Le moulin Sablon
Renseignements disponibles
Le moulin Sablon à louer en 1888
Date
|
Renseignements
|
Sources
|
1046
|
Le
moulin est cité comme limite de la paroisse Notre-Dame
(non encore amputée de celle de Saint-Basile):
“depuis le moulin de
Segain jusqu’au vieux bâtiment de Brunehaut”. Ce moulin marque alors la limite d’avec la paroisse
Saint-Martin (elle-même non encore amputée de la
paroisse Saint-Gilles).
|
Charte
de Henri Ier, édition Gineste (ici):
a molendino Sewanni usque ad terram
que pertinet ad uetus edificium Brunichildis; Maxime de Montrond,
Essai historiques sur la ville d’Étampes, 1836,
p. 200, a lu incorrectement le manuscrit: à molendino Senauni,
ce qu’il rend, p. 72, par “moulin Senaune” (d’où sans doute, avec une coquille, le moulin Séronne,
FG-ELP 113)
|
1183
|
Fait partie du domaine royal.
|
SV&SH 67 (sans référence)
|
1191
|
Peut-être
cité implicitement sous Philippe Auguste comme moulin
à fouler le drap, lorsque le roi accorde à deux
chapelains une rente “sur nos moulins à
fouler d’Étampes”; mais
rien n’indique spécialement dans la charte royale que notre
moulin soit spécialement concerné contrairement à
ce qu’affirment péremptoirement presque tous les auteurs. |
Charte
de Philippe Auguste (in redditibus molendinorum nostrorum
fullanoriorum apud Stampas), éditée par Fleureau
406; interprétation du moins retenue par Marquis 143; Billot
32; FG-ETL 113; SV&SH 67.
|
1237
|
Lors de la séparation des paroisses Notre-Dame
et Saint-Basile, le moulin est cité comme point de repère
d’un secteur restant à Notre-Dame: “tout ce qui est contenu depuis le moulin de la rue aux
Vignes jusqu’aux moulins neufs”, c’est à
dire la rivière depuis le moulin Sablon jusqu’au moulin
du Port vraisemblablement. |
Charte de Gautier Cornu archevêque de Sens,
édition Gineste (ici):
Quiquid continetur a molendino de
rua Vineis usque ad molendinos novos.
|
XVe siècle
|
Moulin à farine.
|
SV&SH 67 (sans référence)
|
1474
|
Louis
XI échange une chasse dans le Gâtinais, qui
appartenait jusqu’alors à la commanderie des Hospitaliers
d’Étampes et Chalou-la-Reine, contre une rente annuelle
de cinquante livres parisis, à prendre sur les revenus de trois
moulins sis sur la rivière d’Etampes et appelés les
moulins de Dernetau (Darnatal), du Sablon et de Chauffour. |
Maxime
de Montrond, Essais historiques sur la ville
d’Étampes. Tome 2, Étampes, Fortin, 1837, p.
31, alléguant une charte de Louis XI au Trésor des
Chartes.
|
1500
|
Le
censier de Notre-Dame d’Étampes localise trois censitaires
du chapitre rue Saint-Antoine, l’un “devant
le moullin du Sablon” et les deux autres “près le moullin du Sablon”.
|
Censier
de Notre-Dame, édition Gineste n°144, 145 et 146
|
Vers 1590
|
Mention:
“La rue de la Vigne derriere le college,
qui commence depuis le pont Quesneau et va jusqu’au moulin à
Sablon sur la rue de la Foullerie”.
|
Étienne
Chardon, Traicté des noms et surnoms des rues
de la ville et fauxbourgs d’Estampes, vers 1590, édition
Gineste (ici).
|
XVIIe et XVIIIe s.
|
Fait partie du domaine royal
|
Marquis 142
|
vers 1668
|
Cité allusivement comme l’un des trois moulins
de la rivière forcée, moulin à farine, royal,
mais banal seulement pour les boulangers et les grainetiers.
|
Fleureau 28: “On a conduit
par artifice la riviere dans la ville: Son cours naturel la portant
dans la prairie. Elle fait moudre trois moulins, dont l’un appartient
d’ancienneté, & de leur fondation à Messieurs
du Chapitre de Nôtre Dame: & les deux autres au Roy, lesquels
sont banniers pour les Boulangers, & Grenetiers seulement.” Billot 32; FG-ETL 113
|
1716
|
Le 19 mai, un certain “Loüis le Qui[...] meunsier de la
parroisse de Saint Bazile d'Estampes” est témoin du baptême
du fils de Jean Philipeaux meunier à Champigny. On ne sait pas s'il
tenait le Moulin Notre-Dame ou bien le moulin Sablon.
|
Registre paroissial de Saint-Martin
de Champigny (la fin du nom est dans le pli de la page sur le microfilm
numérisé et mis en ligne par les AD91).
|
1753
|
Appartient au prince d’Orléans
comme duc d’Étampes.
|
Marquis 143
|
1781
|
Le 8 septembre, décès
de la fille du meunier: “L’an mil sept cent quatre
vingt un, le neuf septembre, a été par moy prêtre curé
soussigné inhumée dans le cimetiere de cette paroisse le
corps de Izidore fille de Aimable Bonté meunier et de feu
Marie Genevieve Bouché ses pere et mere, de cette paroisse, decedée
d’hier agée de cinq ans, la ditte inhumation faitte en presences des
soussignés. — [Signé:]
Blin — Malizard — Quinton — Aimable Bonté — Haillard curé.”
|
Registre paroissial de Saint-Basile
d’Étampes (saisie B. G. 2011)
Signature d’Aimable Bonté en 1781
|
1781
|
Le 9 décembre, décès
d’Aimable Bonté curieusement seulement qualifié garçon
meunier: “L’an mil sept cent quatre vingt un, le dix
decembre, a été inhumé par moi pretre curé soussigné
inhumé dans le cimetiere de cette paroisse le corps de Aimable
Bonté garçon meunier decedé d’hier sur cette paroisse
agé de quarante huit ans et muni des saints sacrements de penitence
et d’extreme onction. La dite inhumation faite en presence de Jacques Bonté
son frere, de Philippe Chevalier et autres soussigné. — [Signé:] Jacque Bonté — Haillard curé — Pierre Gambrelle — Louis Bonté [?] — Bonhomme Devarenne vic, de St Basile.”
|
Registre paroissial de Saint-Basile
d’Étampes (saisie B. G. 2011)
|
1782
|
Le 26 avril, naissance du
fils d’un garçon meunier (soit de ce moulin ou bien du moulin Notre-Dame):
“L’an mil sept cent quatre vingt deux
le vingt sept avril a été par moy curé soussigné
baptisé Jean Noël né d’hier fils en legitime mariage
de Jacques Alaye garçon meunier et de Margueritte
Jouanest son épouse de cette paroisse. Le parain, Noël Chauvet
de la paroisse Saint Martin de cette ville, la maraine Jeanne Moulin de cette
paroisse, qui ont tous deux déclarée ne sçavoir signée,
le pere absent. — [Signé:] Haillard curé.”
|
Registre paroissial de Saint-Basile
d’Étampes (saisie B. G. 2011)
|
1782
|
Le 15 juin, naissance d’un
fils du meunier: “L’an mil sept cent quatre vingt
deux le seizieme jour de juin a été par moy soussigné
pretre vicaire baptizé Pierre Theodore fils en legitime mariage de
Pierre Theodore Rousseau meunier au moulin Sablon et de
Marie Françoise Julie Chevalier ses pere et mere, né de la
veille sur cette paroisse. Le parain Pierre Innocent Gerome oncle de l’enfant
de la paroisse saint Martin, la maraine Michel [sic] Chevalier tante de l’enfant,
de la paroisse Saint Gille de cette ville, qui ont tous deux signée,
le pere absent. — [Signé:] P. I. Gerosme — Michelle Chevallier — Bonhomme vic.”
|
Registre paroissial de Saint-Basile
d’Étampes (saisie B. G. 2011)
|
1783
|
Le 25 août, naissance
d’une fille du meunier: “L’an mil sept cent quatre
vingt trois, le vingt six aoust, a été par moy vicaire soussigné
baptisée Louise Justine née d’hier fille en legitime mariage
de Pierre Theodore Rousseau marchand meunier et de Marie Françoise
Chevallier son épouse, de cette paroissse. Le parain, Louis Chevallier
oncle de l’enfant, la maraine Marie Madelaine Rousseau tante de l’enfant
épouse deffeu [sic] Jean Sebastien Aubin, tous deux de la paroisse
Saint Gilles de cette ville, qui ont signer [sic], le pere absent. — [Signé:] M. M. Rousseau —
L. Chevallier — Buffy vic.”
|
Registre paroissial de Saint-Basile
d’Étampes (saisie B. G. 2011)
|
1784
|
Le 26 avril, naissance du
fils d’un (garçon?) meunier (soit de ce moulin ou bien du moulin Notre-Dame):
“L’an mil sept cent quatre vingt quatre
le jeudy vingt trois septembre a été par moy soussigné
pretre curé baptizée Thereze Alexandrine née d’hier
fils à [sic] legitime mariage de Jacques Alaye meunier et
de Margueritte Jouanest son épouse de cette paroisse. Le parain,
Louis Alexandre Boucheny de cette paroisse, la maraine Thereze Vallée
de la paroisse Notre Dame de cette ville, qui ont tous deux signée,
le pere absent. — [Signé:] Therese Vallée
— L. A. Boucheny
— Haillard curé.”
|
Registre paroissial de Saint-Basile
d’Étampes (saisie B. G. 2011)
|
1791
|
Le moulin Sablon est figuré sur un plan du
Registre des Mutations.
|
AME (image ci-dessus reproduite)
|
1792
|
Le 21 juillet se porte
parrain à Saint-Basile: “Theodore Rousseau fils mineur du sieur
Theodore Rousseau marchand meunier de cette paroisse”.
|
Registre paroissial de
Saint-Basile d’Étampes (saisie B. G. 2011)
|
Terreur
|
Devient domaine national
|
Marquis
143
|
1795
|
Le 27 avril, naissance
de deux fils jumeaux de Germain Huet demeurant au moulin: “Aujourd’hui huit floreal l’an troisieme
de la republique française une et indivisible [27 avril 1795],
en la maison commune et par devant moi officier public sousigné,
— est comparu le citoyen Germain Huet
domicilier [sic] de cette commune, demeurant au moulin Sablon, lequel
m’a declaré que cejourd’hui en son domicile lui est nés de
sa legitime mariage [sic] d’entre lui et la citoyenne [raturé :
Marie] [ajouté en fin de texte par appel de croix: Anne] Agath Oré
son epouse, deux garçons qu’il m’a presenté, auxquels il
a eté donné les prenoms, sçavoir au premier né,
Louis Désiré, et au second Germain Theodore, en presence
du dit pere et du citoyen Louis Bourdeau megissier en cette commune rue
Propagande [nom révolutionnaire de la rue de la Foulerie, aujourd’hui
Paul-Doumer] section du Midy, et de la citoyenne Marie Catherine Fauvet
femme Branchery domiciliés de cette commune carefour du Moulin Sablon
section du Nord, qui ont signé avec moy. — [Signé:] Anne — Louis
Bourdeau — Germain Huet — Marie Catherine Fauvet femme Branchery — Petit officier public.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011)
|
1795
|
Le 1er mai, décès
du premier jumeau: “Aujourd’hui
treize floreal l’an troisieme de la republique française une
et indivisible [2 mai 1795], en la maison commune et par devant moi officier
public sousigné, — est comparu le citoyen
Antoine Vrament domicilier [sic] de cette commune, section du Nord, au
Perray, lequelle [sic] m’a declaré que le jour d’hier en son domicile
était decedé Germain Theodore Huet âgé de
cinq jours, fils du citoyen Germain Huet demeurant au Moulin Sablon et
de la citoyenne Agath Oré sa femme. — D’après laquelle declaration moi officier public me suis
transporté au susdit domicile et après m’etre assuré
du dit decès j’ai redigé le present acte en presence du dit
Vrament declarant et du citoyen Germain Huet pere de l’enfant, et du citoyen
Eloi des Fonts, qui ont signé avec moy excepté le dit Vrament.
— [Signé:]
Petit off. pub. — Eloy des Fonts — Germain Huet.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011)
|
1795
|
Le mai, décès
du second jumeau: Le 1er
mai, décès du premier jumeau: “Aujourd’hui quatorze floreal l’an troisieme de la republique
française une et indivisible [3 mai 1795], en la maison commune
et par devant moi officier public sousigné, — est comparu le citoyen Antoine Vrament domicilier [sic] de cette
commune au Perray, section du Nord, lequel m’a declaré qu’en son
domicile le jour d’hier était decedé Louis Désiré
Huet, âgé de six jours, fils de Germain Huet demeurant au Moulin
Sablon et de la citoyenne Agath Oré sa femme. — D’après laquelle declaration moi officier public me suis
transporté au susdit domicile et après m’etre assuré
du dit decès j’ai redigé le present acte en presence du
dit Vrament declarant, du citoyen Germain Huet pere de l’enfant, et du
citoyen Eloi des Fonts, qui ont signé avec moy excepté le
dit Vrament. — [Signé:] Petit off. pub. — Eloy des Fonts — Germain Huet.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011)
|
1796
|
Le 9 mars, décès
de celle qui semble être une tante du meunier “Aujourd’huy vingt huit ventose l’an quatre de la republique française
une et indivisible [10 mars 1796], en la maison
commune et par devant moy officier public sousigné – Est comparu
le citoyen Jean Huet (1) demeurant en cette
commune carrefour du Moulin Sablon, lequel m’a déclaré que
le jour d’hier, maison du citoyen Baudry ainé etait decedée
Marie Anne Huet, agée de quatre vingt deux ans, celibataire, native
de Fraine en Gatinois [Fresne-sur-Marne]. — D’après laquelle declaration moy officier public me suis
transporté au susdit domicile et après m’etre assuré
du décès, j’ay redigé le presant acte en presence du
dit Jean Huet frère de la décédée, declarant,
et du citoyen Nicolas Larché temoin, qui ont signé excepté
le declarant qui a dit ne le savoir. — [Signé:] Larcher — Petit off., pub.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011)
(1) ce Jean Huet doit être le père du
meunier, Germain Huet. Sa soeur serait née à Fresnes-sur-Marne
vers 1714.
|
1796
|
Acheté le 16 prairial an IV [4 juin 1796]
par Théodore Rousseau moyennant 240.874 francs
|
Marquis 143 (alléguant le manuscrit des Moulins
aux archives départementales).
|
1797
|
Le 18 janvier, naissance
d’un troisième fils de Germain Huet: “Aujourd’huy cinq pluviose
l’an cinq de la republique française une et indivisible [24 janvier
1797], en la maison commune et par devant moy
officier public — Est comparut [sic] le citoyen
Germain Huet demeurant au moulin Sablon, lequel m’a declaré que
le vingt-neuf nivose dernier [18 janvier 1797]
en son domicile luy est né un garson [sic], de son legitime mariage
d’entre luy et la citoyenne Anne Agath Haure son epouse, qu’il m’a presenté,
auquel il a eté donné les prenoms de Denis Theodor. — En presence du dit Germain Huet pere
de l’enfant, declarant, et du citoyen Denis Huet, demeurant à Orleans,
oncle de l’enfant, et de la citoyenne Jullienne Saillart épouse
du citoyen Denis Besnard demeurant à Vaujuin hameau de cette commune
(1), témoins qui ont signé avec
moy. — [Signé:] Huet — J. Saillard — Denis Huet — Petit officier public.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie B. G. 2011)
(1) Il s’agit du meunier du moulin de Vaujouan.
|
1798
|
Théodore Rousseau accuse le citoyen
Paillard (meunier de quel moulin?) d’avoir fait disparaître
un repère: “Il y a lieu de présumer
qu’il n’a commis ce délit qu’avec la prétention
d’accroître sa chute aux dépens des riverains”. Paillard répond que le répère était
sur “un mur absolument mauvais, que ce mur
s’étant écroulé, il n’a pu l’éviter”.
|
Bodin Magot 45 alléguant Archives municipales
3O D15.
|
1801
|
Le
moulin est tenu par Rousseau à la fois propriétaire
et exploitant. Avec sa roue unique, il peut produire jusqu’à
42,25 quintaux (4225 kg) de farine par jour pour les marchands et
les négociants.
|
État
des moulin de 1801, édition Gineste (ici)
|
1807-1862
|
Pièces relatives au moulin Sablon sur la Rivière
d’Étampes 1807-1862.
|
Archives municipales d’Étampes 3O D16 (non encore consultées)
|
1810
|
A l’occasion
d’une enquête en vue de la constitution du tribunal de commerce
de Dourdan le maire nous donne les renseignements suivants, visiblement
sur Rousseau fils. Rousseau emploie trois ouvriers.
La valeur de sa production annuelle s’élève à
18.000 francs, son capital à 30.000 francs, son revenu annuel
à 3.000 francs. L’origine de sa fortune est ancienne. Il a 21
ans et est encore célibataire. Il est très actif et laborieux.
A la question: “Ses lumières s’étendent-elles
au delà de sa profession? A-t-il reçu une éducation
qui lui permette de bien énoncer et de bien rédiger ses
idées?” le maire ne répond
“Oui”, ce qu’il
ne fait que pour huit meuniers sur vingt-deux, préférant
ne pas répondre dans les autres cas.
|
État
des moulin de 1810, édition Gineste (ici)
|
1816
|
Le
propriétaire est toujours Rousseau père,
mais le meunier exploitant est Rousseau fils.
Le moulin casse 750 sacs par mois.
|
État
des moulin de 1816, édition Gineste (ici)
|
1817
|
Le recensement de 1817 trouve
n°1 du carrefour du Moulin-Sablon: “Jerosme Theodore Rousseau, négociant,
31 ans — Catherine Apoline Fauvet, son épouse, 26 ans — Paulin
Théodore Rousseau, leurs fils, 5 ans — Mélanie Argant, domestique,
18 ans”.
|
Recensement de 1817 conservé
aux Archives municipales d'Étampes (saisie
Bernard Gineste, 2011).
|
1822
|
Le
loyer du moulin de Théodore Rousseau pris en compte
pour l’établissement du droit proportionnel est rectifié:
il passe de 5000 francs à 6468 francs.
|
État
des moulin de 1822, édition Gineste (ici)
|
1830
|
On
compte deux moulins Sablon, c’est-à-dire qu’il a désormais
deux roues. Il produit 320 sacs de farine par mois pour Paris.
|
État
des moulin de 1830, édition Gineste (ici)
|
1836
|
Le recensement de
1866 trouve au n°3 du carrefour du Moulin Sablon: “Jérôme Theodore Rousseau, meunier, 50 ans
— Catherine Appoline Fauvet, sa femme,
45 ans — Théodore Paulin Rousseau, leur
fils, 24 ans — Julie Pauline Rousseau, leur fille,
18 ans — Adélaïde Julie
Bailly, domestique, 20 ans —
Amable Turban, domestique, 20 ans — Pierre Imbault, garde moulin, 23 ans”.
|
Recensement de 1836,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
|
1838
|
Le
moulin de Théodore Jerosme Rousseau,
avec ses deux roues, occupe quatre hommes. Le maire note que “le deversoir et les vannes sont reglés par des titres
fort anciens que le proprietaire n’a pas représentés”.
|
État
des moulin de 1838, édition Gineste (ici)
|
1841
|
Le recensement de 1841. Je n’y ai pas repéré pour l’heure le moulin Sablon.
|
Recensement de 1841,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (exploré
pour l’instant sans résultat par Bernard Gineste 2011).
|
1845
|
Le recensement de 1845
trouve au Moulin Sablon: “Louis Narcisse
Claude Baron, meunier, 65 ans — Isidore Spire
Genet, son épouse, 52 ans
— Louis Auguste
Baron, leur fils, 27 ans — Honorine Chevallier, domestique, 23 ans”.
|
Recensement de 1845,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
|
1848-1849
|
Pendant les événements
de 1848, le 18 juillet, Baron-Genet est maire provisoire de la ville
d’Étampes. On lit encore
par exemple le 27 avril 1849 dans le registre de l’état-civil:
“Louis Narcisse Claude Baron, membre
du conseil remplissant la fonction de maire de la ville d’Etampes”.
|
Marquis 82 (ici)
|
1851
|
Le recensement de 1851
trouve au Moulin Sablon: “Louis Narcisse
Claude Baron, négociant, 70 ans
— Isidore Spire Genet, femme,
57 ans — Louis Auguste Baron,
32 ans — Rose Elodie Blondeau, femme, 22 ans — Olive Rouillon, domestique, 24 ans”.
|
Recensement de 1851,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
|
1852
|
Le
moulin est propriété de Théodore Jérosme
Rousseau, qui habite rue Saint-Jacques.
|
État
des moulin de 1852, édition Gineste (ici)
|
1855
|
Le recensement de 1855
trouve au Moulin Sablon: “Louis Narcisse
Claude Baron, meunier, chef de ménage,
75 ans — Isidore Spire Genet femme Baron,
sa femme, 62 ans — Jeanne Elodie Blondeau femme Baron, leur
belle fille, 26 ans — Pierre Auguste Baron, fils
de la précédente, 6 ans — Victoire
Rouillon, domestique, 19 ans”.
|
Recensement de 1855,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
|
1861
|
Le recensement de 1861
trouve au Moulin Sablon: “Louis Narcisse
Claude Baron, négociant, 79 ans
— Isidore Spire Genet femme Baron,
sa femme, 67 ans — Louis Auguste Baron, leur fils, 42 ans
— Jeanne Elodie Blondeau femme Baron,
sa femme, 32 ans — Pierre Auguste Baron, leur petit-fils,
11 ans — Anne Thirté, domestique, 24 ans”.
|
Recensement de 1861,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
|
1863
|
Le 6 février,
décès du meunier au moulin: “Du samedi sept février mil huit
cent soixante trois, deux heures de relevée. — Acte de décès de Louis Narcisse Claude Baron,
négociant, âgé de quatre vingt un ans, membre
du conseil d’arrondissement et du conseil municipal de cette ville, décédé
hier à une heure du matin en son domicile en cette ville carrefour
du Moulin Sablon, natif d’Etampes, époux de Isidore Spire Genet,
domicilié de cette ville carrefour susdit, fils en légitime
mariage de feu Claude Baron, et de Marie Anne Angélique Blin, son
épouse, tous deux décédés en cette ville. — Les témoins ont été les sieurs Louis
Auguste Baron, meunier, âgé de quarante quatre ans, fils
du décédé, et Edouard Béliard, propriétaire,
âgé de trente ans, petit neveu du décédé,
domiciliés de cette ville, qui ont signé avec nous Faustin
Frédéric Barré, adjoint spécialement délégué
par le maire d’Etampes après lecture faite du présent et
le décès constaté par nous soussigné. — [Signé:] E. Béliard — Auguste Baron — Fréd. Barré
adj.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes
(saisie Bernard Gineste, 2011)
|
1865-1870
|
L’Annuaire du département
de Seine-et-Oise cite Baron dans ses listes de meuniers de
1865 à 1870.
|
Liste éditée
ici.
|
1866
|
Le recensement de 1866
trouve au Moulin Sablon: “Spire Isidore Genet,
rentière, 72 ans — Louis Auguste Baron, meunier, 47 ans ½ — Jeanne Elodie Blondeau,
meunière, 37 ans — Pierre Auguste Baron,
16 ans — Rose Berché, domestique, 22 ans”.
|
Recensement de 1866,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
|
1868
|
Le moulin apparaît
sur un plan fait à l’occasion du projet déposée
par son voisin Gresland, de creuser deux bassins alimentés
par la rivère, légèrement en aval du moulin.
|
AD91, cote à
retrouver, cliché de Frédéric Gatineau, reproduit
ci-dessus.
|
1869
|
“Tribunal de commerce
d’Étampes. — Faillite Baron-Blondeau — Clôture et affirmation des créances.
— Messieurs les
créanciers de la faillite de la dame Auguste Baron, meunière
à Étampes, qui n’ont pas encore fait vérifier leurs
créances, sont invités à se trouver au Palais de Justice,
à Étampes, le samedi dix-huit janvier mil huit cent soixante-neuf,
heure de midi, à l’effet de faire vérifier et admettre leurs
créances, et d’en affirmer la sincérité. — Cette réunion
sera la dernière, et ceux desdits créanciers qui ne se présenteront
pas, ne pourront plus se faire admettre qu’à leurs frais. — Le greffier en
chef du Tribunal, L. Paillard.”
|
Abeille d’Étampes
58/2 (samedi 9 janvier 1869), p. 3.
|
1869
|
“Tribunal de commerce
d’Étampes. — Faillite Baron — Déclaration de faillite. — Le sieur Auguste Baron, meunier à Étampes,
a été déclaré en état de faillite par
jugement du tribunal de commerce d’Étampes, du deux février
mil huit cent soixante-neuf. — La cessation des paiement a été fixée
au sept août mil huit cent soixante-huit. — Ont été nommé: — Juge-commissaire: M. Tessier, juge; — Syndic provisoire: Me Breuil, avoué à Étampes.
— Le greffier
en chef du Tribunal, L. Paillard.”
|
Abeille d’Étampes
58/6 (samedi 6 février 1869), p. 3.
|
1869
|
“Etude de Me Voisembert,
commissaire-priseur à Étampes, successeur de M. Magnant.
— Vente aux enchères
de Farines, dependant de la faillite de Mme Baron, meunière
à Étampes, au moulin Sablon, le samedi 13 février
1869, à deux heures de relevée, par le ministère de
Me Voisembert, commissaire-priseur à Étampes. — Désignation:
30 sacs de farine de première qualité; Et 17 sacs de farine
de deuxième qualité. — Au comptant. — 10 pour cent en sus des enchères.”
|
Abeille d’Étampes
58/7 (samedi 13 février 1869), p. 4.
|
1869
|
“Tribunal de commerce
d’Étampes. — Faillite Auguste Baron — Production des titres. — Messieurs les créanciers présumés de la
faillite du sieur Auguste Baron, meunier à Étampes,
sont invités à produire, dans le délai de vingt jours
à compter d’aujourd’hui, conformément à l’article 492
du Code de commerce, soit entre les mains de Me Breuil, avoué, syndic
définitif de ladite faillite, soit au greffe, leurs titres de créances,
accompagnés d’un bordereau indicatif des sommes réclamées.
— Le greffier
en chef du Tribunal, L. Paillard.”
|
Abeille d’Étampes
58/9 (samedi 27 février 1869), p. 3.
|
1869
|
“Tribunal de commerce
d’Étampes. — Faillite Auguste Baron — Vérification et affirmation des créances. — Messieurs les créanciers de la
faillite du sieur Auguste Baron, meunier à Étampes,
sont convoqués pour le lundi vingt-deux mars mil huit cent soixante
neuf, onze heures du matin, au Palais de Justice, à Étampes,
à l’effet de vérifier leurs créances et d’en affirmer
la sincérité entre les mains de M. le Juge commissaire. — Le greffier en chef du Tribunal, L. Paillard.”
|
Abeille d’Étampes
58/11 (samedi 13 mars), p. 3.
|
1869-1870
|
Entre le 29 janvier
1869 et le 28 février 1870, Jules Marchon et sa femme quittent
le moulin Martin et s’installent au moulin Sablon.
|
Cf. notre page sur
le moulin
Martin.
|
1870
|
Le 28 février,
naissance au moulin Sablon du deuxième fils du meunier, l’aîné
étant décédé en bas-âge au moulin
précédent: “Du lundi vingt huit février mil huit
cent soixante dix, une heure de relevée. — Acte de naissance de Pierre Louis Valentin
Marchon, du sexe masculin, né avant hier à quatre heures
du matin, chez ses père et mère, fils de Louis Jules
Marchon, meunier, âgé de trente cinq ans et de Pauline
Charlotte Adèle Boudou son épouse, âgée de
vingt trois ans, domiciliés de cette ville carrefour du Moulin
Sablon. — Les témoins
ont été les sieurs Anatole Dulit, marchand boulanger âgé
de trente deux ans, et François Dominique Gilbon, propriétaire,
âgé de trente cinq ans, domiciliés de cette ville. — Sur la présentation de l’enfant
et sur la déclaration du père d’icelui qui a, ainsi que
les témoins, signé avec nous Albin Nicolas Pommeret des
Varennes maire de la ville d’Etampes, après lecture faite. — [Signé:] J. Marchon — Gilbon fils — A. Dulit — Pommeret des Varennes.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes
(saisie Bernard Gineste, 2011)
|
1872
|
Le 29 mai, naissance
au moulin de la première fille du meunier: “Du vendredi vingt six janvier mil huit cent soixante douze,
heure de midi. — Acte
de naissance de Geneviève Charlotte Adèle Marchon, du sexe
féminin, née hier à neuf heures du soir, chez ses père
et mère, fille en légitime mariage de Jules Louis Marchon,
meunier, âgé de trente sept ans, et de Pauline Charlotte
Adèle Boudon, son épouse, âgée de vingt cinq
ans, domiciliés de cette ville carrefour du Moulin Sablon. — Les témoins ont été
les sieurs François Dominique Gilbon, propriétaire, agé
de trente sept ans, et Ludovic Florimond Fortin, libraire, agé
de trente cinq ans, domiciliés de cette ville. — Sur la présentation de l’enfant,
et sur la déclaration du père d’icelle qui a, ainsi que
les témoins, signé avec nous Michel Amable Bouvard, adjoint
délégué par le maire d’Etampes, après lecture
faite. — [Signé:]
J. Marchon — Gilbon fils — Fortin — Bouvard. — [(En marge:) Par acte en date du 19 avril 1898 célébré
à la mairie de Paris 17e arrondissement, Marchon Geneviève
Charlotte Adèle a contracté mariage avec Emile Auguste Ameleau
(?). — Pour mention, le
greffier (signature illisible)] — [(En marge:) Décédée
le trois juin 1959 à Limeil-Brevannes.]”
|
Registre d’état
civil d’Étampes
(saisie Bernard Gineste, 2011)
|
1872
|
Le recensement de 1872
trouve au Moulin Sablon: “Jules Marchon, meunier, 37 ans — Pauline Boudon,
sa femme, 26 ans — Juliette Marchon, leur fille,
7 ans — Pierre Marchon, leur
fils, 2 ans — Genevieve
Marchon, leur fille, 4 mois — [prénom illisible] Villette, domestique, 22 ans”.
|
Recensement de 1872,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
|
1872
|
Le 6 juin, décès
au moulin du deuxième fils du meunier: “Du samedi huit juin mil huit cent soixante douze, quatre
heures de relevée. — Acte de décès de Pierre Louis Valentin Marchon,
âgé de vingt sept mois, décédé ce
jour à une heure du matin, chez ses père et mère,
natif d’Etampes, fils de Jules Louis Marchon, meunier, âgé
de trente sept ans et de Pauline Charlotte Adèle Boudou son épouse
âgée de vingt cinq ans, domiciliés de cette ville
carrefour du Moulin sablon. — Les témoins ont été le père de
l’enfant décédé et Louis Josephe Florentin Hermel
afficheur public, âgé de quarante deux ans, domicilé
de cette ville, qui ont signé avec nous Michel Amable Bouvard, adjoint
délégué par le maire d’Etampes, après lecture
faite du présent et le décès constaté par nous
soussigné. — [Signé:]
Hermal — J. Marchon — Bouvard adj.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes
(saisie Bernard Gineste, 2011)
|
1874
|
Le 29 mai, naissance
au moulin de la deuxième fille du meunier: “Du samedi trente mai mil huit cent soixante quatorze, onze
heures du matin. — Acte
de naissance de Marie Louise Pauline Charlotte Marchon, du sexe féminin,
née hier à neuf heures du soir, chez ses père et
mère, fille de Jules Louis Marchon, meunier, âgé
de trente huit ans, et de Pauline Charlotte Adèle Boudon, son épouse,
âgée de vingt sept ans, domiciliés de cette ville carrefour
du Moulin Sablon numéro six. — Les témoins ont été les sieurs Cyr Augustin
Charpentier grainetier, âgé de quarante quatre ans et François
Dominique Gilbon propriétaire, agé de trente neuf ans,
domiciliés de cette ville. — Sur la présentation de l’enfant, et sur la déclaration
du père d’icelle qui a, ainsi que les témoins, signé
avec nous Etienne Auguste Decolange, adjoint délégué
par le maire d’Etampes, après lecture faite. — [Signé:] J.
Marchon — Charpentier
Baudron — D. Gilbon — Decolange. — [(En marge:) Décédée
à Paris le 22.11.57 (paraphe)]”
|
Registre d’état
civil d’Étampes
(saisie Bernard Gineste, 2011)
|
XIXe
|
Le moulin est figuré sur un plan
|
Plan photographié donné par SV&SH
67 (sans référence)
|
1876
|
Le recensement de 1876
trouve au moulin Sablon: “Jules Louis Marchon, meunier,
41 ans — Pauline Marie Boudon, sa femme, 30 ans
— Juliette Marie Valentine Marchon, sa
fille, 11 ans — Octavie
André, domestique, 18 ans — Maria Chenier,
domestique, 19 ans”.
|
Recensement de 1876,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (exploration Bernard
Gineste 2011).
|
1881
|
Le moulin situé rue Basse-de-la-Foulerie (rue
Paul-Doumer), tenue par le meunier Denis, produit avec
ses quatre paires de meules, neuf sac de farine par jour.
|
Marquis 96.
|
1881
|
Le recensement de 1881
trouve au n°5 de la place du Moulin Sablon: “Louis Emile Denize, meunier,
chef [de famille], 33 ans — Hélène
Madeleine Foiret, sa femme, 27 ans — Blanche Denize,
s afille 2 ans — Hélène
Marie Denize, sa fille, 1 an — Emilie Berthe Denize, sa fille, 6 mois — Marie Elisabeth
Girault, domestique, 18 ans — Adèle Carré, domestique, 23 ans”. On trouve aussi un garde-moulin aux n°2, avec trois autres
familles: “Auguste Randouin, garde moulin, chef [de famille], 47 ans — Marie Delacour,
sa femme, 53 ans”.
|
Recensement de 1881,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
|
1886
|
Le recensement de 1886
trouve au n°5 de la place du Moulin Sablon: “Louis Denise, meunier,
chef [de famille], 37 ans — Hélène
Foiret, sa femme, 32 ans — Blanche Denise,
son enfant, 6 ans — Hélène
Denise, son enfant, 4 ans — Emilie Denise, son enfant, 2 ans — Marie Cailleaux, domestique, 19 ans”. On trouve aussi un garde-moulin aux n°2 et 4 de la Rue de
la Foulerie. Au n°2, avec deux autres familles:
“Louis Randouin, garde moulin, chef [de famille], 51 ans — Marie Delacour,
journalière, 57 ans”. Au n°4: “Alexandre Legros, garde moulin,
chef [de famille], 40 ans — Eloïse Huilerie,
couturière, sa femme, 38 ans — Laetitia Legros, son enfant, 6 ans — Arnaud Legros, son enfant, 3 ans — Léon Contrepois, parent, charcutier,
18 ans — Pauline Contrepois,
parente, domestqiue, 15 ans — Paul Contrepois, 12 ans”.
|
Recensement de 1886,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
|
1888
|
Le moulin Sablon est à louer en janvier 1888: “Étude
de Me Masson, notaire à Étampes. — A louer de suite,
le moulin Sablon. 4 paires de meules. — Mécanisme très
complet. — Près le marché et la gare. — S’adresser
à Me Masson.”
|
Abeille d’Étampes 77/1 p.4 (saisie B.G.
2001).
|
1891
|
Le recensement de 1896
trouve au Moulin Sablon: “Paul Marchon, meunier, patron, chef [de famille], 40 ans — Marie Adèle Auger, son épouse, sans profession,
38 ans — Emile Marchon, son fils, 13 ans — Marguerite Marchon, sa fille, 8 ans
— Emilienne Hémery, domestique, 18 ans”.
|
Recensement de 1891,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
|
1896
|
Le recensement de 1896
trouve au Moulin Sablon: “Paul Marchon, meunier, patron, chef [de famille], 45 ans — Hélène Auger, son épouse, sans profession,
36 ans — Emile Marchon, son fils, 18 ans — Marguerite Marchon, sa fille, 13 ans
— Léontine
Buisson, domestique, 27 ans”.
|
Recensement de 1896,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
|
1898
|
Le meunier
résidant au carrefour Sablon est Paul Marchon (qui
tient aussi à cette date le moulin Badran, tandis que Valentin
Marchon tient celui de Gérofosse et G. Marchon celui de Vaujouan)
|
État
des moulin de 1898, édition Gineste (ici)
|
1901
|
Le recensement de 1901
trouve au Moulin Sablon: “Paul Marchon, meunier, patron, chef [de famille], 50 ans — Hélène Augé, son épouse, sans profession,
41 ans — Emile Marchon, son enfant, 23 ans — Marguerite Marchon, son enfant, 18 ans — Augustine Paris,
sa mère [ou plutôt sa grand-mère?], 94 ans — Angèle Dubois, domestique, 20 ans”.
|
Recensement de 1901,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
|
vers
1901
|
Le
moulin est photographié par Louis-Didier des Gachons.
|
Carte L.-D. des G. n°175 première version (scannée
par Jean-Michel Rousseau, ci-dessus)
|
vers 1902
|
Le moulin est à nouveau photographié
par Louis-Didier des Gachons.
|
Carte L.-D. des G. n°175 deuxième version
(scannée par Jean-Michel Rousseau, ci-dessus).
|
1906
|
Le
moulin apparaît sur une carte postale Neurdein.
|
Carte
ND n°16 (Neurdein), scannée par Jean-Michel Rousseau
(ci-dessus).
|
1906
|
Le recensement de 1906
trouve au Moulin Sablon: “Paul Marchon, meunier, patron, chef [de famille], né à
Etampes en 1850 — Hélène Auger, son
épouse, sans profession, née à Etampes en 1859
— Emile Marchon, leur fils, meunier
chez son père, né à Etampes en 1877 — Cécile Duquemel, domestique, née à Longjumeau en 1887”.
|
Recensement de 1906,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
|
1911-1920
|
L’Annuaire de
Seine-et-Oise, dans sa liste des meuniers d’Étampes, n’en
cite aucun au carrefour du Moulin-Sablon de 1911 à 1916; mais
seulement à partir de 1920. Ce qui paraît indiquer une
période de cessation de l’activité meunière.
|
Annuaire du
département de Seine-et-Oise pour 1911, Versailles, Cerf,
1911, p. 454; 1912, p. 476; 1913, p. 478; 1914, p. 482; 1916, p. 478;
1920, p. 478.
|
1913
|
Le
moulin apparaît sur une carte postale Lévy.
|
Carte
LL n°13 (Lévy), scannée par Jean-Michel Rousseau
(ci-dessus).
|
1920-1936
|
L’Annuaire
de Seine-et-Oise, dans sa lite des meuniers d’Étampes, “Millerioux, carrefour du Moulin-Sablon” de 1920 à
1936.
|
Annuaire du
département de Seine-et-Oise pour 1920-1921, Versailles, Cerf,
1920, p. 478; 1922, p. 497; 1923, p. 497; 1928, Versailles, S.R.I.P., 1928, p. 659; 1929, p. 329; 1930, p.
346; 1932, p. 44; 1933, p. 44; Étampes,
S.R.I.P., 1934, p. 44; 1935, p. 41; 1936-1937, p. 41. |
1921
|
Le recensement
de 1921 trouve dans le moulin: Constant Millerioux, meunier,
né en 1867 à Crésancy; son épouse Julia,
née en 1868 à Paris; leur fils Maurice Millerioux,
meunier du même moulin, né en 1895 à Boulogne-sur-Seine.
|
Archives municipales:
Dénombrement de la population de 1921, Carrefour du Moulin-Sablon.
|
Vers
1930
|
Le
moulin apparaît, crépi, sur une carte postale La
Cigogne
|
Carte
La Cigogne (scannée par Jean-Michel Rousseau, ci-dessus)
|
1935
|
“Du point de vue des achats, le premier meunier d’Étampes
est Millérioux (2.495 quintaux).”
|
Wingler, “Étampes
en 1935”, in Corpus Étampois
(cliquez
ici).
|
1937
|
Millérioux propriétaire du moulin.
|
Abeille d’Étampes ?? (? 1937), p.? (texte
photographié par SV&SH 67)
|
1937
|
“Incendie au Moulin Sablon. — le Moulin Sablon
est presque complètement détruit par le feu. Grâce
au dévouement magnifique des sapeurs-pompiers d’étampes,
sous la conduite de leur chef éminent M. Girard, l’aile
droite du moulin, qui comprend les appartements, a pu être
épargnée en partie. — La cause du sinistre est pour l’instant,
inconnue*. On sait seulement que le feu a pris dans l’extrême
coin gauche du moulin, dans la partie supérieure du bâtiment.
C’est M. Legendre, boucher, rue Paul-Doumer qui, le premier, a
donné l’alarme jeudi, vers 5 heures du matin. Une demi-heure
plus tard, le moulin n’était plus qu’un brasier au milieu
duquel nos braves sapeurs-pompiers rivalisaient d’ardeur et de bravoure.
— C’est
miracle que les maisons avoisinantes n’aient pas été
atteintes. Seule la boucherie Meyer et l’immeuble situé 26
bis rue Saint-Antoine ont eu à souffrir du sinistre. Dans ce
dernier immeubles, des flammèches ont pénétré
par une fenêtre lucarne dans une chambre du 2e étage
et ont mis le feu à des hardes que les pompiers ont pu à
temps évacuer. — Ajoutons que dans son affolement bien compréhensible,
M. Millérioux, propriétaire du moulin, a fait
appel bien inutilement aux pompiers de Versailles qui en ont été
quittes pour le dérangement. — Il n’y a, fort heureusement, aucun accident
de personne à déplorer; seuls les dégâts
matériels sont très importants et seront chiffrés
ultérieurement; le feu a trouvé en effet dans ce bâtiment
de construction ancienne, où le bois dominait, un aliment
facile. — Pour
terminer, disons que nous avons remarqué sur les lieux
dès le début, M. le Procureur de la République
d’Étampes; M. Camus, M. Viviani, M. Liger, M. le colonel
d’aviation Patanchon qui avait été alerté et
qui envoya une pompe et son équipe pour apporter leur aide
à nos sapeurs. M. l’adjudant de gendarmerie Jolly assurait
en personne le service d’ordre avec sa souriante fermeté.” |
Abeille d’Étampes ?? (? 1937), p.?;
FG-ETL 113 (vers 1936); SV&SH 67 (avec une protographie
de l’article de l’Abeille)
* Note sur le contexte (B.G.). Les années
précédentes ont eu lieu plusieurs incendies criminels
ou tentatives, cf. Clément Wingler, “Étampes en 1935”, in Corpus Étampois
(cliquez
ici), et notamment du moulin Darnatal en 1935:
4 janvier [1935]
Tentative d’incendie
criminel de la maison du Dr. Camus, maire d’Étampes; maison
sise rue Saint-Antoine.
5 janvier
Tentative d’incendie
criminel du Grand Moulin de la rue Darnatal, exploité
par la Société Meunière de l’Ile-de-France.
Le 14 mai suivant, les enquêteurs arrêteront le garde-moulin,
Victor Dubois, 24 ans, déjà suspecté dans
une affaire semblable en 1933.
6 janvier
Incendie criminel
de la bonneterie Morin, rue Saint-Antoine. L’engin incendiaire
est identique à celui découvert, deux jours plus
tôt, au domicile du Dr Camus.
|
|
1950
env.
|
Le
moulin apparaît sur une carte postale Rameau. On y remarque
que les combles ont disparu, n’ayant pas été reconstruits.
|
Carte
postale Rameau sans numéro (scannée par Jean-Michel
Rousseau)
|
?
1958
|
Un
certain Gaston Dubreucq, conducteur de moulins, habite rue Paul-Doumer:
travaille-t-il au moulin Sablon? (On notera qu’un certain Georges
Dubreucq employé à la meunerie Poisson à Morigny-Champigny
est cité comme membre d’un réseau de
résistance dans cette commune).
|
Annuaire
Le Familial (ici);
cf. pour Georges, G. Moneyron, Morigny-Champigny [site
web], ici, en ligne en 2001.
|
1969
|
Cliché
du moulin, toujours sans combles.
|
Bulletin
municipal
|
1970 env.
|
Démolition
du moulin Sablon.
|
FG-ETL 113
|
1975
|
Aménagement d’un square sur le site du moulin
Sablon: “Le square du Moulin du Sablon. On
parle de soirées musicales”.
|
Bulletin municipal n°19 (juin 1975), p. 22,
avec un clichédu nouveau square; n°22 (décembre
1976), pp. 27 et 29 (2 clichés, l’un de 1969, l’autre de
1975, le même que le précédent). |
2005
|
Le square
du moulin Sablon est rebaptisé square du Dr Jacques Calley
(1913-2005), membre du conseil municipal dès 1953, conseiller
général d’Étampes à trois reprises (1958-1976),
administrateur de l’établissement public de santé Barthlémy-Durand,
créateur de la Maison de retraite du Petit-Saint-Mars. En février, “les travaux entrepris dans le square du
Moulin du Sablon sont en phase d’achèvement. Le Conseil a
validé la proposition de le dénommer square Docteur
Jacques-Calley.”
|
Étampes-Info
636 (18 février 2005) (ici), p. 7. On trouvera une Nécrologie de Jacques
Calley in Étampes-Info 631 (14 janvier 2005) (ici), p. 5.
|
2010
|
Le déversoir d’origine reste visible.
|
SV&SH 67
|
Chacun est appelé à contribuer
à cette enquête, les petits ruisseaux faisant
les grandes rivières.
B.G., 19 janvier 2011.
2e édition 30 avril 2011
Toute critique, correction ou contribution
sera la bienvenue. Any criticism or
contribution welcome.
|