DES ROCHES
     Ce lieu-dit du cadastre figure déjà sur le plan de 1824. Il est également cité dans un document du 18e siècle (ADE 39J42). Ce lieu est en partie boisé (voir les Roches).
AU-DESSUS DES CREUX DU CHENET
     Ce nom de lieu-dit du cadastre de 1824 a disparu du cadastre actuel. Les creux en question semblent être l’actuelle route départementale 201 qui vient du Chesnay dont la pente, particulièrement rude, devait être un cauchemar pour les charretiers.
     Le Chesnay est un hameau de la commune d’Etampes cité dès le 13e siècle. Ce nom de “Chenet” renvoie à un bois de chêne originel. Ce genre de toponyme renvoie parfois à un ancien défrichement.
AUNEAU sente d’ (p BS E7)
     Ce chemin figure dans “l’état de reconnaissance des chemins ruraux” de 1891.
     Il est aujourd’hui curieusement dénommé rue de la Sente d’Auneau. Son tracé figure déjà sur le plan de 1753. Auneau est une commune de l’Eure-et-Loir située à environ 25 kilomètres de Brières. Ce gros bourg beauceron, situé sur le chemin de Chartres, devait être un repère pour les Briolins qui, jusqu’à la Révolution, dépendaient, sur le plan spirituel, du vieux diocèse Chartrain. Ce chemin d’Auneau est dénommé chemin de Saint-Hilaire sur le reste du territoire briolin. Le nom d’Auneau viendrait de l’aulne.
BADIGORNES chemin des
     Ce chemin figure dans “l’état de reconnaissance des chemins ruraux” de 1891. Il est alors aussi appelé chemin de la Butte Cordière. Ce curieux nom de badigorne reste une énigme. Le mot de vieux français “badigoinces”, qui signifie lèvres, pourrait s’en rapprocher.
BAS DE LA CAVE le
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure sur le cadastre de 1824 sous l’appellation “Bois de la Cave”. Il n’y a plus de bois à cet endroit.
     Le lotissement du Bas de la Cave a été réalisé en 1974 (voir la Cave).
BAS DE LA GALIPE le
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure sur le cadastre de 1824 sous l’appellation “Bois de la Galipe”. Ce lieu très pentu est effectivement en partie boisé (voir la Galipe).
BAS DES BOULEAUX le
     Ce lieu-dit du cadastre actuel ne figurait pas au plan de 1824 (voir les Bouleaux).
BAS DE VERT GALANT
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure déjà sur le plan de 1824. Ce lieu est en partie boisé (voir Vert-Galant).
BAS FAVREUX le
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure déjà sur le plan de 1824.
     Ce champtier est cité en 1368 (Bas Favereux) (f d m C). Il est encore cité en 1374 parmi les biens des Hospitaliers dépendant de leur ferme du Chesnay (voir Favereuse).
BATAILLES les
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure déjà sur le plan de 1824. Le champtier de “Bataille” figure sur un plan du 18e siècle. On y lit la mention “d’une remise close de haye ainsi que des vignes” (ADE 39J 83).
     Le mot bataille pourrait bien sûr renvoyer au souvenir d’un hypothétique lieu de combat (on pense en particulier au siège d’Etampes en 1652). Il existe de nombreux toponymes, géographiquement proches, sur la commune d’Etampes, qui évoquent aussi un champ de bataille (le Murger de la Bataille, la Croix de Vaux Milcent, le chemin de l’Ecorchoir, le chemin des Morts, les Mélites). Pour Léon Marquis, ces noms seraient un rappel des combats qui auraient eu lieu en 612 sur les hauteurs de Saint-Martin entre les armées de Clotaire et de Théodoric. Cette bataille serait rapportée par les annales d’Aimon. Selon Basile Fleureau, le “champtier des Batailles” passe pour être le lieu de sépulture des soldats de cette très ancienne bataille.
     Bataille est, par ailleurs, un mot assez courant en toponymie. Il peut simplement venir du vieux mot “battes” qui signifie bois défrichés (abattus). Ce lieu pentu est relativement déboisé. En parler local, on disait aussi d’une terre qu’elle était “battante” quand elle se montrait argileuse, mais d’un bon rapport.
BEAUREGARD
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure déjà sur le plan de 1824. Ce champtier est cité dans un document du 18e siècle “aussi dit Calais” (ADE 39J42).
     Le nom de Beauregard peut être une référence au beau point de vue sur Etampes que l’on peut admirer. Ce lieu-dit est aujourd’hui en partie boisé mais ne l’a sans doute pas toujours été.
BEAUREGARD chemin de
     Ce chemin figure dans “l’état de reconnaissance des chemins ruraux” de 1891. Il grimpe rude jusqu’à la butte de Beauregard.
BEDEAU impasse du (p BS D6)
     Cette voie du Petit-Brières a été dénommée officiellement en 1971, à partir d’une appellation populaire. Elle fait le pendant à l’impasse du Champêtre. Le bedeau et le garde-champêtre étaient des figures du village.
     On appelait bedeau le préposé au service et à l’ordre dans l’église.
     Au n° 1, cette maison figure déjà sur le plan de 1753.
     Au n° 7, le corps du bâtiment figure déjà sur le plan de 1753.
     Au n° 20, cette maison figure déjà sur le plan de 1753.
BESSON Emile (salle polyvalente)
     Cette salle a été construite en 1985 non loin de l’ancien château. C’est une réalisation de l’architecte Dominique Vayne. Elle a été dénommée Emile Besson en 1989. Monsieur Emile Besson a été maire de Brières de 1977 à 1986. Il fut par conséquent l’artisan principal de cette réalisation. Professionnellement, Emile Besson était cadre chez Bertrand Faure.
BLANC DENIER le
     Ce champtier est cité dans un document du 18e siècle (ADE 39J42). Il est alors aussi dit “Long Réage ou la Justice”. Ce joli nom de Blanc Denier n’a pas été retenu par la suite. Le Denier est une ancienne monnaie qui valait la deux cent quarantième partie de la livre d’argent. “Le titre d’argent n’est pas resté stable dans l’histoire. Les deniers à partir du 16e siècle étaient même frappés en cuivre. Un blanc denier pourrait donc faire référence à une émission ancienne bien titrée en argent” (Gn).
     De toutes façons, on est très loin de la valeur d’un champ, même de petite taille. Ce toponyme pourrait être le souvenir d’une redevance perçue sur ce champ ou bien celui d’une découverte de pièces ou d’un lot de pièces à cet emplacement.
BOIS À BISSON
     Le territoire de la commune comprend près de 14 % de bois. On comprend pourquoi les Briolins ont éprouvé le besoin de nommer ces espaces qui alimentaient les habitants en combustibles et en gibier. Certaines de ces appellations sont devenues des toponymes officiels, d’autres restent des surnoms.
     Le bois à Bisson au lieu-dit le Fossé de Linas figure sur la carte IGN. Bisson est un nom de famille assez courant. Son étymologie est semblable aux “bessons” chers à George Sand dans la Petite Fadette; elle vient du latin bis et désigne à l’origine des jumeaux.
     On ne trouve pas de trace de Bisson à Brières ni au 17e, ni au 18e, ni au début du 19e siècle. En revanche, la famille Buisson est assez prolifique aux mêmes époques. Bisson pourrait être une altération de Buisson.
BOIS À CAN
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure déjà sur le plan de 1824. Le site est, en effet, en partie boisé. C’est aujourd’hui le parc de la Faisanderie.
     L’instituteur Berthelot voit dans ce nom le souvenir du campement des armées d’Henri IV à Brières en 1589 à moins que ce ne soit celles de Turenne en 1652. “Can” peut venir plus simplement de “camp” qui désigne une terre labourée en vieux français. On pourrait penser aussi à Cant, prénom très couramment donné dans l’étampois en référence aux saints patrons de la ville d’Etampes: Cant, Cantien et Cantienne.
     Un autre type de campement a, beaucoup plus récemment, impressionné les Briolins. Le 29 juin 1996, une gigantesque rave party est organisée sur ce paisible terrain. 2000 voitures ont envahi subitement les rues de Brières pour déverser près de 6000 participants. Les Briolins s’en souviennent.
BOIS AU PÈRE JULES
     Toponyme non officiel donné à une portion de la Butte au Loup. Qui était le Jules en question?
BOIS DE LA GARENNE
     Le bois du lieu-dit la Garenne est ainsi dénommé sur la carte IGN. Le bois en question figure déjà sur le plan de 1753.
BOIS DU VERGER
     Toponyme non officiel donné à l’un des bois que borde le chemin de Saint-Hilaire. On pense aux arbres fruitiers, mais “verger” pourrait être aussi une déformation de berger.
BOIS FOU
     Toponyme non officiel donné à un bois situé derrière la Faisanderie. Ce nom peut, bien sûr, faire allusion à la folie d’un propriétaire ou d’un de ses “habitants». Fou pourrait être aussi une déformation de fagus, le hêtre (comme dans Tor-fou) en souvenir d’une ancienne Hêtraie.
BOIS JOSSIC
     Encore un nom populaire donné cette fois à l’un des bois d’Heurtebise. Jossic est un patronyme qui apparaît à Brières au cours du 19e siècle.
BOIS POMMIER le
     Nom alternatif donné à l’ancien lieu-dit la Marnière dans une version du cadastre de 1824 conservé en mairie de Brières. Les pommiers étaient très cultivés dans nos régions. Les réserves de fruits permettaient de passer l’hiver et de presser le cidre.
BOISSY LE SEC chemin de
     Ce chemin figure dans “l’état de reconnaissance des chemins ruraux” de 1891. Sur le plan de 1865, il correspond, en partie, à la départementale 201 (ADE 3O61). Par la suite, il matérialise la limite avec la commune d’Etampes et passe devant la ferme de la Maison Lange (commune d’Etampes). Boissy-le-Sec est une commune du canton d’Etampes, voisine de Brières. “Bussiacum Siccum” est cité dès 1216. Boissy signifie simplement “endroit boisé”, tandis que le qualificatif “sec” fait certainement référence à la vallée sèche creusée par un bras disparu de la Renarde.
BONNES les
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure déjà sur le plan de 1824. Le “champtier des Bonnes” est cité dans un document du 18e siècle (ADE 39J42).
     Ce terme “bonnes” désigne habituellement un champtier comportant des bonnes terres ou des terres autrefois partagées en “bonniers», mesure usitée au Moyen-Âge (mel).
     Bonnes pourrait aussi se rapporter à l’ancien nom de Chamarande, dont les seigneurs deviendront aussi seigneurs de Brières à partir de 1688.
     L’instituteur Berthelot rapporte la découverte, en 1897, dans ces champs des “reste des fondations de murs” ainsi qu’une “hache mérovingienne et une pièce gallo-romaine et une médaille représentant Diva Faustina”. Il y aurait donc eu un habitat ou un établissement agricole entre le Fresne et les Poislées.
BORDES les
     Ce champtier, malheureusement non situé, est cité dans un document du 18e siècle (ADE 39J42).
     Borde signifie métairies ou chaumières en vieux français. Ce toponyme pourrait garder le souvenir d’un habitat disparu.
BOTTIÈRES les
     Nom alternatif donné à l’ancien lieu-dit le Fond de Caveaux dans une version du cadastre de 1824 conservé en mairie de Brières. Sur ce même plan figurent, à cet endroit, plusieurs marnières ou carrières. “Bottière” pourrait évoquer un champ en forme de botte. En vieux français, “botte” peut avoir plusieurs sens : crapaud, bouteille ou encore fagot. Une bottière désigne aussi une terre collante aux outils. Ce terroir de plaine n’est pourtant pas particulièrement humide.
BOULEAUX les
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure déjà sur le plan de 1824. On prononce localement “Bouillots”. La “remise du Bouleau” figure sur un plan du 18e siècle (ADE 39J 92). Ce lieu-dit comprend effectivement beaucoup de bois mais les bouleaux n’y sont pas l’essence dominante.
     Dans la partie boisée de ce lieu-dit, on trouve nombre de roches de grès (dont la Roche aux Lunettes). Quelques-unes affleurent même dans les champs en lisière de bois.
BOULEAUX chemin des
     Le tracé de cette voie figure déjà sur le plan de 1753. Il est ainsi désigné dans “l’état de reconnaissance des chemins ruraux” de 1891. Il a été officiellement “re-dénommé” en 1971.
     Un autre chemin des Bouleaux “autrefois dénommé chemin de Guignas” est mentionné sur un plan du 18e siècle comme “n’existant plus” (ADE 39J 91).
BOURG NEUF chemin du (p BS C7)
     Le tracé de cette petite voie du bourg figure en partie sur le plan de 1753. Le chemin a été dénommé officiellement en 1971; jusque-là, il semble qu’il n’avait pas reçu de désignation.
     La “Censive du Bourg Neuf” figure sur un plan représentant une portion de Brières au 18e siècle (ADE 39J 96). Bourgneuf pourrait donc renvoyer à la vaste seigneurie du Bourgneuf dont le lieu seigneurial était au quartier Saint-Pierre d’Etampes.
BOUT DU MONT le
     Sur le plan de 1824, le Bout du Mont est présenté comme un véritable hameau. Il est parfois aussi appelé le Petit-Brières. Il est question du “carrefour du Mont” sur un document de 1598. Le mot bout avait primitivement le sens de “sortie brusque”, plus tard il a pris le sens d’extrémité. Le “mont” en question est la Butte à Beauchose qui s’élève à 147 mètres.
     Le Bout du Mont est également un lieu-dit du cadastre.
     Le lotissement du Bout du Mont date, quant à lui, de 1983.
BOUT DU MONT rue du (p BS C5/D6)
     Cette voie est déjà nommée sur le plan de 1824. Elle a été dénommée officiellement en 1971. La rue se perd dans les champs et, à ce titre, elle a comme un aspect de... bout du monde.
     Cette voie, prolongée par la rue du Quesu, pourrait reprendre le tracé d’un chemin d’enceinte autour d’un poste pré-romain.
     Au n° 5, cette maison figure déjà sur le plan de 1753 mais la façade a été très modifiée.
     Au n° 7, à remarquer la grosse borne chasse-roue en grès.
     Au n° 9, cette petite maison d’angle figure déjà sur le plan de 1753 mais elle a été très modifiée.
     Au n° 11, cette maison a abrité l’école de 1837 à 1873. Le pignon côté rue comportait un four à pain. Son emplacement est visible sur les anciens plans; il a aujourd’hui disparu mais deux pierres saillantes semblent en être la trace. Le petit bâtiment en biais sur le côté figure également sur le plan de 1753.
     Au n° 15, l’ensemble des bâtiments figure déjà sur le plan de 1753, y compris le curieux petit bâtiment au milieu de la cour.
     Au n° 17, le petit bâtiment figure déjà sur le plan de 1753.
     Au n° 19, cette maison figure déjà sur le plan de 1753.
     La petite impasse entre le n° 4 et le n° 6 figure déjà sur le plan de 1753.
     Au n° 14, la maison au fond de son impasse figure déjà sur le plan de 1753.
     Au n° 16, à l’angle, remarquer la curieuse borne chasse-roue aux formes tourmentées.
     Une ancienne borne-fontaine existait dans la rue. Elle a été supprimée en 1963.
     Au bout de la rue du Bout-du-Mont, on trouve une assez grande dépression couverte d’herbe destinée à collecter les eaux descendant des collines alentours.
BOUT DU MONT sente du
     Pittoresque venelle envahie d’herbes folles.
     Au n° 3, la maison figure sur le plan de 1753.
BUTTE rue de la
     Cette voie, mal située, est citée dans un document du 18e siècle (ADE 39J42).
BUTTE À BEAUCHOSE la
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure déjà sur le plan de 1824. Cette petite butte est en grande partie couverte d’arbres d’essences mêlées (feuillus et résineux). La maison de la famille Léauté y a été construite à la fin des années 1920.
     Beauchose pourrait être un patronyme, mais on n’en trouve pas trace à Brières aux 18e et 19e siècles. On pourrait également voir dans Beauchose le pendant de Beauregard, lieu d’où l’on a un autre point de vue. La butte en question culmine à 149 mètres.
BUTTE À SPIRUS la
     Nom populaire, donné avant guerre, à la butte du Larry de Saint-Quentin. Un certain Spirus-Gay avait construit une maison, sur le site de l’ancien four à chaux, au tout début du 20e siècle. Monsieur Spirus passait pour un original dans le petit village. Adepte du naturisme et des médecines parallèles, il cultivait les plantes et passait pour guérir naturellement nombre d’affections. La maison figure sur le plan de 1899 établi par l’instituteur Berthelot. Elle n’est déjà plus qu’une ruine dans les années 1930. Elle aurait été complètement démolie vers 1940. Quelques bases de murs, une entrée de cave et les restes du four à chaux sont les seules vestiges de cette aventure Spirus qui marqua l’esprit des anciens de Brières.
BUTTE AU LOUP
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure déjà sur le plan de 1824. Sur ce même plan figure, à cet emplacement, une marnière ou une carrière.
     Pourquoi ce nom? Les loups n’étaient pas rares dans la région jusqu’au début du 19e siècle. Ils hantaient l’imagination populaire d’où, sans doute, leur fréquence dans la toponymie. Le terme de Butte aux Loups peut aussi rappeler la présence d’un site préhistorique.
     Ce lieu-dit, en partie boisé, n’est pas à proprement parler une butte mais une portion du versant nord de la vallée sèche qui s’étend de Brières à Jeurre.
     Il a existé une décharge sur ce site. Elle est aujourd’hui heureusement comblée.
BUTTE CORDIÈRE chemin de la
     Ce chemin figure dans “l’état de reconnaissance des chemins ruraux” de 1891; il est alors aussi dénommé chemin des Badigornes. La Butte Cordière est un lieu-dit de la commune d’Etampes.
     “Cordière” peut découler simplement du patronyme Cordier, à moins qu’il ne faille reconnaître la racine “cord” qui signifie hauteur en pré-indo-européen (PB). La corde était aussi une mesure de bois couramment utilisée dans la région jusqu’à une époque récente. On appelait d’ailleurs “cordiers” les mesureurs de bois. Cette butte est toujours très boisée.
BUTTE DES COMBLES la
     Ce champtier est cité dans un document du 18e siècle (ADE 39J42). Il est aujourd’hui désigné par le lieu-dit les Combres. La butte en question est celle aussi appelée Beauregard.
CALAIS
     Ce champtier est aussi appelé Beauregard sur un plan du 18e siècle (ADE 39J 90).
     Le toponyme “calais” pourrait venir de la racine indo européenne “kal” qui signifie caillou.
     Ce versant de butte est effectivement très rocheux.
CALVAIRES
     Les calvaires et autres croix de chemins n’étaient pas rares dans le pays d’Etampes. Placés aux carrefours, ils matérialisaient la croisée des chemins comme parabole des choix à faire au cours de l’existence. Le calvaire rappelait au voyageur le “bon chemin” à prendre, au sens propre comme au figuré. Les croix christianisaient l’espace et jouaient, entre autres, le rôle de stations pendant la procession des Rogations. Elles ont, pour beaucoup, été supprimées au cours des campagnes de déchristianisation de la Révolution. Un certain nombre de ces croix ont été replacées après la tourmente.
     Brières a su préserver ses croix. Il en existe encore quatre sur le territoire communal. Elles sont toutes métalliques avec un socle en pierre:
     - Une croix est visible sur les anciennes cartes postales en dehors du clos du cimetière. Le socle de la croix qui existe aujourd’hui sur la place de l’église est très différent, il ne s’agit par conséquent pas du même calvaire. L’actuelle croix a elle-même été reculée vers l’église aux environs de 1970. Elle était jadis située près de la borne-fontaine.
     - La Croix du Bout du Mont ou du Petit-Brières est toujours bien visible sur la place près du vieux puits.
     - La Croix des Poilées figure déjà sur un plan du 18e siècle. Elle existe toujours au croisement des chemins face aux Poislées Neuves. Ses fragiles tiges de fer sont livrées aux agressions des hommes et de leurs matériels. La pauvre croix tordue des Poilées est comme un cri jeté vers le ciel beauceron.
     Enfin, pour le quatrième calvaire briolin, voir la Croix Boissée.
CANAL D’IRRIGATION
     En 1886, l’ingénieur Eugène Dollon présente “un projet d’irrigation du plateau de la Beauce et de service d’eau permanent et continu pour toutes les villes et communes de la Beauce et de la Ville de Paris”. Cette incroyable entreprise proposait de dériver l’eau de la Loire à la hauteur de Decize pour rejoindre Paris. Une artère principale devait être secondée par deux bras latéraux. C’est la branche centrale qui devait passer par Brières. Ce gigantesque projet ne verra jamais le jour.
CAPUCINS chemins des
     Ce chemin figure sur le plan de 1753 et sur un autre plan du 18e siècle (ADE 39J 96).
     Ce nom de “Capucins” désigne le faubourg Evezard d’Etampes au 18e siècle. Les Capucins sont une branche de l’ordre des franciscains, fondée en 1528. Le couvent des frères Capucins s’est installé à Etampes en 1580 au faubourg Evezard dans l’ancienne commanderie Saint-Jacques de l’Epée. Les religieux aménageront le nouveau couvent et reconstruiront, entre autres, la chapelle et le cloître. La maison sera vendue comme “bien national” à la période révolutionnaire. On relève, dans les registres paroissiaux de Brières, plusieurs actes signés par des frères Capucins du couvent d’Etampes. Les Capucins ont en particulier assuré l’intérim durant la vacance du siège de curé en 1694.
CARNEAUX fief des
     Maison granges estables coulomboier pressouer court jardin aisance le tout teanat 7 arepnts ou environ teant d’une part  ala grade rue tendant d’une part  ala grende rue tendnt l’eglise dudut Brieres  1586
CARRIÈRE la
     Ce champtier, aussi appelé Sainsard, est cité dans un document du 18e siècle (ADE 39J42).
     Le toponyme rappelle l’exploitation du grès dans cette zone des Roches.
CAVE la
     Cet ancien champtier est cité en 1790. On sait qu’une partie de ces terres appartenait alors à la fabrique de Brières-les-Scellés (ADY 1Q353).
     Faut-il y voir l’ancêtre de l’actuel lieu-dit la Vigne-à-Cavé?
     Le terme de “cave” en toponymie est, en général, l’indication d’un creux ou d’un val resserré. Il peut aussi rappeler la découverte d’une cavité souterraine, qu’elle soit naturelle ou artificielle.
CAVEAUX les
     Ce champtier aussi dénommé “Cahuauts” (transcription de la prononciation locale) figure sur un plan du 18e siècle près des Bonnes (ADE 39J86 à 88). Il est encore cité dans un document du 18e siècle. Il a donné l’actuel lieu-dit les Fonds des Caveaux. On peut lui appliquer la même étymologie que la Cave (ADE 39J42).
CENT ARPENTS les
     Ce toponyme du cadastre actuel n’existe pas sur le plan de 1824. Il est issu du regroupement d’anciens lieux-dits. C’est aujourd’hui le plus étendu des lieux-dits de la commune. Quelques haies replantées récemment viennent rompre la monotonie de cette plaine bien travaillée.
     L’arpent était, avant l’apparition du système métrique, une mesure de surface agraire. Le mot arpent viendrait du gaulois “arepenni”. Sa valeur était variable; l’arpent local équivalait à environ 25 ares.
CHAMPÊTRE impasse du (p BS D6)
     Cette voie du Petit-Brières a été dénommée officiellement en 1971 à partir d’une appellation populaire. Elle fait le pendant à l’impasse du Bedeau. Le bedeau et le garde-champêtre étaient des figures du village. Le garde-champêtre était, à l’origine, le préposé à la garde des propriétés rurales dans une commune.
     Au n° 11, cette maison ancienne figure déjà sur le plan de 1753.
CHANTIERS D’ORIENT
     Ce lieu-dit du cadastre de 1824 ne figure plus au cadastre actuel. Curieusement, il n’est pas situé à l’est (à l’orient) du territoire de Brières mais plutôt au sud.
     Un “chantier” ou champtier désigne un groupe de parcelles cultivées. Ce mot est donc synonyme de lieu-dit. La graphie “chantier” est assez fréquente dans les textes anciens.
CHARBONNIERS chemin des
     Ce chemin figure sur un plan du 18e siècle (ADE 39J86 à 88). C’est une portion du chemin qui reliait la ferme du Touchet (commune d’Etréchy) au faubourg Saint-Michel à Etampes. Les fabricants de charbon de bois devaient certainement l’emprunter pour livrer leur produit.
     Dans sa section nord, qui fait limite avec la commune d’Etréchy, le chemin est bordé d’un petit fossé. Ce dernier conduit les eaux ruisselantes du plateau de la ferme du Coudray jusque dans la petite plaine de la Garenne en descendant 40 mètres de dénivelé.
CHARNIER
     Le “bois du Charnier” est cité dans le compte rendu d’une visite pastorale en 1645. Il n’est malheureusement pas situé. Le toponyme charnier indique souvent le souvenir d’un ancien cimetière ou d’une fosse commune, peut-être creusée après une bataille ou une épidémie.
CHÂTEAU
     “Nulle terre sans seigneur”: cet adage de l’ancien Régime est bien sûr valable pour Brières. Le régime seigneurial suppose un lieu seigneurial. Si les villages voisins de Villeconin, Boissy-le-Sec et Morigny ont un ou plusieurs “châteaux” bien repérables, le lieu seigneurial de Brières n’a, semble-t-il, jamais été très considérable. Il occupe une position moyenne entre le bourg et le Petit-Brières comme pour mieux surveiller et garder l’ensemble. Il faut dire que les familles des différents seigneurs de Brières possédaient d’autres seigneuries et, par conséquent, d’autres châteaux bien plus importants. En 1445 est mentionné pour la première fois le château de Brières pour lequel “Jehan des Mazis, écuyer, bailli et capitaine d’Etampes, fait exécuter des travaux de réparation de menuiserie et de serrurerie”. Les Desmazis sont apparemment bien présents à Brières au cours du 17e siècle. On les voit baptiser les enfants et signer comme parrain ou marraine dans de nombreux actes. A partir de 1688, date à laquelle les Desmazis quittent Brières, l’établissement seigneurial cesse d’être un lieu de résidence pour le détenteur du titre (Ornaison puis Talaru) mais reste un bien de rapport. Au cours du temps, le château est devenu le simple siège de l’exploitation agricole seigneuriale. Après la Révolution, le marquis de Talaru, descendant des derniers seigneurs de Brières, possède encore le manoir qui devient résidence du fermier. Talaru vend finalement le domaine en 1835. Le processus d’aménagement en ferme va encore s’accélérer.
     L’instituteur Berthelot rapporte dans sa monographie qu’il a connu les derniers vestiges d’architecture militaire. Selon lui, en 1899 il restait encore des traces de fossés et de murs d’enceinte. Il précise: “il n’y a pas 20 ans, le mur sud portait encore des créneaux. L’entrée principale s’est écroulée tout d’une pièce par suite des fouilles pour travaux de terrassement”; il ajoute qu’on a fait à proximité la “trouvaille de boulets de pierre remis au musée d’Etampes”.
     A l’origine, le manoir seigneurial de Brières occupait une position relativement isolée entre le bourg et le Bout-du-Mont. Il se présente aujourd’hui comme une simple ferme fortifiée au plan carré bordé de constructions.
     Notre château de Brières comprend un logis central datable des 16e et 17e siècles. On y trouve une cheminée monumentale en pierre taillée ainsi que des encadrements de portes datables du 16e siècle. Les bâtiments qui étaient construits contre les murs nord et est ont aujourd’hui disparu. Le petit bâtiment saillant qui donne sur la rue abritait le fournil.
     Le colombier du château de Brières est cité dès 1445. Jusqu’à la Révolution, le pigeonnier est un des attributs symboliques de la puissance du seigneur. La taille du colombier était proportionnelle à l’importance de la seigneurie. La colombine utilisée comme engrais ainsi que la viande des pigeonneaux étaient également des sources de revenus.
     La tour actuelle semble plutôt dater du 17e siècle. Elle a perdu sa toiture mais comporte encore 1848 boulins où nichaient jadis les pigeons. On y pénètre par une élégante porte en plein cintre.
     Le terme de “Grange aux dîmes”, souvent appliqué au grand bâtiment près du colombier, est abusif. S’il présente bien quelques caractéristiques architecturales communes avec des granges aux dîmes connues (par exemple celle de Wissous), il est clair que le seigneur de Brières, n’étant pas ecclésiastique, n’a jamais perçu la dîme. On a pu en revanche y entreposer le produit d’autres impôts payés en nature. La façade principale est percée d’une grande porte charretière en plein cintre à côté de laquelle on remarque une petite porte piétonnière. La charpente de ce vaste bâtiment est remarquable.
     Dans le mur de clôture de la ferme, à coté de la grande porte, on remarque une porte piétonne, en plein cintre, aujourd’hui bouchée. On retrouve cette forme pour trois autres portes du domaine: la porte du clos du jardin, la porte du pigeonnier déjà citée et la porte principale d’accès au logis. Sur cette dernière, les impostes sont légèrement décorées.
     Le petit domaine comportait deux puits; le premier, dans l’ancien jardin, a conservé sa superstructure de pierre maçonnée de forme conique. Le deuxième présente une margelle plus classique. Il occupe un coin de la cour principale.
     La très belle cave, sous le logis principal, s’achève par une galerie qui fait toute la longueur du bâtiment. Au-delà, le boyau bouché nourrit les traditionnelles légendes de souterrains reliant les différents châteaux de la région entre eux. Ici, la tradition dit qu’une galerie part vers Guinette et une autre remonte aux Poilées. Compte tenu des distances et de la topographie, cela reste très peu probable.
     Quand on franchit la porte du clos du château, on éprouve une étonnante impression de “temps suspendu”. La visite de l’intérieur du logis renforce encore cette sensation. A la vue des cheminées, des boiseries des placards, des escaliers aux marches polies on ne peut s’empêcher de penser “les Desmazis peuvent revenir tout est (presque) en place...”. C’est assurément un des logis seigneuriaux parmi les plus authentiquement préservés d’Ile-de-France.
CHÂTEAU D’EAU
     Le territoire de Brières-les-Scellés comportait assez de dénivelés pour que l’on évitât d’y construire des châteaux d’eau. Les pentes naturelles ont suffi pour établir les réservoirs d’eau. Seules les fermes des Poislées, situées en rase campagne, nécessitèrent ce genre d’installation. Le petit château d’eau des Poislées subsiste. Il a été bâti dans les années 1920. C’est une petite tourelle maçonnée sur laquelle grimpe une échelle métallique.
CHEMIN DE FER
     La ligne du chemin de fer d’intérêt local Arpajon-Etampes fut inaugurée le 23 novembre 1911. Elle faisait suite à la ligne Etampes-Arpajon (dite l’Arpajonnais) et était prolongée par la ligne Etampes-Milly et La Ferté-Alais. L’ensemble du réseau était doté d’une voie à écartement normal. Au départ, elle fut concédée par le Département de Seine-et-Oise à la Compagnie des Chemins de fer de Grande Banlieue (CGB). Les voies furent partiellement déposées pendant la guerre de 1914 pour être utilisées sur les voies stratégiques. La compagnie CGB fit faillite en 1916. La ligne fut ensuite exploitée par la STCRP, puis en 1933 par la Société Générale des Chemins de Fer Economiques. Elle fonctionnera jusqu’en novembre 1948. Le tracé du chemin de fer empruntait, à Brières, le chemin qui fait, à l’ouest du territoire communal, limite avec la commune d’Etampes. Il formait ensuite un grand coude pour suivre la Vallée d’Heurtebise et l’actuel chemin des Epinants. Le terre-plein de la voie est encore bien visible au lieu-dit les Groues.
     Ce petit train assez lent et aux horaires capricieux reçut bien vite le surnom de “tacot”.
CHÊNE MORIN le
     Cité dans un acte notarial de 1792 (ADE 2E6751)
CHESNAY chemin du
     Sur un plan de 1865, le chemin du Chesnay désigne curieusement un chemin qui se dirige vers Boissy-le-Sec (ADE 3061). L’actuel chemin du Chesnay correspond à la départementale 201, celle-ci étant le résultat de grands travaux effectués en 1900.
     Le Chesnay est un hameau de la commune d’Etampes. Il formait une petite enclave relevant de la paroisse Saint-Martin au milieu du territoire de Notre-Dame. Le toponyme Chenay est certainement une référence à un bois de chêne originel.
     La première Course de Côte motocycliste de Brières a été organisée dans la côte du Chesnay en 1983.
CHÊNE BOUARD le
     Ce champtier non situé est cité en 1790. Une partie de ces terres appartenait en 1790 à la fabrique de Brières-les-Scellés (ADY 1Q353).
     Bouard est peut-être un nom de personne. Un “bouard” en vieux français désigne une sorte de marteau de fer. Bouard pourrait également venir de bouace qui signifie boue en vieux français. On pense à un endroit tourbeux en fond de vallée ou près du Ru de la Madeleine.
CHINGUETOISE
     Ce champtier aussi appelé “Terres Rouges ou Cochet” est cité dans un document du 18e siècle (ADE 39J42). Il figure aussi sur un plan de la même époque (ADE 39J 81). Ce curieux nom semble être une déformation de “cinq toises”. Il pourrait donc s’agir d’une pièce de terre de cinq fois six pieds de long ou de large..., ce qui n’est pas très grand.
CIMETIÈRES
     L’ancien cimetière se trouvait, comme partout ailleurs, autour de l’église et formait le clos paroissial. Par un double souci d’hygiène et de laïcisation, les cimetières communaux ont été peu à peu éloignés des églises et des espaces habités à partir de la fin du 18e siècle. Ce mouvement général a été suivi tardivement à Brières puisque ce n’est qu’en 1908 qu’a été aménagé l’actuel cimetière au lieu-dit le Bas de Vert-Galant. Résolument “laïc”, ce cimetière ne comporte pas la traditionnelle croix centrale. En 1908 fut inauguré, au centre du cimetière, un petit monument où étaient d’abord gravés ces simples mots “cimetière communal 1908”. Plus tard fut ajoutée la plaque commémorative des morts de la Grande Guerre. Cette “pyramide sans aucun contenu religieux”, comme le précisait le cahier des charges rapporté par la délibération du conseil municipal, est l’œuvre de l’architecte Berlier.
     On sait qu’en 1920 l’emplacement de l’ancien cimetière n’était toujours pas aménagé en place publique et ce malgré les recommandations du Préfet de l’époque (dcm). Le mur de clôture, bien visible sur les anciennes cartes postales, sera finalement démoli en 1921, et la place de l’Eglise aménagée en 1923.
     Le portail de l’actuel cimetière est encadré de deux piliers. On reconnaît à leur sommet deux pierres sculptées de forme identique à celles que l’on trouve sur la place de l’Eglise. L’une sert de support à la croix, l’autre est négligemment abandonnée près du narthex. Ces deux pierres sont les vestiges du faîte des deux piliers du cimetière ancien.
     Le cimetière actuel conserve quelques tombes vénérables qui ont été transférées de l’ancien cimetière : celles d’Eugène Godin mort en 1888, de Louis Lefèvre mort en 1899, de Théodore Godin mort en 1899, et de Théophile Sommaire mort en 1899. La tombe d’Amable Menault, mort en 1902, fait aussi partie de ces pierres transférées. Sur cette tombe figure par ailleurs la mention de “Lucien Menault soldat du 246e d’infanterie, mort pour la France à Avcourt le 20 décembre 1916 à 39 ans”. Quelques allées plus loin, sur la sépulture Boivin, on remarque une plaque qui rappelle la douleur d’une autre famille endeuillée par la Grande Guerre “à la mémoire de Georges Boivin, soldat du 313e régiment d’infanterie mort à Vauquois en mai 1915 à 37 ans”.
     Quelques croix de métal, certaines particulièrement travaillées, méritent également attention car elles sont fragiles et témoignent d’un certain art funéraire rural. Le fond du cimetière est occupé par le jardin du souvenir près du columbarium où l’on recueille les cendres des corps incinérés. En arrière-plan, la butte boisée du Larry de Saint-Quentin donne au cimetière de Brières un cadre de belle quiétude.
CLOS DES NOYERS le
     Ce champtier est cité dès 1513 dans les compte des recette et dépenses de la fabrique de Notre Dame d’Etampes. Dans un document du 18e siècle, il est aussi dit “la Fontaine” (ADE 39J42). Il figure au cadastre de 1824 et au cadastre actuel. Ce terrain planté d’arbres devait se situer au bout de l’actuelle rue du 19-Mars-1962. On n’y voit plus guère de noyer aujourd’hui. Un dicton local affirme pourtant: “quiconque coupe un noyer meurt dans l’année”...
CLOS DE BRIÈRES
     Ce lotissement créé dans les années 1970 est encadré par l’allée des Acacias et la rue de la Vallée. Le terme vaguement chic de “clos” demeure assez prisé des lotisseurs, agents immobiliers et autres promoteurs.
COCARDAS les
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure déjà sur le plan de 1824 sous sa forme originelle “Cocardes”.
     Dujardin parlant des “Mazures à Cocardes” rapporte la légende d’un trésor caché dans un petit bois au milieu de décombres. Lequel trésor ne se laisserait découvrir qu’à minuit...
     Le petit bois existe toujours. La présence d’un ancien établissement agricole à mi-distance des Poillés et du Coudray est plausible. L’ancien toponyme les Loges de Cocardas confirmerait l’hypothèse. On n’en trouve cependant aucune trace. Coquard est un mot du vieux français dont la connotation est assez péjorative. Un coquard est un personnage vain, fier, coquet, prétentieux ou encore niais. Ce nom pourrait, par dérision, désigner une terre de peu de rapport, ce qui pourrait être le cas de ce terroir assez ingrat. Un coquard désigne aussi parfois un maréchal-ferrant, mais cette pièce de terre est trop loin des habitations pour y avoir abrité une forge. Autre piste possible: coquart était le synonyme de métis, un coquart étant le résultat du croisement du faisan et de la poule. Ce terme pourrait alors désigner un terrain mitigé, mi-friche mi-cultivé.
COCHET le
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure déjà sur le plan de 1824. Le champtier du même nom est cité dans un document du 18e siècle (ADE 39J42). Le mot cochet désigne un coq en vieux français. Ce lieu-dit, proche du village, est en partie boisé. Le toponyme pourrait venir du souvenir de l’enseigne d’une ancienne auberge à l’extrémité ouest du village.
COCHET rue du (p BS A6/B7)
     Le chemin du Cochet est cité dans un document du 18e siècle (ADE 39J42). Il figure bien dans “l’état de reconnaissance des chemins ruraux” de 1891. La rue du Cochet a été dénommée officiellement en 1971.
     Au n° 2, le petit bâtiment qui comporte des traces de contrefort, figure déjà sur le plan de 1753. Un bâtiment voisin a été démoli.
     Au n° 1, cette maison figure sur le plan de 1824.
     Au n° 3, la grange face à l’église figure déjà sur le plan de 1753.
     Au n° 5, le bâtiment de gauche figure déjà sur le plan de 1753.
     Au n° 11, la petite maison sur la gauche figure déjà sur le plan de 1753.
     Au n° 15, cette ancienne ferme figure déjà sur le plan de 1753. Elle semble relativement bien conservée, mis à part les façades et les lucarnes. La borne incendie a pris la place de l’ancienne borne-fontaine.
COMBRES les
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure déjà sur le plan de 1824. Le champtier “des Combles ou des Plantes” est cité dans un document du 18e siècle (ADE 39J42). Le nom originel “combles” est donc mal transcrit dans le cadastre actuel. Le mot “comble” (du latin culmen) signifie hauteur en vieux français. Ce territoire correspond effectivement au versant sud de la butte de Beauregard, en partie boisé.
CÔTE D’HEURTEBISE la
     Ce champtier est cité dans un document du 18e siècle (ADE 39J42).
     L’actuel lieu-dit Heurtebise est suffisamment pentu pour que ce terme de “côte” soit justifié.
CÔTIÈRE
     Ce champtier figure sur un plan du 18e siècle entre Guette-Lièvre et les Groues-Blanches (ADE 39J 92). La “côtière” en question désigne le versant accidenté et boisé au lieudit “Les Roches”, qui limite au nord le diverticule de la vallée de la Juine qui mène à Brières.
COURDINE la
     Ce champtier, mal situé, est cité en 1790. Il appartenait alors à la fabrique de Brières-les-Scellés (ADY 1Q353). Courdine pourrait venir du bas latin cortem qui désignait une exploitation rurale équivalente à la villa romaine. Ce nom pourrait donc garder le souvenir d’un établissement agricole disparu. Courdine pourrait aussi être une altération de courtine qui, en architecture, désigne le mur joignant les flancs de deux bastions voisins. “Par analogie, en toponymie, ce mot pourrait désigner un promontoire régulier entre deux buttes” (GN).
COUR DURY la
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure déjà sur le plan de 1824. Cour D’Huysi ou cour D’Huisy est cité dans un aveu de 1495. Ce fief était, à l’époque, indépendant de la seigneurie de Brières. Il relevait alors des Célestins de Marcoussis (ML). En 1571, un certain Esprit Lechat, seigneur des Pavillons d’Authon, rend foi et hommage pour le fief de la “Cour Dhuisy”. La “Cour Dhisi” figure encore sur un plan du 18e siècle (ADE 39J 80). Le nom authentique serait donc “Cour Dhuisy” qu’une mauvaise transcription a transformé en Cour Dury. Sur le plan de 1753, on distingue à cet emplacement une sorte de petit clos; peut-être est-ce le vestige du petit domaine originel de la cour Dhuisy?
     Dhuisy pourrait avoir la même étymologie que D’Huison (commune de D’Huison-Longueville): domaine du gaulois Dusius.
     Les terres situées le long du chemin de Saint-Hilaire étaient particulièrement propices à la culture des asperges, lesquelles furent une des spécialités de Brières jusque dans les années 1940.
COUR DURY sente de la (p BS A/B7)
     Ce petit chemin est cité dès 1874 (dcm).
CREUX DU CHENET le
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure déjà sur le plan de 1824. Il borde la route sinueuse et au fort dénivelé qui va de Brières au Chesnay. On distingue une carrière à cet endroit sur le plan de 1824. Une carrière de sable blanc existe toujours le long de la route.
CROIX BOISSÉE (la)
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure déjà sur le plan de 1824. C’est aussi un des faubourgs du village.
     Le terme de “croix boissée” désigne les croix que l’on avait la coutume d’orner de buis le dimanche des Rameaux. La procession se terminait alors au cimetière avec la bénédiction des tombes. Parfois, on accrochait également des couronnes de buis le Vendredi Saint sur les calvaires extérieurs. Il existe de nombreuses “croix boissée” dans la région: Vert-le-Grand, Leudeville, Ballancourt, Itteville, Videlles, Puiselet-le-Marais, Boissy-le-Cutté, Chamarande, Etréchy, Souzy-la-Briche, Mérobert ou encore Mespuits.
     Le calvaire en question figure au sud du Qusru, au bord de l’actuel chemin du Larry sur un plan du 18e siècle (ADE 39J 96). Sur la variante du plan de 1824 conservé en mairie la croix figure au croisement de la route d’Etampes et du chemin des Larris, du côté de l’actuel terrain de football. L’actuelle Croix Boissée que l’on voit le long de la route d’Etampes, n’occupe donc pas sa place originelle. Cette croix de métal semble d’ailleurs assez récente. Dans une délibération du conseil datée de 1955, est rapportée la demande du nouveau propriétaire du terrain récemment acquis à la Croix-Boissée. Ce dernier demande “si la commune compte faire retirer la croix ou s’il pourrait lui-même la retirer”. Le conseil estimera sagement... que “cette croix doit faire partie des servitudes attachées au terrain acquis”. Dieu soit loué, la Croix est toujours là!
CROIX BOISSÉE rue de la (p BS D/E8)
     Cette petite rue de la Zone industrielle suit à peu près l’ancien chemin de la Croix-Boissée qui figure sur un plan du 18e siècle (ADE 39J 96), lequel chemin est aujourd’hui interrompu par l’emprise de l’usine Faurecia.
CROIX DE VERNAILLES chemin de la
     Ce chemin figure dans “l’état de reconnaissance des chemins ruraux” de 1891. Il se dirigeait vers le lieu-dit du même nom situé sur la commune d’Etampes. Le champtier de la “Croix de Vernaze” est cité à Etampes dès 1593, on trouve aussi “Croix Virnoize” en 1601 (ADE 71 H 13 ), et “Croix de Varnailles” sur un plan du 18e siècle (ADE E3845). Le calvaire de la Croix de Vernailles était situé à Etampes à la pointe formée par l’intersection du boulevard Saint-Michel avec l’actuelle rue de la Croix-de-Vernailles.
     Le mot “vernailles” pourrait venir du mot ver qui signifie printemps en latin. Cette croix “printanière” aurait pu être liée aux processions des Rogations. Ce nom pourrait aussi venir du latin vernaculus qui signifie “du pays”. Mais pourquoi cette croix serait-elle plus locale qu’une autre? Enfin, Vernailles pourrait venir de “verne” qui signifie aulne: endroit planté d’aulne.
DE GAULLE Charles rue (p BS C7)
     Cette voie ne figure pas sur le plan de 1824. Elle a été percée au cours du 20e siècle à partir de la portion nord de l’ancien Chemin du Bourgneuf, sans qu’aucune maison ne soit sacrifiée. La rue a été ainsi dénommée en 1990 à l’occasion du cinquantenaire de l’Appel du 18 Juin 1940.
     A l’entrée de la rue, remarquer l’ancienne plaque céramique ”Michelin” annoncant l’entrée dans “Brières-les-Scellés”. C’est la dernière du village.
DIX-NEUF MARS 1962 rue du (p BS C6)
     Cette voie nouvelle a été créée pour desservir les maisons neuves construites à partir de 1965. Elle a été ainsi dénommée pour commémorer la date, d’ailleurs controversée, de la “fin de la guerre d’Algérie”.
DERRIÈRE LA POILLÉE
     Ce champtier figure sur un plan du 18e siècle (ADE 39J 90) (voir Poillée).
DERRIÈRE LE MONT
     Ce champtier est cité dans un document du 18e (ADE 39J42) (voir le Mont).
DIX-SEPT ARPENTS les
      Lieu-dit du cadastre actuel dans la plaine des Poilées.
DIX-SEPT sente des
     Ce chemin figure dans “l’état de reconnaissance des chemins ruraux” de 1891. On sait qu’il a été prolongé en 1911 (dcm). Il dessert le lieu-dit précédent et s’interrompt à la fin du territoire briolin.
DIX-SEPT CORNES les
     Ce lieu-dit du cadastre actuel ne figurait pas au plan de 1824. Ce lieu est en partie boisé.
     Corne peut désigner localement un champ coudé. La corne d’un bois est aussi synonyme de son extrémité. Corne peut aussi rappeler un “bois à cornes”, fruit du cornouiller.
ÉCOLES
     Une première école paroissiale est mentionnée en 1673 sans qu’on puisse la situer. Dans les paroisses rurales ce genre d’école se confondait parfois avec le presbytère.
     De 1837 à 1873, l’ancienne école occupait une maison située au carrefour de la rue du Mont et des Ruelles (actuelle maison du 11 rue du Bout-du-Mont). Cette maison fut d’abord louée puis achetée par la commune (MB).
     Une nouvelle mairie-école fut construite en 1873. Elle est l’œuvre de l’architecte Letavernier d’Etampes. La maison fut complétée par un mur de clôture en 1879. Cette double école garçons-filles devint une unique école mixte en 1971. Cette “nouvelle” école fonctionna jusqu’en 1974, date à laquelle fut ouvert le nouveau groupe scolaire, dénommé par la suite Emile-Léauté. Par ailleurs, on sait qu’en 1939, face à l’affluence, une classe provisoire a été aménagée dans une maison louée au Bout du Mont (au 4, rue du Quesu) (ADE 2O198).
ÉGLISE place de l’
     Sur cette place existait l’ancien garage des pompiers démoli en 1977.
     Au n° 11, cette maison figure déjà sur le plan de 1824 mais l’emplacement était libre en 1753. A noter les bornes chasse-roue.
ÉPINANTS impasse des (p BS B8)
     Cette voie nouvelle a été créée pour desservir le lotissement du même nom créé en 1973.
     Elle tire son nom de la rue des Epinants d’où elle part.
ÉPINANTS rue des (p BS B8)
     Cette voie a été créée et dénommée en 1996 à partir de la portion nord de l’ancienne Sente des Epinants.
ÉPINANTS sente des (p BS A9/B9) (C4)
     Ce chemin figure déjà sur le cadastre de 1824. Il se dirige vers les Epinants, lieu-dit du cadastre d’Etampes. “Les Espinants” sont cités en 1593 (ADE E3782).
     Le terme “épinant” peut désigner naturellement un lieu planté de bois épineux, mais Louis Charpentier dans “les mystères des Templiers” prétend que les lieux dénommés l’Epine sont généralement liés à la présence des Templiers. Cette curieuse assertion, non prouvée (mais souvent vérifiée), se trouve une fois de plus confirmée puisque ces terres sont situées non loin de l’ancienne dépendance de la commanderie de Chalou située au Chesnay.
ÉPINE l’ (AC 16)
     Ce lieu-dit du cadastre de 1824 n’a pas été retenu dans le cadastre actuel.
     L’étymologie est semblable de celle des Epinants.
ÉTAMPES chemin d’
     Sur un plan de 1865, le chemin d’Etampes désigne l’actuel chemin qui prolonge le chemin du Lary pour se perdre dans les bois. Aussi curieux que cela puisse paraître, ce chemin très pentu correspond au tracé de l’ancienne route royale 191 avant sa déviation par le sud (ADE 3061).
ÉTAMPES route d’ (p BS D7/ H8)
     Cette artère majeure relie Brières à la petite métropole locale. La voie figure déjà sur le plan de 1753. Sa dénomination officielle ne date que de 1971. Sur un plan du 18e siècle, elle est dénommée “chemin de Brières à Malassis” (ADE 39J 96) et “chemin de Morigny” sur le plan de 1865 (ADE 3061).
     Rappelons que la première mention littéraire d’Etampes date de 587. Grégoire de Tours raconte comment Egidius, évêque de Reims, comparaît devant un tribunal. Il est accusé d’être à l’origine des mouvements de rebellion qui ont entraîné la destruction du pays d’Etampes (Pagus Stampensis). Les annales d’Aimon rapportent la bataille de 612, le jour de Noël, entre Clotaire et Théodoric vers Saint-Martin d’Etampes. “Stampae” est encore citée en 632 dans la chronique de Frédégonde. Au cours des siècles, on trouve les formes suivantes: Castellum Stampis au 11e siècle, Stampes Vetulae en 1046, Stampae en 1073, Veteres Stampae en 1085, Stampae en 1194, Estampe en 1260, Estampes en 1370, Etampes sous Orléans au 14e siècle; la mention “Etampes la Vallée” figure sur la cloche du Duc de Berry à Notre-Dame en 1401, l’orthographe Etampes semble s’imposer à partir de 1711 mais la carte de Cassini (1785) mentionne encore “Estampes”.
     D’où vient le nom originel “Stampae”? Selon les uns, il tire son origine du vieux français “Stappe”, qui signifie s’arrêter, s’établir, demeurer sur place. Selon les autres, Stampae vient du mot germain “stapl” qui désigne un lieu de réunion, un marché ou encore un confluent des eaux (ce qui est bien le cas pour notre vallée). D’autres croient reconnaître le mot “stamp” qui signifie en germain “atelier” et, précisément, atelier de battage de monnaies. La plus ancienne pièce portant la mention “Stampas” remonte effectivement au 7e siècle. D’autres encore (Ricofils, Roblin) voient dans Stampae la racine pré-latine “Staps” qui signifie palissade, pâtis, pâturages ou encore marécages. Dramard déchiffre “stang paes”, le pays des étangs. D’autres reconnaissent “Steq” abondant, fertile et “paes” prairie. Etampes, la prairie fertile. Courty se fondant sur l’observation que le site repose sur le calcaire de Brie où se trouvent des pâtis, pense qu’il faut voir là l’étymologie d’Etampes.
     Basile Fleureau rapporte une autre étymologie fantaisiste. Stampae viendrait du grec “Tempe” en référence à l’illustre et agréable vallon de Thessalie: “Quelques Troyens, fuyant les Grecs après la ruine de leur ville, se retirèrent en Gaule”... et remontant les fleuves, ils ont fondé une ville qu’ils ont dénommée “Tempe” car le site ressemblait à la “Tempe de Thessalie”. Dom Fleureau n’accorde pas foi à cette fondation légendaire, mais reconnaît que Stampae vient du grec. Il pense en effet que “les gaulois se servaient de la langue grecque, au moins les plus sages auxquels il appartenait de donner un nom aux choses” et qu’ils ont donc appelé l’endroit “Tempe”, à cause de son agréable situation.
     Le toponyme “Etampes” est assez rare. Une seule autre commune porte ce nom en France: Etampes-sur-Marne dans l’Aisne. Etampes est aussi le nom d’un hameau de la commune de Cuq-Toulza dans le Tarn. Une ferme isolée au milieu des bois de la commune de Saint-Adjutory en Charente porte également ce nom. Il existe aussi dans la commune de Corbie (Somme) un hameau dénommé Etampes et un lieu-dit “le marais d’Etampes”. On trouve enfin un lieu-dit “les Etampes” à Miremont (Puy-de-Dôme).
     Etampes a toujours fait figure de petite capitale régionale, aussi il n’est pas surprenant de trouver quantité de “chemin d’Etampes” aux alentours. On en trouve: en Eure-et-Loir, à Houville-la-Branche, à Gommerville, à Chatenay; dans les Yvelines à Allainville; dans le Loiret à La Brosse et à Estouy; en Seine-et-Marne à Larchant; dans l’Essonne à Boutervilliers, à Méréville, à Pussay, à Chalo-Saint-Mars, à Cerny. Il existait également des “porte d’Etampes” à Arpajon ainsi qu’à Dourdan.
     A Brières, la route d’Etampes dessert l’impressionnant site de l’entreprise Faurecia ainsi que le terrain de football. On remarque également sur le bord de la route la Vierge de Brières, Notre-Dame de la Vallée.
ÉTRÉCHY chemin d’ (p BS DE7)
     Cette voie, dont une petite partie seulement est goudronnée, existait déjà au cadastre de 1824. Le chemin se prolongeait alors, au-delà des limites de la commune, jusqu’à Etréchy à travers les bois de Jeurre. Il figure encore sur le plan de 1865 (ADE 3O61).
     Strichiacum est cité dès 1106. La racine Strips signifie souche ou racine et ce toponyme pourrait être le souvenir d’un défrichement médiéval.
     Le n° 8 est une maison du 19e siècle. Elle est toutefois postérieure à 1824, car elle ne figure pas sur le plan cadastral.
FAISANDERIE (salle et parc)
     Le domaine de la Faisanderie a été acheté vers 1993. Il était alors propriété du “ministère de l’équipement, de l’aménagement du territoire et des transports». Le petit domaine a été peu à peu aménagé en ”parc de loisirs”. Il comprend depuis 1997 deux terrains de tennis et un plateau omnisports ainsi qu’une salle des fêtes. Le logis principal avec sa toiture d’ardoise ainsi que la maison du gardien, en briques, semblent dater de la fin du 19e siècle. Le petit domaine a été occupé dans les années 1930 par la famille Van Eft. Le nom de Faisanderie n’apparaît pas sur les documents anciens. Sans doute s’agissait-il, à l’origine, d’une sorte de pavillon de chasse où l’on élevait des faisans. Dans les années 1950, les anciens se souviennent d’élevage de veaux et de poulets sur le site.
FAISANDERIE la
     Un projet de lotissement de la Faisanderie a vu le jour en 1925. Elaboré par le sieur Bergeron demeurant rue Evezard à Etampes, ce projet de petit lotissement (5 lots) sera rejeté par l’autorité préfectorale car “on n’y avait pas réellement prévu l’assainissement ni l’approvisionnement en eau potable” (ADE 9S11).
FAISANDERIE chemin de la
     Cette voie non officielle est citée dans une délibération du Conseil de 1983.
FAURECIA
     L’entreprise de monsieur Bertrand Faure est née en 1914 à Levallois-Perret. On y fabriquait, à l’origine, des sièges pour le métropolitain puis de la sellerie pour avions et automobiles. En 1920, l’usine s’installe à Puteaux. Les établissements Bertrand Faure SARL naissent officiellement en 1929. Deux associés apportent alors la licence Epeda. A partir de cette date, l’entreprise produit aussi des matelas. En 1937 s’ouvre le deuxième site de production à Mer dans le Loir-et-Cher. C’est une entreprise encore familiale et le fils de Bertrand Faure, Gérard, y joue un très grand rôle. Le développement de l’industrie automobile après la seconde guerre mondiale nécessite encore d’autres extensions. L’usine de Puteaux double de taille en 1950 et on pense déjà à une troisième unité de production.
     Pourquoi le choix de Brières? L’implantation a fait l’objet de maintes négociations avec les pouvoirs publics de l’époque. Dans un rayon de 100 kilomètres autour de Paris, seuls les sites de Beauvais et d’Etampes étaient acceptables par le Ministère de l’Industrie. Etampes, situé dans la direction de Mer, fut finalement retenu. Les possibilités de recrutement de main-d’œuvre locale paraissaient favorables. Dans le bassin étampois, le site de Brières-les-Scellés avait pour atout la proximité de la nationale 20, l’existence d’une ancienne voie ferrée reliée au réseau Paris-Orléans (cet embranchement privé de la Sidap ne sera d’ailleurs jamais utilisé par Bertrand Faure) et d’un terrain potentiel de plus de 10 hectares permettant de répondre aux besoins de développement ultérieur de l’entreprise. Ce terrain comprenait une trentaine de parcelles cultivées essentiellement en asperges et les négociations furent longues et souvent difficiles.
     La première pierre est posée le 15 juillet 1955 et les premiers sièges de la 2 CV Citroën sortaient en février 1956. L’usine ne cessera dès lors de s’agrandir par tranches successives. Brières est bouleversé par cette arrivée subite de la grosse industrie. Le manque de main-d’œuvre strictement “locale” est compensé par la mise en service de cars de ramassage dans un rayon de 40 kilomètres autour d’Etampes  Depuis près de 50 ans, des milliers de ruraux des environs, parmi lesquels nombre de Briolins, vont vivre au rythme de la grande usine. En 1970, Bertrand Faure, l’usine à la campagne, employait plus de 1200 personnes, essentiellement en personnel de production. Dans les années 1990, le centre d’études et de recherche et tous les services de la Direction Générale ont été regroupés à Brières. On compte alors plus de 3000 personnes en majorité employés, techniciens, ingénieurs et cadres. Fusionné en 1999 avec la société Ecia, filiale du groupe Peugeot SA, Bertrand Faure devient Faurecia, l’une des trois premières entreprises mondiales spécialisées dans la production de sièges et de systèmes d’échappement pour tous les constructeurs automobiles mondiaux. Dans ses 150 usines réparties dans le monde, le groupe Faurecia emploie aujourd’hui 55 000 personnes mais il doit au site de Brières-les-Scellés ses premières performances à l’échelle internationale.
     Pour la géographie locale, le site de Brières c’est aujourd’hui plus de 55 000 mètres carrés de bâtiments. Du haut du chemin du Larry, la vision de ces immenses ateliers couverts de toits en Sheds est tout à fait impressionnante. Véritable ville dans le village, Faurecia est une ruche où des centaines d’employés s’affairent jour et nuit. C’est aussi le plus important pôle industriel du sud de l’Essonne.
FAVEREUSE
     Ce champtier est cité dans un document du 18e siècle (ADE 39J42). Il figure également sur un plan du 18e siècle près de la Cour Dury (ADE 39J 81). Ce nom peut évoquer un lieu où l’on forgeait ou plutôt un champ de fèves.
FOLLETEUSE
     Ce champtier figure sur un plan du 18e siècle près des Combles (ADE 39J 91).
     Un folleteur désigne, en vieux français, un agent garde-bois. Le site est effectivement boisé. Folleté désigne aussi la folie en patois beauceron. Ce mot pourrait désigner, par dérision, une terre de faible rapport, ce qui est bien le cas pour ces coteaux ingrats.
FONCEAU le
     Ce champtier figure sur un plan du 18e siècle près du champtier des Bonnes (ADE 39J86 à 88).
     Le terme de “fonceau” désigne généralement ce qui est “au fond” de quelque chose, ce qui n’est pas le cas pour cette portion de plaine entre les Poislées et le Fresnes. Un foncet, en vieux français, est un bateau de rivière. Fonceau pourrait être une allusion à la forme, très légèrement vallonnée, de cette portion de morne plaine.
FOND DE BOTTIÈRE le
     Ce champtier est cité en 1790. Une partie de ces terres appartenait alors à la fabrique de Brières-les-Scellés (ADY 1Q353). En toponymie, le terme de “fond” renvoie souvent à la situation “en retrait” ou “en bas” du lieu de référence. “Fond” peut aussi désigner un domaine composé de terres. On peut aussi penser à fonts, dérivé de fontaine, ce qui pourrait convenir à ce terroir humide (voir aussi Bottière).
FOND DES CAVEAUX
     Ce lieu-dit du cadastre actuel ne figurait pas au plan de 1824 (voir Caveaux).
     C’est sur un champ de la partie sud du lieu-dit que l’on trouve la Stèle Jean Chavane.
FONDERIE LORY
     Cette entreprise, qui compta beaucoup pour la vie économique étampoise, a été fondée en 1867. Elle s’établit d’abord à Saint-Martin, profitant de la proximité des carrières silico-argileuses. Par la suite, elle va s’agrandir pour rejoindre le site de l’ancien Moulin à Peaux, toujours à Etampes. Au départ, la fonderie était spécialisée dans la fabrication de pièces pour l’agriculture locale. Elle se diversifie peu à peu et produira même des obus de 155 dans les années 1930 (ADE 856W30). L’annexe de Brières est ouverte dans les années 1950. Le transfert définitif vers ce nouveau site, au lieu-dit les Merisiers, aura lieu en 1982. La fonderie Lory est désormais une entreprise brioline.
FONTAINE la
     Ce champtier est cité dans un document du 18e siècle comme nom alternatif au Larry-Saint-Quentin (ADE 39J42). Ce terme de “Fontaine” renvoie bien sûr aux pittoresques fontaines de Brières qui existent toujours.
FONTAINES chemin des (p BS B6)
     Ce chemin figure déjà au plan de 1824. Avant la construction de l’actuelle “route de Villeconin” dans les années 1870, ce chemin particulièrement raide était l’accès courant pour monter vers les Poilées. Gageons que cette méchante côte a dû faire souffrir bien des charretiers.
     Il existait une mare au bord du chemin à droite en montant. L’instituteur Berthelot rapporte qu’elle est déjà “à peu près comblée” en 1899. Elle l’est tout à fait aujourd’hui.
FONTAINES SAINT-QUENTIN
     Les fameuses fontaines de Brières sont ainsi nommées par l’instituteur en 1899. Le même ajoute “qu’on y lavait encore du linge vers 1870” et “qu’elles sont aujourd’hui à peu près taries” (MB). Les fontaines Saint-Quentin sont aujourd’hui au nombre de deux mais une tradition locale prétend qu’elles étaient jadis trois. Sur le plan de 1753 figurent seules les deux petites constructions. Les fontaines se présentent comme des cabanes maçonnées assez élégantes. “Quelques marches donnent accès à un bassin protégé par un édifice maçonné” (GN). Elles ont été restaurées en 1990.
     Il est assez fréquent que des fontaines portent le nom du saint-patron de l’église locale. Les exemples abondent dans la région: fontaine Saint-Barthélémy à Boutigny, fontaine Saint-Mathieu à Bures, fontaine Saint-Didier à Bruyères, fontaine Saint-Denis à Moigny, fontaine Saint-Caprais à Saint-Vrain. Certaines de ces fontaines “patronales” étaient explicitement des lieux de pèlerinage comme la fontaine Saint-Sulpice à Saint-Sulpice-de-Favières, la fontaine Sainte-Julienne au Val-Saint-Germain ou bien encore la fontaine Saint-Yon dans le village du même nom. Il ne semble pas que nos fontaines briolines aient fait l’objet d’un culte ou bien qu’on ait attribué à leurs eaux une quelconque vertu curative. La fontaine du haut a conservé, à l’intérieur, une niche de forme rectangulaire. Etait-ce l’emplacement d’une statue disparue? On sait par ailleurs qu’en raison de l’homophonie Quentin-quinte, Saint Quentin était traditionnellement invoqué contre la toux. Etait-ce le cas à Brières?
FOSSÉ DE LINAS
     Ce lieu-dit du cadastre actuel figure déjà sur le plan de 1824. Sur ce lieu-dit se trouve le Bois-à-Bisson. Les fossés de drainage étaient jadis assez nombreux, en particulier dans le fond de cette fausse vallée de la Garenne. Quant à Linas, on pense bien sûr à la petite ville située près de Montlhéry. Le Chapitre de la collégiale Saint-Merry était en effet un gros propriétaire terrien jusqu’à la Révolution, mais il n’y a pas de trace de possession des chanoines de Linas à Brières. Linas pourrait aussi être une déformation de lignage: Fossés en ligne.
FOSSE DE VAUGALON
     Ce champtier est cité dans un document du 18e siècle (ADE 39J42) (voir Vaugalon).
FOSSES DES BUISSONS les
     Ce champtier figure sur un plan du 18e siècle près des Bonnes (ADE 39J86 à 88). On ne voit plus guère de fosses dans cette portion de plaine façonnée par le travail de générations de paysans.
     En toponymie, le terme de fosse renvoie parfois au souvenir d’une tombe préhistorique. On a découvert dans cette zone plusieurs haches polies.
FOUR À CHAUX
     Sur un document de 1857, on trouve une “demande d’établissement d’un four à chaux par le sieur Descroix” sur le lieu-dit le Larry de Saint-Quentin (ADE 5M6). Cet établissement a été bien éphémère car, en 1899, l’instituteur Berthelot déclare qu’“il n’y a, sur la commune, aucune industrie”. Le site a été occupé par la suite par un certain Spirus-Gay qui y construit une maison (voir Butte à Spirus). Il ne reste de l’ancien four à chaux que la partie supérieure d’une arche. Le reste est aujourd’hui enfoui dans le sol.
     Le principe des fours à chaux est connu depuis très longtemps. Les pierres calcaires chauffées dans les fours perdent une partie de leurs composés, le gaz carbonique et l’eau, et deviennent de la chaux vive et du plâtre.
FOURCHAINVILLE chemin de
     Ce chemin figure sur un plan du 18e siècle (ADE 39 J). Il conduisait vers Fourchainville, hameau de la commune de Villeconin. Fourchainville est cité dès 1192. Ce toponyme signifierait simplement domaine de Folchin (Claisse).
FRESNES chemin du
     Ce chemin figure sur le plan de 1865 (ADE 3O61). Il conduisait au Fresne, ferme isolée de la commune de Villeconin, en passant par les Poislées.
     Le Fresnes était le siège d’une seigneurie importante citée dès 1242. L’ancien château, incendié, est aujourd’hui en ruine près de la ferme. Ce nom de Fresnes est certainement le souvenir d’un ancien bois de fresnes défriché.
     A proximité des Poislées se trouvait, le long du chemin, une décharge publique comblée vers 1970.
GALIPPE la
     Ce lieu-dit du cadastre figure déjà sur le plan de 1824. Il est aussi cité dans un document du 18e siècle (ADE 39J42). Sur un plan de la même époque sont figurés deux “meurgers de pierres” (ADE 39J 81). Sur le plan de 1824 sont également représentées plusieurs marnières ou carrières à cet endroit.
     Galippe, en vieux français, signifie galère. Ce nom vient peut-être du caractère vallonné du site qui pourrait évoquer la forme d’un bateau.
GALIPPE chemin de la
     Ce chemin figure dans “l’état de reconnaissance des chemins ruraux” de 1891.
GARE
     La station de Brières était la gare de la ligne Arpajon-Etampes en service de 1911 à 1948. Brières pouvait donc s’enorgueillir “d’avoir le train”. Le bâtiment principal est toujours visible au 154 Grande-Rue, mais très modifié.
     Une partie des installations a été démolie vers 1980. L’ancien terre-plein est l’actuelle Place du 11-Novembre. La voie unique était doublée d’une deuxième voie dite d’évitement à proximité de la station.
GARENNE la
     Deux lieux-dits portent ce nom sur le cadastre de 1824. Une seule Garenne a été retenue dans le cadastre actuel. A l’emplacement de cette Garenne figure un unique bois sur le plan de 1753. On trouve la simple mention “Varenne” sur un plan du 18e siècle (ADE 39J 95).
     Une partie des terres de ce champtier appartenait en 1790 à la fabrique de Brières-les-Scellés (ADY 1Q353).
     Le vieux mot “garenne” (ou son équivalent varenne) désigne habituellement un terroir de chasse. Le territoire du lieu-dit comprend d’autres parcelles boisées en dehors du Bois de la Garenne. Deux petits bois sont également figurés sur le plan de 1753.
GARENNE DES GENIÈVRES la
     Cette deuxième Garenne n’a pas été retenue dans le cadastre actuel probablement pour éviter les confusions. Elle figure toutefois sur la carte de l’IGN. On la trouve également sur un plan du 18e siècle (ADE 39J 81). Dans la partie est du champtier figure, sur ce document, la mention “fief et censive des Mathurins de la Trinité”. Il semble que cette mention concerne la Cour Dury tout proche.
GARENNE DES ROCHES la
     Ce champtier “aussi dit quelque fois les Trembles” (ADE 39J 91) figure sur un plan du 18e siècle (ADE 39J 95). Il est proche de la première garenne, mais toutefois distinct.
GENIÈVRES les
     Ce nom de lieu-dit du cadastre actuel figurait au plan de 1824 sous le terme de Garenne des Genièvres.
     Le genévrier est un arbuste sur lequel on récoltait les baies de genièvre employées comme aromate pour la cuisine.
GRAND CHEMIN DE DOURDAN
     Cet ancien chemin qui reliait Etampes à Dourdan, avant l’établissement de la grand route actuelle au 19e siècle, passait par Boissy-le-Sec.
GRANDE rue (p BS C7)
     Cette portion de la départementale 201 a été dénommée officiellement en 1971. La Grande-Rue est déjà citée dans un document du 18e siècle (ADE 39J42).
     Toutes les maisons qui étaient situées derrière le vieux puits ont été démolies au cours du 20e siècle.
     Au n° 4, cette maison figure déjà sur le plan de 1753.
     Au n° 6, cette maison, au fond de l’impasse, figure déjà sur le plan de 1753.
     Au n° 10, cette maison est reconnaissable comme le deuxième café-épicerie du bourg sur les cartes postales anciennes. C’est l’ancienne auberge de la Grâce de Dieu. Jusqu’en 1990, la maison était occupée par le restaurant “le Marmitou”.
     Au n° 12, le vieux mur de clôture comporte encore une série de 4 anneaux d’attache pour les chevaux. Le petit bâtiment du fond, près duquel pousse un noyer, figure déjà le plan de 1753.
     Au n° 14, le bâtiment côté rue figure aussi sur le plan de 1753. A remarquer le vieux mur perpendiculaire de conception traditionnelle pour délimiter les propriétés.
     Au n° 16, cette maison figure déjà sur le plan de 1753.
     Au n° 18, cette maison fut le siège de l’ancien apiculteur Aury. Les ruches ont fait l’objet d’un cliché tiré sur cartes postales au début du 20e siècle. Les apiculteurs Eugène et Gaston Aury sont cités dans l’almanach de la Ville et de l’arrondissement d’Etampes de 1925. Les Haury font partie des anciennes familles de “laboureurs” de Brières. On trouve des Haury depuis au moins 1610 dans le registres paroissiaux.
     Au n° 20, cette maison figure partiellement déjà sur le plan de 1824.
     Au n° 22, le bâtiment du fond à droite figure déjà sur le plan de 1824.
     Au n° 154, cette maison est l’ancienne gare très modifiée.
     Au n° 28, ce pavillon typique des années 1920 est l’unique de ce type à Brières.
     Au n° 1, cet ensemble de bâtiments figure déjà sur le plan de 1753. Les façades sont restées assez intactes. A noter l’ancienne boucle pour attacher les chevaux.
     Au n° 5, cette maison figure sur le plan de 1824.
     Au n° 7, cette maison figure déjà sur le plan de 1753.
     Au n° 13, cette grange figure déjà sur le plan de 1753.
GRATTIGNIS rue des (p BS C7)
     La “rue de Gratigny” est citée dans un document du 18e siècle (ADE 39J42).
     “Ce nom pourrait être un dérivé du verbe gratter en référence à un site où la terre a été comme grattée soit par exploitation soit par érosion naturelle, comme dans un affleurement” (GN).
     Elle a été dénommée officiellement en 1971. C’est une petite voie bordée de murs pittoresques.
     A noter le mur de clôture et la vieille porte en bois avec son traditionnel “couriot”.
     Au n° 2, cette maison figure déjà sur le plan de 1753 ainsi que la butte visible derrière la bâtisse.
     Au n° 1, cette maison figure déjà sur le plan de 1753 mais semble assez modifiée.
     Au n° 3, la grange existe déjà sur le même plan mais la façade a été très m