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Albert Tordin, qui paraît originaire de Clermont Ferrant, est monteur
d’avion Bréguet à Villesauvage en 1918. C’était probablement
un employé de la firme Michelin.
B.G.
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Les liens d’Albert Tordin, monteur d’avions Breguet-Michelin à Étampes en 1918, avec la famille Richard, de Clermont-Ferrand, permettent de supposer avec vraisemblance qu’il était un employé de la firme Michelin. Les frères André et Édouard Michelin, en effet, participaient intensivement à l’effort de guerre, en produisant à Clermont-Ferrand des bombardiers, dont ils avaient acquis la licence de fabrication depuis le début des hostilités, auprès des frères Louis et Jacques Breguet. Voyez ce qu’en disent Gérard Hartmann, ainsi que le site du Lycée professionnel Roger-Claustres de Clermont-Ferrand, cités tous deux plus bas. Il est vraisemblable que ces avions arrivaient en pièces détachées à l’aérodrome militaire de Villesauvage, sur la Nationale 20, où un personnel détaché par Michelin supervisait le montage. En 1918, Tordin monte probablement des BM XIV, que le capitaine Champeaux a surnommé l’avion de la Victoire. Une image que nous empruntons au site du Lycée Claustres permet d’imaginer dans quel cadre pouvait travailler un monteur d’avions Breguet-Michelin pendant la Grande Guerre; Albert Tordin avait probablement d’abord travaillé dans cet atelier clermontois. B.G., 8 septembre 2002
Tordin est sans
doute arrivé à Villesauvage en même temps qu’Aimé Duplaix,
mécanicien originaire de la même région, dont nous avons
mis en ligne une carte
en date du 13 mai de la même année.
17 janvier 2007.
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[p.14] [...] A l’automne [1916] de nombreux bombardiers Breguet tombent sous les balles allemandes. Voler sur un avion de bombardement Breguet devient la hantise des pilotes. Breguet développe une nouvelle version de son chasseur bombardier, basé sur le précédent, propulsé par un moteur plus puissant, le V12 Renault 12Ec de 235 ch, un appareil robuste et très rapide, produit à plusieurs dizaines d’exemplaires. Malheureusement, en octobre 1916, après un raid de bombardement désastreux sur la région d’Oberndorf en Allemagne occidentale où les trois quarts des équipages sont perdus, les Breguet 5 sont interdits de bombardements diurnes. Le 12 octobre au-dessus de Rustenhart, c’est l’occasion pour l’as allemand alors débutant Ernst Udet d’enregistrer sur un Breguet-Michelin sa seconde victoire aérienne. |
| Source: Gérard Hartmann, pgts.free.fr/etudegh/breguet.pdf (en ligne en 2002). |
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Dès 1912, les frères Michelin avaient attiré l’attention des autorités de doter le pays d’une aviation moderne. En août 1914, dès le début du 1er conflit mondial, Michelin propose au Gouvernement français de construire gratuitement, dans ses ateliers de Clermont-Ferrand, 100 appareils équipés de moteurs fournis par l’état. Ces avions devraient avoir une autonomie de 400 km et emporter une charge totale de 800 kg à 2000 mètres d’altitude. Louis Bréguet, constructeur d’avions, réalise l’étude et son projet est accepté. L’hélice des premiers appareils
situées à l’arrière de la carlingue était fréquemment
endommagée par les projections de terre et de boue. Pour remédier
à cet inconvénient, Michelin décide de construire
en urgence un ensemble bétonné comprenant une piste bétonnée
de 400 m de long et de 20 m de large ainsi que les bretelles d’accès
la reliant aux différents hangars.Un vestige de cette piste en
dur, la première réalisée au monde, se trouve intégrée
au monument commémoratif sur le parvis de l’aérogare.
Les appareils suivants seront cédés à prix coûtant. Quatre types d’avions seront successivement fabriqués par Michelin entre 1914 et 1918: 10 BM I ET BM II, 200 BM IV, 1584 BM XIV. Le premier vol aura lieu le 14 juillet 1915. Dès 1916, un terrain situé à Aulnat sert de piste de décollage aux premières escadrilles. Le premier BM IV, équipé d’un moteur Renault de 240 chevaux, est réceptionné le 24 avril 1916. Le dernier qui sortira des ateliers de Clermont-Ferrand, le 12 mai 1917, sera remplacé par le BM XIV, doté d’une hélice à l’avant, plus performant et sera fabriqué en 1584 exemplaires jusqu’en 1918. |
| Source: site officiel du Lycée professionnel Roger Claustres de Clermont-Ferrand (version de décembre 2001), http://perso.wanadoo.fr/claustres/activites/Breguetmichelin/breguetmichelin.htm (en ligne en 2002, mais non plus en 2007). |
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Sur Albert Tordin
Bernard GINESTE [éd.], «Albert Tordin: Un monteur d’avion à Villesauvage (carte postale, mai 1918)», in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/che-20-19180509tordin.html, 2002. SGA (Secrétariat Général pour l’Administration du Ministère de la Défense de la Républicaine française) [éd.], «Les personnels de l’aéronautique militaire 1914-1918», in ID., Mémoire des hommes, http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, en ligne en 2006. «La base de données du personnel de l’aéronautique militaire de la Première Guerre mondiale résulte de la numérisation et de l’indexation d’un fichier conservé par le département Air du Service historique de la défense au château de Vincennes. Il comprend plus de 74 000 fiches de personnels ayant appartenu à l’aéronautique militaire au cours de la Grande Guerre». Tordin n’est pas répertorié sur cette liste, ce qui signifie probablement qu’il était alors employé civil.Bernard GINESTE [éd.], «Aimé Duplaix: Un mécanicien à Villesauvage et Mondésir (carte postale, 13 mai 1918)», in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/che-20-19180513duplaix.html, 2007. Capitaine Antoine CHAMPEAUX, «Michelin et l’aviation: de l’aéro-cible au Breguet-Michelin XIV B2, l’avion de la Victoire», in Revue Historique des Armées 1 (1995), pp. ?-?. LYCÉE PROFESSIONNEL ROGER CLAUSTRES DE CLERMONT-FERRAND, «L’Avion Breguet-Michelin, série IV» [page web], in ID., Site officiel, http://perso.wanadoo.fr/claustres/activites/Breguetmichelin, en ligne en 2001 (n’est plus en ligne en 2007). Gérard HARTMANN, «Les premiers appareils Breguet» [15 pages; illustrations], http://www.hydroretro.net/etudegh/breguet.pdf, sans date (en ligne depuis au moins 2002), en ligne en 2007, p. 10-11 & 14-15. Autres
cartes postales anciennes pendant la Grande Guerre
Bernard GINESTE [éd.], «J. Genieys, élève-pilote: Lettre à Émile Genieys (6 décembre 1917)», in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/che-20-19171206genieys.html, 2001. Bernard GINESTE [éd.], «Albert Tordin: Un monteur d’avion à Villesauvage (carte postale, mai 1918)», in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/che-20-19180509tordin.html, 2002. Jean-Michel ROUSSEAU & Bernard GINESTE [éd.], «Dépôt de Prisonniers de Guerre d’Étampes: Cartes postales en franchise (1916-1919)», in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/cpa-es-depotdeprisonniers.html, 2006. Bernard GINESTE & François BESSE [éd.], «Max Boucher: Lettres aux Flizot (1913-1918)», in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/che-20-maxboucher1913auxflizot.html, 2006. Bernard GINESTE [éd.], «Foyer du Soldat d’Étampes: Cartes postales (1918)», in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/cpa-es-foyerdusoldatdetampes.html, 2007. Bernard DUCLOS, Jean-Michel ROUSSEAU & Bernard GINESTE [éd.], «J. Talabot: Un Bonjour de l’Aviation Militaire d’Etampes (carte postale, 1917)», in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/cpa-es-talabot.html, 2007. Étampes et
l’Aviation dans le Corpus Étampois
Bernard GINESTE, «Étampes et l’Aviation: quelques documents», in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/index-aviation.html, 2006. Toute critique ou contribution
seront les bienvenues. Any criticism or contribution welcome.
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