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Peintre,
graveur et sculpteur, Louise Abbéma est née
à
Étampes
le 30 octobre 1853 (et non pas 1858, comme elle le fit croire
par coquetterie, et comme on le lit encore partout),
Étampes où son père, le vicomte
Abbema, était alors chef de gare.Fille unique et choyée, sinon adorée de ses parents, très tôt portée vers le dessin, Louise se mit fort jeune à l’école de Charles Chaplin (1825-1891), de Jean-Jacques Henner (1829-1905) et de Carolus-Duran (1837-1917). On trouve en ligne, ainsi que dans le présent Corpus, une Partie de croquet, qu’elle a peinte dès l’âge de 19 ans. L’œuvre conservée de Louise Abbéma est abondante autant que variée, car cette artiste s’est volontairement toujours gardée d’une trop étroite spécialisation, et on lui doit autant des portraits que des panneaux décoratifs, des illustrations, des éventails, des dessins publicitaires et mille autres réalisations sur des thèmes et supports divers.
Louise Abbéma obtint
son premier succès à 23 ans (et non 18) avec un Portrait de Sarah Bernhardt
(1876), dont elle devint la portraitiste attitrée. La
liaison qu’elle a longtemps entretenue avec cette actrice était
notoire, et bien acceptée dans la société
bon enfant de l’époque; elle fait encore l’objet
d’une discrète allusion dans une pièce de
Feydeau en 1894, Le
Ruban, que nous avons mise en ligne.Elle exposa régulièrement au Salon des Artistes Français jusqu’en 1926. Ses œuvres furent saluées par J.-K. Huysmans en 1879, mais le déçurent en 1882. Elle obtint une mention honorable pour ses panneaux décoratifs en 1881, une médaille de bronze à l’Exposition universelle de 1900, la croix de chevalier de la Légion d’honneur en 1906. Outre de nombreux portraits, Louise Abbéma a peint en effet quantité de panneaux décoratifs, avec une prédilection pour les sujets floraux, sous forme d’eaux-fortes, d’aquarelles, de pastels ou de gouaches. Certains de ces panneaux couvrirent les murs de l’Hôtel de Ville et de plusieurs mairies parisiennes (au moins celles des VIIe, Xe et XXe arrondissements). Elle a aussi travaillé pour des revues telles que la Gazette des Beaux-Arts et L’Art, et a illustré différents ouvrages, dont La Mer, de René Maizeroy.
Ses
portraits les plus importants sont ceux de Sarah Bernhardt, de Ferdinand
de Lesseps et d’Henner, ainsi que de
Carolus-Duran et de Charles Garnier
(ces deux derniers portraits ayant été
exposés dans le Fine Arts Palace lors de
la World’s Columbian Exposition de 1893 avec ceux
de Sarah Bernhardt, qui pour sa part exposait un buste
de Louise Abbéma).Nous mentionnerons aussi le portrait de Don Pedro, empereur du Brésil, sur lequel nous attirons l’attention des Étampois, parce que, par une curieuse coïcidence, c’est un autre artiste étampois, Élias Robert, qui fut chargé de l’érection de sa statue à Lisbonne.
On
cite encore, parmi les œuvres importantes de Louise Abbéma,
Les
saisons (1883), Matin d’avril,
Dans les fleurs, L’Hiver,
La Toilette de
la vérité, le Déjeuner dans la serre
et Flora
(1913). Il faut noter que ce peintre mort en 1927 semble
conserver de nos jours une certaine notoriété
dans le monde anglo-saxon, et il ne se passe guère de
mois sans qu’une de ses œuvres se soit à vendre aux
enchères de par le vaste monde. |
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Louise Abbéma NOTICE
Bernard GINESTE [éd.],
«Album Mariani: Louise Abbéma
(1894)», Corpus
Étampois, http://corpusetampois.com/cae-19-mariani-abbema.html,
2003. LETTRES DE LOUISE
Bernard GINESTE [éd.], «Louise Abbéma: Lettre sur Louise Contat (1902)», suivi de «Différents érudits (D. C., Sir Graph, Nauroy, Arthur Pougin, Renaud d’Escles, J. G. Bord, Louise Abbéma): Enquête sur Émilie et Louise Contat (1904)» in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/che-19-abbema-louisecontat.html, 2003.
CINQ PORTRAITS
Bernard GINESTE
[éd.], «Louise Abbéma: Autoportrait
(huile sur toile)»,
in Corpus Étampois, http://corpusetampois.com/cae-19-abbema043.html,
2003.
Sylvain DUCHÊNE & Bernard GINESTE,
«Ferdinand Mulnier: Louise Abbéma
(photographie, vers 1880)», in Corpus Étampois,
http://corpusetampois.com/cae-19-mulnier-abbema.html,
2003. Bernard GINESTE [éd.],
«A. Lalauze: Louise Abbéma
(eau-forte, 1894)», in Corpus Étampois, http://corpusetampois.com/cae-19-lalauze-abbema.html,
2003. BIBLIOGRAPHIE
Bernard GINESTE [éd.], «Louise Abbéma (1853-1927): Une bibliographie», in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/cbe-louiseabbema.html, 2003. AUTRES Bernard GINESTE [éd.], «Quelques
œuvres de Louise
Abbéma» [une
cinquantaine de pages, en janvier 2004], in Corpus
Étampois, http://www.corpusetampois.com/cae-19-abbema.html,
2003. Bernard GINESTE [éd.],
«Robert de Montesquiou: Abîme (vers
satiriques contre Louise Abbéma, 1919)»,
in Corpus Étampois, http://www.corpusetampois.com/cle-20-montesquiou-abime.html,
2002.
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