Date
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Renseignements (parfois légèrement contradictoires:
on lèvera ces incertitudes en revenant aux sources)
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Sources
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(?) 1312
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? Ce moulin aurait été propriété
des Templiers, puis serait passé après la dissolution
de leur ordre en 1312 aux Hospitaliers.
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SV&SH 62; MHP (sans référence, affirmation
isolée à vérifier, qui paraît une conjecture
fondée sur de simples vraisemblances, et non prouvée).
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(?) 1363
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? Il aurait été détruit par un incendie
lors d’un épisode de la guerre de Cent Ans. |
SV&SH 62; MHP (sans référence, affirmation isolée à vérifier)
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??
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Michel Martin
relève que les mentions anciennes de ce moulin font défaut.
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Cahiers d’Etampes-Histoire
10 (2010), p. 17.
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1777
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“François
Lesourd marchand épicier à Étampes demanda
en 1777 l’autorisation de reconstruire un moulin à foulon sur
la Louette à l’endroit où existait anciennement un moulin
à tan. La demande fut acceptée, et on décida d’y
faire un pont au gué de Vaujouan. Les travaux amenèrent la
découverte de vestiges d’anciennes fondations.”
|
Marquis p.
212 (sans référence,
à moins que ces informations ne soient tirées comme,
la suivante de Marquis, du mystérieux “manuscrit des moulins”).
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vers 1777
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Le moulin est reconstruit sur l’emplacement d’un ancien
moulin à foulon et à tan.
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FG-ELP 130 (alléguant AD91 1Q 10); Genthon (sans
référence); SV&SH
62: il y aurait eu deux moulins (sans référence), ce
qui semble ne reposer que sur une confusion.
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1777
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Un procès-verbal
de la Maîtrise des Eaux et Forêts règle le déversoir
et les vannes du moulin. Il fera encore foi au moins jusqu’en 1838.
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État des moulins
de 1838, édition Gineste (ici)
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1779-1784
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Construction
du moulin actuel
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Genthon (sans
référence)
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1780
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Comme pour le
moulin de Valnay, il fallut alors jeter un pont sur la rivière
et c’est en 1780 qu’il y eu un arrangement entre le propriétaire
et la Ville d’Étampes pour sa construction.
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MHP (AD91 7S 52)
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1783
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La maîtrise des Eaux et Forêts autorise la
construction d’un bâtiment (SV).
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SV&SH 62 (sans référence); MHP (AD91 7S 52)
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1783
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Accord est aussi
donné par le duc d’Orléans. Le constructeur s’appelle
Denis Bertrand. [à corriger en Bénard]
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MHP (AD91 7S 52)
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1784
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Le propriétaire
est un certain Denis Bénard.
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Marquis p.
212 avec renvoi à un “manuscrit des
moulins” aux Archives départementales.
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1788
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“L’an mil sept cent
quatrevingt le jeudi onze du mois de septembre a été inhumé
dans le cimetière de céans par moi prêtre curé
soussigné Denis Benard marchand meunier veuf
en premiere noces de Marie Catherine Fournet et marié en secondes
à Michele Duperche, décédé hier à Vaujoin
hameau de cette paroisseagé d’environ cinquante cinq ans, ladite
inhumation faite en présence de Jacques Antoine Denis Benard marchand
meunier à Valnay, Pierre Denis Benard son fils, Jean Leonard Fournet
compagnon tanneur paroisse Saint-Gilles son beau frere et autres qui ont
signé ou declaré ne le sçavoir. — [Signé:] Benard l’ainé
[paraphe] — Benard le jeune — Maugars — Le Cerf — Legrand curé.”
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Registre paroissial
de Saint-Martin (saisie Bernard Gineste 2011)
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1791
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Le Registre des
mutations donne un petit croquis du moulin de Vaujouin, avec
une seule roue.
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AME G.4.2 (cote
à vérifier), dont deux clichés ci-dessus. |
1801
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Le moulin est tenu
par Besnard ou Bernard Saillard (c’est-à-dire gendre de Saillard),
propriétaire et exploitant. Avec son unique roue il peut moudre
29,25 quintaux de farine par jour à destination des marchands et
des négociants.
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État des moulins
de 1801, édition Gineste (ici)
|
1803-1863
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Pièces
relatives au moulin de Vaujouan sur la Louette.
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Archives municipales d’Étampes 3O D21 (inventaire Wingler). |
1810
|
??
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État des moulins
de 1810, édition Gineste (ici)
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1816
|
Le moulin a pour propiétaire
et exploitant Lépais et casse 250 sacs de grains par mois.
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État des moulins
de 1816, édition Gineste (ici)
|
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Ce Jean-Baptiste
Lépais est lemême qui a fondé antérieurement
le moulin de l’Ouche.
|
Voir notre page sur
le moulin
de l’Ouche..
|
1822
|
??
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État des moulins
de 1822, édition Gineste (ici)
|
1824
|
Le nouveau propriétaire
est monsieur (?) Lejars, demeurant au Chariot d’Or au quartier
Saint-Pierre.
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MHP (AD91 7S 52): il doit s’agir d’une mauvaise
lecture du nom Lépais (B.G.).
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1824
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Graffiti d’un ouvrier
dans le grenier: “Baudry, 1824, le 23 mars.” |
B. G. (signalé
par Philippe Arnoult).
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1825
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Travaux sur
le déversoir.
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MHP (AD91 7S 52)
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1827
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Le moulin est
figuré au cadastre.
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AD91 3P 697
G (dont un extrait ci-dessus)
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1830
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Le moulin de Vaujouin
produit 150 sacs de farine par mois pour Paris.
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État des moulins
de 1830, édition Gineste (ici)
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1831
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Le moulin de Vaujouin
appartient à M. Lépais et emploie deux ouvrierss
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État des moulins
de 1831, édition Gineste (ici)
|
1834
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Élargissement
de la rayère et de la roue motrice.
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MHP (AD91 7S 52)
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1834
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Le moulin de Vaujouin
a toujours pour propriétaire Jean-Baptiste Lépais,
mais pour locataire, c’est-à-dire pour meunier, Trouvé.
Avec son unique tournant et ses deux ouvriers, il produit 400
sacs de farine par mois à destination de Paris.
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État des moulins
de 1834, édition Gineste (ici)
|
1835
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Le moulin n’a toujours
qu’une roue.
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État des moulins
de 1835, édition Gineste (ici)
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1836
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Le recensement de 1836 trouve
à Vaujouin: “Toussaint Alexandre Trouvé,
meunier, 30 ans — Modeste
Blin, son épouse, 21 ans — Victor Loitte, garde moulin, 38 ans — Charles Lamet, garde moulin, 26 ans — Honorine Paris, domestique, 16 ans”.
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Recensement de 1836, réédition
numérique en mode image mise en ligne par les Archives départementales
de l’Essonne (saisie Bernard Gineste 2011).
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1838
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Le moulin de Vaujouin
est tours tenu par Jean Baptiste Marie Madeleine Auguste Lépais.
Mu par une seule roue et occupant deux ouvriers, il fait de blé
farine. Son déversoir et ses vannes sont toujours réglés
par le procès-verbal de la Maîtrise des Eaux et Forêts
de 1777.
|
État des moulins
de 1838, édition Gineste (ici)
|
1844
|
Graffiti dans le grenier
représentant deux personnages dont l’un avec une casquette devant
une énorme bouteille, signé: “Pierre, 1844 et Pistolet,
1844”.
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B. G. (graffiti signalé par Philippe Arnoult).
|
1846
|
Pose de deux
vannes de décharge.
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MHP (AD91 7S 52)
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1848
|
Le moulin est
réglé par un arrêté du ministère
des travaux publics.
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MHP (AD91 7S 52)
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1852
|
Le moulin a pour propriétaire
Alexis Aimable Marchon, qui réside rue Saint-Martin.
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État des moulins
de 1852, édition Gineste (ici)
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1858
|
Graffiti d’un ouvrier
dans le grenier: “Dourdoigne Auguste, 1858”. Il s’agit de Michel Auguste
Dourdoigne, journalier alors âgé de quinze ans environ,
né à Chalo-Saint-Mars le 9 avril 1843, fils de Jean-François
Dourdoigne, lui-même alors
journalier et originaire de Berd’huis dans l’Orne,
âgé de 33 ans, et de Lucie Reine Pivard. Il a eu une sœur morte le jour même de sa naissance 19 octobre 1846,
Zoé Amélie. Nous le retrouvons le 7 janvier 1878, “Auguste Michel Dourdoigne, journalier âgé de trente-quatre ans, demeurant
à Chilly-Mazarin”, lorsqu’il vient à
Chalo déclarer la mort de son père “Jean François Dourdoigne, cultivateur, âgé de soixante-huit ans, domicilié
aux Boutards, hameau de cette commune”.
|
B. G. (graffiti signalé par Philippe Arnoult, et registre
d’État civil de Chalo-Saint-Mars).
|
1863
|
Procès
verbal de recollement. Modification du repère. Mise en demeure
de renforcer les berges.
|
MHP (AD91 7S 52)
|
1881
|
Le meunier est
Marchon-Dupuis. C’est alors seulement un moulin
à eau qui a deux paires de meules et produit six sacs de farine
par jour. A la même date Jules Marchon tient le moulin de Valnay
et le Petit Moulin, Paul Marchon tient les moulins Baildar et Braban,
et Valentin Marchon tient celui de Gérofosse. |
Marquis 96
|
1882
|
Graffiti d’un ouvrier
dans le grenier: “Lemoine Joseph, 1882.”
|
Visite du 24 février
2011, avec Philippe Arnoult.
|
1883
|
Dessin du
moulin de Vaujouan sur un plan de la ligne ferroviaire d’Étampes
à Auneau alors en construction (aujourd’hui transformé
en piste cyclable)
|
(cliché
Jean-Michel Rousseau, cote à préciser)
|
1892
|
Plan du moulin
de Vaujouan
|
SV&SH
62 (sans cote, signé en octobre 1892)
|
1893
|
Le jour de
l’inauguration de la ligne d’Auneau, lundi 5 juin 1893, Auguste Allien
aperçoit le meunier depuis le train: “Plus loin, le meunier du moulin de Vaujouan, M. Marchon,
et son personnel sont près de la voie, et nous filons à
toute vapeur dans le vallon.”
|
L’Abeille
d’Étampes 82/23 (10 juin 1893), p. 3, dont une saisie
par le Corpus Étampois (cliquez
ici).
|
1894
|
Graffiti d’un ouvrier
dans le grenier: “L’amour est un feu qui dévore / Mais l’envie
de tuer est pire encore. / [Signé:] Georgelet / 1894”.
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B. G. (graffiti signalé par Philippe Arnoult).
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1898
|
Le moulin a pour meunier
par G. Marchon (à la même date les moulins
Sablon et Badran sont tenus par P. Marchon et le moulin de Gérofosse
par V. Marchon) |
État des moulins
de 1898, édition Gineste (ici)
|
1901
|
Photographie
du moulin par Louis-Didier des Gachons.
|
Carte postale
de Louis-Didier des Gachons, première série, n°535, scannée par Jean-Michel Rousseau.
|
1902
|
Gravure de
René Ravault père pour l’ouvrage de son ami Maxime
Legrand représentant le “joli moulin
de Vaujouan”.
|
Maxime Legrand,
Étampes pittoresque. L’arrondissement,
tome 1, p. 23
|
1903
|
Autre cliché
de Louis des Gachons, où l’on voit le moulin depuis le passage
à niveau de la voie ferrée d’Étampes à Auneau,
aujourd’hui la Piste cyclable.
|
Carte postale de Louis-Didier des Gachons, deuxième série, n°89, scannée par Jean-Michel Rousseau.
|
1903
|
Le 10 a vril, décès
de Gustave Marchon déclaré par son fils Henri: “L’an mil
neuf cent cent trois, le dix avril, à une heure du soir, par devant
nous Charles-Auguste Dujoncquoy, officier d’académie, second adjoint,
officier d’état civil spécialementdélégué
par monsieur lemaire de la ville d’Étampes, département de
Seine-et-Oise, sont comparus Henri Marchon, meunier, âgé
de trente-quatre ans, demeurant à Vaujouan, commune d’Étampes,
fils du décédé ci-aprèsnommé et qualifié
et Désiré Aimé denis Guyon, instituteur, âgé
de quarante-trois ans, demeurant à Morigny-Champigny (Seine-et-Oise),
gendre du dit décédé, lesquels nous ont déclaré
que Gustave Marchon, rentier, âgé de soixante-huit
ans, domicilié à Vaujouan, né à Étampes,
fils de Alexis Aimable Marchon, décédé à Étampes
et de Louise Augustine Paris, sa veuve, rentière, âgée
de quatre-vint-dix-sept ans, demeurant en cette ville, carrefour du Moulin
Sablon, époux de Clémentine Céline Dupuis, sans profession,
âgée de soixante-cinq ans, domiciliée au dit Vaujouan,
est décédée en son domicile, ce jour, à deux
heures du matin. Et, après nous être assuré du décès,
nous avons dressé le présent acte que les comparants ont
signé avec nous, adjoint sus-nommé, après lecture faite.
— [Signé:] Marchon — Guyon [paraphe] — C. Auguste Dujoncquoy.”
|
Registre d’État
civil d’Étampes (saisie de Bernard Gineste, 2011)
|
1905
|
“A louer
de suite, pour cause de santé. Le moulin de Vaujouan, monté
à cylindres. Force hydraulique: 6 chevaux environ. Moteur à
essence: 8 chevaux. S’adresser à M. Henri Marchon, à
Vaujouan ou à Me Laurens, notaire à Angerville.”
|
SV&SH
62 (photographie d’un article de presse non coté, vraisemblablement
l’Abeille d’Étampes, ou bien le Réveil d’Étampes)
|
1908 env.
|
Cliché du moulin
vue de l’autre côté de la voie ferrée, derrière
le train d’Étampes à Auneau lancé à toute
vapeur.
|
Carte postale Royer
n°89, scannée par Jean-Michel Rousseau.
|
| 1914 |
“Étude
de Me Beaumont, notaire, à Chalo-Saint-Mard (Seine-et-Oise).
A vendre par adjudication à Étampes, en l’une des salles
de l’Hôtel de Ville, le jeudi 19 février 1914, à
deux heures du soir, par le ministère dudit Me Beaumont,
en présence de Me Paradis notaire à Angerville. Le moulin
de Vaujouan, situé à Étampes (S. & O.), contenant
avec ses dépendances 65 ares environ, ainsi que le matériel
servant à son exploitation, et 3 hect. 06 ares 46 cent. de
prés en 3 pièces. Jouissance le 20 mars 1914. Mise à
prix: 10.000 francs. Facilités de paiement. Faculté de
traiter avant l’adjudication. S’adresser: pour visiter, sur les lieux.
Pour tous renseignements, aux notaires. Et pour traiter à MM.
Hemmendinger frères, 52, rue Laffite, Paris. Tél.: 127-69.”
|
SV&SH
62 (photographie d’un article de presse non coté; saisie B.G.)
|
1914
|
C’est vraisemblablement
à cette date que le moulin fut acheté par Louis-Barthélémy
Durand.
|
B G. |
1914
|
Vers 1914,
M. Louis-Barthélémy Durand avait racheté
le château de Valnay et le moulin de Vaujouan. Ce curieux personnage,
orphelin de père et de mère, qui n’avait qu’un frère,
avait commencé une carrière d’officier de marine. Plus tard,
il s’était lancé dans l’électricité. D’après
ses confidences à M. Arnoult, il avait d’abord eu le projet de
participer à l’électrification de Paris, mais en définitive
avait œuvré à celle de la Bretagne. Une partie de sa fortune
aurait consisté en barrages hydrauliques dans le Massif Central
et ailleurs. Dans la suite, il aurait encore changé de domaine d’activité
et aurait constitué une société de construction
dont le siège était à Paris au n°37 de la rue
de Rome, cette entreprise ayant notamment contribué à la
construction du zoo de Vincennes.
|
B.G. (entretien avec
M. Lucien Arnoult du 24 février 2011)
|
1914-1918
|
Le moulin est
toujours en activité pendant la grande guerre.
|
MHP
|
Entre les deux guerres
|
Le moulin cesse son
activité (ou du moins de moudre de la farine de blé).
|
MHP
|
1920
|
Barthélémy Durand obtient l’autorisation
de remplacer la roue par une turbine
|
SV&SH 62 (sans référence); MHP
|
1921
|
Le Dénombrement
de la population de 1921 trouve à Vaujouan ce seul ménage:
Émilien Gaucher, employé
de la Compagnie ferroviaire du Paris-Orléans, né à
Chevilly en 1892; sa femme Yvonne, née à Blercourt en 1901
et leur fils Camille, né à
Étampes en 1920.
|
Archives municipales,
Dénombrement de 1921, Valnay.
|
1921
|
Une porcherie est
établie près du moulin.
|
FG-ELP 130 (sans
référence)
|
1920-1950
|
Louis-Barthélémy
Durand avait également acheté des terres aux environs
et transformé le moulin en ferme. Pour ce faire il fit construire
trois hangars qui existent toujours, face au moulin et à ses dépendances.
Cependant, bien qu’il
ait progressivement acheté des terres aux alentours, cette exploitation
resta toujours de son vivant, avant tout, une importante porcherie.
|
B.G. (entretien avec
M. Lucien Arnoult du 24 février 2011)
|
1920-1950
|
Durand démantela
la roue du moulin et la remplaça par une turbine qui lui paraissait
d’un bien meilleur rendement énergétique. L’énergie
ainsi produite avait trois usages: tout d’abord elle servait à
broyer la mouture pour les cochons, constituée d’une grossière
farine d’orge; elle alimentait aussi une pompe qui montait de l’eau de
la rivière à l’étage, où elle était
stockée dans un grand bassin de 10 m3, pour les usages domestiques;
enfin elle produisait de l’électricité notamment pour l’éclairage,
tant de la ferme que du château de Valnay. Une ligne électrique
rudimentaire, reliant la ferme au château, alimentait des batteries
tampons de 70 volts seulement, qui ne produisaient pas une lumière
bien vive.
|
B.G. (entretien avec
M. Lucien Arnoult du 24 février 2011)
|
1920-1950
|
Une autre turbine
fut ultérieurement installée, à une date indéterminée,
sur un bras de la Chalouette à droite du château, dans un
petit bâtiment qui existe toujours, et complétait l’alimentation
électrique du château: c’est le chauffeur de tracteur de
la ferme qui s’en occupait, vers 1950.
|
B.G. (entretien avec
M. Lucien Arnoult du 24 février 2011)
|
1950
|
En 1950 M. Camille
Arnoult, qui tenait alors la ferme du château de Farcheville, dite
de la Pierre, acheta en viager à Durand, pour son fils Lucien, la
ferme de Valnay, comme tout le monde l’appelait dès lors dans
le voisinage. L’appellation de moulin de Vaujouan n’avait alors
plus cours qu’à Étampes même chez certaines personnes,
et surtout dans la littérature érudite et touristique. Elle
était tellement sortie de l’usage que Lucien Arnoult n’en a lui-même
été informé qu’assez tard.
|
B.G. (entretien avec
M. Lucien Arnoult du 24 février 2011)
|
1950
|
Lucien Arnoult,
alors âgé de 26 ans, exerça dès lors les
fonctions chef de culture, c’est-à-dire de régisseur. Le
personnel de la ferme comprenait à cette date un maçon,
un menuisier, un chauffeur (c’est-à-dire un chauffeur de tracteur),
deux charretiers, deux porchers, un vacher et une bonne, qui presque
tous habitaient les environs immédiats de la ferme. Celle-ci
ne comprenait que 164 hectares de terres et restait essentiellement une
porcherie, surnommé familièrement, notamment par Mme Durand,
“Cochon Palace”. On y élevait 400 à 500 porcs répartis
en différents bâtiments, dit cabanes à cochons,
aux alentours immédiats de la ferme. Ces bâtiments sont aujourd’hui
détruits, mais on voit encore dans certains chemins affleurer les
rails sur lesquels ont faisait glisser des wagonnets dans leur direction. |
B.G. (entretien avec
M. Lucien Arnoult du 24 février 2011)
|
1950-1956
|
De 1950 à
la mort de Durand en 1956, Lucien Arnoult exploita loyalement
la ferme selon les vues et les ordres de Durand, avec qui il fut
toujours en excellents termes. Chaque année
il allait rendre ses comptes à Paris, au siège de la société
de construction de Durand, 37 rue de Rome. — Cependant, en exploitant ce moulin-ferme, il en constata aussi
les dysfonctionnements et les défauts de conceptions. Les cultures
n’étaient pas tenues avec le soin qu’elles méritaient.
Dès le départ il constata
que son prédécesseur avait les bras blancs, indice qu’ils
ne visitait guère les champs; le personnel ne s’activait pas
autant qu’il eût fait avec un employeur qui soit réellement
de la partie. Au reste, à cette date, Durand était assez
pris par ses fonctions de maire et de président du Conseil général
du département de Seine-et-Oise. C’est surtout le chauffeur qui
en réalité jusqu’alors faisait tourner la ferme. Après
l’arrivée d’Arnoult, ce personnel se réduisit peu à
peu, et on fit l’acquisition d’un deuxième tracteur. — La turbine surtout ne donnait pas satisfaction. Outre qu’elle
ne produisait qu’un courant de 70 volts, elle était entravée
régulièrement, chose que n’avait pas prévue Durand,
par les feuilles que charriait la rivière à l’automne,
au sortir des bois, feuilleses qui n’auraient gêné l’ancienne
roue du moulin. Aucune grille ne les arrêtait, ni aucun des différents
expédient qu’Arnoult essaya pour les retenir, tels qu’un système
de tôles incurvées. — L’orge, monté
dans des sacs au grenier par une poulie, tombait, par un tube, au moulin
sous l’effet de la simple gravité; mais progressivement la turbine,
trop peu puissante, patinait et le broyage s’éternisait du 8
h du matin jusqu’à 4 ou 6 heures du soir, pour ne produire qu’une
farine très grossière. — Arnoult recevait
parfois des coups de fil du châtelain de Valnay lui annonçant
que l’éclairage faiblissait: il lui fallait alors, avant ou après
sa journée de travail, au petit matin ou le soir, par un temps parfois
glacial, descendre torse nu au niveau de la turbine, et en dégager
à grand peine les palettes engorgées de feuilles. — Jusqu’en 1954, la ferme n’était alimentée ni en
eau courante ni en électricité. Pour faire fonctionner un fer
à repasser, il fallait ouvrir à fond la vanne, en actionnant
un manomètre disposé sur une table en marbre, jusqu’à
ce que la turbine produise du 110 volts, et ne pas oublier ensuite de lui
rendre son régime normal de peur qu’elle ne s’emballe dangereusement.
— De même, une douche ne pouvait pas durer trop
longtemps, car la pression du bassin rempli par la turbine tombait
bien vite en-dessous des 1 kg nécessaires pour le chauffe-eau à
gaz ne s’éteigne pas automatiquement.
|
B.G. (entretien avec
M. Lucien Arnoult du 24 février 2011)
|
1956
|
Décès de Barthélémy Durand
toujours propriétaire (SV); à cette date le moulin
cesse son activité (FG)
|
SV&SH 62 (sans référence); FG-ELP 130.
|
1956-1970
|
Après le décès
de Durand survenu en juillet 1956, le fermier entra en possessions de
la ferme et de son moulin. Très vite, Lucien Arnoult liquida
la porcherie et recentra l’exploitation sur les cultures elles-mêmes.
— La ferme fut presque aussitôt reliée
au secteur, mais l’eau courante n’y arriva qu’en 1970, de sorte que la
turbine continua jusqu’à cette date à remplir le bassin
d’eau du grenier. Elle cessa ensuite d’être utilisée.
|
B.G. (entretien avec
M. Lucien Arnoult du 24 février 2011)
|
1957-1959
|
La petite turbine
du château quant à elle resta en activité quelques
années de plus et continua d’alimenter en électricité
une partie du château, tant que vécut la veuve de Louis Barthélémy
Durand.
|
B.G. (témoignage
de Bernard Paillaisson receuilli le 25 février 2011)
|
1996
|
En 1996, Philippe
Arnoult et son épouse Caroline aménagèrent un
gîte rural dans le moulin, et, à cet effet, l’emplacement
de la turbine fut recouvert d’un plancher sous lequel elle gît désormais,
inaccessible et inutile.
|
B.G. (entretien
avec Philippe Arnoult du 24 février 2011)
|
??
|
Peu après,
le syndicat des eaux de la Juine demanda et obtint la destruction du déversoir
du moulin qui ralentissait le cours de la Louette, ce qui gênait
en amont les cressiculteurs.
|
B.G. (entretien avec
Philippe Arnoult du 24 février 2011)
|
1998
|
Description
par Muriel Genthon pour le Service régional de l’Inventaire
d’Île-de-France: C’est
un moulin ferme, constitué d’une cour, jardin, logement, atelier,
grange et étable à chevaux, construit dans le dernier
quart du XVIIIe siècle (entre 1779 et 1784) puis dans le deuxième
quart du XXe siècle. Le moulin est un bâtiment à
étage carré avec deux étages de comble et un étage
en surcroît, en grès, calcaire, moellon sans chaîne
en pierre de taille, enduit et brique; le toit est à longs pans
et pignon couvert, en tuile plate et ardoise; l’escalier est dans-œuvre,
tournant à retours sans jour. Ce fut successivement un moulin à
foulon, à tan, à farine, puis une ferme. C’est en 1998 une
propriété privée qui n’est pas spécialement
protégée par les Monuments Historiques
|
Notice de
l’Inventaire (disponible par exemple sur cette page du site
patrimoine de France, à cette adresse (cliquez ici), en ligne en 2010.
|
2010
|
Une page est consacrée à ce moulin par l’ouvrage
La Juine et ses moulins.
|
SV&SH 62
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2010
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Visite organisée
par l’ASME-91 (Association de Sauvegarde des Moulins en Essonne)
dans le cadre des journées du Patrimoine, le samedi 18 septembre.
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Ville d’Étampes,
Laissez-vous conter Étampes, 2010, dont
une édition numérique (cliquez ici), en ligne en 2010.
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2011
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Aujourd’hui le moulin
appartient à Philippe Arnoult. Privé de sa roue,
de sa turbine et de son déversoir, il garde cependant un indéniable
cachet bucolique qui explique le succès du gîte rural qu’il abrite aujourd’hui. L’étage
et le grenier quant à eux n’ont pas été réaménagés.
On y trouve encore une chaîne à godet et une trape par
où passaient les sacs de grains, et, surtout, de précieux
graffitis, rares témoignages de la vie des ouvriers et journaliers
qu’employèrent tout au long du XIXe siècle les meuniers
successifs du moulin de Vaujouan. M. Arnoult semble aujourd’hui regretter la disparition de la turbine,
qui a été décidée à une époque
où l’énergie était bien moins coûteuse qu’elle
ne l’est aujourd’hui. Mais on ne peut songer sérieusement désormais
à en rétablir une, tant pour des raisons techniques que
surtout administratives.
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B. G. Visite du 24
février 2011, guidée par Philippe Arnoult.
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