Le moulin Notre-Dame
Renseignements disponibles
Remarque:
Il est bien certain que ce moulin doit
être beaucoup plus documenté qu’il ne paraît
ici, et qu’on pourra à terme en retracer une histoire
beaucoup plus fine, notamment en reconstituant la généalogie
des familles qui le tinrent ou y travaillèrent sous l’Ancien
Régime depuis au moins la fin du moyen âge. Seulement
il y faut du travail, et que tous ceux qui trouveront quelque chose
au cours de leurs propres recherches, veuillent bien prendre le
reflexe de remplir ce pot commun au bénéfice de tous.
Figuration schématique d’un moulin dans
un manuscrit enluminé de la fin du XIIe siècle aujourd’hui
détruit
( Hortus Deliciarum, restitution en couleur de Mme Claude Tisserant-Maurer,
1981)
Date
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Renseignements
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Sources
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1000 environ
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Fondation probable du chapitre de Notre-Dame, doté
de ce moulin par on ne sait qui.
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Charte de 1046 (infra); Fleureau 28; Marquis
164-165; FG-ELP 95; SV&SH 67.
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1046
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Le moulin est cité dans une liste des possessions
du chapitre de Notre-Dame rédigée par un chanoine,
et reprise telle quelle dans le dispositif d’une charte du roi
Henri Ier: “un moulin avec les hôtes et tout le droit coutumier
qui nous reviennent, dans le dit faubourg”. Par “hôtes” (latin hospites), il faut entendre
des tenanciers de statut indéterminé, qu’il s’agisse
de serfs, de colliberts ou d’homme libres.
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Charte de Henri Ier, édition Gineste de 2006
(ici):
molendinum unum cum hospitibus cum omni consuetudine
ad nos pertinentibus in eodem suburbio.
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1113
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Louis VI, dit le Gros, roi de France, accorde au chapitre
de Notre-Dame d’Étampes, par une charte donnée
à Étampes,
l’autorisation d’aller, avec un âne,
quérir du grain dans toute la châtellenie d’Étampes,
pour le moudre à leur moulin. Je donnerai ultérieurement
une édition en ligne de ce texte important.
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Ce texte a été édité
par Fleureau p. 348, et par suite n’a pas été
réédité par Alliot, Cartulaire de Notre-Dame,
1888, p. 122 n°XCVIII, qui n’en donne qu’un résumé;
cette édition placée à la fin d’un chapitre
assez touffu du volumineux ouvrage de Fleureau a curieusement échappé
à l’attention de Marquis 165 qui ne connaît ce texte
que de troisième main, via Champollion-Figeac (Aimé-Louis
Champollion-Figeac, Documents paléographiques
relatifs à l’histoire des beaux-arts et des belles-lettres,
pendant le moyen âge, tirés des Archives départementales
de France et des bibliothèques publiques, Paris, P. Dupont,
1868, p. 264), avec un renvoi bizarre à Orderic Vital qui doit
représenter une simple distraction; Martin 2003, p. 105 n.
258 renvoie seulement pour sa part au résumé d’Alliot. |
1368
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Le droit accordé aux chanoines par Louis VI
en 1113 d’aller avec un âne quérir le grain dans toute la châtellenie
d’Étampes, pour le moudre à leur moulin, que Fleureau
appelle “droit de chasse à une bête”, leur est confirmé par des lettres patentes données à Paris le
11 juin 1368 par Louis II d’Évreux, comte d’Étampes.
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Fleureau 348. Cette charte sans doute conservée
à Étampes à l’époque de Fleureau
ne l’est plus actuellement. On pourra peut-être en trouver
une copie aux Archives nationales.
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Peu avant 1500
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Jean Demazeaux meunier du moulin Notre-Dame
reçoit pour successeur Mathurin Robin.
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Cf. infra.
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1500
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Le meunier est Mathurin Robin, qui a succédé
à Jean Demazeaulx: “(68)
Mathurin Robin, demourant au Moullin Nostre Dame,
tenant d’une part à la riviere de Challou. — (132) La vefve et hoirs feu Jehan
Richefemme , pour leur maison et apartenances assises en la parroisse
Sainct Bazille d’Estampes au dessoubz du moulin de Nostre Dame, tenant
d’une part à la rue au Conte, aboutissant sur la riviere de Challou.
— (133) Arthesme
le Long , marchant chaussetier, pour une maison assise audict
lieu tenant d’une part à la vefve et hoirs feu Jehan Richefemme,
aboutissant sur la riviere de Challou. — (134) La vefve et hoirs feu Jehan
Ligot, pour leur maison et apartenances assises près le
moullin de Notre-Dame d’Estampes, tenant d’une part à la court
dudict moulin, aboutissant sur la rue. — (135) Chantre et chapistre Notre Dame d’Estampes pour
leur court dudict moulin Nostre Dame, tenant audict moulin et ausdict[s]
hoirs Jehan Ligot. — (136) La vefve et hoirs feu Jehan Demazeaulx
, musnier, pour leur maison, jardin et apartenances, assises près
ledict moulin Notre Dame tenant d’une part à Jehan Acquillan
dict [espace d’un mot] et à la ruelle pour aller audict moullin,
aboutissant sur deux rues.
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Censier de 1500 du chapitre Notre-Dame, édition
Gineste 2011 (prochainement en ligne sur le Corpus
Étampois).
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1543
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Précision sur le droit de chasse à
une bête, encore en vigueur, pour ce moulin et trois autres:
“Le Moulin, dit de la Trinité, situé sur la riviere
de Chaloüette, principal bien de l’aumônerie, est un
des quatre Moulins d’Estampes, qui ont par privilege special droit
de chasse à une bête, sans payer d’abonnage au Fermier du
Domaine, comme je l’ay leu dans une evaluation du même domaine,
faire par le commandement du Roy l’an 1543.”
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Fleureau 463; cf. Cf.
années 1113 et 1668.
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1605
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Mention de la “rue du Moulin”.
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FG-ELP 95 alléguant Archives diocésaines
cote 1.
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1652
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Corinne Pothier,
fille du meunier de Notre-Dame, apporte 2500 livres de dot à son
époux Nicolas de Lisle, lui aussi meunier.
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Michel Martin, in Le
pays d’Étampes, tome 2, 2011, p. 338 alléguant AD91 2E
48/114.
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1668 env.
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“On a conduit par artifice la riviere dans la ville:
Son cours naturel la portant dans la prairie. Elle fait moudre
trois moulins, dont l’un appartient d’ancienneté, &
de leur fondation à Messieurs du Chapitre de
Nôtre Dame: & les deux autres au Roy, lesquels sont
banniers pour les Boulangers, & Grenetiers seulement.”
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Fleureau (qui rédige vers 1668) 28; texte
repris par Marquis 164-165.
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1668 env.
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Le droit de chasse à une bête accordé
aux chanoines en 1112, confirmé en 1368 et attesté
en 1543, est encore en vigueur à l’époque où
rédige Fleureau: “Quant aux
moulins, personne ne peut chasser les bleds, & autres grains
pour moudre à son moulin, au dedans du Bailliage d’Estampes,
que les fermiers du Duc d’Estampes, à moins qu’il ne leur soit
abonné: ou qu’il n’ait privilege special, comme ont Messieurs
du Chapitre de Nôtre Dame, le Ministre de l’Hospital de la
sainte Trinité, le Maître de l’Hôtel-Dieu, &
les possesseurs du moulin, situé au fauxbourg de S. Pierre,
au dessus du Pont aux Lievres, qui ont, sçavoir les trois premiers,
droit de chasser à une bête, & le dernier à
deux, dont l’une est marquée pour chasser aux champs.”
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Fleureau 74 (cf. aussi pp. 348 et 463).
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Un “rue du Petit Moulin
Notre-Dame”
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XVIIIe s.
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Mention de la “rue du
Petit Moulin Notre-Dame”.
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FG-ELP 95, sans référence.
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1716
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Le 19 mai, un certain
“Loüis le Qui[...] meunsier de la parroisse de Saint Bazile d’Estampes” est témoin
du baptême du fils de Jean Philipeaux meunier à Champigny. On
ne sait pas s’il tenait le Moulin Notre-Dame ou bien le moulin Sablon.
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Registre paroissial de
Saint-Martin de Champigny (la fin du nom est dans le pli de la page sur
le microfilm numérisé et mis en ligne par les AD91).
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1753
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Contestation entre le chapitre, propriétaire
de ce moulin, et les meuniers des moulins Sablon et Darnatal,
qui appartenaient au prince d’Orléans en temps que duc d’Étampes.
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Marquis 165 et 177, sans référence.
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1774
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Le 21 novembre,
mariage à Saint-Martin du futur meunier: “L’an mil sept cent soixante quatorze le lundy vingt un novembre,
les fiançailles célébrées le samedi precedent,
après trois bans publiés en cette paroisse aux prosnes
des messes paroissiales par trois jours de dimanches ou festes consecutifs,
savoir les six, onze et treize du present mois, et en celle de Saint
Gilles les mêmes jours sans opposition, vû le certificat
du dit sieur curé de Saint Gilles en datte du dix neuf novembre
present mois, ont étés mariés par moy Marc Antoine
Hamouy prêtre chanoine de l’église de Notre Dame de cette
ville, monsieur le curé de Saint Marttin present et consentant,
Jean Baptiste Hamouy fils majeur de Gabriel Hamouy, marchand de bled,
et de deffunte Marie Dosne ses pere et mere demeurant paroisse Saint Gilles
d’une part, le dit Gabriel Hamouy present et consentant, et vu le certificat
de mort de la dite Marie Dosne; et Anne Bonté, fille mineure de
Nicolas Bonté, marchand farinier, et de Jeanne Baron ses pere et
mere, presents et consentants, demeurant de fait et de droit sur cette paroisse
d’autre part. Ont êtés présents et tesmoins au dit
mariage de la part de l’époux, de [sic] Louis Antoine Gabriel Hamouy
son frere [(appel de croix): demeurant paroisse Saint Gilles] et de [sic]
Christoophe d’Osne cousin germain [(appel de croix:) demeurant(à)
Abbeville de ce diocèse], et de la part de l’épouze, de Jean
Baptiste Bonté son oncle et Nicolas Bonté son ferere, et
autres parents et amis qui ont signés. — [Signé:] Nicolas Bonté — Jeanne Baron — Hamouy le fils — C. Dosne — Nicolas Bonté — Bonté — Hamouy chanoine de N.D. — Legrand curé [paraphe].”
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Registre paroissial
de Saint-Martin d’Étampes
(saisie Bernard Gineste 2011).
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1775
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Le 5 septembre,
naissance et baptême à Saint-Basile du fils aîné
du nouveau meunier: “L’an mil sept
cent soixante et quinze le cinq septembre a été par moy
vicaire soussigné baptisé Jean Baptiste né d’aujourd’huy,
fils en legitime mariage de Jean Baptiste Hamouy, meunier au Petit
Moulin Notre Dame, et de Anne Bonté, ses pere et mere. Le
parain Gabriel Hamouy, grand pere de l’enfant, de la paroisse Saint
Gilles de cette ville, la maraine Jeanne Baron épouse de Nicolas
Bonté, grand mère de l’enfant, de la paroisse Saint Martin
de cette ville, qui ont tous deux signés, le pere absent. — [Signé:] Jeanne Baron — Hamouy — Beudin vicaire.”
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Registre paroissial
de Saint-Basile d’Étampes
(saisie Bernard Gineste 2011).
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1777
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Le15 juin à Saint-Gilles se porte marraine
marraine: “Anne Bonté femme de Jean
Baptiste Hamouy meusnier au Petit Moulin” qui signe: “Anne Bonté fame
Hamouy jeune”.
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Registre paroissial de Saint-Gilles d’Étampes
(saisie Bernard Gineste 2011).
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1781
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Le 16 septembre, décès
d’un fils du meunier: “L’an mil sept cent quatre
vingt un, le dix-sept septembre a été par moy vicaire soussigné
inhumé dans le cimetiere de cette paroisse le corps de André
Nicolas, fils de Jean Baptiste Hamouy meunier et d’Anne Bonté,
ses pere et mere, de cette paroisse, decedé d’hier agé
d’environs un an, la ditte inhumation faitte en presence de Louis Malizard
et de Alexis Blin et autres qui ont signés. — [Signé:] A. Cadet [paraphe] — Blin — Clavier — Bonhomme vic. de St Basile — Malizard.”
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Registre paroissial
de Saint-Basile (saisie Bernard Gineste 2011).
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1782
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Le 26 avril, naissance
du fils d’un garçon meunier (soit de ce moulin ou bien de celui
de Notre-Dame): “L’an mil sept cent
quatre vingt deux le vingt sept avril a été par moy curé
soussigné baptisé Jean Noël né d’hier fils en
legitime mariage de Jacques Alaye [?] garçon meunier et de Margueritte
Jouanest son épouse de cette paroisse. Le parain, Noël Chauvet
de la paroisse Saint Martin de cette ville, la maraine Jeanne Moulin de cette
paroisse, qui ont tous deux déclarée ne sçavoir signée,
le pere absent. — [Signé:] Haillard curé.”
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Registre paroissial
de Saint-Basile (saisie Bernard Gineste 2011).
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1782
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Bail passé le 18 mai 1782 devant
maître Vénard, notaire à Étampes.
Le meunier doit au chapitre 3220 livres par an, plus un chapon
à chacun des onze chanoines pour Noël, un canard
le 1er janvier et un gâteau le jour des rois.
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Bodin Magot 37 alléguant AD78 1Q
70 (procès-verbaux d’adjudication et de vente du moulin
Notre-Dame).
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1782
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Le 25 novembre, le
fils du meunier témoin d’un baptême: “L’an mil sept cent quatre vingt deux, le vingt cinq novembre,
a été par moy curé soussigné baptisée
cecille Marie Catherine, née d’hier, fille en legitime mariage
de Adrien Panson, jardinier, et de Marie Cecille Chaudé, son épouse,
de cette paroisse. Le parain, Jean Baptiste Hamouÿe fils de sieur
Jean Baptiste Hamouÿe, marchand meunier de cette
paroisse, la maraine Marie Catherine Conty fille de sieur Etienne Conty
marchand meunier de la paroisse Saint Martin de cette ville, qui ont tous
deux déclaré ne sçavoir signer de ce requit [sic],
le pere absent. — [Signé:] Haillard curé.”
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Registre paroissial
de Saint-Basile (saisie Bernard Gineste 2011).
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1782
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Le 26 décembre,
le meunier parain du fils du marchand boucher Pierre Boivin: “Le parain, sieur Jean Baptiste Hamouy, marchand meûnier.”
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Registre paroissial
de Saint-Basile (saisie Bernard Gineste 2011).
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1783
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Le 4 octobre, naissance
d’une fille du meunier: “L’an mil sept cent quatre vingt trois, le cinq octobre, a été
par moy curé soussigné baptisée Margueritte Anne
née d’hier fille en legitime mariage de Jean Baptiste Hamouy
marchand meunier et de Anne Bonté son épouse de cette
paroisse. Le parain Antoine Gabriel Hamouÿ cousin de l’enfant, la
maraine Margueritte Roze Bonté tante de l’enfant, qui ont tous deux
avec nous signée, le pere absent. — Haillard curé — Margueritte Roze Bonté — A. G. Hamouy.”
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Registre paroissial
de Saint-Basile (saisie Bernard Gineste 2011).
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(?) 1783
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[Nicolas
Bonté, meunier, achète la charge de commissaire
de police à Jean-François Menault pour 500 livres.
Mais c’est apparemment par suite d’une coquille que Michel Martin le
qualifie alors de meunier de Notre-Dame (Il faudrait voir de quel moulin
il était alors meunier)]
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Michel
Martin, Cahier d’Étampes-Histoire
10 (2009), p. 19 (qui a lu, sans doute erronément “Nicolas Bouté”, les u et les n étant bien souvent
très difficiles à distinguer), alléguant
AD91 2E 67/18.
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1784
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Le 16 mars la femme
du meunier marraine à Saint-Basile de la fille du marchand hôtelier
Pierre Dupety et de Marie Anne Ingé: “La
maraine Anne Bonté épouse de Jean Baptiste Hamouÿ
de cette paroisse”. Elle signe
“Anne fame Hamouy Bonté”.
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Registre paroissial
de Saint-Basile (saisie Bernard Gineste 2011).
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1784
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Le 26 avril, naissance
du fils d’un (garçon?) meunier (soit de ce moulin ou bien du moulin
Sablon): “L’an mil sept cent quatre
vingt quatre le jeudy vingt trois septembre a été par moy
soussigné pretre curé baptizée Thereze Alexandrine
née d’hier fils à [sic] legitime mariage de Jacques Alaye
meunier et de Margueritte Jouanest son épouse de cette paroisse.
Le parain, Louis Alexandre Boucheny de cette paroisse, la maraine Thereze
Vallée de la paroisse Notre Dame de cette ville, qui ont tous deux
signée, le pere absent. — [Signé:]
Therese Vallée — L. A. Boucheny — Haillard curé.”
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Registre paroissial
de Saint-Basile (saisie Bernard Gineste 2011).
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1784
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Le 16 août, décès
d’une fille du meunier: “L’an mil sept cent quatre
vingt quatre le dix sept aoust a été par moy vicaire soussigné
inhumée dans le cimetiere de cette paroisse le corps de Margueritte
Anne fille de Jean Baptiste Hamoüy et de Anne Bonté
ses pere et mere de cette paroisse, decedée d’hier agée
d’environs une ans [sic], la ditte inhumation faitte en presence des
soussignés. — [Signé:] A. Cadet — Quinton — Auger vicaire [paraphe].”
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Registre paroissial
de Saint-Basile (saisie Bernard Gineste 2011).
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1787
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Le 26 juillet
naissance d’une fille du meunier: “L’an de grace mil sept cent quatre
vingt sept le trente juillet a été par nous curé
soussigné baptisée Anne Angélique née
de la veille fille en legitime mariage de Jean Baptiste
Hamoüy marchand meunier et de Anne Bonté son épouse
de cette paroisse. Le parrain sieur Thomas Petit du Coudray bourgeois
de cette ville, la maraine demoiselle Angelique Guenée épouse
de Nicolas Bonté tante de l’enfant qui ont avec nous signé,
le pere absent. — [Signé:]
Angelique Guenée — Th. Petit — Haillant curé.”
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Registre paroissial
de Saint-Gilles d’Étampes (saisie Bernard Gineste 2011).
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Avant
1791
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Avant
la Révolution, le moulin appartient au “Sieurs du
chapitre à cause de leur grande bourse”.
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SV&SH
67 sans référence.
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1791
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Le moulin est vendu comme bien national, le 11 avril
1791, à Jean Baptiste Hamouy, pour
97.000 francs.
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Marquis 165 alléguant
vaguement “les Archives départementales” (c’est-à-dire à cette date à celles
de Seine-et-Oise à Versailles, ce aujourd’hui réparties
entres celles des Yvelines et de l’Essonne).
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Vers 1791
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Le moulin est figuré schématiquement
sur un plan annexé au Registre des Mutations conservé
aux Archives municipales
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Archives municipales (dont un cliché ci-dessus).
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Vers 1791
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Guettard construit sans autorisation une usine au-dessous
du Petit-Moulin, ce qui va naturellement nourrir un conflit à
mort entre les deux usiniers.
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Marquis 165 alléguant d’une part “les Archives communales” et d’autre
part le “Manuscrit des Moulins” (dont il dit ailleurs qu’il est “aux Archives départementales” (de Seine-et-Oise).
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1793
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Selon Léon Marquis, c’est précisément
à partir d’octobre 1793 que l’on commença d’appeler
seulement “rue du Petit Moulin” la voie qui s’appelait avant cela “rue du Petit Moulin Notre-Dame”. Cependant
cette assertion me paraît devoir être vérifiée.
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Marquis 165 alléguant vaguement “les Archives municipales”; FG-ELP 95.
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1794
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Le 10 février,
mariage du fils aîné du meunier: “Aujourd’huy vingt deux pluviose l’an deux de la république
une et indivisible [10 février 1794] à six heures
de relevée et par devant moy officier public soussigné
a été fait le présent acte de mariage. — entre le citoyen Jean Baptiste Hamouy
agé de dix huit ans et demie [sic] fils mineur de Jean Baptiste
Hamouy meusnier domicilié de cette commune section du Nord
et de Anne ses pere et mere d’une part — et la citoyenne Marie Magdeleine Emelie Blanchet agée
de vingt ans et demie, fille mineure du citoyen Charles Edme Blanchet,
megissier, et Marie Françoise Le Coup ses pere et mere domciliés
de cette commune section du Midy. — Les temoins du coté de l’époux sont les citoyens
Joseph Doucet agé de quarante un an, meusnier domicilié
de cette commune section du Midy, et le citoyen Nocolas Bonté
agé de quarante trois ans, meusnier, meme section, tous les
deux oncles de l’époux. — Les temoins du coté de l’épouse sont les citoyens
Charles François Blanchet, agé de vingt quatre ans, frere
de l’épouse, et Jacques Louis Bezard Blanchet beau pere de l’épouse
agé de quarante sept sept ans, marchand, de la commune de Mont Doubleau,
district idem, departement de Loire et Cher, le dit Charles François
Blanchet domicilié de cette commune. — Les actes preliminaires sont premierement
les actes de naissance des contractans en datte des neuf septembre mil
sept cent soixante treize, et [blanc] septembre mil sept cent soixante
quinze. — 2° l’acte
de publication et promesse de mariage en datte du douze pluviose,
et auquel il n’est parvenu à ma conoissance aucune opposition
ny empechement au dit mariage — 3° et enfin le consentement des pere et mere des
contractants, presents, qui ont signié le dit acte. — Les contractants ont fait à hautte
et intelligible voix la declaration suivante, savoir le contractant:
Je declare prendre la citoyenne Marie Magdelenne Emelie Blanchet en
mariage, et la contractante: Je declare prendre le citoyen Jean Baptiste
Hamouy en mariage, en consequence moy officier public soussigné
ay declaré au nom de la loi que les citoyen et citoyenne susnommés
sont unis en mariage, et ont les dits époux, les temoins, les
pere et mere signé avec moy. — [Signé:] Hamouy — E. Blanchet — Blanchet —
Blanchet Angiboust — Hamouy Bonté — Th. Petit — M. F. Lecoup fame Blanchet — Hamouy l’ainé — Nicolas Bonté fils — Doucet — Duché
off. p.”
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Registre d’état
civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste, 2011)
Signature de Jean-Baptiste Hamouy père (1794)
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1794
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Pièces relatives au moulin Notre-Dame sur la Rivière
d’Étampes,
1794-1834
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Archives minicipales d’Étampes 3O D19 (inventaire de Clément Wingler). |
1794
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Le 6 décembre,
naissance d’une petite-fille du meunier: “Aujourd’huy dix sept frimaire, l’an trois de la republique une
et indivisible, en la maison commune et par devant moy officier public
soussigné est comparu le citoyen Jean Baptiste Hamouy marchand
de laine pere de l’enfant cy après nommé, domicilié
de cette commune section du Nord, lequel m’a declaré que le jour
d’hier en son domicile et du legitime mariage d’entre luy et la citoyenne
Marie Magdeleine Emélie Blanchet est né une fille qu’il m’a
presenté et à laquelle il a donné le prenom de Marie
Emilie, presence du citoyen Jean Baptiste Hamouy, meunier, grand
pere de l’enfant, domicilié de cette commune section du Nord, et la
citoyenne Marie Françoise Le Loup, femme de Charles Edme Blanchet,
domiciliée de cette commune section du midy, et ont les dits temoins
ainsi que le pere signé avec moy. — [Signé:] J. B. Hamouy — M. F. Leloup — Hamouy Blanchet — Duché [paraphe] off. p.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste, 2011)
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1800
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Un arrêté préfectoral du 7 thermidor
an VIII (26 juillet 1800) donne raison à Hamouy et oblige
Guettard à détruire totalement son moulin.
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Marquis 165 alléguant d’une part “les Archives communales” et d’autre
part le “Manuscrit des Moulins” (dont il dit ailleurs qu’il est “aux Archives départementales” (de Seine-et-Oise).
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1800
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Vers l’an VIII, Hamouy, propriétaire
du moulin Notre-Dame, fait détruire
le moulin de son concurrent en aval, Berchère, qui servait
alors de fabrique de baïonnettes.
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FG-ELP 65 alléguant AD91 7S 43.
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1801
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Le moulin, dont Hamouy est le
propriétaire et exploitant, et qui n’a qu’une roue en-dessous,
peut moudre 32,50 quintaux de farine par jour pour les marchands
et négociants.
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État des moulins de 1801, édition Gineste
(ici).
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1804-1933
|
Pièces
relatives au moulin Notre-Dame conservées aux Archives départementales de l’Essonne. |
AD91
7S 43.
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1805
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Le 15 juillet,
décès de la femme du meunier: “Du mercredi vingt huit messidor an treize de la republique
[17 juillet 1805], sept heures du matin. — Acte de cecès de Anne Bonté femme de Jean
Baptiste Hamouy, meunier, decedée d’avant hier [15 juillet
1805], onze heures du soir, âgée de cinquante un an, demeurante
en cette ville rue du Petit Moulin. — Sur la declaration faite par le dit Jean Baptiste Hamouy
époux susnommé de la decedée, Louis Antoine Gabriel
Hamouy, meunier, agé de soixante trois ans, beau frere
de la decedée et Thomas Petit, propriétaire agé
de soixante sept ans, domiciliés de cette ville, j’ai maire d’Etampes
constaté le decès et redigé le present acte que
les declarans lecture faite ont signé avec moi. — [Signé:] Petit — Hamouy — Hamouy Bonté — Romanet.”
|
Registre d’état
civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste, 2011)
|
1806
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Le 28 avril,
mariage de la fille du meunier, Anne Angelique
Hamouy, avec Jean-Baptiste Hardy fils, meunier
du moulin Baildar: “Anne Angelique Hamouy, domiciliée en cette ville chez son
pere, y née paroisse de Saint Basile le vingt neuf juillet mil sept
cent quatre vingt sept du legitime mariage de Jean Baptiste Hamouy, meunier
farinier, et de deffunte Anne Bonté son épouse décédée
en cette ville le vingt six messidor an treize [15 juillet 1805]”.
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Registre
d’état civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste, 2011:
texte intégral dans notre page sur le moulin Baildar)
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1808
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Le 10 février,
décès du meunier: “Du jeudy
onze fevrier mil huit cent huit, quatre heures de relevée.
— Acte de décès de Jean Baptiste
Hamouy, meunier et marchand de farines, âgé de cinquante
neuf ans, veuf de Anne Bonté son épouse, né et
domicilié de cette ville, décédé d’hier
à dix heures du soir. — Sur la déclaration
faite par les sieurs Gabriel Hamouy, propriétaire, frère
du decedé, Jean Baptiste Hamouy fils du decedé, et Jean
Baptiste Hardy, gendre du decedé, tous trois majeurs domiciliés
de cette ville, — j’ai maire d’Etampes constaté
le décès et redigé le present acte que les declarans
lecture faite ont signé avec moi. —
[Signé:] Hamouys fils — Hamouy — J. B.te Hardy — Romanet.”
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Registre
d’état civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste, 2011)
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1808
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les 22 et
23 février, inventaire après-décès du
mobilier présent dans le moulin Notre-Dame par un notaire
de Chalo-Saint-Mars, en présence de Jean-Baptiste Hamouy
fils, de sa sœur et de son beau-frère Jean-Batiste Hardy meunier
du moulin Baildar, en présence aussi du “sieur Jean Godefroy, garde moulin dudit deffunt.” Ce texte important a été repéré
et saisi par Jean-Marc Warembourg, et édité dans une
page à part, ici.
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Jean-Marc Warembourg [éd.], «Inventaire
après-décès du moulin Notre-Dame en 1808 (AD91
2E 94/3)», in Corpus
Étampois, ici,
2011.
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Devenir de ce garde-moulin
Jean Godefroy après 1808
Le
recensement de 1817 trouve au n°15 rue des Belles-Croix: “Jean Godefroy, garde moulin, 45 ans —
Marie Catherine Leroy, sa femme, 26 ans — Pierre Godefroy,
14 ans — Simon Godefroy, 11 ans — Etienne Godefroy, 9 ans ½ — Martin Eloy Godefroy, 2 ans ½ — Aimée Catherin 8 mois”.
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Recensement de 1817 conservé
aux Archives municipales d’Étampes (saisie
Bernard Gineste, 2011)
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1810
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D’après les renseignements fournis par le
maire d’Étampes en vue de la constitution du tribunal de
commerce de Dourdan, Hamouy emploie deux ouvriers. La valeur
de sa production annuelle est de 12.000 francs par an, son capital
de 60.000 francs, son revenu annuel de 6.000 francs. Il a trente-neuf
ans et un seul enfant. Il est actif et laborieux. Il peut se déplacer
facilement à Dourdan. A
la question: “Ses lumières
s’étendent-elles au delà de sa profession?
A-t-il reçu une éducation qui lui permette de
bien énoncer et de bien rédiger ses idées?” le maire préfère ne pas répondre
(Il répond seulement: “Oui”, pour 8 meuniers sur 22).
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État des moulins de 1810, édition Gineste
(ici).
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1813
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Le 15 novembre
mariage de la fille de Hamouy avec Gabriel Hamouy futur meunier: “Du lundi quinze novembre mil huit cent treize, deux heures de
relevée. — Acte de mariage de Gabriel Marc Antoine Cantien Hamouy, domicilié
à Paris rue Mouffetard, y étant né le dix sept
avril mil sept cent quatre vingt treize, du legitime mariage de Marc
Antoine Hamouy, décédé le vingt sept pluviose an
huit [16 février 1800], à Paris, et
de dame Jeanne Cantienne Divry son épouse, domiciliée au
dit lieu, même rue. — et de demoiselle Marie Emilie Hamouy, domiciliée de
cette ville y étant née le seize frimaire an trois [6 décembre
1794], du legitime mariage de sieur Jean
Baptiste Hamouy, négociant, et de Marie Madeleine Emilie
Blanchet, son épouse, domiciliés de cette ville. — Les actes preliminaires sont 1°
ceux susdatés de naissances des contractans, 2° celui aussi
susdaté de décès du père du contractant, 3°
le consentement au dit mariage donné par la mère du futur
passé devant maître Lasny et son confrère, notaires
impériaux à Paris, en date du sept nombre present mois, dument
enregistré, 4° les publications des promesses du dit mariage
faites en cette ville et en celle de Paris les trente un octobre dernier
et sept novembre present mois sans opposition, ainsi qu’il est constaté
par le certificat du maire de la dite ville de Paris du douzième
arrondissement en date du dix de ce mois. — Les père et mère de la future présens et
consentant au dit mariage. — Les futurs ont déclaré prendre en mariage, l’un
demoiselle Marie Emilie Hamouy, l’autre sieur Gabriel Marc Antoine Cantien
Hamouy. — En présence
du coté du futur des seirus Louis Antoine Gabriel Hamouy, propriétaire,
agé de soixante unze ans, son ayeul, et Marc Antoine Hamouy,
propriétaire agé de quarante trois ans, son oncle, domiciliés
de cette ville. — Du coté
de la future, des sieurs Antoine Nicolas Bonté, propriétaire,
agé de soixante quatre ans, son grand oncle, et Pierre Magloire
Blanchet, marchand épicier, agé de trente huit ans; aussi
son oncle, domiciliés de cette ville. — Après quoi nous maire de la
ville d’Etampes, chevalier de la légion d’honneur, faisant fonctions
d’officier public de l’état civil, soussigné, lecture
faite des actes susdatés dument en forme, du chapitre six titre
cinq du code Napoleon et du present, nous avons prononcé au nom
de la loi que les dits futurs étaient unis en mariage. — Et ont les futurs et toutes les parties
comaparantes signé. — [Signé:] Hamouy aîné fils — M. E. Hamouy — Hamouy fils — F. Hamouy — Blanchet —
Hamouy — Hamouy — Antoine Nicolas Bonté — P. Hamouy jeune — Blanchet — Hardy Hamouy — F. Hardy —
M. Aclocque — Romanet
maire.”
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Registre d’État
civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste 2011). cf. infra,
année 1819.
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Vers 1815
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Le moulin est figuré sur un plan du cadastre
conservé aux Archives municipales, alors que le propriétaire
est Hamouy.
|
Archives municipales (dont deux clichés ci-dessus).
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1816
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Hamouy est toujours noté comme propriétaire,
la case du locataire n’est pas renseignée, et il est cité
comme exploitant. Mais de quel Hamouy s’agit-il? Du propriétaire
ou de son gendre et homonyme? ce dernier devenu propriétaire? Ou
bien s’agit-il d’une confusion du rédacteur? Le moulin casse 500
sacs de grains par mois.
|
État des moulins de 1816, édition Gineste
(ici).
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1818
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Le 26 janvier,
mariage de Prosper Hamouy: “Du lundi vingt six
janvier mil huit cent dix huit, trois heures de relevée. — Acte de mariage de sieur Pierre Prosper Maximilien [raturé :
Hamouy] Hamouy, negociant en farine, domicilié de cette ville,
né à Paris, departement de la seine, le premier messidor
an deux, dix neuf juin mil sept cent quatre vingt quatorze, âgé
de vingt trois ans six mois, fils majeur et en legitime mariage de feu
Marc Antoine Hamouy, en son vivant brasseur, decedé en la dite ville
de Paris, douzième arrondissement, le vingt sept pluviose an huit,
seize fevrier mil huit cent, et de dame Jeanne Cantienne Divry, [raturé :
son épouse], sa veuve et aujourd’hui épouse de sieur Pierre
Marquis, rentier, domciliés à Paris, rue de l’Odéon,
N°29. — Et de demoiselle Louise Margueritte
Drot, domiciliée de cette ville, née à Angerville,
commune de cet arrondissement, le premier ventose an cinq, dix neuf février
mil sept cent quatre, âgée de vingt ans onze mois, fille
mineure et en légitime mariage de sieur Louis Drot, négociant
en farine domicilié de cette ville et de feue Marie Margueritte
Penot son épouse décédée en cette ville le
premier fevrier mil huit cent quatorze. — Les
actes preliminaires sont 1° ceux susdatés de naissance des contractans,
2° ceux aussi susdatés de décès du père
du contractant et de la mère de la contractante, 3° les publications
des promesses du dit mariage faites en cette ville les onze et dix huit
janvier present mois sans opposition. — Le futur
[raturé : et les témoins] et la mère du futur ont
déclaré conformément à l’avis du conseil d’état
du trente mars mil huit cent huit que c’est par erreur que si dans l’extrait
de son acte de naissance ci déposé les prenoms du mère
[sic] du futur sont écrits Marie Antoine [raturé: et les prenoms
de la mère du dit futur] que les dits prenoms sont et s’écrivent
Marc Antoine, que c’est également par erreur que dans l’extrait de
l’acte de décès du père du futur également ci
représenté les prénoms de la mère du dit futur
sont et s’écrivent Jeanne Cantienne. —
La mère du futuir dument autorisé [sic] par monsieur Pierre
Marquis cy present et le pere de la future consentant au dit mariage. — Les futurs ont declaré prendre en mariage l’un demoiselle
Louise Margueritte Drot, l’autre sieur Pierre Prosper Maximilien
Hamouy. — En presence du coté du
futur des sieur Marc Antoine Hamouy propriétaire, âgé
de qurante sept ans, son oncle, et Romain Pierre Guttard commissaire priseur,
âgé de qurante quatre ans, oncle du futur à cause
de dame Marie Louise Adélaïde Hamouy son épouse, domiciliés
de cette ville. — Du coté de la future,
des sieurs Jean Baptiste Hamouy negociant en farine, âgé
de quarante trois ans, et [raturé : Marc Antoine Cantien]
Gabriel Marc Antoine Cantien Hamouy, negociant, le premier cousin, le second
frère du futur, domiciliés de cette ville. — Après quoi nous Pierre Louis Marie de Tullières,
maire d’Etampes, chevalier de saint Louis, et de saint Lazare, faisant fonctions
d’officier public de l’état civil soussigné, lecture faite
des actes susdatés dument en forme, du chapitre six du titre cinq
du code civil des François et du présent, nous avons pronon
cé au nom de la loi que les dits futurs étaient unis en mariage.
Et ont les futurs, la mère et le beau père du futur, le père
de la future et tous les témoins signé. — Rayé dix neuf mots nuls ; — [Signé:] L. M. Drot — P.
Hamouy jeune. — J. C. Divry — Marquis — L. Drot — Hamouy [paraphe] — Guettard Hamouy — Hamouy aîné fils —
Hamouy fils — E. Hamouy — F. Divry — J. Marquis — Tullières.”
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Registre d’État
civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste 2011).
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1819
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1819
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Entre février
et novembre 1819, installation de Gabriel Hamouy comme meunier.
|
cf. supra et
infra.
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Antécédents
du nouveau meunier Gabriel Hamouy
1793,
le 17 avril, naissance à Paris, fils de Marc Antoine Hamouyet
de Jeanne Cantienne Divry.
1800,
le 16 février, décès
de son père à Paris.
????,
remariage de sa mère le 16
février, décès de son père à Paris.
1813,
le 15 novembre, mariage à Étampes avec la fille de Jean-Batiste
Hamouy (texte de l’acte donné supra)
1815,
le 5 février, naissance d’une fille du
futur meunier résidant encore rue des Cordeliers: “Du lundi six
février mil huit cent quinze, une heure de relevée. — Acte de naissance de Marie Louise (1), née d’hier à
onze heures du soir, fille legitime de Gabriel Marc Antoine Cantien Hamouy,
marchand de grains, et de dame Marie Emelie Hamouy, son épouse,
domiciliés de cette ville rue des Cordeliers N°29. — Temoins les sieurs Marc Antoine Hamouy,
propriétaire, agé de quarante quatre ans, grand oncle paternel
de l’enfant, et Jean Baptiste Hamouy, marchand meunier, agé
de trente neuf ans, domiciliés de cette ville, le dernier grand
père de l’enfant. — Sur la requisition
faite par le pere de l’enfant qui a ainsi que les temoins signé
lecture faite. — [Signé:] Hamouy aîné
fils — Hamouy [paraphe] — Hamouy fils. — Constaté suivant
la loi par moi Joseph Romanet maire d’Etampes, chevalier de saint Louis
et de la légion d’honneur, faisant fonctions d’officier public de
l’état civil soussigné. — [Signé:]
Romanet.” [Décèdera
Étampes le 5 mai 1885 âgée de 70 ans]. (Registre d’État civil d’Étampes,
saisie Bernard Gineste 2011).
1816,
le 23 octobre, naissance d’une fille du futur
meunier résidant encore rue des Cordeliers: “Du jeudi vingt quatre
octobre mil huit cent seize, deux heures de relevée. — Acte de naissance de Jeannette Léontine
(1), née
d’hier à six heures du soir, fille en legitime mariage de Gabriel
Marc Antoine Cantien Hamouy, marchand de grains, et de dame Marie Emelie
Hamouy, son épouse, domiciliés de cette ville rue des Cordeliers
N°29. — Temoins
les sieurs Jean Baptiste Hamouy, négociant,
agé de quarante un ans, grand pere de l’enfant,
et Marc Antoine Hamouy, grand oncle
de l’enfant , propriétaire, tous deux domiciliés
de cette ville. — Sur la requisition faite
par le pere de l’enfant qui a ainsi que les temoins signé lecture
faite. — [Signé:] Hamouy aîné
fils — Hamouy [paraphe] — Hamouy fils. — Constaté suivant
la loi par moi Pierre Louis Marie de Tullières, maire d’Etampes,
chevalier de saint Louis, et de saint Lazare, faisant fonctions d’officier
public de l’état civil soussigné. — [Signé:] Tullières.”
(Registre d’État civil
d’Étampes, saisie Bernard Gineste 2011).
1817,
le 19 octobre, naissance d’un fils du futur meunier
résidant encore rue des Cordeliers: “Du lundi vingt octobre mil
huit cent dix sept, heure de midi. — Acte de naissance de Marc Antoine Emilie [sic] (1), né d’hier
à dix heures du matin, fils en legitime mariage de sieur Gabriel
Marc Antoine Cantien Hamouy, marchand de grains, et de dame Marie Emilie
[sic] Hamouy, son épouse, domiciliés de cette ville rue
des Cordeliers N°29. — Temoins les sieurs Jean Baptiste Hamouy,
négociant, agé de quarante deux ans, grand pere maternel de l’enfant, et Marc Antoine Hamouy, propriétaire, âgé
de quarante sept ans, grand oncle de l’enfant,
domiciliés de cette ville. — Sur la
requisition faite par le pere de l’enfant qui a ainsi que les temoins signé
lecture faite. — [Signé:] Hamouy fils — Hamouy [paraphe] — Hamouy aîné fils. — Constaté suivant la loi par moi Pierre Louis Marie
de Tullières, maire d’Etampes, chevalier de saint Louis, et de
saint Lazare, faisant fonctions d’officier public de l’état civil
soussigné. — [Signé:] Tullières.” (Registre d’État
civil d’Étampes, saisie Bernard Gineste 2011).
1819,
le 19 février, le futur meunier témoin du de la naissance
de son neveu Jules fils de Pierre Prosper Hamouy lui aussi futur meunier:
“Du vendredi
dix neuf février mil huit cent dix neuf, deux heures de relevée. — Acte de naissance de Jules Hamouy, du sexe masculin, né d’hier à dix heures du matin,
chez ses père et mère, fils en legitime mariage de sieur
Pierre Prosper Maximilien Hamouy, negociant en farine, et de dame Louise
Margueritte Drot, son épouse, domiciliés de cette ville
rue du Peray N°69. — Les témoins ont été
messieurs Marc Antoine Hamouy, propriétaire, âgé
de quarante huit ans, grand oncle de l’enfant, et Gabriel Marc Antoine Cantien Hamouy, négociant,
agé de vingt cinq ans, oncle de l’enfant,
domiciliés de cette ville. — Sur la presentation du sieur Nicolas Prosper Villeau, officier
de santé qui a procédé à l’accouchement, qui
a signé avec les temoins et avec nous maire après lecture faite.
— [Signé:] Villeau — P. Hamouy Drot
jeune — Hamouy
[paraphe] — Hamouy
aîné fils. — Tullières.” (Registre d’État civil d’Étampes, saisie
Bernard Gineste 2011).
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1819
|
Le 19 novembre, décès
au moulin du fils du meunier: “Du mercredi dix
sept novembre mil huit cent dix neuf, quatre heures de relevée. — Acte de décès de Marc Antoine Emile Hamouy, âgé
de deux ans, né à Etampes, decedé ce jour à
deux heures de relevée, chez ses père et mère, fils
en légitime mariage de sieur Gabriel Marc Antoine Hamouy, marchand
meunier, et de dame Marie Emelie Hamouy son épouse, domiciliés
de cette ville rue du Petit Moulin N°1er. — Les témoins iont été les sieurs Jean Louis
Simonneau, âgé de quarante quatre ans, et Charles Augustin
Carré, âgé de trente cinq ans, tous deux propriétaires,
domiciliés de cette ville, qui ont signé avec nous maire après
lecture faite, et le décès constaté. — [Signé:] Carré — Simonneau — Tullières.”
|
Registre d’État
civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste 2011).
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1821
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Le 2 juillet,
naissance au moulin d’un fils du meunier (Pierre
Prosper est-il lui aussi meunier diu même moulin?): “Du lundi deux
juillet mil huit cent vingt un, deux heures de relevée. — Acte de naissance de Pierre Hamouy (1), du sexe masculin,
né ce jour à trois heures du matin, chez ses père
et mère, fils en legitime mariage de sieur Gabriel Marc Antoine
Cantien Hamouy, marchand meunier, âgé de vingt huit ans,
et de dame Marie Emelie Hamouy, son épouse, âgée de
vingt six ans, domiciliés de cette ville rue du Petit Moulin N°1er. — Les temoins ont été les
sieurs Pierre Prosper Maximilien Hamouy, marchand
meunier, agé de vingt sept ans, oncle
paternel de l’enfant, et [raturé: Pierre] Romain Pierre Guettard,
propriétaire, âgé
de quarante six ans, domiciliés
de cette ville, ce dernier grand oncle
de l’enfant. — Sur la
presentation de l’enfant et sur la declaration du père d’icelui,
qui a ainsi que les temoins signé avec nous maire après lecture
faite. Rayé un mot nul. — [Signé:]
Hamouy aîné fils — P. Hamouy Drot
jeune — Hamouy aîné fils. — Guettard
Hamouy Tullières.”
|
Registre d’État
civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste 2011).
(1) Décèdera le 28 juillet 1897 âgée
de 75 ans
|
1821
|
Le déversoir et les vannes sont réglés
par un arrêté préfectoral du 23 août
1821.
|
État des moulins de 1838, édition Gineste
(ici).
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1822
|
Le moulin a semble-t-il pour meunier Hamouy Prosper (ce qui doit constituer
une erreur, Prosper étant le frère de Gabriel et résidant
pour sa part rue du Perray; ou bien y a-t-il deux meuniers?)
|
État des moulins de 1822, édition Gineste
(ici).
|
1827
|
L’arrêté préfectoral du 23 août
1821 réglant le déversoir et les vannes est semble-t-il
complété ou précisé par un nouvel
arrêté du 25 août 1827. Tous deux seront encore
en vigueur en 1838. |
État des moulins de 1838, édition Gineste
(ici).
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1827
|
Le moulin est figuré sur le plan du cadastre.
|
AD91 (dont un scan reproduit ci-dessus).
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1830
|
Le Petit Moulin produit 350 sacs
de farine par mois pour Paris.
|
État des moulins de 1830, édition Gineste
(ici).
|
1831
|
Le Petit Moulin sur la Rivière
d’Étampes appartient à Jean Baptiste
Hamouy et emploie deux ouvriers.
|
État des moulins de 1831, édition Gineste
(ici).
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1834
|
Le moulin appartenant à Jean
Baptiste Hamouy a pour locataire Thirouin, emploie
un seul ouvrier, n’a qu’un tournant et produit 600 sacs de farine
par mois pour Paris. |
État des moulins de 1834, édition Gineste
(ici).
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1835
|
Le moulin n’a qu’une roue.
|
État des moulins de 1835, édition Gineste
(ici).
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1836
|
Le recensement
de 1836 trouve au n°13 de la rue des Cordeliers: “Jean Baptiste Hamouy, propriétaire, 60 ans, membre du Conseil municipal — Marie Rose Florentine
Gamard, domestique, 30 ans”. Ils ont pour voisins, au n°15, Théodore
Alexis Charpentier et son fils homonyme, propriétaires du moulin
Braban.
|
Recensement de
1836, réédition numérique en mode image mise en
ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
|
1836
|
Le recensement
de 1836 trouve au n°22 de la rue Saint-Antoine: “Gabriel Marc Antoine Cantien Hamouy, propriétaire,
43 ans — Marie Emélie Hamouy, femme du précédent,
41 ans — Marie Louise Hamouy, leur fille, 21
ans — Jeanne Léontine Hamouy,
leur fille, 19 ans — Pierre Hamouy, leur fils, 14
ans”.
|
Recensement de
1836, réédition numérique en mode image mise
en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisie
Bernard Gineste 2011).
|
1836
|
Le recensement
de 1836 trouve au n°2 de la rue du Petit-Moulin: “François Mercier, garde moulin, 37 ans — Marie Reine Geoffroy, sa femme,
34 ans — Reine Eugénie
Mercier, leur fille, 5 ans — Germain Tessier, jardinier, 37 ans — Julienne Rose Vié, sa femme,
33 ans”.
|
Recensement de
1836, réédition numérique en mode image mise
en ligne par les Archives départementales de l’Essonne (saisie
Bernard Gineste 2011).
|
1838
|
Le moulin appelé Petit Moulin a pour propriétaire
Jean Baptiste Hamouy-Blanchet. Il fait de blé
farine, mu par une roue et occupant deux hommes. Le déversoir
et les vannes sont toujours réglés par les arrêtés
préfectoraux des 25 août 1827 et 23 août 1821. |
État des moulins de 1838, édition Gineste
(ici).
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vers 1840
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Le moulin est figuré sur un plan du cadastre
conservé aux Archives municipales.
|
Archives municipales (dont deux clichés ci-dessus).
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1841
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Recensement de 1841,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
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1846
|
Le recensement de 1846
trouve au n°3 de la rue du Petit-Moulin: “Alphonse
Philippe Brunard, meunier, 31 ans — Adélaïde
Clémentine Gatineau, son épouse, 24 ans — Jenny Agathe Brunard, leur fille, 3 ans
— Victoire Augusta
Baillard, domestique, 19 ans”.
|
Recensement de 1846,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
|
1851
|
Le recensement de 1851,
sauf erreur, paraît sauter la rue du Petit-Moulin, de sorte qu’il
semble que le moulin Notre-Dame est alors inhabité.
|
Recensement de 1851,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (exploré
par Bernard Gineste 2011).
|
1852
|
Le moulin appartient toujours à Jean Baptiste
Hamouy, qui réside rue des Cordeliers.
|
État des moulins de 1852, édition Gineste
(ici).
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1853
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Annonce
de mise en location parue le 11 juin 1853: “A louer, pour entrer
en jouissance au 1er avril 1854, un moulin monté à
l’anglaise et ayant trois paires de meules, situé dans l’intérieur
de la ville d’Étampes, et connu sous le nom de petit Moulin,
pouvant moudre 900 hectolitres de blé par mois. — S’adresser
à M. Hamouy père, propriétaire, rue
des Cordeliers, à Étampes.”
|
Abeille
d’Etampes 42/24 (11 juin 1853), p. 4 (signalée par Jean-Marc
Warembourg); 42/26 (25 juin 1853), p. 4.
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1853
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Quel est le nouveau
meunier?
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1855
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Le 21 mai, décès de Jean-Baptiste Hamouy;
son gendre n’est plus cité comme meunier mais comme propriétaire
(comme son fils Pierre): “Du lundi vingt-un mai mil huit cent cinquante-cinq,
trois heures de relevée. — Acte de décès
de monsieur Jean-Baptiste Hamouy, propriétaire,
âgé de soixante-dix-neuf ans, décédé
ce jour à dix heures du matin, en son domicile en cette
ville, rue des Cordeliers, né à Étampes,
paroisse Saint Basile le cinq septembre mil sept cent soixante
quinze, veuf de Marie-Madelaine Emélie Blanchard son épouse,
décédée à Étampes, fils en légitime
mariage fils en légitime mariage [sic] de feu Jean-Baptiste
Hamouy, en son vivant meunier, et de feu Anne Bonté, son
épouse, tous deux décédés à Étampes.
— Les témoins ont été les sieurs
Gabriel-Marc-Antoine-Cantien Hamouy, propriétaire
et membre du conseil municipal de cette ville, âgé
de soixante-deux ans, gendre du décédé, à
cause de Marie-Emélie Hamouy, son épouse, et Pierre
Hamouy, propriétaire agé de trente-trois ans,
petit-fils du décédé, qui ont signé avec
nous Ambroise-Charles Buchère, second adjoint, spécialement
délégué par le maire d’Étampes, après
lecture faite du présent et le décès constaté
par nous soussigné. — [Signé:] Hamouy — P. Hamouy [paraphe]
— Amb. Buchere adj.”
|
Registre d’État civil d’Étampes (saisie
Bernard Gineste 2011).
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1856
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Le recensement de 1846
trouve trois ménages au n°1er de la rue du Petit-Moulin: “ (1) Pierre Alexandre Robillard, jardinier, 39 ans — Elisabeth Victoire Pierre femme Robillard,
sa femme, 34 ans — Marie
Juliette Robillard, leur fille, 9 ans — (2) Françoise Adélaïde Biourne veuve Robillard,
rentière, 74 ans — (3) Jean Guérin, garde moulin, 35 ans — Maria Diolot femme Guérin, sa femme,
34 ans — Blanche Marie
Guérin, leur fille, 3 ans”.
|
Recensement de 1856,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
|
Vers 1860
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Le moulin est figuré sur un plan du cadastre
conservé aux Archives départementales de l’Essonne.
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AD91, cote à retrouver (dont un cliché ci-dessus par Frédéric
Gatineau).
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1861
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Le recensement de 1861
trouve au n°1er de la rue du Petit-Moulin: “”.
|
Recensement de 1861,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
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1865
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Le 12 février,
décès de l’ancien meunier Gabriel Hamouy âgé
de 71 ans: “Du mardi quatorze février mil
huit cent soixante cinq, deux heures de relevée. — Acte de décès de Gabriel Marc Antoine Cantien
Hamouy, propriétaire, membre du conseil municipal de cette ville,
agé de soixante onze ans, décédé avant hier en
son domicile en cette ville rue Saint Antoine numéro vingt deux, né
à Paris, époux de Marie Emilie [sic] Hamouy, agée de
soixante dix ans, domiciliée de cette ville rue et numéro susdits,
fils de Marc Antoine Hamouy et de Jeanne Cantienne Divry, son épouse,
tous deux décédés à Paris. — Les témoins ont été les sieurs Pierre Hamouy,
propriétaire, âgé de quarante trois ans, fils du
décédé, Etienne Auguste Décolange, propriétaire
et suppléant de monsieur le juge de paix du canton d’Etampes,
âgé de cinquante quatre ans, gendre du décédé
à cause de Jeannette Léontine Hamouy, son épouse,
domiciliés de cette ville, qui ont signé avec nous Faustin
Frédéric Barré, adjoint spécialement délégué
par le maire d’Etampes, après lecture faite du opresent et le décès
constaté par nous soussigné. — [Signé:] P. Hamouy — Decolange
[paraphe] — Fred, Barré adj.”
|
Registre d’État
civil d’Étampes (saisie Bernard Gineste 2011).
|
1866
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Recensement de 1866,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
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1871
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Le recensement de 1846
au n°2 (et unique) de la rue du Petit-Moulin: “ Alexandre Robillard, jardinier, 55 ans — Victoire Elisabeth Pierre, jardinière,
sa femme, 51 ans — Juliette
Marie Robillard, leur fille, mariée, 24 ans — Berthe Victore Chauvin, 6 ans — Jules Edme Chauvin, 2 ans”. Il n’ a plus personne semble-t-il au moulin lui-même.
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Recensement de 1872,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
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1874
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Le moulin est appelé “Moulin National”.
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FG-ELP 87 et 95, alléguant 7S 43.
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1876
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Recensement de 1876,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
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1881
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Mise en vente du moulin annoncée
par l’Abeille d’Étampes: “Etude de
Me Dardanne, notaire à Etampes. — Adjudication, même
sur une enchère, à Étampes, en l’étude et par le ministère dudit Me
Dardanne, en présence de Me Pasquet, notaire à Chalo-Saint-Mard,
le dimanche 6 mars 1881, 1 heures de relevée, en 3 lots, de — Premièrement:
un moulin, monté à l’anglaise de trois paires de meules, appelé
le Petit-Moulin, situé à Étampes, sur la rivière forcée, rue du Puits-Plisson
et rue du Petit-Moulin. Mise à prix: 40,000 fr. — Deuxièmement:
un jardin sis à Étampes, rue du Petit-Moulin, entouré de murs, et planté
d’arbres fruitiers et de treilles. Mise à prix: 2,000 fr. —
Troisièmement: et 79 ares 02 centiares de terre en six pièces
sises à différents champtiers du territoire d’Étampes. Mise à prix: 200
fr. — Appartenant à Mme Ve Hamouy et à ses enfants. (Pour le
détail, voir les affiches.) 5-1”
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Abeille d’Étampes 70/6 (5 février
1881), p. 3 (dont scan ci-dessus; saisie B.G.,
2012).
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1881
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Le Petit-Moulin, située rue du Petit-Moulin,
est un simple moulin à eau, tenu par Jules Marchon,
qui tient aussi le moulin de Valnay (tandis que Valentin Marchon
tient celui de Gérofosse, que Paul Marchon tient les moulins
Baildar et Braban, et que Marchon-Dupuis tient celui de Vaujouan).
Avec ses trois paires de meules, il produit sept sacs de farine par
jour.
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Marquis 96.
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1881
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Recensement de 1881,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
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1886
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Le recensement de 1886
trouve au n°1 de la rue du Petit-Moulin: “Elie
Fontanie, garde moulin, chef [de famille], 58 ans — Aimée Maugin,
sa femme, 48 ans — Paul Fontanie, leur enfant, 14 ans — Georges Fontanie, leur enfant, 9 ans — Henri Fontanie, leur enfant, garçon
boucher, 20 ans”.
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Recensement de 1886,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
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1891
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Le recensement de 1891
(sauf erreur de ma part) saute la rue du Petit-Moulin où plus personne
n’habite, semble-t-il donc.
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Recensement de 1891,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
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1896
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Le recensement de 1896
(sauf erreur de ma part) saute la rue du Petit-Moulin où plus personne
n’habite, semble-t-il donc.— On notera aussi au n°2 rue de la Prison, celui qui annexera
bientôt le Petit Moulin, à savoir le charpentier Berthelot: “Antoine Berthelot, charpentier, chef [de famille], 29 ans — Berthe Laloyau, 28 ans — sans profession, son épouse — Marcel Berthelot, leur enfant, 3 ans
— Camille Berthelot,
leuir enfant, 6 ans”.
|
Recensement de 1896,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
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1897
|
Précieuse gravure de René Ravault père.
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Maxime Legrand, Étampes pittoresque
(la Ville), 1ère édition de 1897, p. 80, dont
un scan ci-dessus.
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1897
|
Évocation du moulin dans un Guide du promeneur:
“Jetons un regard sur le Petit-Moulin,
l’un des établissement de ce
genre les plus anciens d’Étampes, et
qui dépendait jadis du chapitre de Notre-Dame. Il sert actuellement
— ô progrès — d’usine à M. Pasquet [sic],
constructeur-électricien. L’endroit
est assez pittoresque; les vieilles rues aux pavés [p.81] pélagiques
rappellent le moyen âge, et la vue de la rivière,
depuis le pont Danjouan, vaut bien un coup d’œil.”
|
Maxime Legrand, Étampes pittoresque
(la Ville), 1ère édition de 1897, pp. 80-81,
avec une gravure de René Ravault père p. 80, dont
un scan ci-dessus.
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1898
|
Le moulin n’a plus de meunier.
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État des moulins de 1898, édition Gineste
(ici).
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1901
|
Le recensement de 1901
trouve au n°1 de la rue du Petit-Moulin: “Paulin
Pasquier, mécanicien, patron, chef [de famille], 41 ans”, qui semble y vivre seul.
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Recensement de 1901,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (saisie Bernard
Gineste 2011).
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1903
|
Le
24 mai, mise en vente du moulin: “Étude de Me Louis Pasquet,
notaire à Chalo-Saint-Mard. (S.-&-O.). — A vendre par
adjudication à Étampes, au Petit-Moulin par le ministère de Me Louis Pasquet
notaire à Chalo-Saint-Mard le dimanche 24 mai 1903 à deux
heures — 1° une usine hydraulique appelée le Petit-Moulin avec
cour, aisances et dépendances. — Mise à prix: 15,000 fr. —
2° Un jardin près ladite usine d’une contenance de 3 ares 90
centiares. — Mise à prix: 2,000 fr. — On adjugera même sur une
seule enchère. — L’acquéreur de l’usine aura la faculté
de conserver les transmissions, l’outillage de mécanicien et les
canalisations électriques.”
|
Coupure
de presse tirée probablement de l’Abeille d’Étampes,
ou du Réveil d’Étampes, photographiée
et reproduite par SV&SH 67 (saisie B.G. 2011).
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1903
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C’est selon toute apparence
Berthelot qui se porte acquéreur du Petit Moulin, dont il semble
faire une scierie.
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B.G., cf. infra.
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1905
|
Le
22 juillet, assemblée générale de la Société
libre de secours mutuels des ateliers A. Berthelot et E. Cailloux,
qui en entérine les statuts. Président: Dussac;
secrétaire: Auguste Dussac; trésorier: Dumon; contrôleurs:
E. Lelièvre et H. Chambon.
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Statuts
de la Société libre de secours mutules des ateliers
A. Berthelot et E. Cailloux (14 p.), Étampes, Dormann, 1905,
réédition Cattiaux (ici).
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1906
|
Le recensement de
1906 saute la rue du Petit-Moulin où plus personne n’habite semble-t-il.
|
Recensement de 1906,
réédition numérique en mode image mise en ligne
par les Archives départementales de l’Essonne (exploration
Bernard Gineste 2011).
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1913
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Dans un tableau que fait le
directeur de l’Abeille d’Étampes de la reconversion récente
de sept moulins étampois: “Au Petit Moulin, derrière les ateliers Berthelot, chacun
sait que notre industrieux concitoyen, M. Pasquet, a installé,
de sa belle main, comme on dit, depuis la roue motrice jusqu’aux appareils
de transformation, une fabrique de glace, où chacun de nous est assuré
de trouver, à un prix consciencieux — c’est un ami, nous ne faisons pas payer la réclame — une glace compacte et pure. Et il est
curieux de voir les manchons glacés qui entourent les conduits réfrigérants.
On se croirait en Laponie. — Souhaitons à lui et à nous-mêmes un été
chaud, et des demandes nombreuses.”
|
L’Abeille d’Étampes
102/20 (17 mai 1913), p. 2 (saisie de Bernard Métivier).
|
1916
|
Entête
de la scierie Berthelot: “Bois de chauffage & d’industrie
— Chêne Sapin Peuplier — Bois du nord — Parquets et Madriers
— Bardeaux Lattes sciées et fendues — Liteaux et chevrons
— Moyeux Jantes Rais — Limons pour les voitures — Bois de charronnage
— Téléphone 62 — Berthelot – Bois – Étampes —
Nota. — En cas de contestation, le Tribunal d’Étampes seul est
compétent. Mes traites ne sont pas une dérogation au lieu
de paiement qui est Étampes. — A. Berthelot
constructeur. — Etampes (Seine & Oise), le …………..….”
|
Lettre
à entête en date du 15 janvier 1916, en vente sur
le site eBay en juin 2005, avec un petit cliché difficile
à déchiffrer (ci-dessus).
|
1925
|
Réclame
dans l’Almanach d’Étampes: “Hangars agricoles tous modèles
d’habitation, usines, etc. — Plans et devis sur demande. — Charpente
pour bâtiments d’habitation, usines, exploitations agricoles,
etc. — Menuiserie pour bâtiments d’habitation, agencements de
bureaux, magasins, etc. — Serrurerie et charpente en fer pour bâtiments
d’habitation, usines, hangars, etc. — Grilles et portes tous modèles,
modèle économique en fer demi-rond creux. — Bois de
toutes essences pour charpente, menuiserie, charronnage. — A. Berthelot.
— 1, rue de la Prison, Étampes (S.et-O.), tél. 62. —
Reg. Com. Etampes n°695.”
|
Almanach
d’Étampes (dont les réclames scannées par
Jean-Michel Rousseau, ici), voyez
ci-dessus.
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1932
|
La rue du Petit Moulin est officiellement aliénée
au riverain.
|
FG-ELP 95, sans référence.
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1932
|
Le
propriétaire, qui possède une entreprise de chapente,
fait détruire le bâtiment.
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SV&SH
67, sans référence.
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1932
|
Le
9 juin, première lettre de Berthelot au préfet
demandant le déclassement de son moulin.
|
Cf
ci-dessous.
|
1933
|
Entête
de la scierie Berthelot: “Charpente Bois & Fer * Menuiserie
* Serrurerie — Scierie mécanique — Bois de chauffage &
d’industrie — Chêne * Sapin * Peuplier — Bois du nord — Parquets
et Madriers — Bardeaux * Lattes sciées & fendues — Liteaux
et chevrons — Moyeux * Jantes * Rais — Limons pour les voitures —
Bois de charronnage — Adr. Télégr. Berthelot – Bois
– Étampes — Téléphone 62 — Comptes chèques
postaux — N°151-01 Paris — Registre du Commerce 695 Etampes —Nota.
— En cas de contestation, le Tribunal d’Étampes seul est compétent.
Mes traites ne sont pas une dérogation au lieu de paiement
qui est Étampes. — A. Berthelot constructeur. — Etampes
(Seine & Oise), 1, rue de la Prison, le …………. 19….”
|
AD91
7S 43 (saisie B. G. 2011).
|
1933
|
Enquête
relative à la demande de déclassement du moulin.
|
Cf.
ci dessous.
|
1933
|
Le
1er juin, nouvelle lettre au préfet (avec l’entête
ci-dessus): “A. Berthelot constructeur. — Etampes (Seine
& Oise), 1, rue de la Prison, le 1er juin 1933. Monsieur le Préfet,
Préfecture de Seine-et-Oise, Versailles (S-et-O) — Monsieur
le Préfet, — Par ma lettre du 9 juin 1932 je venais vous demander
le déclassement de mon moulin dénommé «Petit
Moulin» «Moulin Notre Dame». — L’enquête ayant
été faite en mars dernier, si je me souviens bien, et
n’ayant reçu jusqu’à ce jour aucun avis, j’ai l’honneur
de venir vous demander de bien vouloir me faire connaître quelle
suite a été donnée à ma demande. — Je vous
prie d’agréer, monsieur le Préfet, l’assurance de ma considération
distinguée. — [Signé:] Berthelot.” |
AD91
7S 43 (saisie B. G. 2011).
|
1933
|
Le
moulin est déclassé.
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FG-ELP
95 (sans référence); SV&SH 67.
|
??
|
Le moulin est démoli, quand?
|
FG-ELP 95 (sans référence).
|
??
|
Deux
clichés non datés du chantier de la scierie Berthelot,
sur l’emplacement de l’actuel parking Berchère.
|
Clichés,
collection et annotations de Jérôme Cattiaux (ci-dessus).
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1945
|
Les
terrains de la scierie Berthelot sont occupés
par l’Air Force Hospital 831. |
Clément
Wingler, Étampes de 1944 à 1946,
2004, § I.4 (ici),
alléguant Archives municipales d’Étampes, 2W2..
|
1975
|
“La
Ville d’Étampes acquiert actuellement la Prison. Évidemment,
c’est pour faire place nette et permettre une opération d’urbanisme
du plus haut intérêt dans la mesure où elle
intéressera les terrains laissés vacants par la scierie
Berthelot et aussi ceux occupés actuellement par la Gendarmerie
qui souhaite une autre implantation.”
|
Gabriel
Barrière (alors maire d’Étampes), Bulletin Municipal
20 (1975), pp. 18 (ici).
|
??
|
Une résidence est construite sur le site approximatif
de l’ancien moulin, quand?
|
??
|
2003
|
L’ancien bief est toujours visible.
|
FG-ELP 95.
|
Chacun est appelé à contribuer à
cette enquête, les petits ruisseaux faisant
les grandes rivières.
B.G., 3 avril 2011.
Toute critique, correction ou contribution
sera la bienvenue. Any criticism or
contribution welcome.
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