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| Anno 1714. hunc Canem Piscatorem scripsit Carolus-Claudius Hemarida Danjuanus, gallice Charles-Claude Hémard, seigneur de Danjouan, tunc temporis adulescens, quem ipse vertit in linguam gallicam, Le Chien pêcheur. |
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Ad comparandum lege sis Phædræ fabulam hanc:
Scopulosum ad litus currit et prendens petram Pilosa crura sensim demittit vado; Quorum inter villas simul hæserunt cammari, Ad terram abripiens excutit praedam maris Escaque fruitur passim collecta vafer. Ergo etiam stultis acuit ingenium fames. Briefment vous entendrez, s’il
vous agrée, qu’en la susdite vallée d’Andelle, est un certain
gentilhomme, lequel a un chien barbet, s’il n’est mort depuis hier, le plus
gaillard, le plus noble, le plus habile, le plus gentil et le mieux apris
qu’il se puist voir, voire quand est pour aller à l’eauë et y
prendre tout gibier. Outre et par dessus, il a un moyen de prendre les escrevices
qui n’est en usage à nul autre animal. Ce fait est tel. Quand Monsieur
son maistre le veut mener le long de la riviere, il lui dict: Barbet à
l’eauë, aux escrevices. Il se jette incontinent dedans, et à
certain troux qu’il cognoist en ladite riviere, où il sçait
qu’il y en a, et mesme aussi qu’il les flaire et sent, aussi bien dans l’eauë
comme dessus terre, foüille avec ses pattes comme un terrier, par telle
façon, qu’il en jette hors toutes les escrevices, puis se veautrant
et roullant dessus se prennent, se meslent et attachent à l’entour
et dedans son poil par telle manière qu’il en revient tout
chargé s’escoure devant son maistre.
Marchent à reculons, tournent le dos au port. C’est l’art des Matelots ; c’est aussi l’artifice De ceux qui, pour couvrir quelque puissant effort, Envisagent un point directement contraire, Et font vers ce lieu-là courir leur adversaire. Mon sujet est petit, cet accessoire est grand. Je pourrais l’appliquer à certain Conquérant Qui tout seul déconcerte une Ligue à cent têtes. Ce qu’il n’entreprend pas, et ce qu’il entreprend, N’est d’abord qu’un secret, puis devient des conquêtes. En vain l’on a les yeux sur ce qu’il veut cacher ; Ce sont arrêts du sort qu’on ne peut empêcher : Le torrent, à la fin, devient insurmontable. Cent dieux sont impuissants contre un seul Jupiter. LOUIS et le Destin me semblent de concert Entraîner l’Univers. Venons à notre Fable. Mère Ecrevisse un jour à sa Fille disait:
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Editiones
[Claude-Charles HÉMARD DE DANJOUAN], Le Chien pêcheur ou le Barbet des Cordeliers d’Estampes, poëme héroï-comique en latin et en françois [sans lieu ni date] [in-8°, 15 p., vers 1720] [non vidi]. Révérend Père Pierre-Nicolas DESMOLETS [continuateur], A.-H. de SALLENGRE [†], Continuation des mémoires de littérature et d’histoire [11 vol. in-8°], Paris, 1726-1731 [aliter: (11 vol. in-12), Paris, 1730-1732),R.P. DESMOLETS, Mémoires de littérature, t. X, pp. ?-? [non vidi]. Michel de CUBIÈRES-PALMÉZEAUX [pseudonyme de Jean Antoine LEBRUN-TOSSA (1760-1837), alias Père Ignace de CASTEL-VADRA, DORAT-CUBIÈRES, ENÉGISTE-PALMÉZEAUX, Monsieur de MARIBAROU, MÉTROPHILE, C. de PALMÉZEAUX, C.-D. TAVEL, chevalier de MORTON], Épître à Gresset, au sujet de la reprise du ‘Méchant’ par les Comédiens français qui a eu lieu... en 1811. Suivie de deux ouvrages de ce poète célèbre qui ne sont dans aucune édition de ses œuvres, et d’une épître à un jeune provincial intitulée: ‘l’Art de travailler aux journaux’, par l’ex-R. P. Ignace de Castelvadra [Par J.-A. Lebrun-Tossa.] [in-8°; 93 p.; les deux poèmes attribués ici à Jean-Baptiste-Louis GRESSET, le Chien pêcheur et La Musique, poème ne sont en fait pas de cet auteur], Paris, Moronval, 1812. [non vidi]. Maxime de MONTROND,
«Note XI (Chap. XII, p. 176).
Le Chien Pêcheur ou Le Barbet des Cordeliers d’Étampes. Poème
héroï-comique en latin et en français» [édition
en fait partielle], in ID., Essais historiques sur la ville d’Etampes. Tome 1, Etampes,
Fortin (& Paris, Debécourt), 1836, pp. 221-235. Paul PINSON, Le
Chien Pêcheur ou le Barbet des Cordeliers d’Estampes, poëme héroï-comique
en latin et en françois, suivi de trois hymnes sur SS. Can, Cantien
et Cantianille et d’une hymne grecque inédite sur S. Basile reproduite
en fac-simile, par Claude-Charles Hémard de Danjouan, précédés
d’une notice biographique et généalogique sur l’auteur,
Paris, Léon Willem [72 p.], 1875.
Bernard GINESTE [éd.], «Claude-Charles Hémard de Danjouan:
Le Chien Pêcheur (1714)», in Corpus Étampois,
http://www.corpusetampois.com/cle-18-hemard-chienpecheur.html,
2003. Studia variaque Paul PINSON, Essai de bibliographie
étampoise, Paris, Wilhem, 1873 [in-8 de 55 p.] [non vidi].
Bernard GINESTE [éd.],
«Émile Bayard et Ettling: Le
Chien Pêcheur (gravure sur bois, 1868)», in Corpus Étampois,
http://www.corpusetampois.com/cae-19-bayard-chienpecheur.html,
2004.
Bernard GINESTE [éd.], «Chocolaterie Poulain:
Le Barbet des Cordeliers d’Étampes (chromolithographie,
début 20e siècle)», in Corpus Étampois,
http://www.corpusetampois.com/cae-20-chocolatpoulain-barbet.html, 2005. |
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