2. Texte
du rapport de Bellefare
(1) L’an de grace mil quatre cens soixante unze le jeudi septiesme
jour du mois de novembre, à nous Martin de Bellefare*, conseiller du roy nostre sire en sa court de
parlement, de la partie de venerables et discretes personnes les chantre*, chanoines
et chappitre de l’eglise collegial de Nostre Dame d’Estampes, furent
presentées les lectres du roy nostre sire desquelles la teneur
s’ensuit.
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7 novembre 1471
*
Je n’ai pas trouvé d’autre trace à ce jour de ce parlementaire
(octobre 2010).
** C’est alors, depuis au moins 1466, Jean Olivier,
mort en 1481.
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(2) Loys* par la grace de Dieu roy de France, au premier de nos amez et
feaulx conseillers en nostre court de parlement à Paris et
au bailly d’Estampes** ou à
son lieutenant***, salut.
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Louis XI (roi de 1461 à 1483)
** Non identifié pour l’instant.
*** C’est alors Pierre
de Senneville, cappitaine et lieutenant du bailly d’Estampes (§
68).
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(3) Reçu avons l’umble supplicacion de noz bien amez les chentre,
chanoines et chappitre de l’eglise collegial de Nostre Dame d’Estampes
contenant que tant à cause de la fondacion et doctacion de la
dicte eglise que de pluseurs dons et laiz à icelle faiz, iceulx
supplians, pour faire entretenir et continuer le divin service qui chacun
jour y est fait et celebré bien notablement et devotement ont
plusieurs beaulx, droiz, cens, rentes, possessions et revenues.
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*
La première charte dont puissent faire état les chanoines
est celle de Henri Ier, de 1046, que nous avons déjà
éditée (cliquez ici)
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(4) Et entre autres, à cause de certaine fondacion et ordonnance
faiz en la dicte eglise par feu de bonne memoire Loys d’Evreux, en son
vivant conte d’Estampes*, dès l’an mil trois cens soixante et deux**, ont droit de prendre et
parcevoir par chacun an, entre autres rentes, dix livres parisis de
rente à deux termes, c’est assavoir aux festes de Toussains et
Pasques, sur les manans et habitans de et en la franchise du marché
Saint-Gilles d’Estampes.
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(1362)
*
Comte d’Étampes de 1336 à 1400.
** L’acte de fondation de cette messe a été
édité par dom Fleureau, qui lui consacre un long chapitre
(Antiquitez d’Estampes, pp. 314-331)
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(5) A l’occasion de la dicte rente iceulx supplians sont tenuz perpetuellement
celebrer et ont tousjours depuis celebré et font celebrer chacun
jour en la dicte eglise, incontinent après matines, une haulte
messe à note sollempnelle de Nostre Dame, laquelle messe est
encores nommée la Messe au Conte, et est cothidianement tous
les jours au matin dicte et celebrée par les diz supplians, qui
ont, et leurs predecesseurs, tousjours joy des dictes dix livres parisis
de rente depuis les don et laiz à eulx fait par le dit conte,
sans contredict ou empeschement*,
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*
Elle a été célébrée jusqu’à
la Révolution française.
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(6) jusques environ l’an mil quatre cens cinquante* que les diz
habitans de la dicte franchise ou les aucuns d’iceulx reffuserent de faire
sur eulx assiette** et de payer
aux dis deux termes de Toussains et de Pasques les dictes dix livres
parisis de rente, à chacun d’iceulx termes cent solz parisis,
ainsi que paravant ilz avoient acoustumé.
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(1450 environ)
*
A cette date la ville paraît totalement dévastée
et dépeuplée.
** L’assiette et la répartition sur les habitants
à proportion de leur faculté respective.
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(7) Pour lequel reffuz les diz supplians*
misrent en procès les diz habitans par devant le prevost d’Estampes** ou son lieutenant**, et depuis par devant le
bailly du dict lieu d’Estampes, par devant lequel fu tellement procedé
entre les dictes parties que de certaine sentence donnée par
le dit bailly les diz habitans appellerent en nostre dicte court
de parlement, laquelle depuis renvoya les dictes parties par devant
les gens tenans les Requestes de nostre palais à Paris***.
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*
Le chantre est alors Jean Desmazis (chnatre avant 1440, mort le 17
juillet 1456.).
* Non identifiés
pour l’instant.
** Juridiction de première instance
pour certaines causes, dont on peut faire appel devant le Parlement,
constituées de conseillers qui achètent des commissions
séparées de leur charge de conseillers au Parlement.
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(8) Lesquelz, oyes les dictes parties bien au long, par leur sentence
condempnerent les diz habitans en la dicte franchise, dès le
septiesme jour d’octobre l’an mil quatre cens soixante, à payer
aus diz supplians* pluseurs arreraiges qui escheuz et deuz estoient à
cause de la dicte rente de dix livres parisis, qui furent par eulx moderez
à la somme de cinquante livres. Et outre les condempnerent à
icelle rente continuer et paier dès lors en avant aus diz supplians
et ès despens de la cause.
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(7 octobre 1460)
...* Le chantre
est l’un des deux successeurs de de Jean Desmazis, soit Jean de Barre
(à partir d e 1456), ou Quentin Dubois (cité en 1463).
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(9) Laquelle sentence de condempnacion fut depuis confermée
par arrest de nostre dicte court, et les diz habitans condempnez en
l’admende et ès despens de la cause d’appel.
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(10) Lesquelz sentence et arrest nostre amé et feal conseiller
en nostre dicte court de parlement illustre Pierre Clutin* mist à
execucion, et en ce faisant mist et imposa sur iceulx habitans chacun
selon sa faculté les sommes èsquelles ilz avoient esté
condemnez, et, pour les contraindre à payer chacun en son impost,
bailla ses rooles et commissions adressans à certains sergens**, pour ce que à faire
les dictes contrainctes ne povoit bonnement vacquer, afin aussy d’eviter
les frais qu’il eust convenu porter aus dictes parties.
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* Parlementaire en vue, cité
comme tel au moins de 1465 à 1472 (cf. § 33).
* Non
identifiés.
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(11) Mais ces choses non obstans, aucuns des diz habitans qui, comme
ilz disoient, n’avoient esté compris ès dictes sentence
et arrest, furent reffusans de payer leur dicte part de la dicte rente
et se misrent en procès à l’encontre des diz supplians
par devant nos diz conseillers les gens tenans les dictes requestes.
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(12) Lesquelz finablement, oyes bien au long les diz habitans, par
autre sentence donnée le premier jour de janvier l’an mil quatre
cens soixante et huit, les condempnerent à paier les arreraiges
par eulx deuz aus diz supplians à cause de la dicte rente de dix
livres parisis depuis l’an mil quatre cens cinquante includ jusques au
commancement du dit procès, et ceulx que pendant et depuis icellui
estoient escheuz, et à icelle rente continuer, et ès despens.
De laquelle sentence ne fut appelé ne reclamé.
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(1er janvier
1469 [en nouveau style])
*
Le chantre est alors Jean Olivier (depuis au moins 1465).
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(13)
Ainçois congnoissans les diz habitans le grant tort qu’ilz
avoient, se tirerent par devers les diz supplians et confesserent qu’ilz
estoient tenuz ès dictes rente et arreraiges, leur requisrent
moderacion et diminucion de la dicte rente avec temps et delay pour payer
les diz arreraiges ès quelz ilz avoient esté condemnez.
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(14) Et lors iceulx supplians voulans entretenir les diz habitans en
[p.2] amour, et les supporter à
ce que ou temps advenir ilz les paiassent sans procès, inclinant
à la grant priere et requeste de pluseurs leurs amys de la dicte
ville d’Estampes* et autres, et apprès que tous iceulx habitans en
la dicte franchise eussent, de leur bon gré, vouloir et consentement,
acquiessé aus dictes sentence et arrest, confessé, consenti
et declairé estre tenuz, obligez et reddevables à payer
aus diz supplians par chacun an aus diz deux termes la dicte rente de
dix livres parisis tant qu’ilz et chacun d’eulx seroient demourans en
la dicte franchise, modererent et diminuerent aus diz habitans les diz
arreraiges et rente, et entre eulx composerent en la maniere qui s’ensuit.
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*
Les chanoines de Notre-Dame paraissent pour la plupart, d’après
la documentation en notre possession, issus de la bourgeoisie étampoise,
avec laquelle ils ont donc de nombreux liens personnels.
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(15) C’est assavoir que les habitans s’obligerent et promisrent paier
aus diz supplians, pour tous les arreraiges et despens èsquelz
ilz avoient esté condempnez, la somme de quarante livres parisis
dedans dix ans lors ensuivans, c’est assavoir chacun an quatre livres
parisis aux termes de Pasques et Toussains par moytié, jusques à
fin de paie, sans ce comprandre aucuns des diz habitans qui paravant ladicte
composicion avoient composé avec les diz supplians*, qui en
riens ne devoient estre par la dicte composicion tenuz des dictes dix livres
parisis.
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*
Il n’est plus fait mention ensuite de cette distinction entre ceux
qui avaient composé et ceux qui ne l’avaient pas fait. Il semble
donc qu’au bout du compte personne n’avait payé.
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(16) Et, au regart de la dicte rente de dix livre parisis, iceulx habitans
s’obligerent et promisdrent paier dès lors en avant jusques
à dix ans ensuivans cinq livres parisis par chacun an, aus diz
deux termes; et, les diz dix ans passez, jusques à cinq ans ensuivans,
dix livres parisis aussy, aus diz deux termes de Pasques et Toussains
par moytié; tant seullement et sans prejudice aus diz supplians
de leur dicte rente, comme plus à plain peult apparoir par lectres
sur ce faictes et passées par les dictes parties soubz les seaulx
de la prevosté d’Estampes le troisiesme jour de may l’an mil
quatre cens soixante et neuf*.
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(3 mai 1469)
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(17) Depuis lesquelles composicions et moderacions faictes, les diz
habitans, non obstans leurs dictes obligacions et promesses, et eulx
monstrant ingraz et obstinez, ont esté et sont reffusans ou
delayans de payer et continuer la dicte rente, combien que par pluseurs
et diverses foiz en ayent esté deuement sommez et requis, tellement
que de present en sont deubz à iceulx supplians cinq termes escheuz
dès le jour de la Toussaint dernier passé*, montant
à la somme de vingt et deux livres dix solz parisis.
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*
C’est-à-dire le 1er novembre 1470.
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(18) Pour avoir paiement de laquelle somme les diz supplians se sont
transportez par devers le prevost d’Estampes ou son lieutenant, et
par devant lui ont requis et sommé les diz habitans de faire
assiecte sur eulx et payer la dicte somme, dont ilz ont esté
reffusans.
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(après
le 1er novembre 1470)
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(19) Et à ceste cause, a icellui prevost fait adjourner aucuns
des diz habitans, pour faire assiecte de la dicte somme. Mais les aucuns
des diz habitans n’ont voulu comparoir et se sont laissiez mectre en
deffault, et les autres qui ont comparu, ausquelz le dit prevost a fait
commandement qu’ilz lui aidassent à faire la dicte assiecte, ont
respondu qu’ilz n’en feroient riens, et n’a peu ni sceu le dit prevost
tant faire que les diz supplians aient [aucun (mot de
lecture douteuse)] payement, mais leur a respondu qu’ilz se pourveussent*, et qu’il ne savoit que faire, au grant grief,
prejudice et dommaige des diz supplians. |
*
C’est-à-dire qu’il fassent appel directement à l’autorité
royale
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(20) Et plus pourroit estre, se par nous ne leur estoit sur ce pourveu
de remede et provision de justice, si comme ilz nous ont fait remonstrer,
en nous requerant humblement que (attendu la grant moderacion par
eulx faicte aus diz habitans pour cuider doresenavant estre payez sans
contradiction ou empeschement, et que s’ilz n’estoient payez, fauldroit
cesser de dire la dicte messe et faire le dit service divin), nous leur
vueillons sur ce pourveoir de nostre dit remede*.
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*
Tout ce paragraphe (sauf la parenthèse) est une clause de style
usuelle qui marque la transition entre la requête des suppliants,
rapportée par le roi, et l’exposé de sa décision.
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(21) Pour quoy NOUS, ces choses considerées, voulans les dictes
sentence, arrest et composicion avoir et sortir leur plain effect,
et la dicte messe et aussy le divin service estre entretenuz en la
dicte eglise, vous mandons et commettons et à chacun de vous
sur ce requis que, se, les dictes parties presentes ou appellées
ou procureur pour elles, il vous appert des diz sentence et arrest,
ensemble des dictes lectres de moderacion et composicion, [apparente lacune: qu’il en soit ainsi], et que par icelles les diz habitans se soient
obligez à payer aus diz supplians chacun an aus diz deux termes
de Pasques et la Toussains les dictes quatre livres parisis à
cause des diz arreraiges et despens et les dictes cinq livres parisis
à cause de la dicte rente et autres choses dessus dictes, ou
de tant que souffire doye.
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(22) Vous, ou dit cas, contraingnez ou faictes contraindre les diz
habitans et chacun d’eulx par toutes voyes et manieres deues et raisonnables
à rendre et payer aus diz supplians les sommes de deniers
que trouverez leur estre deuz et escheuz d’arreraiges depuis les dictes
composicions, en faisant ou les contraingnant à faire assiete
entre eulx d’icelles sommes, ainsy qu’il est acoustumé de faire,
et à continuer les diz payemens, tout selon la teneur des dictes
sentence et arrest et composicions dessus dictes. |
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(23) Car ainsy nous plaist il estre fait, non obstant quelzconques
lectres subreptices impetrées ou à impetrer à
ce contraires*. Mandons et commandons à
tous noz justiciers, [p.3]
officiers et subgetz que à vous, et à voz commis et depputez
en ce faisant, obeyssent et entendent diligemment. Donné à
Paris le VIIme jour de novembre l’an de grace mil quatre cens soixante
et unze, et de nostre regne le unziesme. Ainsy signé: Par le roy,
à la relacion du conseil, Rolant.
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(7 novembre 1471)
*
Clause de style écartant les lettres royaux ou autres que certains
arrivaient à se procurer en faisant jour des relations à
la cour de manière à empêcher ou retarder l’exécution
de la volonté royale.
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(24) En nous requerant que voulsissions proceder à l’execucion
d’icelles, offrans nous faire deuement apparoir de leur [mot oublié: droit]
donné à entendre par les dictes lectres. Et nous aus
diz de chappitre octroyasmes noz lectres de commission.
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(25) Par vertu desquelles Jehan Lemercier*
et Jehan Letellier**, sergens
royaulx ou bailliage d’Estampes, adjournerent tous et chacuns les
manans et habitans de la franchise du marché d’Estampes à
comparoir par devant nous au dit lieu d’Estampes en l’ostel de Jehan
Gontier*** en la dicte franchise, au
dimenche ensuivant, à l’eure de l’issue de grant messe, contre
les diz de chappitre ou leur procureur pour eulx, pour veoir par nous
proceder à l’execucion des dictes lectres, respondre sur ce,
et faire ainsy que de raison, comme par la relacion des diz sergens à
nous faicte tant de bouche comme par escript soubz leurs sceaulx et
seingz manuelz nous est deuement apparu.
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*
Sont cités comme censitaire de Longchamp un Jean Lermercier
en 1271 (n°21), un Meistre Hébert Lemercier clerc en 1271
(n°73), 1274 (n°4) et 1292 (n°48) et une fille de feu
Jean Lemercier en 1298 (n°87), un Henri Lemercier en 1323 (n°).
etc.
** Le
* ** Le dit Jean Gontier,
avec sa femme, fera partie des condamnés (§ 28 et 71).
Hôtel signifie seulement ici demeure bourgeoise.
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(26) Et le samedi ensuivant neufiesme jour du dit mois, partismes
de Paris et allasmes au dit lieu d’Estampes.
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samedi 9 novembre
1471
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(27) Le dimenche ensuivant, nous estans au marché de Saint
Gille d’Estampes en l’ostel de Jehan Gontier, comparurent par devant
nous les diz chantre* et chappitre de la dicte eglise Nostre Dame d’Estampes, par
maistre Estienne Lepiat** licencié
en lois leur procureur, et avec lui messire Jehan Charpy*** et messire Jehan Delaporte**** chanoinnes d’icelle eglise
d’une part,
(28) et Gervaise Gibon, Guillaume
Lucquet, Jehan Preudomme, Jehan le Beuf, Jehan du Roussay, Thomas
du Roussay, Guillaume Legat, Jehan Charles, Simon Boivin, Jehan Bandon,
Guillaume Perner, Jehan Perriou, Jehan Esperance, Anthoine Guischart,
Guillaume Chastillon, Jehan Avisse, Jehan Rogier, Jehan Hacte, Jehan Gontier,
Simon Rondeau, Jehan Brossart, Jehan Houllier, Jehan Emery, Jehan de Lisle,
Guillaume Chollet, Geuffroy Renault, Thevenin Durant, Guillot Bary, Jehan
Sachet, Guion Brunet, Guillaume Baudouyn, Marquet du Bois, Macé Saulle,
Phelippot de Vaulx, Pierre Robillart, Jacquet Regnart, Phelippot Michault,
Jehan Michault, Alain Herclem, Guillaume Brosson, Jehan Marie, Jehan Danjou
et autres, en leurs personnes, faisans tous ou la plus grant partie des
manans et habitans de la franchise du marché de Saint Gilles d’Estampes,
d’autre part****.
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dimanche 10 novembre
1471
*
C’est alors comme on l’a déjà dit Jean Olivier.
** Étienne
Piat ou Lepiat, signalé comme garde du sceau de la prévôté
le Le 19 août 1478 (Cartulaire de Notre-Dame,
édition Alliot, n° LXXXI, p. 95) et encore le 20 juillet
1480 (Gombault 1480, éd. Gineste).
*** Déjà
signalé le 2 février 1463 comme administrateur
de l’hôpital Saint-Antoine.
**** Encore signalé
le 20 juillet 1480 comme proviseur de l’église Notre-Dame, d’une
famille domiciliée en face de Notre-Dame (acte édité
ici)
**** Sur
tous ces bourgeois, dont la liste est complétées plus
bas (§ 71) et sur ce qu’on sait de chacun, voyez
notre annexe prosopographique (cliquez ici).
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(29) Ce fait, de la partie des diz chantre et chappitre nous furent
presentées derechef les dictes lectres royaulx, et requis l’execucion
et enterinement d’icelles, et, pour nous faire apparoir de ce que
contenoient les dictes lectres, iceulx chantre et chappitre misrent
et produisrent par devers nous, premierement, les lectres de sentence
donnée et prononcée à leur prouffit par les gens
tenans les requestes du palais, le septiesme jour d’octobre l’an mil
quatre cens soixante,
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(7 octobre 1460)
|
(30) par laquelle les diz habitans et manans de la franchise du marché
Saint Gille d’Estampes furent condempnez à rendre et payer
aus diz chantre et chappitre les arreraiges escheuz depuis l’an cinquante
jusques au dit jour à cause de dix livres parisis de rente que
les diz chantre et chappitre ont droit de prendre et parcevoir par chacun
an aux termes de Pasques* et Toussains** par moytié
sur les diz habitans, lesquelz ilz modererent à cinquante
livres parisis,
|
*
La Pâque chrétienne est une fête mobile oscillant
selon les années entre le 22 mars et le 25 avril.
** La
Toussaint tombe le 1er novembre.
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(31) et si les condempnerent à continuer doresenavant par chacun
an, aus diz deux termes esgallement par moytié, la dicte rente
de dix livres parisis, et à icelle asseoir seur eulx le plus esgallement
que faire se pourra, pour en faire paiement aus diz chantre et chappitre,
et ès despens de la cause. |
|
(32) Et oultre fu ordonné par icelle sentence que les diz
habitans seroient contrainctz par toutes voyes et manieres deues
et raisonnables à faire sur eulx la dicte assiette en la maniere
acoustumée* d’ancienneté.
|
*
Le premier u a ici la forme d’un n.
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(33) Avec l’arrest de la dicte court de parlement confirmatoire de
la dicte sentence du treiziesme jour d’aoust l’an mil quatre cens soixante
et trois, l’executoire d’icellui et certaines procedures faictes par
monseigneur maistre Pierre Clutin* aussy conseiller du roy
en icelle court, executeur des dictes sentence et arrest.
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(13 août
1463)
*
Sur Clutin, voyez la note au § 10.
|
|
(34) Item aussy, autres lectres de sentence des dictes requestes du
dernier jour de janvier quatre cens soixante et huit, par laquelle pluseurs
illec nommez (qui disoient non estre compris ès diz sentence et
arrest) furent condempnez et chacun d’eulx comme habitans et demourans
en la dicte franchise du marché Saint Gilles d’Estampes à
payer les arreraiges pour les années que chacun d’eulx a demouré
en la ditte franchise depuis l’an mil quatre cens cinquante jusques alors,
à cause des dictes dix livres parisis de rente que les diz de
chappitre ont droit de prendre et parcevoir, par chacun an aus diz deux
termes, sur les diz habitans, et à continuer doresenavant par chacun
an, aus diz termes, tout selon la forme et teneur des diz sentence et
arrest, à [p.4] faire assiecte
des dictes sommes et ès despens. |
(31 janvier 1468)
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(35) Et finablement autres lectres de transaction annexées
ensemble soubz le scel de la prevosté d’Estampes données
en datte le troisiesme jour de may l’an mil quatre cens soixante et
neuf.
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(3 mai 1469)
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(36) Par la premiere desquelles les diz habitans de la franchise
du marché Saint Gilles d’Estampes illec nommez et chacun d’eulx
recongnurent et confesserent qu’ilz estoient deuement informez, acertenez
et avoient entiere congnoissance que leurs predecesseurs qui ont esté,
eulx mesmes qui sont, et leurs successeurs qui seront, manans, habitans
et demourans ès fins et mectes d’icelle franchise du marché
Saint Gilles d’Estampes, ont esté, sont et seront tenuz, chargez
et redevables à cause de certaine franchise dont ilz ont tousjours
joy et joyssent, rendre et payer aus diz chantre et chappitre de la dicte
eglise Nostre Dame d’Estampes ou à leur procureur et receveur dix
livres parisis de rente par chacun an à deux termes, Pasques et Toussains,
à chacun d’iceulx termes cent solz parisis, à cause de la fondacion,
dotacion et augmentacion d’une messe dicte chacun jour en la dicte eglise
nommée la Messe au Conte. Et apprès recongnoissent et confessent
les sentence et arrest dessus diz, qu’ilz ont pour aggreables et y acquiessent,
promettent non venir contre ce.
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|
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(37) Et par les autres lectres ilz confessent devoir et estre tenuz
payer aus diz chantre et chappitre Nostre Dame d’Estampes quarante livres
parisis, par composicion par eulx faicte, à cause des arreraiges
et despens en quoy ilz avoient esté condempnez envers les diz
de chappitre pour raison des dictes dix livres parisis de rente, laquelle
somme de quarante livres parisis les diz habitans promectent payer
dedans dix ans lors ensuivans, quatre livres parisis par chacun an à
deux termes, c’est assavoir Pasques quarante solz parisis, Toussains quarante
solz parisis, premier terme à Pasques lors ensuivans, et ainsy
d’an en an jusques à la fin de paye. |
(3 mai 1469)
|
(38) Et pour ce que les diz de chappitre, par leurs lectres pattentes,
pour les causes contenues en icelles mesmement, par charité
et aumosne, ont diminué la dicte rente de dix livres à
cent solz parisis jusques à dix ans, et cinq ans apprès
à six livres parisis, les diz habitans confessent que c’est sans
fraude, prejudice et diminucion dela dicte rente, les diz quinze ans passez,
et ilz promettent payer et obliger leurs biens,
|
|
(39) Lesquelles lectres ainsy mises et produictes par devers nous
de la partie d’iceulx chantre et chappitre, fu dit et proposé
que, combien que par les sentence, arrest et composicions dessus diz,
les diz habitans fussent tenuz payer la dicte rente de dix livres parisis
par an, au moins cent solz parisis à cause de la dicte rente,
et quatre livres parisis en paiement de la dicte somme de ~~~~~~~~ quarante
livres parisis, qui sont neuf livres parisis par chacun an, selon la
dicte composicion faicte entre eulx, neantmoins depuis les diz composicions
et tractiez ils n’en avoient payé aucune chose, tellement que à
present leur en estoit deue la somme de vint et deux livres dix solz
parisis pour cinq termes escheuz, le jour et terme de Toussains dernierement
passé.
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(depuis le 1er
novembre 1470)
|
(40) Pour avoir payement de laquelle somme, ilz avoient pluseurs
foiz sommez et requis les diz habitans de faire sur eulx assiecte et
paier la dicte somme, et par chacun terme, mais ilz en avoient esté
reffusans. A ceste cause s’estoient iceulx chantre et chappitre traictz
par devers le prevost d’Estampes, auquel les diz habitans n’avoient voulu
obeyr ne comparoir par devant lui pour faire la dicte assiette. Et à
ceste cause s’estoient traictz par devers le roy, duquel ilz avoient
obtenu les dictes lectres à nous presentées.
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(41) Et lesquelles d’abondant nous presenterent, en nous requerant
que nous voulsissions proceder à l’execucion et enterinement
d’icelles, et en ce faisant contraindre les diz habitans et chacun d’eulx,
par toutes voyes et manieres deues et raisonnables, à leur rendre
et payer les sommes de deniers à eulx deues et escheues d’arreraiges
depuis les dictes composicions,
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(42) et que, pour ce faire, fussent iceulx habitans par nous contraintz
à faire assiete sur eulx des dictes sommes, et, en leur reffuz,
nous mesmes feissions la dicte assiete, tellement qu’ilz puissent
avoir paiement d’icelles sommes,
|
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(43) et oultre, leur feissions commandement et injonction, sur certainnes
et grans peinnes, de payer doresenavant, aux termes et selon la teneur
des dictes composicions, les sommes qui escherront tout selon la teneur
des dictes lectres, requerans despens.
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(44) Lesquelles lectres royaulx par nous receues, nous en feismes
faire lecture publicquement en la presence de tous les diz habitans
illec presens,. Et ce fait, apprès ce que nous leur eusmes signiffié
qu’il nous estoit deuement apparu du contenu ès dictes lectres
royaulx, par les sentence, arrest et lectres de composicion dessus diz,
leur demandasmes s’ilz voulloient aucun chose dire au contraire.
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(45) Lesquelz, apprès aucunes parolles, se tirerent appert
en une autre chambre*, en laquelle nous
allasmes par devers eulx et leur declairasmes bien au long les procès
qui avoient esté pour cause des dix livres parisis de rente,
les sentence et arrest sur ce intervenuz, et les composicions par eulx
mesmes faictes, en leur remonstrant qu’il failloit payer et qu’ilz
advisassent entre eulx de obeyr à justice. Et à tant [mot gratté: les] [p.5] les laissasmes.
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dimanche 10 novembre
1471 (matin)
*
Dans une autre pièce de la maison de Jean Gontier.
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(46) Et tost apprès les diz habitans vindrent par devers nous
et nous requisrent avoir delay d’eulx conseiller. Et nous leur assignasmes
jour à la relevée* du dit jour
à comparoir par devant nous au dit lieu d’Estampes en l’ostellerie
de l’Angle*, en laquelle nous estions logez,
pour venir par conseil dire ce que bon leur sembleroit, touchant l’execucion
et enterinement des dictes lectres.
|
*
Relevée: après-midi.
* Angle
est une ancienne graphie pour Ange. L’enseigne de cet établissement
est sans doute un Saint Michel terrassant le dragon. Il y bien
eu une hostellerie de Saint-Michel, rue Pavée, citée comme
disparue en 1748, dans la paroisse Saint-Gilles mais en dehors de la
Franchise.
|
(47) Et, à la relevée du dit jour, comparurent par
devant nous les diz chantre et chappitre, icellui chantre et pluseurs
chanoinnes de la dicte eglise en leurs personnes, et par maistre Estienne
Piat leur procureur d’une part, et les diz habitans dessus nommez en
leurs personnes d’autre part.
|
dimanche 10 novembre
1471 (après-midi)
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(48) De la partie desquelz habitans fu dit et proposé que,
comme habitans, ilz n’estoient tenuz faire assiete ne paiement des
dictes sommes, car, comme ilz disoient, les maisons, masures, jardins
et autres heritaiges assis en la franchise du dit marché de Saint
Gille d’Estampes estoient tenuz au payement de la rente pretendue par
les diz de chappitre, et non les diz habitans, ainsy qu’ilz disoient
apparoir par lectres bien anciennes, lesquelles ilz nous monstrerent,
disans qu’elles n’avoient esté produictes ou premier procès,
mais seullement en la court de parlement ou procès en cas d’appel.
|
|
|
(49) Les diz chantre et chappitre disans au contraire que veuz les
sentences, arrest et composicion dessus diz nous devions proceder
à l’enterinement des dictes lectres. |
|
(50) Et nous, oyez les dictes parties, veues les lectres, tiltres
et tout ce que icelles parties avoient mis et produict par devers nous
dismes et declairasmes par nostre sentence et par droit que les dictes
lectres royaulx impetrées et à nous presentées
par les diz chantres et chappitre de Nostre Dame d’Estampes leur seroient
enterinées, (et les enterinasmes),
|
|
(51) et que nous procederions à l’execucion d’icelles, et,
en ce faisant, seroient les dictz habitants et chacun d’eulx par nous
contraintz, par toutes voyes et manieres deues et raisonnables, à
faire solucion et paiement aus diz de chappitre des sommes de deniers
à eulx deues et escheues d’arreraiges, à cause des dictes
dix livres parisis de rente depuis les dictes composicions, et à
continuer doresenavant aus diz termes et selon la teneur d’icelles composicions.
|
|
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(52) Non obstant chose par eulx proposée au contraire, dont
nous les deboutasmes. Et si les condempnasmes ès despens de l’instance
sur iceulx, nostre tauxacion reservée*, sauf toutes voyes à
iceulx habitans, leurs actions et recours de garentie contre tous
ceulx qui ont masures, maisons, jardins ou autres heritaiges en la
dicte franchise et n’y sont demourans, et à eulx leurs [deffen(ses) (mot de lecture incertaine)] au contraire. |
*
Bellefare semble ici faire allusion à sa propre rémunération,
dont nous n’entendons pas parler par ailleurs.
|
(53) Ce fait, en procedant par nous à l’execucion des dictes
lectres et de nostre sentence, et apprès ce que avecques iceulx
habitans nous eusmes calculé et compté combien il estoit
deu d’arreraiges depuis les dictes composicions, et trouvasmes que
(pour ce que le premier terme et payement estoient escheu à Pasques
l’an mil quatre cens soixante et dix), il en estoit deu deux années
escheues au terme de Toussains derrenier passé, chacunne desquelles
années monte neuf livres parisis. Ainsy est deu aus diz de chappitre
dix et huit livres parisis.
|
|
(54) Nous feismes exprès commandement de par le roy nostre
dict seigneur à tous les diz habitans et chacun d’eulx qu’ilz
feissent paiement aus diz chantre et chappitre de la dicte somme de
dix huit livres parisis, pour les diz arreraiges escheuz le dit jour
et terme de Toussains derrenier passé; et pour ce faire qu’ilz
feissent seur eulx assiete de la dicte somme le plus esgallement que
faire se pourroit.
|
|
|
(55) Mais ilz nous respondirent tous que ilz n’en feroient assiecte.
Jamais n’en avoient fait et ne saroient comment la faire. Et nous leur
respondismes que, s’ilz ne la faisoient, nous la ferions à leurs
despens*. |
*
Nouvelle allusion de Bellefare à sa propre rémunération,
dont nous n’entendons pas parler par ailleurs.
|
(56) Et lors ils nous requisrent que nous leur feissions faire aucune
moderacion de la dicte somme par les diz de chappitre. Sur quoy, apprès
plusieurs parolles dictes entre les dictes parties, de leur accort
et consentement, fu ordonné et appoincté que, le landemain
matin, tous les diz de chappitre se rendroient par devers nous et en
nostre logis, et pareillement tous les diz habitans, pour aviser entre
eulx se* iceulx de chappitre leur vouldroient
faire aucune moderacion.
|
*
Se: si.
|
(57) Le dit jour de lendemain, qui fu lundi unziesme jour du dit
mois de novembre, comparurent par devant nous les diz chantre et chappitre
de l’eglise Nostre Dame d’Estampes, tous en leurs personnes, d’une
part, et les diz habitans dessus nommez, aussy en leurs personnes,
d’autre part.
|
lundi 11 novembre
1471 (matin)
|
|
(58) De la partie desquelz habitans, apprès ce que eusmes recité
ce qui avoit est fait le jour precedent, fu requis aus diz de chapittre
qu’ils leur voulsissent faire aucune moderacion, tant des neuf livres
qui leur sont deues par chacun an jusques à dix ans, c’est assavoir
cent solz parisis pour et ou lieu de dix livres parisis de rente et
quatre livres parisis en paiement et diminucion de quarante livres
parisis pour arreraiges et despens, comme aussy de la dicte somme de
dix huit livres escheue au dit jour de Toussains dernier passé,
et que sur ce ilz parlassent ensemble et eussent regart à leur
pouvreté. |
|
(59) Sur quoy les diz de chappitre s’assemblerent, et apprès
ce qu’ilz orent communicqué et parlé ensemble, [p.6] firent response aus ditz habitans,
par la bouche du dit chantre, que quant au regart des dictes neuf
livres parisis par iceulx deues chacun an à deux termes, comme
dit est, et pour les causes dessus dictes, ils n’en feroient aucune moderacion
ou diminucion.
|
|
(60) Mais au regart des arreraiges escheuz au dit jour de Toussains,
ilz estoient contens de les quitter, et de fait les quitterent pour
unze livres parisis, parmy ce que les diz habitans ne leur demanderoient
plus de moderacion et continueroient doresenavant selon la teneur des
dictes composicions.
|
|
|
(61) Ce fait, nous feismes derechef commandement aus diz habitans qu’ilz
feissent sur eulx assiecte de la dicte somme de unze livres parisis,
ou qu’ilz esleussent aucun d’entre eulx pour assister avec nous à
faire la dicte assiete. Mais ilz n’en voulurent riens faire. Et pour
ce que nous en voulusmes prendre aucuns pour assister avec nous, ilz
s’excuserent tous de diverses excusacions, et finablement nous disrent
que nul n’oseroit assister avec nous pour commancer la dicte assiete,
car jamais ilz ne s’oseroient trouver ou dict marché*. |
*
Chacun redoute l’ostracisme de l’ensemble de la communauté
en cas de collaboration avec l’autorité.
|
(62) Et à ceste cause, ce oy, nous deismes [mots oubliés: par notre sentence] et par droit que nous procederions à faire
la dicte assiete + [+de la dicte somme
ainsy que de raison], et que, pour nous
informer des facultez des diz habitans, tous iceulx habitans demoureroient
illec avec nous. Et de fait les feismes tous demourer, et leur deffendismes
le partir.
|
|
(63) Ce fait, les nommasmes tous par nom et surnom* et leur fismes commandement de nous nommer les
absens, et lors ilz nous en nommerent quatre ou cinq, tous lesquelz
nous meismes en ung roolle.
|
*
A cette date le véritable nom est ce que nous appelons aujourd’hui
le prénom, et la patronyme n’est encore ressenti que comme
un surnom.
|
(64) Et pour ce que entre autres ilz nous nommerent ung nommé
Hervy Lelong officier du roy, lequel combien qu’il eust esté
adjourné et fust l’un des principaulx de la dicte franchise,
n’estoit pas venu ne comparu par devant nous, nous env*oiasmes querir icellui Lelong. Et ce pendent
procedasmes à nous informer des facultez, demourances, tenemens
et charges des diz habitans par pluseurs voyes et interrogatoires. Et
en ce faisant survint le dit Hervy Lelong, lequel nous demanda pourquoi
il avoit esté mandé, et nous lui declairasmes le contenu
ès dictes lectres royaulx et ce que est dit est dessus et il respondit
qu’il estoit quicte des tailles du roy et ne paieroit riens de la dicte
rente, en nous declairant qu’il estoit appellant et de fait appella de nous
et s’en alla.
|
*
Hervé Lelong. Sa charge n’est pas précisé. Probablement
fils de Jean Lelong, signale comme prévôt d’Étampes
en 1439.
** Le v a ici la forme d’un n.
|
(65) Ce non obstant, nous achevasmes de nous informer des dictes
facultez et demourances des diz habitans et autres choses qui nous
povoient mouvoir à faire la dicte assiete. Mais quant iceulx
habitans virent leur assiete presque faicte, ilz nous demanderent congié
d’eulx en aller l’un apprès l’autre, disans qu’ilz s’atendoient
à nous.
|
|
|
(66) Et lors nous leur feismes commandement de par le roy, sur peinne
d’amende, que chacun d’eulx, de droit soy, payast la somme à
laquelle il seroit assiz; et que doresenavant ilz et chacun d’eulx continuassent
de payer à deux termes, par chacun an, les diz cent solz parisis
d’une part; et quatre livres parisis d’autre part, jusques à dix
ans, et de là en apprès, jusques à cinq ans, six
livres parisis, et de lors en avant dix livres parisis # [# et feissent sur eulx assiete de ce qui sera
deu à chacun terme, selon] la teneur
des dictes composicions et des sentence et arrest dessus diz. |
|
(67) En oultre, deismes et ordonnasmes que par nous pour ceste foiz,
et doresenavant (apprès ce que les diz habitans aront esté
sommez de fere assiete et payer ce qui sera deu, en leur reffuz ou
delay), par nous ou par + [+ le premier
de mes seigneurs les conseillers du roy en la dicte court sur ce requis,
ou par les bally, prevost d’Estampes ou leurs lieutenans sera faicte
assiete sur iceulx habitans de ce qui sera deu, et feront roolle, commission
et contraincte balliez aus diz chantre et chappitre, pour contraindre
les diz habitans et chacun d’eulx à paier ce qui sera deu à
chacun terme, par prise vendue et explectation*
de leurs biens, et à leurs propres coustz et despens. (paraphe)]
|
*
Explectation: exploitation, utilisation complète.
|
(68) Tost apprès nous mandasmes Pierre de Senneville*, cappitaine
et lieutenant du bailly d’Estampes, Jehan Dantelleu** procureur du roy au dit
lieu, l’esleu d’Estampes*** ou son lieutenant,
et Jehan Lemercier**** sergent royal bien ancien et voisin des diz habitans, avec lesquelz
nous conferasmes.
(69)
Et, tout ce qui avoit esté par nous fait recité, ensemble
ce que nous sentions* des facultez des diz habitans, par leur avis et conseil, procedasmes
à faire, et de fait feismes assiette de la dicte somme de XI
livres parisis à laquelle les diz de chappitre avoient composé
et chevy** et pour ceste
foiz seullement quitté les diz habitans,
|
*
Qu’il soit capitaine semble indiquer quele bailli
ne réside pas à Étampes.
** Cité
le 4 décembre 1496 comme juré, commis et ordonné
par justice à régir, garder et gouverner les droictz,
franchises et libertez, jadis donnés par les roy de France
à feu Eude le Maire.
*** Non identifié.
*** Déjà
cité au § 25.
*
Sentions: jugions.
** Chevir:
traiter, composer.
|
(70) pour les diz arreraiges escheuz depuis le mois de may l’an mil
quatre cens soixante et neuf que furent faictes les dictes composicions,
jusques au terme de Toussains dernier passé, icellui terme includ,
à cause des diz cent solz parisis de rente que jusques à
dix ans à compter depuis le dit mois de may soixante et neuf
les chantre et chappitre ont droit de prendre sur les diz habitans,
ou lieu de dix livres parisis de rente d’une part, et de quatre livres
parisis dues par chacun an aus diz de chappitre jusques à la parpaye
de ~~~~~~~~ quarante livres parisis, à quoy les diz habitans ont
pieça* composé aus diz de chappitre pour pluseurs arreraiges
et despens, en quoy ilz avoient esté condempnez envers eulx, en
la manière qui suit:**
|
* Piéça: depuis longtemps.
** Sur cette liste nous renvoyons d’une part à
notre étude prosopographique (pour ce que enous savons de chacun)
et d’autre part à notre étude statistique.
|
(71) Gervaise Gibon,
huit sols parisis; Guillemin Lucquet, trois solz parisis; la veufve
Estienne Rondeau, deux solz parisis; Jehan Preudomme, cinq solz parisis;
Jehan le Beuf, deux solz parisis; Jehan du Roussay, six solz parisis;
Thomas du Roussay, deux solz parisis; Guillaume Legat, deux solz; Simon
Boyvin et sa femme, cinq solz; Jehan Charles; trois solz; Jehan Baudon;
deux solz; Guillaume Perner, [p.7] deux solz;
Jehan Perriou, trois solz; Jehan Esperance, deux solz; Anthoine Guischart,
~~~~~~~~~ six solz; Guillaume Chastillon, cinq solz; Jehan Avisse, dix
solz; Jehan Roger le jeune, quatre solz; Jehan Haste, six solz; Jehan Gontier
et sa femme, neuf solz; les Cappis et leur seur, neuf solz; Simon Rondeau,
deux solz; Jehan Brossart le jeune, trois solz; Jehan Houllier, huit solz;
Jehan Emery, six solz; Jehan de Lisle, six solz; Jehan Brossart l’aysné,
sept solz; Guillaume Cholet, cinq solz; Jehan Le Maire et Geuffroy Regnault,
douze solz; Thevenin Durant, deux solz; Jehan Baudon l’aisné, quatre
solz; Guillot Barry, cinq solz; Jehan Saichet, cinq solz; la veufve Perrin
Dauphance, trois solz; Guion Brunet, six solz; Guillaume Baudouyn, trois
solz; Marquet Dubois, deux solz; Macé Saulle, quatre solz; Hervy Lelong,
huit solz; Phelippot de Vaulx, deux solz; Pierre Robillart, quatre solz;
Jacquet Regnart, deux solz; Phelippot Michault, deux solz; Jehan Michault,
quatre solz; Alain Herclem, deux solz; Guillaume Brosson, trois solz; Jehan
Marie l’aisné, trois solz; Jehan Marie le jeune, trois solz; Jehan
Danjou, deux solz; Phelippot Moyreau, huit deniers; ung nommé Laurens
demourant au Cheval Rouge, deux solz; Berthelot Jaquellet, deux solz; la
veufve Bardillet, seize ~~~ deniers*.
|
*
Ce compte est exact puisqu’on arrive au total à 2640 deniers, soit
132 sols, soit 11 livres exactement..
|
(72) Laquelle assiette ainsy que dit est par nous faicte, nous feismes
mettre et reddiger par escript un ung roolle de parchemin* parmy lequel nous avons annexé nos lectres
de commission addreçans au premier huissier de la dicte court,
ou sergent royal, pour contraindre tous les dessus diz habitans, et
chacun d’eulx en droit soy, à payer les sommes dessus dictes,
par prise vendue et explectacion de tous leurs biens, en prenant par
le sergent quatre deniers parisis pour chacune execucion,
|
*
L’original de cette liste était donc sur un rouleau de parchemin
perdu, et la liste que nous avons conservée sur un cahier de
parchemin n’est donc qu’on copie authentique à usage local, signée
mais non scellée.
|
|
(73) et en cas d’opposition, reffuz ou delay, la main du roy souffisamment
garnie de la somme ou sommes deues par les opposans premierement
et avant toute œuvre*, adjourner les opposans à certain et compectant jour à
comparoir par devant nous au Palais à Paris contre les diz de
chappitre ou leur procureur pour eulx pour dire les causes de leur opposicion,
proceder sur ce, respondre et faire en oultre ainsy que de raison. |
*
C’est-à-dire que les agents de la force publique doivent saisir
les biens des opposants à hauteur de la somme due, avant même
d’enregistrer leurs réclamations.
|
(74) Et le landemain ensuivant partismes du dit lieu d’Estampes pour
venir à Paris.
|
mardi 12 novembre
1471
|
(75) En tesmoing desquelles choses nous avons signé cestui
nostre procès verbal de nostre seing manuel et scellé
de nostre scel, l’an et jours [sic]* dessus diz.
Collatio fit.
[Signé:]
M. Gillefare [paraphe] [p.8] [vierge]
|
*
Jours est au pluriel parce que la rédaction
de cet acte s’est étalée sur six jours, du 7 au 12 novembre
1471.
|
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4. Bilan prosographique provisoire
Répertoire des personnages mentionnés,
avec ce qu’on sait pour l’instant
de chacun d’eux et d’autres membres de leurs familles par d’autres
documents
A) ONOMASTIQUE
1) Différence entre les deux listes des habitants
de la Franchise
La première
liste mentionne ceux-là seuls qui furent présents lors
de la première assemblée, et encore ne prétend
pas à être complète puisqu’elle se termine par ces
mots: “et autres en leurs personnes faisans tous ou la plus grant partie
des manans et habitans de la franchise du marché de Saint Gilles
d’Estampes”.
Elle ne distingue pas de plus
entre les homonymes puisqu’elle mentionne seulement un un Jehan Brossart,
un Jehan Marie et un Jehan Bandon, tandis que la deuxième liste
distingue un Jehan Brossart l’aysné et un Jehan Brossart le jeune,
un Jehan Marie l’aisné et un Jehan Marie le jeune, un Jean
Baudon l’aisné et un autre Jehan Baudon qui doit être
le jeune.
Les différences graphiques
sont minimes en matière de patronymes (Bary, Barry; Boivin,
Boyvin; Chollet, Chollet) mais parfois intéressantes pour ce qui
est de leur prononciation (Hacte, Haste; Renault, Regnault; Rogier, Roger;
Sachet, Saichet); en cas de divergence phonétique, il faut préférer
la deuxième (Bandon, Baudon [bis])
2) Patronymes cencernés
a) Patronymes attestés dans la bourgeoisie
de Saint-Gilles (orthographe modernisée)
Avisse (Jean) — Bardillet
(la veuve de [Jean?]) — Barry (Guillot) — Baudon (Jean
B. l’aisné, Jean B. [le jeune]) — Baudouin (Guillaume) — Boivin
(Simon B. et sa femme) — Brossard (Jean B. l’aîné, Jean B. le jeune)
— Brosson (Guillaume) — Brunet (Simon) — Cappy (les
Cappis et leur sœur) — Charles (Jean) — Châtillon
(Guillaume) — Cholet (Guillaume) — Danjou (Jean) — Dauphance
(la veuve de Perrin) — Delisle (Jean) — Devaux (Philippot)
— Dubois (Marquet) — Durand (Thévenin) — Duroussay
(Jean, Thomas) — Émery (Jean) — Espérance
(Jean) — Gibon (Gervaise) — Gontier (Jean G. et sa femme)
— Guichard (Antoine) — Hattes (Jean) — Herclem (Alain)
— Houllier (Jean) — Jaquellet (Berthelot) —
Lebeuf (Jean) — Legât (Guillaume)
— Lelong (Hervé) — Lemaire (Jean) — Lucquet
(Guillemin) — Marie (Jean M. l’aîné, Jean M. le jeune)
— Michault (Jean, Philippot) — Moireau (Philippot) — Perrier
(Guillaume) — Perriou (Jehan) — Prudhomme (Jean)
— Regnard (Jacquet) — Regnault (Geuffroy) — Robillard
(Pierre) — Roger (Jean R. le jeune [et donc un Jean R. l’aîné quelque part à
Étampes]) — Rondeau (la veuve d’Étienne,
Simon) — Sachet (Jehan) — Saulle (Macé).
b) Autres patronymes étampois mentionnés
par le document [ou reconstitués] (orthographe modernisée)
Charpy (Jean) — Dantelu (Jean) — Debarre (Jean) — Delaporte (Jean) — Demazis (Jean) — Lemercier (Jean) — Lepiat [ou Piat] (Étienne)
— Letellier (Jean) — Olivier (Jean)
— Senneville (Pierre de) —
c) Patronymes non étampois
(orthographe modernisée)
Bellefare (Martin de) — Clutin (Pierre)
— Roland
d) Patronymes inconnus
Un nommé
Laurent demeurant au Cheval Rouge — le bailli d’Étampes
vers 1450 — son lieutenant — le bailli d’Étampes en 1471 — le prévôt
d’Étampes en 1471 — l’élu d’Étampes en 1471 — son lieutenant — la femme de Jean Gontier — la femme de
Simon Boivin — la veuve de [Jean?] Bardillet
— la veuve d’Étienne Rondeau
— la veuve de Perrin Dauphance.
3) Prénoms attestés par l’ensemble du procès-verbal
(tous masculins)
a) Par ordre aphabétique
Alain (1), Antoine (1), Berthelot (1),
Étienne (2), Gervaise (1), Geuffroy
(1), Guillaume (6), Guillemin (1), Guillot
(1), Guion (1), Hervé (1), Jacquet
(1), Jean (32), Laurent (1), Louis (1), Macé (1),
Marquet (1), Martin (1), Perrin (1),
Philippot (3), Pierre (3), Quentin (1), Simon (2),
Thévenin (1), Thomas
(1).
b) Par ordre de fréquence
Jean (32), Guillaume (6), Philippot (3),
Pierre (3), Étienne (2), Louis
(2), Simon (2), Alain (1), Antoine (1), Berthelot
(1), Gervaise (1), Geuffroy (1), Guillemin (1),
Guillot (1), Guion (1),
Hervé (1), Jacquet
(1), Laurent (1), Macé (1), Marquet (1),
Martin (1), Perrin (1), Quentin (1), Thévenin
(1), Thomas (1).
(2), (1),
c) Personnes dont le prénom est
inconnu, mais le patronyme connu
Les frère Cappi(s) et leur sœur
— Roland, qui signe l’édit de
Louis XI — le premier huissier de la Cour de Parlement
de Paris en 1471 —
d) Personnes dont le
prénom et le patronyme sont inconnus
Le bailli d’Étampes vers
1450 — son lieutenant — le bailli
d’Étampes en 1471 — le prévôt d’Étampes en 1471 — l’élu d’
Étampes en 1471 — son lieutenant — la femme de Jean Gontier — la femme de
Simon Boivin — la veuve de [Jean?] Bardillet
— la veuve d’Étienne Rondeau
— la veuve de Perrin Dauphance.
|
B) BROUILLON PROSOPOGRAPHIQUE
On range ici les individus selon l’ordre alphabétique
des prénoms pour ceux qui sont connus, et pour les autres,
ensuite, vaille que vaille.
— On met en rouge les
noms des familles bourgeoises de Saint-Gilles
— On met en bleu
lce qu’on a trouvé sur ces personnages dans d’autres documents
que le procès-verbal de Bellefare.
— On met en vert ce
qu’on a trouvé sur d’autres membres de la même famille (sous
réserve de cas d’homonymie fortuite, sans doute peu nombreux).
— On met [entre crochet] les noms des personnages anonymes dans notre
document, mais dont les noms sont connus par ailleurs.
Par ordre de prénom
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Alain Herclem
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
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Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler deux sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
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(1)
Bellefare 1471 n°28, n°71.
|
Antoine Guichard
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, Antoine Guichard
est condamné six sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
En 1500 ses héritiers tiennent des chanoines de Notre-Dame
une maison rue de Darnatal, c’est-à-dire dans la partie de l’actuelle
rue de la République située entre Notre-Dame et la rivière
(2).
En 1506, un Antoine Guichard II est
cité comme échevin (3).
Le 17 mars 1512 un Jean Guichard est cité comme témoin
d’un aveu aux dames de Longchamp (4). C’est peut-être le même
que le suivant.
De juin 1513 à juin 1515 les comptes de
la paroisse Notre-Dame sont tenus par un chanoine dénommé
Jean Guichard, grand boursier du chapitre, peut-être fils cadet d’Antoine
Guichard I et frère de Jean Guichard II l’échevin (5); en
1515 il va à Paris pour transiger
avec le curé et son vicaire alors en procès contre la fabrique (6). C’est sans nul doute le même que dom
Fleureau a trouvé mentionné comme chantre de Notre-Dame en 1537 (7).
En 1556, Antoine Guichard III, bourgeois d’Étampes
assiste à la rédaction de la Coutume (8), aussi cité comme censitaire du fief
des Longs alias de Saint-Bonnet (9).
En 1598 une Avoie Guichard, veuve de Jacques Charron,
censitaire du Bourgneuf (10).
Une Marie Guichard,
fille de feu Antoine Guichard, marchand, censitaire du fief des Harengeois
en 1625 (11). |
(1)
Bellefare 1471 n°28, n°71; (2) Notre-Dame 1500 éd. Gineste n°19; (3) Montrond, Essais historiques,
t. 2, 1837, p. 231; (4) Longchamp 1511-1513 éd. Gineste n°121;
(5) Notre-Dame 1515 éd. Gineste n°1, 72, 74, 75, 79, 80 et 102;
(6) ibid. n°245; (7) Fleureau,
Antiquitez, p. 353; (8) Coustumes des bailliage et prevosté d’Estampes,
Paris, Jean Dallier, 1557, p. 40; (9) AD91 3933; (10)
AD91 E. 3834; (11) AD91 E 3855.
|
Berthelot Jaquellet
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler deux sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
|
(1)
Bellefare 1471 n°71.
|
Étienne Lepiat / Piat
procureur
(…1471…1478…1480…)
|
Procureur des habitants de la franchise du
marché de Saint-Gilles d’Étampes en 1471 (deux graphies
dans le même document: Piat puis
Lepiat) (1).
Le
19 août 1478 Étienne Lepiat est signalé, comme garde du sceau de
la prévôté (2) et encore le 20 juillet 1480 (3).
S’agit-il
du même patronyme que Piet? Un Geuffroy Piet est censitaire
de Longchamp en 1387 et 1400 pour une vigne au-dessus du château, puis sa
veuve Alais en 1408 toujous pour cette vigne (4); en 1448 un Guillemin Piet tient
la même terre, terre autrefois vigne (4). Au XVIe siècle
on trouve pour censitaire au fief des Longs un François Piet
puis au début du XVIIe sa veuve Léonarde Dorange, veuve de
François Piet mercier (5), puis, au milieu du XVIIe siècle,
censitaires du Bourgneuf François Piet et Noël Piet, marchand
épicier (6); et encore au début du XVIIIe, un Antoine Piet,
marchand jardinier (7), ainsi qu’au fief des Harengeois un Denis Piet (8).
Il est bien incertain cependant que Piet et Piat soient le même patronyme.
Qoui
qu’il en soit, en 1482, un Denis
Piat tient des dames de Longchamp un demi-arpent de vigne au Clos
Valeton; en 1498 il en tient trois pièces de vignes; en 1511-1512
il est cité comme ancien tenancier décédé
de ces vignes et l’on précise qu’il était cloutier (9). |
(1)
Bellefare 1471 n°27, n°47; (2) Cartulaire
de Notre-Dame, éd Alliot, n° LXXXI, p. 95; (3) Gombault
1480 éd. Gineste; (4) Longchamp 1387 éd. Gineste n°87:
1400 éd. Ginetse n°7; 1408 éd. Gineste n°5; (5) AD91 E.3935; (6) AD91 E. 3838 bis; (7) E. 3840 bis; (8) AD91 E.
3856; (9) Longchamp 1482 éd.
Gineste n°55; Longchamp 1498 éd. Gineste n°14; Longchamp
1511-1513 éd. Gineste n° 20 et n°118.
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Étienne Rondeau
bourgeois de Saint-Gilles
(† av. 1471)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’elle tient
un bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, sa veuve
est condamnée à régler deux sols aux chanoines de
Notre-Dame. On ne connaît pas
son lien de parenté exact avec Simon Rondeau, cité en même
temps que lui (1).
En 1482
un Jean Rondeau tient des dames de Longchamp un demi-arpent de terre
à Épinant (2), qu’il tient encore en 1498, désormais
qualifié vigne (3); en 1509, les comptes de Jean
Raclardy, procureur des dames de Longchamp, distinguent nettement ce Jean
Rondeau dit de Saint-Martin, d’un autre Jean Rondeau, le jeune, boulanger
(4); en 1511 il est mentionné comme tenant toujours cette parcelle
mais nous apprenons incidemment qu’il est décécé (5)
En 1509 puis 1511, on mentionne alors aussi au
Clos Valleton Jean Rondeau dit le jeune, boulanger, comme tenant un quartier
de vigne tenu avant lui par un certain Robinet Gillebon, autre
descendant semble-t-il d’un des bourgeois de Saint-Gilles cités
en 1471, Gervais Gibon (6). Vers 1514 meurt un Jean Rondeau, de la paroisse de Saint-Basile,
dont un don testamentaire est enregistré par les comptes de la paroisse
Notre-Dame: ce doit être notre boulanger (7).
En 1578 un Jean Rondeau boulanger est encore cenistaire
des dames de Longchamp (8).
|
(1)
Bellefare 1471 n°71; (2) Longchamp 1482 éd. Gineste n°29; (3) Longchamp 1498 éd.
Gineste n°50; (4) AD91 3897, f°2v° et 30r°; f°3r°
et 34r°; (5) AD91 3897, f°3r° et f°34r°; Longchamp 1511-1513, éd. Gineste n°19 cf. n°7;
(6) ibid., n°16 et n°37; (7) Notre-Dame 1515
éd. Gineste n°89; (8) AD91 E 3901.
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Gervais Gibon
bourgeois de Saint-Gilles
(...1471...)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
huit sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
En 1482,
un Robin ou Robinet Gilbon tient des dames de Longchamp un demi-arpent
de terre à faire vigne en Épinant, et il a pour voisin
un Jean Sachet le jeune, alors que qu’un Jean Sachet est aussi signalé
en 1471 comme bourgeois de Saint-Gilles (2); en 1498, Robin Gillebon
tient un quartier de vigne au clos Valleton, avec pour voisin Denis Piat
(3); en 1511 et 1512 il est mentionné comme l’avant dernier tenancier
de cette vigne au clos Valleton, mais aussi comme le tenancier précédent
d’une terre désormais tenue par Guillaume Carquaret de Saint-Gilles
qui l’a réunie à une vigne voisine (4). Il est possible que
ce Guillaume soit son gendre.
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(1)
Bellefare 1471 n°28, n°71; (2) Longchamp 1482 éd. Gineste, n°16=43) [doublon,
Robin] (42) (67) [Robinet]; (3) Longchamp 1498 éd. Gineste n°125;
(4) Longchamp 1511-1513 éd. Gineste n°16 et n°155.
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Geuffroy Regnault / Renault [dit Mérot]
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un bien dans la franchise
de Saint-Gilles d’Étampes en indivision avec son probable beau-frère
Jean Lemaire, il est condamné à régler avec lui
douze sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
En 1482
Geffroy Regnault tient des dames de Longchamp un arpent de terre près
du Château (2), où il a pour successeur en 1498 Étienne
Pouville (3), peut-être son gendre. En 1511-1513, nous apprenons que Geoffroy Regnault
était surnommé Mérot, quand sa veuve Gillon et
ses héritiers sont mentionnés comme les avant-derniers
tenanciers de cette parcelle et d’une autre tenues ensuite toutes deux
par Étienne Poinville dont nous apprenons qu’il était marchand
boucher (4).
En 1500 le
censier de Notre-Dame mentionne comme censitaire “Jehan Regnault dict
Merot et ses hoirs pour sa maison et apartenances, assis hors
la porte Sainct Martin devant le cymetiere de Sainct Gilles et de Sainct
Martin , tenant d’une part à Pierre Mesnager, barbier, aboutissant
sur la grand rue Sainct Martin” (5). Il y a là une double incertitude:
d’une part le personnage est-il encore vivant, ou bien décédé?
D’autre part, vu la communauté de surnom, s’agit-il de notre personnage,
Geoffroy, par suite d’une erreur sur le prénom ou bien de quelqu’un
de sa famille avec lequel il partagerait ce surnom destiné à
les distinguer d’une autre famille Regnault?
La deuxième hypothèse s’impose, car nous voyons retrospectivement dès
1449 un nouveau censitaire de Longchamp, remplaçant celui de 1448,
dénommé Jehan le Merot, qui doit déjà
être un Jean Regnault dit Mérot, pour deux pièces
de vigne à présent en terre, non loin du château (6).
On semble donc pouvoir reconstituer:
génalogie suivante: Jean Regnault dit Mérot I (1449), père
de Geffroy Regault dit Mérot (1471), père de Jean Regnault
dit Mérot II (1500).
En
1498, un Robin Regnault, menuisier, peut-être fils de Geffroy,
tient un demi-arpent de vigne au champtier d’Épinant (6). En 1511-1513,
il est cité comme ne tenant plus qu’un quartier de vigne dans ce
chantier mais par ailleurs aussi sept cartes de vignes en celui de Barbion
(7); il a alors pour fils un certain Martin Regnault (8); Robin Regnault
meurt vers 1514 d’après les comptes de Notre-Dame qui enregistrent
alors un don par son testament à la paroisse Notre-Dame (9).
En 1500, nous entendons aussi parler d’un certain
Colin Regnault voisin d’un tenancier de Notre-Dame au Petit-Saint-Mars
(10).
A la même date un Ferry Regnault tient
de Notre-Dame une maison et appartenances au quartier Saint-Martin, rue
Courte (11).
En 1511 nous voyons aussi cité un certain
Richard Regnault peut-être apparenté à Robin et Martin
(12).
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(1) Bellefare
1471 n°28, n°71; (2) Longchamp 1482 éd.
Gineste n°32; (3) Longchamp 1498 éd. Gineste n°21; (4)
Longchamp 1511-1513 éd. Gineste n°6 et n°76; (5) Notre-Dame 1500 éd. Gineste
n°249; (6) Longchamp 1449 éd. Gineste n°19 ; (7)
Longchamp 1498 éd. Gineste n°21; (8)
Longchamp 1511-1513 éd. Gineste n°7, 15, 16 41; (9); ibid. n°7,
41b; (10) NotreDame 1515 éd. Gineste n°89; (11) Notre-Dame 1500
éd. Gineste n°280); (12) ibid., n°280et 282; (13) Longchamp
1511-1513 n°66 et n°74.
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Guillaume Baudouin
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
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En 1268, 1271 et 1274 aucun
censitaire de Longchamp ne porte ce patronyme mais en 1292 et 1298 Colin
et Arnoul Baudouin tiennent tous deux des dames de Longchamp une terre
au champtier de Hurtebise (1). En 1300 et 1306, ce sont Arnoul et la veuve
de Colin (2).
En 1323 Un Jacquelin Baudouin censitaire de Longchamp
dans un autre secteur, à la Grosse Borne (3).
Le patronyme disparaît des censiers de Lonchamp
pour 1348, 1353, 1359, 1382 1400, 1448, 1456, 1457, 1458, 1564, 1465. Aucun
lien généalogique ne peut donc être établi entre
ces premier et celui que nous trouvons en 1471 à Saint-Gilles, d’autant
que le patronyme est endémique dans tout le nord de la France.
Le 11 novembre
1471, parce qu’il tient un bien dans la franchise de Saint-Gilles
d’Étampes, Guillaume Baudouin est condamné à régler
trois sols aux chanoines de Notre-Dame (4).
En 1500 un
Quentin Baudouin est cité comme censitaire de Notre-Dame à
deux titres, d’une part comme tenant une maison près de la porte
Saint-Pierre et d’autre part comme tenant une autre maison touchant à
Monsieur de Morigny, sur le chemin de Morigny, entre Saint-Germain et Morigny,
en commun avec Basile Bénard, Mathurin Chenevier et Antoine Vereton
(5).
En 1604 est citée comme censitaire de Longchamp
un Jacques Baudouin et de même en 1654 puis 1677 une Marie Baudouin,
veuve de Pierre Forest tonnelier (6).
|
(1)
Longchamp 1292 éd. Gineste n°137
et 149, doublon raturé) et n°148; 1298 n°16 et n°22;
(2) Longchamp éd. Gineste 1300, n°16 et n°107; 1306, n°18
et 43; (3) Longchamp éd. Gineste 1323, n°60;
(4) Bellefare 1471 n°28, n°71; (5)
Notre-Dame 1500 n°6 et n°12; (6) AD91 E 3907; (7) AD91 E 3911; E3912.
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Guillaume Brosson
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler trois sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
|
(1)
Bellefare 1471 n°28, n°71.
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Guillaume Châtillon
bourgeois de Saint-Gilles
cordier
(…1471…1500...)
|
En 1448, un (115) Les ayant cause d’un
feu Jean de Châtillon étaient censitaires des dames
de Longchamp pour un jardin assis en la rue des Bruieres [sic (de Brières)]
au dessus de la tour, moyennant 6 sous, mais il n’y a sans doute aucun
rapport entre ces personnages, à cause de la particule (1).
Le 11 novembre 1471, parce qu’il
tient un bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes,
Guillaume Châtillon est condamné à régler cinq
sols aux chanoines de Notre-Dame (2).
En revanche nous retrouvons bien
Guillaume Châtillon mentionné en 1500 comme censitaire de
Notre-Dame: “Guillaume
Chastillon, cordier, demourant en la paroisse Sainct Gilles, pour sa
maison assise à Sainct Martin devant le moullin Sainct Ladre d’Estampes,
tenant d’une part à Jehan Morry l’aisné et au chemin qui
mene dudict moullin à Sainct Martin, aboutissant d’un bout à
la rue aux Pingles” (3).
A la même date de 1500 un autre Guillaume Châtillon,
lui fils de Michau Châtillon, est également tenancier de Notre-Dame
à Saint-Martin (4)
Enfin, vers 1515 nous trouvons un Cancien Châtillon
vicaire à Notre-Dame d’Étampes du curé Philippe Canaye
avec lui en procès contre la fabrique de cette paroisse (5).
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(1) Longchamp 1448 éd. Gineste n°115; (2) Bellefare 1471 n°28, n°71; (3) Notre-Dame 1500 éd. Gineste n°274); (4) ibid.,
n°272; (4) Notre-Dame 1515 éd. Gineste n°245.
|
Guillaume Cholet / Chollet
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
En 1456, 1457 et 1458, un Michau
Cholet, peut-être père de Guillaume, était l’un
des rares censitaires des dames de Longchamp à continuer à
payer le cens, soit 4 deniers, pour une vigne au-dessus du Château
en 1456 (1). En 1465 c’est sa veuve qui règle le cens pour cette
"terre" (2).
Le 11 novembre
1471, parce qu’il tient un bien dans la franchise de Saint-Gilles
d’Étampes, Guillaume Cholet est condamné à régler
cinq sols aux chanoines de Notre-Dame (3).
En 1487 un Gilles Chollet, peut-être
fils de Guillaume, tient d’elles deux arpents et demi de terre en la
vallée de Heurtebise (4), qu’il tient toujours en 1498, sous le
nom déformé de Gillet Collet (5); entre 1511 et
1513, nous apprenons qu’il avait pris à cens d’autres parcelles
mais qu’il en a cédé une partie à Étienne
Boudon (descendant lui aussi apparemment d’un des bourgeois de la franchise
de saint-Gilles cités en 1471) et le reste est tenue par sa veuve
et ses héritiers (6). |
(1)
Longchamp 1456 éd. Gineste,
n°6; Longchamp 1457-1458 éd. Gineste n°6; (2) Longchamp
1464 éd. Gineste n°14; (3)
Bellefare 1471 n°28, n°71; (4) Longchamp 1482 éd. Gineste
n°74; (5) Longchamp 1498 éd. Gineste n°30 et n°108;
(6) Longchamp 1511-1513 éd. Gineste n°138d. et n°79.
|
Guillaume Legat
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, Guillaume
Legât est condamné à régler deux sols aux
chanoines de Notre-Dame (1).
En 1498 est fait mention d’un ancien tenancier (non encore
enplace en 1482), Gillebert Dugast, encore mentionné en 1512 comme décédé, Gilbert Legast, pour deux arpents de terre
aux Hautes Bonnes au terroir de Bonvilliers (2). Mais s’agit-il bien du
même patronyme?
Vers 1514 meurt un certain Gilbert Dugast à
Saint-Phallier, dont une donation testamentaire est enregistrée
à la paroisse Notre-Dame (3)
|
(1)
Bellefare 1471 n°28, n°71; (2) Longchamp 1498 éd. Gineste n°4; 1511-1513 éd.
Gineste n°56a; (3) Notre-Dame 1515 éd. Gineste n°89.
|
Guillaume Perner [Perrier? Pernet?]
bourgeois
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler deux sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
L’orthographe de ce nom est bizarre, car, pour un patronyme ainsi
prononncé on attendrait plutôt une orthographe Pernet.
On peut se demander s’il n’y a pas ici une faute de copie pour Perrier.
En 1498 un Guillaume Porrier tient des dames de Longchamp un quartier
de vigne au champtier d’Épinant (2). |
(1)
Bellefare 1471 n°28, n°71; (2) Longchamp 1498 éd. Gineste n°37.
|
Guillemin Lucquet
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler trois sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
|
(1) Bellefare 1471 n°28, n°71.
|
Guillot
Barry / Bary
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler cinq sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
En 1500 Guillot Bary est mentionné comme censitaire
de Notre-Dame pour sa maison située rue Évezard;
il est donc possible que le bien qu’il tenait à Saint-Gilles lui
venait de sa femme (2).
|
(1)
Bellefare 1471 n°28, n°71; (2) Notre-Dame
1500 éd. Gineste n°49 et n°50.
|
Guion Brunet
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler six sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
En 1498 un Pierre Brunet vigneron
est cité comme tenant à Antioche des dames de Longchamp
un arpent de terre à faire vigne (2). En 1512, où il est
qualifié vigneron mais aussi homme de bras, c’est redevenu une
vigne mais il n’en tient plus qu’une partie (3). |
(1)
Bellefare 1471 n°28, n°71; (2) Longchamp 1498 éd. Gineste n°119; (3) Longchamp
1511-1513 éd. Gineste n°86 et n°87
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Hervy Lelong
officier du roi
(…1471…)
|
Le 2 novembre 1439 est cité
comme commis à la garde de la prévôté d’Étampes, c’est-à-dire comme prévôt un certain
Jean Lelong (1).
Officier du
roi, franc de taille, et tenant un bien dans la franchise de Saint-Gilles
d’Étampes, il est en procès en 1471 contre le chapitre
de Notre-Dame à qui il ne reconnaît pas le droit de lever
sur lui la taxe que leur accorde la fondation de la Messe au Comte; il
ne se rend pas à l’assignation de Martin de Bellefare et ne se
présente que quand on l’envoie quérir; il interjette et quitte
l’assemblée. Il est cependant condamné par ce dernier le
11 novembre 1471 à régler huit sols aux chanoines de Notre-Dame
(2).
En 1500 les
héritiers d’Hervé Lelong sont signalés comme voisins
d’une tenancier de Notre-Dame dans la paroisse Saint-Martin rue de la
Bretonnerie (3).
A la même date de 1500 un certain Arthême Lelong, marchand
chaussetier tient en fief des chanoines de Notre-Dame Notre-Dame une maison
dans la paroisse Saint-Basile en dessous du moulin Notre-Dame près
de la rue au Comte, voisine de celle des héritiers de l’échevin
Jean Richefemme (4); il tient aussi une maison rue Saint-Antoine près
du moulin Sablon qu’il donne à rente à un certain Jean
Chevrier tisserand en drap (5).
En
1514 est mentionné un Simon Lelong qui est sans nul doute le fils
de notre Hervy ou Hervé, car il est cité comme l’ancien détenteur
d’une maison de Saint-Gilles détenue auparavant par Jean Rougier
(ce dernier mentionné en 1471) et ensuite par un cordonnier dénommé
Macé Jubert, d’autant que ce cordonnier a pour voisin Oudinet Hattes,
lui-même fils de Jean Hattes, également mentionné en
1471 (6).
Vers la même année de 1514 meurt
de plus un certain Thomas Lelong, de la paroisse de Saint-Germain de Morigny,
qui avec sa femme fait un legs à la paroisse de Notre-Dame (7).
En 1519 un Pierre Lelong est cité comme
échevin (8).
Vers 1534 est cité le marchand Louis Lelong
censitaire de Longchamp (9).
En 1556,
lors de la rédaction
de la Coutume d’Étampes, est
cité, en même temps que deux autres bourgeois d’Étampes,
Louis Lelong et François Lelong, un Simon Lelong II, probablement descendant d’Hervé
et de Simon I, chevaucheur d’écurie tenant la Poste du roi à
Étampes avec son probable fils Hervé: “Simon le Long,
chevaucheur tenant la poste pour le Roy à Estampes. Henri le Long
aussi chevaucheur d’escurie” (10); Simon tient encore cette poste en 1562
(11); il est cité comme censitaire de Longchamp en 1563 (12) comme échevin en 1567 (13).
Un Arthur Lelong sera encore signalé comme
échevin en 1609 (14).
|
(1)
Cartulaire de Notre-Dame, éd.
Alliot n°LXVII, p. 64; (2) Bellefare
1471 n°64, n°71; (3) Notre-Dame 1500 éd. Gineste
n°261; (4) ibid., n°133; (5) ibid., n°145; (6) Notre-Dame 1515 éd. Gineste n°15; (7) ibid. n°89; (8) Montrond, Essais historiques,
t. 2, 1837, p. 232; (9) AD91
E. 3834; (10) Coustumes des bailliage et prevosté
d’Estampes, Paris, Jean Dallier, 1557, p. 40; (11) Acarie 1562
éd. Gineste (cliquez ici); (12) AD91 E. 3900: (13) Montrond, Essais
historiques, t. 2, 1837, p. 232;
(14) ibid. p. 233.
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Jacquet Regnart
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
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En 1353 un Philippot Regnart (non mentionné
en 1348) est signalé comme censitaire de Longchamp au champtier
d’Antioche, et à nouveau en 1359, Philippot Renart (1), mais le patronyme n’apparaît plus
en 1400, 1408, 1448, 1449, 146, 1457, 1458, 1464, 1465. Aucun lien généalogique
ne peut donc établi avec le Jacquet Regnard de
1471, d’autant que ce patronyme est endémique.
En 1397 un Étienne
Renard est signalé comme chanoine de Notre-Dame d’Étampes
(2)
Le 11 novembre 1471, Jacquet Regnard, parce qu’il tient un bien dans
la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, est condamné
à régler deux sols aux chanoines de Notre-Dame (3).
En 1511 un
Jean Regnard
l’aîné est témoin d’un aveu rendu aux dames de Longchamp
(4).
En 1556 un Lubin Regnard est signalé comme
procureur (5).
Le 18 août 1686 meurt Jean Renard maître de poste d’Étampes
(6). |
(1)
Longchamp 1353 éd. Gineste n°110; AD91 E 3886 (en cours d’édition);
(2) Cartulaire de Notre-Dame éd. Alliot
n°LXXXVI, p. 107; (3) Bellefare 1471 n°28, n°71; (4) Longchamp 1511-153 éd. Gineste
n°139h; (5) Coustumes des bailliage et prevosté
d’Estampes, Paris, Jean Dallier, 1557, p. 40; Pierre tombale en l’église
Saint-Gilles (cf. Marquis, Les rues d’Étampes,
p. 118).
|
Jean Avisse
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
De 1268 à 1274 sont signalés
comme tenant en fief des dames de Longchamp une maison à Étampes
rue de Brières (c’està-dire du Château), un frère
et une sœur, Belon et Raoul Avice (1), pour laquelle il règlent
24 deniers de cens (1). Cependant comme ce patronyme n’apparaît plus
ensuite dans les censiers de Longchamp, comme il n’est pas documenté
pour l’instant ailleurs à ma connaissance, comme il est asezz
relativement courant, et comme la guerre de Cent Ans est passéqui
plus est passé par là, il est est impossible de supposer en
l’état actuel de nos connaissances un lien généalogique
entre ces personnages et le Jean Avisse mentionné à Saint-Gilles
deux siècles plus tard.
Le 11
novembre 1471, parce qu’il tient un bien dans la franchise de Saint-Gilles
d’Étampes, Jean Avice est condamné à régler
dix sols aux chanoines de Notre-Dame (2).
En 1500
un Jean Avisse est signalé comme censitaire de Notre-Dame tenant
une maison rue Saint-Antoine touchant au palais du Séjour, en même
temps que que Jean et François Delaître avec lesquels il
est sans doute allié (3).
En 1512 un Jean Avisse est noté comme
témoin d’un aveu rendu aux dames de Longchamp (4). |
(1)
Longchamp 1268 éd. Gineste n°129; 1271 n°24; 1274 n°122;
(2) Bellefare 1471 n°28, n°71; (3) Notre-Dame 1500 éd. Gineste n°65; (4) Longchamp
1511-1513 éd. Gineste n°139h.
|
[Jean?] Bardillet
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…† av. 1471)
|
Le 11 novembre 1471, la veuve Bardillet, parce qu’elle tient un bien
dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, est condamnée
à régler seize deniers aux chanoines de Notre-Dame (1).
Elle est peut-être veuve d’un certain Jean Bardillet
signalé en 1448 comme censitaire des dames de Longchamp (successeur
de Germain Pouville) pour un quartier de vigne à Guinette, moyennant
6 deniers de cens (2); en 1456 et 1457-1458, il fait partie des très rares
censitaires qui continuent à régler le cens, soit toujours
6 deniers,
mais il est alors précisé que c’est pour un quartier
de terre autrefois vigne (3); il le règle encore en 1464 mais
à cette date on précise qu’il est de la paroisse de Saint-Basile
(4). Sa veuve était
peut-être fille de Germain Pouville.
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(1) Bellefare
1471 n°28, n°71;
(2) Longchamp 1448 éd. Gineste n°5 (3) Longchamp
1456 éd. Gineste, n°6; Longchamp
1457-1458 éd. Gineste n°14; (4) Longchamp 1464 éd.
Gineste n°4.
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Jean Baudon l’aisné
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
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Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, Jean Baudon
l’aîné est condamné à régler quatre
sols aux chanoines de Notre-Dame. On ne connaît pas son lien de
parenté exact avec Jean Baudon le jeune cité en même
temps que lui (1).
En 1500 un Jean Baudon est signalé comme censitaire de Notre-Dame
au quartier Saint-Pierre pour une maison touchant l’Hôtel-Dieu de
Buval: c’est peut-être encore le nôtre, ou Jean Baudon le jeune
(2).
En
1482 un Noël Boudon tient plusieurs parcelles en fief des
dames de Longchamp, qui en 1498 sont passées à ses fils
Estienne et Pierre les Bandons demeurant “à présent” au Chesnay
(3), l’une de ces pièces
ayant été cédée en partie à feu Gilles
Cholet lui aussi descendant apparemment d’un des bourgeois de Saint-Gilles
cités en 1471 (4). Cette installation des Baudons est documentée
autrement, et elle est postérieure à 1478, car nous voyons en 1556 que la maladrerie Saint-Lazare
a droit à une rente anuelle en nature “à prendre sur la métairie appelée
la Grange Saint-Ladre d’Étampes et sur 24 muids de terre ou environ
en dépendances à cause du bail à vie qui en a été
fait par les maîtres et adminstrateurs d’icelle madrerie aux prédécesseurs
dudit Baudon, par contrat du 17 novembre 1478” (5).
La grande Saint-Ladre était un peu plus loin que le Chesnay, comme
on le voit sur le plan d’Étampes que j’ai édité en 2009
(6).
Vers 1570 est signalé un Damien Bauldon vigneron
censitaire du fief des Longs alias de Saint-Bonnet (7).
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(1)
Bellefare 1471 n°71 [et peut-être n°28]; (2) Notre-Dame 1500 éd. Gineste, n°210 et 211; (3) Longchamp 1482 éd. Gineste n°71; 1498 éd.
Gineste n°20; (4) ibid., n°138d; (5) Plisson, Rapsodie éd.
Forteau, Annales du Gâtinais (909), pp. 92-93; (6) Cahier
d’Étampes n°10 (2009) p.36; (7) AD91 3933 et 3934.
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Jean Baudon [le jeune]
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
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Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, Jean Baudon le jeune est condamné
à régler deux sols aux chanoines de Notre-Dame. On ne connaît pas son lien de parenté exact
avec Jean Baudon l’aîné cité en même temps
que lui (1).
En 1500 un Jean Baudon est signalé comme censitaire
de Notre-Dame au quartier Saint-Pierre pour une maison touchant l’Hôtel-Dieu
de Buval: c’est peut-être encore Jean Baudon le jeune (2).
Sur la famille Baudon, voyez la notice ci-dessus sur Jean Baudon l’aîné.
|
(1)
Bellefare 1471 n°71 [et peut-être n°28]; (2) (2) Notre-Dame 1500 éd. Gineste,
n°210 et 211.
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Jean Brossard l’aîné
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
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Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un bien dans la franchise
de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné à
régler sept sols aux chanoines de Notre-Dame. On ne connaît pas son lien de parenté exact
avec Jean Brossard le jeune cité en même temps que lui
(1).
En 1482
un Simon Brossard tient des dames de Longchamp 9 quartiers de terre
au bout de la vallée de Heurtebise (2).
En 1498 un Colas Brossard tient des dites dames un arpent de terre à Heurtebise
où il est voisin de Simon Brossard et d’Étienne Bandon (descendant
probable lui aussi d’un des deux Baudon bourgeois de Saint-Gilles cités
en 1471 (3); le dit Simon Brossard son voisin a sept quartiers de terre
à Heurtebise et trois arpents à Antioche (4); mention aussi
est faite d’un Jean Brossard qui tient une parcelle touchant celle d’une
tenancier de ces dames à Vauminas (5)
En 1512 nous trouvons toujours Colas tenancier
des dames de Longchamp (6), tandis que Simon est mort (7), ses biens
étant partagés entre ses enfants Nicolas (8), Lubin (9),
une fille de prénom inconnu première épouse alors
décédée d’un certain Jean Lamore, maçon
(10), et une autre fille Cancienne (apparemment marié à
un certain Jean Deslandes le jeune), qui a vendu au moins une partie
de son héritage sa part à son ex-beau-frère Simon
Lamore remarié à la fille de feu Jean Guérin (11).
Les données dispersées sur cette descendance restent légèrement
entâchées d’incertitude car d’interprétation difficile.
Entre 1580 et 1585 est signalé comme censitaire
du Bourgneuf une certain Étienne Brossard, marchand, puis entre
1598 et 1601 une Rose Brossard veuve
de Michel Boullemier
(12).
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(1)
Bellefare 1471 n°71 [et peut-être n°28]; (2) Longchamp
148 éd. Gineste n°72; (3) Longchamp 1498 éd. Gineste
n°8; (4) ibid., n°130; (5) ibid.,
n°23b; (6) ibid., n°73; (7) ibid.,
n°101b; (8) ibid. n°93b, cf. n°96a; (9) ibid.,
n°69b, cf. n°100b et n°125c; (10) ibid.,
n°152a; (11) ibid., n°101b et n°142;
(12) AD91 E. 3834* et E3834.2.
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Jean Brossard le jeune
bourgeois de Saint-Gilles
(...1471...)
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Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler trois sols aux chanoines de Notre-Dame. On ne connaît pas son lien de parenté exact
avec Jean Brossard l’aîné cité en même temps
que lui (1).
Voyez ce qui est
dit de la famille Brossard à l’article ci-dessus sur Jean Brossard
l’aîné. |
(1)
Bellefare 1471 n°71 [et peut-être n°28]; (2) Longchamp 148 éd. Gineste n°72.
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Jean Charles
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler trois sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
On remarque
en 1482 un Gervais
Chale de Brières-les-Scellés tenancier des dames de
Longchamp (2).
En 1498 un Guillaume Charles dont le surnom
est indéchiffrable (Jpls) tient des dites dames un quartier
de vigne au champtier d’Épinant (3).
En 1512 Pierre Charles dit Gourron, maçon,
est témoin de deux aveux aux dames de Longchamp et il est aussi
signalé comme l’ancien tenancier de deux arpents de vignes touchant
à lamaison de Guinette, qu’il a depuis vendus au riche marchand
et bourgeois parisien Robert Letellier (4). Il est surtout signalé tailleur de
pierre, comme ayant commencé les travaux de la chapelle du Sépulchre
à Notre-Dame, mais mort avant de les avoir achevés, vers
1514 (5).
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(1)
Bellefare 1471 n°28, n°71; (2) Longchamp 1482 éd. Gineste n°59; (3) Longchamp
1498 éd. Gineste n°32; (4) Longchamp 1511-1513, éd.
Gineste n°132, n°133 et n°153a; (5) Notre-Dame 1515 éd.
Gineste n°119, 120, 121 et 238.
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Jean Charpy
chanoine de Notre-Dame
(…1471…)
|
Jezan Charpy, chanoine de Notre-Dame, est présent
à la première réunion du 11 novembre 1471, puis
avec tous les autres chanoines à celle du lendemain (1).
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(1) Bellefare 1471 n°27, n°57.
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Jean Danjou
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un bien dans la franchise
de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné à
régler deux sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
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(1) Bellefare 1471 n°28, n°71.
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Jean Dantelu
procureur du roi à Étampes (…1471…)
|
L’origine de ce patronyme me paraît
être une altération de l’ethnique d’Andelu (Yvelines).
En 1515 est fait mention d’un certain Perrin Dantelu
qui a détenu dans la Franchise du marché Saint-Gilles une
maison tenue en 1471 par deux beaux-frères qui sans doute avaient
épousé deux de ses filles, Jean Rougier, alias Rogier, alias
Roger, et Jean Hattes, la maison étant ensuite revenue avant 1515
à Oudinet Hattes fils de Jean et neveu de Jean Rougier (1).
Il est donc bien possible
que Jean Dantelu procureur du roi en 1471, ait été le fils
de ce Perrin Dantelu, et par là le beau-frère de Jean Hattes,
lui-même certainement grand-père d’Esprit Hattes, qui sera
procureur du roi à Étampes de 1559 à 1564.
Le 11 novembre 1471, Jehan Dantelleu procureur du roy est convoqué en la demeure de Jean Gontier dans la franchise
de Saint-Gilles d’Étampes, avec Pierre de Senneville, capitaine et lieutenant du bailli d’Estampes, avec l’élu d’Estampes ou son lieutenant, et le sergent royal Jean Lemercier, pour participer avec lui à l’établissement
d’une assiette d’imposition sur les habitants de cette franchise (2).
Son
prédécesseur en cette charge est Michel L’Écuyer, cité comme procureur
du Roi en 1468 (3), et son successeur Pierre Lécuyer, cité
comme tel en 1473 (4)..
En 1482 et 1498, il est mentionné par les censiers des
dames de Longchamp non pas comme censitaire, mais comme tenant du côté
du champtier de Heurtebise une terre voisine de la parcelle d’un certain
Quentin Hardy, censitaire (5).
Le 4 décembre 1496, Jean Dantelu est encore mentionné
comme l’un des deux “jurés,
commis et ordonnés par justice à régir,
garder et gouverner les droictz, franchises et libertez, jadis donnés
par les roy de France à feu Eude le Maire,” et le
prévôt d’Étampes qu’il a témoigné
devant notaire qu’un certain Jourdain Valton, marchand de fer et bourgeois de Paris, a droit au privilège de Chalo-Saint-Mars
en raison de son mariage avec une certaine Catherine Aleaume, c’est-à-dire
donc qu’il est exempt de toutes
les tailles, impôts et droits de péage quelconques qui
pourraient entraver son commerce (6).
En 1500 nous trouvons
deux Jean Dantelu distincts, tous deux censitaires de Notre-Dame. L’un
tient seulement une masure au Perrray Notre-Dame (7).
L’autre, qualifié Jean Dantelu l’aîné,
détient plusieurs biens: place Notre-Dame, deux maisons qui se
touchent, voisines de la Petite-Rose, l’une où réside le
machand épicier Jean Barbault, l’autre où réside le
pelletier Jean Brière (8); et par ailleurs plusieurs maisons rue
de la Boucherie, c’est-à-dire dans la section de l’actuelle rue
de la République qui est au-delà de la Juine, dans le quartier
Saint-Pierre (9). C’est certainement lui, vu sa richesse, le fils du procureur
de 1471.
En 1515, nous apprenons que ce monsieur Jean
Dantelu l’aîné est à la fois chanoine de Notre-Dame
et seigneur de Saint-Ladre (10), c’est-à-dire de la maladrerie
Saint-Lazare et de ses dépendances (10). Nous le voyons encore en 1519, avec Jean
Dallier, autre chanoine, aller demander copie à la prévôté
du censier de 1500 qui nous a été conservée (11).
Il meurt vers 1522, remplacé comme administrateur de Saint-Lazare
par Pierre Marchant, prêtre,
clerc de la chapelle de la Reine
(12).
En 1539 un autre Jean Dantelu sera échevin d’Étampes
(13). C’est sans doute celui qui est mentionné comme censitaire de
Longchamp de 1530 et 1537 (14).
|
(1)
Notre-Dame 1515 éd. Gineste n°24; (2) Bellefare 1471 n°68,
n°69; (3) AD45 A. 1226 (document détruit à Orléans en 1940), cf. Inventaire-Sommaire de la série A,
p. 276a; (4) Gustave Dupont-Ferrier, Gallia regia,
ou État des officiers royaux des bailliages et des sénéchaussées
de 1328 à 1515, Paris, Imprimerie nationale, 1947, p.273,
n°12378. (5) Longchamp 1482 éd. Gineste
n°63; Longchamp 1498 éd. Gineste n°123; (6) BNF ms fr.
5029, f°78 r°, cité par p. 186; (7) Notre-Dame
1500 éd. Gineste n°14 et n°60; (8) ibid., n°26,
n°82; (9) ibid., n°3 et n°193 et 194;
(10) Notre-Dame
1515 édition Gineste n°54, 76, 127, 184 et 254; (11) Notre-Dame
1500 éd. Gineste, fin; (12) Dupieux, Lettres inédites,
p. 253; (13) Montrond, Essais historiques,
t. 2, 1837, p. 232; (14) AD91 E 3899.
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[Jean Debarre]
chantre de Notre-Dame
(…[1456]…)
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Successeur comme chantre de Jean Desmazis mort
le 17 juillet 1456 (1), il poursuit la procédure
contre les habitants de la Franchise, mais on ne sait pas si c’est
sous son ministère ou sous celui de son successeur Quentin Dubois
(cité en 1463) qu’est obtenu la première condamanation
des habitants de la Franchise par les gens des Requêtes du Palais
en 1460 (2).
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(1) Fleureau,
Antiquitez d’Estampes, 1681, p. 352; Bellefare
1471 (7) (8).
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Jean Delaporte
chanoine de Notre-Dame
(…1471…)
|
Chanoine de Notre-Dame d’Étampes, présent
comme représentant du chapitre à la première réunion
qu’organise le commissaire royal Martin de Bellefare le 11 novembre 1471
dans l’hôtel de Jean Gontier, puis avec tous les autres chanoines
à celle du lendemain (1).
Le 20 juillet 1480 nous
le retrouvons mentionné comme représentant du chapitre
lors de la passation d’un contrat d’accensement pour deux maisons aux
uméros 27 et 29 de l’actuelle rue de la République (2).
Plusieurs
membres de cette famille nous sont connus dans la paroisse Notre-Dame
et sur le terrtoire de l’actuelle commune de Morigny-Champigny
Dès 1443 est cité un certain
Jean Delaporte comme tenant une terre ou une maison à Bonvilliers
au lieu-dit indéterminé le Val des Maisons (3)
En 1500 deux membres de cette famille sont signalés
comme censitaires de Notre-Dame. Tout d’abord un certain Simon Delaporte
tient une maison rue de Mauconseil tout près donc de l’église
et du quartier des chanoines. Il tient aussi à cause de sa femme
une maison, cour et appartenances, avec des bergeries, à Morigny,
au lieu-dit les Roches de Sainvilliers, entre les chemins de Bonvilliers
de Sainvilliers (3)
A la même date un certain Gervais Delaporte
tient une maison et appartenances rue du Perray avec pour voisin l’huilier
Pierre Bourdillon (4). On ne sait pas si c’est le même Gervais
Delaporte dont décède vers 1514 la femme Étiennette,
qui fait alors une donation par testament à la paroisse de Notre-Dame,
car elle est alors dite elle-même de la paroisse de Saint-Germain
de Morigny (5).
Vers 1514 également décède
également en faisant une donation à la paroisse Notre-Dame
un certain Pierre Delaporte de la paroisse de Notre-Dame (6).
En 1515 nous entendons parler des héritiers
d’un feu Guillaume Delaporte, qui détiennent une terre à
Champigny (18).
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(1)
Bellefare 1471 n°27, n°57; (2) Gombault 1480 éd. Gineste
(cliquez ici);
(3) Cartulaire de Notre-Dame
éd. Alliot, p. 99; (3) Notre-Dame 1500 n°94, 95, 96 et 245;
(4) ibid., pn°184 et 185; (5) Notre-Dame 1515 éd. Gineste n°89;
(6) ibid., n°89; (7) ibid.,18 .
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Jean Delisle
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
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Le
patronyme est inconnu des censiers de Longchamp de 1268 à 1512.
Le 11 novembre
1471, parce qu’il tient un bien dans la franchise de Saint-Gilles
d’Étampes, il est condamné à régler six sols
aux chanoines de Notre-Dame (1).
En 1512
un Gabriel Delisle est cité comme tenant des dames de Longchamp avec Girard Chéron,
prêtre (à la suite du curé de Saint-Basile) une
parcelle terre au-dessus du Château, alors bradée pour
39 ans à 12 sous au lieu 17 (2).
De 1529
à 1538 est cité un Jean Delisle tenancier des dames de Longchamp,
puis sa veuve et ses héritiers à partir en 1539 et 1540 et
encore sa veuve de 1561 à 1578 (3). Nous voyons cette veuve tutrice
en 1561 de ses petits enfants (Constitution d’une rente annuelle de 42
sous 6 deniers tournois faite par Pierre Biélrix, vigneron, du faubourg
Saint-Pierre d’Etampes, au profit de Françoise Lesné, veuve
de Jean Delisle, marchand à Etampes, au nom et comme tutrice des
enfants mineurs des feus Georges Hamois et Guillemette Delisle) (4).
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(1) Bellefare 1471 n°28, n°71; Longchamp 1511-1513 éd. Gineste n°121a; (3) AD91 E
3899 (1529-1540) et E (1561); (4) AD91 E 3779.
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[Jean Desmazis]
chantre de Notre-Dame
(...[av. 1440] ... apr. 1450... [†1456]
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Selon dom Fleureau, “Jean des Mazis
fut Chantre avant l’an 1440. On ne sçait s’il étoit parent
de Jean des Mazis, Ecuyer, Seigneur de Brieres-les-Scellées, qui
fut avant l’an 1432. Bailly et Gouverneur des villes & Châteaux
d’Estampes et de Dourdan. Il mourut le dix-septéme Juillet 1456”
(1).
C’est apparemment lui qui lança
la procédure contre les habitants de la Franchise qui ne réglaient
plus au chapitre de Notre-Dame la rente que leur imposait la donation
de Louis II d’Évreux (2).
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(1) Basile Fleureau, Antiquitez d’Estampes, 1681, p.
352; (2) Bellefare 1471 n°6, n°7.
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Jean Duroussay
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
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Le patronyme est inconnu des censiers de Longchamp de 1268
à 1448. Cependant, en 1456, 1457 et 1458, un Thévenin
Duroussay est l’un des rares censitaires des dames de Longchamp à
continuer à payer le cens, soit 8 sols en 1456 et 9 sous et 6 deniers en
1457-1458 pour cinq arpents de vigne au champtier des Andrilles (1),
mais il n’est plus cité en 1464 et 1465.
Le 11 novembre 1471, parce qu’il
tient un bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes,
Jean Duroussay est condamné à régler six sols
aux chanoines de Notre-Dame. On ne connaît
pas son lien de parenté exact avec Thomas Duroussay cité
en même temps que lui (2).
En 1498 un Pierre Duroussay est mentionné comme l’ancien
tenancier d’un quartier de terre à faire vigne au champtier d’Antioche
dans la censive de Longchamp (3). Nous voyons en 1500 que ses héritiers
tiennent une maison dans la rue Laie (c’est-à-dire
Large) qui paraît être l’actuelle rue Magne
(4).
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(1) Longchamp 1456 éd. Gineste n°16; Longchamp 1457-1458
éd. Gineste n°10; (2) Bellefare 1471 n°28, n°71; (3) Longchamp 1498 éd. Gineste
n°131; Notre-Dame 150 éd. Gineste n°29.
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Jean Émery
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
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Le
patronyme est inconnu des censiers de Longchamp de 1268 à 1448.
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un bien dans
la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, Jean Émery est
condamné à régler six sols aux chanoines de Notre-Dame
(1).
En 1482 un
Toussaint Aymery tient au champtier d’Épinant
trois quartiers et demi de vigne (2).
En 1530 est cité comme censitaire de Longchamp
un certain Georges Hémery (3)
Vers 1535 est cité un Cancian Hamery, vigneron, censitaire
de Longchamp (4).
Dans les années 1560 sont cités à
plusieurs reprises simultanément comme censitaires de Longchamp un
André Hémery puis sa veuve, un Jean Hémery vigneron
et la veuve du susdit Cancien Hémery vigneron (5), cette dernière
encore citée, Barbe Ferry censitaire de fief des Longs en 1561 (6), et
de Longchamp (veuve de Quantin ou Cantin) dans les années
1570 (7).
Au tout début du XVIIe siècle encore
un Louis Hémery censitaire de Longchamp (8), ainsi que la veuve
d’un Jacques Hémery, Marguerite Boucher, et un Denis Hémery
(9), etc.
En 1663 nous entendons parler d’une rente
du au seigneur du Bourgneuf qui l’avait acquise de Claude Hémery,
marchand à Étampes (10); ce même Claude Hémery
est cité comme devant cette rente vers 1678, puis sa veuve après
lui (11)
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(1) Bellefare 1471 n°28, n°71;
(2) Longchamp 1482 éd. Gineste n°69; (3) AD91 E 3899; (4) AD91 E 3534; (5)AD91 E 3934;
(6) AD91 E 3900; (7) AD91 E 3901 et E 3902; (8) AD91 E 3905*; (9) AD91 E
3907 et E 3908; (10) AD91 E 3805; (11) AD91 E 3840.
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Jean Espérance
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
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Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un bien dans la franchise
de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné à
régler deux sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
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(1) Bellefare 1471 n°28, n°71.
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Jean Gontier
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Sur ordre du commissaire royal Martin de Bellefare les sergent royaux
d’Étampes Jean Lemercier et Jean Letellier convoquent pour le
dimanche 11 novembre 1471 après la grand messe tous les habitants
de la Franchise du marché Saint-Gilles d’Étampes à
l’hôtel particulier de Jean Gontier dans la dite franchise. C’est
là que se tient la première assemblée. Ce même
jour, parce qu’il tient avec sa femme un bien dans la franchise de Saint-Gilles
d’Étampes, il est condamné avec elle à régler
neuf sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
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(1) Bellefare 1471 n°25, n°27, n°28, n°71.
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Jean Hattes (Haste
/ Hacte)
bourgeois de Saint-Gilles
(...1471...)
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Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler six sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
En 1464
un Jean Hattes (Haste) le jeune était censitaire des dames
de Longchamp, on ne sait pour quel bien, moyennant 4 deniers obole, en encore en 1465 (Hacte)
(2). En 1482 Jean Hattes
(Hacte) tient des dames de Longchamp trois quartiers de vigne
au chantier de Barbion, moyennant la même somme (3): c’est donc
le même personnage, pour le même bien, et comme il n’est
plus qualifié le jeune, il faut croire que son homonyme est décédé
depuis un certain temps. Il tient encore cette vigne en 1498 (4).
Jean Hattes est mentionné en 1515 comme
le défunt père d’Oudinet Hattes, qui à cette date tient
une maison, cour, jardin et appartenance dans la paroisse Saint-Gilles,
tenue avant lui par son père et par son oncle Jean Rougier (tous
deux cités en 1471 comme habitant la Franchise); auparavant elle était
tenue par un certain Perrin Dantelu. Il s’ensuit semble-t-il que Jean Hattes
et Jean Rougier, alias Rogier, alias Roger, étaient beaux-frères,
parce qu’ils avaient chacun épousé une fille du dit Perrin
Dantelu. De fait, dans les deux listes, ils sont cités l’un après
l’autre. Cette maison, en 1515, coincée entre la rue Saint-Jacques
ou la rue d’Enfer et les murs de la ville, touche d’une part au cordonnier Macé Jubert, et d’autre
part à un certain
Pierre Homo en même temps qu’aux dépendances de l’hôtel
du Dauphin (5), dont nous savons qu’il était au n°164 de la rue
Saint-Jacques la rue d’Enfer (6).
En 1513, Houdin Hattes, dont nous
venons voir qu’il était le fils de Jean Hattes et le neveu de Jean
Rougier, est mentionné comme échevin (7). Sa stèle mortuaire, dont la date est malheureusement
effacée, est encore à l’église Saint-Gilles: “Oudin
Hatte, en son vivant marchant bourgeois d’Estampes”.
En 1536 et à
nouveau en 1555, un Girault Hattes est mentionné comme échevin
(8).
En 1538 est mentionné un Louis
Hattes alors procureur du chapitre de Sainte-Croix d’Étampes (9).
Su cette famille Hattes, voyez notre étude
en ligne consacrée en 2009 à Esprit Hattes, procureur du roi
à Étampes (10). Il est intéressant de remarquer que Jean Dantelu,
procureur du roi en 1471, était probablement le fils de ce Perrin
Dantelu, et par là le beau-frère de Jean Hattes, lui-même
certainement grand-père d’Esprit Hattes, qui sera procureur du roi
à Étampes de 1559 à 1564.
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(1)
Bellefare 1471 n°28, n°71; (2) Longchamp 1464 éd. Gineste n°6; Longchamp 1465
éd. Gineste n°12; (3) Longchamp 1482 n°1, n°35;
(4) Longchamp 1498 éd. Gineste n°54); (5) Notre-Dame
1500 éd. Gineste n°14; (6) Léon Marquis, Les
Rues d’Étampes, 1881, p. 113: “On voit toujours ses magnifiques
caves sous des bâtiments et jusque sous le jardin”; Gatineau, Étampes en lieux et places, 2003, p. 46; (7)
Montrond, Essais historiques,
t. 2, 1837, p. 231; (8) ibid. p. 232; (9)
Audren 1538 éd. Gineste (cliquez ici),
19r, 24r, 27r; (10) Cliquez ici.
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Jean Houllier
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler huit sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
C’est sans nul doute un
parent et peut-être un ascendant de Jacques Houllier, célèbre
médecin né à Étampes, élu doyen
de la faculté de médecine de Paris en 1546 et mort en 1562.
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(1) Bellefare 1471 n°28, n°71.
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Jean Lebeuf
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un bien dans la franchise
de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné à
régler deux sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
|
(1) Bellefare 1471 n°28, n°71.
|
Jean Lemaire
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes en indivision
avec son probable beau-frère Geoffroy Regnault, il est condamné
à régler avec lui douze sols aux chanoines de Notre-Dame
(1).
En 1448
un Jean Lemaire sans doute notre homme, est censitaire des dames de Longchamp
pour 3 deniers obole de trois quartiers de vigne au champtier de Barbion
(2). En 1482 (sous le nom déformé Jean Lemaitre) il est
mentionné comme l’ancien tenancier de cette vigne alors tenue par
messire Louis Georges, prêtre, et de même en 1498 (avec la
même erreur) alors qu’elle est tenue par Jacquet Mestaut et Pierre Jarson (3).
En 1512
un certain Simon Lemaire tient une parcelle vosine de celle d’un tenancier
des dames de Longchamp au champtier de Heurtebise (4), et un certain
Jacquet Lemaire,,
qui a épousé la fille d’un certain Guillemin Benoît
tient de ces dames deux parcelles
au champtier de Jardeaux et paraît aussi tenir une terre aux grosses
Bonnes (5).
En 1556, lors de la rédaction de la Coutume,
un Jean Lemaire est lieutenant particulier du bailliage.(6). |
(1)
Bellefare 1471 n°71; (2) Longchamp 1448 éd. Gineste n°83;
(2) Longchamp 1448 éd. Gineste n°83; (3) Longchamp 1482
éd. Gineste n°1; Longchamp 1498 éd. Gineste n°42;
(4) Longchamp 1511-1513 éd. Gineste n°73a; (5) ibid.,
n° 61 n°55b; (6) Coustumes
des bailliage et prevosté d’Estampes, Paris, Jean Dallier, 1557,
p. 40. |
Jean Lemercier
sergent royal à Étampes
(…1471…)
|
Hébert Lemercier, dont il nous
est spécifié seulement en 1274 qu’il est clerc, tient en
fief des dames de Longchamp des terres pour lesquelles il paie 21 deniers
de cens fin septembre 1271, puis 1274. La première fois il nous est
dit qu’il s’agit de plantes à Villeneuve; la deuxième, qu’il
s’agit d’une terre et d’une vigne plus précisément au-dessus
de Villeneuve (1).
En 1271, Jean Lemercier tient en fief des dames de
Longchamp une vigne au lieu-dit étampois Montépinant qui
avait été tenue avant lui par un certain Robert Lenormand,
et pour laquelle il règle 60 deniers de cens. En 1274, sa veuve
tient toujours cette vigne pour le même cens. De plus son gendre Laurent
Leclerc tient en fief des mêmes dames des vignes aux lieux-dits Antioche
et Montépinant, pour lesquelles il règle le même jour
216 deniers de cens, plus 96 deniers d’arrérages (2).
En 1292, Jeannot Lemercier règle pareillement
60 deniers pour une vigne à Antioche, et Jaquelet fille de feu Jean
Lemercier 216 deniers pour trois vignes respectivement à Montépinant,
Glane-d’Aulx et Antioche, pendant que maître Hébert Lemercier
règle toujours 21 deniers pour sa plante et garenne de Villeneuve
(3).
En 1298 la fille de feu Jean Mercier règle
180 deniers pour ue vigne à Épinant, 12 pour ujne vigne à
Antioche, tandis qu’un Lucas Fortin règle 6 deiers pour une vigne
qui fut à Jeanne Lemercier (4).
En 1300 mention d’un demi-arpent à 1,
denier qui fut à Jeanne Lamercière.
En 1323, mention d’un lieu-dit la Vallee à
la Merciere; à la même date un certain Henri Lemercier tient
des dames de Longchamp une maison rue Louis-Moreau, et une Perroche Lamercière
tient une prtie d’une terre qui fut à un certain Denisot Arondiau
(6).
En 1387, un demi-quartier de vigne à Antioche
est tenu par un certain Audren Lemarcher, puis par sa veuve en 1400
et 1408, dates auxquelles on l’appelle Andry Lemercier, mais on l’appelle
à nouveau André Lemarchier en 1448, ce qui crée un
doute sur son patronyme réeel (7). Il faut noter quoi qu’il en soit
que cette parcelle paraît elle aussi abandonnée au moins de
1408 et 1448, car à chacune de ces dates elle n’est pas citée
pour elle-même mais seulement comme voisine de parcelles effectivement
tenue..
En 1400, mention également à Abtioche
également des héritiers d’un certain Hervy Lemercier comme
voisins d’un tenancier de Longchamp, parcelle tenue plus précisément
en 1408 par un fils du Hervy dont le prénom est alors altéré
en Henry (8).
Ainsi donc la famille Lemrcier paraît bien
représentée à Étampes depuis au moins 1274.
Jehan Lemercier
et Jehan Letellier, sergens royaulx ou bailliage d’Estampes, adjournerent
tous et chacuns les manans et habitans de la franchise du marché
d’Estampes à comparoir par devant nous au dit lieu d’Estampes
en l’ostel de Jehan Gontier en la dicte franchise, au dimenche ensuivant.
Ils en font le rapport à Bellefare (9).
Comme il est en fonctions depuis longtemps et voisin
de la Franchise, Lemercier est de plus convoqué
le 11 novembre 1471 par le commissaire Martin de Bellefare et vient l’aider
à fixer l’assiette de la rente due aux chanoines de Notre-Dame sur
les bourgeois de la Franchise Saint-Gilles d’Étampes (10).
En 1556, son probable
descendant Jean Lemercier procureur, assiste à la rédaction
de la Coutume d’Étampes; il est aussi cité comme censitaire
du fief des Longs (11).
|
(1)
Longchamp 1271 éd. Gineste n°73; 1274, n°4; (2) Longchamp
1271, n°21, n°20 (Lorenz Leclerc); 1274, n°104 et n°105;
(3) Longchamp 1292 éd. Gineste n°37 et n°38; n°48; (4)
Longchamp 1298 éd. Gineste n°87 et n°88; (5) Longchamp 1300
éd. Ginete n°49; (6) Longchamp 1323 éd. Gineste n°45,
n°89 et n°193; (7) Longchamp 1387 éd. Gineste n°79;
1400 n°41 et n°110; 1408 n°102; 1448 n°99; (8) Longchamp
1400 éd. Gineste n°14; 1408 n°10; (9) Bellefare 1471 n°25; (10) ibid.
n°68; (11) Coustumes des bailliage
et prevosté d’Estampes, Paris, Jean Dallier, 1557, p. 40; AD91 E. 3933.
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Jean Letellier
sergent royal à Étampes
(…1471…)
|
Jehan Lemercier et Jehan Letellier, sergens
royaulx ou bailliage d’Estampes, adjournerent tous et chacuns les manans
et habitans de la franchise du marché d’Estampes à comparoir
par devant nous au dit lieu d’Estampes en l’ostel de Jehan Gontier en
la dicte franchise, au dimenche ensuivant (1).
Il
est sans doute apparenté de près à Jean Letellier,
clerc et tabellion de la ville et
du comté d’Estampes dès avant juillet 1486 (2) et
encore en mars 1490 (3); c’est d’ailleurs
peut-être le même personnage.
Ce ou ces Jean Letellier n’ont
sans doute rien à voir avec le riche marchand et bourgeois de Paris
Robert Letellier, que nous trouvons en 1511 comme l’un des plus importants
censitaires des dames de Longchamp, dont il tient neuf parcelles, pour
un total de 61 arpents (4).
|
(1)
Bellefare 1471 n°25; (2) D’après une pièce conservée
à Étampes en date du 28 juillet 1486 éditée
par Dupieux, Institutions royales, pp. 243-244; (3) AD91 E 3895; (4) Longchamp 151-1513 éd. Gineste n°153.
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Jean Marie l’aîné
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un bien dans la franchise
de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné à
régler trois sols aux chanoines de Notre-Dame. On ne connaît pas son lien de parenté exact
avec Jean Marie le jeune cité en même temps que lui (1).
En
1482 un Jean Marie dit Grand Jean, sans doute notre homme, tient des
dames de Longchamp cinq pièces de terres pour un total de 17 arpents
et demi dont deux arpents au moins sont retournés en friche et
le sont toujours, et dont un arpent est à faire vigne, c’est-à-dire
que la vigne n’y a toujours pas été replantée;
ils tient toujours ces parcelles en 1498 (2). A la même
date de1482, les enfants d’un certains feu Perrot Marie tiennent une
vigne de ces dames au champtier du Fourneau, et ils sont eux aussi encore
cités en 1498 (3).
En 1500 les héritiers de Jean Marie sont cités comme
tenant une maison rue Saint-Antoine avec pour voisin Jean Ducamel à
cause de sa femme et les héritiers d’Amiet Drouet (4).
En
1512, la veuve et les héritiers de Jean Marie dit Grand Jean
ne sont plus cités que comme d’anciens tenanciers des dames de Longchamp
(5), y compris un certain Jean Marie dit Petit
Jean, qui paraît tenir encore cependant des terres avoisinant la
censive de Longchamp (6).
|
(1)
Bellefare 1471 n°71 [et peut-être n°28]; (2) Longchamp
1482 éd. Gineste n°39; Longchamp 1498 éd. Gineste
n°56; (3) Longchamp 1482 éd. Gineste n°18;
Longchamp 1498 éd. Gineste n°87; (4) Notre-Dame 1500 éd.
Gineste n°34 et 36 (5) Longchamp 1511-1513 éd. Gineste n°139cd
et n°156cde; (6) ibid., n°36, n°91
et n°121e.
|
Jean Marie le jeune
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler trois sols aux chanoines de Notre-Dame. On ne connaît pas son lien de parenté exact
avec Jean Marie l’aîné cité en même temps
que lui (1). Voyez pour cette famille ce que nous
disons de Jean Marie l’aîné.
|
(1)
Bellefare 1471 n°71 [et peut-être n°28]
|
Jean Michault
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler quatre sols aux chanoines de Notre-Dame. On ne connaît pas son lien de parenté exact avec
Philippot Michault cité en même temps que lui (1).
C’est
sans doute le même que le maréchal Jean Michot cité
comme censitaire de Notre-Dame en 1500 pour une maison rue Évezard
qu’il tient de sa femme (2).
En
1498 un certain Jacquet Michau est mentionné comme tenant une
parcelle apparemment voisine de la censive de Longchamp au champtier
d’Antioche (3).
|
(1)
Bellefare 1471 n°28, n°71; (2) Notre-Dame 1500 n°125; (3) Lonchamp 1498 éd.
Gineste n°70.
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[Jean Olivier]
chantre de Notre-Dame d’Étampes
(…[1466] … 1471…[†1481])
|
Mentionné comme curé
et chevécier de Notre-Dame en 1439 (1), Jean Olivier a succédé
comme chantre à Quentin Dubois entre 1463 et 1466 jusqu’à
sa mort survenue le 2 décembre 1481 (1).
Lorsque le chapitre gagne son procès
contre les bourgeois de Saint-Gilles il accepte de modérer leur
dette, mais comme ils ne paient toujours pas il relance la procédure.
Le 11 novembre 1571 il assiste à la deuxième audience organisée
par le commissaire royal Martin de Bellefare, et après s’être
concerté avec les autres chanoines accepte d’accorder aux bourgeois
un nouveau rabais (2).
|
(1)
Cartulaire de Notre-Dame, éd. Alliot n°LXVII,
pp. 64-65; (2) Fleureau, Antiquitez d’Estampes, 1681,
p. 352; (3) Bellefare 1471, passim.
|
Jean Perriou
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler trois sols aux chanoines de Notre-Dame (1). |
(1) Bellefare 1471 n°28, n°71. |
Jean Prudhomme (Preudomme)
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler cinq sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
De 1529 à
1532 un Bastien Prudhomme
est signalé comme censitaire des dames de Longchamp (2).
|
(1) Bellefare 1471 n°28, n°71;
(2) AD91 E 3899.
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[Jean
Roger l’aîné]
bourgeois d’Étampes
(…vers 1471…)
|
Son existence est impliquée par la dénomination d’un
Jean Roger le jeune le 11 novembre 1471 qui tient alors un bien dans la franchise
de Saint-Gilles d’Étampes. Mais comme il n’est pas dans la
liste exhaustive des bourgeois de la Franchise, il est soit logé
ailleurs, ou bien décédé, s’il est par exemple
le père de l’autre (1). |
(1) Bellefare 1471 n°28, n°71.
|
Jean Roger / Rogier le jeune
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Vers 1348 sont signalés deux censitaires de Longchamp décédé,
Simon et Perrin Rogier ()
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient
un bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, Jean Roger
le jeune est condamné à régler quatre sols aux
chanoines de Notre-Dame (1).
En
1515, Jean Rougier est cité comme l’ancien tenancier de deux
maisons qui se touche dans la franchise Saint-Gilles. D’une part il a
tenu jadis une maison depuis passée à Symon Lelong puis
au cordonnier Macé Jubert (2). D’autre part il a tenu une partie
de maison provenant d’un certain Perrin Dantelu, dont l’autre partie était
tenue par son beau-frère feu Jean Hattes; en effet elle est désormais
tenue par Oudinet Hattes qui est à la fois fils de Jean Hattes et
neveu de Jean Rougier (3). Il apparaît donc que Jean Hattes et Jean
Rougier avaient tous deux épousé une fille Dantelu, et qu’à
la mort de Jean Rougier, apparemment sans enfant, les biens qui lui venaient
de sa femme sont allés au neveu de cette dernière, Oudinet
Hattes, tandis que ses biens propres sont allés à Simon Lelong,
fils probable de Hervé Lelong, qui paraît par là avoir
épousé de son côté une sœur de ean Rougier.
En 1511 un certain Robin Roger est aussi mentionné
comme témoin d’un aveu aux dames de Longchamp (4).
En 1601 est cité comme censitaire du fief
de Longchamp une Marie Durand, veuve d’Antoine Roger I, sergent royal, ainsi
qu’un Jean Roger procureur (5). En 1643 un Antoine Rougier II également
sergent royal censitaire au Bourgneuf et de même à la fin
du siècle un Jean Roger procureur (6). Antoine Roger II est alors
également censitaire de Longchamp jusqu’en 1655, puis sa veuve Marie
Durand en 1657 (7).
En 1601 sont cités comme censitaires du Bourgneuf
un Jean Roger vigneron et la veuve d’un Denis Roger (8), puis aux générations
suivantes tout au long du XVIIIe siècle d’autres Roger également
vignerons apparemment leurs descendants. Au milieu du XVIIe siècle
on cite même un champtier des Rogiers, non localisé (9).
|
() Longchamp 1348
éd. Gineste n°179, n°180 et n°189.
(1) Bellefare 1471 n°28, n°71; (2) Notre-Dame 1515 éd. Gineste n°15; (3) ibid.,
n°14; (4) Longchamp 1511-1513 éd. Gineste n°45b.
(5) AD91 E 3906; (6) AD91 E3838bis; (7) AD91 E 3839; (8) AD91 E 3910;
E 3911; E 3911; (9) AD91 3788.
|
Jean Sachet / Saichet
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler cinq sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
En 1482,
Jean Sachet
le jeune est signalé comme le voisin au champtier d’Épinant
d’un tenancier des dames de Longchamp, qui l’est aussi d’un certain
Robinet Gilbon,
alors qu’un Gervaise Gibon est signalé aussi comme bourgeois
de Saint-Gilles en 1471 (2).
|
(1)
Bellefare 1471 n°28, n°71; (2) Longchamp 1482 éd. Gineste n°67.
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Laurent ???
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
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Seul bourgeois de Saint-Gilles dont le patronyme
ne soit pas mentionné ni connu, le 11 novembre 1471, parce qu’il
tient un bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes,
sans doute le Cheval Rouge où il demeure, il est condamné
à régler deux sols aux chanoines de Notre-Dame (1). On ne connaît pas par ailleurs
pour l’instant cet établissement.
|
(1) Bellefare 1471 n°71.
|
Louis [XI]
roi de France
(…1471…)
|
Louis XI accède le 7 novembre 1471 à la requête
du chapitre de Notre-Dame d’Étampes lui demandant de nommer
un commissaire en charge de veiller à l’exécution de la
sentence des gens des requêtes du Palais condamnant les bourgeois
de Saint-Gilles à leur régler ce qu’il doivent (1).
|
(1) Bellefare 1471 n°1, n°2.
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Louis [II] d’Évreux
comte d’Étampes
(…1362…)
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Cité comme l’auteur premier de la donation au chapitre
de Notre-Dame de sa rente de dix livres sur les habitants de la Franchise
du marché de Saint-Gilles d’Étampes (1).
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(1) Bellefare 1471 n°4.
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Macé Saulle
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
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Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un bien dans la franchise
de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné à
régler quatre sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
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(1) Bellefare 1471 n°28, n°71.
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Marquet
Dubois
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
En 1323 est cité un Bunef Dubois
tenant des dames de Longchap un quartier de terre au chantier de Jardiaux
(1); au même lieu vers 1348 Buene Dubois tient huit arpents, plus
seize autres arpents, les deuxpièces touchant aux terres de Jeannette
Dubois; dans le même temps Oudin Dubois tient une terre non localisée
(2); même situation en 1353 et en 1359 (3), la famille n’étant
plus citée en 1382 ni 1400 ni 1408. En fait ces terres semblent avoir
été abandonnées, et l’être encore en 1448.
En 1448 on note que les ayant cause de feue
Jeannette Duboys doivent 20 deniers 2 tournois pour 16 arpens de terre
à Jardeaux tenant aux ayant cause de feu Beunes Dubois, et que les
ayant cause d’un certain Thomas Dubois ou ses ayant cause (ce qui semble
indiquer qu’on ne sait pas s’il est vivant ou mort) dovent pour les deux
pièces de terres tenus auparavant par Buenes Dubois la même
somme qu’auparavant; sans parler de la mention d’une vigne du Bois ou Dubois
(4).
En 1482 les terres de feu Buenes Dubois est
à nouveau citée comme touchant deux des six que tient alors
un certain Germain Loreau: elles paraîssent encore inoccupées
(5).
En 1498, on ne parle plus de cette famille; les
parcelles qu’elle a tenue sont sans doute réoccupée, sans
qu’on sache desquelles il s’agit. Quoi qu’il en soit, leur abandon a duré
un siècle.
Pendant ce temps, en 1463 un Quentin Dubois est mentionné
comme chantre de Notre-Dame d’Étampes (et il est décédé
avant 1465 où est cité dans cette charge Jean Olivier,
chantre jusqu’en 1481) (6). S’agit-il
de la même famille?
Le 11 novembre 1471, parce qu’il
tient un bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, Marquet
Dubois est condamné à régler deux sols aux chanoines
de Notre-Dame (7).
En 1500 un certain Jacquet Dubois est mentionné comme censitaire
de Notre-Dame pour une maison qu’il tient rue de la Porte-Dorée
(8); nous apprenons en 1512 qu’il
est vigneron et tient des dames de Longchamp au champtier d’Antioche un
demi-arpent de terre et vigne (9).
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(1)
Longchamp 1323 éd. Gineste n°107; (2) Longchamp 1348 n°5
et n°134; (3) Longchamp 1353 éd. Gineste n°78 et AD91 E.
3886 (en cours d’édition); (4) Longchamp 1448 éd. Gineste
n°114, 128 et 117; (5) Longchamp 1482 n°2c;
(6) Fleureau, Antiquitez d’Estampes, 1681, p. 352; (7) Bellefare 1471 n°28, n°71; (8) Notre-Dame 1500 éd. Gineste n°166; (9) Longchamp
1511-1513 éd. Gineste n°106.
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Martin de Bellefare
Conseiller au Parlement
(…1471…)
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Parlementaire parisien commis par Louis
XI à l’exécution de la sentence des gens des Requêtes
du Palais, auteur du procès-verbal ici édité (1).
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(1) Bellefare 1471 passim.
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Perrin Dauphance
bourgeois de Saint-Gilles
(† av. 1471)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’elle tient un bien dans la franchise
de Saint-Gilles d’Étampes, sa veuve est condamnée à
régler trois sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
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(1) Bellefare 1471 n°71.
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Philippot Devaux / de Vaulx
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler deux sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
Léon Marquis note
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(1) Bellefare 1471 n°28, n°71.
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Philippot Michault
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler deux sols aux chanoines de Notre-Dame. On ne connaît pas son lien de parenté exact
avec Jean Michault cité en même temps que lui (1).
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(1) Bellefare 1471 n°28, n°71.
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Philippot Moireau / Moyreau
(…1471…)
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Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler huit deniers aux chanoines de Notre-Dame (1).
Il semble bien qu’il s’agisse d’un patronyme Moireau
tout à fait distinct du patronyme Moreau et on ne semble pas pouvoir
le rattacher à la famille Moreau attestée à l’époque
à Étampes.
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(1) Bellefare 1471 n°71.
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Pierre Clutin
Conseiller au Parlement (…1463 …)
|
Conseiller du Parlement de Paris, auteur en 1463 d’une sentence exécutoire
à l’encontre des habitants de la franchise du marché
Saint-Gilles d’Étampes, et d’autres actes indéterminés,
qui restèrent sans effet parce que certains réussirent
à relancer la procédure (1).
Conseiller
au Parlement dès le 10 mai 1451. “II estoit
fils d’Henry Clutin Changeur du Trésor, qui mourut l’an 1438.
& de leanne Luillier sa femme, & portoit d’argent au chef bretessé
ou crénellé par le bas d’azur chargé d’une Estoille
d’or au premier canton.” (2).
Cité par ailleurs
en 1465, “maistre Pierre Clutin (…) conseiller” (3) et le 11 mars 1470
(“Le XIe jour de mars mil CCCC LXIX, ou conseil du roy tenu à
Tours, ouquel monsieur le Chancellier, messires Pierre Duriolle, Jehan
Herbert, Pierre du Reffuge, Pierre Poingnant, Guillaume Compaing, Pierre
Clutin et Jehan de La Lere estoient” (4). Encore mentionné en 1472 comme agent de
Louis XI dans les manœuvres qui amenèrent Philippe de Commynes
à passer du parti bourguignon à celui du roi (5).
Il a eu pour fils un autre Pierre Clutin, notaire et secrétaire du roi en 1509 et
prévôt de Paris en 1517 (6), reçu président
ès enquêtes le 14 novembre 1524 et mort le 16 juillet
1533 (7). “Sa postérité masculine
a pris fin en la personne d’Henry Clutin Seigneur de Villeparisis son
petit fils qui mourut à Rome estant Ambassadeur vers sa Saincteté,
sans laisser aucuns enfans de Ieanne Chastaignier dela Rochepozay sa
femme.” (8)
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(1)
Bellefare 1471 n°10, n°33; (2) François Blanchard (†1660), Les presidens au
mortier du parlement de Paris, Paris, Besongne, 1647, 2e partie,
p. 24; (3) BNF, ms fr.
20490, f°88, cité par Henri Stein, Charles de France,
frère de Louis XI, Paris, Picard, 1919, p. 309, note 4
de la p. 308); (4) copie
du XVIIe, BNF, collection Baluze, vol. 17, f°12, éd. Stein,
ibid., pièce n°LXXXVII, p. 721; (5)
A. R. Scoble, The Memoirs
of Philip de Commines, Londres, Henry G. Bohn, 1855, t. I, p. XVII;
(6) M.-N. Baudouin-Matuszek, “Henri II et l’Écosse”,
in Bibliothèque de l’École des chartes 145/2 (1987),
p. 350, note 5, alléguant Alexandre Tuetey et Paul Guérin,
Registre des délibérations du Bureau de la
ville de Paris, Paris, 1883-1958, t. I, p. 237-241; (7)
F. Blanchard, op. cit,p.
52; (8) ibid., p. 24.
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Pierre
de Senneville
capitaine et lieutenant du bailli d’Étampes
(...1471...)
|
Ce personnage n’est pas connu par ailleurs, autant que je
sache. Qu’il soit capitaine en même temps que lieutenant du bailli
semble indiquer que ce dernier ne résidait à Étampes,
comme c’était alors souvent le cas (1).
Il descendait très
probablement du Pierre de Senneville qui avait été fait
chevalier ès lois par Charles V en 1396 (2), lui-même descendant
d’un Pierre Senneville devenu président du Parlement de Paris en
1343 et mort en 1369 (3); on cite encore des Pierre des Senneville au
XVIIe siècle.
|
(1)
Bellefare 1471 n°68; (2) Philippe Antoine Merlin, Répertoire
universel et raisonné de jurisprudence, Paris, Garnery, 1827,
t. 2, p. 648; .(3) Jean-Baptiste de Courcelles, Dictionnaire universel
de la noblesse de France, Paris, 1820, p. 331. |
Pierre Robillard
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler quatre sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
En 1498 il est question
dans un passage confus et fautif du censier des dames de Longchamp de
“de Jehan Gabillart,
de feu Thomas Robillart [sic]”
(2).
En 1500 un certain Guillot Robillard est cité
comme voisin au quartier Saint-Pierre, rue de Buval d’un tenancier de Notre-Dame
(3).
De 1529 à 1540 un Jean Robillard est régulièrement
cité comme censitaire de Longchamp (4), puis encore en 1562 (5).
En 1625 nous voyons que le pont de Juine, au bout
du Perray, où se perçoit le cens, après s’atre appelé
Pont aux Lièvres, s’appelle alors le pont Robillard (6).
Un Barthélémy Robillard encore censitaire
du Bourgneuf à la fin du XVIIe siècle (7).
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(1)
Bellefare 1471 n°28, n°71: (2) Longchamp 1498 éd. Gineste n°100; (3) Notre-Dame
1500 éd. Gineste n°215; (4) AD91 E 3899; (5) AD91 E. 3900;
(6) AD91 E 3855, cf. Gatineau, op. cit.,
pp. 110a et 76b; (7) AD91 E. 3839.
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[Quentin Dubois]
chantre de Notre-Dame
(…[1453]…)
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Successeur de Jean Desmazis mort le 17 juillet
1456 et de Jean Debarre, il est cité comme chantre en 1463
(1).
Il poursuit la procédure contre
les habitants de la Franchise, mais on ne sait
pas si c’est sous son ministère ou sous celui de son prédécesseur
Jean Debarre qu’est obtenu la première condamanation des habitants
de la Franchise par les gens des Requêtes du Palais en 1460 (2).
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(1) Fleureau,
Antiquitez d’Estampes, 1681, p. 352; Bellefare
1471 n°7, n°8.
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Simon Boivin
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un bien avec sa femme dans
la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler avec elle cinq sols aux chanoines de Notre-Dame
(1).
En 1500 nous apprenons par le censier de Notre-Dame
qu’il est boulanger dans une maison avec cour, jardin et appartenances
qu’il tient de sa femme et qui touche à la porte Saint-Martin, côté
rue Saint-Martin, touchant aussi à la boutique du cordonnier Jean
Boutet (2).
Nous connaissons
d’autres membres de cette famille:
1) Le sergent Pernet Boivin
En 1464 une certaine Catherine femme d’un certain Pernet
Boivin est mentionnée comme messagère d’une certain Jean
Morin: elle verse pour lui le cens de aux Dames de Longchamp (3). En 1482
nous apprenons que cette Catherine femme de Pierre, alias Pernet, alias
Perrault Boivin est en fait la fille de feu Jean Morin, de qui elle tient
une maison devant Saint-Basile avec cour, cave, jardin, et appartenances;
et que les dames de Longchamp lui ont consenti un rabais pour toute sa vie
durant: elle ne paie que 8 sous au lieu de 25 (4). En
1498 Pernet alias Pierre Boivin et sa femme fille de Jean Morin tiennent
toujours cette maison à loyer modéré autrefois tenue
par Robin Morin, plus deux terres d’un arpent chacune au champtier d’Antioche,
plus une autre maison au champ du château plus une place à
faire jardin derrière sa maison (5); En 1511 nos apprenons que Pernet Boivin était
sergent et que la maison qu’il tenait était la maison seigneuriale
des dames de Longchamp désormais tenue par le marchand épicier
Gillet le Coup (6).
2) Le laboureur Jean Boivin dit
Gaucher et le prêtre Robert Boivin
A la même date de 1482 par ailleurs,
un Jean Boivin dit le Gaucher tient des même dames de
Longchamp un arpent de vigne sur le haut du Larriz d’Antioche, et en
1498 il y a ajouté un quartier de vigne (7). En 1500 le censier
de Notre-Dame nous montre ce Jean Boivin, quallifié laboureur,
tenant rue Saint-Jacques, près de l’église Saint-Basile,
une maison, cour, jardin et appartenances où pend pour enseigne
saint Jean-Baptiste, touchant à une maison que tient son parent
messire Robert Boivin, prêtre (8). on ne sait pas si c’est encore lui, ou son fils qui est
encore signalé en 1511 comme censitaire de Longchamp
Jean Boivin laboureur de vigne, tenant un quartier de
vigne au clos Valleton (9).
3) Un autre Robert Boivin.
Enfin les comptes de la paroisse Notre-Dame
signale la mort vers 1514 d’un certain Robert Boivin, serviteur de monsieur le Capitaine d’Étampes,
qui est alors le lieutenant du bailli (10).
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(1)
Bellefare 1471 n°28, n°71; (2) Notre-Dame 1500 éd. Gineste n°246 et n°247;
(3) Longchamp 1464 n° 4; (4) Longchamp 1482 éd. Gineste n°5,
n°7, n°8 et n°19; (5) Longchamp 1498
éd. Gineste n°109; (6) Longchamp 1511-1513 éd. Gineste n°12; (7) Longchamp 1482 éd. Gineste n°19; Longchamp 1498 éd. Gineste n°47; (8) Notre-Dame
1500 n°159); (9) Longchamp 1511-1513 éd.
Gineste n°20; (10) Notre-Dame 1515 éd.
Gineste n°89.
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Simon Rondeau
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
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Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler deux sols aux chanoines de Notre-Dame. On ne connaît
pas son lien de parenté exact avec Étienne Rondeau, cité
en même temps que lui (1).
Sur la famille Rondeau, voyez la notice consacrée
à Étinne Rondeau.
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(1)
Bellefare 1471 n°28, n°71.
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Thévenin Durand
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
|
En 1348 nous trouvons comme censitaires
de Longchamp au champtier d’Antioche un Guillaume Durand et un Thibaud
Durand; en 1353, Thibaud Durand seul; en 1359 Thibaud Durand et Jeannot
Durand (1).
Un
Pierre Durand bourgeois d’Étampes est signalé comme
bienfaiteur de Notre-Dame peu avant 1383 (2).
En 1387
Thibaud Durand, peut-être deuxième du nom, tient toujours la
terre d’Antioche (3)
En 1408 puis 1448 sont cités pour la
même terre les héritiers d’un certain feu Jean Durand; comme
de plus cette terre n’est pas citée pour elle-même mais seulement
mentionnée comme voisine de terres effectivement occupées,
il semble bien que pendant toute cette période elle a été
abandonnée (4); il ne s’ensuit pas que la famille ait disparu de la
ville.
Le 11 novembre 1471, parce qu’il
tient un bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes,
Thévenin Durand est condamné à régler
deux sols aux chanoines de Notre-Dame (5).
En 1498 un certain Jean Durand est mentionné comme
le voisin de l’un des tenanciers des dames de Longchamp dans le champtier
de la Vallée d’Épinant (6). En 1500 il est signalé
aussi à Saint-Martin comme voisin de deux tenanciers de Notre-Dame,
Jean Decourcelles à l’enseigne de l’Image-Saint-Martin, et la veuve
de Guillaume Mory dont la maison touche à la rue Courte (7).
Vers 1514 est enregistrée une donation
par testament à la paroisse Notre-Dame d’un Jean Durant paroissien
de Saint-Basile (8).
En
1509 puis 1511, un Jean Durand praticien en cour laie est mentionné
comme censitaire de sans qu’on sache si c’est le même, comme tenant
des dames de Longchamp rue Saint-Jacques, devant la grande porte de
l’église Saint-Basile, une maison, une maison, cour, jardin et appartenances tenue avant lui
par le défunt Étienne Picard (9). Il est encore mentionné “Jehan Durant”
en 1529, “maistre Jehan Durant” en 1530, 1532, mais décédé
en 1533: “les hoirs feu maistre Jehan Durand”, de 1533 à 1540 (10).
En 1538 nous entendons parler d’un autre Durand
procureur à Étampes, très probablement son fils (11). On trouve ensuite de nombreux Durand à
Étampes.
|
(1) Longchamp 1348 éd. Gineste n°57 et n°89;
1353 n°100; 1359 (encours d’édition); Longchamp 1387 éd.
Gineste n°42 et n°110; (2) Cartulaire de Notre-Dame, éd. Alliot, n°LV,
pp. 46-47; (3) Longchamp 1382 éd.
Gineste n°42; (4) Longchamp 1408 éd. Gineste n°8 et n°28;
1448 éd. Gineste n°10 et n°20; (5) Bellefare 1471 n°28, n°71; (6) Longchamp
1498 éd. Gineste n°96; (7) Notre-Dame 1500 éd. Gineste
n°276 et 282; (8) Notre-Dame 1515 n°89; (9) AD91 E. 3897 et 3898 = Longchamp 1511-1513 éd. Gineste n°24;
(10) AD91 E.3899; (11) Audren 1538 éd. Gineste (cliquez ici),
f°12v°.
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Thomas Duroussay
bourgeois de Saint-Gilles
(…1471…)
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Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, il est condamné
à régler deux sols aux chanoines de Notre-Dame. On ne connaît pas son lien de parenté exact avec
Jean Duroussay cité en même temps que lui (1).
Sur la famille Duroussay,
voyez la notice consacrée à Jean Duroussay.
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(1)
Bellefare 1471 n°28, n°71; (2) Longchamp 1482 éd. Gineste n°29;
|
Prénoms inconnus
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1. Patronymes connus |
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?? Cappy (1er frère)
bourgeois
(...1471...)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes en indivision
avec sa sœur et au moins un frère, il est condamné avec eux
à régler neuf sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
En 1574, Jacques
Petit, laboureur, demeurant à Marolles, se portant fort pour Denise
Cappy, sa femme, Mathurin Boucher, laboureur, demeurant
à Dhuilet, paroisse d’Hormoy-la-Rivière, Nicolas Leloup,
laboureur, demeurant à Boischambault et Noël Ymbault, laboureur
de Marolles, vendent à Augustin de Thou, chevalier, conseiller au
conseil privé et avocat du roi au parlement de Paris, sieur d’Abbeville,
absent, ce acceptant par Guillaume Vincent, avocat à Étampes
“ung lieu et héritage assis au lieu et village du dict Boischambault,
qui se consiste en maison et grange couvertz de chaulme, masures, jardin...”
etc., contenant 5 quartiers et le tiers d’une quarte, plus 1/2 quartier
1 perche 1/2 de jardin près le dit lieu; plus les bois, pierres
et autres “mathières,” qui sont sur ledit lieu, plus 2/3 de quartiers
de bois taiIlis au bois du dit Boischambault; le tout moyennant 500 livres
tournois (2).
En
1643 est cité comme censitaire du Bourgneuf un certain Jacques Cappy,
vigneron (3), et de même à la génération suivante
un Jacques Cappy vigneron en même temps qu’un Jean Cappy, qu’un Lambert
Cappy et que la veuve d’un certain Cancien Cappy vigneron (4). De même,
en 1678 François et Pierre Cappy (5)..
La famille Cappy est encore bien représentée
à Étampes au XVIIIe siècle (6).
|
(1) Bellefare 1471 n°71; (2) AD91 E3853 (résumé
par l’Inventaire-Sommaire; (3) AD91 E 3838bis et E 3780 (4) AD91 E 3839;
(5) AD91 E 3840; (6) AD91 E 3762; E 3840; E 3840bis; E 3911.
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?? Cappy (2e frère)
bourgeois
(...1471...)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’il tient un
bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes en indivision
avec sa sœur et au moins un frère, il est condamné avec eux
à régler neuf sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
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(1) Bellefare 1471 n°71.
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?? Cappy (sœur)
bourgeoise
(...1471...)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’elle tient
un bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes en indivision
avec au moins deux frères, elle est condamné avec eux à
régler neuf sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
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(1) Bellefare 1471 n°71.
|
?? Roland
conseiller au Parlement
(...1471...)
|
Un édit du roi Charles VII contre
Jacques Cœur en date de Bois Sire-Amé le 14 juillet 1455 est
déjà signé A. Rolant (1).
Il signe aussi le 12 juin
1456 un édit royal de Charles
VII donné au Vivier octroyant pour cinq ans aux Étampois
les revenus de la gabelle (2).
Il signe enfin l’édit de Louis XI du 7 novembre 1471 contre les contre
les habitants de la franchise du marché Saint-Gilles d’Étampes
qui refusaient de se soumettre au jugement les condamant à régler
leurs dettes aux chanoines de Notre-Dame (3).
|
(1)
éd. Buchon, Choix de Chroniques
et mémoires sur l’histoire de France, Paris, Desrez, 1838,
p. 653; (2) .......; (3) Bellefare 1471 éd.
Gineste n°23.
|
Prénoms inconnus
|
2. Femmes de patronyme également inconnu |
|
?? ??
femme de Jean Gontier
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’elle tient
avec son mari un bien dans la franchise de Saint-Gilles d’Étampes,
elle est condamnée avec lui à régler neuf sols aux
chanoines de Notre-Dame (1). |
(1) Bellefare 1471 n°71.
|
?? ??
femme de Simon Boivin
(…1471…)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’elle tient un bien avec son mari dans
la franchise de Saint-Gilles d’Étampes, elle est condamnée
à régler avec lui cinq sols aux chanoines de Notre-Dame
(1).
|
(1) Bellefare 1471 n°71.
|
?? ??
veuve de [Jean?] Bardillet
(...1471...)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’elle tient un bien dans la franchise
de Saint-Gilles d’Étampes, elle est condamnée à
régler seize deniers aux chanoines de Notre-Dame (1).
|
(1) Bellefare 1471 n°71.
|
?? ??
veuve d’Étienne Rondeau
(...1471...)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’elle tient un bien dans la franchise
de Saint-Gilles d’Étampes, elle est condamnée à
régler deux sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
|
(1) Bellefare 1471 n°71.
|
?? ??
veuve de Perrin Dauphance
(...1471...)
|
Le 11 novembre 1471, parce qu’elle tient un bien dans la franchise
de Saint-Gilles d’Étampes, elle est condamnée à
régler trois sols aux chanoines de Notre-Dame (1).
|
(1) Bellefare 1471 n°71.
|
Prénoms inconnus
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3. Hommes de patronyme également inconnu
|
|
?? ??
premier huissier de la Cour de Parlement de Paris
(…1471…)
|
C’est
à lui que Martin de Bellefare adresse son rapport (1).
|
(1) Bellefare 1471 n°71.
|
?? ??
bailli d’Étampes
(… peu après 1450 …)
|
Non identifié pour l’instant, il est mentionné
en 1471 comme ayant rendu (lui ou son lieutenant), après le prévôt,
une sentence dont il a été fait appel devant le Parlement
de Paris (1).
|
(1) Bellefare 1471 n°7.
|
?? ??
bailli d’Étampes
(… 1471 …)
|
En
1471 le bailli d’Étampes en fonctions peu après 1450,
que nous n’avons pas encore identifié, ne paraît pas résider
à Étampes, puis c’est son lieutenant qui esy châtelain (1).
|
(1) Bellefare 1471 n°
|
?? ??
lieutenant du bailli d’Étampes
(…vers 1450 …)
|
Non identifié pour l’instant, il est mentionné
en 1471 comme ayant rendu (lui ou le bailli lui-même), après
le prévôt, une sentence dont il a été fait
appel devant le Parlement de Paris (1).
|
(1) Bellefare 1471 n°7.
|
?? ??
prévôt d’Étampes
(…vers 1450 …)
|
Non identifié pour l’instant, il est mentionné
en 1471 comme ayant rendu une sentence (lui ou son lieutenant) dont
il a été fait appel devant le bailli d’Étampes puis
devant le Parlement de Paris (1) |
(1) Bellefare
1471 n°7.
|
?? ??
prévôt d’Étampes
(…1471…)
|
Au
début de novembre 1471, le prévôt, non identifié
pour l’instant, essaie de mettre à exécution le jugement
rendu par les gens des Requêtes du Palais contre les bourgeois de saint-Gilles d’Étampes, mais
la plupart de ceux-ci ne se rendent même pas à sa convocation
et les autres indiquent qu’il refuse de s’y soumettre; il conseille donc
aux chanoines de se pourvoir.
Le 19 août 1478 le prévôt
est Étienne Prunellé (2), et c’est Jean Laurent au moins
à partir du 27 février 1481 (3).
|
(1) Bellefare 1471
n°18, n°19, n°40, n°67; (2) Cartulaire de Notre-Dame,
éd. Alliot cf Alliot 19 aout 1478, n°LXXXI,
p. 92, cf. Dupieux, Institutions, p.90; (3) Dupieux, Institutions, p. 91 n. 1 .
|
?? ??
lieutenant du prévôt d’Étampes
(…vers 1450 …)
|
Non identifié pour l’instant, il est mentionné
en 1471 comme ayant rendu une sentence (lui ou le prévôt
lui-même) dont il a été fait appel devant le bailli
d’Étampes puis devant le Parlement de Paris (1).
|
(1) Bellefare
1471 n°7.
|
?? ??
élu d’ Étampes
(…1471…)
|
Non identifié pour l’instant, il est convoqué,
lui ou son lieutenant, le 11 novembre 1471 par le commissaire Martin de
Bellefare et vint l’aider à fixer l’assiette de le rente due aux
chanoines de Notre-Dame sur les bourgeois de la Franchise Saint-Gilles
d’Étampes (1).
|
(1) Bellefare
1471 n°68.
|
?? ??
lieutenant de l’élu d’ Étampes
(…1471…)
|
Non identifié pour l’instant, il est convoqué,
lui ou l’élu lui-même, le 11 novembre 1471 par le commissaire
Martin de Bellefare et vint l’aider à fixer l’assiette de le rente
due aux chanoines de Notre-Dame sur les bourgeois de la Franchise Saint-Gilles
d’Étampes (1).
|
(1) Bellefare
1471 n°68.
|
C) RÉCAPITULATION
DES DONNÉES RECOUPÉES LES PLUS INTÉRESSANTES
On range ici les individus selon le montant auquel
a été portée leur taxation.
144 deniers (1 feu)
|
— Jean Le
Maire et Geoffroy Regnault (tiennent apparemment
une grande maison en indivision, sans doute beaux-frères ; Geoffroy,
surnommé Mérot, tient aussi une maison au début de
la rue Saint-Martin en face du cimetière Saint-Gilles-et-Saint-Martin)
|
120 deniers (1 feu)
|
— Jean Avisse
(tient aussi une maison rue Saint-Antoine)
|
108 deniers (2 feux)
|
— Jean Gontier
et sa femme (tient une grande maison où
se réunissent tous les bourgeois de Saint-Gilles, peut-être l’hôtel du Dauphin au n°164 de la rue Saint-Jacques)
— Les frères Cappy et leur
sœur
|
96 deniers (3 feux)
|
— Gervais
Gibon
— Hervé Lelong (officier du roi dont les descendant tiennent la
Poste aux Chevaux au n°122 de la rue Saint-Jacques, tient aussi une maison
à Saint-Martin rue de la Betonnerie et semble-t-il plusieurs maisons
dans les paroisses Saint-Basile et Notre-Dame)
— Jean Houllier
|
84 deniers (1 feu)
|
— Jean Brossard
l’aîné
|
72 deniers (6 feux)
|
— Antoine
Guichard (tient aussi une maison rue
de Darnatal)
— Guion Brunet
— Jehan Duroussay
— Jean Émery
— Jean Delisle
— Jehan Hattes (beau-frère de Jean Roger, tient la plus grosse partie
de la maison de Perrin Dantelu plus une dépendance voisine père
d’Oudin Hattes, qui sera marchand et échevin)
|
60 deniers (6 feux)
|
— Guillaume
Châtillon (cordier, possédant
aussi une maison près du moulin Saint-Ladre, c’est-à-dire
de l’Hospice)
— Guillaume Cholet
— Guillot Barry (tient aussi une maison rue Évezard)
— Jean Prudhomme
— Jean Sachet
— Simon Boivin et sa femme
(boulanger, d’une famille très présente
dans la paroisse Saint-Basile, il tient aussi en propre des chanoines de
Notre-Dame une maison avec cour, jardin et appartenances, à deux
pas de la Franchise, rue du Haut-Pavé)
|
48 deniers (5 feux)
|
— Jean Baudon
l’aîné
— Jean Michault (maréchal, tient aussi de sa femme une maison rue Évezard)
— Jean Roger le jeune (beau-frère de Jean Hattes, tient la plus petite partie
de la maison de Perrin Dantelu)
— Macé Saulle
— Pierre Robillard
|
36 deniers (9 feux)
|
— Guillaume Baudouin
— Guillaume Brosson
— Guillemin Lucquet
— Jean Brossart le jeune
— Jean Charles
— Jean Marie l’aîné
(surnommé Grand-Jean, tient aussi
des chanoines de Notre-Dame une maison rue Saint-Antoine, et 17 arpents en
différentes pièces de terre des dames de Longchamp)
— Jean Marie le jeune
— Jehan Perriou
— La veuve Perrin Dauphance
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24 deniers (17 feux)
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— Alain Herclem
— Berthelot Jaquellet
— Guillaume Legât
— Guillaume Perner
— Jacquet Regnard
— Jean Baudon [le jeune] (paraît tenir aussi une maison à Saint-Pierre
rue du Sablon)
— Jean Danjou
— Jean Lebeuf
— Jean Espérance
— Laurent, demeurant au Cheval
Rouge (auberge non identifiée)
— Marquet Dubois
— Philippot Devaux
— Philippot Michault
— Simon Rondeau
— Thévenin Durand
— Thomas Duroussay
— La veuve d’Étienne Rondeau
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16 deniers (1 feu)
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— La veuve
Bardillet (peut-être la veuve
de Jean Bardillet, qui était de la paroisse Saint-Basile)
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8 deniers (1 feu)
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— Philippot
Moireau
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TOTAL:
53 feux
(2640
deniers)
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